En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
À nouveau, ce 30 mai au matin, les communicants officiels se gargarisaient de la ré industrialisation vantée par Macron. Prenant un exemple presque anodin, celui d'un investissement sud-coréen à Corbeil-Essonnes l'impayable Le Maire voulait voir dans cet exemple une "stratégie" d'attractivité de la France. Certains esprits chagrins ne manquent pas cependant d'envisager les choses différemment. Et notre précédente chronique rappelait certains dangers inhérents à une telle politique d'appel aux capitaux extérieurs.[1]
Ce 26 mai, l'éditorial du Point voyait désormais "la France championne du décrochage". Ce titre désolant soulignait un terrible constat : "la productivité au travail ne cesse de dégringoler en France, à rebours de la tendance générale". Et le journal concluait amèrement : "Sandrine Rousseau jubile, le pays boit la tasse".
Quelques jours plus tôt à Corbeil-Essonnes, ce n'était pourtant pas notre caricaturale écolo-fémino-extrémiste préférée, cible favorite des humoristes, mais le ministre de l'Économie et des Finances qui jubilait.
Le 15 mai, en effet, le glorieux Bruno Le Maire saluait dans Yposkesi, spécialisée dans la thérapie génique, "l’exemple parfait de cette politique d’attractivité... nous avons inauguré leur nouvelle usine financée par leur actionnaire SK Pharmtec".
Les années passent, les promesses se multiplient et la fraude sociale ne tarit pas. Dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, rendu public ce 24 mai, la Cour des comptes estime la fraude aux prestations sociales entre 6 et 8 milliards d’euros. Un montant en nette augmentation depuis 2019 - multiplié par 3,5 – mais qui reste encore largement sous-évalué.
À Montgermont (35), un hôtel qui hébergeait des familles à la rue a été évacué par la police la semaine dernière pour faire place à des sans-abri parisiens. Une enfant scolarisée à Rennes a dû quitter son collège pour partir à Brest avec sa famille.
Aujourd’hui, plus de 900 bénéficiaires perçoivent leur pension de retraite tous les mois, notamment plusieurs commissaires européens pourtant en activité, y compris les anciens eurodéputés pro-Brexit. Mais le régime de retraite, qui a fonctionné pendant deux décennies avant d’être en 2009 fermé aux nouveaux membres, risque la faillite d’ici début 2025. Les contribuables européens pourraient alors devoir débourser 310 millions d’euros pour combler son déficit.
Le projet de « loi pour l'industrie verte », présenté le mercredi 16 mai en Conseil des ministres, est le principal volet du plan de réindustrialisation souhaité par le président de la République. Le projet vise à relancer l’industrie, devenue le parent pauvre de l’économie française (elle ne représente plus que 10 % du PIB, contre le double il y a vingt ans) tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de l’Hexagone. Le texte se décline en six volets, chacun composé d’un certain nombre d’actions concrètes.
Cette histoire de fin du tarif réglementé du gaz est assez hallucinante et parce que l’histoire est taquine, elle tombe au pire moment avec la guerre en Ukraine et une immense volatilité des prix du gaz.
Mais encore plus surréaliste est le titre de cet article d’Orange Actu source ici
« La fin du tarif réglementé du gaz inquiète, voici les conséquences si vous en bénéficiez » !
Quel bonheur est le vôtre, cher propriétaire ou locataire d’une chaudière à gaz, vous allez bénéficier de la fin du tarif réglementé, mais quelle chance est la vôtre mon ami !
Nous sommes à Villers-Saint-Paul, dans l’Oise (60). Plus précisément sur le parking du super marché. Un peu à l’écart on voit deux véhicules camping-car, mais plus petits. Entre les deux véhicules, sur la place libre, des enfants jouent. Ils sont cinq. À côté deux adultes. Un homme et une femme. Ce doit être les parents. Mais que font-ils là ? ... On dirait qu’ils ont élu domicile à cet endroit. Il se trouve que c’est exactement cela.
Oui, en France, en 2023, une famille avec 5 enfants vit sur un parking de supermarché. Mais pourquoi ? Tout simplement parce que le père a perdu son emploi. En dans la foulée ils ont du quitter leur logement car il était le seul à travailler, la mère s’occupant de ses 5 enfants.
Depuis, le mari a retrouvé un emploi. Il est chauffeur de bus. Donc il peut payer un logement. Sauf qu’il n’y en a pas. Un couple avec 5 enfants, on ne peut pas les loger dans un studio. Et les grands appartements sont rares et surtout... ces parents ne sont pas prioritaires.
Pour Henri Guaino l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy l’augmentation automatique des salaires en proportion de la hausse des prix est nécessaire pour répondre à la hantise du déclassement de la classe moyenne.