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l'information nationaliste - Page 7

  • 19 octobre – Avignon: journée d’Action Française “Pour une Restauration Nationale”

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    Journée d’Action Française samedi 19 octobre près d’Avignon:

    10h messe traditionnelle

    12h banquet

    14h conférences de Pierre Hillard, Marion Sigaut, Anne Brassié, Gérard Bedel, Elie Hatem, …

    Dédicaces, stands d’associations amies.

    Présence de Yvan Benedetti et François-Xavier Rochette.

    Renseignements et réservation obligatoires sur www.lactionfrancaise.fr ou en téléphonant au 06 46 33 56 95.

  • Parmi les nouveautés proposées sur le stand de Synthèse nationale :

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    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/10/18/parmi-les-nouveautes-proposees-sur-le-stand-de-synthese-nati-6183967.html

  • Sept personnes soupçonnées de financement du terrorisme mises en examen dans la Drôme

    Sept personnes, dont trois prisonniers du centre pénitentiaire de Valence (Drôme), ont été mises en examen vendredi pour « financement du terrorisme » et « association de malfaiteurs terroriste » à l’issue de quatre jours d’interrogatoire, selon une source judiciaire. Elles sont soupçonnées d’avoir récolté de l’argent destiné à des femmes djihadistes actuellement détenues dans le nord de la Syrie, afin de les aider à fuir.

    L’Express

    https://www.tvlibertes.com/actus/sept-personnes-soupconnees-de-financement-du-terrorisme-mises-en-examen-dans-la-drome

  • Le Samedi Politique – Syrie : Le dessous des cartes

    Après l’annonce du retrait des troupes américaines le 6 octobre dernier par Donald Trump, le président turc Recep Tayyip Erdogan lance l’opération « Source de Paix » et décide d’entrer en Syrie pour repousser les Kurdes dont il craint les velléités indépendantistes. Il réclame l’établissement d’une zone tampon à la frontière turco-syrienne. Les médias annoncent une crise humanitaire avec de nombreuses pertes civiles. Dix jours plus tard, un accord de cessez-le-feu est trouvé avec les Etats-Unis. En toile de fond, la diplomatie russe du tandem Poutine – Lavrov tient les rênes, pendant que l’Union Européenne – la France en tête – patine malgré les dangers de résurgence de l’Etat Islamique.

    Le colonel Alain Corvez, consultant en stratégie internationale et Richard Labévière, rédacteur en chef du site ProchetMoyen-Orient.ch déchiffrent les cartes de ce conflit aux multiples acteurs.

    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-syrie-le-dessous-des-cartes

  • Le hijab est-il un signe religieux ou un signe politique hostile aux démocraties?

    «Le voile noir n’est pas un signe religieux. C’est un étendard» estime Christine Clerc. PHILIPPE HUGUEN/AFP
    FIGAROVOX/TRIBUNE - Le débat sur le port du hijab divise la classe politique jusque dans la majorité. Mais pour la journaliste Christine Clerc, ce voile musulman n’est pas un signe religieux comme un autre: il est l’étendard d’un islam radical estime-t-elle.

    Même Frédéric Péchenard! Interrogé lundi 14 octobre au matin sur Europe 1 par Sonia Mabrouk, l’ancien directeur général de la police le déclare d’un ton martial: les centaines de femmes djihadistes jusque-là gardées dans des camps kurdes ne sont pas des victimes mais bien des terroristes, comme les cinq femmes jugées ces jours-ci pour avoir tenté de faire exploser la cathédrale Notre Dame de Paris au moyen de bonbonnes à gaz.

    Si ces femmes voilées de noir regagnent la France, elles tenteront à leur tour d’y commettre des attentats.
    Faut-il donc les empêcher de revenir?
    Oui, tranche notre sarkozyste à poigne, d’autant que nos prisons sont déjà surpeuplées d’ennemis de la République.
    Par mesure de sécurité, faut-il aussi interdire dans les lieux publics le voile noir dit hijab , comme le RN Julien Odoul , aussitôt violemment critiqué dans son propre camp, a tenté de le faire au Conseil régional de Bourgogne?
    Là, Péchenard hésite: «Il faut interdire tous les signes religieux».

    Comment lutter contre un ennemi que l’on n’ose nommer ?

    Le hijab ne serait-il qu’un banal signe religieux parmi d’autres?
    Étrange, inquiétant déni, d’un haut responsable non pas de la gauche France insoumise mais de la droite républicaine.
    Il explique l’aveuglement - ou l’auto-censure peureuse? - de toute une hiérarchie, qui a permis le quadruple meurtre au couteau en plein cœur de notre République, à la Préfecture de Police de Paris.
    Il nous promet de nouvelles tragédies.
    Car comment lutter contre un ennemi que l’on n’ose nommer et que l’on s’obstine même à excuser en le mettant sur le même plan , sous la même appellation «religion», que nos propres sœurs, frères et amis?
    Il faut oser le répéter: le voile noir n’est pas un signe religieux.
    C’est un étendard.
    Un étendard d’importation récente, puisqu’il n’appartient pas à la tradition du Maroc, pays du commandeur des croyants, ni à celle de la Tunisie de Bourguiba, non plus qu’à celle de l’Égypte de Nasser.
    Pas davantage à celle de l’Algérie et d’autres pays d’Afrique et du Proche Orient d’où sont venus, une fois proclamée l’indépendance de leur pays, de nombreux migrants musulmans dont les mères et les femmes ne portaient pas encore le voile.

    Je me souviens d’avoir vu pleurer le leader algérien Hocine Aït Ahmed ( décédé en 2015 ) qui s’était battu à la tête du FLN pour l’indépendance de son pays. C’était en décembre 1989. De retour en Algérie après dix ans d’exil, il allait se présenter à la présidentielle. Dans les rues d’Oran, sa ville natale, il demandait, découvrant avec stupeur des silhouettes vêtues de noir de la tête aux pieds: «Mais qu’est-ce que c’est que ce vêtement? Ma grand-mère, qui était une fidèle musulmane, se coiffait d’un simple foulard qu’elle enlevait en rentrant à la maison…»
    Le soir même, deux femmes seulement, son épouse et moi-même, allions assister à son meeting de 6000 personnes.
    Bientôt, Aït Ahmed repartirait pour la Suisse.
    Peu à peu, la marée noire de l’islamisme venu d’Iran allait s’étendre, menaçant le Maroc et la Tunisie et gagnant la France.

    Je me souviens aussi d’avoir vu, en vingt ans, changer le visage de l’Égypte où j’avais rencontré le président Sadate quelques semaines avant son assassinat.
    Reniant son passé magnifique, oubliant même la révolution nassérienne, le pays qui vit naître notre civilisation allait, comme la Turquie, tomber sous la coupe des imams et des militaires.
    Peu à peu, la marée noire de l’islamisme venu d’Iran allait s’étendre, menaçant le Maroc et la Tunisie et gagnant la France.
    Faut-il rappeler le nombre de morts causés depuis moins de dix ans dans notre pays par des fanatiques - et par leurs compagnes vêtues de noir - au nom d’un islamisme radical?
    19 mars 2012: à Toulouse, Mohammed Merah tue, à bout portant devant l’école juive, une fillette de 8 ans qu’il a attrapée par les cheveux.
    Il abat ensuite huit personnes, dont un jeune militaire musulman, Imad Ibn Ziaten.
    7 janvier 2015: les frères Cherif et Saïd Kouachi assassinent, à coups de rafales de kalachnikov, 12 journalistes et gardiens de Charlie Hebdo.
    13 novembre de la même année: trois djihadistes mitraillent la salle du Bataclan: 130 morts.
    14 juillet 2016: un «radicalisé» fonce au volant d’un camion bélier sur la Promenade des Anglais: 86 morts et 434 blessés graves.
    26 juillet 2016: alors qu’il célèbre la messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, le père Jacques Hamel est égorgé par deux islamistes aux cris de «Allah Abkar!»
    4 avril 2017: Sarah Halimi est défenestrée par un jeune voisin qui scande le même appel à la haine.
    10 septembre 2018: cinq femmes voilées de noir tentent de faire exploser la Cathédrale Notre Dame de Paris.
    5 mars 2019: armée de deux couteaux en céramique, l’épouse, voilée de noir, d’un détenu «radicalisé» agresse à la prison de Condé-sur-Sarthe deux surveillants.
    24 mai: à Lyon, un homme ayant prêté allégeance à l’État islamique fait exploser une bombe devant l’enseigne «Brioche dorée» . 13 victimes.
    27 juin: à Brest, devant une mosquée, un fou d’Allah fait deux blessés graves…
    4 Octobre, à la Préfecture de police de Paris, un «converti» armé de deux couteaux en céramique…
    Les vêtements, comme les gestes et les mots, ont un sens .
    Combien de morts faudra-t-il aux adeptes du déni pour qu’ils voient enfin que le hijab - qu’il soit de ville, de sport ( «running» ) ou de plage - n’est pas l’expression d’une forme de coquetterie ou de liberté, à comparer à un serre-tête, un short ou une minijupe, mais un emblème de guerre contre notre civilisation et notre peuple?
    Les vêtements, comme les gestes et les mots, ont un sens .
    À travers l’Histoire, tous les totalitarismes assassins ont imposé leur uniforme sombre .
    La chemise noire, aujourd’hui si banale, fut dans les années 1930 le signe d’appartenance à un régime funeste.
    Qu’il nous soit permis de penser que par respect pour nos morts il est préférable, comme l’a fait Latifa Ibn Ziaten, la «mère courage» du soldat assassiné par Mohammed Merah, de porter un foulard de couleur laissant voir le front et la couleur des cheveux, plutôt qu’un long hijab noir qui rappelle tant de tragiques souvenirs.
    lefigaro
  • Qui est idéologue ? L’ISSEP ou l’Université de Lyon ?

    Qui est idéologue ? L’ISSEP ou l’Université de Lyon ?

    Marion Maréchal, directrice générale de l’ISSEP, écrit :

    En septembre, un étudiant en licence à l’université de Lyon II a eu le courage de dénoncer publiquement l’idéologie et le militantisme décomplexés qui gangrènent ses cours de sciences politiques et sociales. Rien ne manque à l’appel du politiquement correct : obsession de la race et du genre, indigénisme, théories décoloniales, néo-féminisme, immigrationnisme, LGBTQIAA+, prosélytisme islamique. Toutes ses matières, de la sociologie à l’histoire des idées en passant par la politique européenne, sont concernées.

    On apprend à cette occasion que la direction de l’université elle-même n’hésite pas à prendre des positions politiques, au point d’encourager les étudiants à manifester devant la Préfecture pour exiger “l’accompagnement des migrants”, le tout au travers de documents administratifs rédigés en écriture inclusive !

    Faut-il être surpris, alors, que le groupuscule “antifa” ayant revendiqué l’attaque contre les locaux de l’ISSEP tient un stand dans cette même université, deux jours seulement après l’agression, sans être aucunement inquiété.

    Tout droit venues des campus américains, ces théories se parent d’un vernis scientifique pour assurer leur autorité et leur incontestabilité. Elles sont alimentées par le noyautage des jurys de recrutement et des comités en charge de l’orientation des crédits de recherche. Ceux-ci favorisent mécaniquement les “chercheurs” s’engouffrant dans ce moule idéologique, duquel sont exclus tous les esprits libres qui questionnent les biais idéologiques de ces théories.

    La Sorbonne nous a apporté une preuve exemplaire de ce phénomène en nommant l’année dernière le Député Danièle Obono, issue de LFI et proche des indigénistes, au conseil d’administration d’une de ses unités de formation et de recherche au titre de “personnalité qualifiée” extérieure.

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’étudiant de Lyon II auteur des révélations citées plus haut fut harcelé et physiquement menacé pour avoir dénoncé ce manque de pluralisme, sans que la direction de l’université ne lui manifeste le moindre appui ou ne cherche à sanctionner les auteurs de l’intimidation. Il affirme néanmoins avoir reçu de nombreux et discrets soutiens d’étudiants et de professeurs.

    Face à une telle dérive scolaire, comment expliquer toutes ces grandes et petites lâchetés ? Comment expliquer que les étudiants et les professeurs, qui refusent de communier à la grande religion “intersectionnelle”, se taisent et se cachent?

    Car malheureusement ce témoignage ne révèle pas seulement la dérive d’un établissement, il est le symptôme d’un mal profond qui pourrit l’ensemble de notre système d’enseignement supérieur, public ou privé, qui n’épargne pas les écoles de commerce mais frappe tout particulièrement les filières en sciences sociales et humaines.

    Autrefois lieu du débat et de la recherche, l’enseignement supérieur est devenu le bras armé d’un progressisme militant et sectaire où les dissidents sont dénoncés, insultés et évincés.

    Les exemples ne manquent pas. Pour n’en citer que quelques-uns : Stéphane Dorin, professeur à Limoges, licencié pour avoir dénoncé les théorie décoloniales ; Alain Finkielkraut, copieusement insulté à l’occasion de son invitation à science po Paris ; Philippe Soual, docteur en philosophie, qui s’est vu retirer définitivement son cours à la fac de Toulouse Jean-Jaurès suite à sa participation à l’université d’été de la Manif pour tous sur le thème: “Qu’est-ce que l’homme?” ; l’appel à la haine contre Laurent Bouvet, professeur de science politique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines qui avait dénoncé le port du voile islamique par une dirigeante syndicale de l’UNEF.

    Fleurant bon ce nouveau “business”, certaines écoles sont allées jusqu’à la création de programmes dédiés à ces théories, comme à Science po Paris avec l’ “Effective Gender Equality in Research and the Academia” (égalité de genre effective dans la recherche et l’Académie).

    C’est ainsi que nous assistons à la fin du débat, à la disparition de l’esprit critique face au conformisme ambiant, à la destruction de la langue, à la mort de l’intelligence tout simplement. Le summum de la bêtise ayant été atteint dans la tentative d’empêchement de la représentation de la pièce d’Eschyle Les Suppliantes à la Sorbonne pour cause de “black face”.

    Ce totalitarisme rampant est d’autant plus terrible qu’il se cache derrière la morale et la tolérance pour justifier des positions haineuses et racialistes contre les européens et leur culture et “les soi-disant dominants” au détriment de la qualité de l’enseignement.

    C’est ainsi qu’un profond lavage de cerveau s’opère dans l’indifférence générale sur toute une génération.

    Avec l’ISSEP, nous œuvrons à la défense d’un véritable pluralisme intellectuel au sein de nos programmes. Nous apprenons à nos étudiants à débattre des idées, à étudier un auteur et son détracteur, à construire une argumentation. Nous ne disons pas à nos étudiants ce qu’ils doivent penser, ils assimilent des connaissances et les restituent comme ils l’entendent, forts de l’esprit critique que nous nous employons à développer chez ces futurs dirigeants. Notre mission pédagogique apparaît plus nécessaire que jamais.

    RémiBrague a été interrogé par l’ISSEP. Extrait :

    Comme universitaire, ayant occupé des chaires tant à la Sorbonne qu’à l’université de Munich, quel regard portez-vous sur les échanges et débats entre les différentes universités ? Sont-ils nombreux et enrichissants ou déplorez-vous en philosophie, comme l’écrivain Michel Houellebecq en littérature, un effacement de cette vie intellectuelle une fermeture des esprits et un tarissement de ces échanges ?

    J’ai eu effectivement l’honneur d’enseigner dix ans à Munich, à la fin de ma carrière, en parallèle avec Paris I. J’ai aussi été quatre fois professeur invité aux États-Unis et, pour des séjours plus brefs, en Espagne et en Italie. Cela ne suffit pas pour porter des jugements un peu sérieux sur les qualités et défauts des systèmes universitaires. En tout cas, les échanges sont moins intenses et par conséquent moins fructueux qu’ils ne pourraient l’être. D’abord parce que la question des langues se pose. La plupart du temps, les échanges se passent en anglais, et en un anglais pas toujours très riche. Les communautés philosophiques restent quand même quelque peu centrées sur elles-mêmes. Je ne connais pas cette déclaration de Houellebecq. Elle me semble malheureusement assez juste. Nos sociétés se décomposent en groupes dont chacun a ses idées, ses lectures, ses héros et hérauts, etc. On n’a jamais autant parlé de “dialogue”, mais on entend tellement souvent : “on ne parle pas avec ces gens-là !”.

    https://www.lesalonbeige.fr/qui-est-ideologue-lissep-ou-luniversite-de-lyon/

  • La mémoire historique, un enjeu d’influence...

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    par Robin Terrasse

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Robin Terrasse cueilli sur le site de la revue Conflits et consacré aux enjeux politiques de la mémoire et de l'histoire. Consultant et spécialiste en intelligence économique, Robin Terrasse a publié La mémoire assiégée (DMM, 2017).

    La mémoire historique est un enjeu d’influence

    La mémoire et l’histoire sont des enjeux politiques majeurs, car leur écriture et leur perception sont essentielles pour bâtir des actions politiques. D’où le fait que tous les gouvernements tentent d’écrire l’histoire dans un sens voulu.

    L’idéologie mémorielle est un décodeur de la réalité

    Un récit est une arme. Il peut expliquer l’origine du monde, fonder la légitimité d’une hiérarchie, ou encore sacraliser la guerre. Les peuples, passés comme présents, ont tous besoin d’un récit mémoriel pour exister : c’est à travers la mémoire historique qu’on leur a inculquée qu’ils intériorisent leur origine, leur légitimité, le sens de leur histoire et donc la signification profonde de leur rapport au monde.

    Mais, afin de bien cerner ce qu’est le récit historique, il convient tout d’abord de saisir ce que signifie la « mémoire collective ». Nous savons tous, par exemple, que Jules César a envahi la Gaule, que Jeanne d’Arc a libéré Orléans, ou encore que la France a colonisé l’Algérie. Mais, nous ne savons pas tous que des « empereurs gaulois » ont existé, que Louis XVI a aboli la torture en France, ou encore que des troupes éthiopiennes se sont battues pour le Sultan turc au cœur de l’Europe.

    Si certains événements historiques font partie de notre « mémoire collective » alors que d’autres en sont exclus, c’est bien parce que cette mémoire est une construction subjective, et non une présentation neutre du passé. Ainsi, si l’Histoire est constituée d’un ensemble d’événements objectifs, sa mise en récit dans le cadre de la constitution d’une mémoire collective résulte toujours d’un choix partisan.

    Georges Bensoussan, dans La concurrence mémorielle, expliquait ainsi que : « L’image que nous nous faisons du passé n’est pas le passé, ni même ce qu’il en reste, mais seulement une trace changeante de jour en jour, une reconstruction qui n’est pas le fruit du hasard, mais relie entre eux des îlots de mémoire surnageant dans l’oubli général ».

    Par conséquent, une « offre mémorielle » résulte inévitablement d’un processus de conservation et d’effacement. Ces choix, mis bout à bout, constituent in fine une mémoire officielle qui pourra être par la suite transmise, apprise et assimilée. C’est cette construction de souvenirs communs qui constitue la politique mémorielle, c’est-à-dire « l’art officiel de gouverner la mémoire publique » (Johann Michel, Gouverner les mémoires. Les politiques mémorielles en France).

    C’est pourquoi des offres politiques différentes proposeront chacune une mémoire différente : de la même manière que certains font du lobbying, d’autres « font » de la mémoire. Si ces mémoires sont par trop dissemblables ou opposées, on peut alors assister à de véritables guerres des représentations, dont l’enjeu est de remporter l’adhésion mémorielle et, ainsi, l’influence politique qui en découle. La lutte est à la fois intellectuelle et émotionnelle, car ces « souvenirs » historiques sont assimilés de manière passionnelle par les enfants de chaque société qui les leur propose : la découverte de soi, de son identité, de son « clan » au sein des autres nations, de son rapport à l’autre, est en grande partie déterminée par ce qu’on nous aura transmis comme mémoire historique. L’enjeu majeur de l’influence mémorielle consiste donc à imposer des références communes, qui entraîneront l’assimilation de comportements normés et d’une culture qui pourra être transmise à la fois par les parents et par le groupe auquel on appartient. Ce « décodeur » mental influencera par la suite d’éventuelles visions du monde et, par extension, de futurs choix politiques.

    Pourquoi devons-nous redécouvrir l’Histoire de l’Europe ?

    Les Européens ont, pour un grand nombre d’entre eux, renoncé à leur volonté de puissance. Volonté dont la seule évocation est parfois appréhendée comme un sulfureux penchant à surveiller avec suspicion. La force étant pensée, en Occident, comme devant être légitime, la crise de la volonté de puissance européenne ne peut se comprendre que comme une crise de la légitimité de ce qu’incarne l’homme européen au sein des nations européennes elles-mêmes.

    Or, l’incarnation est affaire de représentations collectives. Afin de déceler ce qui a pu entrainer les peuples européens vers une crise de la légitimité de la puissance, il convient donc de s’interroger sur l’origine du changement radical de nos représentations communes. Représentations qui découlent, comme on l’a vu, en grande partie des mémoires collectives mises à l’œuvre dans nombre de pays européens.

    En France, depuis une cinquantaine d’années, les axes de la politique mémorielle et de l’apprentissage de l’Histoire sont principalement orientés vers les événements qui mettent en scène les invasions, colonisations et prédations européennes à l’encontre des autres peuples du monde. C’est ainsi que l’on aborde en abondance, et ceci tout au long de la scolarité, la traite transatlantique, la conquête des Amériques, la colonisation et l’impérialisme européen en Asie et en Afrique, ou encore les idéologies racistes européennes. De même, les institutions médiatiques, le monde du spectacle ou les associations communautaires se font les relais de cette mémoire collective qui présente, encore et toujours, l’Européen comme le bourreau du monde.

    À l’inverse, l’histoire des invasions, colonisations et traites contre lesquelles les Européens durent résister au fil des siècles ne sont jamais mise en récit et rapportée à la mémoire publique. Ce déséquilibre mémoriel est constitutif d’une identité tronquée qui prend souche au cœur d’un nombre toujours plus important de citoyens qui, se faisant, intériorisent l’idée que les Européens auraient une dette historique à payer envers les autres nations du monde. Aussi, des termes tels que « patriotisme », « puissance », « souveraineté », « frontières », voire « identité » déclenchent immanquablement chez certains des réflexes mémoriels qui mobilisent des échantillons de « souvenirs » précis.

    Les Européens durent se battre pour exister

    Bien loin de la mémoire collective que l’on nous assène depuis Mai 68, dans un contexte de décolonisation et de remise en cause de la civilisation occidentale, les Européens ont, en réalité, passé davantage de siècles à se défendre contre les invasions qu’à envahir eux-mêmes. Rappeler cette vérité ne signifie pas nier les crimes qu’ont commis les Européens au cours des siècles, mais chercher à lever le voile sur un pan entier de notre histoire.

    C’est le cas premièrement avec les Perses qui, dès ‑546 av. J.-C., conquièrent les Grecs d’Asie Mineure. En ‑492, c’est à la bataille de Marathon que les Athéniens repoussent l’envahisseur. Dix ans plus tard, l’Empire perse tente de reprendre pied sur le continent européen. À la bataille de Salamine, les Grecs coalisés défont les armées de Xerxès. Un « signe européen » est alors né au cours de ces « guerres médiques » : la victoire dans la disproportion du nombre. Souvent, très souvent, les Européens furent inférieurs en nombre face aux immensités démographiques de l’est et du sud. Toutefois, cela ne brisa jamais la combativité européenne.
    Ces premiers combats annoncent le début d’une histoire malheureusement méconnue de nos jours en France, mais aussi en Europe : celle de la lutte millénaire des Européens pour la conservation de leurs terres, perpétuellement disputées par des entreprises de conquêtes et de colonisations extra-européennes.

    Ainsi, on peut définir la période allant du Ve siècle apr. J.-C., avec l’arrivée des Huns (laissons de côté les invasions perses, puisque leur reflux laissa aux Européens un long répit) jusqu’à la chute de l’Empire ottoman, au XXe siècle, comme une vaste période de colonisation et de décolonisation de l’Europe (ce qui n’empêche nullement la mise en place d’entreprises coloniales de la part de certaines nations européennes).

    Si notre mémoire collective a retenu l’invasion de l’Europe par les Huns, qu’en est-il de tous les autres peuples turco-mongols ayant déferlé en Europe depuis le vaste « couloir des steppes » eurasiatique ? Les Avars, qui menèrent des raids incessants dans les terres franques, à la recherche de butins et d’esclaves, qui asservirent les Slaves et écrasèrent les tribus germaniques ; le Khanat des Bulgares, de culture iranienne, qui fit trembler l’Empire byzantin ; les Onogours, les Barsiles, les Tölechs, les Oghuzs, les Bayirkus, les Khazars, autant de nomades turco-mongols oubliés qui se sont successivement déversés en Europe, apportant leur lot de mort et de désolation.

    Au XIIe siècle, se sont les Mongols qui détruirent la puissance russe, géorgienne et hongroise. Ces cavaliers des steppes réduisent près d’un million de Russes en esclavage. Par la suite, ce sont les Tatars et les Ottomans qui exercèrent une traite esclavagiste continue à l’encontre des populations d’Europe de l’Est et du Sud-est.

    Les Turcs (seldjoukides puis ottomans) avaient, dès le XIe siècle, redonné souffle à la conquête arabo-musulmane, entamée quatre-cents ans plus tôt à l’encontre des terres européennes. Malgré une tentative des Européens pour contenir l’invasion, entre 1058 et 1291, l’effondrement des royaumes latins d’Orient entraîne la reprise de la colonisation de l’Empire byzantin par les Ottomans. La chute de Constantinople, en 1453, entraine la colonisation d’un tiers de l’Europe par les Turcs. Ce n’est qu’avec la bataille de Vienne de 1683, où les Ottomans sont mis en déroute par la cavalerie polonaise du roi Jean Sobieski, alors qu’ils faisaient depuis deux mois le siège de la capitale de l’empire des Habsbourg, que le rapport de force se retourne petit à petit contre les Turcs, jusqu’à l’effondrement de l’Empire ottoman, en 1923.

    La mémoire au service de l’idéologie

    Au sortir de la première moitié du XXe siècle, les grandes idéologies modernes sont ébranlées : les nationalismes, les totalitarismes et les impérialismes raciaux du XIXe siècle, de la Première puis de la Seconde Guerre mondiale ont mis à mal les trois grands avatars idéologiques modernes qu’ont été la Nation (le nationalisme), la Race (le racisme) et la Science (le socialisme). Ces périodes avaient été marquées par l’idéal de « l’homme nouveau », que ce dernier advienne, selon les cas, par la redécouverte ou l’affirmation de son caractère national, par sa primauté raciale, ou encore par son appartenance au Parti. À travers ce nouveau citoyen absolu, détaché de toute attache personnelle, c’est l’incarnation d’un État tout puissant et omniprésent qui était alors appréhendé comme le fer de lance du progrès et de la « marche de l’Histoire ».

    Or, à partir des années 1970, ce citoyen absolu écœure. De nouvelles pistes pour l’accomplissement de la « modernité » sont défendues dans l’espace public. Émerge alors l’idéal de l’homme global, post-national et d’essence nomade qui, après les errements dramatiques des 150 dernières années, viendrait « sauver » la vieille Europe, épuisée d’exister. Dans cette logique, l’émergence de ce nouvel homme mondialisé adviendrait par « l’ouverture », la « tolérance », ou encore le « vivre ensemble », autant de notions floues qui, petit à petit, désarment le pays de ses défenses frontalières, culturelles et sécuritaires.

    De la même façon que pour les religions, les idéologies modernes mobilisent l’intellect, l’émotion et l’appétit humain pour la transcendance. Tout but politique doit contenter ces trois aspects de l’être humain. Et, comme on l’a vu précédemment, toute entreprise de légitimation nécessite l’émergence d’un récit. C’est ainsi que commencèrent à être spécifiquement mises en avant les prédations européennes à l’encontre des autres peuples, et ceci en faisant fi de toute nuance, qui devrait logiquement pousser à présenter l’histoire de l’ensemble des invasions qui ont concerné les Européens, y compris celles où ils durent se défendre. La mémoire historique dans laquelle nous continuons d’évoluer de nos jours était née, celle d’une repentance perpétuelle des peuples européens, sommée de racheter leur « dette » à l’égard du reste du monde et de s’ouvrir à ce dernier pour exorciser les démons de ses anciens crimes.

    En définitive, aucun renouveau de la puissance européenne ne pourra advenir sans une refonte totale de la vision que nous avons de nous-mêmes. Cette révolution des représentations ne pourra être victorieuse que si nous levons enfin le siège qui est fait à notre mémoire collective. Il est plus que temps pour les Européens de redécouvrir leur Histoire.

    Robin Terrasse (Conflits, 2 octobre 2019)

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2019/10/17/la-memoire-historique-un-enjeu-d-influence-%EF%BB%BF.html

  • Nadine Morano contre le port du voile islamique

    L’eurodéputé Nadine Morano (PPE/LR) a affirmé sur BFM-RMC qu’elle était favorable à l’interdiction du port du voile dans l’espace public et dressé le bilan de l’arrivée de l’islam en France.

    Elle revient aussi sur la polémique au sujet du port du voile par une maman d’élève lors d’une sortie scolaire et prise à partie par un élu du RN de Bourgogne.

  • Le rôle des gauchistes dans l’embrasement communautaire de la France

    Le rôle des gauchistes dans l’embrasement communautaire de la France

    La fondatrice de la Brigade des Mères explique comment la France Insoumise sème la haine contre la France dans les cités et radicalise les voyous :

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