
Jusqu’à une période récente, l’harmonie sociale était considérée comme fondamentale à la réussite de l’État. Rome en avait même fait une déesse – Concordia – symbole de paix et d’unité entre les classes sociales. De nos jours, on a plutôt l’impression que c’est l’inverse qui est vrai : la dissension qui fait rage semble être savamment cultivée. En France, la fracture apparaît de nature civilisationnelle et se manifeste particulièrement dans le culte des morts avec, d’un côté des prénoms devenus symboles – Lola, Thomas, Élias – de l’autre, ceux qui dénoncent une « instrumentalisation des faits divers ». En Italie, c’est autour des politiques publiques du gouvernement de Giorgia Meloni et d’une justice très politisée que le corps social se divise. Les tensions augmentent partout et le schisme se renforce, laissant peu de place pour la nuance ou les terrains d’entente.





