
Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! » Cette manie d’en faire des caisses. Facile. Un peu facile. Trop facile.
Lorsque Emmanuel Macron déclare cela, jeudi soir, dans l’avion qui le ramenait d’Israël en France, il voulait répliquer à tous ceux qui soutiennent l’idée que la France ne serait plus en démocratie. En gros : t’es pas content, mon grand, va voir ailleurs ! C’est ce qu’on dit aux grands enfants qui se plaignent que ce n’est pas bon à la maison. Les Français sont de grands enfants, gouvernés par un enfant-président, ça tombe bien. C’est, du reste, pour cela qu’il faut faire preuve de pédagogie avec eux. Bien tout leur expliquer. C’est pas toujours évident, il y a parfois des ratés : la preuve avec la réforme des retraites.




Désastreuse sur la scène internationale, la communication de notre exécrable président confirme sa contre-productivité sur le terrain politique intérieur. Selon le plus récent sondage, le personnage est désormais désavoué par 68 % des Français. Le fondateur de la cinquième république, demeura dans la fidélité à sa propre doctrine, énoncée dès 1947, de démocratie plébiscitaire. Il sut tirer les seules conclusions honnêtes de la fin de son accord avec le peuple dans ses profondeurs. Il retourna à Colombey en 1969, selon la formule qu'il employa, dans sa solitude et son chagrin.
