
A l’occasion du premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes, Thomas Bonnet reçoit Priscillia Ludosky, figure des Gilets jaunes et Henri Aicard, co-fondateur du Collectif Carton Jaune.
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A l’occasion du premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes, Thomas Bonnet reçoit Priscillia Ludosky, figure des Gilets jaunes et Henri Aicard, co-fondateur du Collectif Carton Jaune.

La superposition des inquiétudes identitaires (voile, marche contre l’islamophobie) et sociales (réforme des retraites) fait bouger les lignes dans l’électorat. Emmanuel Macron en pâtit, subissant une forte chute de popularité, qui révèle un doute croissant jusque dans les catégories qui constituaient son socle du premier tour : cadres et retraités. Par ailleurs, le fourvoiement de Jean-Luc Mélenchon à la marche contre l’islamophobie a aussi libéré une partie de cet électorat.
Ce sont ces mouvements qu’enregistre le dernier sondage IFOP-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. Et la principale bénéficiaire en est Marine Le Pen qui, selon Paris Match, « bat son record de popularité » depuis le début du quinquennat, atteignant 36 % de bonnes opinions (+8). En effet, elle progresse nettement chez les retraités (42 %, +15), les ouvriers (47 %, +11), mais aussi l’électorat Insoumis (27 %, +15) et celui des Républicains (44 %, +20). Pour elle, c’est une bonne nouvelle car ce sont les retraités et l’électorat LR (les deux se chevauchant) qui ont assuré l’élection d’Emmanuel Macron et qui feront encore, la sociologie et la démographie électorales étant ce qu’elles sont, la différence pour la prochaine présidentielle. Nul doute que ces segments électoraux vont être âprement disputés par les deux prétendants.
Mais ce sondage révèle aussi d’autres mouvements : en tête du classement, à côté du trio Hulot, Aubry et Royal (eh oui…), la première personnalité de droite préférée des Français n’est autre que… Nicolas Sarkozy. À 47 % (+1), ses soutiens enregistrent des flux étonnants : il fait l’unanimité chez Les Républicains (89 %, +8), mais rassemble aussi 70 % des sympathisants LREM et un tiers d’électeurs de gauche. Nicolas Sarkozy se recentre, perdant logiquement 21 % du côté du RN, où il pointe tout de même à 44 %. Ces transferts sont intéressants car ils traduisent le désenchantement, voire le désarroi des soutiens d’Emmanuel Macron. Lui qui fait tout pour rendre inéluctable son duel avec Marine Le Pen se prend à son propre piège : l’idée fait son chemin dans l’esprit de ses électeurs déçus qu’il pourrait être menacé. Et cet électorat qu’avait aggloméré Emmanuel Macron est en train de chercher une alternative à ce barrage défaillant. On peut imaginer que ça cogite fort chez les promoteurs de l’opération Macron 2017 eux aussi pour trouver un plan B au cas où le Président s’enfoncerait dans une impopularité durable. D’où cette carte Sarkozy. D’où, aussi, la promotion de François Baroin, qui s’installe à la 5e place (47 %), creusant l’écart avec ses rivaux LR Pécresse et Bertrand, tous en net recul. Testé face à Emmanuel Macron par ce sondage, il serait même capable de le battre. Petit problème : il n’est, pour le moment, pas en mesure d’accéder au second tour. C’est dire l’abîme qu’il y a entre « popularité » et intentions de vote. Et cela vaut pour tous.
Toutes ces hypothèses, qui peuvent donner des ailes à beaucoup, traduisent surtout une grande lassitude et un grand scepticisme de l’électorat. Selon une autre enquête (IFOP pour Le Figaro), 68 % des sondés estiment le duel Macron-Le Pen probable en 2022, mais ils sont 72 % à ne pas le vouloir. C’est un chiffre considérable, et peut-être celui qui aura le plus de retentissement sur la suite : pour les Français, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, il y en a un de trop. Et peut-être deux.

par Georges FELTIN-TRACOL
Ex: http://www.europemaxima.comGiuseppe Umberto Rauti, dit « Pino », naît à Cardinal en Calabre, le 19 novembre 1926, et meurt à Rome, le 2 novembre 2012. Il fut tout au long de sa vie un théoricien, un activiste et un homme politique néo-fasciste et nationaliste-révolutionnaire. Député du Latium de 1972 à 1992, il siège au Parlement européen de 1994 à 1999. Auteur de nombreux essais, il publie en 1989 Le patrimoine culturel et linguistique de l’Europe.
Sa fille Isabella est depuis 2018 sénatrice du mouvement Frères d’Italie. Son mari, Gianni Alemanno, a été le premier maire de droite de Rome depuis la Seconde Guerre mondiale entre 2008 et 2013.
Membre des forces armées de la République sociale italienne (1943 – 1945), Pino Rauti milite ensuite parmi les jeunes du Mouvement social italien (MSI). Il conçoit le fascisme comme un dépassement national, populaire et social-révolutionnaire de la droite et de la gauche. Il discute souvent avec Julius Evola et organise bientôt un courant évolien, « Les Fils du Soleil », au sein du MSI. Il quitte cependant le parti qu’il juge conservateur, droitier et bourgeois en 1956. Il a auparavant créé le Centre d’études Ordine Nuovo. Vu par les autorités comme un « Gramsci noir » (pour la chemise), il affirme depuis la tribune d’un congrès du MSI en 1954 : « La démocratie est une infection de l’esprit. » Arrêté une dizaine de fois et parfois détenu de façon préventive en prison, Pino Rauti a été soupçonné de contribuer à la « stratégie de la tension ». La justice l’a toujours innocenté de toutes ces accusations.
Ordine Nuovo influence le Front de la Jeunesse et les étudiants du MSI si bien qu’en 1969, son nouveau secrétaire général, Giorgio Almirante, l’invite à réintégrer le mouvement, ce qui provoque une violente crise interne. Accompagné de cadres aguerris, Pino Rauti organise un courant « fasciste de gauche » ou « national-gauchiste » d’abord appelé « Ligne future », puis ensuite « Espace nouveau » et, enfin, « Aller au-delà pour une ligne nationale-populaire ».
Influent auprès des jeunes qui montent à la fin des années 1970 les trois « Camps Hobbit » inspirés par l’œuvre de Tolkien, Pino Rauti s’adresse en priorité aux chômeurs, aux femmes au foyer, aux handicapés, aux consommateurs, aux protecteurs de l’environnement et aux défenseurs des cultures locales. « Parler à gauche, déclare-t-il en 1977, c’est faire comprendre aux manifestants que la vraie révolution est la nôtre. » Il invite à développer les cercles culturels, à monter de nombreux spectacles publics patrimoniaux instructifs et à tenir des ciné-clubs dans toute la péninsule.
Du 11 au 14 janvier 1990 se tient à Rimini le XVIe congrès du MSI. Le courant de Rauti y obtient 28,96 % et s’entend avec trois autres tendances pour battre la faction « Droite en mouvement » du secrétaire général sortant, Gianfranco Fini. À cette occasion, Pino Rauti devient secrétaire général du MSI.
Le nouveau responsable missiniste estime dans Éléments (n° 68, été 1990) que « la mise en œuvre d’un véritable programme social implique de lutter contre le capitalisme de façon révolutionnaire (p. 25) ». C’est la raison pour laquelle il explique au journaliste du Choc du Mois (n° 27, février 1990), Arnaud Lutin, que « le corporatisme, la socialisation et toute la législation sociale très avancée du “ Ventennio ” (la période fasciste de 1922 à 1943, à laquelle il faut ajouter la République de Salo) sont notre patrimoine politique ! Comme je l’ai dit durant le congrès, le fascisme est notre lucide utopie, alors donnons un futur au passé ! (p. 58) ». Précurseur, il répond toujours dans Le Choc du Mois qu’« il faut puiser à gauche et sortir du capitalisme », car « derrière McDonald, il y a le saccage des forêts tropicales, il y a la désertification du Tiers-Monde, il y a l’élimination des peuplades dites “ archaïques ” (pp. 23 – 24) ». Ainsi anticipe-t-il l’impératif écologique et l’illibéralisme politique : « La banquise communiste, en fondant, va libérer aussi des forces identitaires, des forces d’enracinement orientées vers des formes communautaires de vie, dit-il à Fabrice Laroche alias Alain de Benoist. Les peuples qui renaissent ne veulent plus du communisme, mais ils ne veulent pas non plus se convertir à l’occidentalisme. Ils ne veulent pas remplacer une aliénation par une autre, mais bien se remettre à l’écoute de leur nature profonde. Il y a là un potentiel révolutionnaire extraordinaire (Éléments, art. cit., pp. 27 – 28). » Marine Le Pen et Florian Philippot sont largement doublés sur leur gauche… Parce qu’il est « de ceux qui croient que l’âme des peuples est plus importante que le confort matériel (Idem, p. 23) », il juge dans une excellente réflexion ethno-différencialiste que « ce ne sont pas les immigrés qui menacent notre identité, mais ce système qui menace à la fois leur identité et la nôtre (Id., p. 25) ». Certes, prévient-il dans Le Choc du Mois, « nous ne contestons pas, naturellement, le danger de l’immigration massive. Cela implique une crise d’identité. Mais nous, nous voulons défendre notre identité exactement comme nous voulons défendre l’identité des travailleurs étrangers qui émigrent chez nous (p. 58) ».
« Je suis de ceux qui considèrent que l’OTAN n’est pas notre destin ! (Éléments, art. cit., p. 25). » Par conséquent, « il faut que notre continent retrouve ses racines, et non pas qu’il fasse resurgir les fantômes de ses passions chauvines (Le Choc du Mois, p. 58) ». Pour lui, « l’Europe doit rompre avec un système occidental qui s’identifie de plus en plus à la seule société de consommation, et qu’elle doit dénoncer un impérialisme culturel américain qui provoque, chez nous comme ailleurs, des phénomènes de déracinement et d’érosion de la mémoire historique. Combattre l’américanisme et l’occidentalisme signifie défendre les valeurs les plus authentiques de l’homme européen en même temps que lutter pour la cause des peuples (Éléments, art. cit., p. 24) ». Cet engagement national-révolutionnaire se révèle prématuré; les électeurs se détournent du MSI de Pino Rauti et choisissent les ligues qui constitueront sous peu la Ligue du Nord. Les élections administratives de 1991 sont un désastre. Par ailleurs, au moment où le FN de Jean-Marie Le Pen délaisse son atlantisme et s’oppose à toute aventure militaire occidentale contre l’Irak de Saddam Hussein qui vient de récupérer sa province légitime, le Koweït, Pino Rauti, vieux tenant du dialogue euro-arabe, soutient l’intervention étatsunienne. Son propre courant explose dès lors ! Il démissionne du secrétariat général le 6 juillet 1991, aussitôt remplacé par Gianfranco Fini.
Après le congrès de Fiuggi en 1995 où se saborde le MSI, Pino Rauti n’adhère pas à la nouvelle formation politique : l’Alliance nationale. Il fonde au contraire le Mouvement social Flamme tricolore qu’il délaisse en 2002. En 2004, il crée le Mouvement d’idées sociales qui réalise aux élections européennes de cette année-là 0,1 % des suffrages. Après sa disparition, son mouvement rejoint Forza Nuova de Roberto Fiore.
Malgré de graves erreurs tactiques, Pino Rauti n’en reste pas moins une figure remarquable du combat européen, national, populaire et social. Souhaitons maintenant que les Français puissent au plus tôt découvrir les écrits théoriques de ce praticien de la politique.
Georges Feltin-Tracol
• Chronique n° 30, « Les grandes figures identitaires européennes », lue le 5 novembre 2019 à Radio-Courtoisie au « Libre-Journal des Européens » de Thomas Ferrier.

Par Andrew Korybko − Le 27 octobre 2019 − Source oneworld.press
La gauche et l’extrême gauche sont en pleine mutation. Ce changement que nous avions déjà analysé à plusieurs reprises (1) se confirme et s’accélère. La participation de Jean-Luc Mélenchon et de la CGT à la « manifestation contre l’islamophobie » du dimanche 10 novembre est en cela très significative. Houria Bouteldja, chef de file du courant indigéniste ne s’y est d’ailleurs pas trompée. Elle proclame que leur participation est une « éclatante victoire » de son courant de pensée. On ne saurait lui donner tort.
Des menaces à peines voilées
Dans le cortège, ce sont particulièrement les tenants de la gauche laïciste et féministe qui ont été conspués et livrés à la vindicte populaire. Zineb el Rhazoui et Laurent Bouvet en ont été les principales victimes. (2) En dehors du fait que désigner ainsi des cibles est pour le moins irresponsable en cette période de terrorisme islamique, cela témoigne d’une stratégie d’intimidation : faire taire tous ceux à gauche qui s’opposent à l’islamisation grandissante de la France.
L’extrême gauche en quête de nouveaux « damnés de la terre »
Plus question d’« opium du peuple » ou de « ni Dieu, ni maître », la démographie musulmane grandissante en France est devenue un potentiel électorat trop alléchant pour une gauche en perte de vitesse. L’électorat populaire apportant un soutien indéfectible au RN, il faut pour la France insoumise et les autres reliquats d’extrême gauche trouver des « damnés de la terre » de substitution.
Un basculement historique
Trente ans après la chute du mur de Berlin, l’intransigeance idéologique qui caractérisait marxistes et anarchistes jusque-là cède le pas aux permanences identitaires. En cela, Samuel Huntington avait vu juste, les confrontations idéologiques ont tendance à devenir minoritaires et les lignes de fracture – à l’intérieur des États comme dans le cadre des relations internationales – se dessinent dorénavant de plus en plus souvent autour des appartenances civilisationnelles.
(1) France Insoumise : dehors les « mâles blancs » ! & En choisissant Hamon, la gauche cède face au communautarisme islamique
(2) https://twitter.com/i/status/1193522274168692738
Jean-David Cattin
Texte repris du site de : Les Identitaires

Forum de la Dissidence, samedi 23 novembre à Paris, à partir de 14 heures.
Réservez sans tarder vos billets ici.

Une suite de coïncidences, probablement…
Voici Pierre Joxe :
L’ancien ministre Pierre Joxe est visé par une plainte déposée par une ancienne employée à domicile qui l’accuse de l’avoir agressé sexuellement en 2018, ce que ce dernier conteste fermement. Cette plainte, déposée mardi auprès du parquet de Paris, vise des faits "d'agression sexuelle” et de “harcèlement sexuel“. Pierre Joxe est déjà mis en cause dans une affaire d’agression sexuelle présumée par l’écrivain Ariane Fornia, fille de l’ex-ministre sarkozyste Eric Besson. Les nouvelles accusations proviennent d’une femme ayant travaillé au domicile de M. Joxe entre septembre 2017 et décembre 2018 pour s’occuper de son épouse, atteinte d’une lourde maladie dégénérative et aujourd’hui décédée. Cette Haïtienne aurait déposé une main courante en juillet 2018 au commissariat de Bondy, évoquant des attouchements répétés. A l’époque, elle avait néanmoins refusé de porter plainte.
Source: Le Salon Beige