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l'information nationaliste - Page 5900

  • La Pologne refuse les migrants d’Afrique et du Moyen-Orient que veut lui imposer l'Europe

    Heureusement il reste des pays qui rappellent que la liberté et la souverainetédevraient rester des prérogatives nationales :

    "La Pologne acceptera les migrants venus d’Europe, mais pas ceux issus de pays d’Afrique ou du Moyen-Orient. “La Pologne est ouverte à l’immigration. Et l’année dernière, par exemple, nous avons délivré 1 267 000 visas à des Ukrainiens. La moitié de ces visas étaient des permis de travail”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszcykowski.

    “Nous sommes ouvert à l’immigration non seulement d’Ukraine, mais aussi de Biélorussie et d’autres pays”, a-t-il ajouté. “Nous ne voulons pas participer au processus obligatoire de répartition des migrants venant du Moyen-Orient et d’Afrique. Nous refusons de mettre en œuvre la décision de l’Union européenne prise en septembre 2015.”

    À l’époque, les États membres de l’UE avaient adopté un plan de solidarité pour transférer 160 000 demandeurs d’asile depuis des camps de réfugiés en Italie et en Grèce. Une décision validée par le parti de centre-droit au pouvoir Plate-forme civique, qui avait accepté 6 200 migrants, et désormais remise en cause par son successeur, le parti conservateur Droit et Justice".

    Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Attaque des militaires de Sentinelle : la voiture retrouvée, le conducteur interpellé

    L'homme a été la cible de plusieurs coups de feu de la part des policiers et a été admis à l'hôpital sous surveillance. La ville de Levallois-Perret n'a pas été choisieau hasard :

    "Depuis deux ans et demi, des militaires sont affectés à la surveillance unique de la ville de Levallois-Perret. Des hommes extrêmement aguerris, comme des chasseurs alpins ou des fusiliers marins, ont été logés au rez-de-chaussée d'un immeuble de logements sociaux place de Verdun. Le bâtiment se situe, en effet, à proximité immédiate de la mairie de la ville mais surtout à quelques centaines de mètres, soit une dizaine de minutes, du siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la Sous-direction anti-terroriste (SDAT), les hauts lieux de la lutte anti-terroriste.

    La présence des locaux des services anti-terroristes sur cette commune limitrophe de Paris en aurait alors fait une cible qui n'aurait pas été choisie par hasard".

    Message du nouveau chef d'état-major des armées : 

    Pensée pour les soldats de  blessés à .
    Nos militaires risquent leur vie pour protéger les Français.
    Général Lecointre
     
     

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  • 16 et 17 septembre 2017 - Camp d'été France Jeunesse Civitas

    Participation aux frais : 35 euros

    Inscrivez-vous dès maintenant !

  • Immigration : il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée… [rediffusion]

    Par André Posokhow, consultant ♦ En matière d’immigration le choix des gouvernants est clair. Il faut qu’elle soit de plus en plus ouverte. Alors que la France, comme l’ensemble de l’Europe, connaît une crise migratoire dont les conséquences sont vitales et peuvent être tragiques pour notre pays, le pouvoir socialiste, indifférent à l’intérêt général des Français et mû par ses tropismes idéologiques, abaisse plusieurs protections juridiques contre l’invasion et, au contraire, renforce l’attractivité de la France au profit de celle-ci. Dans une discrétion assourdissante que certains commentateurs assimilent à de l’indifférence et face à un hémicycle vide, le gouvernement socialiste a fait adopter par l’Assemblée nationale en dernière lecture la loi n°2016-274 publiée le 8 mars 2016 au Journal officiel relative aux droits de l’étranger en France. Cette loi (*) ouvre encore plus la porte à l’immigration même irrégulière. Qu’on en juge.

    L’accès à la nationalité française par déclaration est élargi et facilité

    L’article 59 de la loi élargit l’accès à la nationalité française par déclaration en introduisant une innovation majeure dans le droit français de la nationalité :

    « Peuvent réclamer la nationalité française à leur majorité, par déclaration souscrite auprès de l’autorité administrative, en application des articles 26 à 26-5, les personnes qui résident habituellement sur le territoire français depuis l’âge de 6 ans, si elles ont suivi leur scolarité obligatoire en France dans des établissements d’enseignement soumis au contrôle de l’État, lorsqu’elles ont un frère ou une sœur ayant acquis la nationalité française en application des articles 21-7 ou 21-11 » (nouvel article 21-13-2 du Code civil).

    Cette loi crée ainsi une nouvelle forme d’acquisition de la nationalité française par déclaration. Il semble possible de l’assimiler à une forme indirecte du droit du sol transmis par un lien de fratrie, qui ne nécessite pas d’être né sur le territoire français, mais d’avoir un frère ou sœur devenu lui-même français soit de plein droit soit par déclaration. A ce titre elle constitue un recul important du droit du sang.

    Elle peut représenter une innovation particulièrement dangereuse et de nature à encourager l’invasion actuelle quand on sait que l’idée de famille en Afrique Noire est profondément différente du concept européen. Une « fratrie » subsaharienne peut être en réalité une mini tribu et regrouper une centaine de frères et sœurs voire plus.

    Enfin, il est symptomatique que les textes de loi utilisent le terme « réclamer » et non « demander poliment » pour obtenir la nationalité française par déclaration.

    L’institution d’une carte de séjour pluriannuelle vise à abaisser un obstacle administratif à l’immigration-invasion

    Jusqu’à aujourd’hui, le système français reposait sur la délivrance d’une carte de séjour d’un an renouvelable pendant cinq ans, avant d’accéder au titre de résident de dix ans. Les cinq ans de séjour temporaire constituaient une période probatoire, destinée à s’assurer d’une bonne intégration.

    L’article 17 de la loi (article 313-17 du CESEDA) crée une carte de séjour pluriannuelle de quatre (ou deux) ans qui sera délivrée « au terme d’une première année de séjour régulier ». Désormais, dès l’expiration du visa de long séjour d’un an, l’étranger obtient le droit à un titre de séjour, ne nécessitant pas un renouvellement annuel, d’une durée de quatre années, avant l’obtention du titre de dix ans.

    Ce document est à mi-chemin entre la carte de séjour valable un an et la carte de résident de dix ans. L’objectif est, selon l’exécutif, d’éviter aux étrangers en règle des passages répétés et anxiogènes en préfecture. Pour le rapporteur du texte, Erwan Binet (PS), ces interminables files d’attente montrent que « la France est un pays d’immigration » mais « qui ne l’assume pas » car cet « accueil indigne »était jusqu’il y a peu « politiquement voulu ».

    En réalité est ainsi écartée une disposition qui avait pour objectif que les étrangers fassent la preuve de leur volonté d’intégration. La carte pluriannuelle de quatre ans tend à pérenniser et figer la présence de l’immigré pendant cette durée. Une protection administrative est ainsi abaissée.

    La création d’un « passeport talent » : la pire ou la meilleure des choses ?

    L’article 17 de la loi du 7 mars 2016 crée le titre « passeport talents », valable quatre ans, qui remplacera la multitude de titres existants pour les étrangers qualifiés ou ayant une compétence particulière (nouvel article 313-20 du CESEDA).

    Une telle disposition peut être la pire ou la meilleure des choses. Elle peut réellement encourager l’arrivée de talents intellectuels, scientifiques ou artistiques pour le plus grand bien de la France. Connaissant les socialistes, elle peut constituer une porte grande ouverte à une immigration de travail rendue inutile par les 6 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi.

    La communication d’informations à l’autorité administrative compétente est favorisée et organisée mais étroitement contrôlée

    L’article 48 du texte de loi (nouvel article 611-12 du CESEDA) renforce la lutte contre la fraude aux titres de séjour en donnant la possibilité aux préfets d’obtenir des données d’autres administrations et de certaines personnes privées (banques, etc.), ce qui est plutôt positif. En commission un amendement socialiste a introduit la Cnil et le Conseil d’État pour contrôler les informations susceptibles d’être transmises, ce qui peut constituer un frein.

    Malgré cette évolution du texte, cette possibilité d’accéder aux données privées et administratives des étrangers reste contestée par les écologistes et le Front de gauche.

    Des étrangers en situation irrégulière et malades, régularisés parce que malades

    L’article 13 de la loi prévoit en faveur de tout étranger malade et en situation irrégulière un droit à la régularisation s’il ne peut pas bénéficier effectivement d’un traitement approprié dans le pays dont il est originaire.

    « La carte de séjour pluriannuelle portant la mention “Vie privée et familiale” est délivrée de plein droit (…) à l’étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d’un traitement approprié. La condition prévue à l’article L. 313-2, n’est pas exigée » (nouvel article 313-11-11 du CESEDA).

    Ainsi un étranger en situation irrégulière en France, qui n’est pas en mesure de recevoir des soins appropriés dans son pays d’origine, obtient le droit à une régularisation en plus de celui d’être soigné en France.

    Quatre observations peuvent être formulées :

    1. le fait d’être malade peut ainsi conduire un clandestin à être régularisé. Bonjour les simulateurs ;
    2. une telle mesure risque d’entraîner un appel d’air d’une ampleur potentiellement gigantesque ;
    3. elle comporte un effet de cliquet redoutable ; à partir d’un certain âge on a toujours mal quelque part et pour des pathologies sérieuses on n’est jamais réellement guéri ;
    4. enfin, l’impact sur les comptes de la santé déjà déficitaires ne peut être que considérable.

    Le dispositif de lutte contre l’immigration irrégulière est affaibli

    L’article 35 de la loi porte une atteinte grave au dispositif de lutte contre l’immigration irrégulière. Il supprime la rétention administrative de cinq jours, délai pendant lequel le préfet pouvait décider de garder un étranger, notamment susceptible d’un arrêté d’expulsion, en rétention, le temps d’organiser son départ. Ce délai passe à 48 heures, durée nettement insuffisante pour organiser le retour d’une personne dans son pays (article 551-1 du CESEDA). C’est le juge des libertés, généralement très laxiste en matière de droit des étrangers, qui pourra autoriser une prolongation de cette durée (article 552-1).

    Ainsi le dispositif de lutte contre l’immigration illégale risque fort de perdre une grande partie de son efficacité.

    En outre, la nouvelle loi interdit, sauf exception, le placement en rétention des familles avec enfant (article 551-1 du Code), ce qui rend l’éloignement des familles en situation irrégulière très difficile, voire impossible, surtout avec des magistrats immigrationnistes.

    Le parcours personnalisé vise l’intégration républicaine et non l’assimilation à la France

    L’article 1 de la loi reformule la rédaction de l’article 311-9 du CESEDA sur le parcours d’intégration républicaine destiné à l’étranger qui souhaite s’installer durablement sur le territoire français.

    Il s’agit d’intégration républicaine et civique et non d’intégration à l’histoire et à la culture de la France qui sont totalement ignorées.

    L’information qui est dispensée est dans « une langue que l’étranger comprend », ce qui laisse augurer du niveau supposé d’intégration.

    Une formation à l’histoire et à la géographie est prévue mais seulement pour celles du département ou de la région de résidence de l’étranger. Rien n’est évidemment prévu concernant l’Histoire de France.

    Bien entendu, ces formations sont prises en charge par l’État, c’est-à-dire par les contribuables français, les envahis.

    Présence de journalistes dans les zones d’attente et les lieux de rétention administrative : une aubaine pour les immigrationnistes

    Selon l’article 44 de la loi :

    « Sous réserve de ne pas porter atteinte à la dignité des personnes et aux exigences de sécurité et de bon fonctionnement de la zone d’attente, les journalistes titulaires de la carte d’identité professionnelle mentionnée à l’article L. 7111-6 du Code du travail peuvent être autorisés à y accéder dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État » (art. L. 221-6).

    Il en va de même pour les lieux de rétention administrative.

    Gageons que les médias et les associations immigrationnistes sauront tirer les plus grands avantages de cet article de loi.

    Conclusion

    En définitive, la loi, bien nommée, sur les droits des étrangers en France se place dans la lignée des textes en faveur de l’immigration depuis 40 ans. Elle favorise l’ouverture et l’accueil. Elle va dans le sens d’une augmentation des droits des étrangers et affaiblit le dispositif de la lutte contre l’immigration illégale.

    Il semblerait que les socialistes, vexés de la préférence que marquent les migrants et réfugiés pour l’Allemagne et l’Angleterre, veuillent renforcer, comme l’a souligné le député LR Guy Geffroy dont la voix a semblé bien solitaire, l’attractivité de la France alors que la crise des migrants bat son plein, et donner un souffle supplémentaire aux pompes aspirantes afin de redevenir les bons élèves de l’Europe mondialiste.

    En réalité, le gouvernement socialiste associé aux immigrationnistes de tout poil et stimulé par eux accélère le processus de remplacement et de dissolution du peuple français avant les élections de 2017. Partisan déterminé de l’immigration de masse et de l’invasion-submersion, il poursuit son œuvre de trahison de notre nation.

    André Posokhow
    16/03/2016

    (*) Note de la rédaction
    voir aussi : Immigration : cette loi votée en catimini qui élargit le droit du sol

    https://www.polemia.com/selon-musset-il-faut-quune-porte-soit-ouverte-ou-fermee/

  • Pollution : Les 20 plus gros navires polluent plus que toutes les voitures de la planète

  • Fake news : la preuve par Macron !

    647453454.pngPar Nicolas Gauthier
    Intéressante chronique parue dans Boulevard Voltaire le 8 août, où Nicolas Gauthier tourne en dérision le projet d'Emmanuel Macron d'installer des hot spots en Libye. A-t-il raison ? Eventuellement, on en débattra. LFAR

    Les journalistes – le dernier venu le sait – lavent plus blanc que blanc ; quitte à devenir transparents, pour paraphraser le défunt Coluche. Ne cherchez pas, ils savent le vrai, le bon, le bien et le beau. Ce sont des vigies morales et ceux qui les tiennent pour vigiles de la brigade des mœurs démocratiques ne sont rien que de mauvais coucheurs.

    Ainsi entendent-ils redresser à la fois les torts et les informations. Logique : eux, ils savent. Et nous, non ; moi y compris, qui pourtant fait partie de cette aimable confrérie. D’où inlassable traque à ces « fake news », naguère surnommées « bobards », ici ou là dénichées sur les réseaux sociaux. D’où, encore, ces « Décodex », rubriques consistant à « décoder » les « news » plus ou moins « fake ». Autant dire qu’il y a du travail sur la planche et que les premiers à décoder à plein tube sont généralement ces mêmes journalistes.

    À leur décharge, il convient de reconnaître que l’exemple peut venir de haut. Emmanuel Macron, par exemple, qui, pour lutter contre l’immigration de masse venue du sud de la Méditerranée, annonce : « L’idée est d’ouvrir des “hotspots” [déjà, rien que ce vocable… NDLR] en Libye afin d’éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile. Je compte faire cela dès cet été. »

    Inutile d’attendre la fin de ce dernier pour constater que la bise est venue avant terme par la voix de Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, qui s’empresse de préciser : « Ce type d’initiatives ne peut pas actuellement être envisagé en Libye, compte tenu de la situation du pays. »

    Il s’agissait donc d’une « fake news » sur laquelle, par révérence peut-être, les médias ne se sont pas rués, alors qu’elle était « fakissime ». Ouvrir une antenne française pour réfugiés en Libye ? Pourquoi pas inaugurer une succursale de Pôle emploi à Kaboul pour y développer l’industrie locale du strip-tease ?

    Si l’on y réfléchit mieux, le silence de ces mêmes médias, à l’exception notoire de notre confrère Marianne, n’a rien d’anodin, la caste journalistique étant le premier grossiste en matière de « fake news ». De charniers roumains à Timișoara, de profanation de cimetière à Carpentras, de bébés égorgés dans les couveuses koweitiennes par la soldatesque irakienne, d’armes de destruction massive dissimulées à Bagdad et dans ses proches environs, de génocides en ex-Yougoslavie, de révolutions colorées en Ukraine et autres printemps arabes. Sans évidemment négliger les parallèles spécieux visant à, aujourd’hui, assimiler les régimes russes, vénézuéliens ou hongrois aux heures les plus sombres d’un stalinisme ou d’un hitlérisme décidément recyclables jusqu’à l’infini et l’au-delà.

    Et c’est là où les nouveaux chevaliers de l’information excellent, puisqu’ils finissent, vingt ans après, par rectifier leurs propres erreurs, tout en nous faisant la morale au passage ; logique, ils incarnent le camp du « bien ». Et s’ils se sont trompés, c’était de bonne foi et pour la bonne cause. Pratique. Quant à leur chasse aux « fake news », elle consiste le plus souvent à pinailler sur les détails tout en négligeant l’essentiel. Tel ou tel journal plus ou moins dissident affirme que deux cent mille migrants vont déferler sur nos côtes avant la rentrée ? Faux ! Car ce sera cent cinquante mille tout au plus… Mais à cinquante mille près, il n’empêche que l’invasion est bel et bien réelle, et que là constitue l’information majeure.

    En l’occurrence, qui publie la « fake news » ? Celui qui exagère ou minimise l’information ? Ou celui qui la nie tout bonnement ? Dans le cas d’Emmanuel Macron, c’est un peu plus sournois. Cette information majeure (la submersion migratoire), il fait mine de la prendre en compte tout en faisant croire qu’il la réglera, tout en sachant bien que ce tour de passe-passe ne saurait longtemps faire illusion, même pas auprès de ses plus proches ministres.

    Ce n’est plus Jupiter, c’est Garcimore.  

    Journaliste, écrivain
  • Au nom de l'Apocalypse !

    Y a-t-il une théologie de l’écologie ? La question peut sembler frivole. Elle me paraît au contraire essentielle si l’on veut prendre la mesure de l’importance du problème écologique et des dimensions qu’il met en œuvre. C’est la création qui est en cause et la nature.

    Le souci écologique fait ressurgir un très vieux concept qui remonte aux Grecs le concept de nature. Peut-on admettre que l'homme, au nom de son intelligence devienne le prédateur de la Nature ? Ne faut-il pas considérer que la nature, elle-même n'est pas parfaite, qu'elle est fragile, qu'elle peut, d'une manière ou d'une autre, nous lâcher, soit parce que ses ressources se sont épuisées, soit parce que l'homme l'empêche de fonctionner normalement. Certes la nature est pleine de ressources que nous ne connaissions pas et que nous découvrons, admiratifs, en rentrant dans l'ère digitale. Mais en même temps elle semble se dérober à nos yeux et laisser la place à une Planète entièrement humanisée et complètement déréglée. La question du réchauffement climatique nous renvoie à ce genre de considération.

    Il ne faut pas seulement comparer la nature et l'homme, comme deux partenaires. L'homme lui-même, malgré son intelligence apparemment capable de tout, doit se reconnaître des limites. - Il est dans la nature et une nature est en lui, nature qui est comme une norme, lui rappelant que tout ce qui lui est possible ne lui est pas pour autant permis.

    La Bible nous invite à méditer sur cette étrange puissance du mal qui est en nous. C'est en particulier l'histoire de Noé et du déluge, qui nous rappelle cette dimension normative de la nature. « Quand Dieu regardait la terre, ce n'était que corruption, car toute chair sur la terre avait une conduite corrompue ». N'est-ce pas le mot de l'homme d'aujourd'hui, quand il accepte de se voir tel qu'il est ? « Quant à moi, dit Dieu, je vais faire venir le déluge, l'inondation sur toute la terre pour détruire sous le ciel toute chair en qui se trouve un souffle dévie » (Gen. 6). Face à la puissance du mal, plusieurs fois rappelée, il semble que Dieu n'ait qu'un objectif sage détruire la terre pour supprimer ses habitants. Voilà l'antique crainte, dans laquelle l'écologie nous fait plonger de nouveau.

    La première alliance

    À cette crainte, Dieu avait voulu mettre un terme, comme pour montrer à Lucrèce et à ses émules qu'il n'acceptait pas de se laisser chercher seulement dans la crainte. C'est la première alliance, l'alliance dite noachique, celle conclue avec Noé après le déluge « Je ne recommencerai plus à maudire le sol à cause de l'homme. Tous les jours que durera la terre, semailles et moissons, froidures et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront pas ». Il y aura un ordre dans l'univers dont le signe est l'arc-en-ciel. « Dieu fait briller son soleil sur les justes et sur les méchants », comme parle le Christ. La première alliance entre Dieu et les hommes, c'est la terre, l'ordre qu'elle manifeste à travers la succession des jours et des nuits, la ressource intarissable qu'elle offre à l'homme. Et voilà que l'homme, dans une sorte de démesure, risque de briser cette première alliance.

    Au nom de cette première alliance, tous les hommes, dans une sorte de foi naturelle, croyaient en Dieu et la foi était en quelque sorte le premier et le plus vrai des sentiments humains. C'est par cette foi, infuse en eux comme une première grâce, que les hommes pouvaient prétendre au salut, en s'extrayant de la corruption (Hébr. 11,6). On trouve dans l'Apocalypse, au chapitre 6, un texte parallèle : « Dieu ordonna aux quatre anges qui avaient pouvoir défaire du mal à la terre et à la mer : "Ne faites de mal ni à la terre, ni à la mer, ni aux arbres Jusqu'à ce que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu" ». Le temps du salut, celui où les serviteurs de Dieu sont marqués au front, est un temps de paix où les hommes jouiront paisiblement de la Création. On peut penser que quand le temps du salut sera arrivé à son terme, alors, Dieu ne sera plus tenu par son serment, l'alliance noachique cessera...

    Il ne s'agit pas de jouer à se faire peur avec une fin des temps, au cours de laquelle, le Christ nous en a prévenu, « les puissances des deux seront ébranlées ». Mais il s'agit, hic et mmc, de concevoir notre existence non comme un dû, à propos duquel chacun serait en droit d'exiger toujours plus, mais comme un don immérité. La paix de la Création est une disposition divine qui a rapport au salut. Elle n'est pas un décret éternel d'une Nature majusculaire qui n'est qu'une illusion d'optique. Comme le dira Malebranche au début du XVIIIe siècle, « l'œuvre de Dieu est une œuvre négligée », qui n'a pas sa fin en elle-même. « Nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente » dit saint Paul aux Hébreux. Dieu n'a pas fait la nature comme une mère éternelle au giron de laquelle nous pouvons nous suspendre, en faisant n'importe quoi. La première création est pour la seconde. « Nous sommes des citoyens des Cieux ». Malheur à nous si nous faisons de la nature une idole. Seule la foi dans l'Autre monde nous obtient la paix dans celui-ci. La non-foi, la foi trahie ou transformée en croyances humaines trop humaines nous entraîne dans des cataclysmes s'enchaînant les uns aux autres et dont nous n'avons simplement pas idée. Sans la foi en Dieu, jamais nous ne serons capables de donner à la nature le respect qui lui est dû comme œuvre de Dieu. Et alors ? Tout est possible, surtout le pire.

    Abbé G. de Tanoüarn monde&vie 26 juillet 2017