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l'information nationaliste - Page 7220

  • Une fonctionnaire du quai d'Orsay à l'origine de la mort d'Aylan ?

    Unknown-5Une consule honoraire de France en Turquie, qui vendait des canots aux réfugiésa présenté lundi sa démission, trois jours après avoir été suspendue de ses fonctions, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Les consuls honoraires, qui accomplissent en principe leur mission bénévolement, sont des fonctionnaires au statut particulier qui leur permet d'exercer une activité professionnelle rémunérée. Leur rôle principal est de maintenir un contact avec leurs compatriotes. Ils ont des compétences réduites à la protection et l'assistance en raison de leur connaissance de la région où ils sont et de leurs liens avec les autorités locales.

    France 2 avait tourné en caméra cachée dans le magasin de vente d'articles maritimes de Françoise Olcay, consule honoraire à Bodrum depuis octobre 2014. Dans le reportage, elle reconnaît vendre des canots pneumatiques et des gilets de sauvetage à des migrants et réfugiés cherchant à gagner une île grecque au péril de leur vie. Elle admet aussi participer par ce biais à un trafic et assure que les autorités locales turques y participent aussi.

    C'est notamment de Bodrum que partent des milliers de réfugiés vers des îles grecques. C'est au large de cette ville que le petit Aylan Kurdi, dont la photo sur le sable a horrifié le monde entier, s'est noyé avec plusieurs membres de sa famille.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Invasion migratoire. Capitulation suicidaire de l’Europe – par Guillaume Faye

    Cet article est la suite du précédent. Déferlante migratoire : la vague des ”réfugiés” s’ajoute, comme un raz-de-marée, à l’inondation en cours depuis plusieurs décennies. Alors que la majorité des peuples européens autochtones la refuse, la gauche et la droite, en France et ailleurs en Europe, comme la plupart des institutions médiatiques ou religieuses, comme aussi la Commission européenne non élue et coutumière de l’excès de pouvoir permanent, imposent aux populations, de manière dictatoriale, l’ ”accueil” de centaines de milliers de nouveaux immigrés. Sans aucun référendum. Au non d’un devoir moral qui est à la fois une perversion de la morale et un suicide. Mais aussi un exemple de mépris de la démocratie et de divorce irrémédiable entre les peuples et de pseudo élites. Prélude à une explosion.

    Le jeu trouble de la pauvre Allemagne

    C’est un jeu stupide et nuisible, irréfléchi. Les premiers ”réfugiés” de la nouvelle vague invasive (13.000) sont arrivés en Allemagne le 6 septembre, accueillis par des banderoles ”welcome in Germany” et des milliers de citoyens qui applaudissaient, hilares. Des milliers d’autres sont attendus en septembre. 150.000 places d’hébergement d’urgence sont ouvertes. Scènes pitoyables d’humanitarisme naïf où une partie d’un peuple se réjouit de sa propre invasion et de sa propre disparition, détruit à terme par cette migration de masse. Ce genre d’image, très médiatisée, est un encouragement fort à de nouveaux flux d’entrées de ”réfugiés”. L’Allemagne, avec une natalité ultra-basse et des flux migratoires considérables, peut vivre un changement de population, peuplée à la fin du siècle par une majorité de musulmans qui ne parleront même plus allemand. Ce ”nouveau pays”, devenu moyen-oriental et non plus germanique, à l’image de ses voisins béatement envahis, ne connaîtra pas la prospérité ni la paix mais, à terme, le désordre et le déclin. Il y a une bêtise politique allemande, insondable. Un oubli de soi.

    Pour se faire pardonner et faire oublier le nazisme (qui continue d’obséder et de culpabiliser le psychisme collectif allemand) et pour donner au monde l’image d’une Allemagne exemplaire, le cœur sur la main, le gouvernement allemand se veut ouvert à toutes les immigrations. Thilo Sarrazin a fait scandale en écrivant L’Allemagne disparaît, best-seller paru en 2010, contre l’immigration et l’islamisation. 40 % des Allemands sont opposés à l’accueil de nouveaux immigrés, mais ils sont une minorité….

    On a l’impression que l’âme allemande profonde, incapable d’équilibre, passe d’un excès à l’autre, sans souci du juste milieu (mésotès aristotélicien), par romantisme dépourvu de raison : de la brutalité raciste impitoyable à l’antiracisme le plus délirant. Deux stupidités parallèles : c’est l’extrémisme allemand. Ce romantisme, intéressant en art (jadis, plus aujourd’hui…) est débile en politique. L’Allemagne et la politique : incompatibilité absolue, ainsi que Nietzsche l’avait vu.

    Comme une catharsis (”purification”), pour se faire pardonner les catastrophiques excès passés (de 1870 à 1945), les dirigeants allemands et une partie de leur peuple militent maintenant pour imposer à l’Europe une ouverture totale des frontières à l’inondation migratoire, sous prétexte de ”morale”.

    Pascal Bruckner relève cette hypocrisie : « nous retrouvons chez les Allemands les arguments habituels des défenseurs de l’immigration : un ton humanitaire un peu bêlant doublé d’un calcul économique qui l’est moins. Les patrons allemands le disent explicitement : nous avons besoin de main d’œuvre. Pour eux, un tel afflux est une aubaine. Collusion entre l’ultra-gauche sans-frontiériste et le grand patronat » (Le Figaro, 04/09/2015). Les élites allemandes sont égoïstes à court terme mais suicidaires à long terme.

     

    Questions sur la politique allemande

    L’Allemagne et la Commission de Bruxelles – par l’intermédiaire de Jean-Claude Junker, une créature de Mme Merkel– fixent autoritairement des quotas d’accueil de ”réfugiés” aux pays européens, ce qui constitue un viol de souveraineté, un de plus, non prévu par les traités : la Hongrie, la Pologne, l’Espagne, la Grande Bretagne, la République tchèque tentent de résister – jusqu’à quand ? La France de Hollande, elle, a cédé.

    Sigmar Gabriel, vice – chancelier et ministre de l’Économie, n’a pas hésité à sortir cette énormité, parlant des ”réfugiés”, le 8 septembre : « nous pouvons certainement gérer un chiffre de l’ordre du demi-million chaque année » : calcul purement économique dans un pays à faible taux de chômage, en déclin démographique et donc en déficit croissant de population active. L’économie allemande a donc besoin d’une main d’œuvre importée à bon marché. Cette alliance de bons sentiments chrétiens et de calcul financier, assortie d’une politique volontariste d’assimilation à la culture allemande, relève d’une démarche stupide, profitable à très court terme mais suicidaire et impraticable à moyen terme. Pour trois raisons : 1) avec l’interminable chaos guerrier du Moyen-Orient et de l’Afrique (tous liés à l’islam), les masses de ”réfugiés” ne vont cesser de croître, faisant exploser tous les ”quotas”. 2) La politique allemande d’assimilation de populations allogènes croissantes, musulmanes à 80% et prolifiques, va inévitablement échouer et déboucher sur l’importation du chaos ; et sur la dégermanisation du pays. 3) Plutôt que de relancer sa natalité (comme essaie d’y parvenir la Russie de Poutine) ou de refuser toute immigration et de miser sur la robotisation (comme le tente le Japon qui est, lui, pourvu d’une conscience ethnique et nationale), l’Allemagne, hallucinée, choisit la pire des solutions ; qui, paradoxalement, va ruiner à terme sa prospérité économique en créant le chaos ethnique. Une fois de plus, et pour des raisons différentes, depuis la fin du XIXe siècle, la politique allemande est nuisible pour l’Europe. Tout autant, sinon plus, que la politique américaine. Et la France ?

    Naïvetés et démissions françaises

    Et la France, qui renonce à sa souveraineté, oubliant tous les principes ”gaullistes” dont on se réclame avec une hypocrisie ridicule, s’aligne, surtout avec le gouvernement socialiste, sur les ordres de Bruxelles, de Berlin et de Washington. François Hollande, la girouette, qui prônait en mai 2015 un accueil des seuls vrais réfugiés, en refusant les quotas obligatoires pour chaque pays européen, vient de céder aux injonctions de la chancelière Merkel et d’accepter ces quotas. De ce fait, 24.000 ”réfugiés” attribués à la France (sur les 160.000 à répartir) vont entrer en septembre, en plus des 6.800 autorisés à venir en juillet, dans un pays qui compte 5 millions de chômeurs en chiffres réel et qui est endetté à 100% du PIB.. Selon Yves Thréard (Le Figaro, 08/09/2015), il s’agit d’un « engrenage » : « les réfugiés, combien seront-ils demain ? Sans doute des millions, fuyant la terreur islamiste. L’avenir le montrera, ce témoignage de générosité se révèlera une erreur irréversible. Combien de migrants dits économique vont continuer à s’engouffrer dans la brèche ? Comment raccompagner chez eux ceux qui ne sont pas éligibles au droit d’asile ? » En effet, 350.000 ”réfugiés” ont déjà pénétré en Europe depuis janvier, chiffre qu’il faudra tripler en décembre ! Et 4 millions sont en attente dans les camps de déplacés du Moyen–Orient.

    Et ces nouveaux migrants sont tous musulmans, alors que 62% des Français estiment qu’il y a beaucoup trop de musulmans en France et que l’islam représente un danger. Selon la Cour des comptes, seuls 1% des déboutés du droit d’asile quittent le territoire. Réussir à entrer, c’est rester.

    Le PS, dont l’idéologie fabrique à la fois le chômage de masse et l’immigration de masse, propose par le ”Réseau de villes solidaires”, que chaque commune accueille un quota de ”migrants réfugiés” (donc de clandestins), aux frais du contribuable. La droite LR (ex-UMP) est exactement sur la même position idéologique : l’initiative « J’accueille » lancée par le maire LR de Saint-Étienne vise à obliger, même les petites communes, à recevoir son quota de migrants illégaux ”réfugiés”. Le ministre de l’Intérieur, M. Cazeneuve, est d’accord et va coordonner cette initiative immigrationniste droite–gauche. Accepter et organiser l’invasion au nom de la charité.

    Les propos d’Alain Denis, président des maires ruraux du Maine–et–Loire, empreints de bon sens populaire, ont horrifié l’oligarchie politico-médiatique parisienne : « il faut être cohérent : si aujourd’hui 10.000 réfugiés sont accueillis, demain il en arrivera 100.000 et après-demain un million ! La mesure d’urgence, c’est de lutter contre les fous, les guerres et le réchauffement climatique, pour que les gens puissent rester chez eux ! Nos politiques ne font que déplacer les problèmes. Alors on va bétonner la France pour faire des lotissements, et quand il n’y aura plus de terres agricoles, comment est-ce qu’on se nourrira ? Et le jour où le chaos s’installera dans notre pays, qui accueillera les Français ? »

    Seul le FN reprend l’opinion de la majorité des Français. À l’Université d’été du FN, à Marseille, le 6 septembre, Marine Le Pen a osé énoncer l’évidence : « l’immigration, n’est pas une chance, c’est un fardeau », sans aller jusqu’à avouer que c’était une catastrophe. « Notre pays n’a ni les moyens, ni l’envie ni l’énergie d’être plus généreux avec la misère du monde ». Elle a justement dénoncé la « lourde responsabilité de l’Allemagne », qui s’engage à accueillir 800.000 migrants, ce qui va constituer un énorme appel d’air pour de futures vagues invasives. (Il semblerait d’ailleurs que Marine Le Pen, sous la pression de l’urgence de la crise migratoire et pour apaiser son grave conflit avec son père, revienne aux fondamentaux du FN.)

    Nicolas Sarkozy, le faux dur, politicien calculateur, a commenté en ces termes démagogiques et superficiels les propos de MLP, leur « inhumanité », leur « absence de compassion » : « j’ai eu honte pour Mme Le Pen, de cette brutalité ! Quelle absence du moindre sentiment ! On n’a vraiment pas envie de faire partie de la famille Le Pen ! Nous sommes des êtres humains, nous avons des racines chrétiennes. Qui n’a pas été bouleversé par ces images ? »

    En finir avec l’humanitarisme et le chantage émotionnel

    Quelles images ? On ne raisonne, plus, on ne fait plus de politique, on fait de l’iconophilie ou culte des images médiatiques émotionnelles. Ces images racoleuses sont celles d’une manipulation médiatique mondiale, de nature marketing et commerciale, montrant un enfant syrien kurde noyé sur une plage de Turquie. Message subliminal pervers : c’est nous les coupables ! Une répugnante manœuvre de culpabilisation émotionnelle des opinions européennes a été entreprise depuis deux ans, à grande échelle à la suite de photos, de reportages – ad nauseam – de noyés en Méditerranée ou de ”réfugiés” retrouvés morts dans des camions ou ailleurs. Tout cela a été démultiplié par les réseaux sociaux Internet. Ce chantage moral a pour effet de dissuader les Européens de se défendre de l’invasion ; c’est une véritable manipulation mentale, un lavage de cerveau soft.

    Au nom d’une charité chrétienne mal comprise, l’Église catholique sermonne et demande d’accueillir tous les migrants, exactement comme le parti pseudo écologiste mais vraiment trotskiste EELV. Le Pape François, dans la lignée de son discours culpabilisateur de Lampedusa, exige d’ouvrir toutes les frontières. Et il demande à chaque paroisse d’Europe d’accueillir des ”réfugiés” (pas des chrétiens d’Orient en priorité) mais tout le monde, sans distinction. Folie pure, dans la lignée d’une ”charité chrétienne” franciscaine et jésuitique qui perd la raison et oublie les fondements thomistes et aristotéliciens du bon sens. Tous, inconscients, oublient les avertissement solennels aux Européens des évêques de Syrie et d’Irak dont les fidèles sont persécutés : ce qui nous arrive, disent-ils, va vous arriver si vous continuez, par une charité dévoyée, à laisser s’installer chez vous des centaines de milliers d’immigrés, en majorité musulmans. Ce bon sens n’est pas entendu par les fous.

    Bien entendu, les ”élites” immigrationnistes refusent de recevoir les ”réfugiés” chez eux : c’est au ”peuple” d’accomplir ce devoir d’accueil, dans les villages et les petites villes. La droite LR (ex-UMP) essaie de conjuguer l’accueil des ”vrais réfugiés” et le rejet des clandestins économiques. Pas crédible : quand elle était au pouvoir, elle a laissé filer, tout comme la gauche, les flux migratoires. Paroles, paroles…

    M. Victor Orban, le Premier ministre de Hongrie, a choqué l’oligarchie politico-médiatique européenne en érigeant un mur de barbelés entre son pays et la Serbie et en déclarant : « aujourd’hui, nous parlons de centaines de milliers, l’an prochain nous discuterons de millions et, d’un seul coup, nous nous retrouverons en minorité sur notre propre continent ».

    L’antidémocrate Fabius a dénoncé l’attitude « scandaleuse » de la Hongrie, qui tente de se défendre. L’Australie et Israël font de même, en beaucoup plus fort, mais le grand donneur de morale Fabius ne les condamne pas. Diplomatie ? La république tchèque, la Slovaquie et la Pologne semblent s’aligner sur la Hongrie pour s’opposer à l’invasion migratoire. Le premier ministre slovaque (de gauche), Robert Fico, a scandalisé les vierges effarouchées de l’Union européenne en déclarant, en accord total avec son opinion publique : « Je ne veux pas voir mon pays se réveiller un beau matin avec 100.000 personnes venues du monde arabe ».

    Imposteurs et menteurs

    Dans l’immédiat, c’est plus de 30.000 ”réfugiés” que la France devrait immédiatement accueillir (nourrir, entretenir, payer, loger) d’ici octobre si les quotas imposés par Bruxelles et l’Allemagne sont entérinés. En plus de tous les autres… La France ? Et pourquoi pas les richissimes pays du Golfe, qui accueilleraient ainsi leurs coreligionnaires – sauf les chrétiens, évidemment.

    Les intellectuels et les inévitables ”artistes” ou pseudo artistes, population bien protégée, ne sont pas en reste de fausse générosité. Comme toujours, que ce soit en France ou aux USA, le milieu du show business, immigrationniste et bourgeois gauchisant, joue, pour des raisons médiatiques et commerciales, la carte de l’humanitarisme larmoyant.

    Une cinquantaine d’ ”artistes” de cour, dont Line Renaud, Daft Punk, Dany Boon, Nicolas Canteloup, etc. ont signé un appel bidon intitulé « Une main tendue » pour exiger de l’Europe d’« assumer aujourd’hui le devoir d’asile ». Ils obéissent à l’idéologie dominante qui les entretient. Aucun de ces saltimbanques hypocrites et surpayés n’accepterait d‘héberger chez lui le moindre ”réfugié”. Leur générosité est un simulacre qui a ses limites.

    M. Raffarin, le représentant de ”l’aile humaniste” des Républicains est favorable à une politique des quotas pour les réfugiés et estime que « la peur » du peuple (propos méprisants d’un grand bourgeois protégé et engraissé) face à l’afflux massif d’immigrés « vient de ce que la politique d’immigration n’est pas maîtrisée ». De qui se moque-t-il ? Il a été Premier ministre, aux manettes de l’État Que ne l’a-t-il maîtrisée ? Même remarque pour les donneurs de leçons, les politiciens Sarkozy et Juppé. Sarkozy, d’ailleurs, a lancé une proposition délirante et totalement inapplicable : il propose de créer des « centres de rétention au Maghreb » pour les migrants clandestins en provenance d’Afrique. On est sidéré par un tel niveau d’idiotie et d’irréalisme. Ce Sarkozy, qui est en partie à l’origine du chaos avec son intervention en Libye…

    Pour l’instant, ils sont tranquilles dans leurs beaux quartiers, les politiciens, les journalistes, les ”artistes”, favorables à l’immigration massive, supportée par le peuple. Tant que l’inondation n’est pas arrivée chez eux. Patience, ça va venir. Et là, avec leur lâcheté habituelle, ils retourneront leur veste. Mais il sera trop tard.

    Évacuer la mauvaise conscience

    Ni la France ni l’Europe n’ont aucun ”devoir d’asile”, n’en déplaise à l’oligarchie politique et médiatique ni aux sermons froids des prélats catholiques. Assez de larmes et de faux gémissements. Pourquoi les millions de vrais ou faux réfugiés du monde entier se déverseraient-ils en Europe ? Ce devoir d’accueil universel, quel droit le fonde ? Parce que nous devons payer pour les ”crimes” de la colonisation ? On a l’impression que l’Europe est sommée de devenir le déversoir du monde. L’oligarchie culpabilise le peuple, le fait pleurer par une propagande médiatique et lui enjoint de s’ouvrir à une hospitalité illimitée qui signifie en réalité : invasion et colonisation forcée.

    Nous n’avons pas à nous sentir coupables des noyés de Méditerranée auxquels nous portons assistance alors que nous devrions les refouler. Non, nous n’avons pas à nous laisser impressionner par les larmes de crocodiles des présentateurs télé et des politiciens. Et les autres pays du monde, que font-ils ?

    Nous ne devons pas être paralysés par la pitié pour les autres, mais, comme n’importe quel autre peuple dans le monde, préoccupés par notre survie. Chacun chez soi, chacun responsable. Nous ne devons pas nous soumettre aux injonctions d’une Allemagne inconséquente qui manipule les institutions européennes en oubliant d’être véritablement ” européenne” dans l’âme et qui se livre à un égoïsme suicidaire pour se racheter une bonne conscience et une virginité morale.

    Est-ce que les Indiens, les Chinois, les Japonais, les monarchies arabes accueillent les ”réfugiés” ? Les Etats-Unis, en quatre ans, n’ont accueilli que 1.500 réfugiés syriens ! Et pourtant, c’est en grande partie à cause de leurs interventions militaires déstabilisatrices au Moyen–Orient, avec leurs supplétifs britanniques, que nous en sommes là. C’est aux Européens de payer leurs pots cassés.

    Le prochain et dernier article de cette série, à paraître très prochainement, s’intitulera : Invasion migratoire 3. Pour un remède de cheval.

    Guillaume Faye

    http://fr.novopress.info/192145/invasion-migratoire-capitulation-suicidaire-leurope-guillaume-faye/

  • La dentelle du rempart

    Parmi les florilèges maurrassiens, découvrons La Dentelle du Rempart, où la force de l'expression participe mystérieusement à celle de la pensée. Une anthologie préfacée par un éditeur de renom, Bernard Grasset.

    La luxuriante diversité des oeuvres de Charles Maurras appela de son vivant l'anthologie. Tout le monde connaît Mes Idées politiques publiées en 1937 par la librairie Fayard qui les réédita en 1968 avec une préface de Pierre Gaxotte. Le petit poussin de l'admirable avant-propos rédigé par Maurras est resté justement célèbre : « Le petit poussin brise sa coquille et se met à courir... Mais le petit homme ? » L'anthologie fut établie par Maurras lui-même à la demande de nombreuses personnes.

    Pour une petite anthologie

    Nous citerons, moins connu, le choix de textes par François Natter et Claude Rousseau, De la politique naturelle au nationalisme intégral (1). Le livre de trois cents pages se divise en quatre parties : des textes autobiographiques, dont des poèmes, une analyse de la maladie démocratique, des vues sur la politique naturelle, enfin un exposé du nationalisme intégral. Un index, une solide bibliographie, des notes abondantes en font un ouvrage universitaire.

    Peut-on passer sous silence le monumental Dictionnaire politique et critique de "Pierre Chardo" (2) ? C'est une mine où l'on peut puiser indéfiniment. Les OEuvres capitales rassemblent, elles, l'essentiel des écrits de Maurras en quatre gros volumes, avec de douloureux sacrifices dus aux malheurs du temps.

    Mais je dois avouer que je suis particulièrement attaché à une petite anthologie, La Dentelle du Rempart, choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936) avec une préface de Bernard Grasset (3), texte publié d'abord dans la Revue universelle du 1er janvier 1937 sous le titre : Notes pour un hommage à Charles Maurras. Que signifie le titre que Maurras donna à son florilège ? Il écrit dans son introduction : « Le rempart sert à protéger. Le créneau, à guetter. Mais les festons de la découpure dorée, le grain brillant d'une pierre taillée à vif, l'heureuse harmonie des rapports en long et en large, peuvent bien émouvoir d'un égal intérêt l'agresseur et le défenseur. » Qu'elles soient analytiques ou polémiques, politiques ou poétiques, les pages de Maurras possèdent toujours une valeur littéraire qui n'est pas une "valeur ajoutée" ; la force de l'expression participe mystérieusement à la force de la pensée.

    Qui était Bernard Grasset ?

    Né en 1881 à Montpellier, Bernard Grasset fit des études de Sciences économiques, puis "monta" à Paris où il fréquenta dans les cafés littéraires Moréas, Faguet, Giraudoux, Charles Maurras. Il fonda une maison d'édition qui connut rapidement le succès avec deux prix Goncourt en 1911 et 1912 : Monsieur des Lourdines d'Alphonse de Chateaubriant et Filles de la pluie d'André Savignon, sans compter l'immense succès des délicieux pastiches À la manière de... signés Paul Reboux et Charles Muller.

    En 1913, il publia à compte d'auteur le premier livre d'un certain Marcel Proust, Du côté de chez Swan après que le manuscrit eut été refusé chez d'autres éditeurs. L'oeuvre fut saluée par Léon Daudet. Accusé de collaboration en 1944, Bernard Grasset bénéficia d'un non-lieu. Il céda son capital à Hachette en 1954 et mourut l'année suivante. Les éditions qui portent encore son nom ne présentent que peu de points d'affinité avec lui.

    La préface de Bernard Grasset révèle un parfait connaisseur de Maurras capable de souligner les lignes les plus importantes de sa pensée. Maurras est un conciliateur : « Toutes les oppositions qui ne viennent pas de la nature des choses tombent devant ce magicien. » L'homme d'action est mis en avant, à l'égal de l'humaniste : « Un tel esprit, généralisateur par essence, n'en est pas moins aux ordres du quotidien. » Bernard Grasset a vu combien Maurras, homme d'ordre, est épris de liberté, des libertés, droits qui touchent à d'autres droits et, par ce fait, sont limités, car l'homme dépend de l'homme.

    Pauvreté

    Le préfacier insiste sur l'esprit de pauvreté du maître de l'Action française qui transporta hors de lui tous ses soins et ne vécut que pour le service de son pays. Il met enfin en lumière ce que Maurras doit à la Grèce et à Rome : Il tientde Rome son réalisme politique, la raison gouverne le sensible, et la Grèce constitue le fondement de son esthétique. Mais Maurras n'aurait pu être sans Paris : « En vérité, comme tout s'unit en cet homme ! Ne pense-t-on pas que cet ardent troubadour est le plus haut trouvère de ce temps ? » Admirable synthèse due à un éditeur qui fut l'honneur de sa profession au temps où les grands éditeurs ne faisaient pas songer à des marchands de nouilles !

    Gérard Baudin L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 19 novembre au 2 décembre 2009

    1) - Librairie philosophique J. Vrin, Paris, 1972.

    2) - La Cité des livres, Paris, 1932.

     

    3) - Ed. Bernard Grasset, Paris, 1937.

  • Le combat d’un homme contre Monsanto

    Grâce à Paul François, céréalier charentais gravement intoxiqué en 2004 par le Lasso, herbicide commercialisé par Monsanto, la multinationale tentaculaire a enfin été condamnée en France. « C’est un combat qui me dépasse mais ça reste mon combat ! Les coups, c’est moi qui les ai pris. Je suis avant tout agriculteur », martèle cet homme de 51 ans.

    Monsanto a été reconnu « responsable » en première instance de l’intoxication de Paul François. Condamné en 2012 à « indemniser entièrement » l’agriculteur de Bernac (Charente), partiellement handicapé et souffrant d’importantes séquelles, la firme continue pourtant à répéter tranquillement, lors de l’audience d’appel en mai, que son produit « n’est pas dangereux » et que « les dommages invoqués n’existent pas ».

    L’agriculteur identifie pourtant précisément l’origine de sa maladie. C’est le 27 avril 2004, lorsqu’il vérifie une cuve ayant contenu du Lasso – « un herbicide pour le maïs que j’utilisais depuis au moins quinze ans » – que Paul François inhale des vapeurs toxiques.

    Pris de malaise, il a juste le temps d’expliquer ce qui vient de se produire à son épouse avant de finir aux urgences, crachant du sang : « tout ce qui est arrivé après, je ne m’en souviens pas ». Après cinq semaines d’arrêt, il reprend son travail mais souffre d’importants problèmes d’élocution, d’absences, de maux de tête violents. Fin novembre, il s’effondre sur le carrelage de sa maison, où ses filles le découvrent inconscient.

    S’ensuit une longue période d’hospitalisation durant laquelle les médecins craindront plus d’une fois pour sa vie, sans jamais faire le lien avec l’herbicide de Monsanto. « D’examen en examen, de coma en coma, on a fini par trouver une importante défaillance au niveau cérébral. Là, ma famille a commencé à faire son enquête sur le Lasso ». A ses frais, précise l’agriculteur. En mai 2005, son hypothèse se confirme : le monochlorobenzène, solvant répertorié comme hautement toxique et entrant à 50% dans la composition de l’herbicide fourni par Monsanto, est bel et bien à l’origine de ses problèmes.

    À peine remis, l’agriculteur voit sa lutte contre la maladie se transformer en combat juridique. D’abord, pour faire reconnaître sa rechute comme maladie professionnelle, officialisée en 2010. Puis contre la firme Monsanto, dont il est convaincu qu’elle connaissait les dangers du Lasso bien avant son interdiction en France, en novembre 2007.

    Et pour cause, l’herbicide avait été jugé dangereux et retiré du marché au Canada dès 1985 et en Belgique et au Royaume-Uni en 1992. Sa guerre contre Monsanto a été pour lui un véritable parcours du combattant qui lui a même valu de recevoir la Légion d’Honneur des mains de Nicolas Hulot.

    Avec le recul des années, il mesure combien Monsanto a profité de sa naïveté : « Jamais on ne s’était inquiété de la toxicité des produits. Pour nous, c’était le médicament des plantes ! » déclare le paysan. Paul François reconnaît faire partie de la « génération tout pesticides » qui ignorait tout de la toxicité de ces produits.

    Ayant retenu la leçon, il poursuit aujourd’hui son activité après avoir considérablement réduit son utilisation de produits phytosanitaires.

    Pour autant, alors qu’il il est en train de convertir une centaine d’hectares en agriculture biologique, il n’en est pas devenu un partisan forcené : « Il y a la place pour une agriculture alternative, de bon sens, qui appartient à ses agriculteurs et ne produit pas à n’importe quel prix. On veut en vivre, et surtout pas en crever… »

    http://fortune.fdesouche.com/390729-le-combat-dun-homme-contre-monsanto#more-390729

  • "Des consignes gouvernementales" pour refuser l'asile aux chrétiens syriens

    Mieux vaut être musulman que chrétien d'Orient pour obtenir l'asile en France.Invités de Jean-Marie Le Méné sur Radio Courtoisie, Frédéric Pichon, spécialiste de la Syrie à l'université de Tours, et Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en détresse, lui ont expliqué pourquoi.

    Les deux explications de Frédéric Pichon :

    "Je me suis entretenu cet après-midi avec un haut fonctionnaire de la République qui travaille dans l'accueil des réfugiés et qui m'a dit très clairement, en me disant que je pouvais le répéter partout donc j'en profite pour le faire - qu'il y a des consignes gouvernementales pour noyer la question des chrétiens d'Orient. Il me dit : "Voilà, il y a des chrétiens syriens et irakiens qui attendent depuis huit mois un visa à Beyrouth". Il m'explique : "Il faut savoir que l'ambassade de France à Beyrouth sous-traite l'instruction des dossiers de visas à une compagnie privée libanaise détenue par un musulman sunnite." C'est un haut fonctionnaire, c'est quelqu'un de sérieux, c'est un préfet. Il me dit que maintenant, il conseillerait presque - mais je ne veux pas lancer ici un appel à émigrer pour les chrétiens - aux chrétiens d'émigrer sans demander de visas et de passer par la Turquie et de se cacher dans ce flot [de migrants] pour avoir des chances d'être accueillis. Parce qu'il y a des consignes, m'a-t-il dit, surtout pour les chrétiens syriens qui sont réputés être pro-régime. En gros, la consigne, ça a été de dire : "Vous pouvez accueillir des Syriens, mais à condition qu'ils ne soient pas pro-régime." Sous-entendu : si vous êtes alaouites ou chrétiens, vous êtes réputés être pro-régime, donc bizarrement, votre visa est instruit pendant huit mois à l'ambassade de France."

    Marc Fromager ajoute une troisième explication :

    "Même en France ça fait des années qu'on a ce genre de témoignages. Des chrétiens égyptiens, par exemple, qui ont fui leur pays parce qu'ils sont menacés, en danger, etc. L'instruction se fait ici avec des traducteurs arabes, la plupart d'origine maghrébine musulmane. Et bizarrement [ces chrétiens traduits par des musulmans] n'auront quasiment jamais droit à l'asile politique et donc sont refoulés. Par contre les musulmans, eux, sont accueillis assez facilement. [...] Il faudrait qu'il y ait des traducteurs arabisants qui soient neutres sur la plan religieux ou qui fassent bien leur travail mais en tout cas, la somme de témoignages de chrétiens dégoûtés du droit d'asile alors que visiblement ils étaient dans un danger physique pressant finit par poser des questions"

    L'émission de Radio Courtoisie a été enregistrée le 11 septembre. On apprend aujourd'hui qu'une chorale orthodoxe syrienne s'est vu refuser ses visas pour aller chanter à Strasbourg. Visas qu'elle avait déposés... à l'ambassade de France à Beyrouth.

    Louise Tudy

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Avec les migrants, l’Allemagne défend sa vision du libéralisme

    « Rien n’est plus superficiel que d’opposer la “cruauté ” de l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce à sa “générosité”envers les migrants. Dans les deux cas, Berlin ne fait qu’appliquer une même philosophie : l’ordolibéralisme. »

    Il y a quelques semaines, Angela Merkel était coiffée d’un casque prussien par des caricaturistes peu inspirés et vilipendée dans toute l’Europe, particulièrement en France. C’était le retour de l’hégémonie prussienne, la politique du « diktat », la vengeance des créanciers suçant le sang des retraités grecs. Aujourd’hui, la même chancelière est célébrée comme Mama Merkel sur les réseaux sociaux, et fêtée comme une visionnaire au grand cœur, redonnant sa fierté à l’Europe. Les Allemands, montrés du doigt quand ils rejetaient massivement toute aide supplémentaire à la Grèce, déploient à présent des prodiges d’ingéniosité spontanée pour accueillir dignement les réfugiés. Les dieux auraient-ils soudain répandu outre-Rhin, comme Jupiter dans « La Fable des abeilles », l’amour de la vertu ?

    Non. Rien n’est plus superficiel que d’opposer la « cruauté » de l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce à sa « générosité » à l’égard des migrants. Il ne s’agit pas de sentiments, bons ou mauvais, mais de l’application cohérente d’une même philosophie politique, triomphante au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et jamais vraiment remise en cause depuis : l’ordolibéralisme. C’est au nom des mécanismes de marché et des libertés individuelles, indissociables les uns des autres, qu’il faut à la fois rembourser ses dettes et prendre au sérieux le droit d’asile.

    Neutralité du marché, universalité de la loi

    L’idée fondamentale de l’ordolibéralisme est qu’on ne peut dissocier libertés économiques et politiques. Wilhelm Röpke, l’un de ses pères fondateurs, y consacre de longues pages dans  La Crise de notre temps (1939) : là où l’on restreint la concurrence, on organise la spoliation par des groupes organisés ; là où l’on nie la règle de droit, on donne le pouvoir économique aux mafias. Le contre-exemple du nazisme, perçu comme une étatisation générale de la société, pousse Röpke à placer au-dessus de toute autre valeur l’Etat de droit (Rechtstaat). Loin d’être les avocats du laisser-faire, Röpke et ses amis, réunis avant-guerre dans le fameux colloque Lippmann, vont donc renouveler le corpus doctrinal du libéralisme en confiant à la puissance publique le rôle crucial d’assurer la neutralité du marché et l’universalité de la loi. L’Etat est garant de la fluidité des échanges et du respect des personnes.

    Comme toujours, ce sont les idées qui guident les hommes. Ludwig Erhard, théoricien de la CDU (le parti d’Angela Merkel) et homme fort de la RFA après-guerre, fera sien l’ordolibéralisme. A gauche, le SPD suivra en adoptant l’économie sociale de marché à son congrès de Bad Godesberg (1959) : « Le marché autant que possible, l’intervention publique autant que nécessaire ». L’Etat renonce à toute forme de planification mais prend un rôle actif dans l’organisation de la concurrence, corollaire nécessaire d’une société démocratique. Comme l’a bien résumé Michel Foucault dans son superbe cours au Collège de France sur l’ordolibéralisme allemand, « La liberté économique fonctionne comme un siphon, comme une amorce pour la formation d’une souveraineté politique ».

    « Ni plus, ni moins »

    Revenons à la Grèce. Les fameuses réformes que Wolfgang Schäuble exigeait en échange d’un nouveau plan d’aide correspondent bien à ce « siphon » de la libre concurrence, sous la forme de privatisations, d’ouverture des marchés, ou de lutte contre les oligopoles. Indépendamment de leur bien-fondé économique (on peut préférer au « bail-out » une restructuration de la dette, comme le défend à présent le FMI), on ne peut nier que ces mesures aient été dictées par des valeurs morales, et non par une quelconque volonté de nuire.

    Revenons aux réfugiés. Ainsi qu’Angela Merkel l’a précisé, « L’Allemagne fait ce qui est moralement et juridiquement requis, ni plus ni moins ». La chancelière se contente finalement d’appliquer la Convention de Genève sur les réfugiés. En se référant à des « droits civils universels », elle ne fait que se conformer à la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont l’article 14 dispose que, « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays ». Les responsables politiques comme les activistes parlent de devoir, pas de charité. La société allemande nous montre qu’elle a su conserver, pour reprendre les mots de Röpke, ces « réflexes immédiats aux atteintes qui lui sont portées par des violations de droit, l’arbitraire, l’intolérance, la cruauté ».

    L’ordolibéralisme marche sur deux jambes. Il est remarquable que, dans ses récents discours, Angela Merkel associe la nécessité d’accueillir les réfugiés avec celle de préserver l’équilibre budgétaire pour ne pas pénaliser les générations futures. C’est l’illustration parfaite de la responsabilité individuelle, « ressort secret d’une société saine » (Röpke encore).

    En France, nous avons les réflexes inverses : solidarité avec les Grecs, rejet des migrants. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen incarnent cette attitude à l’extrême. Aujourd’hui, l’antilibéralisme se décline en antigermanisme. Pourtant, le colloque Lippmann s’est tenu à Paris. Jacques Rueff et Raymond Aron y participaient. Où sont passés les vrais libéraux, ceux pour qui la liberté ne s’arrête pas aux manuels d’économie ?

    Gaspard Koenig, 8/09/2015

    SourceLes Echos le 8/09/2015 :
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021311952905-avec-les-migrants-lallemagne-defend-sa-vision-du-liberalisme-1153450.php#

    http://www.polemia.com/avec-les-migrants-lallemagne-defend-sa-vision-du-liberalisme/

  • Cette haine que la République a toujours vouée à la France

    Nous arrivons à la phase terminale de la haine inexpiable qu’une certaine conception nihiliste de la République a toujours vouée à la France comme patrie charnelle. Nul ne sait qui l’emportera.

     

    La manipulation politico-médiatique à laquelle nous assistons depuis quelques jours, s’agissant de l’accueil en Europe, et plus particulièrement en France, de prétendus réfugiés, ne doit pas nous empêcher de raison garder. Ce déferlement d’immigrants illégaux, encouragé par certains États membres de l’Union européenne et par Bruxelles, provoque la sidération par son orchestration médiatique, qui n’hésite devant aucun mensonge ni aucune voyeurisme pour justifier l’imposture droit-de-l’hommesque.

    Merkel, par cette politique d’appel d’air et ses menaces contre Schengen, qu’elle sait concrétiser, cherche à la fois à s’acheter une virginité humanitaire, à répondre aux besoins d’une Allemagne qui a besoin d’une main-d’œuvre à bon marché et à forcer, avec l’appui de Bruxelles, ses partenaires européens à adopter sa politique, même si en l’affaire elle a peut-être oublié la vertu de prudence.

    S’agissant de la France, en tout cas, les diktats allemands, auxquels Hollande a pour habitude de se soumettre illico, permettent surtout à nos élites de concrétiser leur haine profonde du peuple français. Ce déferlement d’immigrants illégaux, que le « trouple » incestueux formé par le pays légal, les médias de l’oligarchie et le patronat encourage contre des franchouillards incurables, est, à leurs yeux, une chance démographique à saisir car elle leur permet d’accélérer la désintégration de la France.

    C’est évidemment au nom des « valeurs de la République » qu’il convient d’accueillir, « sans discrimination » aucune, ces réfugiés, mâles à près de 80 % – chiffre de l’ONU -, qui ont courageusement laissé femmes et enfants au pays ou dans leur exil précédent avant de les faire venir chez nous. Autant, donc, de faux réfugiés et de vrais immigrants dont le ministre Macron, il y a quelques jours (vendant la mèche), a salué l’arrivée prochaine comme « une vraie opportunité économique ». Alors que le chômage ne cesse de progresser et que la fracture sociale s’aggrave désormais d’une fracture culturelle et religieuse.

    François Marcilhac Directeur éditorial de L’Action Française 2000

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Cette-haine-que-la-Republique-a

  • Crise du logement ?

    A l'occasion de la crise des réfugiés, nous apprenons que 77 310 logements sociaux sont vacants. Les SDF apprécieront.

    Michel Janva

  • Le prix Nobel d’économie 2013 lance l’alerte sur une nouvelle crise américaine

    Il est courant que des voix s’élèvent pour avertir d’un risque de bulle sur les marchés financiers. Or, c’est cette fois-ci le lauréat 2013 du « prix Nobel » d’économie, Robet Shiller, qui s’inquiète de la situation actuelle du marché américain.

    Après la bulle Internet de 2000, une nouvelle bulle ?

    Robert Shiller est reconnu pour ses travaux sur les comportements des agents sur les marchés financiers. Ses travaux avaient notamment été remarqués avec la publication en 2000 de l’ouvrage « Exubérance irrationnelle », qui expliquait notamment que la croissance des marchés actions à cette époque n’était pas viable. Dont acte : les grandes places mondiales ont, peu de temps après, subi le rapide dégonflement de la bulle Internet.

    Par ailleurs, ce n’est pas la première fois depuis le début de l’année 2015 que Robert Shiller exprime de nouveau son sentiment selon lequel le marché américain connaîtrait des valorisations excessives. Ainsi, en mars dernier, le prix Nobel d’économie 2013 avait déjà souligné ce risque dans une interview donnée à la presse allemande.

    Robert Schiller réitère ainsi son avertissement, en se basant notamment sur un indicateur qu’il a lui-même mis en place, et qui cherche à évaluer la confiance des investisseurs vis-à-vis des valorisations du marché. L’indicateur varie de 0 à 100 points en fonction du niveau de confiance des investisseurs vis-à-vis de la valorisation des marchés financiers. Or, depuis plusieurs mois, les résultats de cette enquête montrent que pour les investisseurs particuliers, l’indicateur de confiance est au plus bas depuis la bulle de l’an 2000 précédemment évoquée. Beaucoup d’investisseurs n’auraient donc plus confiance dans le niveau de valorisation actuel des actions.

     

    La Fed ne devrait pas mettre le feu aux poudres

    « Ceci me semble être une nouvelle bulle, avec d’une part un triplement du prix des actions depuis 2009, et d’autre part des gens qui perdent confiance dans la valorisation actuelle du marché », expliquait Robert Shiller au FT.

    Pour l’économiste, il reste impossible de prévoir le moment où cette bulle éclatera. Quoi qu’il en soit, l’éventuelle remontée des taux de la Fed qui pourrait avoir lieu cette semaine ou en fin d’année n’est pas un élément susceptible de déstabiliser les marchés, explique l’économiste. « On en parle depuis si longtemps que tout le monde sait désormais que ça va venir. Ce n’est pas un risque majeur », estime-t-il.

    En revanche, Robert Shiller souligne la nervosité actuelle des investisseurs, qui s’est vue avec l’augmentation de la volatilité des cours de bourse. Ceci « montre que les gens s’interrogent (…). Je pense que les gens réévaluent leur exposition au marché boursier. Je ne suis pas d’une grande aide sur le timing, mais je pense qu’il va encore y avoir quelques soubresauts », a-t-il déclaré.

    Seul bémol dans cette théorie « bearish » : l’indicateur de confiance des investisseurs utilisé par Robert Shiller est déjà à un niveau bas depuis le début de l’année 2014. Cela n’a pas empêché les indices américains de continuer à progresser depuis cette date.

    Source : Boursorama

    http://www.contre-info.com/le-prix-nobel-deconomie-2013-lance-lalerte-sur-une-nouvelle-crise-americaine#more-39240