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l'information nationaliste - Page 7502

  • Ménard compte sur les députés (Présent 8353)

     

    Robert Ménard le sait : contrairement à ce que voudraient couvrir les hurlements des médias, il n’est pas seul. De nombreux élus, de très nombreux Français ne sont pas indifférents au fait que la majorité des élèves de leurs écoles sont musulmans. Ce qui veut dire que dans quelques années, le voile, le halal, les préceptes coraniques seront majoritaires dans ces quartiers-là, quand ce n’est pas déjà le cas.

    8353-P1

    8353-P1

    Le tribunal a rejeté lundi le référé déposé par la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI) qui demandait à la justice d’agir en urgence contre la mairie de Béziers. Pour la bonne raison que la police n’a trouvé aucun fichier sur les élèves musulmans et qu’il n’en existe aucun. Un peu de justice quand même.

    Un peu de courage !

    Mais Robert Ménard ne compte pas en rester là. C’est pour cela soit dit en passant que l’on a élu des maires comme lui, c’est pour que les choses bougent, pour ne pas reprendre de l’UMPS jusqu’à la mort. Le maire de Béziers a écrit aux députés, les appelant à un peu de courage à contre-courant. Pour une fois. Il leur demande de légiférer pour autoriser les statistiques ethniques. Les exhortant à « créer les conditions d’un débat » indispensable :
    « Que l’on se félicite de l’immigration ou que l’on s’en inquiète, notre république ne peut pas continuer à installer des politiques sans connaître exactement la réalité statistique auxquelles on prétend les appliquer. (…) Je ne peux imaginer que je sois le seul maire de France qui ait procédé à un tel calcul. Mais, assurément, je suis le seul à l’avoir dit. »
    Robert Ménard ne manque pas de rappeler que Valls s’était dit favorable en 2009 à une proposition de loi permettant les statistiques ethniques et que Rebsamen ministre du Travail, avait reconnu en 2010 que de telles listes existaient grâce aux commissions d’attribution de logements…
    Selon un tout récent sondage réalisé par l’Institut Odoxa, 55 % des Français sont favorables à la constitution de statistiques ethniques. Les députés vont-ils les entendre ?

    Caroline Parmentier

    http://fr.novopress.info/

  • Discours de Poutine à l’occasion du 70e anniversaire de la Victoire de 1945

    Source : Sayed Hasan
    Alors que le président Hollande est allé commémorer aux Antilles l’abolition de l’esclavage en tenant un nouveau discours de repentance dans lequel il fustigeait la France pour avoir participé à la traite négrière, la Russie ferait en grande pompe la victoire des combattants Russes et alliés de la seconde guerre mondiale. Retrouvez la transcription Française du discours du président Russe.

    Transcription :
    Mes chers concitoyens russes,
    Chers vétérans,
    Honorables invités,
    Camarades soldats de l’armée de terre et de la marine, sergents et officiers mariniers, aspirants et adjudants,
    Camarades officiers, généraux et amiraux,

    Je vous adresse à tous mes félicitations en ce 70e Anniversaire de la Victoire de la Grande Guerre Patriotique !

    Aujourd’hui, alors que nous célébrons cet anniversaire sacré, nous nous rendons compte à nouveau de l’ampleur de la Victoire sur le nazisme. Nous sommes fiers que ce soient nos pères et grands-pères qui aient réussi à surmonter, écraser et détruire cette force obscure. Le projet inconscient d’Hitler est devenu une dure leçon pour la communauté internationale tout entière. A l’époque, dans les années 1930, l’Europe éclairée n’a pas été capable de voir la menace mortelle qui résidait dans l’idéologie nazie.
    Aujourd’hui, soixante-dix ans plus tard, l’histoire nous appelle encore à la sagesse et à la vigilance. Nous ne devons pas oublier que les idées de suprématie raciale et d’exclusivisme ont provoqué la guerre la plus sanglante de l’Histoire. Cette guerre a affecté près de 80% de la population mondiale. Beaucoup de pays européens ont été réduits en esclavage et occupés.
    L’Union soviétique a subi les attaques les plus cruelles de l’ennemi. Les forces d’élite nazies ont été lancées sur elle. Toute leur puissance militaire a été concentrée contre elle. Et toutes les grandes batailles décisives de la Seconde Guerre mondiale, en termes de troupes, de puissance militaire et d’équipements impliqués, ont eu lieu en URSS. Et sans surprise, c’est l’Armée Rouge qui, en prenant Berlin dans une campagne fulgurante, a porté le coup final à l’Allemagne d’Hitler et a mis fin à la guerre.
    Toute notre nation multi-ethnique s’est dressée pour lutter pour la liberté de notre Patrie. Tout le monde a porté le lourd fardeau de la guerre. Et d’un même élan, tout notre peuple a réalisé un exploit immortel pour le Salut de la Patrie. Il a déterminé l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Il a libéré les nations européennes des nazis.
    Tous les Vétérans de cette guerre, où qu’ils vivent aujourd’hui, devraient savoir qu’ici, en Russie, nous apprécions hautement leur courage, leur force et leur dévouement à la fraternité de la première ligne.

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    http://fr.novopress.info/

  • La peine de mort, Taubira et la justice française

    Les promoteurs du vivre-ensemble, les défenseurs d’un monde bisounours aseptisé et les disciples d’une société festive vont pouvoir, une fois de plus, constater avec effroi et réprobation que la France apaisée n’est plus de mise.

    Les promoteurs du vivre ensemble, les défenseurs d’un monde Bisounours aseptisé et les disciples d’une société festive vont pouvoir, une fois de plus, constater avec effroi et réprobation que la France apaisée n’est plus de mise.

    La troisième édition de l’étude annuelle sur les fractures françaises produite par Ipsos/Sopra Steria indique que 52 % des Français se déclarent favorables à la peine de mort, soit 7 % de plus par rapport à l’an dernier. 34 ans après son abolition, cette sentence suscite toujours débats et prises de position enflammées.

    La hausse que révèle ce sondage n’est pas conjoncturelle : le nombre des partisans de la peine capitale n’aurait cessé de croître depuis 2012 – et même quelques années auparavant selon les différentes études. Sa nouveauté réside, en revanche, dans la progression observée au sein des sympathisants socialistes : 36 % d’entre eux y seraient favorables soit 15 % de plus que l’année dernière. Cette importante augmentation concerne également cadres et retraités (10 et 8 % de hausse par rapport à 2014).

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  • La Manif Pour Tous lance son Tour de France pour la famille


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    En mai et juin, toutes les équipes du mouvement se mobilisent dans toutes les régions pour poursuivre le réveil des consciences au plus près du terrain et sensibiliser sur le scandale de la GPA, de la marchandisation de l’enfant et de l’asservissement des femmes sur fond de business lucratif…

    C’est à Epinal que La Manif Pour Tous a choisi de lancer son Tour de France ce soir. Ludovine de La Rochère explique :

    « En partant à la rencontre des Français, nos équipes et nos porte-paroles entendent sensibiliser le grand public encore bien incrédule devant le scandale de la GPA ».

    « Il y a le temps des manifestations et le temps de la pédagogie, de l’explication. Nous y sommes car il faut expliquer au grand public une réalité sinistre, celle d’un business très lucratif qui repose sur des usines à bébés, la traite des femmes et la fabrication d’enfant sur commande. Combien de temps accepterons-nous de fermer les yeux sur ce trafic humain intolérable ? ».

    Albéric Dumont ajoute :

    « Nous avons une attente très forte de nos équipes et de nos sympathisants à travers tout l’hexagone ».

    Au programme, des conférences, des soirées-débat, des projections de film, des opérations de tractages et de collage, sans oublier des rendez-vous avec des élus, en particulier des parlementaires. Ce Tour de France permet aussi aux responsables locaux et nationaux de La Manif Pour Tous de commencer à échanger avec les candidats aux prochaines élections régionales.

    Voilà le programme :

    • 20 mai : Bordeaux
    • 22 mai : Nice
    • 25/26 mai : Toulouse
    • 30 mai : Vincennes
    • 31 mai : Troyes
    • 2 juin : Annecy
    • 5 juin : Val d’Oise (ville à préciser)
    • 10 juin : Croix (région lilloise)
    • 11 juin : Tours
    • du 15 au 17 juin : Montpellier et environs (Nîmes, Perpignan, Narbonne)
    • 19 juin : Cognac
    • 22 juin: Moulins
    • 23 juin: Clermont- Ferrand
    • 24 juin: Bondy
    • 26 juin : Finistère (ville à préciser)
    • 27 juin : Saint-Brieuc
    • 29 juin : Rennes
    • 30 juin : Rouen

    Michel Janva

  • Rapport du Congrès US: Daesh financé par des donateurs du Golfe

    Alors que François Hollande est en visite au Qatar où il doit signer un contrat de vente de 24 Rafales d'un montant de 6,3 milliards d'euros, un rapport du Congressional Research Service (CRS) rattaché au Congrès américain fait état du financement de l'Etat islamique par des donateurs du Golfe, notamment qatari.

    Rattaché au Congrès américain, le Congressional Research Service (CRS) basé à Washington a publié fin avril un rapport qui mentionne plusieurs financeurs privés de l'Etat islamique. Selon le Canard Enchaîné du mercredi 29 avril, les donateurs sont originaires d'Arabie saoudite, du Qatar, des Emirats arabes unis et du Koweït.

    Le CRS souligne également la présence d'intermédiaires, notamment turcs, facilitant l'exportation du pétrole et du gaz irakiens qui alimente les recettes des jihadistes à hauteur de plusieurs millions de dollars par semaine.

    Nos amis du Golfe

    Malgré ces apports, les dépenses importantes des jihadistes entrainent un déficit du budget de l'Etat islamique précise le rapport. La seule ville de Mossoul, "capitale" de l'Etat islamique, nécessite, pour sa gestion, une dépense d'environ 1 million de dollars par jour. Par ailleurs, selon les informations rapportées par le Canard Enchaîné, les chefs jihadistes envisageraient de dépenser 250 millions de dollars pour leurs opérations militaires sur le terrain. Chaque combattant étant rémunéré entre 400 et 600 dollars par mois.

    Les financements des troupes terroristes par les Etats pétroliers du Golfe, grands alliés de Washington et Paris, n'ont jamais fait l'objet d'une enquête parlementaire qui risquerait de priver les puissances occidentales de l'afflux des précieux pétrodollars. Ce n'est pourtant pas la première fois que ces Etats sont mis en cause sur ce thème.

    En 2012, lors de la prise du Nord Mali par les jihadistes, le Canard Enchainé affirmait sur la base d’informations de la Direction du renseignement Militaire Français que l’émir du Qatar avait livré une aide financière au Mujao. Rien ne saurait toutefois inquiéter les alliés saoudien et qatari de Paris. Et surtout pas quand un contrat de vente de Rafales est à la clé.

    Al manar :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_mondialisme/EuFEuuVpEVFPdYpCWr.shtml

  • L'objection de conscience face à l'avortement

    Le docteur Sylvie de Kermadec, gynécologue-obstétricien, a failli être licenciée parce qu'elle avait essayé de faire réfléchir une femme qui voulait avorter. À l’occasion de la sortie du hors-série de L’Homme Nouveau sur l’objection de conscience, elle déclare :

    H

    "Depuis le début, depuis que je suis externe, j’ai toujours exclu toute participation de près ou de loin à des avortements. D’abord en refusant de collaborer à des actes, puis en refusant de poser des stérilets ; enfin, lorsque j’ai été chef de service dans un hôpital parisien, en limitant les activités du service pour que le personnel ne pratique pas l’IVG.

    Comment avez-vous réussi à évincer cette pratique dans votre service ?

    J’ai dit que l’on n’en ferait pas. Point. C’était non discutable. Lorsqu’on est intimement convaincu, ferme, et gentil, on en impose naturellement.

    Cette objection de conscience était-elle évidente, ou avez-vous dû l’imposer ?

    L’objection de conscience est théoriquement possible. C’est un droit réel reconnu par la loi. Mais on ne nous laisse pas l’exercer facilement. Nous sommes soumis à des pressions, et obligés d’engager un certain rapport de force. Il faut donc parfois justifier ce refus. J’ai failli être licenciée d’une clinique parce que j’avais essayé de faire réfléchir une femme qui voulait avorter. Je l’ai aidée à réfléchir à d’autres éventualités. Si on ne le fait pas, on ne respecte pas leur liberté de choix. Suite à cet entretien, la patiente a déclaré qu’elle désirait réfléchir. Cela a mis en colère la directrice de la clinique. Elle m’a convoquée et a décrété qu’on n’avait pas le droit de dissuader les patients de pratiquer une IVG. J’ai rétorqué en m’appuyant sur l’application de la loi, qui dit que le premier entretien doit être dissuasif, et expliquant qu’en cas de licenciement, devant les Prud’hommes je serais soutenue. L’affaire en est donc restée là.

    En tant que chef de service, j’ai été soumise à des pressions majeures pour réaliser ou laisser pratiquer des actes incompatibles avec le comportement auquel nous engage l’Église. Certaines périodes ont été très difficiles en raison de pressions permanentes.Des pièges m’ont été tendus, parfois, afin de m’obliger à pratiquer un avortement. En vain. J’ai refusé de participer à toute organisation ou tout acte y conduisant. En revanche je suis très à l’écoute des femmes. Elles ont très souvent envie d’avoir cet enfant, mais comme elles ne l’ont pas prévu, elles sont dans la logique de l’avortement. Elles sont en détresse, il est très important de leur montrer compassion et bonté, de leur montrer que je ne suis pas en accord avec le geste qu’elles projettent, mais ne les juge pas. Je leur parle, les incite à réfléchir avant de prendre une décision. Que cela fonctionne ou non, cela peut servir une autre fois. Mais je ne participe à l’acte d’aucune façon.

    Vous travaillez aujourd’hui dans une grande entreprise publique. Éprouvez-vous toujours les mêmes difficultés ?

    J’ai dû récemment faire face à la plainte d’un syndicat de cette entreprise. Ils reçoivent régulièrement les plaintes de femmes ou de représentants du personnel qui essayent d’obtenir mon départ car je refuse de poser des stérilets et de répondre à leur demande d’IVG. La loi m’autorise à ne pas faire des choses qui se heurtent à ma conscience. Je contre donc en invoquant les articles qui m’y autorisent. [...]"

    Michel Janva

  • « La Révolution par le haut »

    L‘une des caractéristiques générales de l’époque contemporaine, c’est la pression, la poussée et l’action de rupture qui s’exerce en partant du bas, et en fonction du bas, sur les structures existantes : ce qui correspond au sens propre et légitime du mot « subversion ».

    Cette situation a pour prémisse évidente la crise de l’ensemble des structures en question : qu’elles soient des structures politico-sociales, culturels ou intellectuelles. C’est pourquoi elle est indissociable d’un procès fait au monde moderne, à la société bourgeoise et au capitalisme, fait à un ordre qui n’est plus qu’un désordre extérieurement contenu, à des formes d’existences désormais privées de toute signification supérieure, « déshumanisantes », créatrices – pour reprendre un terme dont on a abusé – d’« aliénation ».

    La révolte contre tous ces aspects d’une civilisation problématique peut-être légitime. Mais ce qui est typique de l’époque contemporaine, c’est l’absence de toute action rectificatrice, libératrice ou restauratrice d’en haut ; c’est le fait qu’on permette que l’initiative et l’action, souvent nécessaire, de rupture, adviennent précisément en partant du bas : du bas compris par référence tant à des couches sociales inférieures qu’à des valeurs inférieures. Cela a pour conséquence presque inévitable le déplacement du centre de gravité vers un niveau qui est encore plus médiocre que celui des structures entrées en crise et devenues comme privées de tout contenu vital.

    Dans le domaine politique et social, le phénomène présente des formes si précises qu’il est pratiquement superflu de s’y arrêter. Personne n’est myope au point de ne pas comprendre, désormais, ce que signifie vraiment, par exemple, la fameuse « justice sociale ». Elle n’est en rien la vraie justice, la justice distributive du suum cuique, fondée sur un principe d’inégalité et autrefois défendue par les classiques, à commencer par Aristote et Cicéron. Il s’agit en fait d’une pseudo-justice partisane, au service exclusif des intérêts des couches les plus basses, des « travailleurs », et au détriment des autres, sous l’influence de mythes qui ne servent qu’à aplanir peu à peu la voie de la conquête de l’État par les forces de gauche.

    Contre cette action, désormais très organisée et presque impossible à endiguer, qui part du bas et qui s’inspire de cette blague qui voudrait que l’homme naturel, sain, généreux, etc., ne soit présent que dans les couches les plus basses, et qui prétend donc que la fin ultime du mouvement subversif serait aussi un nouvel et authentique « humanisme » – contre cette action pratiquement personne n’est capable de réagir avec énergie. Le principe de la réaction devrait être le suivant : on peut dénoncer les erreurs, les défauts et la dégénérescence d’un système ; on peut, par exemple, s’affirmer ouvertement hostile à la bourgeoisie et au capitalisme, mais en partant d’un plan situé au-dessus et non en-dessous de ce système, au nom des valeurs aristocratiques, qualitatives et spirituelles, non des valeurs « prolétariennes », « sociales » ou collectivistes. Les valeurs aristocratiques pourraient en fait donner lieu à une action rectificatrice encore plus radicale, si elles trouvaient vraiment des hommes qui fussent à leur hauteur, munis d’une autorité et d’un pouvoir suffisants, capables de prévenir ou de briser par une révolution du haut toute velléité ou tout début d’une révolution du bas.

    On voit malheureusement de façon de plus en plus nette que de telles perspectives sont étrangères aux horizons intellectuels de nos contemporains. On peut au contraire constater que même ceux qui prétendent combattre le « désordre établi » du monde moderne à partir d’accusation justes (mais devenues évidentes et presque banales) adressées à la société actuelle, et qui mettent même en avant les valeurs de la personnalité et du christianisme, ne cachant pas leurs affinités électives avec le bas, avec les « revendications » du bas et le pseudo-humanisme de gauche, affichant en fait leur refus et leur incompréhension de toute solution possible dans le cadre d’un système reposant sur un principe d’autorité et de souveraineté, d’ordre vrai et de vraie justice. On citera, comme exemples typiques, Maritain et Mounier, mais aussi un traditionaliste comme L. Ziegler.

    Il est très intéressant de reconnaître que cette orientation est étroitement associée à d’autres orientations qu’on peut constater dans des domaines proprement culturels. Le « néo-réalisme » et autres tendances similaires ne se caractérisent-ils pas par le fait de ne présenter abusivement comme « réels » que les aspects les plus bas, les plus misérables, les plus vulgaires de l’existence ? Faut-il croire que le reste n’aurait rien à voir avec ce qui est authentique, sincère et « réel » ?

    Il est un cas encore plus significatif, qui montre le grand rayon d’action de la diffusion de la tendance en question : celui constitué par la psychanalyse et par l’irrationalisme moderne. On est parti d’une critique, en soi légitime, du fétichisme de la « raison » et de l’intellectualité abstraite, d’une critique des superstructures du Moi conscient. Mais, de là on est immédiatement passé à un phénomène d’ouverture de l’homme, non en direction du haut, mais du bas. Contre ce qui est « rationnel », on a mis en valeur la simple irrationalité, la « vie » ; contre le conscient, l’inconscient, et dans ce dernier seulement on a voulu voir la véritable force motrice du psychisme. Ici aussi, il en est résulté une régression, une translation du centre de gravité humain vers le bas. La cause est analogue à celle indiquée dans le domaine politique et social : on a fait comme s’il n’existait, en dehors du « rationnel » et de ses éventuelles prévarications, que l’infrarationnel (l’inconscient, le vital, l’instinctif, etc.), et non, également, le supra-rationnel : bien que celui-ci soit attesté par tout ce qui est indissociable, dans l’histoire de la civilisation, de la grandeur humaine authentique.

    On pourrait développer des considérations analogues pour désigner d’autres parallélismes, en rapport avec des phénomènes culturels contemporains comme, par exemple, l’existentialisme et de nombreuses variantes du néospiritualisme. Mais nous ne pouvons pas nous étendre ici à ce sujet. Il suffira brièvement de rappeler la tendance identique à l’oeuvre dans toute une série de phénomènes et ce que ceux-ci, avec leur présence révélatrice de l’esprit du temps, sous-entendent malheureusement : l’inexistence, aujourd’hui, d’hommes qui sachent rester fidèles à certaines positions et agir en partant non du bas mais du haut, dans tous les domaines.

    Julius Evola

    Explorations, Hommes et problèmes, 1974.

    Article II : Révolution par le haut

    Édition Pardès, 1989, p.23-26.

    http://la-dissidence.org/2015/04/30/julius-evola-la-revolution-par-le-haut/