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31/10/2017

LES ORIGINES CELTES D'HALLOWEEN : LA SAMAIN

Ce soir, 31 octobre, nombre d’enfants déguisés en petits diables, monstres ou sorciers vont venir toquer à votre porte pour réclamer des friandises en menaçant de vous jeter un sort si vous ne répondez pas favorablement à leur demande.

Cette coutume est la plus connue de la fête d’Halloween, revenue en France depuis le début des années 2000. Mais saviez-vous que cette fête est d’origine celte et porte le nom de Samain ? Il y a plus de 3000 ans, les Celtes occupent les îles britanniques mais aussi la Bretagne et une grande partie de la Gaule.

Selon eux, l’année est divisée en deux : la saison claire et la saison sombre.

La Samain marque le passage entre ces deux périodes et une rupture dans les activités quotidiennes de la société avec la fin des combats pour les guerriers et la fin des travaux des champs pour les agriculteurs.

C’est à l’issue de la Samain que débute la nouvelle année.

Les Celtes ayant un calendrier lunaire, les cérémonies, qui durent une semaine, débutent 3 jours avant la pleine lune de novembre et se poursuivent trois jours après. 

Elles rassemblent l’ensemble de la communauté autour des druides et de grands feux allumés au sommet des collines pour éloigner les mauvais esprits.

En effet, selon les croyances, cette période voit les âmes des défunts retourner auprès de leurs familles. Les vivants se costument et se griment de manière effrayante pour se fondre parmi les revenants.

À la fin des célébrations chaque famille se voit remettre une braise permettant de faire renaître le feu dans le foyer domestique. La flamme sacrée doit ensuite être maintenue jusqu’à l’automne suivant.

Dans le monde romain, les mois d’octobre est également celui de la célébration des morts au cours des Feralia.

Les familles se rendent sur les tombes de leurs ancêtres pour les honorer en apportant des vivres et des fleurs.

Le lendemain, se déroule la fête des Caristia où les dieux domestiques fondateurs de la lignée, appelés dieux lares, sont honorés à leur tour.

La christianisation du monde romain et gallo-romain entraîne l’interdiction de ces fêtes.

Au VIIIe siècle, la fête de tous les saints, célébrée, depuis le VIIe siècle, le 13 mai, est déplacée au 1er novembre pour éliminer les résurgences des fêtes païennes.

La nuit du 31 octobre au 1er novembre devient ainsi la veille de la Toussaint qui se dit en anglais : all hallow’s eve, et s’est transformé en Halloween.

Cette date est pourtant marquée par certaines traditions païennes qui ont perduré au cours des siècles et jusque dans les années 1950-1960, notamment en Bretagne et dans le nord de la France.

C’est le cas de la confection de lanternes creusées dans des légumes comme des navets ou des betteraves et décorées avec des figures effrayantes. Ces lanternes sont ensuite disposées dans les recoins sombres des villages pour effrayer les mauvais esprits.

Si les citrouilles sont aujourd’hui privilégiées c’est parce qu’elles sont plus faciles à travailler !

Ce soir, en donnant leurs friandises aux enfants, n’hésitez pas à leur raconter l’origine de cette fête multimillénaire, plus ancrée dans nos traditions et moins commerciale que l’on ne croit !
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19:56 Écrit par pat dans culture et histoire, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Pour un gramscisme de droite

« Les gens de gauche inventent des idées nouvelles. Quand elles sont usées, la droite les adopte. » Marc Twain

Par Ambroise Savatier, juriste, Secrétaire général de groupe, Conseil Régional des Pays de Loire ♦ La confusion règne dans l’offre politique actuelle. Les différents partis classés à droite de l’échiquier politique sont empêtrés dans des conflits internes qui recoupent, de manière évidente, des contradictions doctrinales. La droite politique est idéologiquement déboussolée, au point d’en oublier ce qui la distingue fondamentalement du camp adverse. « Quand on me demande si la coupure entre gauche et droite a encore un sens, la première chose qui me vient à l’esprit, c’est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche ! » remarquait Alain.

En effet, nul au sein de ce camp politique ne semble plus très bien comprendre à quelle vision de l’homme et à quelle philosophie sociale renvoient ces points cardinaux de « gauche » et de « droite ».

Les amalgames historiques ne facilitent pas les choses : Le libéralisme, né à gauche au XIXe, passé à droite au XXe siècle, revient aujourd’hui dans son camp d’origine. Le combat social, mené historiquement, aussi bien par la droite réactionnaire que par la gauche radicale, est supposé être l’apanage exclusif de la gauche. Par ailleurs, l’usurpation du qualificatif « de droite » par certains membres du personnel politique qui mènent des politiques authentiquement « de gauche », ou son rejet par d’autres qui défendent nonobstant certaines idées parfaitement « de droite », ne fait qu’aggraver cette confusion générale.

Pourquoi cette difficulté chez la droite à s’assumer ? A quelques exceptions notables, la médiocrité culturelle des représentants de la droite politique est affligeante, autant par leur méconnaissance des humanités que par la petitesse de leurs statures. Depuis un demi-siècle, aucun événement historique digne de ce nom n’a pu forger de caractère illustre. N’ayant guère connu pour leur pays, depuis leur naissance, que la paix et la prospérité, les cadres des partis de droite ont troqué la grandeur et le panache contre la gouvernance technocratique (croissance et Triple A semblent être devenus les moteurs de leur action) et le suivisme culturel (accueil des migrants, progressisme sociétal, etc.). Si, d’aventure, la droite parlementaire se pique de quelques propositions sécuritaires par-ci par-là, celles-ci sont davantage motivées par un esprit comptable et individualiste – garantir la propriété des biens pour jouir sans entraves – que par une vraie vision anthropologique, dont le bien commun serait la finalité.

En bref, la droite politique rechigne à endosser la doctrine et les symboles qui devraient être les outils de son combat. La gauche, quant à elle, assume fièrement son idéologie. Elle a eu l’intelligence stratégique de s’approprier, depuis Mai-68, tous les leviers du savoir et de la culture. L’hégémonie culturelle étant le préalable à toute victoire politique, elle n’a cessé dès lors de remporter ses combats les uns à la suite les autres. Son rayonnement a été si grand que la droite, faute de substrat idéologique, s’est elle-même laissé contaminer par l’idéologie de la bienpensance. Ainsi, il apparaît de plus en plus clair que c’est l’incurie culturelle de la droite qui est la cause de son insuccès politique.

Échecs politiques et droimmitude

Qu’on se le dise, depuis la Révolution française, le bilan politique global de la droite n’est guère éclatant. En 1815, après l’épopée napoléonienne, Louis XVIII s’assoit sur le trône. Embarrassé par les ultras qui se veulent « plus royalistes que le roi », le pragmatique souverain confie au duc de Richelieu la mission de renvoyer la très droitière chambre introuvable. La Restauration tourne au fiasco ; ce régime qui désirait « renouer la chaîne des temps » succombe en 1830, en conséquence de l’excès réactionnaire de Charles X. La Monarchie de juillet et le Second Empire décident de gouverner au centre, marginalisant de facto les représentants de la droite. Les débuts de la IIIe République rallument l’espoir monarchiste. Mais la médiocrité politique de Mac Mahon et l’idéalisme intransigeant du comte de Chambord ruinent de façon définitive le projet d’une ultime restauration. La sacralité des Bourbons est perdue. En 1889, la droite se trouve un nouveau cador avec le général Boulanger. Dans un style populiste, le militaire fait la synthèse du nationalisme et du socialisme. Mais, très vite, l’aventure boulangiste tourne au vinaigre, sur fond de scandales et de conflits internes. En 1924, les querelles intestines du bloc national (alliance entre libéraux, conservateurs et réactionnaires) entraînent dans les abîmes la chambre « bleu horizon ». Le cartel des gauches remporte la majorité, et plus jamais la France ne connaîtra d’assemblée aussi marquée à droite. L’appel au ralliement de Léon XIII (1892), la mise à l’Index des œuvres de Maurras (1926), enfin, l’excommunication des adhérents de l’Action française (1927), aggravent la déroute d’une famille de pensée dont la majorité des membres sont catholiques, et qui se trouvent privés, dès lors, de l’appui de Rome dans leur combat pour le trône et pour la nation. La dissolution des Ligues en 1936 libère un espace pour le Parti Social Français (PSF), premier parti de droite nationale « de masse » (quasiment 1 million d’adhérents), conservateur, antiparlementariste et d’inspiration catholique-sociale, porté par la figure du colonel de La Rocque. Le PSF voit son envolée électorale brisée par la défaite de juin 1940. Sous l’Occupation, la plupart des premiers résistants sont issus de la droite nationaliste, mais le régime de Vichy s’approprie hypocritement (1) les thématiques traditionnelles de cette famille d’idées (culte du chef, natalisme, retour à la terre, etc.), et des thèmes transversaux tirés de l’œuvre des anticonformistes des années 1930 ; entraînant ainsi la droite dans son discrédit.

En 1945, la Libération consacre le mythe d’une « gauche Résistante ». L’idéologie progressiste, incarnée par le PCF, la SFIO et le MRP, assimile toute conviction de droite au pétainisme. C’est l’avènement de la pensée unique. La gauche intellectuelle entreprend son œuvre idéologique : elle professe que « tous les anticommunistes sont des chiens », écrit des poèmes à la gloire de Staline, soutient la décolonisation et les massacres du FLN. Les soldats de l’armée française, puis les membres de l’OAS qui se sacrifient dans un combat désespéré pour la « mission civilisatrice de la France » et l’intégrité du territoire, sont voués aux gémonies par l’intelligentsia parisienne. Bientôt, les faiseurs d’opinion saluent les combats de Fidel Castro et la révolution culturelle maoïste. En mai 1968, ils proclament qu’il est interdit d’interdire. En 1981, dans l’emblématique L’Idéologie française, BHL fulmine la « France moisie », et ce peuple français de souche « collabo » à « l’esprit étriqué ». La génération Mitterrand réalise cette hégémonie culturelle de la gauche, portée sur les fonts baptismaux de la French theorie (Foucault, Deleuze) et de l’idéologie de marché (Hayek, Friedman) : dérégulation de l’économie, construction européenne, immigrationnisme, antiracisme, et bougisme sociétal. Pendant ce temps-là, la droite politique est à la ramasse.

En clair, il faut admettre que l’histoire politique de la droite est une inexorable litanie d’échecs (2) et de vexations. D’où cette névrose chez une famille de pensée qui a fini par intérioriser sa propre illégitimité, quitte à se laisser coloniser par les idées de gauche. En effet, depuis un demi-siècle la droite a pris l’habitude d’adopter les modes idéologiques – économisme, droit-de-l’hommisme, idéologie du progrès – qui ont historiquement affaibli toutes ses défenses immunitaires. C’est le fameux sinistrisme analysé par Thibaudet. Depuis quarante ans, les représentants de la « droiche », reconduits aux affaires par le biais du vote utile, s’évertuent à produire la loi Veil, le regroupement familial, les lois liberticides Pleven et Lelouch, la loi Rothschild-Pompidou, ou le Traité de Lisbonne, sans jamais remettre en cause les pseudo-acquis déconstructeurs du parti « du progrès », qu’ils intègrent si bien qu’ils finissent par les trouver désirables. C’est l’effet cliquet, qui permet de passer d’un cran à l’autre, dans un processus non-rétrogradable (3). Quel ténor de la droite parlementaire, qui a battu le pavé pour « sauver l’institution familiale » en 1999, oserait aujourd’hui remettre le PACS en question ? Laurent Wauquiez, le cador de la droite étiquetée « dure », qui n’a pas loupé une Manif pour tous, a déjà retourné sa parka rouge sur le mariage gay, et prépare, de façon sûre, d’autres prévisibles revirements.

La droite a renoncé à produire sa propre vision du monde

Depuis Mai-68, la droite s’est focalisée sur l’économie, et la gauche sur la culture. Jacques Julliard définit ainsi le Yalta culturel de la politique française : « A gauche le libéralisme moral et la réglementation économique, à droite la réglementation morale et le libéralisme économique ». Pour la droite, ce choix constitue un double écueil :

– d’une part, elle s’est laissée subjuguée par l’idéologie du marché, pourtant contraire à sa vision anthropologique (4). Dans son schéma l’homo œconomicus a pris la relève historique de l’homo politicus, disqualifié pour manque d’appétit consumériste. La droite des valeurs s’est fait avaler par la droite des affaires. Mauvais business, car le marché finit toujours par imposer sa logique individualisante, donc à terme libertaire, à la société ;

– d’autre part, elle a laissé à la gauche l’entière maîtrise du champ culturel. La littérature, la presse, l’université, le milieu artistique, etc., le gauchisme a pénétré tous les vecteurs de l’idéologie et de la culture. La droite authentique, ou ce qu’il en reste, y est ultra-marginalisée. Le camp du Bien s’est institué en pouvoir total, gardien de la parole autorisée, et fascisant tout ce qui ne correspond pas à sa vision du monde. A quelques exceptions notables, même la vraie droite semble terrorisée rien qu’à l’idée d’être traitée de « réac », de « facho » ou de « faire le jeu du FN ».

Elle a fini par croire que, pour faire passer son message, elle a l’obligation de se soumettre aux critères de respectabilité idéologique de la gauche. Or, qu’elle se proclame humaniste, partisane du progrès, qu’elle multiplie sans relâche les génuflexions face au dogme libéral-progressiste, elle ne sera pour autant, jamais, au grand jamais, admise au sein du cercle de la raison (5), tant la gauche est persuadée de la supériorité morale de sa cause ; et du caractère délictueux de toute idée qui ne vient pas d’elle-même. Ainsi raisonne-t-on à gauche, où l’extrême droite commence à partir de François Bayrou. Il serait temps de l’admettre et d’en tirer les conséquences.

L’épuisement culturel de la gauche

Si la domination culturelle de la gauche est toujours palpable, elle est en passe de changer de camp. La marche des idées s’est inversée. Depuis la chute du Mur de Berlin, divers facteurs : mondialisation incontrôlée, paupérisation de la classe moyenne, relativisme des mœurs, réveil brutal de l’islam, etc., ont largement contribué à discréditer la mythologie du progrès et de l’émancipation individuelle. La production des idées à gauche a cessé dans ses deux versions historiques : sociale et libérale.

Pour ce qui est de la gauche sociale, ses diverses tendances – anarchisme, trotskisme, communisme – datent, au mieux, du milieu du XXe siècle, souvent de la fin du XIXe. Le PC, encore à 15% dans les années 1980, réalise aujourd’hui moins de 3% des suffrages. Son électorat a en partie migré au FN. On continue, bon an mal an, de chanter l’International et de hisser le drapeau rouge à la Fête de l’Huma, mais tout ce charmant folklore dégage un parfum de naphtaline. Le PS, auquel Benoît Hamon a redonné une orientation sociale durant la campagne de 2017, n’est plus qu’un astre mort et doit vendre son siège de la rue de Solférino. Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, réalise encore quelques succès électoraux, mais qui sont dus davantage à son charisme personnel qu’à ses idées – Etat dirigiste, collectivisme, lutte antifasciste – tout droit sorties des grandes heures de la IVe République. Les syndicats éprouvent un certain mal à mobiliser les travailleurs pour les manifestations anti-loi travail. C’est pire encore en ce qui concerne les mouvements d’ultragauche et altermondialistes qui, par leur attitude, laissent deviner combien ils sont aux abois : la violence aveugle des groupuscules antifas le dispute à la vacuité des fumeurs de pétards de chez Nuits Debout.

Dans sa version libérale, la gauche s’est en partie recyclée par le biais de Macron, dont le succès électoral est relatif : seuls 43% de l’ensemble des électeurs ont voté pour l’ex-banquier de Rothschild. A part quelques postures gaulliennes, qui durent le temps d’un selfie, on ne croit guère le macronisme capable de produire une nouvelle donne culturelle qui soit différente de celle du capitalisme, de l’intégration européenne, de l’immigrationnisme, dans la droite lignée de toutes les présidences françaises depuis Giscard ; le charme goldenboy, et la dimension high tech en plus. En bref, rien de philosophiquement révolutionnaire.

S’agissant des luttes sociétales « émancipatrices » qui sont assumées de façon plus ou moins cohérente par les deux gauches, tels la libération sexuelle, la théorie du genre ou le pédagogisme, elles proviennent toutes de la contreculture des sixties et des seventies. S’il est vrai qu’elles sont toujours défendues aujourd’hui, bec et ongles, par certains membres de la classe politique, on sent bien qu’elles ont épuisé le cycle de leur virtuosité. Il y a comme une redondance, une fatigue chez cette gauche militante, à faire admettre les fumisteries du gender et de l’éducation positive à des populations, notamment immigrées arabo-musulmanes, qui n’ont pas l’air excessivement enthousiastes.

Cette gauche culturelle, habituée depuis l’ère mitterrandienne à fréquenter les lieux du pouvoir, est définitivement sortie du jeu durant les pitoyables années du hollandisme. Elle s’est découverte sans doctrines, ni chefs, ni militants. Elle qui se célébrait comme gardienne de l’intelligence, patronne des vertus citoyennes, porteuse d’un avenir radieux, elle qui se glorifiait d’attirer des Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Yves Montand, doit reconnaître qu’elle ne rayonne plus comme avant. Seuls des Jacques Attali, Jamel Debouze et Benjamin Biolay peuvent encore prétendre au titre de compagnons de route du déclinant « parti de l’intelligence ». Pour la gauche, le bon vieux temps du confort intellectuel et moral n’est plus.

Gagner la bataille des idées

Le déclin de la domination culturelle de la gauche offre à la droite l’occasion de réinventer son substrat idéologique à partir d’une philosophie de l’enracinement. Beaucoup d’intellectuels, parfois issus de la gauche, ont développé certaines idées volontiers endossées par la droite : Alain Finkielkraut sur la crise identitaire, Régis Debray sur la problématique des frontières, Michel Onfray et sa critique de la modernité, etc. Pour autant, les appareils politiques se sont révélés inaptes à décliner ce travail intellectuel sur le plan électoral. Durant la campagne de 2017, « la droite et l’extrême droite n’ont pas réussi à produire d’idées nouvelles, se contentant de se reposer sur des acquis idéologiques engrangés dans le passé », analyse Gaël Brustier (6). Or, une majorité de Français (56% selon un sondage IFOP) s’affirment aujourd’hui de droite et s’accordent visiblement sur les thèmes essentiels : immigration, sécurité, TPE-PME, liberté éducative, etc. Ce peuple de droite, bien que sociologiquement divisé, a donc une réelle consistance. Comment lui donner une forme politique ?

Pour former une véritable alternative de droite, il faut d’abord gagner la plus élémentaire des batailles : celle des idées. Tant qu’elles ne seront pas dominantes et bien articulées dans les têtes, elles ne seront pas gagnantes dans les urnes. La droite doit penser une stratégie culturelle, un « gramscisme de droite », du nom de ce marxiste italien qui a théorisé la notion d’ « hégémonie culturelle », l’objectif étant de réunir la société politique et la société civile autour d’un projet cohérent. Dans Le Marxisme de Marx, Raymond Aron explique que la puissance politique de l’œuvre de l’auteur de Das Kapital est de pouvoir être expliquée en « cinq minutes, en cinq heures, en cinq ans ou en un demi-siècle ». La doctrine sophistiquée du marxisme a imprégné les mentalités de façon quasi religieuse, aussi bien dans sa version originelle socialiste (la lutte de la bourgeoisie contre le prolétariat) que dans son prolongement culturel contemporain, à savoir la lutte identitaire de tous les autoproclamant « dominé-e-s », quels qu’ils soient (femmes, homosexuels, migrants, etc.) contre tous les pseudo- « dominants » (patriarcat, hétérosexuels, peuple du pays d’accueil). A la façon du marxisme, il faut se donner les moyens d’édifier un corpus idéologique de droite, clair, efficace, fondé sur une vision du monde solidement charpentée. Il faut mener la guerre des mots, des symboles, des grands mythes mobilisateurs.

La présidentielle de 2007 fut une étape décisive. Sous l’influence de Patrick Buisson, le candidat Sarkozy assuma un positionnement droitier. Pour n’avoir pas lu Gramsci, Nicolas Sarkozy n’en saisit pas moins quelques rudimentaires ressorts lui permettant, dans un contexte d’appauvrissement du débat public, de réorganiser à son profit tout un univers symbolique. « Renverser l’héritage de Mai-68, rétablir l’autorité du prof, défendre l’identité nationale, etc. » furent les promesses inattendues du candidat UMP, au grand désespoir de nombreux cadres de ce mouvement qui désiraient mener campagne au centre. Démarche purement électoraliste, on le sait, car jamais ces paroles ne furent traduites en actions. Cela étant, la gauche fut horrifiée de se voir imposer ces nauséabondes thématiques. Comme le remarque Patrick Buisson, ce viol salutaire de l’idéologie bienpensante fut l’étincelle originelle, qui aboutit plus tard, en 2013, à la Manif pour Tous. La loi Taubira fut, en effet, le détonateur d’un grand mouvement social conservateur, qui draina plus d’un million de personnes dans la rue, et suscita tout un ensemble d’actions militantes (Les Veilleurs, Les Antigone, les Hommens, etc.) portées par des jeunes maîtrisant les codes de la communication. Le texte est passé. Jean-Christophe Cambadélis reconnut toutefois que, dans une perspective gramscienne, on peut parler d’une « défaite culturelle pour la gauche », qui semble avoir perdu le monopole des mouvements contestataires.

C’est bien à droite que se déroule l’agitation des idées. Les essais politiques majeurs de ces dernières années, signés Patrick Buisson, Eric Zemmour ou Philippe de Villiers, démontrent en quoi la submersion migratoire et le fondamentalisme de la modernité déstabilisent nos cadres de vie traditionnels, au point de menacer l’existence même de la France comme nation historique. Les progressistes n’ont plus le monopole de la pensée critique. Par ailleurs, la génération qui a moins de 40 ans est plus désinhibée ; elle ne souffre plus du complexe d’illégitimité de la droite. Le foisonnement des jeunes intellectuels militants – François-Xavier Bellamy, Eugénie Bastié, Alexandre Devecchio, Julien Rochedy ou Charlotte d’Ornellas –, l’émergence de médias alternatifs – la nouvelle revue l’Incorrect à la fois intello et rock’ roll qui assume son ambition d’unir les sensibilités de droite, la revue Limites reprenant pied sur le terrain de l’écologie, la revue d’idées ElémentsTV LibertésFréquence Orage d’Acier – ou encore des initiatives dédiées à l’activisme, comme Génération Identitaire, et à la formation, telles Academia Christiana, Renaissance catholique, la Fondation Polémia, Acteurs d’Avenir, etc., donnent de nombreuses raisons d’espérer.

Pour l’heure, il s’agit d’un foisonnement encore très parisien, assez intello, plus ou moins distant de la réalité d’une majorité de Français. Pour s’imposer, cette doctrine devra s’adapter aux enjeux contemporains, notamment écologiques et géopolitiques, et ne pas s’arc-bouter exclusivement sur des thématiques morales ou identitaires. Surtout, elle devra prendre la question sociale par les cornes, pour soumettre aux Français défavorisés une alternative crédible, tant au libéralisme qu’au socialisme, à travers une réflexion de fond sur la subsidiarité.

Cette jeunesse de droite doit enfin se soucier de mettre en adéquation son mode de vie avec ses idées. Il est toujours affligeant d’observer cette bourgeoisie dévote, racontée de façon ironique par la jeune romancière Solange Bied-Charreton (7), qui sort dans la rue pour défendre l’école libre et protester contre la loi Taubira, mais qui, par derrière, vote Macron et pousse ses enfants à s’inscrire dans les grandes écoles de commerce pour s’assurer qu’ils reproduiront bien leur réussite socio-économique. Dans cette démarche visant à fabriquer des winners, certains rejetons de bonnes familles admettent trop facilement la dilution de leurs valeurs. Il faut tuer le droitard qui est en soi. D’autres jeunes qui font le choix de devenir enseignant, artiste, journaliste, pour défendre et transmettre une noble vision du monde, au risque de casser l’ascension sociale de leurs parents, méritent à ce titre d’être salués.

Cap à tribord donc ! Il s’agit pour la droite de se prendre enfin au sérieux, et de concevoir une stratégie culturelle, un Kulturkampf, dont la finalité serait la conquête effective du pouvoir. Pour ce faire, elle dispose d’abondantes ressources intellectuelles. Il ne tient qu’à elle de transformer l’essai.

Ambroise Savatier 18/10/2017

Notes :

1/ Patrick Buisson, 1940-1945, Années érotiques. L’occupation intime, Albin Michel, 2011, 319
2/ Il serait malhonnête de ne pas citer les quelques victoires de la droite. C’est aux catholiques sociaux, qui s’opposent à la mise en coupe réglée de l’ouvrier par le capitalisme industriel, que l’on doit les premières lois sociales du XXe siècle. Et par ailleurs, sur le plan strictement régalien, le gaullisme redonna sa place à la grandeur nationale, à la continuité et au primat du politique sur l’économie, grâce à l’Etat stratège.
3/ Yves-Marie Adeline, La Droite impossible : essai sur le clivage droite-gauche en France, Ed. de Chité, 2012, 108 p.
4/ Il n’y a qu’à voir l’impasse des options économistes durant la campagne de 2017, qui furent celle de François Fillon, avec campagne Triple A, et celle de Marine Le Pen, qui subordonnait la réalisation de tout son projet à la question monétaire. Aucune de ces stratégies économistes n’a convaincu l’électorat.
5/ En finir avec le complexe médiatique de la droite face à la gauche
6Gaël Brustier : « Macron est l’intellectuel organique du nouveau capitalisme »
7/ 
Solange Bied-Charreton, Les visages pâles, Stock, 2016, 392 p.

https://www.polemia.com/pour-un-gramscisme-de-droite/

Avis de recherche : Où est passée la gauche ? - Journal du Mardi 31 Octobre 2017

Immense Chine rouge et microscopique Catalogne dans la minuscule Espagne.

Le communisme 1917 - 2017.jpgCe n’aura pas été un mince contraste propice à réflexion, dans l’actualité automnale que celui, durant quelques jours, de la « couverture » médiatique du 19 ° Congrès du parti communiste chinois, et celle des événements de Catalogne.

D’un côté, la preuve, s’il en était besoin, que le communisme n’est pas mort, comme nous n’avons cessé de le répéter au fil des années. Réalité d’une population d’un milliard et demi d’hommes, le quart de celle de la planète, gouvernés par la main de fer d’un nouvel empereur rouge sacralisé comme un nouveau Mao, entouré pour mener sa politique de pas plus de six autres très puissants dirigeants de l’appareil d’un parti de 85 millions de membres structurant le totalitarisme chinois. 

Preuve encore, en effet, comme nous le redisions après Jules Monnerot et quelques autres à la fin du siècle dernier, que la réalité du communisme, ce n’était pas tant celle d’une idéologie marxiste de plus en plus désuète, mais celle d’une organisation de pouvoir et d’absolu contrôle de toute la population d’une société fourmilière. 

En contraste donc, dans la même période, les événements de la purulence de ce que l’on peut appeler une catal-ânerie mais dont certains, non sans raisons, peuvent encore craindre une mortelle épidémie de fièvre séparatiste dans les pays de l’Union européenne, et pas seulement à l’ouest.

Et il est vrai aussi que selon une constante de l’histoire, les puissances unifiées et intelligemment gouvernées voient bien leur intérêt à favoriser les pulsions séparatistes selon l’immuable principe du « diviser pour régner ». 

De même que l’Allemagne, pendant la guerre, promettait monts et merveilles à tous les indépendantismes, le breton et les autres, aujourd’hui le gouvernement de Vladimir Poutine fait de même. Certains diront : « C’est de bonne guerre ». Peut-être, mais les guerres de Poutine ne sont pas toutes forcément les nôtres !

Entendons-nous bien, ce n’est pas parce que nous ne voyons pas d’un bon œil l’indépendantisme catalan, cette catalânerie pouvant accélérer un processus de retour à la domination islamique de l’Espagne, que nous serions d’enthousiastes admirateurs de la politique de soumission à l’Eurocratie de Mariano Rajoy.

Mais on doit réfléchir à ce que serait la réalité de cette « Europe aux cent drapeaux » dont rêvent certains naïfs et très calamiteux identitaires.

Dans un monde où quatre puissances territoriales, Chine, Russie, Inde, États-Unis, se partagent à elles seules la moitié de la superficie, et où s’étendent aussi les deux islamismes (le sunnite et le chiite), on peut imaginer ce que pèseront des « États-confettis ». De quoi ne pas beaucoup inquiéter Poutine et Xi Jinping mais faire en revanche toujours plus saliver les stratèges de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui rêvent d’une reconstruction d’Al-Andalous sur le délabrement, une nouvelle fois, comme au VII° siècle, de l’Espagne chrétienne.

Mais peut-être Carlès Puigdemont et ses alliés de la CUP misent-ils sur l’argent arabe pour les sauver de leur aventurisme. Quoi qu’il en soit, l’indépendantisme catalan, s’il l’emportait, aboutirait inéluctablement à beaucoup plus de dépendance réelle et affligeante de la Catalogne qu’au sein de l‘Espagne, ou plutôt comme jadis jusqu’en 1860, « des Espagnes » que peut fédérer encore, si décevante qu’elle ait été avec Juan Carlos, la couronne espagnole. 

Le meilleur avenir pour tous les Espagnols, catalans, basques, asturiens et autres, ne tient-il pas encore en ces quatre mots de sa résurrection au long de la Reconquista : « Dios », «Patria », Rey », et « Fueros »  

L'ouvrage peut être commandé à l'AGRIF 70 boulevard Saint Germain 75005 Paris (tel: 01-40-46-96-31) au prix de 28 euros (frais de port inclus).

REC-341-1.jpgLe dernier numéro de Reconquête

à commander au Centre Charlier 70 boulevard Saint Germain 75005 Paris (8 € franco de port)

http://www.bernard-antony.com/2017/10/immense-chine-rouge...

Pour sauver le réchauffement climatique, des « scientifiques » cassent le thermomètre de l’océan et nient l’histoire du climat

Postulé par des modèles mathématiques complexes, le réchauffement climatique n’est pas confirmé par l’expérience. Des « scientifiques » s’échinent donc à sauver un mythe politiquement important : ils nient l’histoire du climat et cassent le thermomètre des océans.
Tel qu’il est décrit dans les médias, d’origine humaine et continument accéléré, le réchauffement climatique prend l’eau. Le grand public commence à savoir que les glaces du pôle Sud, loin de disparaître, s’accroissent, et que les mesures de la Nasa ne discernent aucune hausse globale du thermomètre depuis bientôt vingt ans. Et malgré la censure précautionneuse des médias, des voix autorisées s’élèvent pour mettre en doute le dogme fallacieux imposé par le GIEC. Dernièrement, un ancien ministre des finances de Margaret Thatcher, Lord Lawson, a pu dire la vérité sur la BBC. Alors, pour sauver à tout prix le mythe sur quoi l’empire écologique prétend se fonder, de pseudo scientifiques ont reçu la mission de nier carrément tout ce que l’on croyait savoir de l’histoire du climat dans une étude parue jeudi dernier.

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Immigration travail & religion - Interview de Guillaume Faye et Claude Berger

218162010.jpgImmigration travail & religion

Interview de Guillaume Faye et Claude Berger

Guillaume Faye et Claude Berger, se retrouvent sur l'activité salariée qui coupe l'homme de ses racines, sur les racines de l'antisémitisme dans le socialisme, dans le christianisme et dans l'Islam. Un moment rare pour des analyses exceptionnelles.
 

Le prédicateur Metmati veut "humilier les chrétiens" conformément au Coran

Alain Escada : « Ces valeurs républicaines, je les vomis ! »

Le magazine Réfléchir & Agir n°56 a publié un entretien avec Alain Escada, le président de Civitas, qui mérite toute l’attention du camp national.

Reflechir-Agir-ete2017.jpgPersonnalité vue à la télé comme le nouveau Grand Méchant Loup hexagonal depuis les manifestations géantes contre le mariage homo et des pièces de théâtre blasphématoires, Alain Escada est le président de Civitas qui vient d’ailleurs de se transformer en parti politique.

Rencontre avec un homme qui hérisse le poil de tous les républicains de stricte obédience en général, et du député PRG de La Rochelle, Olivier Falorni, en particulier.

Propos recueillis par Georges Feltin-Tracol

Alain Escada
« Ces valeurs républicaines, je les vomis ! »
Civitas s’est fait connaître à l’occasion des protestations contre le PissChristet des pièces anti-chrétiennes avant de devenir le fer de lance de la loi Taubira en 2012 – 2013. Pourquoi avoir décidé de faire de Civitas un parti politique ? Ne trouvez-vous pas qu’il y a déjà bien trop de formations politicardes ? 
Si nous avons décidé de transformer Civitas en parti politique, ce n’est pas avec l’intention de sombrer dans la basse politicaille ou la prostitution électoraliste, rassurez-vous. Mais nous considérions que nous étions des orphelins politiques puisque tous les partis présents à l’élection présidentielle se réfèrent aux mêmes “valeurs” laïques et républicaines. Nous avons donc choisi d’agir plus intensivement sur le terrain politique, y compris en participant aux élections législatives, afin de donner plus d’audience à notre discours. Sans pour autant concéder quoi que ce soit. Il ne s’agit pas pour nous d’aseptiser nos propos pour chercher à plaire à quelques électeurs supplémentaires. Nous voulons dire aux Français la vérité, toute la vérité, y compris celle qui est difficile à entendre, qui bouscule les habitudes. Nous voulons aussi proposer des solutions aux Français, même si ces remèdes peuvent apparaître très exigeants pour la plupart de nos contemporains qui s’accommodent du matérialisme cosmopolite ambiant.
Vous avez le courage de mettre en cause la franc-maçonnerie et ses liens profonds et anciens avec la République. Ne craigniez-vous pas de passer pour un affreux « complotiste » ? 
Les étiquettes délivrées par des journalistes devenus valets du système sont les derniers de mes soucis. Je n’ai pas besoin de leur label de respectabilité. De toutes les façons, les journalistes et les politiciens ont tellement perdu tout crédit auprès de l’opinion publique que leurs insultes deviennent un hommage du vice à la vertu. Dans le contexte actuel, me traiter de « complotiste » équivaut à confirmer que je dénonce une réalité cachée. A l’abri des regards, des décisions sont prises au sein de sociétés secrètes, qu’elles s’appellent loges maçonniques, club Le Siècle, B’naï B’rith, Bilderberg, Young Leaders ou Bohemian Grove. Et la liste n’est pas exhaustive ! Or, les décisions prisent par ces sociétés secrètes s’opposent systématiquement au bien commun et à l’intérêt national.
Quel regard portez-vous aux « valeurs républicaines » ? Seriez-vous prêts à vous sacrifiez pour elles ? 
Je serais prêt à me sacrifier pour… les voir disparaître. Ces « valeurs républicaines », je les vomis. Elles sont la cause hier du génocide vendéen et des noyades de Nantes, aujourd’hui de la décadence morale, de la théorie du genre à l’école, de l’immigration de grand remplacement et du règne des puissances d’argent. Ce sont ces  « valeurs républicaines », aujourd’hui couplées au diktat mondialiste, qui tentent de faire des Français des nomades sans Dieu, sans Famille, sans Patrie. A ces « valeurs républicaines », j’oppose le Pays Réel, son enracinement, sa foi catholique, la fierté de son identité, son patrimoine, son histoire, ses coutumes.
Civitas souhaite refaire du catholicisme la religion d’État en France. Et la laïcité dans tout ça ?
La laïcité n’est qu’un simulacre de religion que la république maçonnique a voulu substituer au catholicisme qui était la foi de la très grande majorité des Français jusqu’à la Révolution de 1789. Des théoriciens de la laïcité tels que Ferdinand Buisson ou Vincent Peillon ne s’en cachent pas, souhaitant même faire de l’école le temple de la religion républicaine.
Refaire du catholicisme la religion d’État en France, c’est signifier à la fois à l’UOIF, au CRIF et au Grand Orient qu’ils peuvent faire leurs valises.
Sur le foulard musulman, êtes-vous du côté des laïcards ou bien comprenez-vous les musulmanes qui font la nique à Marianne ?
Je me souviens d’un ancien slogan, « Gardez vos foulards et mettez les voiles », qui était moins simpliste qu’il n’y paraît. Je peux bien admettre que nombre de musulmans souhaitent vivre strictement selon l’islam. La meilleure façon d’y arriver, c’est de remigrer. Car la France n’a pas vocation à devenir terre d’islam. Si un gouvernement véritablement soucieux du bien de la France et des Français organise un jour la remigration de quelques millions de personnes issues de l’immigration, la question du foulard musulman deviendra aussi anecdotique que le port du sombrero. De la même façon que s’il n’y avait qu’un snack Kebab à Paris, ce serait une touche d’exotisme, tandis que leur prolifération devient un signe supplémentaire de l’invasion migratoire.
J’ajoute que refaire du catholicisme la religion d’État en France résoudrait bien des problèmes.
La République française à la vocation universelle n’est-elle pas pour vous seulement la somme du droit-de-l’hommisme, de l’antiracisme, du métissage imposé, du mariage gay, de la PMA et de la GPA ?
Absolument, et c’est bien pour cela qu’il faut rompre complètement avec ce système et changer de régime. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », écrivait Bossuet. Quel que soit le pourcentage d’électeurs que l’on a derrière soi, chercher à restaurer la France sans remonter à l’origine de ses maux n’a aucun sens.
Au-delà de cette République, quel régime alternatif préconisez-vous ?
Civitas préconise un Etat corporatiste, fort et souverain, affranchi de l’Union Européenne et de l’OTAN. Les multinationales, les banksters, les spéculateurs et les usuriers ont anéanti les forces économiques réelles de la France. Civitas veut revaloriser le petit commerce, la petite industrie, l’artisanat et la paysannerie. Et restaurer des corporations professionnelles qui seraient représentées au sein d’une assemblée qui remplacerait le Sénat.

PMA / GPA: « Il ne faut pas se laisser phagocyter par le lobby gay de Paris »

Les bonnes feuilles d'Elisabeth Schemla

Quatre ans après le mariage pour tous, Élisabeth Schemla a rencontré homosexuels – militants ou non –, intellectuels, responsables politiques et religieux pour faire le point sur les débats autour de la PMA et de la GPA. De cette enquête passionnante, la journaliste a tiré un essai, Les homos sont-ils des hétéros comme les autres ? (Éditions de l’Observatoire, sortie le 11 octobre) dont Causeur publie les bonnes feuilles.

Ma démarche

Cet ouvrage est en quelque sorte un dû. Ici, à propos de cette question décapante : « les homos sont-ils des hétéros comme les autres ? », j’ai choisi de faire un saut dont les lectrices et les lecteurs jugeront de l’intérêt. En triant entre les anecdotes inutiles ou indiscrètes et celles instructives et pertinentes, j’y ai mis l’histoire personnelle.

La suite sur Causeur

Décryptage : Le président d'Action Française Provence écrit au préfet de police des Bouches du Rhône

Il y a à peine quelques semaines, la police arrête une dizaine de jeunes-gens qui sont présumés échafauder un certain nombre de projets terroristes allant d'attentats contre des mosquées jusqu'à l'assassinat de personnalités politiques ! L'un d'entre eux a fréquenté Action Française Provence quelques semaines, puis n'y trouvant pas ce qu'il espérait a vogué vers d'autres eaux et recherché des amitiés plus en accord avec ses projets et ses fantasmes. L'affaire a fait grand bruit dans les médias pendant plusieurs jours, les menées terroristes du jeune-homme en question étant, sans vérification, aussitôt attribuées à l'Action Française Provence. Hormis celui qui était passé quelques semaines dans ses rangs, cette dernière ne connaissait aucun de la dizaine d'individus arrêtés. Drôles de journalistes, de Libé à La Provence où, il est vrai, sévit l'ultragauche. Seul Le Monde où le sérieux survit encore devait consacrer à cette affaire un article objectif et informé distinguant avec objectivité les militants politiques d'Action Française des apprentis terroristes.

Aujourd'hui le président d'Action Française Provence écrit au préfet de police des Bouches du Rhône. De quoi s'agit-il ?

Voyons les choses simplement : il y a trois ans un groupe de jeunes marseillais, royalistes d'Action Française, achètent un local 14 rue Navarin, pour s'y retrouver, s'y réunir, y tenir leurs conférences et leurs cercles de formation. Or le quartier selon La Provence est un quartier « alternatif ». En d'autres termes il est aux mains de l'ultragauche, radicale et violente, autochtone ou immigrée de toutes les parties du monde ... En bref ceux qui se font appeler antifas.

Ces groupes radicaux décident aussitôt d'interdire la présence des royalistes rue Navarin, de se livrer contre eux à d'incessantes attaques et exactions, contre le local lui-même dont ils veulent la fermeture pure et simple et contre les personnes qu'ils n'hésitent pas à attaquer régulièrement, physiquement.

La police - qui ne les porte certainement pas dans son cœur pour les raisons évidentes que l'on sait - n'a pas mis fin cependant à ces agissements souvent criminels. Quant aux sanctions judiciaires elles sont inexistantes. L'ordre civil n'est donc pas assuré à ce jour.  

C'est la raison pour laquelle le président d'Action Française Provence écrit au préfet de police des Bouches du Rhône la lettre que l'on peut lire en cliquant sur le lien ci-dessous. On y lira entre autres la liste des méfaits et délits impunis des auto-dénommés antifas ...

Ajoutons que les énergumènes dont nous venons de parler bénéficient de complicités évidentes : certains journalistes d'ultragauche notamment à La Provence etLibé, les magistrats « rouges » et certains élus locaux tels Ménucci et son successeur Mélenchon. Quant aux élus de droite, centristes ou En-marche, qui ne lèvent pas le petit doigt devant ces violences, l'ordre public, la paix civile, la sécurité des personnes ne semblent pas être leur souci. •  Lafautearousseau 

Lettre au préfet de police des Bouches-du-Rhône 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

TARIQ RAMADAN : L’INCROYABLE TÉMOIGNAGE GLAÇANT DE HENDA AYARI

La bestialité, la duplicité, les menaces de mort.

Un entretien qu’il faut regarder en entier.

http://www.bvoltaire.fr/tariq-ramadan-lincroyable-temoign...

Petite histoire de France de Jacques Bainville - 04 - Les Rois fainéants

10:09 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Un bourreau de DAESH et le commanditaire des attentats du 13 novembre ont touché près de 12 000€/an d’allocations familiales

Georges Brenier (Service Police TF1) : «Salim Benghalem, qui est l’un des bourreaux de DAESHet qui est aussi l’un des cerveaux présumés des attentats de l’Hypercasher et de Charlie Hebdo, a touché des mois entiers, après son départ en Syrie, des allocations familiales pour 12 485€/an. Ismaël Mostefaï, l’un des tueurs du Bataclan, recevait 290€/mois pendant qu’il décapitait des otages devant une caméra. Dernier exemple sidérant, Jean-Michel Clain touchait 11 095€/an d’aides sociales quand il est arrivé en Syrie pour y commanditer les attentats du 13 novembre. On estime qu’environ un quart des Djihadistes français ont ainsi bénéficié des largesses de l’Etat. Il a fallu chaque fois que les services anti-terroristes alertent l’administration pour que le robinet des allocations soit définitivement coupé une bonne fois pour toutes.»

– TF1, 26 octobre 2017, 20h00

(Mirroir : Vid.me)

Bruno Bilde (FN) : «Nous avions déposé un amendement demandant la suspension des aides sociales aux djihadistes: le gouvernement l’avait rejeté !»

Nous avions déposé un amendement demandant la suspension des aides sociales aux djihadistes: le gouvernement l'avait rejeté ! 

Des nouvelles de la croix de Ploërmel : la réaction s'amplifie

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Source Breizh info cliquez ici

La décision du Conseil d’État de donner raison à la Libre Pensée du Morbihan (une organisation d’extrême gauche laïque et jacobine) dans sa longue croisade afin de faire retirer la croix de la statue du Pape Jean-Paul II à Ploërmel fait réagir, en Bretagne comme ailleurs.

La commune de Ploërmel a désormais 6 mois pour procéder au retrait de la croix – pas de la statue (NDLR : celle du Pape Jean-Paul 1er), ce qui, font remarquer certains, montre le niveau de cohérence des autorités judiciaires.

De toute part, des citoyens appellent à s’opposer physiquement au retrait de cette croix, lorsque le jour J arrivera. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #MontreTaCroix est particulièrement populaire. 

La Pologne s’est officiellement élevée contre cette décision : « Le gouvernement polonais tentera de sauver de la censure le monument de notre compatriote, et nous proposerons de le transférer en Pologne, en cas d’accord des autorités françaises et de la communauté locale », a déclaré Beata Szydlo, la Première ministre polonaise, à l’agence PAP.

« Notre grand compatriote, un grand Européen, est un symbole de l’Europe chrétienne unie. Le diktat du politiquement correct – de la laïcisation de l’Etat – laisse la place libre à des valeurs qui nous sont étrangères culturellement et qui mènent à terroriser la vie quotidienne des Européens » a déclaré Beata Sydlo, Premier ministre de Pologne.

En Bretagne, plusieurs personnalités politiques ont réagi, et d’abord le maire de Ploërmel, Patrick le Diffon :

« Le Conseil d’Etat a jugé sur le fond, il a concédé que la statue et l’arche ne posaient pas de problème. Pour la croix, c’est une application stricte de la loi. Une décision que je regrette. Voilà 12 ans que la statue est en place, qu’elle fait partie du paysage de la ville et du Pays de Ploërmel. Il y a le droit et la réalité des choses. (…) Mon souhait est de trouver une solution d’apaisement et que ce dossier se règle dans la sérénité.»

Paul Anselin, ancien maie de la commune, initiateur de la pose de cette statue offerte par un artiste russe, a expliqué que «  Faire tomber une croix en Bretagne est invraisemblable (…) J’ai eu une peine immense. Comment penser enlever une croix en Bretagne, qui est une terre aux racines chrétiennes ? C’est quand même invraisemblable… Je considère que c’est une amputation de notre mémoire, et je ne l’accepte pas. Il y a une petite croix que j’ai fait ériger à l’endroit où sont tombés deux jeunes de Ploërmel assassinés par les nazis en 1944. On va l’enlever aussi, cette croix ? Mais où on va ? Je suis un homme tolérant, je suis décidé à ne pas reculer sur ce terrain des valeurs. Cette statue est là depuis onze ans, elle fait partie du patrimoine de la ville ! »

Pour Gilles Pennelle, responsable du Front National en Bretagne, cette décision est « une offense à l’identité de la Bretagne et de la France (…) Alors qu’elle défend le port du burkini islamiste sur nos plages (voir son arrêt du 25 août 2016), cette institution fait preuve d’une rigidité étonnante à l’égard de l’identité chrétienne de la Bretagne et de la France.(…) Cet arrêt est extrêmement inquiétant et ouvre la boîte de Pandore à toute contestation par des

associations sectaires, de la présence de croix le long de nos routes, sur nos monuments ou sur nos clochers. Nous ne pouvons pas accepter une telle décision.»

David Cabas, secrétaire départemental de Debout la France, qui rappelle également la décision du Conseil d’Etat à propos du Burkini, « Cette croix fait partie de l’histoire du pays.  Dans un pays aux routes bordées de calvaires qui racontent notre Histoire, est ce que cette victoire d’un groupuscule de l’ultra gauche et de la libre pensée conduira à s’attaquer à tout le patrimoine culturel breton ? ». Ce dernier appelle à participer aux manifestations qui pourraient intervenir .

Du côté de la droite bretonne, comme de la gauche, c’est le silence radio, tout comme du côté des organisations politiques régionalistes bretonnes.

L’affaire de la statue du Pape de Ploërmel est toutefois loin d’être terminée, vu les réactions, très nombreuses, qui se multiplient en France et en Europe.

I-Média#173 : Prénoms, le palmarès des provocations (correctif)

La chute du parti démocrate entrainera-t-elle celle de la presse gauchiste ?

Charles Gave évoque deux affaires qui ont « explosé » aux USA et dont les conséquences ultimes pourraient être gigantesques et entrainer dans la tourmente non seulement les Clinton mais aussi une bonne partie de l’administration du Président Obama, lui compris. A ce jour, il n'y a eu aucune mention de ces nouveaux développements dans la presse française. Notre presse est en dessous de tout lorsqu'il s'agit d'évoquer l'actualité politique américaine, à l'image de cet article de France Info sur le doigt d'honneur d'un cycliste doublé par la voiture de Trump... Le Monde les évoque très brièvement. Voici ce qu'écrit Charles Gave :

"Chacun se souvient que quelques semaines avant l’élection US, un « dossier » complètement  ignominieux était sorti sur les relations qu’aurait eu le Donald avec des prostituées à Moscou, ce qui aurait pu rendre le Président Américain extrêmement vulnérable à des chantages menés par le gouvernement Russe. Ce dossier aurait été remis par nul autre que l’ex ambassadeur de Grande-Bretagne à Moscou au sénateur Mc Cain, Républicain, candidat à la Présidence huit ans plus tôt contre le jeune Obama, grand supporter depuis toujours des interventions militaires US un peu partout et ennemi juré de Donald Trump. Mc Cain l’aurait remis alors à James Comey patron du FBI à l’époque et ne s’en serait plus préoccupé (?). James Comey l’aurait montré au Président Obama et à monsieur Trump et presque immédiatement ce gros tas d’ordures aurait « fuité » dans la presse sans que quiconque comprenne comment, ce qui était bien sur très regrettable mais la presse ne faisait que son métier. Ça c’est l’histoire officielle.

La réalité que nous avons apprise cette semaine est quelque peu différente. Le dossier a en fait été rédigé par un certain Christopher Steele qui n’est pas n’importe qui. Sorti de Cambridge, recruté par le MI6 les services secrets britanniques, socialiste convaincu, il fût en poste à Moscou pendant des années avant de devenir le chef du bureau « Russie » au MI6. Ayant quitté le MI6, il fonda sa propre agence de renseignement « privé » et « quelqu’un » lui demanda de créer un dossier à charge sur le Donald pour  » prouver » que Trump était vendu aux Russes. Et la plupart des faits à charge dans ce dossier venait à l’évidence de sources proches des services secrets russes.

Et qui est ce « quelqu’un » qui fit cette demande et qui paya la note ? Je vous le donne en mille… Hillary Clinton et les instances centrales du parti Démocrate aux USA ont payé le travail fait par monsieur Steele en passant par l’intermédiaire d’une firme d’avocats qui se chargea ensuite de le diffuser dans les media. Passer par une firme d’avocats est en fait une façon de tourner la loi qui interdit à un candidat de se servir d’étrangers pour intervenir dans une campagne électorale aux USA. Madame Clinton est en fait une spécialiste de ce genre de manœuvres tordues. En 1992, elle avait payé une autre firme d’avocats pour sortir des horreurs sur un certain nombre de femmes qui avaient accusé Bill Clinton de viols, le but étant de les déconsidérer publiquement, ce qui fût fait. [...]

Mais le plus gaulois est qu’ayant reçu le dossier des mains de Mc Cain, le chef du FBI, monsieur Comey, celui la même que Trump a viré il y a quelques mois, se crut obligé de payer $ 50000 de plus à monsieur Steele pour qu’il continue ses recherches alors même que Trump avait déjà été élu et qu’il suffisait de regarder le dossier pendant cinq minutes pour savoir qu’il était faux. Voila qui met en cause soit la compétence de monsieur Comey, soit son impartialité et qui rappelle les pires méthodes de J Edgar Hoover consistant à accumuler des dossiers compromettants sur les élus pour ne jamais être virés du FBI.

L’ennui est que faire intervenir des non américains pour influencer le cours des choses en politique aux USA est un crime fédéral passible de trente ans de prison. Si tout ce que je viens de dire était prouvé, toute l’ancienne direction du parti démocrate avec Hillary en tête et monsieur Comey juste derrière pourrait se retrouver en tôle, ce qui serait la meilleure chose qui pourrait arriver aux Etats-Unis."

Seconde affaire :

"Une société Canadienne, contrôlée officiellement par un autre ami des Clinton, a réussi en 2009 à prendre le contrôle d’environ 20 % des mines d’uranium situées aux USA et cela après que toutes les autorisations aient été données par le comité spécial chargé de statuer sur les ventes d’actif stratégiques américains à des non américains. Dans ce comité siègent le représentant du ministère de la Justice, voir le ministre lui-même, un représentant du ministère des affaires étrangères ou le ministre, un représentant de la Maison Blanche, des nombreux experts et tout ce beau monde suit les recommandations du FBI présentées au conseil par son chef, qui était alors Mueller, aujourd’hui le juge d’instruction  «spécial» désigné par le Ministère de la Justice pour enquêter sur les liens que le Président Trump pourrait avoir eu avec la Russie.

On le voit, que du beau monde et tout a dû se passer dans les règles, sans aucun doute. Euh… En fait

  • La société Canadienne n’était qu’un faux nez qui dissimulait une société… russe contrôlée par un ami de Poutine et le FBI avait toutes les preuves que cette société Russe avait cherché à corrompre toute une série de personnalités aussi bien au Canada qu’aux USA …
  • Un agent du FBI était infiltré à l’intérieur de la société et avait fait toutes sortes de rapport à sa hiérarchie sur ce qui s’y passait vraiment.Curieusement, l’ordre lui a été donné de se taire mais fort heureusement le (nouveau) ministre de la justice l’aurait délié de cette obligation, ce qui serait intéressant si l’ordre de se taire lui avait été donné par nul autre que le ministre de la Justice d’Obama (Eric Holder) seul habilité à donner un tel ordre…
  • Le fameux comité était donc parfaitement au courant que la société Canadienne n’était qu’un faux nez et que la société Russe était à l’origine de nombreux crimes commis aux USA.
  • Le ministre des affaires étrangères de l’époque n’était autre que …madame Clinton qui siégeait au conseilet le président de la société « faux nez» dès que l’autorisation de vente fut donnée fit un don de… 145 millions de dollar (excusez du peu),  à …la fondation Clinton dont tout le monde sait aujourd’hui  qu’elle n’était qu’une pompe à fric pour les Clinton, à peine 5 % des dons arrivant aux enfants du tiers monde.
  • L’ex Président des USA, Bill Clinton dès l’autorisation donnée, fut invité à Moscou pour y donner une conférence organisée par l’une des plus grandes banques russes, bien entendu sous le contrôle du Kremlin, au tarif assez remarquable de $ 500000 euro pour une demi-heure, tous frais payés, puis il fut reçu par monsieur Poutine lui-même avant que d’aller rendre visite à des spécialistes de l’industrie nucléaire. On se demande d’où venait cet intérêt soudain de Bill Clinton pour l’uranium… [...]

Tout cela ne fait que commencer. L’effondrement à venir du parti démocrate est en train d’entrainer un effondrement parallèle de la presse et des media bien pensants ainsi que du magistère moral exercé par les soit disant intellectuels car tous ces gens là savaient.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Petite histoire de France de Jacques Bainville - 03 - Clovis

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30/10/2017

ROBERT MÉNARD : « VIVE LA CATALOGNE LIBRE ! »

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« Attention, les peuples se réveillent. Et pas seulement en Catalogne… »

À la lecture de vos tweets, on sent une certaine sympathie pour les indépendantistes catalans…

J’ai envie de vous répondre « Vive la Catalogne libre ! » à l’instar de ce que proclamait le général de Gaulle au Québec en 1967 lors de sa visite officielle. Une visite dont il disait que l’atmosphère lui rappelait celle de la Libération… Aujourd’hui, dans les rues pavoisées de Barcelone, un peuple ne réclame, ni plus ni moins, que ce droit à disposer de lui-même, ce droit à l’autodétermination, inscrit dans l’article 1er de la Charte des Nations unies. Même si, bien sûr, parler de Catalogne « colonisée » prête à sourire… Mais je trouve un brin contradictoire d’avoir applaudi aux propos du père de la France libre et de traiter aujourd’hui, comme je l’entends ici et là, les indépendantistes catalans de « chauvinistes », de « xénophobes ».
Comment ceux-là mêmes qui n’ont à la bouche qu’un seul mot – l’identité – peuvent-ils vouer aux gémonies un peuple – parce qu’il y a bien un peuple catalan, comme il y a un peuple français, un peuple corse, un peuple espagnol – qui veut prendre son destin en main. De plus, il y a dans la revendication catalane la volonté d’inventer une démocratie plus proche, plus vivante. Comment ne pas les entendre alors que nous ne cessons de nous plaindre des rapports distendus entre les simples citoyens et ceux qui sont censés les représenter et en être les porte-parole ?

Vous accepteriez donc, demain, une Corse indépendante ?

Il ne s’agit pas d’accepter ou non ! Je dis simplement qu’on n’impose pas indéfiniment à un peuple un projet, un cadre, des institutions dans lesquels il ne se retrouve pas. Si je me sens français jusqu’au plus profond de mon être, je suis prêt à entendre ceux qui partagent une autre identité. Si je ferai tout pour les convaincre de continuer à partager un destin commun, je ne vois pas au nom de quoi je m’opposerais à une volonté majoritaire si elle devait, demain, s’exprimer – à l’issue d’un processus démocratique, bien évidemment – en Corse, par exemple. Plus généralement, il s’agit, me semble-t-il, de concilier la nécessité de protéger ces liens charnels qui nous attachent à un territoire et à son histoire tout en n’enfermant pas chaque individu dans une communauté étouffante, sclérosante. Difficile exercice. Les soubresauts de la Catalogne devraient nous interroger. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la classe politique ne pipe pas mot ou presque. Si ce n’est pour témoigner, comme l’a fait le chef de l’État, de sa solidarité avec Madrid… de peur de la contagion, peut-être.

Déclaration après déclaration, vous ne cessez de dénoncer ce que vous considérez comme des contradictions, y compris chez vos amis politiques…

Méfions-nous des idées simplistes. Comme de cette tentation qui existe partout – et je ne m’en exonère pas, bien entendu – de transformer un adversaire en ennemi. De la même façon que je ne pense pas que l’on puisse faire de l’Europe et de sa dérive bureaucratique l’explication de tous nos maux, je me refuse à faire des flux migratoires l’origine de tous nos malheurs ou à réduire nos débats politiques et intellectuels à une guerre de religion. La vie est un peu plus compliquée, n’en déplaise aux idéologues de tout poil. Et les solutions aux questions que chacun se pose – sur son avenir, sur son identité, sur le bonheur, sur la vie – n’appartiennent pas à un seul camp. Les années passées à la tête d’une ville moyenne comme Béziers m’ont appris la complexité des problèmes et la difficulté à mettre en œuvre ce qui semble des réponses. Il ne s’agit pas d’acquiescer à ceux qui nous expliquent qu’on ne peut rien y faire. Il ne s’agit pas de se résigner. Mais, bien au contraire, de refuser de se réfugier dans des slogans, de ressasser le même bréviaire, pour mieux appréhender les problèmes que rencontrent nos concitoyens et tenter – modestement, humblement – de leur rendre leur quotidien plus supportable, leurs lendemains plus enviables.

Mais comment tout cela peut-il se traduire dans le champ politique ?

Je suis sidéré de voir comment des hommes et des femmes qui se sont fait élire sur le refus du clivage droite/gauche, sur le rassemblement des bonnes volontés, se sont mués en des sectaires d’une stupidité sans limite. Regardez un peu les débats à l’Assemblée. Il suffit qu’une proposition – fût-elle de bon sens, fût-elle simplement technique – émane d’un autre groupe que La République en marche pour qu’elle soit aussitôt repoussée. Et ils nous parlaient de faire de la politique différemment… La fameuse « société civile » est, en fait, le cache-sexe d’ambitieux sans autre colonne vertébrale que la fidélité aveugle à celui qui les a portés aux responsabilités. Cette dérive me conforte dans ma conviction : il y a la place, en France, pour une force, un mouvement, un rassemblement qui, fort des valeurs communes à la droite – oui, de droite –, serait capable de réinventer la démocratie, de donner toute sa place à la liberté, de chanter le bien commun, d’imaginer un enracinement qui ne soit pas un appauvrissement.

C’est l’ambition de la plate-forme Les Amoureux de la France que vous avez lancée avec Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Frédéric Poisson et votre épouse, Emmanuelle Ménard, notamment…

Absolument. Qu’on fasse taire les ego et qu’on écoute le peuple ! À Barcelone comme au fin fond de cette France qu’Emmanuel Macron ne fait pas qu’ignorer, mais qu’il méprise. Plus que le Président des riches, il est celui qui foule au pied, qui se rit de la France de nos campagnes, de nos villes moyennes, de ce peuple qui souffre et qui se tait tant il est inscrit dans sa mémoire que Paris le moque, que Paris se gausse de lui. Mais attention, les peuples se réveillent. Et pas seulement en Catalogne…

http://www.bvoltaire.fr/vive-catalogne-libre/

Politique et éco n°147- Loi de finances 2018 : rupture ou continuation ?

Suisse : nouvelle initiative anti-immigration de l'UDC

6a00d83451619c69e201b8d2b945eb970c-800wi.jpgD’ici à deux mois, l’UDC va lancer une nouvelle initiative populaire sur le contrôle de l’immigration. Après de longs mois de discussion, et l’étude de plusieurs variantes, le texte final a été approuvé vendredi par le comité du parti.

Il ne s’agit plus de renégocier l’accord de libre circulation des personnes, mais de l’abroger. Le Conseil fédéral a douze mois pour convaincre l’Union européenne d’accepter cette sortie partielle des accords bilatéraux. Au terme de ce délai, si aucun accord pour un divorce à l’amiable n’a pu être trouvé, le gouvernement aura trente jours pour résilier l’accord de son propre fait!

Le nouvel article constitutionnel 121 b précise la nouvelle donne:

«La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers. La Confédération n’a pas le droit de conclure de nouveaux traités de droit international et de prendre des engagements pour accorder la libre circulation des personnes à des ressortissants étrangers.»

L’immigration liée au travail reste possible pour autant qu’elle réponde aux besoins de l’économie et de la population, lorsqu’il s’agit d’occuper des postes pour lesquels on ne trouve pas de nationaux. Aucun plafond n’est articulé. Le parti estime cependant qu’un solde migratoire de 60 000 à 80 000 personnes par an, soit la moyenne de ces dernières années, est insupportable.

En lançant cette initiative, l’UDC inscrit la question migratoire à l’agenda des élections fédérales de 2019. Mais ce n’est pas la seule que le parti veut voir davantage débattue. Ce week-end, les délégués ont aussi adopté un document, fort d’une vingtaine de revendications, pour lutter contre l’islam radical. L’UDC veut ainsi fixer des conditions strictes pour la pratique de l’islam en Suisse. Les mosquées doivent être accessibles en tout temps au public et à la police. Les prêches doivent se faire dans une langue nationale. Pas question d’introduire des jours fériés musulmans officiels. Enfin, l’UDC demande de supprimer le travail pastoral des imams dans les prisons et de les remplacer par des psychologues de prison.

Michel Janva

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Catalogne : l’indépendance suspendue - Journal du lundi 30 octobre 2017

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Europe : « le succès des partis populistes incarne la résistance face aux migrants »

Les scores historiques de l’extrême droite aux dernières élections en Allemagne, Autriche et en République tchèque menacent-ils l’unité de l’UE? Anti-Europe, anti-immigration, parfois ouvertement islamophobes, comment l’UE doit-elle réagir face à ces partis populistes qui gagnent du terrain? Des députés européen de France, d’Allemagne et de Slovénie en débattent avec Caroline de Camaret.

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18:45 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Petite histoire de France de Jacques Bainville - 02 - Attila

18:36 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Les Assises de l’Enracinement avec la Ligue du Midi

Dimanche 29 octobre de 9h30 à 17h00

Déjà 250 inscrits…

Assises de l'Enracinement

Dernier arrêt avant le chaos !

L’heure est grave : nous vivons actuellement les derniers soubresauts d’un pays à l’agonie. Nos politiques, sont incapables de s’entendre et d’unir leurs forces pour sauver la France et notre identité : montrez-leur que vous le ferez, avec ou sans eux !

Formez-vous afin de mieux comprendre la situation dramatique que nous traversons, diffusez nos idées, montrez à “l’hyper classe nomade” que nous sommes toujours debout malgré les assauts répétés des lobbies qu’ils contrôlent.

Notre pays, nos ancêtres, nos enfants seront alors fiers de votre prise de conscience et de votre combat pour sauver notre civilisation.

Baisser les bras, c’est trahir… Combattre c’est résister !

8 orateurs :

Discours d’introduction d’Olivier Roudier

Pierre Cassen : “La laïcité un particularisme français”

 Jean-Louis Harouel : “Droit des peuples contre libertés publiques”

 François Bousquet : “L’esthétisme, valeur d’enracinement”

Ch Piquemal : “Transmission et héroïsme”

Alain De Peretti : “Nos racines sont dans notre assiettes”

Jean-Pierre Joseph : “Vaccins, transhumanisme : danger!”

 Gérard Dussouy : “localisme / mondialisme”

Julien Rochedy : “l’enracinement, une force de projection vers l’avenir”

Philippe Milliau (TVLibertés) : “Des ailes pour l’avenir”

Discours de clôture de Richard Roudier

1 table ronde de 6 conférenciers régionaux et… les Brigandes

des stands, de la musique, des projections vidéos, signatures d’ouvrages, service de restauration rapide, bar…

Évènement couvert par T.V Libertés

Vous avez encore une semaine pour bénéficier du tarif préférentiel de 15 € au lieu de 20 €

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Paiement par paypal, CB ou chèque

Renseignements:

BP 1-7114

30912 – Nîmes cedex 2

Tél : 07 83 47 42 42

Mail : liguedumidi@orange.fr

Jeudi prochain, 2 novembre, Gilles Cosson à l'émission Synthèse sur Radio Libertés

RL 44 2017 11 02 G COSSON.jpg

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LES PRÉCÉDENTES ÉMISSIONS CLIQUEZ LÀ

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Le néo-féminisme et le «néo-antiracisme indigéniste» ont le même ennemi: le mâle blanc occidental

Auteur d'un ouvrage intitulé Le Grand détournement, Fatiha Boudjahlat dénonce les communautaristes de toutes obédiences. Elle déclare notamment au FigaroVox :

6a00d83451619c69e201bb09d1fe34970d-800wi.jpg"[...] Quand Judith Butler explique que les femmes afghanes ne doivent pas se délester de leurs burqas grillagées, pour ne pas prêter leur concours à l'impérialisme américain, je vois une grande bourgeoise blanche américaine dans le confort de son bureau, qui livre pieds et poings liés ces femmes à leur sort. Ce nouveau féminisme racialiste combat le patriarcat blanc, mais valide son pendant oriental. Il se réduit alors à un combat pour que les femmes non-blanches, puisque l'ethnie est déterminante, puissent obtenir le maximum de ce qu'elles peuvent espérer dans les limites du cadre mental, culturel, juridique que les hommes de leur communauté religieuse auront fixées. Ce féminisme est parfaitement décrit par Houria Bouteldja quand elle écrit: «J'appartiens, à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l'Algérie, à l'islam. J'appartiens à mon histoire et si Dieu veut, j'appartiendrai à ma descendance.» Elle écrivait avant: «Nous [les femmes] appartenons à notre communauté et nous l'assurons de notre loyauté.». En tant que femme et en tant que féministe, je n'appartiens à personne. C'est le B-A BA du féminisme. Celui-ci est détourné de façon à ce que les femmes non-blanches occupent la place que les hommes de la communauté leur assignent. Interrogeons nous sur cette indignation à géométrie variable. De tels propos tenus par des blancs feraient hurler ces féministes relativistes qui pourtant restent bien silencieuses quand ils sont tenus par des femmes non-blanches. Par respect de la diversité? Par grandeur d'âme? Par esprit de tolérance? Ou parce que trotte dans leurs esprits une conception misérabiliste du bon sauvage: «C'est comme cela que ces gens-là fonctionnent. C'est un passage obligé pour ces gens-là qui ne sont pas encore entrés dans la modernité.» Ce sont pourtant des femmes nées et scolarisées en France.

La cause des femmes est au cœur de l'actualité depuis l'affaire Weinstein et la polémique #BalanceTonPorc. Pourtant, la question de la violence qui touche les femmes dans certaines cités ainsi que celle de la pression exercée par l'islam est éludée du débat …

Il y a en effet un deux poids deux mesures. Ce féminisme dévoyé valorise les intérêts de la communauté religieuse, c'est-à-dire de ses leaders masculins aux dépens de la dignité des femmes.C'est ainsi que l'opposition de ces néoféministes à la pénalisation du harcèlement de rue s'entend: la souffrance des femmes est secondaire face au confort de ces hommes-là. La parole des femmes doit s'effacer devant l'impunité des hommes. Et les mêmes s'activent à balancer leurs porcs? Aussi longtemps et seulement si ceux-ci sont blancs? Toute religion a une structure patriarcale. C'est celle-ci qu'il faut combattre quand on se dit féministe. Quel que soit la religion. Mais avec les phénomènes de ghettoisation et la prime aux leaders les plus orthodoxes, c'est la forme la plus rétrograde de l'islam qui est valorisée. C'est une forme parmi d'autres. D'autres formes toutes aussi légitimes et authentiques existent. [...]

Quels sont les points communs entre ce néo-féminisme et le «néo-antiracisme indigéniste»?

Ils partagent la même vision racialisée des rapports sociaux. Ils ont le même ennemi: le mâle blanc occidental. Ils dénoncent la structure patriarcale de la République, mais s'accommodent fort bien voire célèbrent le patriarcat oriental. La culpabilité de classe et de race des néo-féministes sert de levier à l'offensive universitaire, médiatique, associative des indigénistes. Les deux courants idéologiques revendiquent une appartenance à la gauche, et pourtant les deux privilégient en toute circonstance l'hypothèse ethnique à l'analyse sociale de la lutte des classes. Ils portent une vision libertaire très libérale, qui vise à réduire la sphère d'intervention de l'Etat au bénéfice de la régulation sociale des leaders communautaires. Les premières sont les idiotes utiles, pardon les idiot.e.s utiles des seconds. Qui sont dans un racisme tout aussi révoltant que les identitaires.

Ces militants appellent cela «la convergence des luttes». Que signifie ce glissement intersectionnel?

Les indigénistes sont dans la même logique que les identitaires et les tenants du grand remplacement. Ils veulent grand-remplacer, à titre de dédommagement historique et ontologique quand les autres craignent d'être grand-remplacés. [...]

Mettre sur le même plan l'islam et la chrétienté serait une erreur historique, mais l'un et l'autre ont toute leur place en France. Factuellement il y a une antériorité chrétienne en France. Mais je ne m'égare pas dans la botanique, les souches sont pour moi des arbres morts. Rester dans le registre politique et historique est plus pertinent que de basculer dans celui de l'horticulture, qui sert ici à naturaliser l'identité. La prise en compte de cette antériorité ne fait pas de toutes et de tous les Français des chrétiens. Par la laïcité et les vertus républicaines d'une nation, par cette filiation politique, étanche à toute considération ethnique et biologique, souhaitée par les identitaires de l'extrême droite et des indigénistes de l'extrême gauche, nous embrassons cet héritage pour ce qu'il est: le signe que le monde existait avant nous, et que l'histoire ne commence pas avec nos revendications individuelles ou communautaires. C'est aussi le gage de notre liberté. Comme l'écrivait Rabaut Saint-Etienne: «On s'appuie sur l'histoire ; mais l'histoire n'est pas notre code.» Assumer cette histoire ne revient pas à la cautionner dans son intégralité, ni à vouloir la perpétuer.

«De culture arabo-musulmane, je n'ai jamais vu les compatriotes comme des ennemis héréditaires. Je n' ai pas grandi dans cette haine des autres et dans cette culture des miens. Mon pays est la France», écrivez-vous. Comment expliquez-vous la détestation que voue une partie de la jeunesse à la France?

Pour la majorité des descendants d'immigrés, c'est une détestation de façade. Leurs parents, enfants d'immigrés de la première génération ont tendance à entretenir leurs enfants dans un conflit de loyauté: le bled ou la France. Il suffit de discuter avec eux en évacuant toute sommation et toute alternative, pour qu'ils reconnaissent très vite qu'ils sont heureux de vivre en France. Heureux d'aller en vacances au bled, avec un pouvoir d'achat européen et le statut de touriste, mais heureux de vivre en France. Il faut faire verbaliser cet attachement à la France, sans quoi celle-ci apparait comme un guichet de prestations. Ce qui se traduit par un ultra-consumérisme antinomique avec l'identité de citoyens. L'attachement au pays s'apprend s'il s'enseigne. Avec une grande hypocrisie qu'il faut dénoncer: les mêmes qui crient au nationalisme mortifère quand il s'agit de la France, le célèbrent quand il concerne le pays d'origine. [...]

Michel Janva

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Joseph Darnand 19 mars 1897 – 10 octobre 1945

Aimé-Joseph Darnand est né le 19 mars 1897, à Coligny.
Il est issu d’une famille nombreuse et modeste, d’esprit traditionaliste. Son père, également nommé Joseph, est employé des chemins de fer, et sa mère tient le ménage. Il a trois sœurs, dont deux plus âgées.
Quand la guerre éclate, il tente de s’engager volontairement mais il est refusé car trop léger et trop jeune.
Le 8janvier 1916, il est enfin incorporé, au 350ème régiment d’infanterie. Il est nommé caporal en avril 1917, puis sergent le 1er juin. Il est ensuite affecté au 366ème régiment d’infanterie pour monter au front, en octobre 1917. Darnand est volontaire pour tous les coups de mains et patrouilles dangereuses de son régiment.
Il va rester célèbre dans l’histoire de la Grande Guerre pour un raid couronné de succès sur le Mont-sans-nom, le 14 juillet 1918, qui permit la capture de vingt-trois allemands et des plans très importants. Ce fait d’armes est capital pour la fin de la guerre en 1918, car il permis à Darnand de s’emparer des plans de la future grande offensive de Ludendorff, prévue pour le lendemain.
 Héros de la Grande Guerre, Darnand la termine adjudant, avec sept citations, dont deux à l’ordre de l’armée, la Croix de guerre, ainsi que la Médaille militaire, qu’il reçoit du Général Pétain en personne, six jours après l’exploit du Mont-sans-nom, et la Croix de guerre belge. Il sera décoré de la Légion d’honneur. Le président Poincarré dira de lui qu’il fut l’un des artisans de la victoire : « J’aurais désiré joindre mon reconnaissant hommage à ceux qui seront rendus par d’anciens combattants au sergent Darnand, artisan de la Victoire. ».
Seuls le maréchal Foch et Georges Clémenceau ont eu droit à cette appellation flatteuse.
Après la guerre, Darnand veut devenir officier et intégrer l’école militaire de Saint-Maixent, mais ses supérieurs le recalent. Il rempile dans l’armée pour deux ans de plus, et il est envoyé en Turquie, au 17ème R.T.A. Il quitte l’année pour de bon en juillet 1921, au grade d’adjudant de réserve, quand il comprend qu’on ne veut pas de lui comme officier.
Il revient s’installer dans l’Ain, où il travaille comme chef aux fabriques de meubles Descher, et où il épouse la nièce du patron. Ils ont deux enfants ensemble : une fille qui meurt en bas âge, et un fils, Philippe.
Joseph Darnand s’installe à Nice en 1925, muté dans le cadre de son travail. C’est là qu’il s’inscrit à l’Action Française, et où il fait la connaissance de Félix Agnély, qui deviendra son meilleur ami, malgré les différences d’origine sociale et de caractère. C’est aussi à cette époque qu’il rencontre Marcel Gombert, via Agnély. Darnand décide de monter sa propre entreprise de transports.
Il quitte l’Action Française en 1928, déçu de ne pas pouvoir donner plus d’autonomie aux Camelots du Roi. Joseph Darnand joue un rôle assez important au sein du CSAR (aussi appelé la «Cagoule »), il y est chargé d’organiser ce mouvement souterrain dans les Alpes-Maritimes d’abord, puis dans tout le sud-est de la France. Il est arrêté, comme nombre de cadres, le 18 juillet 1938. Les preuves manquant pour obtenir sa culpabilité, il obtient un non-lieu en décembre 1938. C’est d’ailleurs en prison qu’il rencontre un futur grand ami et bras droit : Jean Bassompierre, qui était venu lui rendre visite en septembre.
Lorsque la guerre éclate, en 1939, il s’engage à nouveau, en qualité de sous-lieutenant puis lieutenant de réserve. Contrairement à la guerre précédente, il part cette fois sans enthousiasme, conscient des manques criants de l’armée française. Il est envoyé au 24ème bataillon de chasseurs de la 29e » division d’infanterie. Il y retrouve Félix Agnély.
Un corps franc de treize officiers, cinquante sous-officiers et cent cinquante soldats est formé au sein du bataillon, Agnély commande, et Darnand le seconde. Le corps franc monte en Moselle en janvier 1940, où se succèdent les premiers coups de mains. Le 7 février 1940, ils reçoivent la mission de se rendre à Forbach, de nuit, pour suivre les mouvements de l’ennemi. Cernés dans le bourg, ils doivent battre en retraite, mais Agnély est mortellement touché et reste sur place. Joseph Darnand et trois volontaires repartent derrière les lignes ennemies, pour ramener le corps. Darnand est fait Officier de la Légion d’honneur le 15 février 1940, et fait la couverture de Match’ du 21 mars 1940.

Lorsque vient l’heure de la défaite, Darnand a reçu deux autres citations. Il est fait prisonnier le 17 juin en Sologne et interné à Pithiviers. Il s’en évade en août 1940, avec l’aide extérieure de Gombert et d’un certain Philippe Fournier, équipés d’une voiture, de faux papiers et de l’argent. Bien que Darnand ait entendu l’appel de Charles De Gaulles, et fut charmé sur le coup par le côté aventureux, il préféra suivre le côté de la légalité, celui du Maréchal Pétain, le vainqueur de Verdun.
Après l’armistice, il retourne dans son fief de Nice, d’où il prépare des idées de revanche contre les allemands, avec l’aide de Jean Bassompierre notamment. Chef départemental de la Légion française des combattants des Alpes-Maritimes, ce n’est qu’en août 1941, avec la fondation du SOL, que Darnand prend le chemin de la collaboration.

Il y occupe le poste d’inspecteur général, dans les faits c’est le véritable chef. Il quitte Nice pour Vichy début 1942. La visite du dépôt de la LVF, en juillet 1942, en Pologne occupée, achève de le convaincre que le seul salut de la France passe par l’Allemagne, qui doit écraser le bolchevisme, et qu’en aucun cas la France ne doit être réduite au sort de la Pologne. Lors de la tentative de mise sur pied de la Légion tricolore, durant l’été 1942, il montre pour la première fois des vœux de collaboration armée avec le Reich.

Le 30 janvier 1943, la Milice Française est fondée en zone sud, Darnand en est le secrétaire général et le chef incontesté. Hormis le militantisme politique, elle est peu active dans les premiers mois de son existence. Mais les menaces et les meurtres envers les miliciens se multipliant, la Milice opte de plus en plus pour l’Allemagne dans la deuxième moitié de 1943. En juillet 1943, Darnand tente de démissionné, dégouté de la tournure prise par sa Milice, qui n’est toujours pas armée et qui est en train de devenir une simple police supplétive.
la milice

Le Maréchal Pétain refuse sa démission, car il a trop besoin de son « meilleur soldat ».
En août 1943, décidé à ne pas rester inactif, il décide de « franchir le pas» en s’engageant dans la Waffen-SS. Le 8 août 1943, il prête serment de fidélité à Hitler, à l’ambassade d’Allemagne de Paris, en présence d’officiers allemands et du SS wallon Fernand Rouleau. Il est nommé Obersturmführer.
Sa seule volonté étant de sauver la France, « malgré l’opinion publique, et contre elle s’il le faut ». On peut noter que Darnand ne porta sans doute pas plus de deux ou trois fois l’uniforme feldgrau. Joseph Darnand devient le premier français à prêter serment au Führer, les membres de la LVF par exemple ne prêtent serment qu’au chef militaire Hitler, et non pas à l’homme politique.
A partir de là, la Waffen-SS française et la Milice sont étroitement jumelées, et Damand accepte de fournir cadres et hommes issus de la Milice à partir d’octobre 1943. En guise de remerciements, les allemands arment la Milice, en novembre 1943. Joseph Darnand entre au gouvernement le 1er janvier 1944, au poste de secrétaire général au maintien de l’ordre. Sa Milice est étendue à la zone nord, avec l’accord des allemands.
En juin 1944, il est nommé secrétaire d’état à l’intérieur. De janvier à juillet 1944, Darnand est ainsi l’homme ayant le plus de pouvoirs sur la vie intérieure française, en ayant en théorie sous ses ordres toutes les forces policières de France.
Le 17 août 1944, l’ordre de repli général de la Milice est donné, Darnand part en Allemagne. Après quelques entretiens avec Gottlob Berger, Il accepte de verser une partie de ses miliciens à la Waffen-SS. Il tente en vain de garder un certain contrôle sur la Brigade Charlemagne en gestation, en se présentant le 11 novembre 1944 au dépôt de la division à Wildflecken, vêtu de son uniforme de Sturmbannftihrer. Il s’annonce en tant que tel, mais il est refusé par le garde car il n’a pas son soldbuch. Il se présente alors en tant que secrétaire d’état, puis il est reçu par Krukenberg, qui avait prévu cet évènement. Lors d’un entretien privé, ce dernier fait comprendre à Darnand qu’il n’y a pas de place pour lui à la « Charlemagne ».
Un peu dépité, Darnand sait que la «Charlemagne» se fera avec ses hommes, mais sans lui… Il assiste à la cérémonie de serment à Hitler, puis rend une dernière visite à Henri Fenet, avant de partir du camp dès le lendemain.
Le 8 décembre 1944, il écrit à Berger pour servir dans la division Wallonie avec l’accord de Léon Degrelle, mais Berger refuse, sous prétexte que cela pourrait être mal vu des français de la brigade Charlemagne.
Joseph Darnand décide alors de partir pour l’Italie du nord, avec un bataillon de franc-gardes de la Milice, où il arrive le 12 mars 1945. Il se rend avec le bataillon milicien à Tirano, le 25 avril. Ayant l’autorisation de sortir de la caserne malgré son statut de prisonnier, il en profite pour se cacher dans l’appartement d’une vieille dame, parente d’un religieux. Peu après, le père Bonfiglio de Tirano lui offre un nouveau refuge dans la montagne, à Eldolo. C’est là que Damand est arrêté par des agents des services spéciaux anglais, le 25 juin 1945. Il est remis peu après aux autorités françaises.
Sa femme et son fils Philippe partiront d’Italie pour l’Amérique du sud, vivant chichement plusieurs années. Philippe devient ingénieur et reviendra bien plus tard En Europe.
Incarcéré à Fresnes durant l’attente de son procès, aucun avocat ne veut le défendre, jusqu’à ce que Maitre Ambroise-Colin le rencontre en septembre 1945.

Dans sa dernière lettre, adressée au général de Gaulle, il demande la clémence pour ses miliciens, arguant qu’ils n’ont fait que suivre ses ordres.
Malgré son passé glorieux et une défense honnête durant laquelle il ne renie rien, le héros des deux guerres devenu à la fois personnage clé de l’État Français et membre de la SS, tombe sous des balles françaises, le 10 octobre 1945, au fort de Châtillon.
Joseph Darnand est enterré au cimetière des Batignolles, à Paris.Sa nièce, Jeanne Brevet fut l’épouse d’Henry Charbonneau puis en 1984 de Léon Degrelle.
Source

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Fabrice Robert : « Nous avons imposé les slogans d’un peuple qui ne veut pas mourir »

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Entretien avec Fabrice Robert paru dans le journal Présent (numéro 8718) le 20 octobre 2016.

Fabrice Robert, le 13 juillet dernier, vous avez annoncé la transformation du Bloc Identitaire en un mouvement associatif baptisé Les Identitaires. Quelle portée à cette transformation ? A quels objectifs répond-elle ?

Ce n’est pas la première fois que le mouvement identitaire connaît une telle mue afin de s’adapter au mieux à une situation nouvelle. Du côté des jeunes militants identitaires, la résistance s’est incarnée, dès 2002, à travers les Jeunesses identitaires. Puis sont venues L’Autre Jeunesse et, enfin, Génération Identitaire.

Dans le domaine de l’action politique, le réel impose sa loi : la suivre, c’est être en mouvement. Là est la seule condition de l’efficacité. A chaque fois, les mues – au sein du mouvement identitaire – répondent à un impératif de développement dans un contexte différent.

Le Bloc identitaire s’est transformé en parti politique en 2009. Mais, au fond, cela ne correspond pas à notre ADN. Plus qu’un parti, nous sommes avant tout un réseau, une communauté. Depuis quelques années, nous avons cessé toute confrontation électorale avec le Front National. Nous avons refusé de persister dans une concurrence sans issue tout en mettant en avant notre complémentarité. Partout, nos militants ont agi là où les militants du FN ne le pouvaient. Cette complémentarité est essentielle. Quand nous montons sur le toit d’un chantier de mosquée à Poitiers, nous donnons des voix à marine Le Pen. Quand celle-ci parle à la télévision, elle éveille des consciences qui, parfois, viendront à nous pour des questions de caractères. Le mouvement identitaire ne vaincra pas seul. Mais personne ne vaincra sans nous. Personne ne vaincra si nos méthodes, nos mots d’ordre ne sont pas repris.

Pour mieux coller au réel et continuer à jouer un rôle politique, nous avons considéré que le temps était venu de transformer le Bloc identitaire en un mouvement baptisé Les Identitaires. Les Identitaires sera une centrale d’agitation et de formation. Seule habilitée à décerner un label identitaire, elle sera la rampe de lancement des principales offensives identitaires, qu’elles relèvent de l’agit-prop ou de la pénétration de nos idées dans la société française.

Les Identitaires sont dirigés par 2 directeurs nationaux : Jean-David Cattin et moi-même.

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En parallèle, le mouvement Génération Identitaire poursuit un fort développement sur le terrain, permettant à la fois un ancrage local et des actions coup-de-poing qui obtiennent un écho national voire international …

Génération Identitaire continue, bien évidemment, sa route sous son nom. Fort de ses 2 000 adhérents, il est un des plus importants mouvements de jeunesse de France. Ses actions coup-de-poing ont, par ailleurs, suscité de nombreuses vocations en France mais aussi en Europe. Aujourd’hui, des mouvements identitaires locaux – s’inspirant de notre ligne politique – ont vu le jour en Italie, en Suisse, en Autriche, en Tchéquie, en Allemagne.

Plus de 14 ans ont passé depuis la création des Identitaires, quelles sont vos plus grandes satisfactions ?

En 14 ans d’existence, nous avons su innover et surprendre. Nous sommes parvenu à transformer un petit groupe en un mouvement qui existe sur la scène nationale. Nous avons fait le plus difficile : nous avons créé une marque.
Notre principal succès est donc surtout d’ordre sémantique. Qui employait – voici à peine quinze ans – le terme identitaire ? Quasiment personne. Aujourd’hui, tout le monde utilise ce concept. Soit pour le dénoncer soit pour se l’approprier.

En soi, notre bilan est, tout de même, assez remarquable. Je ne connais pas d’autre exemple sur ces vingt dernières années de mouvement passé du néant à une existence réelle et reconnue comme telle.

Nous avons réussi à imposer nos méthodes, nos slogans, nos combats, dans le paysage médiatique. En incarnant un rôle d’aiguillon politique, nous sommes parvenus à influencer, de manière indéniable, le débat politique  français sur des questions cruciales telles que l’islamisation de la France, la racisme anti-blanc, la banalisation du halal, le Grand Remplacement ou encore la Remigration. « Les nôtres avant les autres » et « On est chez nous ! » sont devenus les slogans d’un peuple qui ne veut pas mourir !

Aujourd’hui, Les Identitaires, c’est : un mouvement activiste, un pôle de réflexion et de création, un réseau de Maisons de l’identité, un magazine, une maison d’éditions, une agence de presse indépendante, des associations sportives, culturelles, sociales, des cercles de formation et de conférence et une Université d’été.

Il est incontestable que les thématiques identitaires se sont imposées dans le paysage médiatique et politique … Cela suffira-t-il à imposer une « politique identitaire » – telle qu’elle existe en Hongrie par exemple – à court ou moyen terme ?

Remporter la bataille culturelle nous permet d’espérer l’amorce de futures victoires politiques. Ensuite, toutes est question de véritable volonté politique. Être élu pour ne pas mettre en place une politique identitaire serait pire que ne pas être élu.

Les succès des « petits gaulois » ont accompagné ceux des Identitaires dans d’autres secteurs : la réinformation, les écoles indépendantes, la formation de la jeunesse via le scoutisme, l’entraide professionnelle. Là encore, c’est la force du réseau qui a triomphé ? Ou tout simplement le choc du réel ? Les deux ?

Je pense surtout que la stratégie du réseau s’adapte au réel. D’ailleurs, au sein du mouvement identitaire, nous avons toujours privilégié l’action en réseau qui nous paraît plus souple et plus interactive. En fédérant des hommes et des projets, il est possible de relancer une dynamique de résistance face aux tentatives d’effacement de notre identité. Avec le déploiement de structures variées et complémentaires, ce travail en réseau permet alors de développer une contre-culture tout en faisant émerger des contre-pouvoirs.

http://www.les-identitaires.com/2016/10/fabrice-robert-av...

En hommage à notre ami Luc Perrel

En 1972, la loi Pleven réintroduit le délit d’opinion dans la loi

Pas modifiée jusqu’à la loi Pleven en 1972, une loi totalitaire et scélérate. La loi Pleven a en effet réintroduit le délit d’opinion dans le droit français, au nom de « la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ». 
La loi Pleven est d’abord une atteinte à la liberté de parole et de débat puisqu’elle condamne « la provocation à la haine ou à la discrimination à raison de la race, de la religion, de l’origine ou de la nationalité ». Or la notion « d’incitation » est floue, celle de « haine » l’est plus encore puisqu’il s’agit d’un sentiment. Tout dépend de l’interprétation du juge, et il en est de très extensives, qui font jurisprudence. Pour certains tribunaux, rappeler de simples faits incite à la haine, et certaines paroles sont donc interdites ou condamnées à ce titre. 
La loi Pleven est intervenue dans un contexte historique particulier : les années Pompidou. Mai 68 venait d’opérer une rupture profonde avec la période précédente et deux éléments de contexte expliquent le vote de cette loi en 1972 : 
  • d’abord la volonté de faciliter l’entrée d’immigrés durant le septennat Pompidou et obtenir ainsi 200 000 candidats par an au titre du travail, 
  • ensuite l’objectif de culpabiliser les Français en rouvrant les plaies mal cicatrisées de la Seconde Guerre mondiale (cet objectif explique aussi le lancement spectaculaire, en 1972, de l’affaire Touvier, qui devait être suivie, beaucoup plus tard, par les procès Barbie et Papon). 
C’est ce climat intellectuel qui explique l’adoption de la loi Pleven à l’unanimité de l’Assemblée nationale. Il est extraordinaire et significatif que personne ne s’y soit opposé, alors qu’elle est ouvertement liberticide : personne n’a-t-il osé, ou bien l’intention liberticide était-elle déjà plébiscitée par la classe politique ? Quoi qu’il en soit, ses effets sont multiples. Cette loi rend d’abord difficile le débat sur l’immigration puisque celui qui la critique peut mettre en cause des immigrés de telle ou telle catégorie et risque ainsi d’être accusé de racisme et condamné. 
 
Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?