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  • Des djihadistes français touchaient leurs allocs en Syrie

    djihadistes français allocs Syrie
     
    Selon le Figaro, vingt pour cent des djihadistes français opérant au Moyen Orient continuent à percevoir leurs allocations sociales. Selon les policiers spécialisés chargés de l’enquête, le djihadiste qui part pour la guerre sainte « coupe son téléphone, achète des billets et vide son compte », mais ses proches s’arrangent « pour faire acheminer de l’argent frais ». Munis de leurs cartes avec photos, des parents le touchent à Pôle emploi ou à la CAF pour l’envoyer « par mandat en direction des zones de combat via la Turquie notamment ». Ces fonds publics restent peu importants (500.000 euros en cinq ans), mais pèsent particulièrement lourd aujourd’hui quand, avec la débâcle, Daech a perdu ses sources de financement principales.

    http://reinformation.tv/djihadistes-francais-allocs-syrie-vite-76430-2/

  • Le cauchemar kurde

    par Louis-Joseph Delanglade

    On sait désormais que la chute du « califat » proclamé à Raqqa en 2014 par l’ « émir » Al-Baghdadi (re)pose à la région le problème kurde, c’est-à-dire la revendication par les combattants kurdes de la coalition d’un Etat indépendant qui pourrait s’appeler « Kurdistan ». Dans sa plus grande extension, c’est-à-dire en s’étendant de manière très inégale sur quatre pays souverains (Syrie, Irak, Iran et, surtout, Turquie), le Kurdistan pourrait couvrir un territoire presque aussi grand que la France et être peuplé (émigration non comprise) de trente à trente-cinq millions d’habitants. Le problème trouverait son origine dans le non respect d’une promesse faite par Britanniques et Français d’établir sur les ruines de l’empire ottoman un Etat kurde (ce qu’invite à penser le traité de Sèvres, 1920), Mustapha Kemal ayant obtenu qu’il n’en soit plus question (traité de Lausanne, 1923). Peut-être cela a-t-il été une erreur, peut-être pas. Ce qui compte aujourd’hui, ce sont les faits d’aujourd’hui. 

    Plusieurs approches sont possibles. La plus stupide, parce qu’elle n’est fondée que sur le sentiment, est l’approche « romantique » et sa variante, l’approche morale. Bon exemple de la première, M. Lévy, l’homme à la chemise blanche, qui s’est beaucoup mis en scène aux côtés des peshmergas. Mais n’est pas Byron qui veut : ce dernier, partisan enthousiaste de l’indépendance grecque, a eu la bonne idée d’aller mourir en 1824 à Missolonghi, même si ce n’a pas été au combat. Et puis, la Grèce c’est - quand même - autre chose que le Kurdistan. Pour la variante, on citera M. Guetta (France Inter, 16 octobre) : « les Kurdes ont conquis le droit moral à l’indépendance ». On peut se demander qui va faire respecter ce « droit », c’est-à-dire qui a intérêt à ce que ce droit soit respecté. Personne, semble-t-il. 

    La pire approche se fonde(rait) sur le fameux « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », droit dûment recensé dans la Charte de l’ONU, droit qui s’appuie sur le funeste principe des nationalités dont on sait les ravages qu’il a pu engendrer en Europe aux XIXe et XXe siècles, aboutissant notamment à la destruction de la Double monarchie austro-hongroise et à l’affirmation de la grande Allemagne - avec toutes les conséquences que l’on sait. On pourrait certes profiter de la faiblesse des Etats syrien et irakien pour laisser s’installer une entité kurde mais cette « entité » ne serait qu’un petit Kurdistan (environ 20% du territoire et 25% de la population), au demeurant fort peu homogène, et constituerait surtout un tel danger et une telle provocation pour les deux Etats forts de la région  (Turquie et Iran, 75% de la population et 80% du territoire kurdes) qu’on voit mal ces derniers répondre autrement que par la guerre.

    Les choses étant donc ce qu’elles sont, la création d’un Etat kurde constituerait une faute politique grave qui déstabiliserait une fois de plus et pour longtemps tout le Proche-Orient. Or, on ne voit pas très bien en quoi cette instabilité répondrait aux intérêts français et européen. A contrario,  l’élimination de l’Etat islamique ouvre des opportunités à la France pour reprendre pied dans la région en lui permettant de retisser des liens politiques et économiques avec Ankara, Téhéran et les autres. 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/index-1.html

  • Eric Zemmour : « Laurent Wauquiez va devenir général d’une armée morte »

    Eric-Zemmour-RTL-600x400.jpg

    Certes, Laurent Wauquiez devrait être élu à la présidence des Républicains. Mais ceux-ci, qui ont décidé hier d’exclure les Constructifs, n’ont pas pu le faire faute d’avoir atteint le quorum au bureau politique du parti ! Pas très sérieux tout ça mais, pour Eric Zemmour, très révélateur de ce qu’est devenue cette formation, peu digne héritière du mouvement construit par le général de Gaulle.

    L’éditorialiste s’en est gaussé avec férocité ce matin sur RTL :

    « Il était une fois un grand parti politique, un monument de l’Histoire de France. Il y avait eu dans ses rangs des ministres du général de Gaulle, et même des premiers ministres […] Certains avaient été des résistants, parfois des héros. […] Ces hommes-là tutoyaient l’histoire. »

    Et puis…

    « Puis ces géants ont eu des enfants qui, eux-mêmes, ont eu des descendants. Les lois de la génétique politique sont parfois imprévisibles : les géants ont donné des nains. »

    Et d’enchaîner :

    « Les géants se demandaient si la France devait abandonner l’Algérie française, sortir de l’Otan, approuver le traité de Maastricht. Les nains se demandent s’il faut exclure Thierry Solère ou Franck Riester […] Non seulement les Républicains traitent de sujets dérisoires, mais il n’y a plus personne pour les traiter. C’est la double peine. »

    Pour Eric Zemmour, l’opposition entre deux droites irréconciliables – entre ceux qui lorgnent vers le FN et ceux qui sont proches de Macron –, est « un jeu de rôles.

    « Chacun porte un masque avec une mauvaise foi qui n’a d’égale que leur manque de talent. Les Républicains n’ont plus de raison d’être car ils sont dans l’opposition à un pouvoir qui fait la politique qu’ils auraient conduite s’ils avaient gagné. L’électorat de droite l’a d’ailleurs bien compris qui rallie massivement le nouveau président. »

    L’éditorialiste va plus loin et s’en explique :

    « Les Constructifs et leurs alliés ministres en rajoutent en prétendant que leur cible principale, Laurent Wauquiez, va droitiser leur cher et vieux parti, qu’il va enfermer Les Républicains dans un réduit droitier identitaire en oubliant que ce sont eux qui depuis la création de l’UMP, ont enfermé la droite dans un réduit centriste et politiquement correct. »

    Deux droits irréconciliables, vraiment ? Foutaise !

    « Ils théorisent les deux droites irréconciliables alors qu’il devraient parler des deux centres irréconciliables, le centre qui veut aller chez Macron et le centre qui veut rester dans l’opposition. Ils font mine de soupçonner Wauquiez d’abattre la digue qui sépare les Républicains du Front national, ils ont la main sur le cœur, pendant que l’autre main dissimule leur large sourire cynique et goguenard. Ils vouent aux gémonies le groupe Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous dont le président a osé évoquer une plate-forme commune avec Marion Maréchal-le Pen – ouh le vilain ! »

    Car au final,

    « Laurent Wauquiez n’osera jamais s’allier avec le Front national, il va taper sur les doigts du président de Sens commun, il va donner tous les gages qu’on voudra. »

    Conclusion d’Eric Zemmour :

    « La semaine prochaine, les Constructifs seront définitivement exclus, Wauquiez sera élu président d’un parti fantôme. Il découvrira alors qu’il est devenu le général… d’une armée morte. »

  • Y aurait-il une éthique de l’information ?

    Bernard Plouvier

    3887457441.jpgOn peut ne pas admirer le racisme endogamique ni le capitalisme de spéculation et reconnaître qu’il y eut des Juifs d’exception : le Qohelet, Jésus de Nazareth, Spinoza, le baron Haussmann, Gershwin et Copland, Heifetz, « Solti »-Stern et Janos Starker... On peut également avoir un penchant pour le journaliste et théoricien de l’information que fut Walter Lippmann (en médaillon, mort en 1974), la star de New Republic, du New York Herald Tribune et de Newsweek.

    Dans son livre de 1922 : Public opinion, devenu la référence d’une foule d’éditorialistes et de directeurs de rédaction, Lippmann soutenait que l’opinion publique est bien davantage façonnée par les émotions que par le raisonnement - Gustave Le Bon l’avait écrit un quart de siècle plus tôt !

    De ce livre, on ne retient généralement que le concept de « manufacture of consent », si l’on préfère le formatage en douceur des opinions publiques de tous pays par les media (presse écrite, radio, cinéma, publicité), soit la variante libérale de la propagande politico-sociale des États totalitaires - à l’époque : l’URSS, le kémalisme et le fascisme naissants, l’islam n’étant pas encore sorti de sa torpeur médiévale et le nazisme n’existant qu’à l’état embryonnaire.

    En pratique, selon Lippmann, si les journalistes doivent informer discrètement les ministres et chefs d’État (et nombreux seront les reporters internationaux à servir de sources à Franklin Delano Roosevelt, de 1933 à 1945) de ce qu’ils ont perçu en pays hostile ou concurrent, le vulgum pecus n’a droit qu’aux informations générales, aux potins et aux scandales, agrémentées de schémas-types de pensée, pour orienter sa réaction aux événements.

    En résumé, l’on filtre parmi la foule d’informations, ce qu’il est bon que les électeurs sachent, sans encombrer leur petit esprit de précisions qu’ils n’ont pas à connaître, singulièrement les soubassements économiques de décisions politiques.

    Lippmann parlait de « barrière entre le public et l’information ». Il avait mal choisi son terme : il s’agissait bien plus de tamiser, de cribler, de filtrer, en un mot de désinformer par défaut. Encore faut-il créditer Lippmann, le cynique, d’une forte dose d’honnêteté : il précisait qu’un journaliste ne doit publier que des informations réelles et vérifiées… d’autres n’auront pas cette éthique.

    Comme l’a précisé le Britannique Richard Tawney (in Equality de 1931), l’exemple des USA et de sa presse n’est probablement pas adapté à la vieille Europe des années trente. Aux USA règne alors « une inégalité économique considérable, mais aussi une égalité sociale considérable »… seul le nazisme créera une société égalitaire entre membres du Volk germanique, mais cette notion n’est pas perçue hors du Reich, pas plus qu’elle ne l’est de nos jours par nombre d’historiens.

    En France, durant ce nouvel avant-guerre, l’inégalité sociale est aussi profonde que l’inégalité des jouissances matérielles. De ce fait, l’information y est pure affaire de bourrage de crânes : presse pacifiste et presse belliciste vont s’opposer vigoureusement, surtout à compter de 1936. Sans la moindre vergogne, journalistes français (et britanniques) n’hésiteront pas à multiplier les bobards, tandis que la presse du IIIe Reich ne ment généralement que par omission, les mensonges intentionnels y étant rares ; c’est, d’ailleurs, ce qui frappe le plus l’historien qui rejette tout apriori.

    Par ailleurs, Lippmann, journaliste parfois aventureux dans ses avis et pronostics de politique étrangère, est un partisan convaincu de la régulation de la production économique par les prix du marché et par la publicité, là-encore avec une dose certaine de cynisme : il ne lui paraît pas nécessaire, pour lancer un produit ou un concept, de chercher l’utilité maximale pour la société, mais il est indispensable de produire toujours plus et à meilleur coût, pour obtenir le plein emploi et accroître la richesse nationale.

    Il organise en août 1938, au Musée Social de Paris, un Colloque, où une trentaine d’économistes et d’universitaires débattent du néo-libéralisme, en un moment où l’économie allemande écrase par ses succès à l’exportation les économies des grandes démocraties, les USA ont replongé dans la dépression économique au second semestre de 1937. On y parle de barrières douanières et de libre-échange, d’union monétaire et d’étalon de référence (presque tout le monde vient d’abandonner l’étalon-or), de réglementation de l’économie par les États.

    Au Colloque Lippmann, s’affrontent Jacques Rueff et Ludwig Mises (qui a quitté, en 1934, l’Autriche ruinée pour la Suisse), tous deux partisans de l’étalon-or, mais le premier tolère une certaine planification étatique, repoussée avec horreur par le second, alors partisan du libéralisme intégral, acceptant tout au plus un encadrement du crédit pour limiter les risques d’inflation grave. Tous deux triompheront, après 1945, mais de façon transitoire (Rueff sous la Ve République gaulliste ; Mises aux USA).

    Tout cela n’est-il que pure érudition historique ? Pas vraiment !

    Semble toujours d’actualité, même de façon brûlante, la notion de désinformation du public, liée à une surinformation de détails croustillants, mais dépourvus de réelle importance (comme les tenues de telle femme de président), masquant une véritable sous-information quant aux véritables maîtres du jeu politico-social et au cynisme absolu de leurs choix.

    La théorie de Lippmann triomphe en permanence et de façon antidémocratique, si l’on admet que le droit à l’information est l’un des critères des régimes démocratiques (avec l’isonomia, la méritocratie et la liberté d’expression… toutes notions assez mal en point dans les sociétés occidentales actuelles).

    Quant à la finalité du fonctionnement de l’économie, à l’intérêt d’un minimum de régulation des marchés par d’honnêtes membres du pouvoir exécutif, à l’établissement d’étalons monétaires fiables (à moins que l’on ne se décide à en revenir au clearing, pour commercer avec les pays à l’économie émergente, donc dénués de devises fortes), tout cela est encore et toujours d’actualité.

    Depuis le XVIIIe siècle, l’on n’en finit pas d’opposer le « laissez faire, laissez aller » à la régulation des économies nationales par le pouvoir exécutif. L’expérience globalo-mondialiste, en cours depuis les années 1980, a ruiné nombre de Nations occidentales. Il serait peut-être temps de réfléchir à d’autres voies et d’éduquer le public, manifestement moins sot que ne le croyait Lippmann, avec sa morgue de surdoué.  

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Affaire Hidalgo et les emplois fictifs : MPI disait vrai !

    Le 31 mai, je citais dans un article les affaires d’emplois fictifs de la maire de Paris. Le quotidien de propagande régimiste Libération hurla à la fake news… Mais voilà que le journal économique Capitalreprend sous la plume de Philippe Eliakim les accusations en les étayant par des documents comptables…

    Suite à une enquête fouillée, il prouve que la notable sépharade,  après avoir été élue première adjointe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris en mars 2001, « Anne Hidalgo a continué de se faire payer pendant des mois par son administration d’origine, le ministère du Travail. En plus de ses indemnités d’élue réglées par la mairie – 5.575 puis 6.424 euros mensuels à partir d’octobre 2002, sans compter les défraiements –, elle percevait un salaire mensuel de 3.040 euros du ministère, auquel s’ajoutaient entre 1.000 et 2.000 euros de primes. », comme conseillère technique puis comme chargée de mission. En janvier 2003, près de 2 ans après avoir été nommée première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo continuait de se faire discrètement payer par le ministère du Travail, comme l’atteste une copie d’un bulletin de salaire livré dans l’article de Capital.

    L’emploi fictif est confirmé par des anciens du cabinet de Marylise Lebranchu :

    « A son arrivée, en novembre 2000, elle a travaillé pendant quelques semaines sur le conflit des greffiers. C’était ce que l’on appelle un emploi fictif, confirme un autre membre du cabinet. Elle ne participait jamais aux réunions de travail, elle n’avait même pas de bureau. Les seules fois où on la croisait, c’est lorsque le club de Martine Aubry, Réformer, organisait une réunion ou un dîner dans les locaux du ministère, avec Benoît Hamon et François Lamy ».

    Après la défaite de Jospin en 2002, Hidalgo est toujours payée à ne rien faire à la direction régionale du travail d’Ile-de-France. Elle n’y met évidemment jamais les pieds, mais n’en continue pas moins de se faire verser son salaire. Toujours un emploi fictif…

    Alerté, le syndicat d’extrême gauche SUD tente de faire cesser le scandale : saisie de la Dagemo (la DRH de l’administration du travail), de la Cour des comptes, de la Commission des comptes de campagne et de la mairie de Paris, en vain. Le responsable syndical chargé de l’affaire, Yves Sinigaglia, finit par saisir la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs). Le 7 janvier 2003, le ministère du Travail place rétroactivement (avec 2 ans de retard) Hidalgo en position de détachement à la mairie de Paris et lui demande de rendre les sommes indûment perçues depuis la dissolution du cabinet Lebranchu, soit 21.659,05 euros hors primes, mais ne s’acquitte pas du remboursement des 19 mois d’emploi fictif précédent, soit la coquette somme de 80.000 euros. Bien plus que les sommes impliquées lors de l’affaire des rapports bidons de Xavière Tibéri…

    Fanfaronne, Anne Hidalgo déclara avoir porté plainte contre Capital pour diffamation. La suite au prochain épisode de notre grand feuilleton « La fantôme de l’Opéra », pardon, je confonds, « La fantôme du Ministère de la Justice »… Elle s’appelle peut-être Hidalgo, mais en tout cas, ses valeurs n’ont rien de chevaleresque…

    Hristo XIEP

    http://www.medias-presse.info/affaire-hidalgo-et-les-emplois-fictifs-mpi-disait-vrai/82119/

  • Front culturel : “celui qui ne veut pas tirer l’épée, périra par l’épée”

    Sur le site des Inrocks le 17 novembre, était interrogé Gaël Brustier, collaborateur du Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) à l’Université libre de Bruxelles, à l’occasion de la  sortie de son ouvrage,«Le Mai 68 conservateur : que restera-t-il de la Manif pour tous ?». Il affirme que «Sarkozy porte une part de responsabilité (dans l’essor de ce mouvement, NDLR)  dans la mesure où il est l’un de ceux qui a le plus utilisé la thématique de l’identité dans le champ électoral ». Non pas par convictions conservatrices, nous savons que le mari de Carla Bruni est en réalité un pur produit de l’idéologie libérale-libertaire soixante-huitarde, mais par tactique,  à de fins électoralistes. En manipulant des  concepts droitiers, il s’agissait pour M. Sarkozy de freiner l’ascension  du FN dont les grands axes programmatiques, notamment celui de la défense des valeurs traditionnelles,  partie intégrante  de l’«ADN» de l’opposition nationale,  ont plus que jamais le vent en poupe.  

     Une Manif pour tous explique encore Gaël Brustier qui a révélé l’existence d’une «jeunesse de droite encore plus conservatrice que la génération précédente: en un sens, les jeunes pops de 2007 ont été ringardisés par les ringards. L’UDI, comme l’UMP et le FN sont soumis à la même pression ». Pression toute relative concernant le FN nous l’avons dit, puisque la défense de notre modèle civilisationnel  helléno-chrétien est un des piliers du programme frontiste. Marine Le Pen est notamment la seule  à avoir toujours affirmé clairement qu’elle abrogera la loi Taubira si elle est élue, si  l’opposition patriotique l’emporte en 2017.

     M. Brustier voit comme un symbole le fait que «  Les Veilleurs  ont occupé des lieux emblématiques de Mai 68 comme la place de la Sorbonne sans qu’aucun service d’ordre des organisations de gauche ne les en déloge. C’est nouveau !  Face à une jeunesse conservatrice ultra présente, on cherche les jeunes progressistes. Cela va avoir une empreinte sur le pays : quand vous formez 40 000 jeunes de 20-25 ans qui ont en tête l’idéologie de Gaultier Bès (chef de file des Veilleurs, NDLR), vous allez forcément les retrouver vingt ans plus tard à des postes à responsabilité. Ce n’est pas rien».

     Et l’essayiste, qui pronostiquait  sur slate.fr en août dernier « le risque d’une marginalisation progressive de la gauche », de pointer  encore l’incapacité présente de la gauche à ouvrir « un front culturel ». « On a une gauche européenne sociale qui préfère parler de politiques publiques (policies) plutôt que de politique (politics). Ce discours-là ne peut pas battre la Manif pour tous (…).  Les conservateurs de la nouvelle génération proposent une vision du monde philosophiquement contre-révolutionnaire mais qui répond à ces aspirations-là, en rejetant le productivisme, le consumérisme, et l’économie inféodée à la finance. Ils trouvent écho dans la société ».

     C’est dans ce contexte que certains à  droite  tendent la main aux forces de gauche. Nous évoquions il y a peu sur ce blogue  la proposition du sénateur UMP du Nord, Jean-René Lecerf,  qui se disait prêt à une alliance avec le PS « en cas de danger  FN » aux prochaines élections régionales dans le Nord -la liste FN est créditée de 35 % des voix. Une proposition disait-il qui avait suscité  l’intérêt  du porte-parole de Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin …

     Hier, le site de L’est républicain revenait sur cette proposition de deal puisque  Jean-Pierre Masseret, président PS du Conseil régional du Nord,  ne « l’exclut pas ». « Il va falloir faire preuve de responsabilité et d’intelligence pour préparer la fusion de trois régions qu’il ne sera pas possible de construire en restant bloc contre bloc, plaide Jean-Pierre Masseret. L’alliance avec l’UMP ?  Je suis partagé. Mais pas fermé. Je ne veux surtout pas m’enfermer dans une posture qui serait une imposture démocratique qui consisterait à porter préjudice aux gens, aux entreprises, au développement de la région (sic). Selon la situation, peut-être faudra-t-il construire un programme commun entre la gauche, le centre et le centre-droit, nous permettant de nous retrouver sur des convergences. Construire une coalition quand le contexte le nécessite, favoriser des rapprochements efficaces, c’est possible en Allemagne. Ce modèle doit pouvoir être dupliquable en France, non ? ».

     Un autre soutien  de Nicolas Sarkozy, le  député européen UMP  Nadine Morano,  a déclaré pour sa part qu’elle y était défavorable au motif que cette alliance au grand jour serait perçue comme « un aveu de faiblesse »…

     Sur le site de Lyon capitale, le 17 novembre c’est Hervé Mariton, député de la Drôme, candidat à la présidence de l’UMP, qui se fendait d’un petit discours dégoulinant de moraline, qu’il pense susceptible de servir ses intérêts, sur les affreux du FN. Certes M. Mariton, qui relaye aujourd’hui assez largement les positions du FN sur le Mariage pour tous,  n’a pas toujours eu le nez creux. Il  fut ainsi  un des rares parlementaires français à se dire favorable en 2003 à l’intervention militaire des Etats-Unis pour détruire le régime nationaliste laïc en Irak, dont on mesure aujourd’hui les conséquences géopolitiques  catastrophiques, au delà  même du sort  des Chrétiens d’orient.

     Surtout, M. Mariton ne se remet toujours pas de son péché originel. A savoir qu’il fut le vice-président du conseil régional Rhône-Alpes, élu sur les listes de l’UDF Charles Millon en 1998… grâce aux voix du FN. Rappelons-le, ce fut Bruno Gollnisch (dont la liste obtint 28% des voix),  qui mit  au point lors des régionales de 1998, avec l’accord de Jean-Marie Le Pen et du Bureau Politique du Front National, la stratégie visant à faire élire plusieurs présidents de région avec l’appui du FN. Stratégie qui fut (déjà) à deux doigts de faire imploser la « droite » en mettant ses dirigeants progressistes en porte-à-faux avec sa base électorale beaucoup plus patriote,  droitière et  conservatrice,   et qui n’a achoppé alors  que sur l’opposition de Chirac

     «  Une alliance qu’Hervé Mariton, interrogé sur France Inter, estime désormais avoir été une erreurC’était une erreur et ce serait une erreur de faire la même chose aujourd’hui, tranche-t-il, plutôt mal à l’aise. C’était un choix impossible et inutile. À l’époque, on avait pensé qu’on pourrait recevoir les voix sans rien devoir » (sic). On se pince pour le croire, car de deux choses l’une : ou bien M. Mariton prend les Français pour des imbéciles,  ou bien il serait le seul à ignorer que la politique est encore et toujours  une question de rapport de forces. Nous avons notre petite idée sur la réponse à apporter à cette question…

     Pour justifier aujourd’hui  de son refus de toute alliance avec le FN, Hervé Mariton fait encore plus fort dans sa tentative assez pathétique d’enfumage: «Nous, à l’UMP, nous voulons une politique d’immigration ferme, avec des critères objectifs, numériques, selon les pays de provenance. Une immigration choisie » ( choisie par qui ?! NDLR). « Sur ce sujet, le Front National pratique l’insulte à l’égard des personnesLe Front National a une position méprisante à l’égard des individus. Moi, je suis capable d’avoir une vision très ferme de la politique migratoire que l’on doit avoir, et en même temps de respecter les hommes.»

     Propos parfaitement scandaleux puisque  jamais, ô grand jamais, le FN ne s’en est pris à la personne des  immigrés mais toujours à la politique d’immigration-invasion dont les responsables sont les partis dits de gouvernement  qui se succèdent au pouvoir depuis 1975. Au nombre desquels figurent les amis politiques de M. Mariton qui vient, comme d’autres,  de découvrir opportunément les vertus d’une certaine fermeté en matière migratoire depuis que le FN est arrivé en tête aux élections européennes.

     Les  convictions réelles de M. Mariton sont donc  sujettes à caution. Bruno Gollnisch le relevait en juin 2013, dés la loi Taubira votée,  le député-maire UMP de la Drôme, s’était empressé d’annoncer  son souhait de « marier un couple de femmes dans la commune dont il est le Maire. On peut se soumettre à regret à une loi, on n’est pas obligé de revendiquer de l’appliquer avec autant d’ardeur » relevait Bruno. Mais cette tournure de caractère là, est assez révélatrice du syndrome de Stockholm qui frappe souvent les élus de droite qui restent, soumis   quoi qu’ils  en disent, au magistère  moral de la gauche.

     Pour ne pas s’y plier il faut être animé par le courage, la volonté de faire triompher  des  convictions éthiques, philosophiques qui sous-tendent un programme politique. Mais la vision du monde de la droite aux affaires, du moins de ses principaux dirigeants,  est elle si différente de celle du PS ?  Comme l’expliquait dernièrement Bruno Gollnisch, c’est cette droite là qui depuis l’après-guerre, par «complaisance», «a abandonné les sphères intellectuelles et culturelles du pays aux socialo-communistes,  laquelle  a conduit aux évènements de mai 68. »

     Les valeurs défendues par le FN sont, elles,  largement  incompatibles avec l’idéologie  de la caste au pouvoir,  laquelle connait actuellement et logiquement  un large reflux également sur le front culturel évoqué plus haut par Gaël Brustier.

     Une guerre culturelle dans laquelle les défenseurs des identités, des traditions, des souverainetés,  des enracinements sont  les ennemis à abattre. Or, comme l’écrivait feu Dominique Venner, « dés lors qu’ils sont désignés comme des ennemis, les plus pacifiques n’ont pas d’autres choix que de  combattre ou de se soumettre. Suivant le mot de la philosophe Simone Weil, parodiant la parole évangélique, celui qui ne veut pas tirer l’épée, périra par l’épée ».

     Et bien nous, nous n’entendons pas nous soumettre et rendre les armes. Ce combat politique pour la survie de la France Française, de notre civilisation, c’est indéniablement au Front National  qu’il peut être mené avec le maximum d’efficacité et de chances de succès.

    https://gollnisch.com/2014/11/20/front-culturel-celui-veut-pas-tirer-lepee-perira-lepee/

  • La dislocation de LR se poursuit

    Après son exclusion ratée des ministres LR de Macron, Alain Lamassoure, député européen et européiste forcené (et laïciste), Vice-président de la délégation française du Groupe PPE et donc chef de file LR au Parlement de l'UE, claque la porte. Son communiqué montre les contradictions interne de ce parti privé de boussole :

    "Archi-favori pour les élections majeures de 2017, le parti LR a réussi à perdre une élection présidentielle imperdable, face à un candidat jailli du néant, puis les élections législatives face à un parti qui n’existait pas trois mois auparavant. Malgré cela, c’est l’un des siens qui est devenu Premier ministre, avec une feuille de route largement inspirée par le programme de LR, et soutenu aujourd’hui par les deux tiers de ses sympathisants. Le groupe parlementaire l’a d’ailleurs reconnu en s’abstenant de censurer l’investiture du gouvernement et en adoptant à l’unanimité l’autorisation de réformer le Code du travail par ordonnances. Et voilà qu’aujourd’hui, le même parti exclut Edouard Philippe.

    Les optimistes souriront. Paraphrasant Groucho Marx, « je n’accepte plus dans mon club un membre qui réussit, sans le club, à remplir la mission du club. » Mais sur un tel sujet, un tel degré d’humour dépasse ma propre jovialité gasconne.

    Les pessimistes observeront que, privé de toute boussole politique, LR se réfugie dans une pénible course à la droite la plus conservatrice. Au lieu de revenir aux valeurs qui ont fait toutes les victoires communes de ses familles fondatrices : l’union de la droite et du centre, l’économie sociale de marché, l’humanisme, l’Europe.

    LR craint-il l’échec du gouvernement, ou sa réussite ? En 2002, j’ai quitté le parti de François Bayrou parce que je souhaitais la réussite de Jacques Chirac et du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Aujourd’hui, je quitte LR parce que je souhaite la réussite du redressement de la France et de l’Europe engagé depuis le printemps."

    Ce départ est une bonne nouvelle pour LR.

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/la-dislocation-de-lr-se-poursuit.html

  • Ça va être notre fête

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    flamme-fn-300x300.jpgLe Front National  fêtera le 27 octobre le quarante-cinquième anniversaire de sa création sous l’impulsion de Jean-Marie Le Pen. Quarante-cinq ans de luttes, d’abord confidentielles avant son émergence électorale dans les années 80, grâce à la ténacité de militants courageux  et de  figures exceptionnelles.  Quarante-cinq d’analyses et d’avertissements qui se sont (très souvent) dramatiquement vérifiés. Quarante-cinq ans d’attaques (y compris physiques), d’insultes émanant d’un microcosme politico-médiatique globalement gauchisant, (alter) mondialiste, libéral-libertaire foulant au pied les valeurs et les idées qui ont fait la grandeur,  la force de la civilisation européenne, de la  France et du peuple français.  Quarante-cinq ans de combat national qui ont abouti cette année  à une étape importante dans notre longue marche vers le pouvoir: les 11 millions de voix qui se sont portées sur Marine le 3 mai, une alliance électorale avec M. Dupont-Aignan brisant la loi d’airain de la ghettoïsation/diabolisation, l’élection de députés en juin malgré l’absence d’une proportionnelle qui aurait permis à 120 frontistes de faire leur entrée à l’Assemblée. Un  quasi demi-siècle d’une  résistance nationale qui  monte en puissance partout en Europe comme dans le reste du monde.  Car oui,  les peuples sécrètent instinctivement leurs propres défenses immunitaires face au monde gris, sans âme  que nous promettent  les idéologues/précepteurs  des sociétés liquides,  de la fin des nations et de l’enracinement. Une résistance au  rouleau compresseur du cosmopolitisme marchand, planétarien,  laïque et obligatoire,  qui  est toujours perçue si ce n’est avec rage, du moins avec condescendance et une certaine dose d’incompréhension  de la part de sentencieux analystes. Les mêmes  qui  prédisent  régulièrement depuis trente ans  la fin du Front National…

    Au nombre de ceux-là, signalons pour la bonne bouche l’analyse vraiment débile (au sens étymologique du terme) du journaliste Bertrand Delais,  auteur dernièrement  d’un documentaire particulièrement complaisant  consacré à la campagne d’Emmanuel Macron ,  En Marche vers l’Elysée. Sur le site du Huffington Post M. Delais a pondu un article intitulé « 4 raisons pour lesquelles le FN ne sert plus à rien dans la France d’aujourd’hui- Face à l’offre politique de l’ère Macron, Marine le Pen n’est plus qu’un ersatz du monde d’avant. »  Au titre de la raison principale de son constat il explique que « le FN était un parti qui prospérait sur une illusion de l’opposition entre la droite et la gauche qui peu ou prou avaient des politiques semblables, car on gouvernait au centre.» Or, ajoute-il,  « Emmanuel Macron a revendiqué cette réalité en rejetant du même coup les jeux de postures. Se faisant, il a redonné crédit à l’action politique et a ôté à Marine le Pen un de ses carburants préférés, l’UMPS… Elle ne pouvait plus le dénoncer puisqu’il s’était réaffirmé autrement. »  Et pourquoi donc?  A suivre ce qui tient lieu de raisonnement à M. Delais,  le fait que M. Macron confirme, rende encore plus visible par son action politique et les ralliements de nombreux républicains et socialistes  à son action, le fond commun qui relie la droite et la gauche du Système, rendrait donc  le FN inutile? C’est bien évidemment exactement l’inverse!  C’est justement  la claire  perception par nos compatriotes d’une réalité que le FN pointe du doigt depuis des décennies qui renforce l’alternative incarnée par l’opposition nationale!

    Même raisonnement tordu et indigent formulé ce matin sur France Culture dans Le journal des idées de Jacques Munier, dont l’antifrontisme n’est pas vraiment marqué du sceau de la culture, même politique…M. Munier dans sa recension du dernier numéro de la revue Europe, ne manque pas de citer sans recul l’ethnologue et anthropologue Jean-Loup Amselle. Ce dernier  écrit que  « des digues ont sauté, de sorte que la quasi-disparition, au sein du champ intellectuel, de la question sociale, qui était autrefois au centre de la discussion, a signé du même coup la victoire idéologique du choc des civilisations et du nationalisme en tant que mode d’appréhension du monde actuel.  Une évolution que l’anthropologue, auteur notamment des Nouveaux rouges bruns, (sic) analyse comme une victoire du FN, idéologique avant d’être électorale :  En introduisant une vision ethno-raciale des problèmes sociaux, le FN fragmente les milieux populaires qui étaient autrefois unis derrière des intérêts de classe. »

    M. Amselle et son perroquet M.  Munier confondent sciemment les causes et les conséquences. Ils font l’impasse  en l’espèce  sur  le fond réel du problème.  A savoir que cette fragmentation des milieux populaires n’est pas le fait du FN, mais d’une classe politique  qui pour complaire à un certain  patronat  hors-sol a encouragé une immigration de travail pour  affaiblir les syndicats et surtout peser à la baisse sur les salaires des travailleurs français. Fragmentation qui s’est accélérée avec la mise en place du regroupement familial qui a pris l’allure d’une immigration de peuplement débouchant sur les tensions, les périls, les difficultés d’intégration et /ou d’assimilation  que l’on sait.

    Jean-Loup Amselle,  certes,  est un adversaire  assumé du fait national. Il  déclarait sur le site du Monde le 10 février 2016, abordant le  sujet de la déchéance de nationalité,  que « ce n’est pas la déchéance de nationalité pour quelque catégorie de Français que ce soit qu’il faudrait introduire dans la Constitution, mais bel et bien envisager la suppression d’un principe de nationalité à plus ou moins longue échéance et quel que soit le pays concerné ».  Evidemment ce serait une solution radicale pour se débarrasser définitivement du populo, des ploucs et autres  réactionnaires qui  s’accrochent  encore à leur  pays…

    Autre procès fait au FN, celui de la haine antisémite, procédé parfois utilisé quand  les nationaux ne se sentent pas obligés de se coucher  devant la pensée dominante et d’adorer sans réserve  les icônes républicaines. Le site de La nouvelle république -sous la plume  du peu subtil et  laborieux   Baptiste Bize qui coche toutes les cases de la propagande antifrontiste la plus primaire-,  relate sous cet angle  la nouvelle session qui s’est tenue au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine au sein  duquel,  comme de juste, les élus frontistes multiplieraient coups de théâtre et de provocations.

    Ainsi, «les élus du Front National ont commencé lundi, en ouverture de séance plénière, par demander une minute de silence  à la mémoire des deux jeunes filles égorgées et éventrées par un terroriste islamiste à Marseille  (…).  Ils ont ensuite profité de la présentation d’un rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes pour dénoncer le fondamentalisme islamiste  qui serait à l’origine des agressions sexuelles dont les femmes sont victimes en France : C’est l’immigration massive et incontrôlée qui importe une culture qui n’en a que faire des droits des femmes Enfin, comme libérés par le départ des partisans de la dédiabolisation du parti (sic) , les élus frontistes ont renoué avec leurs fondamentaux, tard dans la soirée, en s’opposant au rapport proposant de donner au lycée d’Andernos (Landes) le nom de Simone Veil (ancienne ministre auteure de la loi légalisant l’IVG en France, première présidente du Parlement européen et rescapée de la Shoah (…).  Pour toute réponse, les élus des autres groupes politiques encore présents, de gauche comme de droite, avaient prévu de brandir un portrait de Simone Veil dans l’hémicycle.  Simone Veil est un exemple pour tous et mérite notre reconnaissance  a calmement rappelé Otilia Ferreira, pour les centristes du MoDem. Au nom des écologistes, Laurence Motoman a tout de même dit son indignation :  A gerber ! »

    Cette même Mme Motoman,  modèle d’élégance connue pour son extrémisme de gauche qui ne pas fait honneur à l’écologie véritable,  s’est couverte de ridicule lors de son intervention relayée sur les réseaux sociaux en avançant que  l’amendement  déposé par le FN  ne considère pas Simone Veil « comme la femme héroïque qui a fait avancer les droits des femmes, mais seulement et avant tout et essentiellement   comme une juive à qui donc on peut substituer une autre personne, du moment  qu’ elle soit juive aussi, du moment que son nom sert à illustrer les obsessions du FN »

    En effet, explique le journaliste-militant de La nouvelle république,  Laurence  Motoman  et ses amis ont été rendus furieux par  l’amendement du groupe FN déposé par  Gonzague Malherbe.  Celui-ci a  «demandé  de remplacer le nom de Simone Veil – cible historique de l’extrême droite qui traitait Jean-Marie Le Pen et ses amis venus perturber un de ses meetings de  SS aux petits pieds en 1979 -, par celui de Jonathan Sandler, assassiné avec ses enfants au lycée juif Ozar-Hatorah de Toulouse en 2011. »

    Il n’est pourtant pas très difficile  de comprendre qu’il est permis d’émettre  des réserves sur l’action politique de Mme Veil, notamment son immigrationnisme et son européisme, sans pour autant être taxé antisémitisme, ni manquer de respect à sa mémoire, comme l’a expliqué Bruno Gollnisch (voir ici et ici ). 

    Nous le notions également sur ce blogue, ce genre d’agitation participe de la guerre culturelle  menée contre  les défenseurs des identités, des traditions, des souverainetés,  des enracinements. Or, comme l’écrivait  Dominique Venner, « dés lors qu’ils sont désignés comme des ennemis, les plus pacifiques n’ont pas d’autres choix que de combattre ou de se soumettre. Suivant le mot de la philosophe Simone Weil (la grande!)  parodiant la parole évangélique, celui qui ne veut pas tirer l’épée, périra par l’épée ».

    Le spectacle d’hystérie  donné par  certains  adversaires du FN  ne contribue pas peu au dégoût des Français pour la  classe politicienne.  Système politico-médiatique  qui   n’hésite  pas à surfer sur les thématiques les plus nauséabondes, incapable de s’extraire d’obsessions dont il font le reproche aux nationaux  en maniant  l’inversion  accusatoire. Si on ajoute à cela leur  déni du réel qui au nom dupasdamalgame entend nous interdire d’alerter sur les dangers qui pèsent sur notre destin de nation libre,  nous pouvons affirmer que décidément oui, l’opposition nationale à de l’avenir.

    https://gollnisch.com/2017/10/25/ca-va-etre-fete/

  • Deux Maghrébins sur trois en situation illégale n’ont pas été expulsés

    6a00d83451619c69e201bb09d089c3970d-250wi.jpgMinute a consulté le rapport rendu en juin dernier, portant sur l’année 2016, réalisé par un collectif d’associations d’aide aux immigrés (composé de l’Assfam, du Forum réfugiés, de France Terre d’Asile, de la Cimade, de l’Ordre de Malte et de Solidarité Mayotte). 

    "Sur les 2 684 Algériens expulsables, seulement 925 ont été virés, soit un taux d’éloignement de seulement 34,5 % ! Avec le Maroc, ce taux est de 38,4 % et avec la Tunisie, de 32,4 %. Au total sur les 6 700 représentants de ces trois pays d’Afrique du Nord, seuls 2 349 ont été renvoyés de l’autre côté de la Méditerranée. Cela signifie que deux Maghrébins sur trois en situation illégale n’ont pas été expulsés."

    Parallèlement, la France a délivré 410 000 visas à des Algériens en 2016. L’année 2017 devrait battre tous les records : au 31 août, 417 000 demandes avaient déjà été déposées.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Patrick Gofman remet Hystery Clinton en place sur l'affaire des prédateurs hollywoodiens

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • NICOLAS DUPONT-AIGNAN : « JE MAINTIENS - LA FRANCE EST COLONISÉE ! »

    À l’initiative de plusieurs personnalités politiques, notamment de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, et de Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, la plate-forme des « Amoureux de la France » a été lancée mercredi. La vie publique et médiatique est aujourd’hui monopolisée par Macron/Mélenchon. Pour le député de l’Essonne, ce n’est plus possible. Il faut, selon lui, l’union par un programme et par un travail de terrain. C’est un combat de civilisation car Emmanuel Macron est en train de liquider la France.

    Qui sont les amoureux de la France ?

    C’est une initiative collective. Je ne suis pas tout seul.
    Je suis avec Jean-Frédéric Poisson, Emmanuelle Ménard, Julien Rochedy, Véronique Besse et Jean-Louis Masson, sénateur.
    Cette initiative collective veut faire cesser les divisions de droite, et au-delà pour que les patriotes et les républicains travaillent ensemble, sur le terrain, à un programme commun d’alternance.
    Je ne supporte plus de voir Macron et Mélenchon monopoliser la vie publique et médiatique.
    Des millions d’électeurs ne peuvent pas être ainsi condamnés aux divisions de leurs appareils politiques respectifs.
    Il faut l’union, par un programme et le travail de terrain.

    En d’autres termes, est-ce une « troisième voie » de droite ?

    Je voudrais que tous les amoureux de la France se prennent en main.
    Je pense à tous ceux qui partagent des valeurs communes, qui pensent que le combat culturel, la civilisation et l’identité de notre pays doivent l’emporter sur l’économisme, et qui veulent une économie de marché plus vive et de la solidarité.
    Il peut s’agir de personnes qui votent Front national, Debout la France, chrétien-démocrate, oz ta droite de Robert Ménard ou qui n’ont pas d’appartenances politiques.
    J’en appelle à tous ceux qui ne veulent pas voir liquider la France par Macron et qui ne veulent pas non plus que, lorsque Macron aura fait naufrage, voir Mélenchon arriver au pouvoir.
    Je dis aux électeurs, danger !
    Cette initiative n’est pas un nouveau parti. C’est une plateforme internet destinée à bâtir ce programme commun avec les électeurs. Nos électeurs sont à 90 % d’accord sur les points essentiels.
    Au sommet, monsieur Wauquiez ne veut pas parler à madame Le Pen. Chacun veut repartir dans son couloir. Cela n’a aucun sens.
    Il faut d’abord bâtir le programme commun d’alternance et écouter les Français. En 2020, il sera temps de voir qui incarnera tout cela.

    Vous aviez été choqué en déclarant que la France était en train de disparaître…
    Maintenez-vous vos propos ?

    Oui, je maintiens que la France est colonisée économiquement (grandes entreprises sont bradées), culturellement (langue française en voie de disparition au profit de l’anglais) et migratoirement. Il faut oser dire ce dernier point. Il suffit de se promener dans le pays pour voir notre civilisation et notre exception française en train d’être liquidées par Macron.
    Peut-on face à cela raisonner en termes de « boutique »? Peut-on vraiment se dire : « j’ai mon parti et je serai candidat en 2022 ». C’est cela l’enjeu ?
    C’est la défaite assurée.
    Je veux créer un électro-choc dans l’électorat de droite, et au-delà de la droite des patriotes et des républicains.
    Je veux leur dire que chacun doit apporter sa pierre à l’édifice. Nous devons additionner les talents et travailler pour ce programme.
    Le Front national commence un programme de rénovation, très bien.
    Laurent Wauquiez actualise heureusement la pensée des Républicains, très bien.
    Si ces partis ne travaillent pas ensemble, on n’y arrivera pas.

     

    On dirait une sorte « d’En Marche » de droite…
    Macron vous a-t-il inspiré ?

    Oui, j’avoue avoir été inspiré sur un point.
    Emmanuel Macron a au moins réussi une chose, la recomposition sur un clivage idéologique enfin pertinent.
    Il réunifie les mondialistes, les européistes et les ultras-libéraux dans une coalition.
    Il y a Le Modem, les Républicains En Marche, les Constructifs. Au moins c’est clair. Ils feront d’ailleurs naufrage ensemble parce qu’ils ne traitent pas les problèmes des Français.
    Nous, nous devons faire un peu la même chose dans la démarche. Non pas créer un parti, mais réunir sur un programme commun ceux qui tiennent à la France, à des valeurs et à une civilisation.
    Je pense notamment au monde rural qui disparaît, à l’aménagement du territoire, aux PME, aux artisans et à la question de l’euro qui va bien falloir trancher.
    Les points sur lesquels nous sommes en désaccord, il faut les évacuer car, ils sont accessoires par rapport aux points d’accord.
    Il faut choisir les points d’accord. Je veux forcer les appareils politiques à se parler et à travailler ensemble.

    Vous pourriez travailler par exemple avec Florian Philippot ?
    Vous voyez-vous régulièrement ?

    Je souhaite la bienvenue aux Patriotes de M. Philippot qui veulent participer à nos réunions en province, comme aux Fronts nationaux, comme aux Républicains. En revanche, s’il s’agit uniquement de raisonner en termes d’alliance de partis à partis pour recréer un autre mouvement, ce n’est pas l’objet.
    D’ailleurs monsieur Philippot a fait une démarche de division. Je ne sais pas qui en est le responsable. Je ne veux pas me mêler des affaires entre Marine Le Pen et lui. Mais, je suis convaincu que nous y arriverons par l’union, et pas par la création de partis différents.
    Monsieur Philippot est autant le bienvenu que Robert Ménard et que les autres, mais pas pour un rassemblement de têtes.
    Le but est de voir quels sont les points communs à la base.
    Il ne faut pas laisser Macron dominer la vie politique en ayant choisi son opposition.
    Mélenchon est l’opposition de Sa Majesté.
    Vous remarquerez que les deux personnalités qui prennent 80 % du temps de parole sont en décalage avec 80 % des Français. En effet, 80 % des Français s’intéressent à des thèmes qui tournent autour du contrôle des frontières, du refus des communautarismes, de l’aide au PME, etc.
    Il y a une espèce d’instrumentalisation et de manipulation médiatique gigantesque qui voudrait faire croire aux Français qu’il y a que Macron ou Mélenchon.
    C’est aussi un peu de notre faute puisque nous sommes trop divisés.

    Mais la droite n’est plus divisée….Elle est en lambeaux !

    Vous avez raison !
    Il faut que la droite soit la droite, mais surtout que les patriotes définissent un programme sérieux capable de convaincre les Français.
    Je reviens sur notre initiative qui a cette ambition.
    Cette plate-forme internet contient déjà 300 questions.
    J’invite ceux qui lisent Boulevard Voltaire à y aller et donner leur avis.
    Ils verront les résultats et pourront en parler autour d’eux.
    Je veux que l’immense peuple de droite, et au-delà les patriotes de droite et les patriotes qui n’appartiennent à aucune couleur politique, se réveillent.

    http://www.bvoltaire.fr/maintiens-france-colonisee/

  • Mosquée de Poitiers : la déclaration intégrale de Damien Rieu devant le tribunal

    Damien-Rieu-Mosquée-Poitiers.jpg

    Mosquée-de-Poitiers-Génération-Identitaire-300x111.jpgPoursuivi dans l’affaire de l’occupation du toit de la mosquée de Poitiers en octobre 2012, Damien Rieu s’est présenté, vendredi dernier, cinq ans après les faits, devant le tribunal correctionnel de Poitiers. Avant de garder le silence, comme il en tout à fait le droit, il a tenu à lire une déclaration, ce que le procédure lui permettait également. Nous publions ci-dessous cette intervention dans son intégralité, accompagnée de notes en bas de page de Novopress.

    « Je vous remercie de m’accorder un temps de parole. J’ai en effet choisi de ne pas répondre à vos questions, non par irrespect à l’égard du Tribunal, mais considérant d’une part que les explications qui vont suivre se suffisent à elles-mêmes, et d’autre part parce que j’estime que ma place n’est pas dans ce tribunal aujourd’hui. 

    Gen1-300x201.jpgJe voudrais tout d’abord vous dire toute ma fierté d’être renvoyé devant le tribunal par les islamistes de l’UOIF, pour avoir participé à l’occupation pacifique du chantier de l’une de leur mosquée, le 20 octobre 2012. Il est important de rappeler que l’UOIF est l’antenne française des Frères musulmans en France, une organisation classée comme terroriste et interdite dans de nombreux pays.

    L’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, Boubaker El Hadj Amor, sans doute présent aujourd’hui dans le public, est d’ailleurs le vice-président de cette organisation. (1)

     

    Il est également le directeur de l’IESH, un sulfureux institut de formation des imams qui a reçu le cheik Youssef Al Qaradawi, un dangereux prédicateur islamiste recherché par Interpol et désormais interdit de séjour aux USA, au Royaume-Uni et en France.

    Pour bien situer, Youssef Al Qaradawi légitime les attentats suicides, la mise à mort des juifs et des homosexuels, la violence contre les femmes et a participé au financement d’Al Qaïda.

    udc_minarets_ge_resultat-250x350.jpgAujourd’hui encore, quand on se rend sur le site internet de l’institut présidé par l’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, Iesh.orgon trouve son nom inscrit en référence dans l’onglet Conseils et Fatwas. (2)

    Je rappelle également qu’en novembre 2014, l’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, également professeur, s’était opposé à la diffusion d’un fascicule par le rectorat sur « la prévention de la radicalisation en milieu scolaire ». J’ai également ici des photos extraites de la page Facebook de la mosquée de Poitiers, où nous pouvons voir des fillettes de 6 ans en hijab (3) et des publicités de conférences avec les prédicateurs Hani Ramadan et Hassan Iquioussen, notamment connus pour ses sorties antisémites et ses propos sur les apostats auquel il faudrait mettre, je cite, 12 balles dans la peau.

    J’invite donc chacun à ne pas se laisser avoir par l’habile vernis de tolérance régulièrement utilisé par Boubaker El Hadj Amor, pour cacher la vraie nature de sa mosquée. 

    Ne soyons pas naïfs : oui la mosquée de Poitiers est radicale, oui les plaignants veulent interdire la critique de l’islamisme.

    Maintenons que nous savons qui est qui, je souhaite revenir sur les faits qui me sont reprochés. Après cinq longues et intenses années d’instruction, il n’en reste que deux :

    Tout d’abord les dégradations.On nous reproche d’avoir déplacé des tapis de prières. Aussi je demande aux plaignants de nous expliquer : que faisaient des tapis de prières sur ce chantier ? Ce chantier était-il utilisé comme une salle de prière annexe en toute illégalité ? C’est probable. Je tiens également à rappeler que ces tapis n’ont d’ailleurs été ni volés ni dégradés : ils ont simplement été déplacés et ont pris l’eau, car il pleuvait ce 20 octobre 2012 à Poitiers.

    Ensuite, concernant les faits d’incitations à la haine, on nous reproche notamment d’avoir utilisé le nom d’un personnage historique (4). Faut-il le retirer des livres d’Histoire au nom du politiquement correct et interdire aux Français de prononcer son nom ? 

    Vous en déciderez.

    Je tiens néanmoins à souligner que le premier à avoir inscrit la mosquée de Poitiers dans cette dimension historique, c’est son imam lui même, qui, pour récolter des fonds pour sa construction, avait fait référence à la symbolique de l’histoire de la ville.

    Je rappelle enfin que cette occupation citoyenne d’un chantier s’est déroulée de manière totalement pacifique, et que les participants réclamaient un référendum sur l’immigration et la construction de mosquée, comme cela a été fait chez nos voisins suisses.

    Alors si la méthode peut paraître un peu cavalière, j’en conviens, et même si depuis, ne faisant plus partie de Génération identitaire, j’ai choisi d’exprimer mes convictions patriotes sur d’autres terrains et avec des méthodes plus conventionnelles, il n’y a objectivement rien dans ce dossier qui puisse nous être reproché aux yeux de la loi, hormis peut être le fait d’avoir eut raison trop tôt. 

    Car si en 2012 la chose était peut être moins évidente, personne ne peut aujourd’hui, en 2017, nier le fait que les problématiques de l’islamisme et de l’immigration soient au cœur des débats de société et des enjeux de sécurité qui préoccupent les Français.

    Si votre tribunal décide de nous condamner, alors il offrira une victoire symbolique à des islamistes radicaux et enverra un signal terrible à toutes les victimes du terrorisme islamiste et à tous ceux qui risquent leur vie pour dénoncer cette menace dans notre pays.

    Un islamisme qui, faut-il le rappeler, a tué des centaines de Français, de Charlie Hebdo au Bataclan, de la promenade des Anglais à Marseille.

    Je finis d’ailleurs cette intervention en demandant au tribunal et au public de bien vouloir respecter une minute de silence en la mémoire de Laura et Maurane, tuées il y a 15 jours par un migrant clandestin islamiste. (5) »

    Damien Rieu

    Notes de Novopress :

    (1) Effectivement présent, il s’est même constitué partie civile à l’audience. Il a confirmé avoir été vice-président de l’UOIF mais a déclaré ne plus l’être.

    (2) L’imam El Hadj Amor a confirmé la présence de Youssef al Qaradawi dans l’organigramme de l’IESH, comme président de son « conseil scientifique », mais a expliqué avec art que celui-ci n’y figurait pas à titre personnel mais en vertu de sa fonction au sein du Conseil européen de la fatwa !

    (3) Là encore, l’imam a confirmé mais a expliqué que ces fillettes étaient ainsi vêtues sur décision de leurs parents, et que d’autres n’étaient pas couvertes.

    (4) Il s’agit bien sûr de Charles Martel. Voir à ce propos le long compte-rendu d’audience publié par l’hebdomadaire Minute dans son numéro de cette semaine.

    (5) Minute de silence qui n’a pas été respectée.

    https://fr.novopress.info/208133/mosquee-poitiers-declaration-integrale-damien-rieu-tribunal/

  • Éric Zemmour décrypte la victoire des populistes en Europe centrale

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Du nouveau chez Pardès : un "Qui suis-je ?" consacré à Carl Schmitt signé Aristide Leucate

    SCHMITT (Carl).jpg

    Un entretien avec Aristide Leucate sur son livre dans le prochain numéro (n°47 - automne 2017) de la revue Synthèse nationale

  • 20 milliards d'euros pour l'UE

    L’Assemblée nationale a voté lundi soir l’augmentation de la contribution française au budget de l’Union européenne, à hauteur de 20,2 milliards d’euros en 2018. C’est un record absolu.

    Le texte a été adopté par 80 voix contre 8. Il y avait donc… 489 absents. 

    Ceux qui ont voté contre sont :

    France Insoumise :

    • Éric Coquerel
    • Alexis Corbière
    • Jean-Luc Mélenchon

    Communiste :

    • André Chassaigne

    FN :

    • Louis Aliot
    • Emmanuelle Ménard
    • Ludovic Pajot

    NI :

    • Marie-France Lorho

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le harcèlement commence à être harcelant, par Laurence Maugest

    Étrange, très étrange ce brouhaha autour du harcèlement sexuel en quelques jours seulement ! Ne sommes-nous pas encore une fois dans la société du spectacle où a pris souche d’ailleurs le phénomène Harvey Weinstein ? Évidemment, il y a des hommes dépravés et capables de sauter sur tout ce qui bouge, et susceptibles aussi de faire du mal. Évidemment, il y a des femmes traumatisées à vie par des agissements de la sorte.

    Mais, si l’on réfléchit un peu, depuis combien de décennies les publicités jettent-elles en pâture les corps de la femme et de l’homme sur les murs des villes, du métro et en appâts dans les kiosques à journaux juste à hauteur du nez des enfants ? Depuis combien d’années cultive-t-on le « jouir sans entrave » et « le plaisir immédiat » ?

    L’égalitarisme qui caractérise notre époque impose que tout le monde ait le droit à son plaisir. Il faut savoir repérer et analyser les conséquences de nos folies. Cohn-Bendit et Mitterrand n’ont pas été inquiétés et il s’agissait d’enfants.

    Et puis, enfin, le sexe est désacralisé depuis belle lurette, cela n’a rien d’étonnant que certains ne le respectent pas.

    Nier les différences entre les hommes et les femmes, c’est retirer à la femme et à l’homme ce qu’ils ont de singulier et donc de précieux qui oblige au respect.L’idéologie du genre, les « Gay Pride » risquent de mettre à mal les virilités maladives, les « états limites » et nous pouvons redouter que les hommes soient de plus en plus nombreux à passer aux actes vulgaires et parfois dangereux.

    Cette affaire Harvey Weinstein témoigne, encore une fois, des maux qui désintègrent notre société de façon de plus en plus alarmante. Déconstruction des notions de collectivité, de famille, de groupe humain d’appartenance et d’enracinement

    La « collectivité », mise à mal par le rejet de toute histoire, de traditions, de coutumes et de souvenirs communs, ne peut plus jouer, au quotidien, son rôle de régulateur des comportements déviants et des « choses de la vie ».

    L’individu qui n’a plus de place dans un groupe humain se retrouve seul, sans repère et peut, selon le cas, laisser libre cours à ses pulsions comme être profondément perdu lorsqu’il subit celles des autres.

    C’est toute la société qui se trouve démunie et se réduit à mettre en place des « réponses » de substitution artificielles :

    Les plateformes Internet apparaissent comme un palliatif à l’absence de présence et de limites organiques de la société. Mais que constatons-nous ? Des témoignages qui se juxtaposent, qui signent le relativisme habituel où le geste déplacé côtoie le viol.

    En tout cas, cette initiative de délation qui traite les hommes de porcs fera, je le redoute, beaucoup plus de mal que de bien. « Parler » ne suffit pas ; c’est la qualité de l’oreille qui entend les confidences qui est primordiale.La répétition de la formule entendue sur les médias jusqu’à l’épuisement (« Il faut que la parole se libère ») trouve là ses limites. En effet, une « parole » ne sera « libérée » que si elle est comprise, en profondeur, par un autre. Mais où est l’autre ? Les familles décomposées, les médecins généralistes, les gendarmeries et les tribunaux débordés, tout cela est le signe d’une solitude énorme, d’une atomisation de la société, d’une confusion constante entre la sphère privée et l’espace public.

    Le caractère public et anonyme de ces réseaux favorise davantage les abus et l’exhibitionnisme qu’une relation de confiance humaine où la honte illégitime de la femme attaquée peut être dépassée sans se transformer en règlement de compte.

    Nous constatons que la liberté sexuelle revendiquée depuis les années 1960 nous enferme dans une relation homme/femme de plus en plus tendue qui va jusqu’à se judiciariser. Le gouvernement prévoit de renforcer une police de rue afin de pouvoir verbaliser sur le fait les dragueurs plus ou moins agressifs.

    Des questions sur la faisabilité d’un tel projet ne peuvent pas être évitées. Les policiers sont déjà submergés, et souvent absents de zones interdites sur notre territoire aux représentants de la loi française.

    Ce besoin de faire appel à des structures extérieures de tutelle – de la police au ministère improbable de « l’égalité homme/femme » – signe combien notre société s’est éloignée des relations humaines naturelles, de leurs régulations quotidiennes et du sens et du bon sens qui les accompagnaient. Nous souffrons d’un manque de confiance en l’autre certainement dû aux stéréotypes relationnels que l’on nous impose et au repli égotiste qui les accompagne et sera conforté, encore une fois, par cette plateforme immonde « ue balance mon porc ! ».

    Laurence Maugest
    philosophe, essayiste

    Texte repris du site de Polémia

    https://fr.novopress.info/

  • DOMINIQUE MARTIN : « EMMANUEL MACRON SERT L’EUROPE AU DÉTRIMENT DE LA FRANCE ET DES ENTREPRISES FRANÇAISES »

    L’accord passé lundi soir au sujet de la directive travailleurs détachés est présenté comme une victoire pour notre pays par le gouvernement et nombre de médias.

    Dominique Martin, député Front national au Parlement européen, n’est pas d’accord sur cette analyse et explique pourquoi au micro de Boulevard Voltaire en donnant des exemples concrets, notamment dans le transport routier.

    Dominique Martin, Emmanuel Macron a salué hier une victoire européenne avec la conclusion de l’accord sur les travailleurs détachés.
    Cet accord ne satisfait visiblement pas le Front national. Vous prétendez que cet accord continuera à créer des inégalités entre les travailleurs.
    Comment en êtes-vous arrivés à cette conclusion ?

    Monsieur Macron a fait des promesses au service de l’Europe et non pas au service des travailleurs français. Nous sommes très loin du compte.
    Sa pseudo-victoire est de ramener la durée initialement prévue à 24 mois à 12 mois avec la possibilité de rallonger de 6 mois. Or nous savons qu’au niveau européen la moyenne du détachement est de 4 mois.
    En France, la durée moyenne d’un détachement est de 35 jours.
    On voit bien que, même en réduisant à 12 mois plus 6 mois, on est au service des grosses entreprises c’est-à-dire des lobbys, les gros donneurs d’ordre du BTP et du transport routier pour leur permettre de continuer à utiliser ce système de dumping social au sein de l’Union européenne. Il veulent en fait continuer à aller chercher les travailleurs dans les pays de l’Est payés moins cher. Ils disent qu’il y aura égalité de rémunération, certes, mais pour quelle durée de travail ? On ne sait pas.
    De plus, les charges sociales restent celles du pays d’origine.
    Ce n’est pas une victoire, c’est de l’enfumage, comme on en a l’habitude.

    On sait que le secteur routier a été exclu des accords.
    Pour vous, est-ce une opération de communication ?

     

    C’est le deuxième scandale !
    Le nombre d’entreprises de transport françaises a été divisé par 3 en moins de 15 ans.
    En moins de 15 ans, les deux tiers des entreprises françaises de transport ont disparu.
    Ce pseudo-durcissement ne s’appliquera pas aux transports.
    Au détriment du transport français, les gros lobbys de transport vont continuer soit à créer des filiales dans les pays de l’Est, soit à créer des plateformes et embaucher en grand nombre des chauffeurs routiers des pays de l’Est dont on connaît les conditions déplorables de travail.

    Le Front national reproche-t-il à M. Macron de faire davantage le jeu de l’Europe que celui de la France ?

    Complètement.
    Il fait comme avec le drapeau européen qu’il veut imposer à la longue pour supprimer le drapeau tricolore de nos assemblées.
    Monsieur Macron sert l’Europe au détriment de la France, mais surtout des travailleurs et des entreprises françaises.
    C’est une évidence.
    Ce n’est pas le seul mensonge que monsieur Macron a émis sur cette modification qui au départ devait être un durcissement. Par la suite, on s’aperçoit que c’est un assouplissement au service de la construction de l’Union européenne.

    Que propose le Front national pour contrer cette décision ?

    C’est simple, nous proposons la suppression pure et simple de la directive du travailleur détaché.
    Premier point, le détachement a toujours existé.
    Par exemple, quand une entreprise française achetait une machine à une entreprise européenne ou étrangère, le fournisseur envoyait la machine accompagnée d’un ou deux techniciens pour l’installer. C’était du vrai détachement de travailleurs ou de techniciens, sachant que l’un ou l’autre restait à la charge de l’entreprise du pays d’origine avec salaire et coût sociaux. Cela n’avait pas d’impact sur le monde du travail en France.
    Cela a toujours existé, mais la création d’une directive travailleur détaché leur a permis d’utiliser des travailleurs moins chers.
    Deuxième point, les quatre piliers de l’Union européenne sont la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux. On ne pourra donc jamais empêcher un travailleur étranger de venir travailler en France. C’est ce qu’on appelle une immigration économique.
    Le droit du travail et le droit de la sécurité s’appliquent lorsqu’un immigré économique arrive en France. Il n’y a aucun impact financier pour l’entreprise qui le fait venir à moins de l’exploiter ou de développer le travail au black.
    Cette directive n’a aucun sens.
    Il faut continuer les échanges commerciaux entre les Etats nations, c’est-à-dire le titre de notre groupe, l’Europe des nations et des libertés.

    http://www.bvoltaire.fr/emmanuel-macron-sert-leurope-detriment-de-france-entreprises-francaises/

  • Glyphosate : le poison indispensable ? - Journal du Mercredi 25 Octobre 2017

  • Mosquée de Poitiers : les dégradations reprochées aux Identitaires n’ont pas été établies

    Gen1-600x402.jpg

    Minute-Poitiers-Couv-251x350.jpgLe 20 octobre 2012, plus de soixante-dix militants de Génération identitaire investissaient le toit de la mosquée de Poitiers, en construction, pour réclamer un référendum sur l’immigration et la construction de mosquées. Vendredi dernier, l’affaire est arrivée devant le tribunal correctionnel de Poitiers pour une journée d’audience « surréaliste », ainsi que l’écrit l’hebdomadaire Minute qui avait dépêché un envoyé spécial et y consacre deux pages dans son édition de cette semaine. Parmi les incriminations retenues contre les cinq prévenus, des « dégradations ». Malgré les efforts du procureur de la République, de l’imam et des parties civiles pour les faire reconnaître et lourdement condamner par le tribunal, les débats n’ont pas permis d’établir qu’elles avaient été commises. Extrait de l’article de Minute.

    Minute-Poitiers-300x208.jpg« Les différentes incriminations étaient tombées au fil des années mais restait encore la « dégradation ». De quoi ? Des tapis de prière ! Ce devait être de beaux tapis parce que la note présentée s’élève à 8 979 euros. TTC ? On espère. Le 20 octobre 2012, où il pleuvait comme à Gravelotte – bataille de 1870 qu’on se permet de citer vu que monsieur le procureur n’en a pas contesté la réalité –, quelqu’un, qui n’a pas été identifié, a pris ces tapis et les a montés sur le toit… où ils ont pris l’eau !

    Me Jérôme Triomphe a ironisé : « Quand on a un linge mouillé, on le met sur une corde et on le fait sécher ! » Pas l’imam de la mosquée en construction, qui, lui, a laissé ses fichus tapis sous la pluie le temps qu’un huissier vienne constater que la pluie mouille, ce qu’il a fait… au bout de cinq jours !

    D’où un certain nombre de questions qui n’ont pas trouvé de réponses à l’audience et pour cause : pourquoi n’avoir pas fait sécher lesdits tapis ?pourquoi les avoir laissés sous la pluie continue durant tout ce temps ? qu’est-ce qui prouve que ce n’est pas plutôt ce délai qui les a irrémédiablement dégradés si tant est qu’ils aient été ? au fait, combien de tapis faudrait-il rembourser vu que l’huissier n’en a pas consigné le nombre et que, zut de flûte, ils n’ont pas été placés sous scellés et auraient été jetés ? Etc. Sans compter la question subsidiaire, relative à ce qu’on appelle communément l’« effet d’aubaine »…

    Anticipant peut-être ces difficultés, l’imam avait préalablement invoqué un argument définitif : la « souillure morale » qu’il aurait ressentie ! Par ailleurs, une photographie montre un manifestant en train d’uriner. Sur un tapis ? Non, ça, on ne le voit pas. Ben alors ? « Une souillure morale », on vous dit. Et au fait, monsieur le recteur, avec tout le respect qu’on vous doit, quoi c’est-y qu’ils faisaient là, ces tapis ? Z’aviez les autorisations pour tenir culte dans un chantier ?

    Les explications qui suivirent furent tellement embrouillées qu’on a compris que non mais oui, c’est-à-dire que formellement, pas tout à fait, mais que le préfet était au courant et que d’ailleurs, monsieur le président, je vous le jure, j’ai toujours entretenu d’excellentes relations avec tous les préfets successifs. Sur ce point-là, on veut bien le croire.

    Au chapitre des dégâts (cochez la case dommages et intérêts), l’avocat de la mosquée a bien tenté d’expliquer que toute l’étanchéité du toit était à refaire car elle avait été dégradée par le percement de trous pour accrocher les banderoles, préjudice estimé à 12 295 euros, mais les avocats ont eu vite fait de lui rappeler que cela ne figurait pas dans l’ordonnance de renvoi en correctionnelle, manière courtoise de lui signifier qu’il ne fallait pas non plus trop pousser mémé dans les orties. Restait une histoire de piques pour dissuader les pigeons de se poser sur le toit qui auraient chu (les piques, pas les pigeons) au sujet de laquelle les avocats de la défense ont eu l’élégance de ne pas demander si on ne prenait pas leurs clients pour des colubridés. »

    Extrait d’un long article paru dans Minute n° 2844 daté du 25 octobre 2017

    https://fr.novopress.info/

  • PROSPÉRITÉ AUX PIEDS D’ARGILE ET DÉMOGRAPHIE CATASTROPHIQUE DU JAPON

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    Marc Rousset

    Le nationaliste conservateur Shinzō Abe (安倍 晋三) vient de gagner les élections et s’apprête à réviser la Constitution pacifiste du Japon. Mais plus que la Corée du Nord ou la Chine, la véritable menace à court terme est un krach économique et financier, et à plus long terme l’écroulement démographique du Japon.

    Depuis les années 90 et l’éclatement d’une première bulle financière, aucun Premier ministre japonais n’a réussi à rétablir l’équilibre du budget, même en excluant le service de la dette publique. Shinzō Abe a, en fait, pratiqué la démagogie en relançant les dépenses publiques, en pratiquant l’assouplissement quantitatif monétaire de la banque centrale par l’achat de titres financiers, technique qui a été inventée par le Japon et non pas par la Fed américaine, et sans procéder à des réformes structurelles, comme il s’y était engagé avec ses miraculeuses « Abenomics ».

    Pour gagner les élections, ses partisans ont eu le culot de faire valoir que l’indice Nikkei était au plus haut depuis vingt et un ans et que, par conséquent, l’avenir des retraites était garanti. De plus, suite à la chute du yen provoqué par la politique monétaire, le déficit commercial s’est transformé en excédent et les entreprises japonaises ont vu leurs bénéfices exprimés en yens augmenter. L’inflation, nonobstant la hausse de la TVA en 2014, est proche de 0% et la croissance moyenne de l’ordre de 1%.

    Mais le Japon, comme la Fed et la BCE, est pris au piège des taux zéro. Le revers de la médaille, c’est que la Banque du Japon, par ses achats d’obligations, détient aujourd’hui le chiffre ahurissant de la moitié de la dette publique nippone. Et le pot aux roses, c’est lorsque l’on apprend que la banque centrale du pays est aujourd’hui le premier investisseur à la Bourse de Tokyo ! Quant à la croissance des bénéfices des entreprises, elle n’est bien évidemment que nominale et artificielle.
    La croissance de 1,5% dont se glorifie Shinzō Abe depuis un an et demi, avec un taux de chômage de 2,8%, a été provoquée essentiellement par la dette publique japonaise, qui représente le chiffre apocalyptique de 250% du PIB, et par la faible reprise passagère de l’économie mondiale. La seule bonne nouvelle, c’est que la dette japonaise est essentiellement détenue par des agents économiques japonais, que la dette privée des entreprises et des ménages au Japon n’est que de 130% du PIB, contre 150 % aux États-Unis et 175% dans la zone euro.

    Shinzō Abe a l’intelligence de ne pas vouloir d’immigration sur son sol et les rares immigrés ont comme vocation, à terme, de quitter le Japon, mais le nationaliste nippon aurait pu au moins mettre en place une politique nataliste car, en 2040, les plus de 65 ans représenteront 35% d’une population en diminution constante. De plus, dans un Japon où l’on gardait, il y a encore trente ans, un emploi à vie, 40% des emplois sont aujourd’hui précaires.

    Malgré le recul démographique, avec une population de 127 millions d’habitants, le Japon a réussi le tour de force d’augmenter sa population active de 1,1 million de personnes en faisant travailler les femmes nécessiteuses et les personnes âgées dans des emplois précaires et le plus souvent subalternes. L’âge légal de la retraite est toujours de 65 ans au Japon, mais le taux d’emploi des Japonaises de plus de 65 ans est de 33,3%, celui des hommes de 65-69 ans de 49% et celui des hommes de 70-74 ans de 33% !

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