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  • Pierre Sidos : « OAS : le combat exemplaire des nationalistes »

    [Nous publions ci-dessous un entretien réalisé par Jeune nation avec Pierre Sidos et publié dans le n° 2 de la seconde version papier de Jeune nation, en décembre 1993]

    Comme nous l’annoncions à nos lecteurs dans notre premier numéro, nous avons obtenu de M. Pierre Sidos, dont le nom est lié à celui de Jeune nation, un entretien exclusif sur la lutte clandestine au sein de l’OAS. Nous lui avons posé les questions suivantes en rapport avec ce sujet: pourquoi l’Algérie ? Pourquoi l’OAS ? Pourquoi hier intéresse-t-il aujourd’hui ? Rappelons que le père de M. Pierre Sidos est né à Mouzaïaville (province d’Alger) en 1891 ; que lui-même a accompli son temps de service militaire à Aïn-Séfra (Sud-Oranais) en 1951; que le plus jeune de ses frères, Henri, sous-officier parachutiste, est mort pour la France sur la route de Taher à Djijelli (Nord-Constantinois) en 1957. De 1960 à 1963 inclus, M. Pierre Sidos a passé près de deux ans et demi en clandestinité et un an en captivité. À sa sortie de prison politique l’attendait encore un second procès devant la Cour de Sûreté de l’État et aussi cinq procès de presse en relation avec les événements d’Algérie. H. L.

    Sur l’Algérie et la France

    Le territoire connu aujourd’hui sous le nom « d’Algérie », qui dans sa partie littorale fut soumis successivement aux Carthaginois, aux Romains, aux Vandales, aux Byzantins, puis depuis le VIIIe siècle aux Arabes presque constamment en lutte contre des révoltes berbères, était au début du siècle dernier un protectorat de l’Empire turc ottoman sous la désignation de « régence d’Alger ». Ce n’était donc pas un État et sa population alors inférieure à un million d’habitants ne constituait pas une nation.

    L’établissement de la France, en 1830, s’il a pour motif de créer une diversion à de nombreuses difficultés de la monarchie restaurée, a pour origine l’envenimement d’une querelle financière entre le gouvernement du roi de France Charles X et le principal chef local ayant le titre de « dey d’Alger », lequel est directement intéressé au règlement d’une créance des commerçants israélites Busnach et Bacri qui, sous la Révolution française, plus de trente ans auparavant, à l’époque du Directoire, avaient vendu du blé d’Afrique du Nord aux Français.

    L’installation de la puissance française s’étant poursuivie sous le règne de Louis-Philippe Ier et la brève période de la IIe république, dès 1860, Napoléon III envisage de créer un « royaume arabe » en Algérie, associé à l’Empire français. Mais son renversement par une émeute républicaine à Paris, accompagné aussitôt de la publication d’un décret d’Adolphe Crémieux, avocat d’extrême-gauche et ministre israélite du nouveau gouvernement, le 24 octobre 1870, accordant la qualité de Français aux seuls Juifs indigènes, à l’exclusion donc des Arabes et des Berbères, provoque une formidable insurrection en Kabylie conduite par le bachaga Mokrani qui venait de se battre pour la France contre la Prusse, laquelle est suivie d’une brutale répression. Depuis lors, malgré des progrès matériels considérables sur place, la IIIe république n’apporte aucune des solutions souhaitables aux problèmes politiques particuliers à l’Algérie. Ce n’est que sous l’autorité du maréchal Pétain, de 1940 à 1942, que s’apaisent des revendications séparatistes, notamment grâce à l’abrogation du décret Crémieux. Avec l’arrivée de De Gaulle à Alger, en 1943, sera rétabli le décret honni tant par les Arabo-Berbères que par la quasi-totalité des Européens d’Algérie. Comme en 1870, une insurrection, cette fois dans le Constantinois en mai 1945, est matée dans le sang, sous l’autorité du même De Gaulle, assisté de son ministre de l’Air Charles Tillon, ancien chef de la résistance communiste en France (FTP). C’est l’« Épuration » sectaire menée contre les Français pétainistes, additionnée de cette répression appliquée à des Algériens autochtones déçus, d’élections systématiquement truquées qui conduiront à la « guerre d’Algérie », débutant en novembre 1954, devant durer huit années, avec des conséquences prévisibles calamiteuses pour tout le monde, qui sont plus que jamais d’actualité, en Algérie même.

    Sur l’OAS et Jeune nation

    Le sigle OAS (Organisation armée secrète) est né à Madrid, en février 1961, d’un groupe d’exilés politiques; il sera popularisé en Algérie et partout ensuite à partir de mai 1961, après l’échec d’un sursaut militaire connu sous le nom de « putsch des généraux ». Il recouvre indifféremment pour le public l’ensemble des activités attribuées aux partisans de l’Algérie française, pendant toute la période qui s’achève début juillet 1962, tant en Algérie qu’en France métropolitaine. L’autorité nominale appartenait au général Raoul Salan, ancien commandant en chef en Indochine et en Algérie, l’officier le plus décoré de l’Armée française y compris de l’ordre national de la Francisque, contraint du fait de sa haute personnalité à l’immobilisation dans un lieu tenu secret à Alger, où il vivait en famille, pratiquement isolé. En fait, celui qui régnait en maître sur l’OAS officielle était Jean-Jacques Susini, étudiant en médecine né en 1933, ancien adhérent du mouvement Jeune nation à Lyon avant 1958, mais sans être militant ; dirigeant du Front national français avec Joseph Ortiz jusqu’aux « Barricades d’Alger » en janvier 1960, et désormais responsable de la branche Action politique et propagande. En compagnie de sa maîtresse et de son garde du corps, un boxeur d’origine juive tunisienne qu’il fera disparaître à la fin, il dominait intellectuellement un « soviet de capitaines », qui lui servait d’instrument et d’intermédiaire pour la mise en application de ses méthodes personnelles, tenant plus d’une sorte de gangstérisme citadin que des nécessités d’une action politique nationale, réfléchie et partagée. De cela, un de ses soucis majeurs était d’entraver le développement de l’OAS en Métropole, qui seul pouvait apporter un « poumon extérieur » permettant de l’emporter sur l’imposture gaullienne, mais l’aurait lui réduit à échéance à un rôle bien inférieur.

    L’envoi du capitaine Pierre Sergent à Paris répondait à cette hantise, à charge pour celui-ci, à la tête de la Mission II, de faire appliquer une « politique de non-action », trouvant son prétexte dans le souci de ne pas laisser discréditer l’OAS auprès de politiciens métropolitains « indépendants » ou « socialistes » hostiles à De Gaulle pour bien d’autres raisons que sa seule politique algérienne. Dans la pratique, ne disposant pour toute la France que d’une demi-douzaine d’officiers subalternes « en rupture de régiment », n’ayant de contacts restreints qu’auprès de quelques littérateurs et journalistes, ou de rares politiciens bien dans le « Système » – plumitifs et discoureurs sans audience réelle –, le rôle du « chef d’État-Major de l’organisation armée secrète métropolitaine » se trouva réduit à s’opposer d’abord au colonel Antoine Argoud, puis à André Canal, responsable de la Mission III, tout en voulant ignorer les réseaux déjà constitués, les plus nombreux, les plus motivés, les plus actifs. La priorité était donnée à l’envoi postal de « messages aux parlementaires » pour leur faire savoir que le but de l’OAS était plutôt de contraindre De Gaulle à reculer ou à se retirer légalement, sans avoir recours en Métropole à des actes « révolutionnaires ». D’où le rejet par voie de presse de toute responsabilité dans l’attentat raté de justesse contre De Gaulle, à Pont-sur-Seine, dans l’Aube, le 8 septembre 1961, dont l’organisateur était déjà le colonel Bastien-Thiry, sous le pseudonyme de « Germain », exécuté par des éléments ignorés de l’embryon de hiérarchie OAS « respectable » mise en place en Métropole. À ce sujet, il est très important de noter que délibérément aucune initiative ne fut jamais prise par l’OAS sous la coupe de Jean-Jacques Susini pouvant aboutir à une disparition provoquée de De Gaulle, ce qui aurait tout changé. Tous les attentats tentés contre celui-ci furent l’œuvre de patriotes exacerbés par l’impunité de sa politique algérienne ; ils ne reçurent jamais ni instructions, ni subsides, ni moyens techniques, ni approbations en ce sens. Précédemment, du 9 au 13 décembre 1960, dix mois après les « Barricades » et quatre mois avant le « Putsch », De Gaulle avait parcouru une nouvelle fois l’Algérie, sans la moindre tentative contre sa personne, alors que la conservation des départements algériens et du Sahara français était à cette condition, avant d’autres.

    La rencontre de Jean-Jacques Susini avec les représentants du FLN algérien, dès le mois de mai 1962, la mansuétude dont il a bénéficié extraordinairement de la part des autorités judiciaires gaullistes, notamment après l’assassinat du colonel Gorel, ancien trésorier de l’OAS, explique son silence obligé depuis. La dérive de l’OAS et son échec sont à mettre à son compte, sans oublier la responsabilité de ceux qui l’ont laissé faire ou aidé à mal faire. L’assassinat de mon ami du mouvement Jeune nation Michel Leroy, chef du Front nationaliste, ainsi que de son adjoint René Villard le 19 janvier 1962 à Alger, lui sont directement imputable. Le crime contre la nation que fut la neutralisation voulue de l’OAS métropolitaine « officielle » est principalement à sa charge. L’Histoire de l’OAS parue sous sa signature en 1963, rédigée et publiée au sein de l’équipe journalistique regroupée, après la bataille qu’elle n’avait pas faite, autour de la revue L’Esprit public, n’a comporté qu’un seul tome sans valeur et sans suite. C’est tout ce que pouvait produire des non-combattants pour un faux combattant, dans le même temps où les vrais combattants étaient pourchassés, arrêtés, condamnés.

    Sur hier, pour aujourd’hui et demain.

    De l’histoire de l’Algérie, à celle de l’OAS, par rapport à la France d’aujourd’hui, en rappel d’événements datant d’une génération, il faut dire ce que fut le combat exemplaire des militants nationalistes issus du mouvement Jeune nation à cette époque. Ils furent de loin les plus conscients, les plus clairvoyants, les plus conséquents. Les premiers, en 1954, pour refuser le renouvellement en Algérie des erreurs de la crucifiante guerre d’Indochine, ils dirent qu’il fallait renoncer à l’illusion de faire de chaque musulman algérien un Français de France et ainsi pour d’autres habitants de l’Algérie non-Français de souche, ils répétèrent que l’assimilation ne pouvait intéresser que des individus en particulier et que l’intégration devait tendre à mieux unir la province d’Algérie aux autres provinces du territoire national proprement dit, afin de mettre en commun les espaces stratégiques et les ressources énergétiques. Toujours les premiers, en 1958, ils furent parmi les seuls à ne pas se réjouir du retour imposé de De Gaulle au pouvoir, par connaissance de ses prises de positions publiques antérieures et privées plus récentes quant au sort qu’il envisageait pour l’Algérie ; ils l’exprimèrent bien haut par l’écrit, la parole, la manifestation, préconisant le « Non » au référendum du mois d’octobre de cette année-là. Encore les premiers, dès le début de 1960, ils entrèrent pour partie, hommes et moyens, dans la clandestinité, sachant très bien la suite inéluctable que prendrait la détermination de De Gaulle d’imposer par la force sa solution, qui devait se révéler comme la pire des solutions: celle de la décadence, de l’imposture et de la tragédie. Et à partir de ce moment, ils ne cessèrent de tenter de convaincre des militaires de haut rang qu’aucune action d’envergure en Algérie n’avait de chances sérieuses de succès final si elle n’était pas accompagnée simultanément d’une action en Métropole, dans un ensemble civil et militaire, menée résolument en opposition au régime et pas du tout en se réclamant des mêmes références que celui-ci.

    Bien qu’ayant pendant des mois, à Paris, pris une part importante et active à la préparation du soulèvement d’avril 1962 en collaboration principalement avec des dirigeants militaires, si les cadres issus du mouvement Jeune nation furent tenus au courant du report de la date initialement convenue, ils ne furent pas, volontairement, informés de la fixation de la nouvelle date. Néanmoins, leurs correspondants algérois prirent la décision de s’emparer de toute l’armurerie du commissariat central d’Alger, qui au lendemain du 22 avril constitua le premier armement des nouveaux clandestins de l’OAS. Quelques jours après, le 8 mai, les responsables parisiens de la même mouvance organisèrent à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc à Orléans, la première manifestation publique de soutien au mouvement d’Alger, faisant déployer par les militants nationalistes devant André Malraux, ministre de De Gaulle, une banderole indiquant : « Aujourd’hui, Orléans c’est Alger ».

    Pour conclure, je crois qu’il n’est pas encore opportun de révéler toutes les actions auxquelles furent liés les éléments provenant du mouvement Jeune nation, efficacement et très discrètement, en Métropole particulièrement, des événements d’avril 1961 jusqu’en juillet 1962, et un peu au-delà. Cependant, j’estime utile maintenant de ne plus cacher mes liaisons personnelles privilégiées avec le colonel Bastien-Thiry et aussi avec le soldat jusqu’alors inconnu de ce combat pour l’honneur et la nation, le patriote d’ascendance gaulliste qui par patriotisme national opta enfin pour la tendance nationaliste de l’OAS, le précieux informateur non identifié séjournant au Palais de l’Élysée de par l’importance de ses fonctions, celui que recherchent encore le commissaire anti-OAS Jacques Delarue et l’académicien-historien Alain Decaux, avouant leur ignorance sur les antennes de la télévision quant à son identité, lui reconnaissant un rôle certain dans l’affaire de l’attentat du Petit-Clamart à l’encontre du bradeur de l’Algérie française, même pas au profit à terme de ce qu’il nommait « l’Algérie algérienne ».

    Hier, par deux fois, en 1945 et 1962, les activités politiques de De Gaulle, empreintes par-dessus tout de suffisance et de rancœur, ont très profondément traumatisé la société française dans sa morale et son physique. Aujourd’hui, à la simple vue de la situation en France et en Algérie, il est clair que les conséquences de son double passage au pouvoir, avec le maintien de sa constitution et la permanence de son parti, sont là: un immense gâchis des deux côtés de la Méditerranée. Demain, il faudra beaucoup d’intelligence, un sacré caractère, une solide nature pour en arriver à bout, si possible, c’est-à-dire si la providence le veut.

    http://jeune-nation.com/2014/08/8746-archives-pierre-sidos-oas-le-combat-exemplaire-des-nationalistes/

  • Interdiction de s’exprimer : le directeur de Rivarol condamné

    La tristement célèbre 17echambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans la répression politique et la censure de la presse, a condamné vendredi le directeur de la publication deRivarol à 8 000 euros d’amende.
    La justice a infligé l’amende sous forme de 100 jours amende à 80 euros : s’il n’est pas en mesure de – où s’il ne souhaite pas le faire – s’acquitter de la somme, Jérôme Bourbon risque 100 jours de prison.
    Il a été reconnu coupable de « provocation à la haine » et « injure raciale » pour un article portant sur le « Festival de Kahn » en mai 2013 : « Cannes : le festival de l’impureté ». Durant l’enquête comme à l’audience, Jérôme Bourbon a refusé de dévoiler l’identité de l’auteur de l’article qui avait écrit sous pseudonyme.

    Dans leur République bien connue pour sa séparation des pouvoirs, le très indépendant parquet de Paris avait ouvert une enquête à la demande expresse du ministère de l’Intérieur. Alors que l’auteur parlait des « désirs pervers de ces cinéastes étoilés » en référence claire aux « stars » et aux trottoirs d’Hollywood Boulevard, les juges ont vu une référence « évidente » à l’étoile jaune qui aurait été imposée aux israélites durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le tribunal a également trouvé antisémite le fait d’évoquer « “un certain milieu” au sens des affaires crochu et aux griffes acérées ». Sans une seule seconde juger sur le fond et la réalité des faits, le tribunal affirme qu’en «associant les Juifs à l’impureté, à la pornographie, à la délinquance sexuelle, à l’amoralité, à la rapacité, à l’insolence de la richesse devant laquelle tout cède […], l’auteur de l’article, dont le but est évident, stigmatise les Juifs et les désigne clairement à la vindicte des lecteurs ». Autrement dit : même si une communauté commettait tous ces crimes, la justice de leur République interdirait de le dénoncer.

    Il faut souligner l’attitude courageuse de Jérôme Bourbon qui s’est solidarisé de son journaliste et ne s’est livré à aucun acte de repentance, bien au contraire :

    « Moi, rien ne me choque, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, ce qui est dit est exact »

    a-t-il lancé à ses juges. Quant à cette nouvelle condamnation, qui s’ajoute à de nombreuses autres, il avait déjà déclaré :

    « Je les vois presque comme des décorations. »

    Source JN

    http://www.contre-info.com/interdiction-de-sexprimer-le-directeur-de-rivarol-condamne

  • La loi Taubira, faute originelle du quinquennat Hollande

    Écrite en vitesse avec le secret espoir de diviser la droite, votée en urgence dans le but avoué de passer à autre chose, la loi Taubira revient dans le débat. Pas étonnant, quand on sait toutes les ambiguïtés du texte. L’actualité récente s’est donc chargée de lever le voile sur les intentions cachées du législateur : la Cour de cassation a rendu un avis favorable aux adoptions, par deux femmes, d’enfants conçus à l’étranger par procréation médicalement assistée (PMA) ; l’Europe oblige, désormais, la France à reconnaître les enfants conçus par mères porteuses (GPA). Pour les opposants à la loi, cela n’a rien d’une surprise, tant ils ont tenté d’alerter l’opinion publique sur cet engrenage inévitable.

    On est, en revanche, en droit de se demander si François Hollande avait tout bien prévu, lui qui, l’an dernier encore, jurait ses grands dieux être opposé à la GPA, et à l’écoute du Comité national d’éthique sur la PMA. Une fois de plus avec ce président, on oscille entre inconséquence et dissimulation. Comme lui, les tartuffes de tous bords qui affirmaient être favorables au mariage homosexuel, mais opposés au reste, en sont pour leurs frais. N’ont-ils vu, dans ce mariage, que la reconnaissance par la société de l’amour homosexuel, quand c’est toute la filiation biologique qui est remise en cause ? Auraient-ils oublié que lors d’un mariage en mairie, l’essentiel des articles de loi cités concerne les enfants ?

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  • Procès du Dr Xavier Dor (reportage vidéo)

    L’équipe vidéo de Médias Presse Info accompagnait le Dr Xavier Dor lors de son procès. Reportage à la sortie de l’audience.

    http://medias-presse.info/proces-du-dr-xavier-dor-reportage-video/15609

  • Ouverture des magasins le dimanche : nouveau bras de fer entre Bricorama et FO

    Force Ouvrière et Bricorama reprennent leur guerre de com. Adressée fin août à ses salariés, une lettre du PDG de l’enseigne de bricolage, Jean-Claude Bourrelier, a relancé la polémique sur l’ouverture des magasins sept jours sur sept.

    Force Ouvrière y voit l’aveu que « le dimanche, ça ne paie pas », d’après un communiqué publié vendredi 19 septembre. Jean-Claude Bourrelier crie aujourd’hui à la « mésinterprétation ». Dans un éditorial paru dans le magazine interne, le rival des enseignes Leroy-Merlin et Castorama fait un bilan d’activité des mois de juillet et août. « Le mois de juillet a été très difficile. Août aussi, à cause de la météo », explique-t-il lors d’un entretien lundi 22 septembre.

    MOBILISER LES SALARIÉS

    A ses salariés, le bouillonnant patron de Bricorama écrit alors « que depuis le début de l’année, [l’enseigne n’a pas] reçu le même nombre de clients qu’en 2013, alors que nous avons le bénéfice de l’ouverture du dimanche ». « Je voulais les mobiliser. Les magasins doivent faire savoir à leurs clients que nous sommes ouverts ce jour-là. Ils croient que nous sommes fermés », explique-t-il.

    Il n’en fallait pas plus pour que Force Ouvrière reprenne son argumentation contre l’ouverture des magasins le dimanche. « Il faut voir là de pures raisons nationales », pointe M. Bourrelier. Le timing tombe, il est vrai, à pic. Le débat sur l’ouverture du commerce sept jours sur sept fait actuellement l’objet d’une étude approfondie de la Ville de Paris, au sein de la Mission d’information et d’évaluation mise en place par Anne Hidalgo.

    Comme d’autres syndicats, Force Ouvrière a été auditionné jeudi 18 septembre par ses membres. Ce fût deux semaines après Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, qui soutient une réforme de la loi à Paris. Le gouvernement Valls a promis une réforme d’ici à la fin de l’année.[....

    La suite sur Le Monde.fr

     
  • 4 raisons pour lesquelles Porochenko devrait reellement être préoccupé

     

    Petro Porochenko, le président Ukrainien a été bien accueilli lors de sa tournée des capitales occidentales. Disant toutes les bonnes choses sur les valeurs et la  occidentales, Porochenko n’a jamais laissé personne douter qu’il est l’homme de Washington à Kiev.

    Porochenko

    Toutefois, ce rôle de répéter les points de discussion néo conservateurs n’a pas été très bien joué pour les dirigeants post soviétiques prêts à exécuter les ordres de Washington. Porochenko devrait être inquiet – pensent Gorbachev, Saakashvili, Iouchtchenko et Ianoukovitch.

    Porochenko pourrait se souvenir de Gorbatchev. Quand Mikhail Gorbachev était au sommet de sa popularité mondiale, son pays, l’, était sur le point de s’effondrer. Aimé à Washington, personne ne leva le petit doigt pour sauver Gorbatchev (ou son pays) quand la crise vint. Gorbachev était abandonné par l’Occident qui le laissa tomber.

    Porochenko devrait avoir une sérieuse discussion avec Mikheil Saakashvili. L’ancien président géorgien dirait probablement une histoire pleine de sanglots sur comment autrefois, il était la star montante de Washington dans l’espace post , apportant à la région « la Démocratie Occidentale ». Saakashvili est une escroquerie politique presque sans égal. Il pensait qu’il avait le soutien de Washington pour attaquer l’Ossétie du sud. Saakashvili pensait faux. Washington n’était pas prêt à aller à la guerre avec la Russie pour le sauver. Aujourd’hui, il a de sérieux problèmes judiciaires en Géorgie. Les trucs habituels : abus de pouvoir et . Saakashvili a été abandonné par l’Ouest qui le laissa aussi tomber .

    Ensuite, il y a Victor Iouchtchenko. Porochenko a servi dans de nombreuses hautes positions gouvernementales pendant qu’Iouchtchenko était le président de l’. Rétrospectivement, Iouchtchenko est le plus fortuit président depuis Harry S. Truman. Néanmoins, dans le sillage de la révolution Orange, il était chéri de l’Occident. L’ lui souriait avec des promesses. L’OTAN voyait une victime fraiche de l’Est prête à être capturée. L’ingérence de Washington en Ukraine – à hauteur de 5 milliard $ – ne fît pas plus de bien à Iouchtchenko alors qu’il était président. Iouchtchenko qui était aimé par l’Ouest fût aussitôt oublié. Iouchtchenko a été abandonné par l’Ouest qui le laissa aussi tomber.

    Enfin, il y a Viktor Ianoukovitch. Jusqu’au 22 février 2014, Ianoukovitch était le président légalement élu de l’Ukraine. Il était internationalement reconnu. L’Union Européenne négociait avec lui. Mais l’Ouest le trahit en reconnaissant le violent coup d’état qui le renversa ainsi que l’ordre constitutionnel de l’Ukraine. Ianoukovitch a été abandonné par l’Occident qui le laissa aussi tomber.

    Etant donné l’histoire récente, Porochenko sera abandonné par l’Occident et laissé tomber.

    Traduit par Paul KEM

    http://russia-insider.com/en/politics_ukraine_opinion/2014/09/23/10-25-51pm/4_reasons_why_poroshenko_should_be_really_worried

     

    Source Article from http://reseauinternational.net/4-raisons-lesquelles-porochenko-reellement-etre-preoccupe/

    http://www.altermedia.info/france-belgique/reseauinternational/4-raisons-pour-lesquelles-porochenko-devrait-reellement-etre-preoccupe_117597.html

     

  • La lutte implacable pour l'empire du monde


    140926

    Jules Monnerot avait décrit, dès 1949, au lendemain du "coup de Prague" (1)⇓ le communisme comme "l'islam du XXe siècle."  (2)⇓

    À l'époque, on doit le rappeler, cette comparaison semblait osée.

    Elle peut, pour d'autres raisons, être contestée par les mêmes bons esprits politiquement corrects. Non que l'on puisse ignorer les crimes de "l'entreprise léniniste", ainsi que le qualifie l'auteur de la Sociologie du communisme. Tout ou plus cherchera-t-on à les minimiser, à les relativiser, et, tout doucement à les faire oublier.

    Or, de plus en plus l'islamisme se comporte en ce XXIe siècle comme le successeur totalitaire du communisme.

    En fait les événements récents nous montrent hélas que cette tentative d'effacement discret affaiblit le monde civilisé. Dans leur confrontation avec l'islamo-terrorisme nos sociétés, et plus précisément encore, nos dirigeants et nos gros moyens de désinformation perdent de vue la parenté "structurelle" entre les deux ambitions totalitaires :

    Le léninisme d'hier fonctionnait déjà comme se développe aujourd'hui une certaine forme d'islamisme, cherchant à faire renaître les conquêtes militaires de ses prétendus "pieux ancêtres". (3)⇓

    L'un comme l'autre se ressemblent dans leur lutte implacable pour l'IMPERIUM MUNDI  (4)⇓ l'empire du monde.

    Apostilles

    1.   Nom donné par les Occidentaux à l'invasion de la Tchécolovaquie par l'URSS en 1948 avec l'appui des communistes locaux
    2.  Titre du 1er tome de sa Sociologie du communisme" 
    3.  C'est la signification du mot arabe "salafiyya" que nous transposons en "salafisme"
    4.  Titre du 3e tome de la Sociologie du communisme".

    http://www.insolent.fr/2014/09/la-lutte-implacable-pour-lempire-du-monde.html

  • L'école d'aujourd'hui tue sur place les enfants de pauvres

    Interrogé dans Le Figaro, Michel Onfray dit des choses intéressantes :

    "L'école se substitue aux familles en matière d'éducation , dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l'instruction. Demander à l'école qu'elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique, apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris...), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu'il n'est pas inutile d'envisager, bien sûr, mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont ils? Si l'on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J'ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle...

    Le fils d'ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s'en est sorti grâce à une école qui n'existe plus. L'école d'aujourd'hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu'ils ont appris à l'école, mais ce qu'ils ont appris chez eux.Lire ou relire Bourdieu plus que jamais d'actualité ...Si l'on justifie cela, alors il faut continuer et défendre cette école qui massacre tous les enfants de gueux, dont je fus. Sinon, il faut abolir cette usine à éjecter les enfants de pauvres hors du système.

    Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d'être réactionnaire . Que leur répondez-vous?

    Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu'elle n'a plus aucun souci du peuple qu'elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d'autant plus en diable Marine Le Pen qu'ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s'occupait du peuple, nourrissent le FN et l'engraissent. Cette presse-là défend le programme économique libéral et européen de l'UMP et du PS. Quand l'UMP est au pouvoir, elle est contre, mais quand le PS l'y remplace, elle est pour. Dès lors, pour laisser croire que droite et gauche ça n'est pas la même chose, la presse dite de gauche s'excite sur des sujets sociétaux en croyant que la gauche est là. Or elle ne s'y trouve que de façon minoritaire. [...]"

    Michel Janva

  • La gauche en recomposition

    Le député frondeur Pouria Amirshahi a réuni samedi les déçus du hollandisme. Tandis que l’ex-MoDem et ex-Vert Jean-Luc Bennahmias lançait une formation de soutien au Président.

    Que reste-t-il de leurs espoirs? Ils l'ont porté au pouvoir, ils y croyaient vraiment. Mais deux ans et demi plus tard, au-delà du bilan amer, ils ne se résignent pas à la "défaite annoncée". Les plus nombreux, acteurs de la société civile, députés frondeurs, dirigeants de partis de gauche veulent apprendre à travailler ensemble et défendre une autre politique, un autre horizon. Ils n'en sont pas encore à trouver un candidat pour les porter en 2017. Une partie du MoDem a, elle, décidé de lancer un Front démocrate pour défendre Hollande.

    Les frondeurs rêvent d'un autre PS

    Il avait écrit l'épopée de la victoire de François Hollande, et Laurent Binet ne se résout pas à la disparition programmée de la gauche. Alors l'écrivain encourage tous ceux qui essaient de renouer avec le fil de l'espoir. Samedi, à La Bellevilloise, une salle parisienne, il assistait à une réunion militante d'un type nouveau. À l'initiative du député frondeur Pouria Amirshahi, 400 personnes ont écouté la société civile raconter pourquoi ils avaient cru en François Hollande, dresser le procès de sa politique et esquisser un chemin pour l'avenir. Avec parfois un côté thérapie de groupe, inéluctable après ces longs mois de déceptions.

    "La gauche ne parle plus comme la gauche"

    L'organisateur prévient d'emblée : "La critique, la liste des exaspérations ne suffisent pas. Il faut lever le voile de tristesse qui habite la gauche depuis de longs mois, renouer le fil de cette grande aventure qu'incarne la gauche." Il est le seul politique à prendre la parole. Les autres, les socialistes Jean-Marc Germain, Christian Paul, Laurent Baumel ou Emmanuel Maurel, les écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, le communiste Pierre Laurent écoutent et applaudissent. Le premier à mener l'acte d'accusation est le magistrat Serge Portelli. "Quand je pense aux premiers mois de François Mitterrand, qui avait aboli la peine de mort, j'ai un peu honte, honte que cette gauche 2014 n'ait pas eu ce même courage sur la justice."

    Et le reste des intervenants est à l'unisson, passant au tamis la politique menée depuis l'élection du chef de l'État. "François Hollande, il y a deux ans et demi, a dit qu'il était féministe, qu'en a-t-il fait? Aujourd'hui, même son gouvernement en arrive à faire des économies sur le dos des femmes en réduisant le congé parental", s'insurge Anne-Cécile Mailfert, d'Osez le féminisme!

    Puisqu'il y a un côté réunion d'électeurs anonymes, un psychanalyste livre son verdict, auscultant les mots du pouvoir : "Quand François Hollande en campagne électorale dit au Bourget : "mon ennemi, c'est la finance!", il est parfaitement entendu. C'est après qu'il y a eu un problème d'audition par le peuple. Les socialistes ont fait capitalisme en première langue, ils utilisent le terme "coût du travail", ils parlent de charges sociales et non plus de cotisations sociales", dénonce Gérard Miller. Et enfonce le clou : "La gauche ne parle plus comme la gauche ; à force de parler comme la droite, elle agit comme la droite." C'est un rôle que Philippe Torreton n'aurait jamais voulu jouer, celui d'un acteur qui fait ses adieux à la gauche hollandaise et vallsienne. Par vidéo, celui qui a incarné Jaurès à l'écran fustige alors le Premier ministre : "L'intermittence est une chance et Manuel Valls dit que c'est un système à bout de souffle, mais qui est à bout de souffle?" L'acteur pilier des comités de soutien de la gauche accuse : "Un gouvernement qui se dit socialiste qui baisse le budget de la culture de 7 %, les bras m'en tombent." Il appelle à "d'autres réunions comme celle-là".

    La note d'espoir final revient à Edwy Plenel. "Il faut que nous arrivions à faire lien, à trouver, en perçant le brouillard du renoncement, un chemin." Et le fondateur de Mediapart de conclure : "Nous avons besoin, sinon la défaite est assurée, de réenchanter l'imaginaire commun." L'imaginaire au pouvoir comme antidote à la déception. Après la décomposition, vient le temps de la recomposition.

    Naissance d'un parti "hollandais"

    Certains pensaient que depuis longtemps, ce type de pièce ne se donnait plus. Dans un petit théâtre du nord de Paris, un nouveau parti s'est créé hier avec, pour intrigue principale, le soutien à François Hollande. Acteur majeur de ce théâtre inattendu, l'ancien député européen MoDem et ancien Vert Jean-Luc Bennahmias. En juillet, il a été reçu par François Hollande et Manuel Valls, et les a informés de sa démarche. C'est donc avec leur parrainage qu'il a lancé son mouvement, baptisé Front démocrate, en présence du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

    Lors son discours inaugural, Bennahmias ne cache rien : "Nous soutenons le gouvernement Valls et, plus incroyable encore, nous soutenons François Hollande", ajoutant non sans humour, "cela en fait sourire certains". Face aux "fronts des refus", l'ancien soutien de François Bayrou espère pouvoir fédérer. Le Front démocrate compte participer aux prochaines cantonales de 2015 avec le PS comme allié principal.

    Pas de candidat en 2017

    Présent pour cet événement, Jean-Christophe Cambadélis ne boude pas son plaisir. "Dans la période actuelle une formation politique combattant le "hollande bashing" et se disant totalement en accord avec la politique du gouvernement, j'en rêve dans ma propre formation." Puis d'alerter : "Aujourd'hui, s'il y avait une élection présidentielle, le PS ne serait pas au second tour." Nicolas Sarkozy n'étant pas "attractif", poursuit-il, "il y a une possibilité non négligeable que Marine Le Pen soit à deux doigts de gagner". Dans ce scénario catastrophe, le premier secrétaire du Parti socialiste ne peut que se réjouir de ce nouveau mouvement qui n'aura pas de candidat en 2017.

    Le numéro 2 d'EELV, David Cormand, est venu représenter son parti, tandis que François de Rugy et François-Michel Lambert, deux députés écolos parmi les plus hollandophiles, se sont glissés dans la salle. Corinne Lepage est là aussi. "Ce n'est pas anodin", glisse Bennahmias, heureux. Pour cette grande journée de lancement, il compte généreusement sur la présence de 200 personnes. Le soutien à Hollande reste, pour l'heure, une pièce pour initiés.

    Arthur Nazaret et Cécile Amar

    source Le Jdd 

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEElAAZZpMrLwHEEv.shtml

  • Sarkozy, les sans-dents ne lui disent pas merci !

    Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé président du pouvoir d’achat. En un quinquennat, nous avons vu le chômage exploser, la paupérisation s’enraciner, le fossé des inégalités se creuser.   

    En 2007, lors de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était engagé à mieux rembourser les lunettes et les soins dentaires. S’il avait tenu parole, notre Président actuel n’aurait pas pu se livrer à ses petites blagues incisives sur les « sans-dents ». À défaut, Sarkozy a instauré la franchise médicale, qui pénalise en premier lieu les personnes âgées et les « sans-dents ».

    Nicolas Sarkozy avait aussi promis de lutter contre l’insécurité et de réguler l’immigration. En cinq ans, la France a engrangé un million d’immigrés légaux en plus, et sans doute autant de clandestins. Les actes de délinquance n’ont fait que s’intensifier, y compris dans des secteurs jusqu’alors épargnés.

    Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé président du pouvoir d’achat. En un quinquennat, nous avons vu le chômage exploser, la paupérisation s’enraciner, le fossé des inégalités se creuser. Sarkozy a, certes, aidé les salaires modestes en instaurant les heures supplémentaires défiscalisées. Mais il n’a rien fait pour ceux qui étaient en voie de désocialisation, les travailleurs précaires, les chômeurs.

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