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  • Notre vocabulaire par Georges FELTIN-TRACOL

    Il s’agit de l’intervention inaugurale de Georges Feltin-Tracol à la 8e Journée nationaliste et identitaire de Synthèse nationale du 12 octobre 2014 à Rungis.

    Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers Amis,

    À l’été 1993, dans Foreign Affairs, la revue du C.F.R. (en anglais Conseil des relations étrangères), un cénacle mondialiste installé aux États-Unis, paraissait un article du professeur Samuel P. Huntington sur « Le choc des civilisations » (1). Cet enseignant de Harvard répondait ainsi à la thèse de la fin de l’histoire lancée en 1989 par le futur ex-néo-conservateur étatsunien d’origine japonaise Francis Fukuyama (2). Trois ans plus tard, Huntington sortait de cet article son célèbre essai avec la fameuse expression polémologique (3).

    Grâce à cet universitaire d’outre-Atlantique, le concept de civilisation prenait un sens polémique certain, même si la civilisation ici définie contient des confusions non négligeables. En effet, Samuel P. Huntington y mentionne une civilisation occidentale qui couvrirait l’Amérique du Nord, l’aire européenne chrétienne romano-protestante, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Il s’agit de l’actuel Occident atlantiste.

    Huntington n’est pas le seul à associer l’Europe, l’Amérique et l’Occident dans une même collectivité. Dès 1985, le sociologue français Jules Monnerot estimait qu’« il faut souhaiter aujourd’hui une étroite concertation avec tous les États dont les lois témoignent des mêmes tendances que les nôtres et qui prolongent avec nous la même filiation de cultures, la même lignée de civilisation. C’est ce que j’appelle la préférence occidentale. Derrière l’alliance avec les États-Unis d’Amérique. Derrière l’Europe totale, encore future mais plus que jamais nécessaire, nous devons reconnaître en nous-mêmes, comme variante historique d’époque de notre identité nationale française, un patriotisme de civilisation (4) ».

    Il va de soi que la théorie de Huntington ne nous convainc pas, car elle néglige toutes les différences essentielles entre l’Occident américanomorphe dont il se fait le porte-parole et notre vision de l’Europe. Nous tenons à l’originalité existentielle d’une civilisation européenne qui ne serait pas la pâle copie d’une production atlantiste.

    Depuis Oswald Spengler et son célèbre Déclin de l’Occident (5), on connaît la dichotomie entre la civilisation et la culture. D’après Spengler, la culture incarnerait pour les peuples le moment ascendant de leur histoire. Puis viendrait le temps de la civilisation avec une lente et longue déperdition d’énergies vitales collectives, l’engoncement, les rigidifications structurelles jusqu’à la nécrose, l’agonie et la disparition.

    À cette opposition binaire, on préférera la conception d’une civilisation européenne, polymorphe à travers le temps, tissée par de multiples cultures à la fois spécifiques et consubstantielles à son étymon. Certes, le mode de vie d’un Espagnol diffère de celui d’un Letton qui n’est pas celui d’un Arménien du Haut-Karabakh ou d’un Islandais. Mais, au-delà leurs langues, leur quotidien, leurs mentalités perdurent deux constantes déterminantes : une évidente substance anthropologique et un riche héritage spirituel pagano-chrétien. Il n’y a de civilisation européenne que par l’énergique médiation de ses cultures.

    Ces dernières se déclinent en cultures nationales et en cultures régionales ou vernaculaires. La nation constitue en soi un objet de débat. Venant du latin nascio, qui veut dire naître, le mot prend une autre acception pour désigner la forme moderne d’organisation politique, cet aboutissement de l’individualisme collectif. Idée défendue, développée et propagée par les révolutionnaires de 1789, la nation politique comprise comme un ensemble de citoyens égaux a au cours des deux derniers siècles plongé le continent européen dans les tourments nationalitaires. Il serait toutefois dément de la nier comme le rêvent les escrocs de la pseudo-construction européenne. Avec la mondialisation et l’immigration de peuplement massive, indéniable contre-colonisation, le fait national connaît un regain certain face aux dangereuses menées mondialistes, européistes et séparatistes régionales.

    Considérées par certains commentateurs comme des régions, – ne sachant pas qu’elles furent des royaumes médiévaux -, l’Écosse et la Catalogne montrent la vivacité de l’affirmation identitaire avec le risque préjudiciable d’affaiblir finalement la civilisation européenne toute entière. La robustesse des nations impose néanmoins que leurs cultures régionales ou vernaculaires ne soient pas broyées par un centralisme administratif dépassé. Souvent, hélas !, l’indépendantisme régional et le nationalisme étatique œuvrent en vecteurs involontaires (?) du mondialisme. Or une nation n’est en réalité solide que si ses régions trouvent elles-mêmes leur dynamisme ! Force est de constater, dans le cas de l’Hexagone, que les cultures régionales sont plutôt moribondes, étouffées par la prédominance mortifère de Paris. Heureusement, Flamands, Normands, Bretons, Basques, Catalans, Occitans, Provençaux, Corses, Nissarts, Savoisiens, Arpitans, Alsaciens et Thiois tentent de préserver ce qui peut l’être encore, et en premier lieu, la terre, notre terre.

    La terre appartient aussi à notre champ lexical. Oublions ici l’habituelle et lassante antinomie géopolitique entre la Mer et la Terre sur laquelle reposerait la lutte incessante entre les thalassocraties et les puissances continentales. Plus prosaïquement, on entend par terre le milieu vivant qui nous entoure et dans lequel nous interagissons. Ces relations complexes sont étudiées par l’écologie qui a fourni une version théorique – politique. On sait tous que l’écologie politique a été détournée par les trotskystes, les sociétalistes, les gendéristes, les multiculturalistes, les féministes et les mondialistes. Dans la revue L’Or vert, Robert Dun signalait dès les années 1970 la nécessité écologique. Pourquoi préserver nos identités si les lieux sont bétonnés, les terrains pollués, des paysages dévastés ? Au moment où un mini-candidat réclame l’exploitation du gaz de schiste, ce qui reviendrait à défigurer des campagnes déjà meurtries par le productivisme, l’exode rural et la politique agricole commune, refusons cet appel rentable aux seules firmes multinationales prédatrices et néo-coloniales ! Un écologiste conséquent devrait être clairement identitaire. Il l’est d’une certaine manière puisque Les Verts soutiennent les mouvements régionalistes progressistes sans comprendre la prégnance majeure de l’appartenance collective. pour sa part, un identitaire cohérent se doit d’être écologiste, surtout s’il refuse la société de marché libérale, la société de la G.P.A. (autorisée, soit dit en passant, en Russie) et la société de la charia. La préoccupation écologique constitue un troisième pilier, fondamental, de nos principes à côté des piliers d’identités (continentale, nationales, régionales) et social. Face à l’étalement urbain et à la destruction programmée des terres arables (il faut ensuite quarante ans – deux générations ! – pour qu’un sol naguère urbanisé retrouve sa fertilité première), les identitaires devraient au moins soutenir les valeureux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au barrage de Sivens ou à l’O.L. Land (le stade de foot privatisé) érigé dans la banlieue lyonnaise ! Que ces combats soient menés par des écolo-gauchistes importent peu parce qu’il vaut mieux voisiner avec un écolo ultra, voire un fan de Julien Coupat, qu’avec un lecteur sarkocufié du Figaro et de Valeurs actuelles !

    Si l’on considère que l’Europe est la patrie de nos nations et de nos régions, notre réflexion militante se doit d’adopter le triptyque révolutionnaire exposé dans les années 1970 par Georges Gondinet et Daniel Cologne et en 1991 par Jacques Marlaud. La civilisation européenne constitue, avant d’être un évident dessein géopolitique, une patrie spirituelle albo-ethnique. Ses nations forment souvent des patries politico-historiques tandis que les régions demeurent bon gré mal gré des patries charnelles. L’indispensable conciliation entre l’authentique diversité ethno-culturelle et l’urgente unité géopolitique et économique passe par un dépassement salvateur : l’Empire.

    Unité décisive de destin collectif, l’Empire est mal vu et mal compris en France. Il est desservi par le verbe « empirer » qui signifie « s’aggraver », « devenir pire ». Il se confond en histoire avec les deux expériences bonapartistes – napoléoniennes au XIXe siècle. Maints Français ignorent en outre que leur pays est intrinsèquement un empire qui a mal tourné alors que l’idée impériale hante sa psyché collective. Dans le présent contexte anxiogène, « seuls les nationalistes peuvent faire l’Europe (6) » affirmait en 1973 Adriano Romualdi. Tous les nationalismes régionaux et étatiques doivent par conséquent entreprendre leur mue. « Le seul moyen de résoudre l’épineuse question des ethnies, dont le réveil menace les nations d’éclatement, est d’ouvrir les nationalismes sur l’Europe, avertissait Daniel Cologne. D’une part, le nationalisme doit emprunter à la grande tradition politique de notre continent la notion d’État organique qui concilie l’unité nécessaire à toute société évoluée avec le respect, voire l’encouragement de sa diversité naturelle. Conçu de façon organique, le nationalisme s’accommode d’une certaine autonomie des régions. D’autre part, si la nation, loin de s’ériger en un absolu, se considère seulement comme une composante autonome du grand ensemble organique européen, les régions et les ethnies n’auront aucune peine à se considérer comme les incarnations nécessaires du principe de diversité au sein de la grande unité nationale. Dans une Europe organique des nations organiques, être breton ou français, basque ou espagnol, flamand ou belge, jurassien ou suisse ne sont que des manières parmi d’autres d’être européen (7). » Par le biais du principe ordonnateur de la subsidiarité, l’Empire fédère autour des domaines diplomatique, stratégique et militaire la formidable variété nationale et vernaculaire de notre patrie continentale civilisationnelle.

    Par-delà cette référence ternaire subsumée par l’idée organique d’Empire interviennent d’autres termes qui consolident notre langage militant. Le premier est celui de communauté. Évoquer maintenant en public ce mot équivaut quasiment à voir surgir cette hantise des Occidentaux indifférenciés, ce nouveau diable des plateaux télé, le communautarisme ! Et pourtant quel beau mot ! Suivant son échelle d’implication, la communauté coïncide à des espaces de vie. À l’Union (pseudo-)européenne, il aurait été judicieux de conserver la « Communauté européenne » comme avant 1992 et le détestable traité de Maastricht. Les nations d’Europe resteraient des communautés politiques – historiques de destin qui parviendraient à s’enchâsser les unes dans les autres dans un nouvel agencement continental. Mais les régions sont elles aussi des communautés vernaculaires de destin infra-nationales.

    Les cadres régionaux sont des communautés de proximité comme le sont d’ailleurs les entreprises, ces communautés productives de destin. L’entreprise moderne pratique ce nouvel esclavage : le salariat. Or le justicialisme – solidarisme européen combat cette aliénation sociale. À l’entreprise libérale ou étatisée, promouvons des « communautés de travail » comme le fit déjà le candidat bien trop méconnu à la présidentielle de 1965, Marcel Barbu dont le directeur de campagne travaillait à Rivarol (8). Que serait aujourd’hui une telle « communauté de travail » ? Une unité de production dirigée par ceux qui y travaillent. Un bon début existe avec la S.C.O.P. (société coopérative et participative). Alors que la moitié du CAC 40 se soumet aux multinationales, une société coopérative préserve l’indépendance économique, perturbe les mécanismes aveugles du libéralisme et se détourne de la mondialisation libérale. La « communauté de travail » idéale rassemblerait les travaux de Hyacinthe Dubreuil, l’ergonisme de Jacob Sher, l’association Travail – Capital du gaullisme d’opposition (1947 – 1953), la participation chère aux gaullistes de gauche, la cogestion promue par l’ordo-libéralisme allemand, le corporatisme social-chrétien, voire l’autogestion de Proudhon reprise par les anarchistes.

    On a compris que les communautés territoriales et professionnelles agiraient en véritables Rei Publicae. Le Système liberticide et albo-génocidaire répète jusqu’à la nausée ses valeurs républicaines alors que sa République n’est qu’une supplétive zélée des forces de l’Or et de l’Argent. Son unicité fallacieuse doit s’effacer devant des unités républicaines partielles constituées de communautés de travail (ou de production) et de vie identitaires.

    L’identité est l’autre maître-mot de notre registre. Le mettre au pluriel serait plus satisfaisant parce qu’elles englobent les cultures, les ethnies, les langues, les métiers, les histoires, les croyances… Toutes nos identités sont la sève qui part des racines des patries charnelles pour aller au feuillage de la patrie civilisationnelle en passant par le tronc des patries historiques et l’écorce des communautés professionnelles. Sauvegarder les identités signifie de préserver le peuple.

    Le peuple est une notion centrale. Sans lui, vaines seraient toutes nos actions. Il importe de l’appréhender dans toutes ses acceptions. Le peuple est aussi bien l’ensemble de personnes d’origine ethnique commune que l’immense majorité de la société composée de producteurs et de consommateurs ainsi que les détenteurs de la souveraineté politique moderne qui indispose tant les oligarchies transnationales. Longtemps s’affrontèrent les tenants de l’ethnos, du demos et du laos. En 2014, il apparaît crucial de rassembler ces trois définitions et de s’élever contre la confiscation de la légitimité, les ravages d’une immigration de peuplement métisseuse et les oukases de la ploutocratie bancaire mondialisée.

    Il y a quarante-cinq ans, l’extrême gauche souhaitait représenter le peuple avec l’insuccès que l’on sait. À l’ère du Village cosmopolite interconnecté global, il faut partout en Europe et sur d’autres continents susciter la révolution des peuples ! Le soulèvement radical des communautés, des nations, des patries vernaculaires, des identités et des civilisations commence toujours par un bon vocabulaire !

    Je vous remercie.

    Georges Feltin-Tracol

    Notes

    1 : Samuel P. Huntington, « The Clash of Civilizations ? », dans Foreign Affairs, été 1993.

    2 : Francis Fukuyama, The End of History and the Last Man. Free Press, 1992, traduction française : La Fin de l’histoire et le Dernier Homme, Flammarion, coll. « Histoire », 1992.

    3 : Samuel P. Huntington, The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order, Simon & Schuster, 1996, traduction française  incomplète : Le Choc des Civilisations, Éditions Odile Jacob, 1997.

    4 : Jules Monnerot, « Désintox ». Au secours de la France décérébrée, Albatros, 1987, p. 63, souligné par l’auteur.

    5 : Oswald Spengler, Der Untergang des Abendlandes. Umrisse einer Morphologie der Weltgeschichte, Verlag C.H. Beck, 1918 et 1922, traduction française : Le déclin de l’Occident, 2 volumes, Gallimard, coll. «  Bibliothèque des Idées », 1948.

    6 : Adriano Romualdi, La droite et la crise du nationalisme, « Totalité », 1982, p. 23.

    7 : Daniel Cologne, Éléments pour un nouveau nationalisme, Cercle Culture et Liberté. Pour une Europe libre et unie, 1977, p. 18.

    8 : Information donnée par Emmanuel Ratier au cours du n° 84 de l’émission de Web-radio « Méridien Zéro » du 20 février 2012 consacrée à une « Histoire non conformiste de l’élection présidentielle ».

    http://www.europemaxima.com/?p=4014

  • Les faux nez de l’écologie

    Selon la Tribune de Genève, « les dirigeants européens ont trouvé ce vendredi 24 octobre un accord ambitieux sur le climat, prévoyant notamment une réduction d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Le plan doit mettre l’Europe en position de leader mondial dans la lutte contre le réchauffement de la planète. » Nous voilà bien contents.

    Cela fait plus de vingt ans qu’on nous parle sans cesse de réchauffement climatique, de gaz à effet de serre, de réduction des émissions de CO2, de transition énergétique et d’énergies renouvelables. Le tout sous-tendu par un propos très officiel et très noble : l’atmosphère se réchauffe, cela aura des conséquences sérieuses sur la planète tout entière, et la cause de ce réchauffement réside dans l’activité humaine.

    Soit. Nul ne souhaite que les populations du tiers monde, déjà bien fragilisées, subissent comme une nouvelle plaie d’Égypte pluies diluviennes et destruction de leurs terres arables.

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  • Soixante parlementaires seraient dans le collimateur du fisc

    Une soixantaine de parlementaires seraient des fraudeurs ou considérés comme tels par le fisc, avec des comportements allant «du petit différend» à «la tricherie franche et massive», affirme le Canard Enchaîné de ce mercredi.

    «Au moins 60» députés et sénateurs seraient en «délicatesse avec le fisc», selon le Canard Enchaîné de ce mercredi. C’est-à-dire que ces élus auraient minimisé leur patrimoine à plus ou moins grande échelle. Toujours selon le journal satirique, «aucune femme ne figure parmi ces ’nouveaux Thévenoud’» .

    Les supposés fraudeurs sont actuellement contactés par les services fiscaux. La situation de certains députés ou sénateurs devrait se régulariser après l’intervention du fisc. La liste définitive devrait elle être connue d’ici à là fin de l’année, selon Le Canard Enchaîné. «Une sacrée bombinette» en perspective, selon le journal.

    Pour rappel, députés et sénateurs doivent obligatoirement déclarer leur patrimoine, et ces déclarations sont consultables sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique .

    source : Les Echos 

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuEuFEEVFyekuwKtJq.shtml

  • Crise au PS : le FN va-t-il remplacer la gauche ?

    Alors que la crise d'identité du Parti Socialiste se poursuit, le FN est en embuscade. Christophe Bouillaud décrypte la stratégie de «gauchisation» de Marine le Pen.

    Dans son interview à l'Obs, le Premier ministre a semblé entériner la mort du PS en se refusant notamment à employer le mot «socialiste». Qui profite de cette nouvelle crise au PS? Plus encore que la droite traditionnelle, le Front National est-il le grand vainqueur ?

    Christophe BOUILLAUD: La droite comme le Front National vont en profiter. L'UMP apparaît du coup plus unie, face à un PS divisé et à une UDI qui élit actuellement son président. Le FN, quant à lui, voit cette crise comme la preuve de la validité de leur thèse sur l'UMPS. Manuel Valls, qui veut ôter à la gauche son label socialiste, se déclare progressiste et propose une grande fédération qui mordrait sur le centre, semble confirmer la vision du FN. De plus, les politiques économique et sociale de l'UMP et du PS, sous la direction du Premier ministre, présentent de nombreuses similitudes, et proposent une orientation résolument libérale. L'extrême-droite ne peut que profiter de ces ressemblances. 

    Marine le Pen a beaucoup «gauchisé» le discours économique du FN. La situation actuelle vient-elle valider sa stratégie ?

    Elle le pense. Il y a longtemps, le programme du FN proposait une politique néolibérale très marquée par l'exemple de Reagan aux Etats-Unis ou de Thatcher en Angleterre. Ces dernières années, toutefois, le discours du FN se centre plutôt sur la protection des Français contre l'Europe, la crise, et contre la mère de tous les maux: l'immigration.

    Toutefois, on ne peut pas encore parler d'un programme économique et social gauchisé, ne serait-ce que parce que la protection sociale est fondamentalement liée à la longue histoire de la gauche démocratique. Le FN aura du mal à récupérer ce thème à son avantage, malgré ses tentatives: dans toute l'Europe, les partis d'extrême-droite empruntent cette ligne, et cherchent à récupérer le thème d'une protection sociale pour leurs ressortissants. Ainsi, pour eux, refuser l'immigration est d'emblée une forme de protection sociale, dans la mesure où cela empêchera des étrangers de s'introduire sur le marché du travail, et conservera les emplois disponibles pour les nationaux. On parle alors de welfare chauvinism, autrement dit d'une protection sociale réservée aux citoyens du pays en question.

    Le Front National peut-il prendre la place qu'occupait autrefois le Parti Communiste, voire même le Parti Socialiste des années 1970-1980 ?

    On peut distinguer deux niveaux d'analyse. A l'échelle nationale, le FN essaie d'ores et déjà de reprendre les thèmes de gauche à son avantage, comme on l'a vu dans le cas de la protection sociale. A l'échelle locale, toutefois, les choses se compliquent.

    Avant tout, l'enracinement local du FN, même après ses victoires aux dernières élections municipales, est infiniment plus faible que celui du PC après sa création, dans les années 1920, ou du PS refondé dans les années 1970. Le FN n'est en réalité pas porté par un groupe social en ascension ; autrement dit, il s'adresse aux «perdants de la mondialisation» et le revendique. Ce faisant, il se coupe des classes sociales supérieures, et ce choix explique qu'il n'arrive à conquérir que des villes où la situation économique et sociale est déjà mauvaise, comme Béziers, par exemple. Le FN n'arrive donc à s'installer que dans des endroits plongés dans le marasme socio-économique, dont la situation sera très difficile à améliorer, et n'est pas porté par une dynamique positive.

    La situation du FN est en cela très différente de celles du PS ou du PC dans leurs belles années: les deux parvenaient à conquérir des villes dynamiques par leur industrie ou leurs services et à s'inscrire ainsi dans des dynamiques sociales et économiques locales qui les dépassaient. L'extrême-droite n'a quant à elle pas un discours accrocheur. Sa vision défensive, décliniste, manque d'idéal à atteindre et d'exemple à suivre. Elle n'a aucun modèle à montrer dans le monde d'aujourd'hui pour prouver la justesse de ses idées ; le PC, quant à lui, pouvait se référer à l'URSS, et le PS au modèle socio-démocrate suédois. Ce manque de rêve, d'entrain, explique notamment pourquoi Marine le Pen, qui caracole pourtant en tête dans les sondages, reste une personnalité peu aimée des Français. Elle reste sur l'idée de l'échec de la France, d'une longue descente aux enfers de notre pays, au contraire du Parti Socialiste, dont le slogan des années 1970 était «Changer la vie» !

    Plus largement, sommes-nous en train d'assister à une recomposition du paysage politique ? Le clivage droite-gauche laisse-t-il la place à un clivage libéraux, favorables à l'ouverture des frontières, contre étatistes protectionnistes ?

    Il est vrai que le rapprochement entre les politiques économiques et sociales de la gauche et de la droite est de plus en plus nettement perçu par nos concitoyens. Un sondage récent, ainsi, révélait qu'une majorité de Français considérait que la politique menée par le Président n'était pas de gauche. Le clivage a donc perdu en force.

    Toutefois, si les électeurs le sentent, les responsables politiques, eux, et derrière eux, les militants de chaque camp, ne l'acceptent pas, et se considèrent encore comme très différents. De plus, le mode de scrutin instauré par lors du passage à la Vème République en 1958 rend très difficile toute recomposition du paysage politique, de sorte que je ne pense pas qu'une transformation soit possible si le scrutin n'est pas modifié auparavant. Mais je ne vois pas pourquoi l'UMP et le PS s'accorderaient sur un tel changement de mode de scrutin, qui risquerait de les priver de leur rente de position.

    Les deux grands blocs, dirigé par l'UMP d'un côté, par le PS de l'autre, vont donc à mon sens persister. Valls n'arrivera probablement pas à appliquer son rêve d'un grand rassemblement entre le centre et la gauche. L'opposition droite/gauche reste structurelle: les Français ont beau critiquer les responsables politiques et clamer haut et fort qu'ils n'ont plus confiance en eux, au moment du vote, une très grande majorité d'entre eux continuera de soutenir les partis dits de gouvernement ou préfèreront s'abstenir, par habitude, par tradition ou par peur de l'inconnu. L'électorat, en France, est visqueux: il se déplace très lentement, au contraire de l'Europe de l'est, où les habitudes de vote changent très vite et radicalement.

    Wladimir Garcin

    Notes :  

    Christophe Bouillaud est professeur agrégé de science politique à l'Institut d'Études politiques de Grenoble depuis 1999, agrégé de sciences sociales (1988), ancien élève de l'Ecole normale supérieure.

    Source : Le Figaro

    http://www.voxnr.com/cc/d_france/EuEuFEFVAElpDSqhQZ.shtml

  • L’ONU suggère aux Pays-Bas d’abandonner la Saint-Nicolas… par antiracisme

    Le débat est houleux et les Néerlandais, très attachés à la fête de la Saint-Nicolas, ont protesté à l’annonce del’ouverture d’une enquête de l’ONU sur le « Zwarte Piet », connu en Français sous le nom de « Père Fouettard », personnage au visage traditionnellement peint en noir, affublé d’un costume médiéval et coiffé d’une perruque afro…

    L’évêque turque Saint Nicolas, fêté dans ce pays comme en Belgique, en Allemagne et dans l’est de la France est représenté avec une longue barbe blanche, sa mitre et son manteau rouge tandis que le  « Zwarte Piet » noir est considéré comme un blagueur inoffensif qui apporte de la gaieté à la fête. Mais ses détracteurs antiracistes le voient comme un symbole raciste et dénonce un retour à l’époque des colonies néerlandaises.

    Le débat, qui anime chaque année les Pays-Bas depuis les années 60 prend une nouvelle tournure depuis l’annonce de l’ouverture d’une enquête de l’ONU… La présidente du comité du Haut-Commissariat de l’ONU au droits de l’Homme en charge de l’enquête a suggéré mardi dernier d’abandonner la fête de Saint-Nicolas pour ne garder que la fête de Noël. « Qu’il y a t-il de mauvais à avoir un seul Père Noël, pourquoi devez-vous en avoir deux ? » , a-t-elle déclaré à la télévision néerlandaise, ajoutant de l’huile sur le feu de la colère néerlandaise et oubliant au passage que Noël n’est pas d’abord la fête commerciale du Père Noël…

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    http://www.contre-info.com/

  • Valls, cet homme de droite contrarié

    Comme beaucoup au Parti socialiste, il ne croit pas aux vieilles lunes de gauche et cherche à plaire à plus puissant que lui.   

    Le clivage gauche-droite en économie tend à s’estomper et pousse les électeurs incrédules à explorer d’autres pistes. Manuel Valls n’aide pas à clarifier les choses. Le Premier ministre « de gauche » a décidément du mal à se déclarer « socialiste ». Pour éviter ce désagrément, rebaptiser le PS et sortir du « passéisme » est la solution miracle. Magie des mots et horreur des actes quand ce même Premier ministre sert la soupe au MEDEF et propose d’en finir avec le CDI.

    Valls est un homme de droite contrarié. Comme beaucoup au Parti socialiste, il ne croit pas aux vieilles lunes de gauche et cherche à plaire à plus puissant que lui. Renier l’idéal socialiste et enterrer son nom, et par là même son histoire, sans fleurs ni couronnes, ne lui fait pas peur. S’en prendre au marché du travail et le ratiboiser sauce MEDEF n’est pas un problème non plus. La standing ovation reçue en août dernier à l’université d’été du MEDEF a-t-elle été si extatique pour que le Premier ministre fasse tout pour plaire au patronat ?

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  • L’Eglise en chiffres : le nombre de catholiques augmente dans le monde

    A l'occasion de la Journée Missionnaire mondiale ont été présentées les statistiques de l’Eglise missionnaire. Les chiffres sont des dernières statistiques annuelles de l’Eglise (du 31 déc 2012).

    • Population mondiale : 7.023.377.000 personnes, avec une augmentation de 90.067.000 par rapport à 2011.
    • Nombre de catholiques : 1.228.621.000, avec une augmentation de 15.030.00 personnes depuis 2011 (avec en tête l’Amérique et l’Afrique, puis l’Asie).
    • Evêques : 5133 (1 de plus)
    • Prêtres : 414.313, c'est-à-dire 895 de plus qu’en 2011. On note une diminution notable en Europe (-1375) mais une forte augmentation en Afrique et en Asie.
    • Religieux non prêtres: 55.314 (augmentation de 229 dans l’année)
    • Religieuses : 702.529, 10.677 de moins.  
    • Séminaristes majeurs : diminutions de 565 candidats, pour un nombre total de 120.051. La diminution ne concerne qu’Amérique et Europe. Les diocésains sont en diminution.
    • Séminaristes mineurs : 102.703, c'est-à-dire 173 de plus.
    • Séminaristes mineurs diocésains : 79.954 (+604).

    Le Salon Beige

  • Bye-bye China, retour en Normandie, un exemple de relocalisation

    Après avoir basé sa production en Chine, l’entreprise Lucibel fait le choix de revenir en France pour fabriquer ses LED les plus innovantes. Le signe d’un retour des frontières et du protectionnisme ? Extrait de “L’Angle éco”, diffusé sur France 2 et francetv info, lundi à 23h05.

    Bien que l’on parle régulièrement de relocalisation, le mouvement reste timide. Pour dix emplois qui ont quitté le pays, un seul revient aujourd’hui. Cependant, certains font ce pari. Parmi ces entreprises : les vêtements Le Coq sportif, les skis Rossignol, les jouets Smoby, les chaussettes Kindy, les opticiens Atol, et Lucibel. Le fabricant de LED, qui produisait jusqu’à présent en Chine, a décidé d’installer à Barentin, dans la campagne normande, un nouveau site dédié aux dernières innovations de l’éclairage à LED et aux produits haut de gamme. “L’Angle éco” consacré au retour des frontières et diffusé sur France 2 et francetv info, lundi 27 octobre, à partir de 23h05, a assisté aux premiers pas de cette relocalisation.

    Lucibel connaît une croissance à trois chiffres, est entrée en bourse en juillet 2014 et compte 210 salariés dans le monde. Elle a choisi de rapatrier un tiers de sa production en France, malgré les délais de transports (6 semaines de bateau depuis la Chine). Principale raison de ce retour : le salaire des ouvriers chinois. Pour 50 heures hebdomadaires, le salaire n’est que de 350 euros… mais en quatre ans, il a augmenté de 40%.

    Francetv info

    http://fortune.fdesouche.com/

  • La mission de Sixte de Bourbon-Parme

    Recension : Tamara GRIESSER-PECAR, Die Mis­sion Sixtus : Österreichs Frie­dens­versuch im Ersten Welt­krieg, Amalthea, Wien / München, 1988, 414 p.

    La guerre sévissait depuis deux ans déjà, lorsque l'Empereur et l'Impératrice d'Autriche-Hongrie déci­dèrent, en décembre 1916, de me­ner des négociations secrètes extraordinaires. Par l'intermédiaire des Princes Sixte etXavier de Bourbon-Parme, de leur propre chef et sans en avertir l'allié allemand, l'Empereur Charles et l'Impératrice Zita, prirent des contacts secrets avec les autorités politiques des puis­sances de l'Entente, la France et la Grande-Bretagne. Leur objectif : obtenir la paix, tant qu'il y avait encore quelque chose à sauver. En effet, le couple im­périal était parfaitement conscient de la volonté française d'éclater l'ensemble austro-hongrois en plusieurs pe­tites nations aisément contrôla­bles, qu'on pourrait té­léguider depuis Paris contre Berlin et Vienne. Par la paix anticipée qu'ils espéraient obtenir, ils voulaient éviter un sort funeste à l'œuvre politique plurisécu­laire de leurs ancêtres. Les tractations auront quelque chose de tragique : les intermédiaires de l'Em­pereur étaient tous deux officiers de l'armée bel­ge, en guerre contre l'Allemagne, alliée de l'Autriche-Hongrie. Les négociations, menées sans que Berlin le sache, fini­ront par être con­nues de tous et faire passer Charles de Habs­bourg pour un traître qui complotait dans le dos de l'Allemagne.

    Les Allemands d'Autriche lui en voudront cruellement. Mais l'intérêt du livre de Ta­mara Griesser-Pecar ne réside pas seule­ment dans la narration détaillée de cette affaire, mais aussi dans l'analyse du rôle de l'Italie dans l'échec des négocia­tions secrètes. En plein mi­lieu de celles-ci, l'Italie es­suie un cuisant échec militaire, ce qui renforce la po­sition de l'Au­triche et déforce celle des Alliés, qui avaient es­compté des victoires italiennes pour faire fléchir Vienne. Les Autrichiens avaient le dessus et pouvaient demander des conditions de paix ho­no­­rables, d'autant plus que des unités françaises s'étaient mutinées après les offensives inutiles de George Nivelle. Des grèves secouent la Fran­ce et les ouvrières descendent dans les rues en criant : « Nous voulons nos maris ! ».

    Deux projets différents ani­maient alors la diplomatie française : 1) celui de main­tenir l'Autriche-Hon­grie telle quelle, afin de faire contre-poids à la Prusse et de ne pas créer le chaos en Europe Centrale et 2) celui d'éliminer l'Empire des Habsbourgs, de le morceler et d'instaurer des régimes d'idéologie républicaine et illuministe en Europe Centrale. La deuxième solution finira par l'emporter. Dans ce contexte, le Prince Sixte arrive à Paris et ex­plique que l'Italie est prête à faire une paix séparée à condition que l'Autriche cède le Trentin italophone (pas le Sud-Tyrol germanophone), avec pour com­pensation, l'en­semble ou une partie de la Somalie. La France et l'Angleterre ont donc intérêt, elles aussi, à signer une paix séparée avec l'Autriche. Lloyd George était favorable au projet, car les évé­nements de Russie laissaient entrevoir la ces­sation des hostili­tés entre Russes et Allemands, le Prince Lwow ayant contacté les autorités du Reich en ce sens. De ce fait, l'Italie et la Russie risquaient de quitter l'Entente et de laisser Français et Britanniques seuls face aux armées allemandes et austro-hongroises. Poincaré et Ribot rétorquent que ni les intérêts serbes ni les intérêts roumains ni la question polonaise n'ont été pris en compte par le vieux monarque au­trichien. Les Fran­çais se montrent très réticents à l'endroit du projet vi­sant à coupler la ré­trocession du Trentin à l'Italie et la récupération de l'Alsace-Lorraine. En effet, si l'Italie reçoit le Trentin, elle cessera de se battre et l'Entente aurait perdu un allié qui mobilisait plusieurs divisions austro-hongroises qui auraient pu intervenir sur le front russe ou sur le front de Salonique et barrer le route aux alliés franco-britanniques.

    Les Alliés occidentaux se rendaient comp­te que l'Italie jouait son jeu seule mais que son poids militaire était tel qu'ils ne pouvaient la négliger. Le 3 juin 1917 : coup de théâtre ! L'Italie proclame qu'elle entend exer­cer un protectorat sur l'Albanie, coupant de la sorte l'accès de la Serbie à la mer. Le petit royaume slave des Balkans ipso facto ne pouvait plus acquérir un ac­cès à l'Adriatique qu'en grignotant le territoire aus­tro-hongrois, situation inacceptable pour Vienne. Au même moment, les Slovènes, Croates et Serbes à l'intérieur de la monarchie souhaitent constituer un royaume constitutionnel séparé selon le modèle hon­grois.

    Les contra­dictions internes de la monarchie la fragilise et la ténacité du Ministre italien Sonnino, im­posant aux Alliés ses vues sur l'Albanie malgré les revers militaires italiens, négociant avec les Anglais et les Français un partage des Iles de l'Égée et du terri­toire turc, fait échouer les pourparlers entre Sixte et les autorités anglaises et françaises. De plus, les pro­positions de paix italiennes ne venaient ni de Sonnino ni du Roi d'Italie, ce qui réduisait considérablement les chances de l'Empereur autrichien et des frères de Bourbon-Parme. Le livre de Tamara Gries­ser-Pecar est une enquête très serrée qui nous permet de saisir la vision européenne et pa­cifiste, éloignée des engoue­ments idéologiques générateurs de carnages abomi­nables, des Bour­bon-Parme et des Habsbourgs. Al­bert Ier y avait pleinement souscrit. La réussite de leurs projets aurait évité la Seconde Guerre mondiale et la partition de l'Europe à Yalta

    ► Robert Steuckers, Orientations n°11, 1989. [version légèrement remaniée]

    http://www.archiveseroe.eu/histoire-c18369981/7

  • Le chômage a repris son ascension en septembre

    Après l’accalmie d’août, le nombre de demandeurs d’emploi a recommencé à progresser en septembre, selon les statistiques publiées ce vendredi par le ministère du travail et Pôle emploi. Il a augmenté de 19.200. La France comptait à la fin du mois dernier 3.554.000 chômeurs de catégorie A.

    «  Quand on a une croissance aussi faible, pas seulement en France mais en Europe, il ne faut pas s’attendre à de bonnes nouvelles  » en matière de chômage , avait prévenu jeudi le Premier ministre, Manuel Valls. Effectivement. Selon les statistiques publiées ce vendredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois a augmenté en septembre de 19.200 (+0,6 %). Cela fait plus qu’annuler la première baisse depuis 10 mois enregistrée en août (-11.100). Un nouveau record a été franchi avec 3.432.500 chômeurs de catégorie A en France métropolitaine et 3.554.000 avec les DOM. Si l’on intègre également les personnes ayant en partie travaillé dans le mois (catégories B et C) qui, elle, n’avait pas baissé en août, la hausse a été encore plus forte, avec 50.200 chômeurs de plus, portant leur total à 5.128.200 en métropole et 5.431.500 sur la France entière.

    Le ministre du Travail François Rebsamen a pour sa part reconnu "un échec" sur le front du chômage. "Soyons honnêtes : nous sommes en échec", a-t-il déclaré dans un entretien publié vendredi par LeParisien.fr.

    Toutes les classes d’âge ont été touchées le mois dernier, mais les seniors ont été les plus touchés, avec une hausse du nombre de demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus de catégorie A de 1 % sur un mois et de 11,1 % sur un an. Le seuil symbolique des 800.000 a été franchi. La hausse a été plus limitée pour les 25-49 ans et pour les jeunes, à respectivement +0,5 % et +0,4 %. La balance reste cependant favorable pour les moins de 25 ans, seule catégorie pour laquelle, le chômage a baissé sur un an (-1,2 %).

    La suite sur Les Echos.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-chomage-a-repris-son-ascension