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  • Passé Présent #227: AUX ORIGINES DE LA REVOLUTION ISLAMIQUE IRANIENNE DE 1979

    Philippe Conrad synthétise les événements qui ont jalonné l’histoire de l’ancienne Perse et analyse, plus précisément aux 19è et 20è siècles, ceux qui finirent par aboutir à l’installation, il y a 40 ans, de la République islamique iranienne.

    Au début du 19è siècle, la Perse fut disputée entre Napoléon 1er et les britanniques (traité de 1807), puis ces derniers, afin de faciliter l’accès à la route des Indes, s’opposèrent à la Russie. L’affaiblissement du pays devint patent avec la constitution d’une monarchie au bénéfice des Turcs (1906), avant que russes (au nord) et britanniques (au sud) se partagent sur son territoire des zones d’influence (1907). La Perse dut attendre l’avènement de Reza Shah Pahlavi (1878-1944), couronné empereur en 1925, pour à la fois tenir en échec les britanniques et moderniser fondamentalement le pays (réforme de l’état civil, suppression des féodalités, égalité des sexes, adoption des vêtements européens, instauration du système métrique). Il ira jusqu’à changer le nom de la Perse en Iran (1935) et interdire le voile islamique (1936).
    Ce pays en profonde mutation, faisant le choix de la neutralité dans le second conflit mondial, fut envahi par les troupes alliées en août 1941 et l’empereur Reza Shah abdiqua quelques semaines plus tard. En novembre 1945 les soviétiques installèrent un pouvoir communiste dans la région de Tabriz, avant d’être repoussés sous la pression des Etats-Unis. L’importance de l’industrie pétrolière apparaît au grand jour et l’Iran, réunifié en 1947, se range dans le camp occidental. Fils de l’ex-empereur, Mohammed Reza Pahlavi accentue les réformes en imposant l’alphabétisation des masses, mesures agraires, vote des femmes, mesures qui rencontrent une farouche hostilité du clergé.
    L’apogée du régime se situe en octobre 1971 avec les fastueuses fêtes de Persépolis, commémorant le 2500è anniversaire de la naissance de la dynastie des Achéménides. Cette référence à l’antique Perse au détriment du passé musulman du pays exacerba les religieux iraniens qui poussèrent le Shah, à la suite de sanglantes émeutes, à s’exiler (16/01/1979). Abandonné par les Etats-Unis de Jimmy Carter, le Shah mourra au Caire le 27/07/1980.
    De retour à Téhéran le 01/02/1979, l’ayatollah Khomeiny fait exécuter 700 anciens responsables politiques, établit une république islamique, instaure la charia, rompt avec Israël, puis sortira vainqueur d’une guerre contre son voisin irakien, de sorte que les islamistes verront leur pouvoir consolidé dans un régime solidement établi.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-227-aux-origines-de-la-revolution-islamique-iranienne-de-1979

  • Notre système est moins une démocratie, aujourd’hui, qu’une forme de gestion d’experts en matière d’économie

    Notre système est moins une démocratie, aujourd’hui, qu’une forme de gestion d’experts en matière d’économie

    Interrogée dans Présent, Marion Maréchal, directrice de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), déclare:

    […] A l’origine de la création de l’école, il y a le constat de la faillite des élites françaises, en partie explicable par le type de formations supérieures qu’elles reçoivent, mais également à l’entre-soi sociologique extrêmement prononcé dans lequel elles demeurent. La question des idées est bien sûr fondamentale, mais la question des hommes n’est pas à négliger. L’ISSEP, par ses choix pédagogiques, veut apporter une réponse neuve à ce problème.

    Lors d’un discours devant les étudiants d’Oxford, le 22 janvier, vous avez dit que le populisme peut être de gauche ou de droite. Comment se définit-il alors ?

    Le populisme est polymorphe. L’unanimité sur sa définition n’existe pas, mais les critères qui ressortent sont les suivants : la dénonciation d’un système accaparé par les élites, la figure d’un chef charismatique, l’appui sur les classes pauvres, la défense d’une démocratie directe, idéalisée, qui est le corollaire des failles du système représentatif. Qu’il soit de gauche ou de droite se définit sur d’autres champs : le rapport à la nation, à la famille, à l’identité. Le populisme, par bien des aspects, est relativement insaisissable, et dans la bouche de ceux qui le combattent, c’est un outil de délégitimation : populisme rimerait avec démagogie et flatterie des bas instincts du peuple. Ce qui laisse entendre que l’élite n’aurait que de hauts instincts… Je pense que le populisme est un retour à la politique. Notre système dit de démocratie libérale est moins une démocratie, aujourd’hui, qu’une forme de gestion d’experts en matière d’économie. Celle-ci en est venue à primer sur le politique, approche qui a de vieilles origines, fondées sur un mensonge anthropologique, celui de Hobbes : l’homme est un loup pour l’homme, qui ne serait mû que par l’égoïsme et l’intérêt personnel. L’économie, considérée de façon neutre, serait ce qu’il y a de mieux pour réguler les rapports humains. Cette vision est celle que défend l’Union européenne : on gère les choses, on ne gouverne pas les hommes, d’où certainement le malaise des peuples qui se sentent délaissés. A l’opposé, nous préférons la définition aristotélicienne selon laquelle l’homme est par nature un animal politique. Le mouvement des Gilets jaunes peut donc s’interpréter comme un appel au retour de la politique et à une remise en cause de ce système libéral – que je ne confonds pas avec l’économie de marché et la liberté d’entreprendre –, système hérité des Lumières avec son universalisme qui fait qu’on ne considère toutes choses qu’au prisme d’une raison universelle abstraite alors que la nature humaine est d’abord enracinée, locale, et liée au particulier.

    Cette remise en cause a-t-elle des chances d’être entendue par les élites ?

    Tout dépend de l’attitude de ces élites. L’Angleterre connaît de fortes divisions au sujet du Brexit, avec des négociations abruptes, mais les élites respectent le vote du peuple. La France, elle, n’a pas le même comportement, et face à des élites sourdes il ne faut pas s’étonner de voir s’étendre une forme radicale de contestation. Les élites ont-elles le ressort nécessaire ? Elles sont animées d’un profond mépris de classe. Lors du débat organisé par Hanouna avec Marlène Schiappa, on a compris qu’elles sont contre la démocratie directe, contre le référendum d’initiative populaire, contre la proportionnelle, mais trouvent géniale une « hanounacratie » qui serait une démocratie de divertissement télévisuel. Nos élites pensent, sans s’en cacher, que le peuple n’est pas assez raisonnable pour qu’on lui confie son destin. Cela est si profond en eux qu’ils n’auront pas le ressort, je le crains, de changer d’attitude en apportant une réponse humaine au mouvement des Gilets jaunes.

    Quel avenir pour ces Gilets jaunes, d’ici les élections européennes du 26 mai ?

    C’est difficile à dire. Le mouvement est en train de pourrir, phagocyté par l’extrême gauche, dans les manifestations parisiennes du moins. C’est elle qui a été à l’origine des violences, mais cela a peut-être rendu service au mouvement, en tout cas au début, car s’il n’y avait eu violences et débordements, le gouvernement n’aurait pas daigné prendre les Gilets jaunes en considération. Je ne fais pas l’apologie de la violence, mais on a vu les résultats, ou l’absence de résultats, des Manifs pour Tous. Le mouvement des Gilets jaunes, s’éteindrait-il maintenant, aura de toutes façons des répercussions à long terme. Les élites ont été bousculées dans leur confort par une classe délaissée sur laquelle reposent tous les efforts nationauxOn oublie que l’Italie, en 2013, a connu un mouvement similaire, les Forconi (« les porteurs de fourches »).Il est né des taxes sur le carburant, avec la même sociologie, les mêmes modes d’action, et les deux partis qui l’avaient soutenu étaient la Ligue et Cinq étoiles.

    L’Italie a pour vous valeur d’exemple ?

    Tout n’est pas comparable entre l’Italie et la France, mais l’Italie prouve que la volonté politique, quand elle est mise en œuvre, a des résultats significatifs. Elle restera hélas très isolée tant que la France ne fera pas le choix de défendre les opprimés de l’Union européenne. Il y a peu de contributeurs nets au sein de l’UE : l’Italie, l’Angleterre qui est sur le départ, l’Autriche qui est tenue par l’Allemagne, l’Allemagne qui n’a pas toujours des intérêts convergents avec les nôtres, les Pays-Bas qui ne sont pas réellement une force – quant aux pays de Wisegrad, ils n’ont pas les moyens économiquement et démographiquement d’imposer un leadership. La France le pourrait, elle, puisque depuis 1956, pas une seule directive européenne n’est passée sans son accord. Je suis optimiste : on pourrait imaginer demain un nouveau leadership européen avec une alliance franco-italienne.

    Peut-on arriver à un résultat en France sans la fameuse « union des droites », thème rebattu ?

    Ne nous perdons pas dans les querelles sémantiques et les clubs de réflexion. Sur beaucoup de sujets fondamentaux, la guerre des idées est gagnée. Comment transformer cette victoire des idées en victoire politique ? Cela passe, j’en suis convaincue, par des combats électoraux mais aussi culturels. L’union des droites, je la vois comme une union de personnes ayant une vision commune. La gauche chasse en meute, ce qui lui donne depuis des décennies un avantage compétitif non négligeable. Il faut penser en mouvements qui coalisent des forces en vue d’une victoire. Sur ce point, la génération montante n’a pas la même vision des choses que les générations attachées aux partis politiques.

    Comment mène-t-on le combat culturel, domaine où la gauche ne lâche rien ?

    La gauche détient tous les leviers de « pensée » : éducation, médias, films… Elle les détient à cause de la démission de la droite, en grande partie. Le combat consiste à proposer des alternatives concrètes dans la société civile. En France, on pense la politique par le haut, mentalité verticale et jacobine. Aux Etats-Unis, on pratique la politique par le bas, avec des investissements méta-politiques qui se traduisent par des écoles, des médias, des fondations… Ces réseaux, cumulés, finissent par avoir un poids réel dans la vie du pays. N’oublions pas que l’histoire est écrite par les minorités agissantes. […]

    https://www.lesalonbeige.fr/notre-systeme-est-moins-une-democratie-aujourdhui-quune-forme-de-gestion-dexperts-en-matiere-deconomie/

  • Les champions du pasdamalgame: diversion et sidération

    agora.jpgNous vivons décidemment une période bien trouble. Plus le constat de la faillite de ce Système  apparaît  clairement aux yeux de nos compatriotes, plus ses acteurs s’ingénient à faire diversion,  n’hésitent pas à manier les pires invectives contre l’alternative portée par l’opposition nationale. Dernier exemple en date,  le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, déclarait cette fin de semaine que Marine« est contre l’antisémitisme mais elle a plein de néonazis dans son entourage(…). Dès qu’elle peut aller en Autriche ou à Bruxelles rejoindre les néo-nazis et mouvements d’extrême droite d’Europe et du monde entier, elle y court. Elle mange à tous les râteliers.». Propos grotesques, démentis mille fois par les faits, puisque rien dans les paroles, le programme, les analyses,  les activités politiques  du FN puis du RN et de sa présidente  ne peuvent étayer une telle assertion.  A moins qu’Agnès Buzyn  considère que  notre  défense vigoureuse mais parfaitement pacifique de notre identité et souveraineté nationales est assimilable au (néo)nazisme  ou à un  crime contre l’humanité.  « ( Mme Buzyn) répondra devant la justice » de ses « propos infâmes » ; « ce gouvernement est de plus en plus indigne, en plus d’être totalement incompétent ! » a réagi la présidente du RN sur  twitter. Wallerand de Saint-Just a précisé  que la plainte sera déposée pour «injure publique. »

    En l’espèce, Agnès  Buzyn contestait la sincérité de la condamnation, par Marine et les cadres du RN, des insultes dont a été victime l’académicien Alain Finkielkraut en marge d’un cortège des Gilets jaunes, samedi à Paris lors de l’Acte XIV de cette mobilisation. Selon la vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux, M. Finkielkraut n’a apparemment pas été traité de « sale juif » comme l’a affirmé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, mais  injurié avec force rapportait France tv.info : « Tu es un haineux et tu vas mourir, tu vas aller en enfer », « Barre-toi, sale sioniste de merde ! ,  Nique ta mère, crie un autre, tandis que l’on entend certains crier : Palestine !,  Facho ! Palestine ! Rentre chez toi, rentre chez toi en Israël mais aussi : « La France est à nous. Rentre à Tel-Aviv ,  Tu vas mourir »…. . Finkielkraut a précisé qu’il avait reçu un bon accueil de plusieurs Gilets Jaunes, mobilisation pour laquelle il a confessé sa sympathie, mais que d’autres voulaient » lui casser la gueule ».  Le Parisien a indiqué que  « l’homme qui apparaît sur la vidéo en train d’insulter le philosophe a été identifié et est connu des services de renseignement (…)pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste, d’obédience salafiste », n’en déplaise à Mme Buzyn… Marine  avait  pointé la présence dans ce cortège des GJ  d’éléments infiltrés en provenance de la mouvance d’extrême-gauche.  Francis Kalifat, président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France CRIF), qui a  apporté son soutien à M. Finkielkraut,  a de son côté  jugé comme ce dernier que le ou les  auteurs des insultes  appartenai(en)t à la  nébuleuse   « islamogauchiste ».

    Nous savons qu’au nombre des 3.721.798 crimes et délits recensés en 2018 par  l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP),  les atteintes volontaires à l’intégrité physiques (homicides, violences, viols, harcèlements et agressions sexuelles…) sont en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Mais les actes de violences racistes contre les  blancs, les  chrétiens , les  Français de souche , ne sont pas officiellement comptabilisés. A contrario, il existe  les chiffres du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) présidé par Sammy Gozlan et  validés par le ministre de l’Intérieur. Selon ceux-ci,  la communauté juive de France – forte de 450 000 à 600 000 âmes d’après  les statistiques de la North America Jewish Data Bank et/ou duBureau central des statistiques (CBS) israélien-, auraient eu à subir en 2018  541 faits antisémites, dont 81 actions violentes, chiffres en  progression de 74% par rapport à 2017, après deux années consécutives de baisse. Selon l’enquête réalisée par l’Agence européenne des droits fondamentaux au sein des communautés juives de  l’UE, rendue publique en décembre dernier, la situation serait plus problématique. «  Environ 90 % des répondants, est-il relaté,  estiment que l’antisémitisme est en expansion dans leur pays. (…). Près de 30 % d’entre eux ont été harcelés, ceux qui sont visiblement juifs étant les plus touchés. (…). Près de 80 % des répondants ne signalent pas les incidents graves à la police ni à un autre organisme, parce qu’ils pensent souvent que cela ne changerait rien. »

    Les actes antisémites médiatisés ces derniers jours ont réactivé  le souhait formulé par certains milieux  d’assimiler, en le criminalisant, l‘antisionisme à l’antisémitisme. En 2016 déjà, Manuel Valls, remplaçant François Hollande lors du traditionnel diner du CRIF -auquel se rendra demain Emmanuel Macron– avait déclaré que l’antisionisme est « tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël ». Une affirmation qui avait  fait bondir l’extrême gauche qui avait condamné cette déclaration, notamment dans les colonnes de L’Humanité. «  En marge des commémorations du 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv auxquelles participait Benjamin Nétanyahou », indique  Le Figaro, «  Emmanuel Macron a lui-même semblé s’inscrire dans les traces de l’ancien Premier ministre et alors que le caractère antisémite de l’assassinat de Sarah Halimi tardait à être retenu par la justice, le président avait considéré que l’antisionisme était la forme réinventée de l’antisémitisme».

    Cette fois, « Présidé par Sylvain Maillard (LREM), le groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur l’antisémitisme » va se réunir ce soir pour réclamer «la reconnaissance officielle de l’antisionisme comme antisémitisme». Nous l’avons dit, il est difficilement contestable que l’antisionisme, dans un certain nombre de cas,  puisse couvrir de son ombre un antijudaïsme qui ne peut s’avouer ou se dire comme tel. Mais ce n’est bien évidemment pas toujours le cas. On peut être juif et antisioniste, comme certains juifs religieux pour qui la création de l’Etat d’Israël relève du blasphème, ou de juifs d’extrême-gauche, internationalistes. antiracistes, altermondialistes ou de libéraux sans-frontièristes clairement mondialistes comme George Soros. Il existe aussi des antijuifs qui sont sionistes en ce qu’ils considèrent que  les juifs n’ont pas droit de cité dans leur pays depuis qu’ils ont un Etat à eux. Dans la définition très classique qu’en donne wikipedia, «Le sionisme est une idéologie politique fondée sur un sentiment national juif, décrite comme nationaliste par les uns et comme émancipatrice par les autres.» Dans les faits, il existe des sionistes de gauche, « modérés », partisans de la création d’un Etat palestinien et/ou d’un Etat israélien multiculturel ; et des sionistes de droite et d’extrême droite beaucoup plus intransigeants. A cette aune le sionisme peut aussi être appréhendé par ses adversaires ou au contraire par ceux qui se réclament de cette idéologie, comme une doctrine messianique et/ou impérialiste   donnant des droits à Israël sur des territoires voisins pour la création d’un Grand Israël, et donnant du  peuple juif une définition strictement ethnico-religieuse dont sont exclus les palestiniens musulmans ou chrétiens.  Autant dire que la volonté exprimée par ce député LREM Maillard et ses collègues est intellectuellement boiteuse et aggravera encore les atteintes à la liberté d’expression et d’opinion. Souvent  qui veut faire l’ange fait la bête… Emmanuel Macron a en tout cas joué la carte de la  prudence pour dire  son désaccord  avec  cette initiative

    Si «l’antisémitisme est le socialisme des imbéciles » selon la célèbre formule d’Auguste Bebel, Ovier Faure, premier secrétaire de qu’il reste du  PS  s’est voulu intelligent en lançant l’idée d’un rassemblement contre l’antisémitisme qui se déroulera à Paris ce soir ,  en présence de François Hollande,  d’Edouard Philippe, de 22 ministres,   dont Jean-Michel Blanquer et Benjamin Griveaux.  Quatorze  partis politiques   participeront à cette manifestation  , du PC à DLF,  de LREM à EELV en passant par LR et LFITous les partis sauf le RN avait indiqué M. Faure, au nom paraît-il de l’histoire sulfureuse du FN,  avant de réviser sa condamnation à la marge  et de dire que  finalement,  pourquoi pas, à titre individuel,  Marine le Pen et les sympathisants du mouvement national pourraient d’y rendre.

    Mais la décence a conduit le RN, qui l’a rappelé dans un communiqué,  à ne  « pas défiler aux côtés de formations et de dirigeants politiques qui soit n’ont rien fait depuis trente ans (contre la multiplication de ce type de violences), soit les ont encouragés ».  Raphaël Nisand, chroniqueur  sur Radio judaica, a eu lui aussi des mots très durs sur cette manif  de pompiers-pyromanes.  Invitée de ce matin d’Europe 1,  Marine a précisé  qu’elle ne souhaitait pas  «  participer à une instrumentalisation politicienne  ».  « Aujourd’hui, la politique qui a entraîné cette situation est de la responsabilité des partis qui vont manifester ce soir (…).  La vraie question, aujourd’hui, c’est d’où provient cet antisémitisme, c’est la question essentielle » sachant que les partis dits de gouvernement ont  « laissé s’installer un fondamentalisme islamiste qui est incontestablement à l’origine de l’antisémitisme aujourd’hui.  » Alors oui nous se sommes pas dupes  de cette manip et plus largement, note Bruno Gollnisch,  de l’entreprise de sidération de l’opinion par les  champions du  pasdamalgame à géométrie variable,   qui vise  aussi, avec beaucoup de malignité, à tenter de refiler le mistigri de la bête immonde aux Français qui rejettent simplement, souvent avec colère, mais sans haine ni violence, les politiques euromondialistes.

    https://gollnisch.com/2019/02/19/les-champions-du-pasdamalgame-diversion-et-sideration/

  • Salvini et Di Maio ont raison : Macron est un mauvais président !

    La France se ridiculise en rappelant son ambassadeur à Rome – un communiqué du Quai d’Orsay rédigé par Ribéry.

    La France a décidé de rappeler son ambassadeur en Italie pour des « consultations », a annoncé le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) hier jeudi dans un communiqué.
    « La France a fait, depuis plusieurs mois, l’objet d’accusations répétées, d’attaques sans fondement, de déclarations outrancières », explique le Quai d’Orsay.
    Le communiqué de la diplomatie française semble avoir été rédigé par un Franck Ribéry en pleine forme.
    « La France a fait, depuis plusieurs mois » est incorrecte. C’est, ou « La France fait (au présent) depuis plusieurs mois », ou bien « La France a fait, pendant (au lieu de depuis) plusieurs mois ».

    En tout état de cause, la France macronienne semble avoir été dérangée par certaines déclarations de responsables italiens.

    Parmi ces déclarations, celle du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, lorsqu’il a affirmé que « des millions d’hommes et de femmes vivent en France avec un très mauvais gouvernement et un très mauvais président de la République ».
    C’est pourtant une vérité absolue. Qui, en France, pourrait dire le contraire ? Même Dame Brigitte doit le penser.
    Les déclarations qui offusquent et blessent l’administration macronienne sont un ravissement pour le peuple français.
    Là est le grand fossé entre le peuple et l’Élysée.

    https://ripostelaique.com/salvini-et-di-maio-ont-raison-macron-est-un-mauvais-president.html

  • Réinfo, magazine d'information du Parti de la France du 18 février 2019

    Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France, présenté par Sylvie Collet.

    AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO :

    • Le rapport de la cour des comptes 2019 : Comme tous les ans, la cour nous livre le "best of" des gabegies de la république, cette année elle épingle entre autres, Radio France, le mobilier national et EDF qui croyait-on nous devait plus que la lumière. 
    • Intervention Française au Tchad. Le gouvernement se félicite de son opération dans le Tibesti contre une colonne de pick-up venus de Libye. Nous verrons ensemble que cette affaire d'assistance à un allié agressé n'est pas aussi simple et ce sera l'occasion également de revenir sur la présence d'Alexandre Benalla au Tchad. 
    • Tout va bien, vous êtes en Macronie. Avec un médecin inspecteur régional placé sous contrôle judiciaire pour agression sexuelle sur des élèves de l'école de police ; avec la tentative de perquisition à Mediapart toujours sur l'affaire Benalla qui n'en finit pas d'empoisonner les plus hautes sphères de l'État ; et l'incroyable déclaration de François Cornut-Gentille sur l'incapacité pour l'État de connaître le nombre réel d'habitants du département de Seine-Saint-Denis. 
    • Laurent Gbagbo libéré. À cette occasion, nous ferons un petit rappel sur les conditions de son arrestation et sur les conséquences politiques et économiques tant pour la Côte d'Ivoire que pour la France. 
      
    Et pour finir, l’actualité du parti de la France et les prochains rendez-vous du mouvement.
  • Alain Finkielkraut ose le dire : le Rassemblement national est un parti républicain !

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    Sur l’affaire Alain Finkielkraut, tout ce qu’il y avait de censé à dire l’a été sur ce site. Mais le « mieux-disant » revient pourtant au principal intéressé, sur France Info, le 18 février dernier : « Quelque chose me gêne dans la mobilisation […] On revient, on se mobilise contre, si j’ose dire, le vieil antisémitisme, celui qu’on aimait détester. […] Or, ce n’est pas lui qui était à l’œuvre contre moi. Est-ce ce “bon vieil antisémitisme” qui est à l’œuvre de manière générale en France ? Je ne le crois pas. »

    Loin de nous l’idée de faire dire à Alain Finkielkraut ce qu’il n’a pas dit ; mais tentons, au moins, cette sorte de synthèse selon laquelle les derniers lecteurs d’Édouard Drumont, certes antisémites dans leurs lectures, le seraient finalement moins dans leurs actes. En effet, prétendre que les assassins d’Ilan Halimi et Mireille Knoll aient pu être disciples d’Henri Coston consisterait à un peu trop charger le chameau.

    De même, du mouvement lepéniste, le philosophe affirme : « Alors, on va dire qu’il ne faut surtout pas que le RN participe au rassemblement de demain. Mais c’est un problème, parce que tous les partis républicains devrait être représentés. Et c’est un parti républicain, qui représente un nombre considérable d’électeurs. »

    De cet antiracisme dévoyé, le mensuel Actualité juive, relayant les propos de l’empêcheur de penser en rond, rappelait déjà, le 22 avril 2015 : « Alain Finkielkraut laisse entendre que SOS Racisme était responsable de la montée du racisme en France. » Mieux, toujours à en croire cet estimable périodique, on apprenait encore ceci : « SOS Racisme – SOS Baleines. Ambiguïté : dans un cas, c’est pour dénoncer le racisme, dans l’autre, pour sauver les baleines ? Et si, dans le premier cas, c’était aussi pour sauver le racisme ? »

    Il est un fait que pour que survivent les ligues de vertu, il faut bien que le vice subsiste ; faute de quoi, les subsides pourraient bien venir à manquer. Les antiracistes ont besoin des racistes pour boucler leurs fins de mois, surtout quand l’argent du contribuable vient à manquer. Le premier des aigrefins sait ça. Alain Finkielkraut aussi.

    De son côté, Claude Askolovitch, pourtant pas le moins borné de nos confrères – la preuve par son très honnête essai, Voyage au bout de la France, le Front national tel qu’il est –, s’en prend désormais à Alain Finkielkraut, sur le site Slate, ce même 18 février : « Un décent, modéré, de bon sens, un Raymond Aron de nos déconstructions, cet homme qui honore de sa malice fatiguée les bien-pensants de l’identité nationale, les petits veilleurs du Figaro Vox, les inquiets de la civilisation ? Doutons-en, pour lui-même et des opportunistes qui ne lui ressemblaient pas, trop heureux que ce juif hirsute et tourmenté qui composait des odes à l’identité française et se faisait l’avocat du “Français de souche”, qui, mieux que lui, enfant d’immigré, était de ce pays. » Pour doucereuse qu’elle soit en apparence, la charge est lourde de violence cachée.

    Qu’il nous soit seulement permis d’objecter qu’Alain Finkielkraut, qui vient d’accorder un entretien passionnant à Éléments, est avant tout un philosophe d’envergure, au même titre qu’un Alain de Benoist, par ailleurs fondateur de ce bimensuel. Que sa voix, aussi claire que sa pensée, n’est pas de trop en ces temps de flou intellectuel. Et que ses origines, si elles paraissent passionner activistes musulmans exaltés et journalistes juifs en perte de repères, ne nous importent finalement que peu.

    Car Alain Finkielkraut n’est rien d’autre qu’un estimable compatriote français. Rien de plus ; mais, surtout rien de moins.

    Nicolas Gauthier

    http://www.bvoltaire.fr/alain-finkielkraut-ose-le-dire-le-rassemblement-national-est-un-parti-republicain/

  • Rendre le pouvoir aux français en matière familiale et de préservation de la vie.

  • LPH 131 : Le tabou de l’esclavagisme arabo-musulman

    Quand on nous parle d’esclavage, à l’école, à la télévision ou dans les discours politiques, on ne parle quasi-exclusivement que de la traite organisée par les méchants occidentaux dans le cadre du commerce triangulaire. Jamais il n’est question d’une autre traite, pourtant bien plus ancienne, bien plus longue, bien plus importante, violente et meurtrière : la traite arabo-musulmane. Pourquoi ce tabou et que recouvre-t-il ?

    https://www.tvlibertes.com/lph-131-le-tabou-de-lesclavagisme-arabo-musulman

  • S’il y a bien une chose que nos ministres surveillent, c’est la capacité pour les femmes à avorter vite, bien et gratis

    S’il y a bien une chose que nos ministres surveillent, c’est la capacité pour les femmes à avorter vite, bien et gratis

    Réponse d’Adélaïde Pouchol, rédactrice en chef adjointe de L’Homme Nouveau, porte-parole de la Marche Pour La Vie, au Huffington Post :

    « Ce qui me rassure, sans me rassurer complètement, c’est qu’aujourd’hui le nombre d’IVG en France reste stable depuis dix ans », expliquait la ministre de la santé, Agnès Buzyn, au micro de RMC le 18 septembre dernier. Et d’ajouter : « Ça veut dire qu’il n’y a pas de difficulté d’accès, mais par endroits, il y a certainement des difficultés d’accéder à l’IVG dans des délais raisonnables ». Ces propos de la ministre sur l’accès à l’avortement en France faisaient suite à ceux du Docteur de Rochambeau qui avaient suscité la polémique que l’on sait.

    Alors quoi ? La ministre aurait-elle menti ? C’est vrai, l’on pourrait imaginer la ministre ménageant la chèvre et le chou, repoussant l’idée de la suppression de la clause de conscience relative à l’IVG pour ne pas s’attirer les foudres des uns, tout en assurant que cette même clause de conscience était assez anecdotique en réalité et sans véritable impact sur l’accès à l’avortement, histoire de ne pas fâcher ni inquiéter les autres.

    En disant, à l’occasion de la Marche pour la vie du 20 janvier dernier, qu’il était plus facile en France d’avorter que d’obtenir un rendez-vous chez l’ophtalmologiste, je me suis payé l’honneur d’un décryptage spécial du Huffington Post, chiffres et enquête à l’appui. Et c’est vrai, la désertification médicale et la baisse des moyens alloués aux structures de santé créent de vraies difficultés d’accès aux soins assorties d’inégalités territoriales parfois criantes. Cela impacte tous les soins médicaux, cela impacte aussi l’avortement…

    C’était d’ailleurs la position du Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF), réagissant aussi aux propos du Docteur de Rochambeau, qui affirmait que la clause de conscience était très peu invoquée par les praticiens les plus jeunes et qu’on ne devait donc pas craindre de « conflit d’intérêts entre la clause de conscience des médecins et le droit des femmes ». En revanche, toujours de l’avis du GNGOF, « les manques de personnels médicaux mettent toutes les activités de gynécologie obstétrique en tension, ce qui peut altérer aussi, et c’est regrettable, le parcours des femmes en demande d’IVG ».

    En bref, l’accès à l’avortement en France serait inégal mais ni plus ni moins que n’importe quel soin… Vraiment ?

    Faut-il rappeler que, alors qu’il est traité comme tel, l’avortement n’est pas un soin médical ? L’avortement ne guérit rien parce que la grossesse n’est pas une maladie, un embryon n’est pas un virus ou une sorte d’appendicite de l’utérus. Il faut avoir l’honnêteté de dire que l’avortement relève plutôt de la « prestation sociale » que du soin à proprement parler, même si c’est au personnel soignant qu’échoit cette tâche. Et pourtant, l’avortement est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale depuis 2016 et bénéficie depuis des années d’une attention toute particulière de nos gouvernements successifs : suppression du critère de détresse, suppression du délai de réflexion d’une semaine, élargissement du personnel habilité à pratiquer les avortements médicamenteux, pour ne citer que les dernières évolutions en date… Bref, s’il y a bien une chose que nos ministres surveillent, c’est la capacité pour les femmes à avorter vite, bien et gratis.

    Faut-il rappeler également que le gouvernement français a fait la promotion (très) active d’un site internet dédié à l’avortement, avec une motivation qu’on lui connait pour bien peu de causes ? Ce fameux site a été créé pour proposer une alternative à d’autres sites « provie » qui, selon le gouvernement, diffusaient de « fausses informations » sur l’avortement. En fait de fausses informations, les sites qui sont dans le collimateur de l’État ne font qu’expliquer ce qu’est l’avortement (les femmes n’ont-elles pas le droit d’être informée ?) et dire qu’il peut laisser des séquelles psychologiques. Qui pourrait le nier ? Ah oui… Ces sites expliquent également que l’avortement n’est pas la seule solution. Et cela fâche beaucoup le gouvernement qui fait donc des pieds et des mains pour le rendre toujours plus accessible, avec un empressement qu’on aimerait tant lui connaitre pour prendre en charge, par exemple, les quelques 2000 personnes sans-abri (sans doute plus mais le chiffre est difficile à établir) qui meurent dans la rue chaque année ou qu’il se soucie de l’accès aux soins en général et pas seulement de l’accès à l’IVG, cela soulagerait très certainement le tiers des Français qui renoncent à se faire soigner tant ils sont éloignés des services de santé.

    Bref, l’avortement n’est pas un soin médical, il est pourtant pris en charge comme tel et à 100 % par la Sécurité sociale. Il bénéficie d’une attention très particulière de l’État au point que dire qu’il n’est peut être pas l’unique ou la meilleure solution en cas de détresse est considéré comme un délit… Alors, oui, il est facile d’avorter en France.

    Enfin si, en dépit des affirmations du CNGOF, le nombre de praticiens refusant de pratiquer l’avortement allait croissant au point de rendre réellement compliqué l’accès à l’avortement, il faudra avoir le courage de regarder les choses en face, le courage de se poser sincèrement la question du pourquoi. Il faudra aussi faire preuve d’un peu plus d’imagination que d’habitude parce que l’argument du « poids de l’Église » ne suffit pas, ne suffit plus. Tous les chiffres le prouvent : le catholicisme est en net recul en France, particulièrement chez les jeunes de 18 à 25 ans tranche d’âge, justement très concernée par l’avortement. Peut-être qu’il faut ailler chercher ailleurs les raisons de ce malaise…

    Nous pourrions aussi évoquer les multiples fermetures de maternité. Récemment, c’est celle de Bernay qui annonce sa fermeture, confirmée par Agnès Buzyn. Nous pouvons donc ajouter qu’il est plus facile d’avorter que de donner la vie.

    https://www.lesalonbeige.fr/sil-y-a-bien-une-chose-que-nos-ministres-surveillent-cest-la-capacite-pour-les-femmes-a-avorter-vite-bien-et-gratis/

  • Retour sur la 10e cérémonie des Bobards d’or

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Une fois n’est pas coutume, ce lundi 12 mars 2018, le théâtre du Gymnase Marie Bell (Paris Xe) a fait salle comble pour la dixième édition des Bobards d’or, ce qui confirme la volonté de plus en plus de Français de contester, par le rire, ceux qui les intoxiquent régulièrement. Face à la bien-pensance des médias, à la désinformation quotidienne et au panurgisme des journalistes, les Bobards d’or distinguent et récompensent les plus assidus et consciencieux journalistes de propagande, le fleuron des Tartuffe de l’information et des paresseux intellectuels.

    Si l’événement est assurément parodique et humoristique, il révèle cependant les problèmes déontologiques qui gangrènent la profession journalistique. Les maîtres de cérémonie, Philippe Christèle et Nicolas Faure, ont été épaulés dans ces difficiles délibérations par un jury réunissant Martial Bild (TV Liberté), Ferenc Almassy (Visegrad Post), Claude Chollet (OJIM), Samuel Lafont (Damoclès), une gilet jaune Kim, et Vivien Hoch.

    Quel a été le cru 2019 ?

    Trois catégories au programme cette année ! La traditionnelle catégorie du Bobard d’or récompensant le plus manipulateur des journalistes français a été remis à Clément Viktorovitch qui répondait à Charlotte d’Ornellas « qu’il n’y avait pas d’immigration massive ». La catégorie internationale « Golden Bobards » a été gagnée par France 2 et son reportage bidon sur Poutine chasseur de tigres, alors que les images étaient au contraire issues d’une campagne pour protéger le tigre.

    Cette année, il y avait également une catégorie exceptionnelle d’actualité, le Bobard Gilet Jaune !

    Oui, qui a récompensé Sylvain Bouloucque, cet expert confondant le drapeau de la Picardie avec ceux de l’ultradroite dans la manifestation des Gilets jaunes, avec un bobard « faux drapeaux ». De plus, autre moment fort, la jeune gilet jaune Fiorina, blessée lors des manifestations, s’est exprimé lors de la cérémonie.

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