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  • Sur fond de violences urbaines, Castaner visite des zones de non-droit en Seine-Saint-Denis

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    C’est lors d’une tournée nocturne dans trois commissariats, Aubervilliers, Pantin et Saint-Denis, que le ministre de l’Intérieur a dû écouter l’état des lieux alarmants dressé par le préfet Pierre-André Durand. Décrivant le quartier des Quatre Chemins, il précise, « un quartier qui présente une très forte délinquance, très jeune, constituée de mineurs étrangers et dominé par le trafic de stupéfiants ». Meriem Derkaoui, maire communiste franco-algérienne d’Aubervilliers déclare quant à elle, « On se demande si on est bien en France et dans la République. On ne peut accepter de mourir en se promenant dans la rue ».

    Et quelle a été la réponse du ministre ?

    Il s’est contenté de rassurer les élus en promettant une augmentation des effectifs de police, une amélioration du parc automobile alloué aux policiers et l’implantation de caméras, sans toutefois évoquer le fléau de l’errance des mineurs clandestins non accompagnés. Il a déclaré platement que « C’est un territoire qui veut s’en sortir, où se forge la France de demain ». Il fallait le dire ! Rappelons que le quartier dit des Quatre Chemins ainsi que la dalle de Pantin, un îlot de logements sociaux en réhabilitation, sont qualifiés de QRR « quartiers de la reconquête républicaine ».

    Mais d’autres les qualifieraient plutôt de « territoires perdus de la République ».

    Cette visite surprise n’aura pas pour autant été ignorée des racailles qui s’en sont donné à cœur joie. Ainsi, pendant la visite du ministre, 20 voitures ont été brûlées, un homme roué de coups gratuitement, un autre étranglé pour 900 € et un restaurateur dépouillé de sa recette pour 6000 €. Une humiliation supplémentaire pour le chef de la police.

  • Au moment où s'ouvre le Salon de l'Agriculture, le Parti de la France présente ses 12 propositions pour le monde rural :

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    Jean-François Touzé, secrétaire national du PdF
    En dix ans un tiers des exploitations agricoles à disparu en France dans l'indifférence générale y compris celle des syndicats censés les représenter mais fonctionnant de plus en plus comme les mandants de leurs propres intérêts ou de ceux exclusifs des grandes exploitations. Entre un tiers et la moitié des exploitants gagnent moins de 350 euros par mois, l'immense majorité des éleveurs touchant moins de 1 000 euros. 75 % des exploitants à la retraite touchent une pension inférieure à 450 euros mensuels. Tous les deux jours, un agriculteur se suicide. Voilà le quotidien, voilà la réalité de notre monde paysan.
    Au moment où s'ouvrent les portes du Salon de l’agriculture 2019 et où Emmanuel Macron, lors de son inauguration samedi, toujours dans l'incantation, s'est autoqualifié de « patriote de notre agriculture », les Français attachés à notre ruralité sont en droit d'exiger des actes.
    Le Parti de la France demande à l'Exécutif de s'engager sur douze points essentiels.
    1. Alléger la pression administrative et normative pesant sur les exploitations et procéder au gel de toute nouvelle évolution réglementaire risquant de générer de nouvelles charges.
    2. Réduire le coût du travail, notamment saisonnier, pour permettre aux employeurs agricoles d'être compétitifs par rapport à leurs concurrents européens.
    3. Permettre par la loi un rééquilibrage équitable entre les intérêts des agriculteurs, des industries de transformation, et surtout ceux de la grande distribution en mettant un coup arrêt aux pratiques et méthodes de cette dernière trop souvent établies sur la base du fait accompli. C'est aux producteurs qu'il appartient de fixer les prix.
    4. Limiter le développement et les effets de l'agriculture cellulaire encouragée par les multinationales de l’industrie agro alimentaire et les fonds de pension anglo-saxons.
    5. Légiférer contre l'accroissement des accaparements de terres fertiles par des groupes étrangers sans rapport avec le domaine de l'agriculture et, à l'inverse, prendre des mesures pour assurer la transmission et les successions dans la pérennité des exploitations et chaque fois que cela est possible, dans le cadre familial.
    6. Promouvoir la qualité française par l’instauration d'un label de référence tout en agissant dans le cadre de la Politique Agricole Commune pour une protection des productions communautaires, le refus des traités commerciaux qui ouvrent les portes à des produits qui ne respectent pas les normes imposées à nos agriculteurs, et une dynamisation de nos exportations.
    7. Stopper le processus en cours de transfert des aides européennes à l’agriculture vers un budget dédié à l'accueil des migrants.
    8. Garantir le versement dans des délais raisonnables des aides promises par la Commission européenne et par les Régions aux exploitants, en particulier aux producteurs laitiers qui font le choix du bio.
    9. Mettre fin à l'agribashing. Nos compatriotes agriculteurs sont de plus en plus en proie à des campagnes incessantes de dénigrement sur les thèmes de la pollution, de la malbouffe, de la maltraitance animale, alors que l'agriculture française est exemplaire dans sa réduction des traitements phytosanitaires et des pesticides, comme dans sa recherche de qualité. Ces campagnes doivent cesser tout comme doivent cesser les actions pro véganisme.
    10. Développer la recherche pour une agriculture française de la précision et de l'excellence
    11. Soutenir les filières à forte potentialité comme les céréales, la viticulture et les produits laitiers.
    12. Mettre fin aux sanctions contre la Russie qui, en suscitant des mesures de rétorsion contre l'Europe et donc contre la France, met en péril de nombreuses exploitations, touchant en particulier les filières du porc, du lait et des fruits et légumes.
  • Européennes : ce sondage qui met LREM au zénith pose quelques questions

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    À trois mois des élections européennes, un sondage BVA place le parti d’Emmanuel Macron nettement en tête, à 25 %, suivi par le Rassemblement national, à 19 %. Nettement derrière, aucune liste ne dépasse les 10 % : Les Républicains sont juste à 10 %, EELV à 9 %, La France insoumise à 7,5 %, Debout la France à 6 % et le PS à 5 %. Enfin, on trouve une série de petites listes à moins de 5 % et, donc, dans l’incapacité d’avoir des élus : gilets jaunes à 4 %, Génération.s de Benoît Hamon à 3 %, UDI et PCF à 2 % chacun, Jean Lassalle à 1,5 %.

    Ce sondage apparaît très étonnant pour la droite – et inquiétant pour elle si les résultats finaux devaient être ceux-là. En effet, le total des voix de droite des trois grandes listes (RN+DLF+LR) est de 35 %. Un score total très bas, quasiment jamais vu. À comparer au total des mêmes formations lors de la présidentielle de 2017 où Marine Le Pen, François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan totalisaient alors 45 % ! L’électorat de droite se serait évaporé à hauteur de 10 % ! Or, quand on regarde où il aurait pu se nicher, par exemple chez LREM que l’on dit attractive pour certains électeurs de droite, on constate que le parti présidentiel fait peu ou prou le score d’Emmanuel Macron : 24-25 %. Et il est difficile d’envisager que ces électeurs de droite fantômes soient partis chez Hamon, Mélenchon ou dans les listes résiduelles.

    De l’autre côté, à gauche et au centre, on observe au contraire une grande stabilité : LREM, donc, toujours à 24-25 %, le PS et Hamon toujours à 6-8 %, et le total EELV + France insoumise + PC correspond exactement au score de Jean-Luc Mélenchon (19 %) à la présidentielle.

    Cela ne fait que redoubler le scepticisme : où se sont donc volatilisés les électeurs de droite ?

    Il faut lire les petites lignes du sondage pour comprendre :

    – la marge d’erreur est comprise entre 1,4 et 3,3 points. À ce compte-là, si, par hypothèse, les trois partis de droite sont sous-estimés de la totalité de la marge, on retrouverait précisément les 10 % d’électeurs de droite disparus !

    – avec une telle marge d’erreur, un échantillon aussi réduit (474 personnes ont exprimé une intention…) et une multiplication des petites listes données à 1, 2 ou 3 %, il suffit que 7 ou 8 personnes se déclarent pour que Jean Lassalle atteigne 1,5 % !

    – sur les 929 personnes interrogées, seules 474 se sont déclarées certaines d’aller voter, soit une participation de 51 %. Normal, pour des élections européennes, même si, il y a cinq ans, cette participation n’était que de… 42 %. Il se pourrait donc que ce sondage surestime nettement la participation, et une participation favorable au pouvoir, puisque le sondage ne comptabilise pas les blancs ni les nuls. C’est un phénomène classique aux élections européennes, qui fonctionnent comme un scrutin de mi-mandat : le parti au pouvoir y est sanctionné. On voit mal comment le parti d’Emmanuel Macron, empêtré dans la crise des gilets jaunes, l’affaire Benalla et une situation économique décevante, échapperait à cette loi.

    Certes, les droites sont encore loin de proposer une alternative forte et crédible, comme celle qui se dessine en Italie actuellement. Mais les raisons qui les ont hissées, en 2017, à plus de 45 % des suffrages sont plus que jamais d’actualité. Il serait donc étonnant que les électeurs de droite, animés d’une certaine colère et d’un esprit de revanche compréhensible, laissent passer le scrutin de mai 2019 pour offrir une victoire symbolique à Emmanuel Macron dont l’image, la politique et les résultats sont le sujet d’interrogations profondes.

    Le parti d’Emmanuel Macron en tête à 25 % ? On a le droit de douter. Et quelques solides raisons aussi.

    Frédéric Sirgant

    http://www.bvoltaire.fr/europeennes-ce-sondage-qui-met-lrem-au-zenith-pose-quelques-questions/

  • Il faudra bien qu’un jour, on fasse passer les exigences d’une démocratie efficace avant les illusions

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    Rien n’est simple, je l’admets, en politique.

    Alors qu’on affirme que le président de la République est toujours honni par une majorité de Français et que les gilets jaunes donnent leurs remèdes univoques pour sortir de la crise – alors que, sans doute, le gros de celle-ci est derrière la République -, LREM, aux élections européennes, selon un dernier sondage, distancerait nettement le RN, 25 % et 19 %, alors que LR peinerait à atteindre 10 % (BVA-Le Point).

    Il faut se garder de prendre ses convictions et ses détestations pour celles de la France tout entière. Et, si les gilets jaunes se sont accrus à proportion du mépris inepte qu’ils ont inspiré à quelques influenceurs, il n’est pas interdit, aujourd’hui, de les considérer lucidement, sans les sanctifier ni les vouer aux gémonies.

    Pendant les débats et les polémiques – notamment celle, scandaleuse, que le gouvernement a initiée en donnant une leçon de séparation des pouvoirs à la commission sénatoriale au moment même où lui-même la violait -, des projets s’élaborent, des dangers se précisent et la naïveté prospère.

    Il y a une douceur infinie dans le fait de ne jamais tirer le moindre enseignement du réel. On se sent bien, on se sent mieux. Il est capital pour certains – malheureusement, ils décident pour nous ! – d’avoir une belle âme. Alors que le cours de ces dernières années démontre qu’il convient de changer le logiciel judiciaire et social en privilégiant une forme de rigueur plus que la facilité de la mansuétude dont d’autres feront les frais. Dans cette sévérité, donner sa part à la compréhension, tant qu’on veut, mais non l’inverse.

    Par exemple, les pistes pour la réforme de la justice des mineurs – avec une mission d’information animée par un député LREM et une députée socialiste : nous voilà rassurés ! – ont été contraintes de se fonder sur « les trois principes qui fondent la justice des mineurs selon le garde des Sceaux : la primauté de l’éducatif sur le répressif, l’atténuation de la responsabilité pénale en fonction de l’âge et une justice à part ».

    Christiane Taubira aurait validé avec enthousiasme.

    Alors qu’une politique sans naïveté ni paresse intellectuelle ni complaisance au progressisme obligatoire dans ce domaine aurait, au contraire, conduit à questionner ces orientations et, au moins pour les deux premières, à les réviser radicalement.

    Derrière cette philosophie laxiste, il y a l’idée absurde que les mineurs sont les mêmes qu’en 1945 et qu’au fond, on a le droit de tout se permettre à l’égard d’une justice qu’on estime mineure alors que les phénomènes collectifs de violence, et notamment d’agressions contre la police, mettent « nos enfants » (comme les appellent certains avec tendresse) au premier plan. La démagogie ne coûte rien quand c’est la société qui va trinquer.

    Elle ne s’arrête pas là, pas plus que la naïveté. Il paraît que le suivi des « radicalisés » hors prisons s’organise avec cet axe principal de ne pas considérer cette catégorie de personnes – condamnés ou prévenus pour terrorisme, y compris éventuellement des « revenants » de la zone irako-syrienne – comme totalement singulière, sans lien avec la délinquance ou la criminalité ordinaires.

    Conséquence : on entend à leur sujet les mêmes banalités dévastatrices que pour le commun des transgresseurs : « le projet repose sur un parti pris assumé : la sortie sèche est le carburant de la récidive ».

    Ce qui est déjà faux pour les « non-terroristes » l’est encore plus pour les « terroristes » qui n’ont que l’ambition, en général, de repartir sur le sentier de l’attentat et de la haine. On n’éradique pas un poison par le dialogue, la sollicitude. Quand des tendances fortes, ne relevant pas de la moindre idée mais inscrites dans la chair, le cœur et les obsessions enracinées depuis la toute petite enfance, rendent dérisoires les approches banales ou classiquement humanistes.

    Les parti pris, malheureusement, ne sanctionnent pas seulement ceux qui se flattent de les avoir. Mais nous tous.

    La naïveté comme politique.

    L’exemple le plus signifiant concerne l’antisémitisme et le racisme. On évoque le remède de l’école et de l’enseignement. Alors que, dans certaines banlieues, l’enseignement est précisément devenu impossible sur ce plan.

    Il faudra bien qu’un jour, on fasse passer les exigences d’une démocratie efficace et l’intérêt social avant les illusions dont nous avons besoin pour s’aimer soi-même.

    Extrait de : Justice au Singulier

    Philippe Bilger

    http://www.bvoltaire.fr/il-faudra-bien-quun-jour-on-fasse-passer-les-exigences-dune-democratie-efficace-avant-les-illusions/

  • Salon de l’Agriculture : la prolongation du grand débat macronien ? – Journal du 25 février 2019

     
     

    Salon de l’Agriculture : la prolongation du grand débat ?

    Comme chaque année, le salon de l’agriculture draine l’essentiel du paysage politique. Dans la lignée du grand débat, Emmanuel Macron s’est prêté à un véritable marathon avec une visite de 14 heures.

    Gilets Jaunes : un acte XV qui tient toujours

    Après une semaine médiatique compliquée, les gilets jaunes ont de nouveau battu le pavé, samedi. Malgré la pluie de critiques, l’acte XV a rassemblé plus de monde et prouve que la motivation reste intacte.

    Venezuela : la guerre des images

    De violents affrontements ont éclaté samedi aux frontières brésilienne et colombienne. En cause l’arrivée de camions humanitaires à destination du Venezuela… un chao entretenu par l’opposant Juan Guaido, plus que jamais soutenu par Washington.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/salon-de-lagriculture-la-prolongation-du-grand-debat-macronien-journal-du-25-fevrier-2019

  • Pacte de Marrakech. Libération reconnaît le rôle de lanceur d’alerte de Polémia

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    Par André Posokhow, consultant ♦ Sur le thème des migrations, le parti immigrationniste a dénoncé la fake news du « délire anti-immigrationniste qui a suivi la signature de l’accord non contraignant par Macron » du pacte de Marrakech. C’est en référence à une investigation d’une agence Netscouade que, dans un article du 14 février dernier, fidèle au tropisme flicard et coercitif de la gauchosphère, Libération journal subventionné par l’Etat, dont un actionnaire de référence est le milliardaire israëlien Drahi, et le directeur de rédaction Laurent Joffrin, s’est livré à une entreprise de mouchardage.

    Netscouade, en effet, a entrepris de reconstituer le trajet des réactions de la droite à ce pacte, qualifiées de fake news. Son point de départ serait un article d’avril 2018, publié dans Polémia et l’aboutissement dans les échanges Facebook et vidéo des gilets jaunes et de leurs leaders.

    Bien entendu, nous sommes flattés qu’une telle réussite soit involontairement soulignée par le camp du bien. En revanche, comme nous allons le voir, la bobardisation de Libé consiste à fermer les yeux sur le contenu du pacte et en occulter les réalités.

    Les déficiences de l’article de Libération

    Libération se plaint que la fake news ait capté l’attention des gilets jaunes, ceux-ci s’informant sur les réseaux sociaux et rejetant les médias traditionnels. L’explication est que ceux-ci sont en réalité subventionnés, à la botte du politiquement correct et de l’immigrationnisme. Rappelons que seulement 25% des Français leur font confiance. Belle réussite !

    L’article donne l’impression d’une action de désinformation organisée, concertée et relayée par la « droite extrême ». Inutile d’imaginer un complot. Tout simplement il s’agit d’une réaction de révolte à l’encontre d’une décision autocratique d’un imposteur illégitime et contesté. Cette décision présente un risque vital pour notre pays mais n’a fait l’objet d’aucun débat même parlementaire contrairement à de nombreux autres pays.
    Sans la réinfosphère, le pacte de Marrakech aurait été ignoré jusqu’au jour de sa signature à l’image du traité d’Aix-la-Chapelle. Ce sont des actes diplomatiques fondamentaux dont le processus en France a été quasi clandestin.

    Libération oublie de préciser que de nombreux pays ont refusé de signer ce traité : USA, Australie, Israël, Pologne, Hongrie, Autriche. Excusez du peu. Quant à la Belgique citée par le journal, celui-ci s’abstient de rappeler que le gouvernement de C.Michel est tombé sur cette question.

    Quant à la droite extrême qui fait gémir Libération, il faut rappeler les prises de positions énergiques sur ce pacte des Ciotti, Wauquiez et Dupont-Aignan qu’il est difficile de confondre avec des brutes fascistes.

    L’article cite Polémia à deux reprises : un article en avril 2018 et une reprise de video le 29 novembre (?). Si l’on cite des dates soyons précis. En réalité il y a eu dans Polémia – qui a joué avec d’autres sites comme Réinformation TV – un rôle de lanceur d’alerte, deux articles au mois d’avril et quatre autres articles jusqu’au mois de décembre pour finir avec un article de Karl Hubert le 20 décembre dernier. Celui-ci a souligné le rôle de Louise Harbour , successeur de Peter Sutherland, et ancienne présidente de l’International Crisis Group, ONG financée notamment par l’Open Society Institute de Soros. Pouvait-on compter sur Libération pour présenter les informations contenues dans ces articles ?

    Liste des articles publiés par Polémia sur le texte catastrophique qu’est le Pacte de Marrakech :

    Quant à Jean-Yves Le Gallou, il a d’autres titres que d’être ancien frontiste, notamment d’être l’organisateur des Bobards d’Or auxquels Tristan Bertelot, auteur de l’article, est cordialement invité. Polémia serait enchanté de faire sa connaissance. Mais Libé est littéralement obsédé par l’ex Front.

    Lire la suite sur Polémia

  • L'asymétrie politiquement correcte

    6a00d8341c715453ef022ad3e4950d200b-320wi.jpgAu cours de la même semaine, deux débats totalement biaisés ont souligné la permanence des hypocrisies parisiennes. La première affaire s'est développée autour de l'agression verbale dont a été victime l'un des plus remarquables intellectuels de notre pays.

    L'intéressé, auteur de "L'Identité malheureuse"[1]s'est vu grossièrement, et ajoutons : stupidement[2], injurié par un militant de l'islamisme radical, vite identifié.

    Au secours ! il ne faut pas présenter ainsi les choses. Ce serait qualifié d'islamophobie : quelle horreur.

    Et, tout un montage médiatique et politicien s'est déployé. Au centre du dispositif s'est agitée la survivance du parti socialiste, qui croit pouvoir par ce subterfuge se refaire une santé et s'est employé à retourner cette séquence.

    On a même entendu sur BFMTV le soi-disant humoriste Yassine Bellatar lancer une sorte d'hallali, pour ne pas dire une petite fatwa personnelle contre Éric Zemmour[3].

    Dans son article du 19 février[4], qu'il faudrait citer entièrement, Élisabeth Lévy décrit le malaise qui en découle : "Et puis, c’est un peu délicat à écrire, mais on peut craindre que cette focalisation subite et exclusive sur le malheur juif finisse par lasser. D’accord, il y a ces tags et ces chiffres inquiétants. L’obsession de Rothschild et des sionistes qui dirigent le monde qui court les réseaux sociaux sur fond de désastre éducatif. Mais nombre d’autres groupes souffrent. Ne faudrait-il pas par exemple faire aussi place à la tristesse des catholiques qui voient des églises profanées ?" (...) Quant aux démonstrations artificielles de l'unanimisme politicien elle ajoute : "Il est vrai que les foules sentimentales sont réconfortantes. On a envie d’en être, de marcher et de marcher. Seulement, on sait ce qu’il est advenu de l’esprit du 11 janvier et de nos belles promesses de défendre la liberté d’expression et la laïcité. Dans nos banlieues, la sécession islamiste a continué à progresser, s’appuyant sur les calculs politiques des uns, la résignation des autres et notre indifférence à tous. Alors j’ai de plus en plus de mal à croire aux phrases qui commencent par 'nous n’accepterons pas', 'nous ne tolérerons pas', 'nous résisterons' car elles précèdent souvent les abdications en rase campagne. On déclare, la voix grave, que rien ne sera plus comme avant. Et tout est comme avant. Ou pire."

    En effet, on feint délibérément, surtout, d'ignorer la réalité sinistre de l'influence salafiste dans les territoires perdus de [par] la république.

    Au passage on décide donc de dissoudre trois groupes étiquetés comme d'extrême droite. Voilà qui prétend marquer à la fois la détermination des autorités de la république et les vraies responsabilités : l'infamie par excellence ne trouvera pas de défenseurs. Ah mais.

    À l'inverse de Finkielkraut, qui proteste clairement à ce sujet[5], on impose le silence sur les attentats antichrétiens.

    Et bien sûr le champ libre est laissé à la milice totalitaire des prétendus "anfifa".

    Cette asymétrie, habituelle au règne du politiquement correct, ne nous surprend même plus. Elle reflète trop souvent, chez nos grands habiles, le simple souci arithmétique de sauver l'existence d'un électorat de gauche en perdition, de se raccrocher, pour battre la droite et le centre, au vote supposé d'une partie des banlieues ex-rouges, là où les mosquées du salafisme voisinent avec les avenues Maurice-Thorez et les lycées Pablo Neruda.

    Elle ne mériterait que le mépris si l'on ne se situait dans une situation de guerre qui s'est caractérisée cette même semaine par un autre événement, heureux celui-là, la liquidation de la destruction du pseudo-État islamique.

    Dans cet écrasement salutaire, la nouvelle de la mort de l'ignoble tueur et recruteur Fabien Clain a permis que se manifestent d'autres types de complicités, d'un niveau supérieur, en l'occurrence, à celui des calculs politiciens sordides manifestés.

    Passons sur la victimocratie courante, qui rend hommage aux gens qui n'ont rien fait, et qui pleure la mort de l'assassin dans la mesure où elle prive les psys de tous poils de la gestion du deuil. Ah ! comme on l'attend cette parole des islamistes, ah ! quelle déception de ne pouvoir l'entendre, ah comme leur intervention devant un tribunal permettrait de tout effacer : 25 ans de prison sur le papier, qui seront réduits à la moitié, et surtout pas de cette peine de mort éliminatoire qu'ils ont eux-mêmes pratiquée sans remords.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. Alain Finkielkraut "L'identité malheureuse" Stock 2013, 240 pages. Intéressant de se souvenir aussi que Juppé, qui reclame désormais à son seul bénéfice, le "droit à l'oubli", s'accrochait au concept inverse d'identité "heureuse".
    [2] il semble en effet quelque peu contradictoire, au pays de Descartes, d'utiliser le mot "sioniste" comme une injure et d'enjoindre à un Français juif de "retourner à Tel Aviv", d'où il n'est pas originaire.
    [3] À écouter : l'intervention d'Éric Zemmour sur LCI
    [4] cf. article "Antisémitisme: une peste plus rouge que brune"
    [5] Sur Europe n°1, au micro de Sonia Maktouf proteste contre le scandaleux traitement méditique et l'instrumentalisation de l'affaire. cf. "Alain Finkielkraut sur les injures à son encontre"

    https://www.insolent.fr/

  • Acte XV des Gilets jaunes : l’AFP reconnaît une participation en hausse

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     FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Ils étaient 46.000 dans toutes la France, selon les chiffres bien incertains du ministère de l’Intérieur. Et si la plupart des grandes villes de province étaient mobilisées, la palme revient à la ville d’Alain Juppé avec une participation record d’au moins 4000 personnes.

    Peut-on dire que le mouvement se soit assagi samedi dernier, comme l’a laissé sous-entendre le ministre Christophe Castaner ?

    Pas vraiment, la fin de la manifestation a été émaillée de heurts avec les forces de police, notamment au Trocadéro où des pavés ont été enlevés pour être utilisés comme projectiles. La police a répliqué avec des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement. On dénombre plusieurs blessés dont un « street medic ». A Clermont-Ferrand, des casseurs ont tenté de retirer des planches de protection en bois pour piller des magasins, et à Paris, un policier de la BAC a été surpris en train de viser des manifestants à la tête.

    Et comme chaque samedi, les gardes à vue se sont multipliées ?

    Oui notamment celle de Julien Terrier, porte-parole des Gilets jaunes à Grenoble, pour avoir lancé une opération de péage gratuit sur une autoroute. Mais le phénomène le plus marquant aura été le pique-nique citoyen sur les pelouses du château de Chambord, là où Emmanuel Macron avait fêté son quarantième anniversaire en décembre 2017. Priscillia Ludosky était présente, aux côtés de Charles-Emmanuel de Bourbon Parme, descendant de Louis XIV. Après avoir dénoncé l’enfer fiscal français, il a déclaré que « les Gilets jaunes aiment la France, aiment leur histoire sans être les pillards que nous voyons dans nos villes ».

    https://fr.novopress.info/

  • Menace de dissolution du Bastion social. : Bruno Gollnisch réagit

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    Un communiqué de Bruno Gollnisch :

    Emmanuel Macron était hier soir au très décrié dîner du Crif comme de nombreux membres du gouvernement et de la classe politique, à l’exception de représentants du RN et de LFI. Dans son discours, le président de la république a dit avoir demandé « au ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente. » Il a notamment cité le cas du Bastion social, dont les antifas et l’ensemble de l’extrême gauche réclamaient violemment la dissolution depuis plusieurs mois. Au nombre des autres annonces, M. Macron a précisé que Laëtitia Avia (LREM) allait déposer une proposition de loi pour lutter contre la haine sur internet « dès le mois de mai », et le lancement par le gouvernement d’un « audit des établissements scolaires touchés par la déscolarisation des enfants de confession juive »… dans les quartiers à forte population musulmane, ce qu’il n’a pas précisé. Le chef de l’Etat était, il y a encore quelques jours, défavorable à toute pénalisation de l’antisionisme, comme cela était proposée notamment par le député LREM Sylvain Maillard. Mais il a semblé moins catégorique hier soir. Comme le rapporte encore Le Figaro, et comme le lui avait expressément demandé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, « La France (…) avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA) (qui intègre l’antisionisme, NDLR), a-t-il dit, martelant que l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ». Soit la reprise de la formule qui fut la sienne lors 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv en juillet 2017.

    Le président de la République a affirmé que nous assistons à « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale. » « À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France ». Il s’est cependant bien gardé d’évoquer, nous l’avons dit, même de manière allusive, les conséquences désastreuses pour la France de la folle politique migratoire imposée aux Français depuis quarante ans… avec le plein accord et les encouragements du Crif. Manuel Valls sur la même longueur d’onde que M. Macron, revenu spécialement de Barcelone pour assister au raout du Crif, ne disait pas autre chose ce matin sur RTL. Tout juste a-t-il ajouté qu’il aurait fallu interdire des manifestations de Gilets jaunes : « Il fallait frapper fort et dur dès le début. Oui, il aurait fallu interdire des manifestations », « la foule n’a pas toujours raison ».

    Non la raison est bien sûr du côté de cette Caste et de ses phares de la pensée. Il est bien difficile d’établir des différences de fond entre la gauche et la droite européistes, c’est pourquoi une Marlène Schiappa est toujours utile à agiter pour persuader le bobos, les minorités,  que la nouvelle gauche macroniste  est sur les questions sociétales plus avancée sur le chemin du progrès et du bien que M. Wauquiez ou Mme Pécresse. La secrétaire d’État chargé du droit des femmes s’est employée dans les colonnes de Valeurs actuelles, puis sur RTL à amalgamer, tout en s’en défendant mollement en même temps, islamistes et défenseurs de la famille. « Il y a des slogans de la Manif pour tousqui sont lancés dans les banlieues » a-t-elle affirmé, « les slogans et l’agressivité de la Manif pour tous ont nourri la recrudescence de violences homophobes : +64% l’année dernière. » « Je ne mets pas sur le même plan la Manif pour tous et les terroristes islamistes, mais je souligne l’existence d’une convergence idéologique. »

    Dans la même veine, Mme Schiappa, évoquant « une explosion des actes antisémites, mais aussi homophobes », affirme qu’il existe « une alliance entre les gens d’extrême droite et les islamistes qui s’unissent de fait dans ce combat », « de nouvelles alliances contre le droit des femmes entre groupes identitaires, d’extrême droite, et d’autre part les intégristes religieux. Ils se retrouvent dans leur lutte contre le droit des femmes à disposer de leur corps. » En tenant ce genre de propos provocateurs avec l’accord ou sous la dictée des communicants de l’Elysée, Marlène Schiappa se conforme au rôle d’écran de fumée et de chiffon rouge qui lui est assigné au sein du gouvernement. Pendant qu’on parle de ses dernières énormités, voire de l’affaire Benalla, reléve Bruno Gollnisch, on ne parle pas de sujets autrement plus graves, du chômage, de la désindustrialisation, des abandons de souveraineté, des trahisons en cascade de l’intérêt national.

    Exemple parmi d’autres, mais particulièrement emblématique, Pierre Jovanovic évoquait la semaine dernière sur TVL le cas de la liquidation de l’imprimerie Arjowiggins de Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne), en dépit des fausses promesses de Bruno Lemaire. 240 salariés se retrouvent sur le carreau. Une imprimerie pourtant héritière d’un savoir-faire vieux de plus de quatre siècles, qui fabriquait les billets de banque de plusieurs états étrangers mais aussi et surtout, domaine hautement sensible et stratégique, nos cartes grises et nos passeports, dont l’impression sera désormais assurée à l’étranger. Une imprimerie, relevait aussi M. Jovanovic, qui était aussi, demain, en capacité d’imprimer nos nouveaux francs si telle était la décision d’une majorité des électeurs français, ou, en cas d’implosion, de disparition de l’euro, ce qui n’est pas une hypothèse totalement farfelue…

    La question qui se pose, et qu’énonce clairement Marion Maréchal dans un éditorial publié sur le site de l’ISSEP, est bien celle « d’un pouvoir devenu totalement illégitime », illégitimité dont la conséquence réside dans la crise politique illustrée par le mouvement des Gilets Jaunes. « Nous avons aujourd’hui le président le plus mal élu de la Ve République, une majorité parlementaire obtenue avec moins de 50% de participation. Nos députés sont moins représentatifs que nos conseillers régionaux élus en 2015 ! L’abstention atteint des records. Ce déficit de représentativité n’est pas nouveau mais atteint son apogée sous la Macronie. » « Le régime et la pratique institutionnelle de la Ve République des années 2000, poursuit-elle, ont favorisé un régime hybride que nous pourrions qualifier d’oligarchie dissimulée. Le jeu électoral a permis la sur-représentation de certains groupes sociaux dans les assemblées, organisé l’alternance des partis traditionnels, marginalisé de grands partis d’opposition, effacé le vote blanc. Si l’on ajoute à cela le décalage entre les programmes de campagne et les actions menées au gouvernement, ce système a assuré la continuité idéologique d’un pouvoir qui pour changer de visage ne changeait jamais de doctrine. » 

    Une « démocratie hypocrite » mais aussi sans scrupules : récupérations communautaires, mensonges, amalgames malsains, grotesques leçons de morale et de maintien, soumission au parti de l’étranger… Ce gouvernement ne recule devant rien pour tenter de sauver le soldat Macron. Mais même avec l’aide des réseaux puissants qui l’ont amené au pouvoir, comment pourra-t-il appliquer la feuille de route bruxelloise jusqu’en 2022, quand bien même la technostructure euromondialiste resterait aux manettes après les élections européennes ? Certes, si la liste LREM /MoDem  se hisse en tète dans les urnes en mai prochain, cette victoire symbolique lui donnera une bouffée d’oxygène. Elle n’effacera pas pour autant  ce constat factuel qui veut qu’une très large majorité de Français est profondément hostile non seulement à la  personne de M. Macron, mais surtout et c’est le plus important, aux orientations idéologiques  qui sont les siennes.

    Source MPI cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/24/menace-de-dissolution-du-bastion-social-bruno-gollnisch-reag-6131188.html

  • Macron ou l’imposture présidentielle (Jean-Michel Vernochet)

    Jean-Michel Vernochet revient sur différents aspects d’Emmanuel Macron.

  • Arme fatale, fenêtre de tir

    vote-urne.jpgLe site atlantico interrogeait Stephan Sylvestre, ingénieur en physique appliquée, professeur à l’ESG Management School et spécialiste en risques énergétiques, sur la découverte par les britanniques dans leurs eaux territoriales, en Mer du Nord, d’un énorme gisement de gaz de schiste, «l’équivalent d’un siècle de consommation britannique. »  Un ballon d’oxygèneune divine surprise pour le gouvernement de Theresa May, apte à ragaillardir les milieux économiques en cette période d’incertitude sur les modalités et les conséquences du Brexit. «Dans le contexte du bras de fer américano-européen sur les accords commerciaux notait aussi M. Sylvestre, cette découverte va servir les Européens, même après la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. En effet, les Américains exercent une forte pression pour obliger l’Europe à s’approvisionner en gaz naturel liquéfié yankee à la place du gaz russe délivré par le (gazoduc) Nord Stream 2. Mais si l’Europe parvient à produire son propre gaz, l’argument tombera et l’administration américaine aura plus de mal à justifier sa politique douanière actuelle. Quant à l’Allemagne, elle ne se désengagera pas pour autant du projet Nord Stream 2 ; mais elle disposera d’un atout supplémentaire pour négocier avec (la compagnie russe) Gazprom le prix et les volumes de son gaz. (…). »

    Tensions et pressions sont aussi au menu du parti populaire européen (PPE), écartelés entre ses différentes tendances, menacés par des forces centrifuges qui fragilisent cette coalition de circonstance. Un PPE rapportait Euractiv cette fin de semaine, qui peine de plus en plus, à l’approche des élections du 26 mai, à gérer le cas Viktor Orbán  dont les élus de son parti, le Fidesz, siègent au PPE en compagnie de parfaits eurofédérastes immigrationnistes.

    «Tout a commencé après que Viktor Orbán a lancé une campagne dénigrant (le président la Commission européenne) Jean-Claude Juncker.» «Les critiques à l’égard de Viktor Orbán prennent de l’ampleur au sein du groupe politique européen, et ce particulièrement après (une nouvelle campagne d’affichage) du gouvernement hongrois représentant Jean-Claude Juncker et (le milliardaire immigrationniste et mondialiste) George Soros et les accusant de vouloir faire envahir la Hongrie par des migrants. (M. Juncker ) avait réagi en déclarant que le Premier ministre hongrois ferait mieux de quitter le PPE, la plus grande famille politique européenne. » Or, pour des raisons tactiques aisément explicables, «plusieurs partis européens membre du PPE interrogés par Euractiv semblent préférer une approche moins radicale face au chef du gouvernement Hongrois. Un membre du parti chrétien-démocrate allemand CDU a déclaré que l’idée d’exclure Viktor Orbán du PPE avait suscité un  débat houleux au sein du groupe parlementaire de la CDU à Berlin, où de nombreux membres avaient exprimé la crainte que le Hongrois ne se rallie à Matteo Salvini ou à Marine le Pen Si nous le rejetons, Matteo Salvini l’accueillera à bras ouverts… »

    Mais les Français qui ont instinctivement plus de sympathie et d’empathie pour M. Orban que pour M. Juncker se mobiliseront-ils dans les urnes pour les élections européennes, scrutin boudé plus généralement par un européen sur deux? La dernière enquête Ifop pour le JDD indique que 82% des Français interrogés estiment qu’il est très important de voter à ce scrutin… mais dans le même temps, ils sont plus de la moitié à dire qu’ils s’abstiendront.

    C’est ce paradoxe qui explique pour une très large part les sondages qui placent la liste LREM/MoDem en tête des intentions de vote, sachant que les catégories les plus perméables au discours macroniste-européiste sont a priori les plus mobilisés ou les plus mobilisables. Le baromètre BVA pour RTL, Orange et La Tribune réalisé le 20 et le 21 février relève ainsi que « c’est chez les 65 ans et plus (76%), les cadres (68%) et les habitants d’agglomération parisienne (74%) que l’intérêt (pour le scrutin européen) est le plus fort.» A contrario, « il est significativement plus réduit» au sein des catégories et dans les zones géographiques qui donnent à l’opposition nationale ses meilleurs scores: « les moins de 35 ans (55%), les 35-49 ans (53%), les employés et ouvriers (53%) et les habitants de communes rurales (53%). »

    Ce même sondage crédite ainsi la liste d’union LREM/MoDem de 25% des voix devant la liste du Rassemblement National (19%) et loin derrière les listes LR, (10%), EELV (9%), LFI (7,5%), DLF(6%), PS (5%) Génération.s (3%),  PC (2%)… Un sondage Harris Interactive et Agence Epoka diffusé ce dimanche crédite lui la liste LREM/MoDem de 22% des suffrages, celle du  RN de 19% (20% en cas d’absence d’une liste GJ) , la liste  LR de 12% et de scores à peu près identiques pour les autres listes que ceux indiqués dans le baromètre BVA.

    Il serait très malheureux, a fortiori dans ce contexte, assez inédit, ou moins de deux ans après son arrivée au pouvoir, les options politiques, économiques, la vision du monde de la majorité présidentielle et de son incarnation jupiterienne sont frontalement rejetées par une très nette majorité de Français - et au sein de celle-ci par un noyau dur animé par une grande colère -,  que nos compatriotes ne se saisissent pas de l’arme du voteRichard Dessens l’écrivait sur le site eurolibertés vendredi, « le grand combat européen annoncé par Emmanuel Macron entre démocraties libérales légales mais illégitimes, et démocraties illibérales, ou populismes, lèpres ou crypto-fascismes si ce n’est encore pire, repose sur la peur de peuples en réveil. L’avatar des Gilets Jaunes français, ou un Brexit dur de plus en plus assumé par le Royaume-Uni, les votes italien, hongrois, autrichien, polonais, sans compter les poussées anti-libérales de toutes sortes partout en Europe, constituent des évènements certes disparates, protéiformes, mais révélateurs d’un mal-être européen en ordre dispersé de plus en plus inquiétant pour les intérêts des élites qui depuis plus de cinquante ans tiennent dans une main de fer les dogmes de leur idéologie dévastatrice.»

    Mais il est désormais de bon ton d’expliquer dans les gros médias que nous serions entrés dans une nouvelle phase, comme le prouveraient d’autres enquêtes indiquant notamment une lassitude, un rejet croissant par nos compatriotes de la mobilisation des GJ et une légère mais significative remontée de la cote de popularité de M. Macron dans l’opinion; deux tendances enregistrées dans la dernier sondage Odoxa. Une double phénomène qui a toute sa logique et que nous avions expliqué dans de récents articles. Mais la grosse manip n’est jamais loin quand cette même enquête met en balance d’un côté le trio qui bénéficie le plus de la sympathie ou du soutien des Français, à savoir Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et Jean-Yves Le Drian (!!!) et de l’autre   le palmarès des personnalités les plus rejetées, à savoir Marine Le Pen (52 %), Jean-Luc Mélenchon (50 %) et Marion Maréchal (49 %)» !

    Manipulations dont ne se privent pas non plus la probable? possible? présumée? potentielle? tête de liste de liste LREM/MoDem,  le ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau. Pour essayer de compenser son déficit de notoriété, celle-ci multiplie ces derniers temps les critiques  contre Marine; c’est somme toute de bonne guerre. Mais les attaques de Mme Loiseau… ne volent pas haut. Dans un tweet en date de ce vendredi, elle prenait prétexte d’une phrase d’un discours de  la présidente du RN lors de son tout récent déplacement en Haute-Marne. « Nous vivons un contexte de tensions, disait Marine, que le pouvoir entretient sciemment : on l’a vu avec les provocations verbales de M. Castaner, ou de Mme Schiappa contre les partisans de la Manif pour Tous, ou avec l’incident diplomatique disproportionné avec l’Italie. »

    L’exégèse qu’en fait Nathalie Loiseau est la suivante: « lorsqu’il y a des violences, Marine Le Pen prend parti contre les forces de l’ordre et lorsque il y a ingérence étrangère elle prend parti contre la France. Vous n’arrivez pas, Madame Le Pen et surtout vous n’y arrivez pas: pas de projet, que du rejet. » Cette énarque macroniste croit-elle  aux énormités qu’elle professe? Quand on obéit à la feuille de route de ce gouvernement, accuser Marine, et à travers elle le RN, d’inciter au désordre, à la violence, de collusion avec l’étranger, et de défendre une politique dangereuse est un exemple chimiquement pur d’inversion accusatoire!

    Alors oui, affirme Bruno Gollnisch, il s’agit de redoubler d’efforts pour  convaincre les Français de voter utile le 26 mai. Priver la liste LREM/MoDem de la première place sur le podium serait d’une portée symbolique, psychologique très importante et aurait bien évidemment pour avantage d’accélérer la nécessaire recomposition politique que nous appellons de nos voeux. Or, comment ne pas voir, pris en étau d’un côté entre la tentation totalitaire de la Caste euromondialiste, une accélération des mesures liberticides, de dépossession de notre souveraineté nationale, et de l’autre la poursuite d’une politique d’immigration massive, que nous sommes engagés dans une course contre la montre? Les occasions de recouvrer la maîtrise de notre destin vont aller toujours  en  s’amenuisant, nos compatriotes doivent impérativement se saisir de  toutes les fenêtres de tir!

    https://gollnisch.com/2019/02/25/arme-fatale-fenetre-de-tir/

  • Conférence de l'association Français, réveillez vous le 26 mars 2019

    Conférence de l'association Français, réveillez vous le 26 mars 2019.

    Saumur

    Prochaine conférence le 26 mars  m Pierre Godicheau économiste

    Salle de la Cocasserie à saumur rue Bonne mère (park   place de la Mairie à 19h00

    Outils de  redressement pour un pays en plein chaos

  • Youtube dans la tourmente

    Youtube dans la tourmente

    Mercredi, plusieurs sociétés, dont Disney, Epic Games, McDonald’s et Nestlé, ont suspendu leurs publicités sur YouTube après que le blogueur Matt Watson a révélé que des pédophiles ont formé des communautés autour de vidéos de jeunes enfants. Il explique comment

    « l’algorithme de recommandation de YouTube facilite la possibilité pour les pédophiles d’entrer en contact entre eux, d’échanger des informations sur les enfants et de publier des liens vers de vrais contenus pédophiles dans les commentaires ».

    Le terrain de jeu de ces pédophiles : des vidéos d’enfants, dont le contenu n’est pas pédopornographique. Mais dans les commentaires, les prédateurs s’expriment… Matt Watson souligne que l’algorithme de recommandation de YouTube propose automatiquement d’autres vidéos de ce type à toute personne en ayant regardé une. Il insiste également sur le fait que des publicités s’affichent à côté de certaines de ces vidéos, pour de grandes marques, comme Disney ou Nestlé.

    Certains des annonceurs ont réagi en suspendant leurs publicités sur YouTube.

    Ce n’est pas la première fois que YouTube est confronté à ce problème. En 2017, le Times et la BBC avaient publié le même jour deux enquêtes à ce sujet. Même cause, mêmes conséquences : d’importants annonceurs, comme Adidas, HP ou encore Cadbury, avaient temporairement cessé de publier sur YouTube.

  • « Contre le libéralisme », le nouvel essai d’Alain de Benoist qu’il faut lire

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    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ La parution d’un ouvrage d’Alain de Benoist est toujours un événement. Qu’on apprécie ou pas les idées de ce penseur contemporain majeur, la rigueur et la cohérence de ses écrits font de chaque essai d’Alain de Benoist un texte à lire et à relire.
    Polémia

    Le titre du nouvel essai d’Alain de Benoist – Contre le libéralisme [1] – est des plus explicite et ne surprendra pas ceux qui connaissent son œuvre philosophique et politique. Le sous-titre de l’essai est également très clair : « La société n’est pas un marché ».

    A l’évidence, Alain de Benoist ne se réclame pas du libéralisme mais de sa critique.

    Car l’auteur nous livre, dans cet essai dense et documenté de nombreuses références érudites, un appareil critique méthodique de l’idéologie libérale, de ses fondements comme de ses conséquences.

    Un ouvrage qui tranche par conséquent avec la doxa libérale/libertaire du Système et pour cette raison un essai novateur.

    Le libéralisme domine, mais faut-il s’en réjouir ?

    Le libéralisme triomphe aujourd’hui, du moins en occident, comme d’ailleurs la figure archétypale du bourgeois.

    Pour Alain de Benoist, le libéralisme a « acquis une portée mondiale depuis que la mondialisation a institué le capital en tant que réel sujet historique de la modernité. Il est à l’origine de cette mondialisation qui n’est jamais que la transformation de la planète en un immense marché » et il « inspire ce qu’on appelle aujourd’hui la pensée unique libérale/libertaire ». Et comme toute idéologie dominante, il est aussi celle de la classe dirigeante.

    Mais cette domination, que Francis Fukuyama célébrait hier comme la fin de l’histoire humaine, est-elle pour autant juste et bonne ?

    C’est à cette question qu’Alain de Benoist nous invite à répondre en procédant à un vaste examen du libéralisme comme doctrine philosophique, économique et aussi politique. Et comme paradigme de la modernité et du capitalisme.

    Qu’est-ce que le libéralisme ?

    Au-delà de la diversité des écoles libérales, l’auteur s’efforce de définir le cœur de la doctrine libérale : l’individualisme méthodologique radical qui voit en l’individu un détenteur de « droits », indépendamment et préalablement à tout ordre politique et social.

    Le libéralisme apparaît donc tout de suite en rupture avec la conception traditionnelle de la liberté : la liberté ne se définit plus comme le pouvoir participer à la vie publique, mais au contraire comme le droit de… s’en affranchir.

    Le libéralisme repose sur un principe totalement dissociant et nie que l’homme soit un animal politique et social. « La société n’existe pas » disait ainsi Mme Thatcher !

    A rebours de toute anthropologie, les libéraux ne connaissent que des individus s’associant « librement », agissant selon leur seul intérêt et nient toute légitimité aux ensembles holistes et notamment toute définition du bien commun.

    Cela pose d’ailleurs la question de la démocratie, de la communauté et de la respublica, concepts antinomiques du libéralisme. Car Alain de Benoist montre bien que le libéralisme, en excluant tout dévouement à la communauté d’appartenance, ne saurait justifier que l’individu se sacrifie pour les autres.

    Pour cette raison, une communauté libérale est une aporie. « Ni patrie ni frontières » n’est que la conséquence logique et fatale de l’idéologie du « laisser-faire, laisser-passer »[2].

    Le déni du déjà-là

    L’idéologie libérale exprime donc un radical « déni du déjà-là » – pour reprendre l’expression de Jacques Dewitte – en prétendant que l’homme peut se construire tout seul, hors de la compagnie et même contre celle des autres hommes.

    Les libéraux refusent que l’homme soit d’abord un héritier et reprennent à leur compte une vision optimiste et orientée de l’histoire : demain sera toujours mieux qu’hier car l’homme s’affranchira toujours plus des « contraintes » du passé. C’est l’idéologie du progrès.

    Mais « ce qui est présenté comme un programme d’émancipation vis-à-vis de tout ce qui pourrait nous contraindre, débouche en réalité sur l’explosion des subjectivités et le choc des égos ».[3] Il débouche aussi sur la société indistincte, celle où l’appartenance collective tend à devenir impensable aux individus, et qui suscite le malaise parce qu’elle est perçue comme chaotique et dépourvue de sens.[4]

    Car le chaos contemporain résulte du triomphe du libéralisme/libertaire. Et Alain de Benoist montre comment cette « libération » cache l’obsession de la croissance économique, la place disproportionnée des valeurs marchandes et l’assujettissement de l’homme à l’axiomatique de l’intérêt. Car le marché « ne crée donc les conditions de la liberté que parce que la liberté est mise au service du marché »[5].

    Peut-on être libéral et conservateur à la fois ?

    Les chapitres centraux de l’essai d’Alain de Benoist portent sur l’œuvre de Friedrich Hayek et la question du conservatisme et de l’identité : peut-on en effet s’affirmer à la fois libéral et conservateurou encore libéral et national ? Un positionnement que revendique une bonne partie de la droite en France.

    Pour répondre à cette interrogation, Alain de Benoist se livre à un examen sans concession de l’œuvre d’Hayek et en particulier de son analyse du rôle des traditions et de ce qu’il nomme le constructivisme.

    La référence au rôle structurant des traditions ou au fait que l’homme doit s’habituer à vivre avec des institutions qu’il n’a pas forcément choisi en raison, peuvent certes séduire un esprit conservateur.

    Mais Alain de Benoist montre que dans le même temps Hayek, penseur paradoxal, plaide pour la grande société – par opposition à ce qu’il nomme l’ordre tribal ou archaïque – qui ressemble beaucoup à la société ouverte que Karl Popper et George Soros appellent de leurs vœux.

    Or, il y a « une contradiction de principe entre des traditions qui par définition sont toujours le propre de cultures particulières, et l’universalité des règles formelles que Hayek recommande d’adopter »[6].

    Et comme Hayek affirme que la grande société libérale est l’aboutissement naturel d’un processus de sélection historique ayant donné naissance à la modernité, il est « aisé de voir par là que la traditionalisme hayékien ne se rapporte en fait qu’à la tradition de… l’extinction des traditions ».[7]

    Car la tradition qu’invoque Hayek ne connaît « ni finalité collective, ni bien commun, ni valeur sociale, ni imaginaire symbolique partagé » : elle n’est valorisée que « pour autant qu’elle naît de la désagrégation des sociétés archaïques » traditionnelles.

    Un libéralisme impolitique

    Le chapitre consacré à Hayek s’ouvre sur une citation ironique : « Laissez faire la misère, laissez faire la mort ! »

    Alain de Benoist montre en effet que la critique hayekienne du constructivisme revient de proche en proche à récuser toute politique. L’œuvre de Hayek apparaît sur ce plan comme proprement impolitique, conformément à l’esprit du libéralisme, qui recherche une neutralité axiologique absolue.

    La critique du constructivisme par Hayek est donc incapacitante, car « dire que le marché n’est ni juste ni injuste, revient à dire en effet que le marché doit être soustrait dans ses effets au jugement humain, qu’il est la nouvelle divinité, le nouveau dieu unique devant lequel il faut s’incliner ».[8]

    Ce qui revient à préconiser une dramatique résignation, proprement inhumaine. S’il faut abandonner le « gouvernement des hommes » pour se trouver livré à « l’administration des choses » – pour reprendre la formule des saint-simoniens -, donc pour être soi-même transformé en chose, où est donc le fameux progrès ?

    En outre « la dichotomie faite par Hayek entre ordre spontané et ordre institué apparaît finalement comme irrecevable »[9] : car toute l’histoire de l’humanité est faite d’une combinaison des deux.

    Alain de Benoist montre d’ailleurs que le marché lui-même ne s’est pas instauré spontanément, mais résulte bien en Europe de l’action de l’Etat naissant, soucieux d’organiser le développement du commerce pour stabiliser l’assiette, toujours fragile, de ses ressources fiscales.

    Du bon usage du conservatisme

    Le libéralisme ne saurait donc être conservateur.

    Comme l’avait bien vu Marx, son incarnation bourgeoise et capitaliste ne peut se développer sans révolutionner en permanence la société. Alain de Benoist analyse d’ailleurs, à la fin de son essai, « le troisième âge du capitalisme » dans lequel nous sommes entrés. Un capitalisme mondialisé, financiarisé, dérégulé et délocalisé, et qui donne naissance à de nouvelles formes d’aliénations contre lesquelles nous sommes de nouveau impuissants.

    Et le libéralisme est désormais un bloc économique, politique et « sociétal ».

    La droite s’illusionne par conséquent quand elle croit pouvoir distinguer un « bon » libéralisme – économique et anti-étatiste, avant tout pour séduire les milieux économiques – d’un mauvais libéralisme – libertaire et individualiste pour séduire un électorat populaire conservateur.

    Est-ce d’ailleurs pourquoi elle ne parvient pas à réunir « les intérêts du peuple et de la bourgeoisie, de ceux qui souffrent le plus du consensus néolibéral et de ceux qui y trouvent finalement leur profit »[10] ?

    Alain de Benoist pose d’ailleurs la question : que faut-il vraiment conserver de nos jours, alors que tout a été déconstruit et noyé dans « les eaux glacées du calcul égoïste » ?

    ***

    Il est bien sûr réducteur de prétendre résumer en quelques lignes un ouvrage de 340 pages, aussi riche et qui ouvre autant de champs de réflexion.

    C’est pourquoi le plus simple est de recommander la lecture de l’essai Contre le libéralisme qu’Alain de Benoist vient de faire paraître aux Editions du Rocher.

    Un ouvrage qu’Emmanuel Macron ne lira certainement pas!

    Michel Geoffroy 12/02/2019

    [1] « Contre le libéralisme » Alain de Benoist, éditions du rocher 2019, 19,90 €

    [2] Alain de Benoist remarque que le mot d’ordre ni patrie ni frontière semble être apparu la première fois en 1777 dans un livre du physiocrate Guillaume-François Le Trosne

    [3] Op.cit. page 21

    [4] Op.cit. page 137

    [5] Op.cit. page 232

    [6] Op.cit.page 216

    [7] Op.cit. page 217

    [8] Op.cit.page 215

    [9] Op.cit. page 222

    [10] Op.cit. page 305

    https://www.polemia.com/contre-le-liberalisme-nouvel-essai-alain-de-benoist-faut-lire/

  • La Terre est plate, la preuve: c’est écrit dans le Coran

    Une lecture littérale du Coran progresse en France et en Belgique

     
     

    Financée et encouragée par l’Arabie saoudite, la lecture littérale du Coran et son cortège d’absurdités scientifiques progressent. Ce mouvement appelé « concordisme » sévit en France et en Belgique. Enquête. 

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  • Entretien avec Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, à l’occasion de la parution d’un numéro hors-série sur les Gilets jaunes

    1274156327.jpgPropos recueillis par Basile Tomé, ici.   Roland Hélie, la revue Synthèse nationale que vous dirigez vient de publier un numéro hors-série très complet (*) consacré à ce que l’on appelle « la crise des Gilets jaunes ». Que vous inspire l’émergence de ce mouvement de contestation en France ?

    Voilà des années que la révolte grondait et, depuis le 17 novembre 2018, elle a éclaté. Tout cela devait bien finir par arriver un jour ou l’autre. Cependant, l’ampleur et la longévité de ce mouvement m’impressionnent de semaine en semaine. Au mois d’octobre dernier, un responsable associatif que je connais et estime m’avait prévenu qu’un mouvement quasi insurrectionnel était en gestation. Depuis le temps que l’on nous annonce que « la révolution est pour demain », je dois dire que suis resté plutôt sceptique en l’écoutant. Je confesse volontiers que j’ai eu tort.

    Depuis des décennies, la France est engagée dans un processus de dissolution de sa souveraineté et, par conséquent, de son identité et de sa liberté. Le pouvoir n’est plus à Paris, il est ailleurs. Il est à Bruxelles ou dans les Conseils d’administration des multinationales apatrides. Cela fait des années que nous sonnons le tocsin. La France n’est plus maître de son destin et, fait nouveau, les Français commencent à s’en rendre compte. C’est sans doute l’élément révélateur de ce mouvement.

    Ce mouvement marque-t-il, à votre avis, le début d’une rupture avec l’idéologie dominante ?

    Assurément ! Depuis toujours, la gauche et l’extrême gauche prétendaient avoir le monopole des revendications sociales. De leur volonté d’imposer « la dictature du prolétariat » au siècle dernier, elles se sont reconverties, pour l’essentiel, dans le sociétal et dans le « mondialisme macronien ». Tout cela, bien évidemment, au dépend du peuple français qui est le grand sacrifié de cette reconversion. Le gouvernement préfère s’apitoyer sur les migrants africains qui veulent débarquer en Italie que sur les milliers d’entreprises françaises écrasées par les charges et la concurrence déloyale du Tiers-Monde qui sont condamnées à disparaitre. Toute cette mascarade ne peut plus durer…

    Les Gilets jaunes sont l’avant garde de cette prise de conscience. Ils défilent derrière des drapeaux tricolores en chantant La Marseillaise et en hurlant « Macron démission !». Nous sommes loin du 1er mai 1936… et même de ceux des années 1970/80. Sans peut-être en être conscients, les Gilets jaunes concilient le « combat social » avec le « combat national ». Ce qui n’est pas pour nous déplaire. Ils renvoient dos à dos les utopies socialistes et l’ultra-libéralisme broyeur de peuples.

    Le Pouvoir semble prêt à toutes les manœuvres pour tenter d’enrayer le mouvement des Gilets jaunes…

    Il manie à la fois la matraque et la culpabilisation. En envoyant ses flics et leurs supplétifs (gauchistes, antifas et bandes ethniques) faire dégénérer les manifestations afin de les discréditer aux yeux des « modérés » et en diffusant grâce aux médias aux ordres des fausses informations, le Pouvoir pense que cela va décourager les Gilets jaunes.

    Par ailleurs, il tente aussi de les récupérer via ses courroies de transmission que sont les syndicats stipendiés comme la CGT ou les mélenchono-marxistes… Ajoutez à cela quelques vieilles ficèles récurrentes du style «  retour de l’antisémitisme des années 1930 », ou encore l’illusion électoraliste aux « Européennes » de mai prochain, et la boucle est bouclée… Mais cela ne marche plus.

    Nous n’avons pas affaire à un monôme printanier d’étudiants et de lycéens, ni à un brouhaha de sans-papiers ou à une vulgaire Gay Pride, mais à un véritable mouvement populaire composé de gens qui ne savent pas, le 10 passé, comment ils vont finir le mois… En plus, comme je l’indiquais précédemment, ces gens ont compris qui étaient les vrais responsables de leur situation peu enviable…. Cela prendra peut être d’autres formes mais ce mouvement de fond n’est pas terminé, n’en déplaise à la bien-pensance institutionnalisée.

    D’où l’édition de votre numéro spécial de Synthèse nationale ?

    Les choses vont sans dire, mais elles vont mieux en le disant… C’est pour expliquer aux Gilets jaunes quelle doit être à nos yeux la finalité du combat que nous avons publié ce numéro destiné à être diffusé dans les réunions, dans les manifestations et sur les ronds-points. Le rôle d’une revue comme Synthèse nationale est d’aiguiller nos compatriotes. De leur faire savoir que, au-delà de la révolte fiscale, c’est une véritable révolution nationale et identitaire qu’il faut préparer. Et cette révolution, elle sera comme le vent : rien ne pourra l’arrêter…

    Voilà pourquoi nous avons édité ce numéro spécial de notre revue. Il regroupe une vingtaine de contributions de responsables et d’écrivains de la mouvance nationale, toutes tendances confondues. Il y a là des témoignages, des analyses, des propositions… C’est une arme de combat.

    Nous proposons aux nationaux conséquents de se procurer ce numéro (ils peuvent le commander par cinq exemplaires à un prix préférentiel) afin de le diffuser auprès des Gilets jaunes de leur contrée. Ils feront ainsi un travail utile pour la cause nationale et identitaire.

    Comment se le procurer ?

    En le commandant à Synthèse nationale 9, rue Parrot (CS 72809) 75012 Paris (15 € + 5 € de port, vendu par 5 exemplaires pour 50 €, chèque à l’ordre de Synthèse nationale) cliquez ici.

    Sur le site Synthèse éditions cliquez ici 

    A l'unité cliquez là ou par 5 cliquez ici

    ou sur Francephi cliquez là

    (*) Synthèse nationale hors-série n°6, 120 pages, 15 €

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  • Si Marlène Schiappa veut le dialogue, pourquoi refuse-t-elle de rencontrer La Manif Pour Tous ?

    Si Marlène Schiappa veut le dialogue, pourquoi refuse-t-elle de rencontrer La Manif Pour Tous ?

    La Manif Pour Tous prend acte des excuses de Marlène Schiappa :

    La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a évoqué mercredi dernier dans une interview à Valeurs Actuelles “l’existence d’une convergence idéologique” entre la Manif pour tous et “les terroristes islamistes”. Inqualifiables, ses propos ont suscité une vive émotion et un tollé unanime dans l‘opinion publique.

    3 jours après la publication de cette interview, Marlène Schiappa vient de « présenter ses excuses à toutes les personnes qui auraient pu se sentir sincèrement blessées ». Elle indique que son « but en politique n’est jamais de blesser qui que ce soit mais de débattre des idées. »

    Ses excuses doivent donc s’accompagner d’une véritable ouverture nouvelle au dialogue. Bien souvent, linsulte ou le rejet procèdent de lignorance ou de la méconnaissance. La Manif Pour Tous a toujours tendu la main au dialogue, sollicitant une rencontre avec Marlène Schiappa. Elle renouvelle aujourd’hui cette invitation au dialogue avec la Secrétaire d‘Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommesEn acceptant de rencontrer La Manif Pour Tous et de parler en vérité, Marlène Schiappa constaterait combien le mouvement social attaché à la famille na rien à voir avec les caricatures et les faux procès dont il est la cible régulière. La mobilisation et l’engagement de La Manif Pour Tous sont sincères et désintéressés ; ne serait-ce qu’à ce titre, elle mérite la considération du gouvernement.

    Si Marlène Schiappa connaissait La Manif Pour Tous et son travail de fond au service des familles, jamais elle n’aurait tenu de tels propos ni provoqué cette indignation unanimement partagée.

    https://www.lesalonbeige.fr/si-marlene-schiappa-veut-le-dialogue-pourquoi-refuse-t-elle-de-rencontrer-la-manif-pour-tous/

  • Gilets jaunes : après l’acte XV, le bilan, le dépôt de bilan, l’inventaire ?

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    L’acte XV des gilets jaunes a confirmé les intuitions d’un Lucien Paillet ou d’un Pierre Van Ommeslaeghe exprimées sur Boulevard Voltaire. Récupérés par l’extrême gauche, salis par des antifas violents et des radicalisés antisémites, ils se sont coupés de leur élan initial et du soutien des classes moyennes. Et ce ne sont pas les dernières déclarations d’un Maxime Nicolle sur le sionisme qui les sauveront. Damien Rieu pouvait tweeter, hier après-midi : « L’extrême gauche a totalement pris le contrôle des manifestations dans quasiment toutes les métropoles. » Pour l’extrême gauche, ce n’est guère glorieux : elle n’était pas là au départ et elle va tuer le mouvement. Les Français et les gilets jaunes authentiques devront en tirer les conséquences : le salut ne saurait venir de là, pour ceux qui ne le savaient pas encore.

    On en est donc à l’heure du bilan et de l’inventaire. Ce mouvement social long et inédit a révélé bien des choses insoupçonnées, non seulement de la société française, mais surtout du pouvoir.

    D’abord, on a vu que le pouvoir était prêt à aller très loin dans la répression. Ensuite, ce même pouvoir a usé de ficelles de propagande énormes. Enfin, il a eu peur. Emmanuel Macron peut, certes, reprendre sa comédie – ce qu’il a déjà commencé à faire avec sa tournée des maires -, mais, pour beaucoup de Français, ce mouvement des gilets jaunes a montré le pouvoir dans sa nudité, avec ses forces et ses faiblesses.

    Avec ce clap de fin, même si le mouvement peut se prolonger pendant quelques semaines, le pouvoir aurait tort de se croire tiré d’affaire. Le retour au jeu politique normal, dissipant les inquiétudes de l’opinion, pourrait remettre en selle l’opposition de droite, réinstaller les questions sur la stratégie économique du gouvernement et ses résultats. Or, à ce niveau, le pouvoir a laissé des plumes. La sortie d’une période d’inquiétude où l’on s’interrogeait, plus ou moins de bonne foi, sur la solidité des institutions va permettre aussi à ceux qui se serraient derrière le Président, par réflexe, de se montrer un peu plus libres, critiques et de lui demander des comptes. Pas certain que le soutien à Emmanuel Macron et à sa majorité s’en trouve raffermi. Le retour à la raison et au jeu démocratique a du bon.

    Comme après une bataille, les gilets jaunes – s’ils ont quelques stratèges – ou ceux qui rêvent d’influer sur le cours des choses doivent faire le bilan de cette campagne. À l’actif, ils ont montré qu’un mouvement n’est puissant que s’il est long, régulier (les samedis), décentralisé dans toute la France, visible sans être bloquant, de façon à recueillir le soutien de la population. Au passif, ils ont démontré que l’absence de revendications claires, de cadres et de réalisme politique n’étaient un atout qu’un temps.

    Leur échec, à ce niveau, est comparable à celui du Mouvement 5 étoiles en Italie, en perte de vitesse partout, alors que Matteo Salvini, avec son charisme personnel, sa ligne claire, ses objectifs définis et son réalisme politique, est en passe de hisser son parti à la première place de la vie politique du pays.

    Le mouvement des gilets jaunes ne restera pas sans conséquence politique.

    Frédéric Sirgant

    http://www.bvoltaire.fr/gilets-jaunes-apres-lacte-xv-le-bilan-le-depot-de-bilan-linventaire/

  • Le coût de 40 000 migrants mineurs isolés aurait permis de sauver 40 000 paysans

    Capture.pngÀ l’heure où s’ouvre le Salon de l’agriculture, à la fois la plus grande ferme de France et  la manifestation la plus fréquentée par les politiques, faisons un tour d’horizon du monde paysan, auquel 85 % des Français sont très attachés.
    4 000 animaux et 360 races seront présentés par 1 050 exposants. (Figaro)
    Pendant cette 56e fête de l’agriculture, on va célébrer l’excellence de l’élevage français et faire l’éloge d’un savoir-faire unique au monde. Une réputation largement méritée.
    Les plus belles stars de nos élevages vont être bichonnées, lustrées, brossées comme un sou neuf, telles des mannequins de haute couture, pour se pavaner devant le public et les photographes. La star du salon, c’est « Imminence ».
    Dans chaque stand, chacun pourra goûter ce qui se fait de meilleur comme produits du terroir pour satisfaire son palais. Éleveurs, maraîchers, céréaliers, vignerons, tous passionnés par leur métier, feront honneur à la réputation de notre production agroalimentaire.
    Les Français aiment leurs agriculteurs. Ils les jugent sympathiques, passionnés, courageux et surtout utiles.
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    En effet, un paysan nourrit 60 personnes en 2019, contre 15 il y a 40 ans.
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    Le nombre d’exploitations s’est effondré. Le secteur agricole ne représente plus que 3,6 % de la population active.
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    Il reste 474 000 exploitations générant un chiffre d’affaires de 75 milliards d’euros.
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    Pour la 3e année consécutive, le modèle agricole français a été promu « le plus durable au monde » par The Economist, loin devant l’Espagne (19e) ou les USA (26e).
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    Mais au-delà de cette belle fête, à laquelle participeront les principales figures politiques, et au-delà des beaux discours, des éloges et des sourires de circonstance, c’est un monde en grande difficulté que ce monde rural, soumis à une concurrence mondiale et une réglementation européenne toujours plus dures.
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    Quand nos paysans produisent et vendent à perte, parce que les intermédiaires et la grande distribution sont toujours plus voraces, quand les prix au consommateur ne tiennent aucun compte des prix à la production, il ne faut pas s’étonner de la grande détresse qui gagne nos campagnes.
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    Selon la Mutuelle agricole, 40 % de nos paysans gagnent moins de 360 euros par mois.
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    En 10 ans, un tiers des exploitations a disparu.
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    Un agriculteur se suicide tous les deux jours dans l’indifférence générale, incapable de faire face à ses échéances de crédit.
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    25 000 agriculteurs sont en situation de quasi-faillite.
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    Les emprunts contractés pour les mises aux normes environnementales et sanitaires, exigées par Bruxelles, les ruinent et les pénalisent sur le marché mondial, où règne une concurrence déloyale.
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    Nos paysans sont aussi accusés injustement de pollution ou de maltraitance envers les animaux par des ayatollahs de l’écologie ou de la condition animale.
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    Il font face au véganisme et à un agribashing permanent qui n’arrangent rien.
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    Quant à la solitude qui les frappe, c’est un véritable fléau qui les mine. 25 % d’entre eux sont célibataires, soit le double de la moyenne nationale.
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    Dans son discours devant de jeunes agriculteurs européens, Emmanuel Macron veut « réinventer la Pac ».
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    Emmanuel Macron‏Compte certifié @EmmanuelMacron
    « Le danger pour notre agriculture n’est pas la concurrence des fruits espagnols. C’est le fait que notre bétail soit nourri au soja OGM importé et que le prix de nos volailles en dépende. Le danger n’est pas en Europe mais dans notre dépendance à l’égard d’autres puissances. »
    Du vent que tout cela. Jamais la Pac ne sauvera nos paysans. Elle est insuffisante. Le carcan des règles imposées par l’UE les asphyxie.
    Avec Macron, nos paysans doivent se contenter de promesses sans lendemain. Tout part dans l’accueil des migrants pour lesquels rien n’est trop beau.
    Le coût des 40 000 mineurs isoles accueillis en 2018, plus de 2 milliards, aurait permis de sauver 40 000 paysans en difficulté, en leur accordant une aide 50 000 euros chacun !
    Combien de suicides évités si des dizaines de milliards n’étaient pas engloutis chaque année dans une immigration de miséreux incultes, totalement inutiles à une économie numérique ?
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    Il en arrive 400 par jour dans la clandestinité, allant s’entasser dans les bidonvilles qui fleurissent partout et détruisent le quotidien des riverains.
    Sans parler de l’immigration légale qui explose chaque année en distribuant les visas sans compter.
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    Macron espère redresser la France en 3 ans. Il va la couler définitivement au nom du vivre-ensemble.
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    Jacques Guillemain pour ripostelaique.com

  • En s’attaquant aux médias, les Gilets Jaunes ont posé un acte authentiquement révolutionnaire

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    Jean-Yves Le Gallou, Président de Polémia cliquez ici

    Discours de clôture de la Xe cérémonie des Bobards d'Or.

    Castigat ridendo mores : “elle (la comédie) corrige les mœurs par le rire” disait le poète latin Horace. C’est cette idée qui a inspiré la démarche des Bobards d’Or. Quel était notre objectif ? Rire et faire rire des mensonges des médias pour les inciter à ne plus recommencer. Mais les médias, hélas ! sont incorrigibles. Ils retombent toujours dans les mêmes travers.

    Les bobards de guerre se suivent et se ressemblent : les méchants Irakiens, les méchants Serbes, les méchants Syriens sont accusés de disposer d’armes chimiques. Et quand les démentis arrivent, il est trop tard. Les mensonges ont produit leurs effets. Des morts par centaines de milliers. Des pays détruits. Et les médias passent au suivant… au mensonge suivant.

    Les bobards antiracistes se reproduisent aussi selon un schéma identique. Dans l’histoire de l’  « ophtalmo raciste » comme dans celle du soi-disant viol de Théo Luhaka on retrouve le même mécanisme : un mythomane « racisé » – pour parler comme nos médias – lance un bouteillon. Et celui-ci est repris en cœur par tous les médias. Sans la moindre vérification. Je dis bien TOUS les médias officiels, c’est le bobard total.

    Et c’est ainsi qu’ils fabriquent une réalité alternative : soit pour justifier des aventures guerrières contre des peuples qui ne nous ont rien fait ; soit pour imposer une guerre de propagande massive contre notre propre peuple pour le culpabiliser et le désarmer moralement.

    Cela, c’est la Xe année que nous le dénonçons.

    Hélas, je nous reconnais une part d’échec : nous n’avons pas réussi à corriger les médias par le rire.

    En vérité ils sont incorrigibles et en état de récidive permanente.

    Au lieu de traquer leurs propres erreurs, ils se sont lancés dans la chasse aux « fake news » sur internet : quand TF1 ment à 8 millions de téléspectateurs cela n’intéresse ni l’AFP factuel ni les Décodeurs du Monde. Ils préfèrent « débunker » l’embrouille d’un compte twitter à 40 abonnés. C’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre.

    Au lieu de se réformer, de faire leur média-culpa, les médias ont choisi de s’en prendre à la concurrence d’internet et des réseaux sociaux.

    Peine perdue ! Leur crédibilité est en berne ! Les « MédiasMenteurs » suscitent une hostilité croissante de l’opinion.

    A juste titre car ils exercent une véritable tyrannie sur l’opinion.

    Les médias disent pour qui on a le droit de voter ou non : après s’être fait la main en diabolisant les Le Pen père et fille, ils ont entrepris de liquider Fillon avant de s’acharner sur Wauquiez et Bellamy, pas assez soumis au politiquement correct à leur goût.

    Les médias fixent aussi la liste des sujets dont on a le droit de débattre ou non : 70% des Français trouvent qu’il y a trop d’immigration, mais il n’y a pas de débat libre possible sur l’immigration dans les médias.

    Mais là où les médias se sont surpassés c’est dans le traitement des Gilets Jaunes, une révolte populaire qu’ils ont tentée de casser par tous les moyens.

    Par la minoration d’abord : pauvres Gilets Jaunes dont la mobilisation ne cesse de faiblir depuis 14 semaines. Avec une technique très simple : reprendre toute la journée les chiffres que Castaner communique à midi sur la base du comptage de la matinée et les comparer aux … chiffres définitifs de la semaine précédente C’est ce qu’on appelle le « bobard calculette », une technique éprouvée qui a valu, dans le passé, plusieurs distinctions aux Bobards d’Or à l’AFP.

    Par le dénigrement ensuite : les Gilets Jaunes seraient incultes, sous-éduqués, complotistes, feignants, violents et même antisémites. Le mépris de classe des journalistes, des « people » et des crétins En Marche s’en est donné à cœur joie pour dénoncer cette France périphérique des classes moyennes et populaires, cette France européenne des ronds-points.

    Par la diabolisation et l’interdit aussi : vous vous promenez avec des drapeaux tricolores et des emblèmes de nos provinces, c’est bien la preuve que vous êtes d’ « ultra droite ». Et surtout ne vous avisez pas d’aborder la question de l’immigration et du Pacte de Marrakech car alors vous seriez vite catalogués du côté de la « peste brune ».

    Par l’occultation des faits : celle des violences gouvernementales d’une part, celle de l’origine des violences des manifestants, d’autre part. Les médias n’en peuvent plus de dénoncer la casse des Gilets Jaunes , sans presque jamais dire qu’elle est le fait d’ « antifas » connus des services de police mais laissés libres d’opérer depuis deux mois. Ces mêmes médias ont nié jusqu’à mi-janvier – et par là même rendu possible- les violences gouvernementales : 120 blessés graves, des dizaines de gueules cassées, 20 éborgnés, 5 mains arrachées. Une répression policière sans précédent en France depuis la fin de la guerre d’Algérie. Circulez il n’y a rien à voir. Il y a presque pire que le bobard, la « Ghost news », l’Info-fantôme, celle dont on ne parle pas.

    Mais là ils sont tombés sur un os.

    Pour la première fois un mouvement populaire s’en est pris à la toute-puissance médiatique.

    Des actions militantes ont été conduites contre la presse régionale, bloquant parfois la diffusion de journaux régionaux qui, comme Ouest France, ne sont pas des vecteurs d’information mais des organes de désinformation. Les Gilets Jaunes ont eu bien raison de s’en prendre à ces torchons monopolistiques et subventionnés. Comme ils ont eu bien raison sur les Ronds-points de dire leur fait aux spadassins de presse de BFM TV et France 3. Qui sème le mensonge récolte la colère ! Bien sûr les médias se sont indignés de ces quelques prises à partie, essentiellement verbales d’ailleurs. Et quant aux (rares) violences dont certains journalistes du système ont été victimes, je ne les approuve pas mais je les comprends.

    Car qui détient le vrai pouvoir aujourd’hui ? Sinon les médias.

    Qui exerce une emprise sans précédent sur les esprits par la propagande ? Sinon les médias.

    Qui fixe les sujets dont on a le droit de parler et ceux qu’il faut taire ? Sinon les médias.

    Qui décide si un gouvernement doit accepter ou non les revendications de manifestants ? Sinon les médias.

    Des manifestants soutenus par les médias – 1968, 1986, 2006 – finissent toujours par obtenir gain de cause. En revanche des manifestants qui subissent l’hostilité des médias sont méprisés comme ceux de la Manif pour tous ou les Gilets Jaunes.

    D’ailleurs les violences gouvernementales contre les Gilets Jaunes n’ont été possibles que grâce au silence et au déni des médias. Ce sont ces mêmes médias qui rendent impossible l’intervention de la police dans les banlieues de l’immigration en montant en épingle de pseudos bavures.

    Les médias sont une qui rend impossible le maintien de l’ordre républicain dans les banlieues de l’immigration tout en légitimant les violences gouvernementales contre des opposants souvent pacifiques.

    Véritable police de la pensée, les médias dominants livrent une guerre idéologique et une guerre de propagande au peuple français. Pas étonnant que ce comportement l’énerve !

    Les Gilets Jaunes contestent le pouvoir, il est donc normal qu’ils se soient attaqués au vrai pouvoir celui des médias. Bravo à eux de l’avoir fait et d’avoir ainsi posé là un acte authentiquement révolutionnaire. J’entends par là un acte qui s’attaque frontalement au cœur du pouvoir.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/24/en-s-attaquant-aux-medias-les-gilets-jaunes-ont-pose-un-acte-6131136.html

  • Allemagne : des policiers berlinois coopèrent avec des clans criminels arabes

    « Nous supposons qu’au moins six collègues, si ce n’est pas plus d’une dizaine, ont et maintiendront continuellement des liens d’informations avec le milieu des clans criminels arabes« , a déclaré Thomas Wüppesahl, lui-même détective et porte-parole de l’Association fédérale des policiers critiques.

    Jusqu’à présent, la lutte contre la criminalité clanique s’était principalement concentrée sur les grandes familles arabes. À la mi-janvier, la police a notamment arrêté les frères Arafat et Yasser Abou-Chaker. Ils sont soupçonnés d’avoir projeté l’enlèvement des enfants du rappeur Bushido. Il est toutefois très difficile pour les enquêteurs de connaître les structures et l’organisation internes de ces clans et il est presque impossible d’y infiltrer des enquêteurs.

    Un autre problème a été identifié: des policiers de Berlin sont manifestement en contact avec les membres des clans familiaux arabes et ils leur fournissent des informations.

    En effet, les relations familiales sont "plus importantes que celles de l’État de droit". Cela vaut également pour de nombreux "Allemands de souche", a déclaré M. Wüppesahl. Les policiers en question n’ont heureusement pas toujours un accès immédiat à l’information qui pourrait être importante pour eux. «Toutes les fouilles, descentes ou arrestations ne sont pas révélées à l’avance.»

    Dans l’ensemble, Wüppesahl est très critique à l’égard de la police de Berlin. Lui-même a été policier pendant 30 ans et parle de "transformation profonde", dûe à la formation et à la sélection du personnel. A Berlin, le niveau de recrutement aurait été considérablement réduit. «Beaucoup de ceux qui suivent actuellement une formation de policier n’auraient jamais été acceptés il y a 20 ou 30 ans de cela.»

    Welt

    Merci à Nick

    http://www.fdesouche.com/1164651-allemagne-des-policiers-de-berlin-cooperent-avec-des-clans-criminels-arabes
  • Le poids des retraités

    Entre réquisitoire contre un état boursouflé et discrète promotion de la politique d’Emmanuel Macron, la récente note de Bercy sur la fiscalité et les dépenses publiques a été jugée incroyable et insolite par les médias.

    Le tableau que présente Bercy des dépenses publiques est édifiant. Pour la simplicité, les proportions s'expriment par rapport à 1 000 euros dépensés. La dépense de loin la plus importante se révèle être celle des retraites. Le budget de l'État y contribue à hauteur de 268 euros sur chaque millier d'euros dépensés. Plus du quart ! La famille, qui est l'avenir, demeure un parent pauvre, puisque seulement 42 euros sur mille lui reviennent. Et pour ce qui est des « services publics régaliens » - défense, sécurité, justice - on atteint péniblement les 60.

    L'assurance-maladie constitue le deuxième poste, avec 191 euros pour mille dépensés, prix de « prestations sociales importantes » au contraire de citoyens d'autres pays « moins généreux leurs citoyens reçoivent moins de prestations et paient donc moins d'impôts, de cotisations ou de taxes en contrepartie, ils recourent pour leur couverture maladie ou pour la retraite à des systèmes d'assurance privée auxquels ils cotisent par ailleurs ».

    La note de Bercy pointe également l'extrême lourdeur des ponctions publiques sur les finances privées en France 45 3 % de prélèvements obligatoires sur le PIB en 2017 et une dépense publique qui a atteint les 56,5 % du PIB cette même année. C'est du socialisme pur et dur où l'État décide de plus de la moitié des dépenses des richesses créées par les Français, au prix de leur liberté. La redistribution est au premier plan « Le niveau de vie des 20 % des Français les plus pauvres est augmenté de près de 75% grâce à la redistribution ». L'histoire ne dit pas ce qu'il en est des non-Français, qui bénéficient largement de cette redistribution.

    C'est Bercy qui le dit

    L'un des plus puissants verrous qui maintiennent le système en place, comme le suggère la note, est le coût du travail en France 38 3 € de l'heure en France en moyenne dans l'industrie et les services marchands, contre 25,6 euros au Royaume-Uni. Le choix est vite fait. « La France peut-elle continuer de supporter un tel niveau de dépenses, le système de fiscalité est-il juste ? » demande la note de Bercy.

    Mais on peut ergoter à l'envi, il reste que les dépenses liées au système de retraites par répartition constituent aujourd'hui de facto la plus importante variable d'ajustement (268 pour mille euros dépensés, nous l'avons dit) toute modification aurait un impact incomparable par rapport à, par exemple, une économie faite sur la culture (22 euros pour 1 000 dépensés) ou sur l'administration publique (66 pour 1 000).

    Mais pour que le système de retraites par répartition fonctionne, il faut renouveler les générations.

    Or les chiffres officiels de FINSEE ont révélé lors de la publication de son bilan démographique 2018 que la France connaît une baisse de fécondité depuis quatre ans il y a eu, en 2018,12 000 bébés de moins qu'en 2017 et l'indicateur conjoncturel de fécondité est retombé à son plus bas niveau depuis 2002 à 1,87 enfant par femme, bien en-deçà du taux de renouvellement des générations qui s'établit à 2,1 enfants par femme dans les pays développés. Pendant ce temps, le nombre des femmes en âge de procréer ne cesse de baisser pour 100 femmes âgées de 20 à 40 ans en 1995, on n'en compte à. peine un peu plus de 90 en 2018. L'âge moyen des mères atteint désormais les 30,6 ans, âge où la fécondité naturelle est déjà en baisse.

    Si la France connaît toujours un solde naturel positif- la différence entre les nombres de naissance et de décès - soit 144 000 âmes de plus en 2018 par rapport à l'année précédente, « il n'a jamais été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », et encore, il a été tiré vers le haut par un solde migratoire positif de 58 000 en 2018 (différence entre ceux qui partent, Français ou étrangers, et ceux qui arrivent). Or on sait que les nouveaux migrants extra-Européens sont souvent gros consommateurs d'allocations et d'aides publiques, et qu'ils ont moins de chances d'atteindre un emploi fortement rémunéré et donc fortement contributeur au système de retraites.

    Cela veut dire qu'au fil des ans, le nombre des futurs contributeurs au système de retraite continue de baisser, alors que la population vieillit on n'a pas fini de voir les départs à la retraite de la génération du baby-boom, autant dire que les besoins augmentent et vont croissant.

    Seule "bonne nouvelle" au chapitre des dépenses de retraites le nombre de morts annuelles augmente, notamment au fur et à mesure que les baby-boomers atteignent des âges avancés 614 000 personnes sont mortes en France en 2018, c'est 8 000 de plus qu'en 2017 - autant de pensions dont le versement s'est arrêté. Mais ce n'est pas pour autant qu'on peut envisager une hausse généralisée du montant des retraites à moins de ponctionner les retraités les mieux dotés.

    Jeanne Smits monde&vie 8 février 2019

  • Bistro Libertés avec Philippe Pascot, responsable des Gilets Jaunes

    Martial Bild et les sociétaires reçoivent l’une des principales figures des Gilets Jaunes, Philippe Pascot. Homme de gauche et pourfendeur de la corruption, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Pilleurs d’Etat » et le dernier « Pilleurs de vie ». Ils débattent de la dernière enquête de l’IFOP sur le conspirationnisme en France et de l’état de léthargie générale, 100 jours avant les élections européennes.

    https://www.tvlibertes.com/bistro-libertes-avec-philippe-pascot

  • "Ils" veulent dissoudre le Bastion social... Sommes-nous chez les fous...

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    Un communiqué de Thomas Joly

    Secrétaire général du Parti de la France

    Parfois, on se demande si on n’est pas chez les fous. Mercredi soir, au dîner du CRIF, Emmanuel Macron évoquait « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ». S’il le dit. La veille, Gilles-William Goldnadel déclarait : « Depuis 1945, toute goutte de sang juif qui a coulé en France vient de l’islamisme, personne d’autre », et l’avant-veille, la journaliste Judith Waintraub soulignait qu’« aujourd’hui, l’antisémitisme qui tue et qui a tué depuis 2003, ce sont des crimes qui ont été perpétrés par des arabo-musulmans, ce n’est pas l’extrême droite ».

    Alors, sans doute un peu naïf, on imagine qu’Ils vont taper un grand coup. Par exemple, fermer quelques salles de prière où l’on prêche – pas en latin – la haine de la France, des croisés, des juifs, expulser quelques imams étrangers. Mais non, pas du tout. Le Président annonce qu’il a demandé au ministre de l’Intérieur d’engager la procédure pour dissoudre trois groupuscules d’extrême droite, dont le Bastion social. « Une annonce d’opportunité », affirme Mediapart, révélant que la décision était dans les tuyaux du ministère de l’Intérieur depuis plus de deux mois. Dans opportunité, il y a opportunisme, que voulez-vous… Et, toujours selon Mediapart, le motif de dissolution du Bastion social ne serait pas l’antisémitisme mais son incitation à la constitution d’un groupe armé...

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/23/sommes-nous-chez-les-fous-6130980.html

  • De la paupérisation des Français aux Gilets Jaunes – Revue Militant

    21ème entretien-vidéo de la revue Militant réalisé en février 2019 entre MM. André Gandillon et Florian Rouanet.

    Sommaire :
    Régime républicain, 2 siècles de sophisme, droit et personnalisme, majorité silencieuse, code génétique d’une nation, lutte des classes, inégalités territoriales, bourgeoisie et judaïsme, légitimité : la durée entre gouvernement et peuple, complotisme et populisme, souveraineté, mondialisme bancaire, prison ferme contre Christophe Dettinger, énucléation des manifestants, migrants et insécurité, Grand Débat National médiatique, élections européennes, révolte sociale au Vénézuela, situation allemande dans l’Union Européenne, Gilets Jaunes à l’international, Revue Militant…

    https://florianrouanet.wordpress.com/2019/02/21/de-la-pauperisation-des-francais-aux-gilets-jaunes-revue-militant/

  • Quel est le poids des francs-maçons sous l’ère Macron?

    Quelle est la vraie nature des liens entre Alexandre Benalla, membre de la loge des Chevaliers de l’Espérance à la Grande Loge Nationale Française (GLNF), et le conseiller d’Emmanuel Macron, bientôt exfiltré, Ismaël Emelien, formé à l’école très maçonnique de Stéphane Fouks (tendance Grand Orient), chez Havas? Comment comprendre les pluies de contrats que signe l’ancien garde du corps, son amitié avec l’affairiste Alexandre Djouhri, réfugié à Londres, comme avec Philippe Solomon, qui l’a introduit auprès de plusieurs chefs d’Etats africains francs-maçons? […] 

    « Sans verser dans la parano, chaque fois qu’une décision illogique est prise dans le monde des affaires, on peut suspecter qu’il y a solidarité maçonnique », affirme le conseiller du tout-Paris du business, Alain Minc. Contrairement à une idée reçue, les réseaux maçons ne sont pas une survivance des IIIe et IVe Républiques. Ils se développent au même rythme que le nombre de francs-maçons en France, multiplié par cinq en cinquante ans, pour atteindre aujourd’hui 180.000 membres, réunis dans une vingtaine d’obédiences, où élus locaux, médecins, petits patrons, avocats, enseignants, policiers et militaires sont surreprésentés. […]

    Challenges

    http://www.fdesouche.com/1164611-quel-est-le-poids-des-francs-macons-sous-lere-macron

     
  • La naissance de la République – 6/8

    La préparation des massacres

     http://re-histoire-pourtous.com/la-naissance-de-la-republique-episode-6-la-preparation-des-massacres/

  • Critiquer Mahomet : un interdit inscrit dans la charia et la CEDH ?

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    La conférencière autrichienne Elisabeth Sabaditsch-Wolff, condamnée pour avoir blasphémé contre Mahomet, a demandé à la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme le réexamen de son affaire. Une pétition en ligne signée par plus de 58.000 personnes soutient cette demande.

    Elle s’était contentée d’une question rhétorique. Elle avait pris soin de s’appuyer sur des faits historiques. Elle s’exprimait dans le cadre d’une conférence… Qu’importe : elle a osé vouloir rendre le « prophète de l’islam » indigne de « vénération », elle pouvait donc être condamnée.

    C’est, en substance, ce que la Cour européenne des droits de l’homme avait conclu dans un retentissant jugement en octobre 2018 : ces propos outrepassent la liberté d’expression car ils « ne pouvaient être compris que comme cherchant à démontrer que Mahomet n’était pas digne d’être vénéré ». Un zèle bien surprenant puisque les musulmans ne prétendent pas adorer ni même vénérer Mahomet.

    Il était reproché à la conférencière de ne pas avoir été « neutre » et « objective » dans ses remarques, mais malveillante. Son appartenance au FPÖ, le parti autrichien d’extrême droite, n’a certainement pas joué en sa faveur.

    Voici deux extraits de ce que la conférencière a effectivement dit : « Un des plus gros problèmes auquel nous faisons face aujourd’hui est que Mahomet est perçu comme l’idéal, l’être humain parfait, le parfait musulman. […] C’était un guerrier, il eut beaucoup de femmes, et pour ainsi dire, il aimait faire ça avec des enfants. Et selon nos valeurs, ce n’était pas l’homme parfait. » Et, un peu plus tard, tandis que la conférencière relatait une conversation qu’elle avait eue avec une autre personne, elle demanda : « Un homme de 56 ans avec une fille de 6 ans, comment appelles-tu cela ? Donne-moi un exemple ? Comment appeler cela autrement que de la pédophilie ? »

    Selon la Cour et les juridictions autrichiennes, ces propos ne reflètent pas des faits mais un « jugement de valeur » car la conférencière a « subjectivement attribué à Mahomet la pédophilie comme sa pratique sexuelle principale préférée et n’a pas informé de manière neutre son auditoire du contexte historique ».

    À l’encontre de la conférencière, la Cour souligne que « le mariage a perduré jusqu’à la mort du prophète, lorsque Aïcha venait d’avoir 18 ans et avait donc dépassé l’âge de la puberté ». Nous voilà rassurés, on ne peut pas dire comme cela que « le prophète » était un pédophile ; la preuve : il est resté avec Aïcha bien qu’elle fût pubère !

    Ainsi, sous prétexte d’imprécisions et de manque de neutralité, la Cour valide l’interdit de critiquer le comportement de Mahomet.

    Plus encore : au nom de la paix religieuse et de la tolérance, la liberté de critiquer l’islam est restreinte ; alors même que la Cour protège, simultanément, les attaques les plus offensantes contre les chrétiens en Europe.

    La Cour européenne accepte rarement les demandes de réexamen en Grande Chambre. Pourtant, ici, cela paraît essentiel, tant le jugement rendu est contraire aux propres principes de la Cour suivant lesquels, il faut le rappeler, la liberté d’expression « vaut non seulement pour les “informations” ou “idées” accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population ».

    Alors que la Cour européenne a récemment posé le cadre d’application de normes de la charia en Europe, va-t-elle accepter de réexaminer le blasphème contre Mahomet ? On en doute, mais on peut l’espérer.

    Christophe Foltzenlogel Juriste

    http://www.bvoltaire.fr/critiquer-mahomet-un-interdit-inscrit-dans-la-charia-et-la-cedh/