Ce matin du 12 février, Louis (prénom modifié) reçoit un texto de Quentin : « On ne laisse pas des jeunes filles en danger. » Il décide avec Quentin de rejoindre un petit groupe informel chargé d’assurer, en cas d’agression, la sécurité des militantes de Némésis. L’antenne Lyon du collectif féministe de droite a prévu de déployer une banderole : « Islamo-gauchiste, hors de nos facs », à l'occasion de la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Sur place, Quentin et son ami retrouvent d’autres militants. Tous ne se connaissent pas entre eux. Nous avons retracé la soirée tragique où Quentin a trouvé la mort. Notre récit s'appuie notamment sur les témoignages de militants présents lors du lynchage, d'une militante Némésis présente devant Sciences Po Lyon lors de l'action, d'un avocat d'une des victimes et sur une analyse minutieuse de documents vidéo produits sur place par des témoins.






