
Macron a l’art d’entretenir un mystère autour de ses intentions et des armes dont il disposerait pour les mettre en branle. Mais s’il est dangereux tant qu’il est au pouvoir il se plie quand même, de mauvaise grâce c’est vrai, à des incontournables impératifs constitutionnels. Rester en place, il ne le peut pas théoriquement, la constitution est très claire sur ce point. À la fin du mandat il doit quitter le pouvoir. Déclencher l’art 16 ne lui donne pas la possibilité de poursuivre son mandat, il pourrait reporter l’élection de quelques semaines mais rien de plus, cela n’aurait donc aucun effet. L’activer entre les deux tours ou immédiatement après le second tour ne prolongerait pas plus son mandat. La question juridique reste de savoir ce que devient l’article 16 une fois la transition faite. Il n’y a rien d’automatique dans la transmission des prérogatives. Il n’y a même rien qui prévoit cette passation. Le flou quant à l’interprétation juridique de la situation pourrait-il servir de cadre à un coup d’État ? Rien ne le prouve mais rien ne le dément non plus.







