Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 2535

  • Critiquer Mahomet : un interdit inscrit dans la charia et la CEDH ?

    cedh.jpg

    La conférencière autrichienne Elisabeth Sabaditsch-Wolff, condamnée pour avoir blasphémé contre Mahomet, a demandé à la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme le réexamen de son affaire. Une pétition en ligne signée par plus de 58.000 personnes soutient cette demande.

    Elle s’était contentée d’une question rhétorique. Elle avait pris soin de s’appuyer sur des faits historiques. Elle s’exprimait dans le cadre d’une conférence… Qu’importe : elle a osé vouloir rendre le « prophète de l’islam » indigne de « vénération », elle pouvait donc être condamnée.

    C’est, en substance, ce que la Cour européenne des droits de l’homme avait conclu dans un retentissant jugement en octobre 2018 : ces propos outrepassent la liberté d’expression car ils « ne pouvaient être compris que comme cherchant à démontrer que Mahomet n’était pas digne d’être vénéré ». Un zèle bien surprenant puisque les musulmans ne prétendent pas adorer ni même vénérer Mahomet.

    Il était reproché à la conférencière de ne pas avoir été « neutre » et « objective » dans ses remarques, mais malveillante. Son appartenance au FPÖ, le parti autrichien d’extrême droite, n’a certainement pas joué en sa faveur.

    Voici deux extraits de ce que la conférencière a effectivement dit : « Un des plus gros problèmes auquel nous faisons face aujourd’hui est que Mahomet est perçu comme l’idéal, l’être humain parfait, le parfait musulman. […] C’était un guerrier, il eut beaucoup de femmes, et pour ainsi dire, il aimait faire ça avec des enfants. Et selon nos valeurs, ce n’était pas l’homme parfait. » Et, un peu plus tard, tandis que la conférencière relatait une conversation qu’elle avait eue avec une autre personne, elle demanda : « Un homme de 56 ans avec une fille de 6 ans, comment appelles-tu cela ? Donne-moi un exemple ? Comment appeler cela autrement que de la pédophilie ? »

    Selon la Cour et les juridictions autrichiennes, ces propos ne reflètent pas des faits mais un « jugement de valeur » car la conférencière a « subjectivement attribué à Mahomet la pédophilie comme sa pratique sexuelle principale préférée et n’a pas informé de manière neutre son auditoire du contexte historique ».

    À l’encontre de la conférencière, la Cour souligne que « le mariage a perduré jusqu’à la mort du prophète, lorsque Aïcha venait d’avoir 18 ans et avait donc dépassé l’âge de la puberté ». Nous voilà rassurés, on ne peut pas dire comme cela que « le prophète » était un pédophile ; la preuve : il est resté avec Aïcha bien qu’elle fût pubère !

    Ainsi, sous prétexte d’imprécisions et de manque de neutralité, la Cour valide l’interdit de critiquer le comportement de Mahomet.

    Plus encore : au nom de la paix religieuse et de la tolérance, la liberté de critiquer l’islam est restreinte ; alors même que la Cour protège, simultanément, les attaques les plus offensantes contre les chrétiens en Europe.

    La Cour européenne accepte rarement les demandes de réexamen en Grande Chambre. Pourtant, ici, cela paraît essentiel, tant le jugement rendu est contraire aux propres principes de la Cour suivant lesquels, il faut le rappeler, la liberté d’expression « vaut non seulement pour les “informations” ou “idées” accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population ».

    Alors que la Cour européenne a récemment posé le cadre d’application de normes de la charia en Europe, va-t-elle accepter de réexaminer le blasphème contre Mahomet ? On en doute, mais on peut l’espérer.

    Christophe Foltzenlogel Juriste

    http://www.bvoltaire.fr/critiquer-mahomet-un-interdit-inscrit-dans-la-charia-et-la-cedh/

  • Hervé Juvin : "Energie, alimentation, territoires : quels enjeux pour la France et l'Europe ?"

  • Mathieu Bock-Côté : Contre le technologisme

    266035460.jpg

    Robin Williams dans La société des poètes disparus

    Cette tribune - de celles que nous reprenons souvent pour leur pertinence - est parue dans leJournal de Montréal du 21 février. Mathieu Bock-Côté y dénonce la tyrannie des écrans et leur fonction décérébrante, déculturante. L'affaire est grave et sérieuse. Il s'agit en dernière analyse de la survie ou non de notre civilisation.   LFAR 

    Un spectre hante le monde de l’éducation : le spectre du technologisme.

    On pourrait aussi dire qu’il s’agit d’une idéologie qui s’infiltre partout, transforme notre idée de l’école, et surtout, révolutionne notre conception de l’enseignement. Cette idéologie pose comme thèse centrale qu’il faut placer les « nouvelles technologies » au cœur de toute activité pédagogique.

    Apple

    Peu à peu, elles remplaceront l’enseignant.

    Cette idéologie se décline de plusieurs manières : les uns veulent placer le texto au cœur de l’enseignement du français, les autres s’imaginent qu’une vidéo YouTube vaut un livre. On s’imagine même que traîner sur internet vaut un passage à la bibliothèque et qu’il ne sert à rien de cultiver sa mémoire puisque de toute façon, tout est déjà archivé sur Google. 

    Hier encore, dans Le Journal de Montréal, on apprenait que certaines écoles font de la visite au Apple Store une activité pédagogique. En gros, il s’agit de placer les produits Apple au cœur des méthodes d’apprentissage.

    Cette technologie défigure l’école en prétendant la moderniser alors qu’il nous faudrait plutôt renouer avec l’enseignement à l’ancienne, qui n’est rien d’autre que l’enseignement de toujours.

    Au cœur de l’école, il faut un enseignant en chair et en os, avec des passions, des sentiments, un enseignant maîtrisant admirablement sa matière, capable de transformer sa classe en théâtre et d’éveiller chez les jeunes qu’il a devant lui un désir pour la culture, pour le savoir, pour la connaissance. Je l’ai souvent écrit, mais qu’on me permette de le redire : la robotisation de l’école correspond à sa déshumanisation.

    Notre existence est déjà colonisée par les « nouvelles technologies ». Plus exactement, elle est polluée par les écrans. Dans la rue, au restaurant, au café, dans les transports en commun, et même dans les voitures individuelles, tout le monde a la tête rivée à son écran à temps plein. On peut y voir une forme d’esclavage.

    L’école devrait urgemment s’en mettre en retrait et renouer avec certaines des choses les plus précieuses au monde, que notre civilisation piétine. Je parle de la concentration, sans laquelle l’individu est condamné à la dispersion permanente. Je parle de l’art de la lecture, qu’on ne saurait pratiquer sans redécouvrir les vertus lumineuses du silence.

    On ne saurait sérieusement libérer l’imagination de l’enfant en le fixant devant un écran. Il faut lui faire lire de grands romans, il faut aussi le pousser vers l’histoire, le projeter vers d’autres époques, pour découvrir que la vie n’a pas toujours le même visage.

    Bibliothèque

    C’est ainsi qu’il saura éviter de se laisser berner par toutes les niaiseries de la culture de masse. Il saura que la culture se trouve ailleurs que dans les débilités issues de la téléréalité.

    En d’autres mots, il faut décoloniser l’école du technologisme.

    Mon école idéale ? Un maître, des élèves, un tableau, des livres, des fenêtres, et pas trop loin, une bibliothèque. C’est vers elle qu’il faudrait conduire les élèves, et pas au Apple Store.   

    1268352499.jpgMathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (éd. VLB, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (éd. Boréal, 2012) et de La dénationalisation tranquille (éd. Boréal, 2007). Ses derniers livres : Le multiculturalisme comme religion politiqueaux éditions du Cerf [2016] et le Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/02/24/societe-contre-le-technologisme-6131119.html

  • OÙ ACHETER "SYNTHÈSE NATIONALE" À PARIS ?

    2019 02 PUB LIB 75.jpg

    OU, BIEN SÛR, SUR NOTRE

    SITE LIBRAIRIE CLIQUEZ ICI

  • Révolte populaire des Gilets Jaunes (Revue Militant)

    «Qu’en est il de la révolte populaire des Gilets Jaunes ?» pour une analyse structurée et complète, 20ème entretien-vidéo de la revue Militant réalisé en décembre 2018 en présence de M. André Gandillon, interrogé par Mlle. Blandine et Florian Rouanet.

    Sommaire :

    Révolte sociale, réaction gouvernementale, situation économique, taxe et réchauffement climatique, forte crise spirituelle, corps policier et complot médiatique, Emmanuel Macron et les coteries, pacte de Marrakech signé, Bergoglio cosmopolite, attentat de Strasbourg sur le marché de Noël, censure du net français, répression des réseaux sociaux…

    https://florianrouanet.wordpress.com/2018/12/20/analyse-structuree-de-la-revolte-populaire-des-gilets-jaunes-revue-militant/

  • Migrants : l’Espagne va augmenter la hauteur des clôtures frontalières à Ceuta

    L’Espagne, confrontée à une forte pression migratoire, va augmenter la hauteur des doubles clôtures frontalières qui séparent du Maroc son enclave de Ceuta, a annoncé samedi le ministère espagnol de l’Intérieur.

    « La hauteur de la clôture sera augmentée de 30%, atteignant les dix mètres, là où se sont produites le plus d’entrées« , a annoncé le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, lors d’une visite à Ceuta, dans des propos reproduits dans un communiqué de son ministère.

    (…) Les travaux de renforcement de cette clôture à Ceuta « commenceront dans à peu près un mois et demi« , selon le ministère espagnol.

    La clôture a été prise d’assaut à plusieurs reprises ces dernières années par des migrants africains qui souhaitaient pénétrer dans l’enclave espagnole qui, avec celle de Melilla, constitue la seule frontière terrestre entre l’Afrique et l’Union européenne.

    Certains de ces assauts ont été violents, comme ceux de juillet et août derniers, quand les migrants ont pénétré dans Ceuta en lançant de la chaux vive et des excréments contre les forces de l’ordre, blessant plusieurs d’entre eux.

    (…) RTBF

    http://www.fdesouche.com/1164573-lespagne-va-augmenter-la-hauteur-des-clotures-frontalieres-a-ceuta-elles-ont-ete-prises-dassaut-a-plusieurs-reprises-par-des-migrants-africains

  • Démocratie molle, démocratie éclatée, démocratie soumise, démocratie mortelle !

    4000404-845x475.jpg

    La France se languit et traverse une crise profonde dont le mouvement des gilets jaunes n’est, en réalité, que la conséquence et non la cause. Tout est sujet à atermoiements, à débats sans fin, à propos contradictoires et, en définitive, bute sur une impasse.

    Tout se passe selon les fameux propos de ce glorieux président du Conseil de la IIIe République Henri Queuille : « Il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. »

    Mais les temps ne sont plus à l’attentisme et nos concitoyens veulent des décisions, sinon rapides, du moins efficientes et visibles. Notre démocratie est devenue une démocratie molle, une démocratie éclatée et, en définitive, une démocratie soumise, elle est mortelle !

    – Démocratie molle : le meilleur exemple est le débat sur le retour des djihadistes qui, au-delà de la question des enfants en bas âge, se noue sur le motif que ces djihadistes sont français et doivent être jugés en France.
    C’est oublier qu’ils peuvent aussi êtres jugés dans et par les pays où ils ont commis leurs crimes ; mais surtout, c’est oublier que tout Français qui s’engage dans une armée étrangère et agit contre les intérêts de la France peut être déchu de la nationalité française après mise en demeure par le gouvernement (article 23-8 du Code civil). Au gouvernement d’agir !
    Ces djihadistes doivent être déchus de la nationalité française et interdits de retour sur le territoire national.

    – Démocratie éclatée : les dérives communautaires en sont l’exemple le plus évident ; le repli identitaire ruine tout unité nationale ; certains groupes se définissent davantage par l’appartenance à leur religion que par leur citoyenneté française.

    – Démocratie soumise : le débat est accaparé par les minorités qui peuvent défendre des intérêts légitimes mais dont l’action exacerbée nie tout intérêt général ; c’est le règne médiatique des groupes de pression en tout genre.

    Notre démocratie, qui navigue désormais entre tous ces écueils, est devenue mortelle, il faut en avoir conscience. L’absence de projet global qui incarne une vision de l’intérêt général et puisse fédérer et dépasser les phénomènes claniques conduit à l’impasse. Elle mène aux affrontements avant, sans doute, le retour brutal de l’ordre :

    « Toutes les fois que l’on attend le retour de l’ordre, on ne peut se tromper que sur la date » (Louis de Bonald).

    On est prévenu !

    Jacques Myard

    http://www.bvoltaire.fr/democratie-molle-democratie-eclatee-democratie-soumise-democratie-mortelle/

  • L'Étatisme relais du paritarisme moribond

    6a00d8341c715453ef022ad3c4a8a4200d-320wi.jpgDans la crise actuelle de l'assurance-chômage, et bien au-delà dans toutes les contradictions que subit le prétendu modèle social français, il semble qu'il faille détecter la part de responsabilité de l'Étatisme. En apparence, en effet, cette rencontre entre patronats et syndicats qu'on appelle paritarisme pourrait être vue comme échappant à l'État : en réalité, dans le contexte hexagonal, il fonctionne de plus en plus comme un simple relais de la haute administration.

    Ah certes on soulignera l'attitude particulièrement destructrice de la CGT. Son chef Martinez exige du patronat, et, à défaut de l'État, qu'il mette en place un système de malus pénalisant le recours aux emplois courts.

    Cette démagogie épargne les secteurs où l'implantation cégétiste reste puissante : non seulement ceux dont le personnel est doté d’un statut comme dans le ferroviaire ou dans les entreprises électriques ou gazières mais aussi dans une partie de la grande industrie. En revanche elle peut faire beaucoup de mal dans toutes les corporations aux activités saisonnières, à commencer par l'hôtellerie-restauration – dont on doit rappeler qu'elle assure une part importante du commerce extérieur, c'est-à-dire des apports financiers venus de l'étranger sans que les statistiques douanières ne les fassent évidemment apparaître. Rappelons d'ailleurs que les structures qui génèrent le plus de précarité sont sans doute la poste et l'école, fleurons du secteur public.

    Or, sans sous estimer la capacité de nuisance des vieux stals de la CGT, remarquons dans cette affaire de bonus/malus sur les contrats courts, que dès le 28 janvier on apprenait que le chef de l'État en personne "est déterminé à instaurer un mécanisme financier pour freiner l'abus de recours aux CDD."[1]

    "Le ministère du Travail, précise l'auteur, veut mesurer les taux de ruptures donnant lieu à inscription à Pôle emploi." Et il ajoute: "Emmanuel Macron a été très clair. Quelle que soit l'issue de la négociation entre syndicats et patronat sur l'assurance-chômage, il y aura un mécanisme de type bonus-malus pour récompenser les entreprises qui favorisent l'emploi stable et pénaliser celles qui abusent des contrats courts. 'Parce que c'est vertueux', a-t-il justifié jeudi soir lors d'un débat avec des citoyens dans la Drôme".

    Bien sûr on peut noter que dans la crise actuelle, certaines voix s'élèvent, comme celle de M. Asselin porte-parole des PME souhaitant refonder le paritarisme. Cette louable intention remonte aux idées de Jean Coutrot, lorsqu'en 1936, membre du cabinet de Charles Spinasse, ministre de l'économie nationale du Front populaire il chercha surtout à mettre en place ses idées d'organisation scientifique du travail, invoquant un "Humanisme économiques". L'année 1941, qui vit pourtant la disparition[2] du théoricien, fut dans la pratique celle de la prise du pouvoir du paritarisme administratif dont il avait été un des principaux pionniers. La charte du travail du gouvernement Darlan jeta alors les bases d'un système qu'on s'acharne aujourd'hui encore à considérer comme le modèle social français. La curieuse continuité de la technocratie hexagonale est parvenue en 1944-1946 à maintenir et même à renforcer, avec le concours actif du PCF, les institutions étatiques mises en place par les gouvernemnts successifs de la période 1940-1944. On ne semble toujours pas sorti en effet de cette relation ambiguë entre le MEDEF, qui comme son nom l'indique n'est pas un syndicat d'entrepreneurs mais un mouvement financé par les grandes entreprises, et les centrales qui ne sont plus syndicales que de nom, étant transformées en bureaucraties subventionnaires sans aucune représentativité réelle.

    Comme le plan Juppé de 1995-1996, qui étatisa les trois branches de la sécurité sociale, on doit craindre que l'échafaudage actuel laisse la vie libre à une étatisation du système. On peut dès lors faire confiance à nos technocrates, ils le rendront plus pernicieux encore.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. article d'Alain Ruelle, dans les Échos : "Contrats courts : les formules de bonus-malus en concurrence"
    [2] celle-ci fut présentée comme le résultat d'une noire conspiration : successivement d'abord par les fascistes en 1941, puis à partir de 1944 par les communistes. En réalité, selon toute vraisemblance, Coutrot s'est bel et bien suicidé.

    https://www.insolent.fr/