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actualité - Page 3068

  • Un doux chez les durs, la droite au pied du mur

    serment_horace.jpgPorte-parole du gouvernement  et  secrétaire d’Etat aux Relations au Parlement,  Christophe Castaner, réagissant à la venue de Steve Bannon au congrès du FN à Lille,  avait déclaré que ce dernier était  « le  roi des fake news » - critique qui dans sa bouche ne manque pas de sel!-  et « le roi des  suprémacistes blancs »… En l’espèce un bobard asséné par la candidate malheureuse Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle américaine et repris par l’ensemble des médias progressistes. En fait de suprémacisme, Emmanuel Macron n’a pas semblé gêné outre mesure par celui du gouvernement  de l’extrême droite identitaire hindou dont il  était l’invité ces derniers jours. Le Monde le rapporte très factuellement,  « le voyage officiel d’Emmanuel Macron en Inde s’est terminé lundi 12 mars à Bénarès, transformée pour l’occasion en vitrine du nationalisme hindou. Au troisième et dernier jour de sa visite, Emmanuel Macron y a été accueilli par le premier ministre indien Narendra Modi, et par Yogi Adityanath, le dirigeant de l’Uttar Pradesh, l’Etat où se situe Bénarès. Ce chef d’une milice hindoue, emprisonné en 2007 pour avoir organisé des émeutes, est poursuivi pour tentative de meurtre, intimidation criminelle et incitation à la haine. » Le chef de l’Etat, affichant les sourires chaleureux de circonstance, s’est plié de bonne grâce à l’instrumentalisation de sa visite à des fins de propagande politique par M. Modi.  L’actuel  Premier ministre est  membre du  BJP (Bharatiya Janata Party),  formation politique très puissante en Inde, qui se revendique de l‘Hindutva, idéologie du suprémacisme culturel et  ethno-religieux hindou, volontiers qualifié d’islamophobe par les mahométans du sous-continent indien. Narendra Modi fut membre d’une organisation paramilitaire de masse, la  Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS),  « Organisation volontaire nationale » qui a toujours  des liens organiques avec  le BJP  et qui est connue pour sa défense intransigeante de la foi hindoue face aux menées des  islamistes,  mais aussi pour ne pas répugner parfois  à la violence  contre l’extrême gauche ou  les minorités religieuses.

    Alors, à l’évidence, au cours de cette visite d’Etat,   nécessités commerciales et  impératifs géopolitiques  l’ont emporté sur toute autre considération pour Emmanuel Macron, ce  qui , nous l’espérons, ne choquera pas outre mesure la sensibilité de  M. Castaner. Nous n’allons d’ailleurs pas  reprocher au président de la république de réintroduire, après les  désastreux épisodes Sarkozy-Juppé puis Hollande-Fabius,  un peu de realpolitik dans la conduite de nos relations internationales. Quand bien  même serait il  heureux qu’il  s’en  inspire  plus avant dans le dossier syrien et dans notre dialogue avec  Moscou…

    Un principe de réalité que prônait aussi Louis Aliot, invité lundi de Radio Classique, qui fut questionné sur la probabilité de la mise en place d’alliances entre  l’opposition nationale et  LR.   « Les électeurs républicains, a-t-il déclaré, ont voté au deuxième tour pour nos candidats et ce, depuis déjà beaucoup d’élections. A la base c’est en train de se faire. Les états-majors, je n’y crois pas car ils sont enfermés dans des logiques d’appareils qui, pour l’instant, les empêchent de discuter avec qui que ce soit. »  D’autant  , a-t-il ajouté,  qu’«on ne sait pas ce que pense Laurent Wauquiez», et que  «son parti vote  au parlement européen toute la politique de Jean-Claude Juncker », le président de la Commission européenne.

    Une alliance d’appareils à laquelle ne croit plus pas non plus la conseillère politique de Laurent Wauquiez,et député au Parlement européen Nadine Morano.  Présente sur l’antenne de RMC  hier,  elle s’est surtout  employée à  dire tout le mal quelle pensait du Front National tout en avouant  des «constats communs »  entre le FN et LR . « Plutôt que de faire un accord avec un parti en déconfiture, je préfère faire un accord avec les Français et l’ensemble des électeurs, on veut qu’ils reviennent vers nous! » « Quand vous faites une alliance vous devez avoir un maximum de points communs et une ligne politique convergente.» Or a-t-elle ajouté, «l’ADN de base du FN c’est l’antigaullisme, je suis gaulliste: je ne peux pas faire alliance avec un parti antigaulliste! »

    Marie-Christine Arnautu réagissant à cette  entretien de l’élue LR a noté:   « S’amuser à jouer la dure à longueur de temps pour au final rentrer dans le même moule que tout le monde, quel courage !»Certes, la faiblesse des éléments de langage, des arguments  avancés par Mme Morano  peuvent  s’expliquer. Indigence qui  est la marque de la fébrilité de  M. Wauquiez contesté  dans sa stratégie droitière par des poids lourds républicains, à la tête d’un parti  sans unité, fortement tiraillé entre sa base conservatrice et identitaire ( au sens large du terme) et de nombreux cadres ouvertement progressistes et à l’antifrontisme rabique.  Quelle cohabitation possible au sein de LR entre deux tendances aussi opposées? Et ce,  alors même que les sympathisants de  base du président de LR  constituent à l’évidence le noyau dur des électeurs de droite qui, dans les sondages,  se prononcentpour des accords, notamment locaux, avec les nationaux…

    « Ami » de Nadine Morano,   l’ex ministre de  Nicolas Sarkozy et ancien député RPR, UMP et LR ,  Thierry Mariani,  a fait preuve de plus de fermeté et de cohérence. Dans  l’entretien qu’il a accordé au JDD samedi, M. Mariani, qui  a souvent tenu un discours  similaire à celui du FN sur de nombreux sujets, tout en prenant bien soin de s’en démarquer,  a tenu des propos plus en adéquation avec la logique électorale et les attentes du peuple de droite:  « Tout a changé depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Nous avons affaire à un renversement d’alliance. Le centre, qui nous a empêchés pendant des années de réaliser ce qu’on devait faire, est parti chez Macron. Et le FN d’aujourd’hui n’est plus celui de Jean-Marie Le Pen. » Quand bien même, ajouterons nous,  toute une partie du RPR dont Thierry Mariani  fut l’élu, prônait déjà  l’alliance avec le FN de Jean-Marie Le Pen, avant de se gauchiser sous l’influence catastrophique pour notre pays  des Chirac, Juppé et consorts.

    « Sans alliés, nous allons rester dans l’opposition pour longtemps. Il est temps de renverser la table. Le Front National a évolué. Regardons si un accord ou un rapprochement sont possibles. Parce que si on veut des alliés, ils seront forcément de ce côté-là si on veut appliquer un programme de droite» précise encore M Mariani.  Une prise de conscience qui intervient au moment ou le président du Parti chrétien démocrate (PCD, affilié à LR) , Jean-Frédéric Poisson, jusqu’alors  défavorable à toute alliance avec le FN, évolue lui aussi sensiblement. Sur France Info hier, il s’est dit prêt à «essayer de faire émerger un projet», «une véritable alternative à la vision de la France d’Emmanuel Macron», «qui soit suffisamment large et clair pour rassembler, pour tous ceux qui pensent que la France a encore un rôle à jouer dans l’Europe, que la culture française a du sens (…). Tout cela peut constituer un projet politique, c’est ma conviction, susceptible de rassembler largement.» «Tous ceux qui s’y retrouvent sont les bienvenus et si cela doit aller des Républicains aux gens qui sont au Front national, ça sera très bien.»

    Bruno Gollnisch le rappelle, le FN a longtemps tendu la main,  en vain,   à tous les adversaires autoproclamés des libéraux-libertaires, des immigrationnistes, des euromondialistes béats. La droite démonétisée par des années de trahisons, de reniements, de lâchetés, est aujourd’hui, plus que jamais , devant ses responsabilités. Est-elle capable, aura-t-elle le courage  de faire  son  aggiornamento, de se dégager de l’emprise idéologique de la gauche, du vieux piège mitterrandien? C’est au pied du mur, ici et maintenant,  qu’elle sera jugée.

    https://gollnisch.com/2018/03/14/un-doux-chez-les-durs-la-droite-au-pied-du-mur/

  • L’éolien n’est qu’une « pompe à fric » pour escrocs avec des bénéfices scandaleux que nous payons dans le surcoût de nos factures EDF.

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    Marc Rousset

    Macron veut vendre à l’Inde 12 réacteurs, dont une centrale nucléaire de 6 réacteurs du type EPR à Jaitapur, en Inde. Début 2018, 449 réacteurs sont en fonctionnement dans le monde, et 56 en construction.

    Les énergies renouvelables, en France, ne survivent que parce que subventionnées d’une façon éhontée par l’usager. Le prix de vente de l’électricité issue de l’éolien terrestre est trois fois plus élevé que celui du nucléaire ; le solaire photovoltaïque peut être jusqu’à quinze fois plus cher. Quant à l’éolien en mer, il est six fois plus cher que le nucléaire.

    L’éolien n’est qu’une « pompe à fric » pour escrocs avec des bénéfices scandaleux que nous payons dans le surcoût de nos factures EDF. L’État garantit, en effet, un revenu de base de huit centimes par kWh. L’éolien n’est en aucune façon un investissement écologique pour le développement du pays. Combattre les éoliennes qui polluent, avec leurs matériaux et les politiciens locaux corrompus, c’est aussi préserver la beauté et l’environnement de la France.

    Les éoliennes, ainsi que les panneaux photovoltaïques, sont importés dans notre pays, ce qui accroît le déficit catastrophique de notre balance commerciale. Ce sont, de plus, des sources d’énergie intermittentes (absence de vent ou de soleil) dont la production d’électricité n’est pas stockable. Elles nécessitent donc la production d’une énergie de secours équivalente pour permettre au réseau de répondre à tout moment à la consommation, d’où (en Allemagne) les centrales de lignite polluantes dont ne parle jamais Nicolas Hulot et la nécessité de construire 4.000 kilomètres de lignes de haute tension entre l’énergie éolienne de la mer du Nord et le sud de la Bavière. Les réseaux haute tension français sont déjà construits depuis longtemps.

    Si l’EPR est une folie, pourquoi les Chinois en construisent-ils ? Pourquoi les Anglais et les Indiens sont-ils très intéressés ? Flamanville, c’est une seule fois dix milliards d’euros pour produire, pendant quatre-vingts ans, avec une disponibilité de 80 %, soit un coût d’un centime par kilowattheure. Le problème des déchets est définitivement réglé à Bure.

    Les énergies renouvelables, c’est, au contraire, un surcoût de dix milliards d’euros payés tous les ans par les contribuables français à partir de 2020. Là est le scandale ! En Allemagne, le surcoût est déjà de vingt-quatre milliards d’euros chaque année, et il ne cesse d’augmenter ! Mme Merkel ne s’est pas seulement « plantée » pour l’immigration, mais aussi pour son tournant énergétique (« Energiewende ») démagogique. À Fukushima, le nucléaire n’a causé aucun mort, contrairement au tsunami.
     
    Fermer Fessenheim entraînerait une perte d’exploitation de sept milliards d’euros pour EDF. La centrale pourrait être prolongée sans problème pour une durée de soixante ans, comme sa sœur jumelle de Bear Valley, aux États-Unis. Fermer Fessenheim, c’est supprimer 2.200 emplois non délocalisables, priver les Français d’une électricité rentable et bon marché, obliger l’Alsace à importer d’Allemagne 12 térawattheures par an.

    L’électronucléaire en France, c’est l’équivalent de vingt milliards d’euros d’importation de pétrole, dix fois moins de rejets de gaz à effet de serre qu’en Allemagne, une industrie pourvoyeuse d’emplois, exportatrice et de haute technologie, un prix compétitif d’énergie.

    Les éruptions du soleil et les éruptions volcaniques, pas le CO2(gaz carbonique), sont responsables des variations climatiques. L’avenir énergétique du XXIe siècle, pour la France, c’est en fait le nucléaire avec des réacteurs à neutrons rapides utilisant l’uranium 238 présent à 99,3 % dans l’uranium naturel, contrairement à l’uranium 235 présentement utilisé (0,7 %).

    Pour les énergies renouvelables, comme pour le réchauffement climatique, le libre-échangisme mondialiste et l’immigration, les bobards, ça suffit ! Peuple de France, réveille-toi !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les soutiens de Marion Maréchal-Le Pen écartés au FN

    6a00d83451619c69e201bb09fb2b38970d-800wi.jpgAlors que Marine Le Pen envisage de nouer des alliances externes, il semblequ'en interne elle ait écarté les soutiens de la branche "marioniste". Un cadre explique :

    "Traditionnellement, on laisse un strapontin à chaque sensibilité. Là, ce sont surtout les 'marinistes' qui sont représentés".

    Cet interlocuteur en veut pour preuve la non-intégration de deux étoiles montantes du parti, "suspectées d'être proches de Marion Maréchal-Le Pen", au Conseil national: Antoine Mellies et François de Voyer. Le premier est conseiller régional FN et fondateur du collectif Audace, dont la présidence a récemment échu au second. Autre absence: celle de Thibaut Monnier, secrétaire départemental de l'Isère et une autre figure d'Audace. Cette structure de "jeunes actifs patriotes" a pour ambition de séduire les entrepreneurs et échange notamment avec Jean-Frédéric Poisson. Mauvais signe pour un parti qui veut nouer des alliances.

    Non élus au Conseil national, Antoine Mellies et François de Voyer n'ont pas été repêchés par la Marine Le Pen. Thibaut Monnier est le président de l’Issep, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques qui est en train de se mettre en place à Lyon avec l’appui de Marion...

    Interprétation lapidaire d'un cadre:

    "les 'marionistes' ont été exécutés ce week-end".

    Un élu du sud confirme :

    "Mais s'il y a des perdants et des gagnants à l'issue du congrès, les proches de 'Marion' font partie de la première catégorie". "Comme il n'y a plus personne pour les protéger, les 'marionistes' se sentent clairement menacés".

    Marine Le Pen refuse de voir se développer une contestation qui la fragiliserait. Il semble qu'elle ne cherche à s'entourer que de flatteurs. 

    Nicolas Bay est également dans le collimateur de l'état-major:

    "D'aucuns voient en lui le cheval de Troie des identitaires dans un contexte où Marine Le Pen veut réduire leur influence". "Bay est la cible numéro un de l'entourage de Marine Le Pen".

    Addendum 14/03 - Dans un tweet, François de Voyer indique qu'il a lui-même demandé de ne pas intégrer le Bureau national, par manque de temps :

    J’ai moi même demandé à @MLP_officiel de ne pas figurer au Bureau National parce que je ne pouvais plus soutenir ma charge de travail en tant qu’entrepreneur et pdt du collectif @Audace_France !!! https://twitter.com/romain_herreros/status/973618710278787072 

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Zemmour : “L’Europe oblige Marine Le Pen à revenir aux fondamentaux du FN de papa”

     

    Le Front national s’appellera le “Rassemblement national” (le nom doit être soumis à un vote par courrier des militants). Mais quelle est la signification politique de ce changement de nom ?

    https://www.patriote.info/videos/politique-videos/zemmour-leurope-oblige-marine-le-pen-revenir-aux-fondamentaux-du-fn-de-papa/

  • Donald Trump nomme un pro-vie comme Secrétaire d'Etat

    6a00d83451619c69e201b8d2e23271970c-200wi.jpgLe président Trump a annoncé ce matin que Rex Tillerson a été limogé de son poste de Secrétaire d'Etat des Etats-Unis et sera remplacé par Mike Pompeo. Membre du Parti républicain, il a été élu à la Chambre des représentants des États-Unis de 2011 à 2017 pour le Kansas et était directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) depuis 2017. Sa nomination doit encore être approuvée par le Sénat.

    Protestant presbytérien, il enseigne à l’école du dimanche de sa paroisse du Kansas et il est membre du conseil diaconal de son église. Les associations pro-vie se réjouissent de sa nomination. Il déclarait récemment

    "Je suis et serai toujours pro-vie et je défendrai la vie de la conception à la mort naturelle. Je continuerai à m'opposer à tout financement des contribuables pour l'avortement."

    Il a coparrainé la loi qui prévoyait l'interdiction du financement fédéral à tout groupe pratiquant des avortements. Pompeo a coparrainé un projet de loi qui aurait inclus l'enfant à naître dans les protections du 14e amendement. Il a voté pour interdire l'information sur l'avortement dans les centres de santé scolaires. Il a voté pour interdire le financement fédéral pour Planned Parenthood et voté pour défrayer le Fonds des Nations Unies pour la population.

    Sur la question de la famille, Pompeo a toujours soutenu le mariage et s'est opposé au programme LGBT. Il a soutenu la loi sur la défense du mariage et a été attaqué par l'establishment LGBT.

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/03/donald-trump-nomme-un-pro-vie-comme-secr%C3%A9taire-detat.html

     

  • INGÉRENCES AMÉRICAINES DANS LES ÉLECTIONS DES AUTRES PAYS : C’EST POUR TON BIEN, MON ENFANT…

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    L’ancien patron de la CIA, James Woolsey, est récemment parti d’un éclat de rire à la télévision lorsque la journaliste Laura Ingraham lui a demandé si les États-Unis « s’ingéraient dans les élections des autres pays ».

    « C’est pour le bien, la bonne cause, la démocratie » a-t-il dit… Puis Laura Ingraham (qui a séjourné en URSS) de lui demander si on ne se trompait pas d’ennemi : « Quand j’entends « Russie, Russie, Russie », moi je crie « Chine, Chine, Chine! » . Elle est donc un agent russe…

    Les États-Unis et l’URSS/Russie sont intervenus 117 fois dans des élections étrangères entre 1946 et 2000,
    (source : When the Great Power Gets a Vote: The Effects of Great Power Electoral Interventions on Election Results – International Studies Quarterly – par Dov H. Levin, Juin 2016).
    Dans cette période 81 ingérences électorales furent américaines (coups d’Etat exclus).
    Voici quelques exemples tirés des 81 ingérences américaines répertoriées (source KQED News) :

    – Le livre bleu argentin de 1946, ou l’ancêtre du dossier Steele sur Trump : publication peu avant l’élection d’un document de 130 pages accusant Juan Perón, le candidat populiste en tête, de préparer l’instauration du 4e Reich en Amérique du Sud. Mais Perón gagne massivement.
    Le tungstène japonais : transfert « discret » par la CIA du précieux métal saisi dans les caches de l’armée impériale, vente du stock au Pentagone pour 10 millions de $, et utilisation des fonds « discrets » pour initier un financement à long terme des conservateurs japonais (au pouvoir pendant 20 ans).
    Le référendum vietnamien : organisation en 1955 pour décider qui de l’ex empereur Bao Dai et de Ngo Dinh Diem sera du leader du Vietnam du sud. Investissement sur Diem. Sur 400 000 électeurs inscrits, Diem obtient … 600 000 voix. Diem continue d’être soutenu jusqu’à son renversement en 1963 après avoir rué dans les brancards.
    Le cas Salvador Allende (Chili), ou le « précédent Trump ». Des efforts considérables furent déployés pour empêcher une élection d’Allende au début des années 60. La CIA investit 2,6 millions de $ (50% du coût de la campagne) sur son champion, Eduardo Frei qui est élu en 1964. En 1970 la CIA tente de répliquer l’opération, mais Allende gagne. Suit une tentative de coup d’Etat qui échoue. Allende ne tient cependant pas les fils d’un pouvoir qu’il ne peut consolider face aux ingérences constantes (ce qui ressemble beaucoup à la fragilité actuelle de Trump face au coup d’État larvé du « Deep State »). Allende est assassiné en 1973. Suivent 17 années de Pinochet.
    Les élections yougoslaves de 2000, ou le « précédent Poutine » : les américains choisissent avant l’élection Vojislav Kostunica contre Slobodan Milosevic (le Poutine de l’époque). Le Congrès consacre 40 millions de $ (de l’époque), ce que le Washington Post décrit comme « un effort extraordinaire pour déposer un chef d’État étranger ». Avec succès: Kostunica gagne, les révélations sur les crimes de guerre se multiplient, Milosevic est traduit devant la Cour de la Haye où il meurt… avant d’avoir été aujourd’hui exonéré.

    Poutine a survécu à l’élection de 2012 et celle de 2018. Mais le film continue…
    Car la Russie est devenue l’objet des attentions de la CIA. Les américains avaient aidé Eltsine, puis furent fort dépourvus par la relance du pays par Poutine. Conclusion : il faut le changer. L’effort perdure depuis 2012. Prochaine étape : le sabotage de la coupe du monde…

    http://www.bvoltaire.fr/ingerences-americaines-elections-autres-pays-cest-bien-enfant/

  • La présidence autrichienne de l’UE veut fermer les frontières, par Olivier Bault

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    DXMbZWaWsAARjGf.jpgL’Autriche prendra la présidence du Conseil de l’UE en juillet après les six mois de présidence bulgare. Le chancelier Sebastian Kurz, qui préside la coalition ÖVP-FPÖ, a annoncé vendredi en conférence de presse les priorités de la présidence autrichienne. Parmi ces priorités, il y aura la lutte contre l’immigration illégale. Kurz souhaite que l’on cesse de parler de relocalisation des demandeurs d’asile à l’intérieur de l’UE et que l’on empêche l’arrivée de nouvelles vagues d’immigrants ! Pour cela, Kurz a indiqué qu’il ne suffisait pas de protéger les frontières mais qu’il fallait renvoyer les immigrants illégaux en Afrique après leur sauvetage en mer, et non pas chercher à les relocaliser vers des pays qui n’en veulent pas.

    Une option pourrait être d’étendre le mandat de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, mais cela dépendra des négociations entre pays européens, y compris lors du sommet sur l’immigration et la sécurité prévu pour le 20 septembre.

    Parmi les autres priorités de la présidence autrichienne, il y a aussi l’adhésion à l’UE des pays des Balkans occidentaux, et notamment de la Serbie et du Monténégro.

    Ces priorités de la présidence autrichienne de l’UE confirment le rapprochement de l’Autriche avec le Groupe de Visegrád (V4). Un rapprochement amorcé sous le gouvernement précédent avec la fermeture, début 2016, de la route des Balkans aux immigrants clandestins par un effort coordonné de l’Autriche et du V4. Mais depuis la formation d’un gouvernement de coalition des droites sous la houlette de Sebastian Kurz, ce rapprochement s’est accentué, et quand le jeune chancelier autrichien a reçu le Hongrois Viktor Orbán fin janvier, les deux hommes étaient sur la même ligne en ce qui concerne la gestion de l’immigration. L’élargissement de l’UE vers les Balkans occidentaux est aussi un sujet important pour les capitales du V4.

    Il faut donc s’attendre à des tensions entre la présidence autrichienne du Conseil de l’UE et la Commission européenne favorable à la politique des frontières ouvertes. Le commissaire grec aux affaires intérieures Dimitris Avramópoulos est intervenu lundi devant le Conseil de l’UE pour mettre en garde le futur gouvernement italien contre un changement de politique en matière d’immigration. « Nous comptons beaucoup sur la contribution italienne et sur le soutien de l’Italie à notre stratégie commune en matière d’immigration », a-t-il indiqué, avant de vanter la politique migratoire du gouvernement Gentiloni, alors que la route de la Méditerranée centrale, passant par l’Italie, semble justement retrouver une certaine popularité chez les candidats à l’émigration illégale vers l’Europe (5 247 arrivées en janvier-février, contre 2 653 en Grèce et 2 306 en Espagne).

    Le 6 mars 2017, le même Avramópoulos déclarait à Genève que « les Vingt-Sept auront besoin à l’avenir de six millions d’immigrés ». En décembre 2017, il se fendait d’un article sur le site Politico pour expliquer que les immigrants arrivés illégalement en Europe étaient là pour rester et que nous devions nous y adapter.

    La présidence autrichienne de l’UE nous promet donc une intensification du conflit dans l’UE entre les partisans du grand remplacement et les patriotes. Dans un entretien à la télévision hongroise mis en ligne sur le profil Facebook du Visegrád Post, le président du Parlement hongrois a expliqué à ce propos : « Nous avons en face de nous des idiots. »

    Olivier Bault

    Article paru dans Présent daté du 14 mars 2018

    https://fr.novopress.info/