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LES CORSES VONT CHERCHER LES ISLAMO/RACAILLES DANS LEURS QUARTIERS.....
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Alexandre Devecchio : « La génération catho et réac est le miroir inversé de la gauche culturelle de mai 68 » partie 1
Revue des Deux Mondes – Génération Dieudonné, identitaires ou réacs : ces trois nouvelles familles recomposent d’après vous la jeunesse française. N’est-ce pas plutôt ses extrêmes ?
Alexandre Devecchio – La « bulle médiatico-politique » s’intéresse principalement à ce qu’on pourrait appeler la génération Erasmus ou la génération Macron : une jeunesse mondialisée et connectée qui incarne à ses yeux l’« ouverture » et « le progrès ». Mais cette jeunesse privilégiée est aujourd’hui largement minoritaire et absolument pas représentative. Les autres jeunesses, sur lesquelles j’ai enquêté, ne se reconnaissent plus dans notre meilleur des mondes globalisés. Pour autant, il serait trop simpliste de les rejeter unanimement dans le camp des extrêmes. Si j’ai sous-titré mon livre, « enquête sur une génération FRACTURÉE », c’est bien pour souligner les différences qui divisent et opposent ces jeunesses. Les nouveaux enfants du siècle se partagent en trois groupes dont les visions du monde sont parfois antagoniques.
1) La « génération Dieudonné », pour commencer. Elle est le produit de l’échec de l’antiracisme des années 1980 dont l’humoriste a longtemps été l’un des promoteurs avant d’en devenir la créature de Frankenstein. Ghettoïsés, frustrés de ne pas avoir accès à la société de consommation, nourris de ressentiment victimaire, les jeunes de banlieue n’ont pas su trouver leur place dans le roman national. Déracinés, déboussolés, désintégrés, ils ont fait sécession et se cherchent une identité de substitution dans l’islam radical. Pour une partie d’entre eux, Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche ou Amedy Coulibaly ne sont pas des terroristes ou des assassins, mais des combattants, voire des héros. Certains se contentent de brandir #JesuisKouachi comme un étendard, mais les plus fanatiques partent grossir les rangs de Daech.
2) La « génération Zemmour », ensuite, née du sentiment de l’urgence à préserver l’identité nationale face au rouleau compresseur de l’Europe, du marché et de la mondialisation. Elle est composée majoritairement de « petits Blancs » de la France périphérique. En première ligne de l’insécurité physique, économique et culturelle, ces derniers se sont construits en réaction à la montée du communautarisme et de l’islamisme. Ils quittent les métropoles pour des raisons économiques, mais fuient également de plus en plus la proche banlieue où ils se font traiter de « sales Français » et se sentent en exil dans leur propre pays.
3) La « génération Michéa », enfin, qui a éclos avec La Manif pour tous. Comme l’auteur de l’Impasse Adam Smith, ces jeunes, souvent catholiques, fustigent à la fois les dérives sociétales de la gauche libertaire et la soumission au marché de la droite libérale. Par-delà la question du mariage gay, ils veulent imposer une révolution culturelle qui, alliant la doctrine sociale de l’Église à la théorie politique conservatrice, serait à même de renverser l’idéologie dominante conçue comme une entreprise de déshumanisation. Traditionnistes sur le plan des valeurs, ils dressent une critique sans concession de la globalisation économique dont l’écologie intégrale est la pierre angulaire.
Quand les catholiques charismatiques lisent dans l’Évangile qu’il faut tendre l’autre joue, les musulmans fondamentalistes retiennent du Coran les versets qui justifient le recours au cimeterre. Quand les Veilleurs manifestent silencieusement devant l’Assemblée nationale pour défendre la vie, les Takfiristes s’abîment dans la pulsion de mort et se livrent au carnage des terrasses. Aucun signe d’égalité n’est de mise ici, n’en déplaise aux classes dirigeantes qui en avancent volontiers l’hypothèse pour mieux se maintenir au pouvoir.
Il est bien commode pour ces dernières de réduire ces trois jeunesses au retour de la « bête immonde » désormais tricéphale et de supposer un front commun des nouvelles radicalités afin de mieux en appeler à la formation d’un néo-front antifasciste. Mais nous ne sommes pas dans les années 30 et la réalité du monde contemporain est inédite. On ne peut pas mettre sur le même plan le « petit Blanc » qui glisse un bulletin lepéniste dans l’urne, la jeune normalienne qui lit Bernanos à haute voix sur une place publique et le djihadiste encore mineur qui coupe des têtes. Seuls les jeunes islamisés des banlieues peuvent être classés dans la catégorie des extrêmes. Les autres jeunesses sont non-violentes. Les enfants du siècle, pour la plupart, n’aspirent pas à détruire notre société, mais au contraire à la refonder, où plus modestement à conserver un héritage social et culturel auquel ils sont attachés.
Revue des Deux Mondes – Malgré leurs différences, qu’est-ce qui rapproche ces enfants du siècle ? La religion ?
Alexandre Devecchio – Tous ont en commun d’avoir une vingtaine d’années et d’être nés à la fin du XXe siècle. Le mur de Berlin venait de chuter, les totalitarismes promettaient d’être cantonnés au devoir de mémoire et le traité de Maastricht allait être signé. Francis Fukuyama pronostiquait la fin de l’histoire et la mondialisation heureuse devait inaugurer une ère infinie de paix et de prospérité. La nouvelle génération était appelée à se constituer en avant-garde d’une humanité à jamais plurielle, métissée et festive, en pionnière du culte planétaire du vivre-ensemble, de la consommation et des technologies de masse.
Mais le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu : le progrès social a cédé la place à la crise économique ; la promesse multiculturaliste a débouché sur le choc des civilisations ; l’Europe des normes et du marché a creusé le vide laissé par l’effacement des nations et des idéologies. À l’empire du bien a succédé l’empire du rien. C’est ce désert politique et spirituel qui rapproche les nouveaux enfants du siècle. L’ouverture des supermarchés le dimanche et la distribution de smartphones à bas prix ne suffisent pas à remplir les âmes. La jeunesse d’aujourd’hui, comme la jeunesse d’hier, telle que dépeinte par Alfred de Musset, souffre d’une forme de mal de siècle. Elle est liée par une même quête d’identité, non pas seulement ethnique ou communautaire, mais aussi métaphysique et existentielle. Cette génération fracturée est unie par un même besoin d’appartenance qui dénote un même souci de sens. Djihadistes, identitaires ou réacs, musulmans, agnostiques ou catholiques, illettrés ou éduqués, mal ou bien lotis matériellement, tous ces enfants du siècle sont hantés par une même question : « Qui sommes-nous ? »
Revue des Deux Mondes – Ces trois familles ont toutes un ennemi commun : le bobo. Pourquoi tant de haine ?
Alexandre Devecchio – Je vous renvoie à un débat intitulé « petits Blancs contre bobos, la nouvelle lutte des classes ? », publié dans FigaroVox en 2014. Nous avions confronté la vision de Thomas Legrand, qui venait de publier La République bobo (Stock) à celle d’Aymeric Patricot, auteur de Les petit Blancs, un voyage dans la France d’en bas (Plein Jour). Ce dernier expliquait avec justesse les causes du ressentiment des classes populaires envers les bobos. « Les petits Blancs expriment parfois de la rancœur à l’égard des minorités ethniques, par lesquelles ils se sentent menacés. Cependant, leur principale source de ressentiment reste dirigée contre les bobos qu’ils accusent d’exprimer du mépris de classe à leur égard. À tort ou à raison, les petits Blancs ont le sentiment qu’ils sont regardés comme des « beaufs » par les bobos, décryptait l’essayiste qui a nourri son œuvre de son expérience de professeur en banlieue. Il y a aussi une fracture d’ordre raciale : le petit Blanc est celui qui n’a pas les moyens de quitter les quartiers très métissés et qui souffre du métissage alors que le bobo peut vivre dans des quartiers populaires, mais a des stratégies d’évitement face aux situations les plus critiques. » Et Aymeric Patricot de préciser, « Les bobos aiment la diversité sans reconnaître que celle-ci pose parfois problème ! Les petits Blancs reprochent aux bobos de leur faire la morale et de ne pas s’appliquer les principes qu’ils prônent. ».
Les minorités ethniques ou religieuses, elles-mêmes, se détournent aujourd’hui des bobos. Cela s’est traduit notamment par l’effondrement du PS dans les banlieues. Comme on a pu le voir après le débat autour du mariage homosexuel, l’électorat de banlieue est majoritairement conservateur et ne partage absolument par les valeurs des classes urbaines des grandes métropoles favorables aux réformes sociétales. Au-delà de la question du mariage gay, il y a aussi une lassitude des jeunes de banlieues à l’égard du discours des bobos perçu comme paternaliste et condescendant à leur égard. Beaucoup d’entre eux se sentent humiliés par ce discours et veulent s’affranchir de leur statut d’éternelle victime. Leur quête de fierté et de dignité passe hélas souvent par un enfermement dans une identité fantasmée. L’islam radical leur offre à la fois un moyen d’exister et de se venger.
Revue des Deux Mondes – « Baby-losers » contre « papy-boomers ». Ce désenchantement et parfois ressentiment de la jeunesse est-il d’abord la résultante de la crise économique et de l’exclusion des jeunes du marché du travail ?
Alexandre Devecchio – Je ne nie pas l’impact de la crise sur la jeunesse. Cependant les causes de la révolte sont multiples et mêlées. La « fracture sociale », théorisée par Marcel Gauchet dès 1985 et thème principal de la campagne victorieuse de Jacques Chirac en 1995, a continué de se creuser. Elle s’est surtout complexifiée. Le traditionnel affrontement entre capitalisme et prolétariat ou entre élite et plèbe a laissé place au conflit inédit entre les « planétaires et sédentaires » ou les « monades et manants ». Il n’y a plus un peuple, mais des peuples. Aux enjeux sociaux se mêlent désormais des enjeux culturels et cultuels. Les jeunes, plus encore que le reste de la population, sont marqués par ces nouvelles fêlures et brisures.
La première fracture, la plus spécifique à la jeunesse, est la fracture générationnelle. Comme le révèle l’enquête « Génération quoi ? » sur les 18-34 ans publiée par Le Monde en 2014, les jeunes ont le sentiment d’appartenir à une génération « perdue », « sacrifiée » ou encore « désabusée ». Avec 24% de chômeurs, des difficultés à se loger, et des années à piétiner au seuil du marché du travail en multipliant stages et CDD, la jeunesse constitue un nouveau prolétariat. Un prolétariat de surcroît condamné à rembourser ad vitam æternam la dette accumulée par une génération 68 qui aura « joui sans entrave » à crédit sur les générations futures. La lutte des âges conduit à une lutte de pouvoir entre les papy-winners et les baby-losers. Les premiers ne veulent pas céder la place tandis que les seconds tentent de briser le plafond de verre. Le risque est que les papy-winners gèrent le pays en fonction de leurs seuls intérêts, ceux de retraités, aux dépens des actifs et des plus jeunes. Une classe d’âge entière pourrait être ainsi dépossédée de son destin. Ce serait un suicide pour la France qui tirerait un trait sur son avenir pour devenir un pays de rentiers.
À cette lutte des âges s’ajoute une nouvelle lutte des classes qui divise les jeunes entre eux. D’un côté une jeunesse dorée qui, selon le politologue Vincent Tournier, « a accès à toutes les promesses de la modernité, qui baigne dans un univers cosmopolite et intellectualisé, où la culture se vit au quotidien, qui a le monde pour horizon »… De l’autre, des bataillons de jeunes invisibles souvent relégués dans les territoires ruraux et périurbains ou encore dans des quartiers ghettos où les immigrés sont concentrés. Les tensions ethniques et religieuses viennent alors encore creuser les lignes de fractures entre « petits Blancs » et « jeunes musulmans ».
Revue des Deux Mondes – Pourquoi avoir choisi le philosophe Michéa comme chef de file de la génération identitaire ?
Alexandre Devecchio – La jeunesse que je nomme « génération Michéa » regroupe les jeunes catholiques conservateurs de la Manif pour tous les plus investis dans le combat culturel. J’évoque notamment les Veilleurs, qui méditent sur les places à la tombée du jour, les jeunes intellectuels de la revue Limite ou le philosophe François-Xavier Bellamy. Je ne suis pas sûr qu’on puisse les classer dans la catégorie des identitaires. Ils ne s’y reconnaîtraient pas à juste titre. Il y a une part de provocation dans le choix de Jean-Claude Michéa, philosophe inclassable qui puise une partie de son inspiration chez George Orwell, pour les représenter. Je voulais souligner par ce choix leur originalité, leur capacité à brouiller les pistes idéologiques ainsi que leur côté « anarcho-conservateurs ».
À suivre
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CHARLOTTE D'ORNELLAS : "NE LAISSEZ PAS DISPARAÎTRE LES CHRÉTIENS D'ORIENT !" #VoxAF
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Ils ont semé la terreur à Juvisy-sur-Orge
Une bande d’une vingtaine ou d’une trentaine de voyous armés, notamment de sabres, a semé la terreur dans un quartier de Juvisy (94) dans la nuit de samedi à dimanche. Si aucun blessé n’est à déplorer, le bilan est lourd : une vingtaine de voitures ont été endommagées, vitres ou rétroviseurs brisés, et deux portes de halls d’immeuble ont été fracturées. Les vandales se sont également introduits dans un appartement qu’ils ont saccagé, alors que le locataire s’y trouvait avec un bébé.Suite à cette soirée de violence, la police a interpellé sept mineurs originaires d’Athis-Mons dans la nuit. Ils auraient été relâchés à l’issue de leur garde à vue ce dimanche soir, avec une convocation devant un juge pour enfants.
Robin Reda, le maire (LR) de Juvisy-sur-Orge, déclare « Il y a beaucoup de personnes âgées ici, elles sont terrorisées. »
Mais il n'y a pas que les personnes âgées qui sont terrorisées. Sophie indique :
« On a peur qu’ils reviennent, qu’ils recommencent et qu’ils commettent plus de dégâts, qu’ils s’en prennent à nous directement ».
Alexis, 20 ans :
« je porterai tout le temps une matraque sur moi désormais. On est bien obligé de trouver des moyens pour se défendre. Il n’y a pas eu de blessés, mais la prochaine fois ? Ce sont des fous furieux, ils terrorisent un quartier, ils saccagent nos voitures. Au lieu de se reposer le week-end, on a dû déposer plainte, appeler nos assurances… C’est dégoûtant et révoltant. »
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La Russie est en train de modifier sa tactique en Syrie ?
Le 10 Janvier 2017, la Russie a déployé en Syrie 12 chasseurs-bombardiers Su-25 SM3, détectés par les satellites de reconnaissance occidentaux. & il est probable qu’au moins 48 à 52 autres Su-25 SM3 soient envoyés en Syrie dans les prochaines semaines. C’est un signal que la Russie est en train de changer de tactique dans la lutte contre les terroristes islamistes et qu’il est prévu une grande échelle offensive terrestre par l’armée arabe syrienne1.
Le Su-25 a été modernisé en plusieurs étapes donnant les Su-25 SM / SM2 / SM3, la dernière modernisation ayant eu lieu en 2013. Environ 150 avions Su-25 modernisés (SM3/UBM2), ainsi que 120 autres Su-25 modernisés sont entrés en dotation des forces aériennes russes. L’avion est propulsé par deux moteurs RD-195 avec une poussée de 4 ;500 kgf et a une vitesse maximale de 975 km/h.
Fait intéressant, avec la tentative d’imposition d’un cessez-le en Syrie le 27 février 2016, la Russie a retiré de la Syrie la presque totalité de ses 15 Su-25SM3. Les appareils étaient âgés de plus de 20 ans et avaient effectué plus de 200 heures de vol en Syrie, et ont été soumis à un contrôle dans les usines de réparation aéronautique en Russie. Une nouvelle offensive de l’armée syrienne servira à la fois à libérer le territoire national des mercenaires islamistes et à tester de nouveaux équipements et entraîner l’armée russe dans des conditions réelles de combat, pour défendre la Russie d’une invasion de l’OTAN2.
En quoi consiste le changement de tactique de la Russie dans la lutte contre les terroristes islamistes en Syrie ?
Jusqu’à présent, la Russie avait attaqué des cibles en Syrie avec des missiles de croisière lancés à partir de sous-marins, de navires de surface et de bombardiers à longue portée. D’autre part, les bombardiers tactiques russes opérant à partir de la Base syrienne de Hmeymim, ont exécuté des missions prévues à l’avance après que les UAV (drones) aient localisé les cibles, des heures ou des jours auparavant. En règle générale, ces cibles avaient un faible taux de mobilité, situées à une distance de sécurité suffisante des civils et des troupes de l’Armée arabe syrienne. Les avions russes n’étaient armés chacun que de deux bombes ou missiles air-sol guidés par faisceau laser, GPS et Caméra TV/IR, les bombardements s’effectuant à une altitude de 8.000-10.000 m.
Le changement de tactique de la Russie en Syrie signifie que les avions russes seront obligés d’effectuer, presque exclusivement, des missions de soutien rapproché (CAS, Close air support) afin de créer des brèches dans la défense des mercenaires islamistes, nécessaires à une avance rapide des troupes syriennes. Le Su-25 SM3 est le mieux adapté pour de telles missions. La plupart des missions de soutien rapproché doivent être effectuées la nuit, sans informations détaillées reçues à l’avance des avions de reconnaissance sans pilote. Ils opèrent en longues patrouilles à grande altitude dans les zones situées au-dessus du territoire des islamistes grâce à la procédure « chasse de cibles ». Une fois l’objectif identifié, le pilote lance la procédure de frappe.
Toutefois, les missions d’appui rapproché nécessitent une coordination parfaite dans l’espace et le temps avec des soldats au sol, ce qui implique l’utilisation d’officiers russes spécialisés dans le guidage des avions Su-25 SMT et indiquant les cibles situées au sol en première ligne. Tout d’abord, ils identifient leur position aux pilotes effectuant le soutien rapproché par radio et, de nuit, par un dispositif de faisceau laser invisible, détecté par des capteurs électro-optiques à bord de l’avion russe. Puis les officiers chargés du guidage indique les cibles marquées qui devront être frappées avec le même dispositif de faisceau laser. Cela fournit une précision maximale de frappe pour les cibles mobiles du type des camionnettes Toyota armées de mitrailleuses ou des équipes de tireurs d’élite, ou encore les points d’appui des islamistes situés sur les étages inférieurs des bâtiments.
Le système optoélectronique SOLT-25 (avec des capteurs laser, Caméra et IR) monté dans le nez sert à la navigation FLIR et par satellite (GLONASS), et à trouver et identifier des cibles au sol de nuit et à grande altitude. Pour attaquer des cibles, le Su-25 SM3 dispose d’un centre de guidage de tir PrNK-25SM Bars qui utilise le système optoélectronique SOLT-25 et un télémètre avec un équipement de marquage laser pour diriger la précision des armes. Dans la procédure de « chasse de cibles », on utilise rarement des bombes guidées ou de petit calibre, la plupart sont des missiles non guidés, ou bien on utilise le canon de bord. Le Su-25 SM3 dispose d’un canon rotatif à double fût de type Gsh-30-2, de calibre 30 mm, avec une cadence 2.000 projectiles/minute, utilisant des projectiles perforants – incendiaires, explosifs – incendiaires et AP-T (Armour-Piercing Tracer) avec un noyau de tungstène.
Le Su-25 SM3 dispose en plus de 10 points d’emport sous les ailes et le fuselage, qui peuvent emporter des réserves supplémentaires d’armes pesant 4.340 kg. Dans la procédure de « chasse de cibles » le Su-25 M3 est équipé de 8-10 pods UB-32/57, armés chacun de 32 roquettes S-5M/K de calibre 57 mm, ou de pods B-8M1, B-13L, PU-O-25, armé de roquettes de calibre 80 mm, 122 mm et 266 mm. L’attaque consiste à tirer en salves les projectiles du canon ou les roquettes en piqué selon un angle de 15-30 degrés à partir d’une altitude de 1.000-3.000 m. La procédure de « chasse de cibles » permet d’exécuter plusieurs attaques sur des cibles différentes.
Seulement, bien qu’elles soient plus efficaces que les frappes prévues à l’avance, les missions de soutien rapproché sont extrêmement risquées, puisque, en dessous de l’altitude de 5.000 m, tous les avions sont vulnérables aux missiles portables (MANPAD) et, au-dessous d’une altitude de 3.000 m, ils sont vulnérables aux mitrailleuses lourdes et aux canons de calibre 12.7, 14.5, 23 et 30 mm, dont sont équipés les mercenaires. L’avion russe Su-25 est l’équivalent de l’A-10 américain, tous deux disposant d’un blindage de titane pesant 500 kg, avec une épaisseur de 15 à 30 mm pouvant résister aux projectiles de calibre 23 mm, et un blindage en fibre de carbone (qui retient les produits de fragmentation résultant d’explosion de projectiles).
Pour se protéger contre les missiles sol-air, le Su-25 SM3 est équipé du système Vitebsk-25, similaire au système Spectra ESM qui équipe le Rafale. Il détecte le cadrage de l’avion par un radar ennemi, en calcule l’azimut et le type, puis actionne le brouillage sur plusieurs fréquences, en utilisant un équipement intégré, le L-370-3S. Le système Vitebsk-25 protège le Su-25 SM3 contre des missiles guidés dans le spectre IR ou laser, par un sous-système de pièges thermiques de type APP-50, y compris contre les missiles portables sol-air (MANPAD).
Notes
1 Comment pourrait se terminer le conflit en Syrie en 2017 ?
2 Qu’est-ce qui a poussé la Russie à intervenir en Syrie ?
http://www.voxnr.com/7682/la-russie-est-en-train-de-modifier-sa-tactique-en-syrie
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Une manifestation identitaire à Paris - 2
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Le SIEL appelle à marcher pour la vie : ce n'est pas une question lunaire
Communiqué du SIEL :
"Le dimanche 22 janvier se tiendra une nouvelle édition de la Marche pour la vie. Quelques semaines après le vote de la loi instaurant le délit d’entrave numérique visant à réprimer les opinions hostiles à l’avortement, - qui constitue une incroyable atteinte à la liberté d’expression et de conscience -, il importe de se mobiliser massivement pour affirmer notre attachement à la vie.Loin d’être une question « lunaire », cette question est fondamentale car elle touche à notre conception même de la personne humaine. L’enfant à naître, loin d’être un intrus ou un amas de cellule, est un être vivant en devenir : à 14 semaines date jusqu’à laquelle l’avortement est encore possible, le fœtus est déjà sexué, il mesure environ 12 cm de la tête au coccyx, il pèse environ 110 grammes et tous ses organes sont déjà formés. Il serre ses poings, bouge ses lèvres ou avale sa salive. Il ne s’agit pas ici de défendre une morale ou une idéologie mais une réalité concrète : la vie humaine d’un être fragile et sans défense.
Dans un monde battu par les vents mauvais du libéralisme-libertaire, il est plus que temps de rappeler la classe politique au respect de ses devoirs premiers : préserver partout et à chaque instant les repères fondamentaux qui structurent notre société dont le principe absolu de la dignité humaine.
Le SIEL qui défend fidèlement le caractère sacré de la vie de la conception jusqu’à la mort naturelle appelle tous ses adhérents, ses cadres et ses sympathisants à se rendre nombreux à cette manifestation."
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Un député allemand, opposé à la politique migratoire, quitte le parti de Merkel
Les patriotes n’ont plus de place dans la formation politique de la chancelière.
Un député, en désaccord profond sur la politique migratoire, quitte le parti de la chancelière allemande Angela Merkel tout en gardant son mandat.
Le député de la CDU Erika Steinbach claque la porte, car elle est en désaccord profond avec la politique d’ouverture des frontières de la chancelière Angela Merkel. Représentante de l’aile nationaliste de la CDU, Erika Steinbach reproche également au parti sa dérive vers les idées ambiantes de gauche.
Dans une interview accordée au Welt am Sonntag, elle déclare : « Voterais-je actuellement pour la CDU ? Non. Entrerais-je de nos jours à la CDU ? Non. Par conséquent, je ne peux honnêtement que tirer la conclusion de quitter la CDU. » Elle estime qu’en ouvrant les frontières en 2015, Angela Merkel a bafoué les règles juridiques : « Le fait que durant des mois des personnes non identifiées aient franchi les frontières en bus ou en train n’était pas une exception, mais une mesure volontaire allant à l’encontre de nos règles légales et des traités européens. L’Office fédéral pour la migration et les réfugiés a identifié des milliers de passeports comme étant falsifiés, sans que les conséquences juridiques prévues en soient tirées.
Aucune autorité fédérale ne se permettrait de sa propre initiative une telle ignorance de notre droit. Une volonté politique se trouve là derrière. » Erika Steinbach estime qu’Angela Merkel n’a pas respecté la loi, également, dans le domaine du sauvetage de l’euro et du tournant énergétique.
Elle ne désire pas rejoindre, pour le moment, le parti patriotique Alternative pour l’Allemagne (AfD) mais espère que cette formation politique entrera au sein du Parlement national à l’issue des élections législatives de septembre 2017.
Madame Steinbach est née en 1943, en tant qu’Erika Hermann. En 1972, elle a épousé le chef d’orchestre Helmut Steinbach et a adhéré à la CDU en 1974. Elle siège depuis 1990 au Parlement en tant que député d’une circonscription de Francfort-sur-le-Main, la capitale de la Hesse. En 1991, elle a voté contre la reconnaissance de la ligne Oder-Neiße comme frontière avec la Pologne et a déclaré : « On ne peut pas approuver un traité qui sépare une partie de notre patrie. » Entre 1998 et 2014, elle a dirigé l’Association des personnes déplacées, qui se donne pour vocation de défendre les intérêts des personnes expulsées des territoires de l’Est au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
Erika Steinbach s’est distinguée au cours des derniers mois par ses prises de position ainsi que par un tweet portant l’inscription « Deutschland 2030 » (Allemagne 2030), accompagné d’une photo montrant un enfant blanc entouré d’enfants de couleur qui lui demandent « D’où viens-tu donc ? »
Le départ de ce député bénéficie à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui compte en son sein de nombreux déçus de la CDU et qui voit, ainsi, confirmer le fait que les patriotes n’ont plus de place dans la formation politique de la chancelière. Le député européen de l’AfD Beatrix von Storch invite, sur Twitter, Erika Steinbach à rejoindre l’AfD.
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Pour Orbán, les Droits de l’Homme ne doivent pas impliquer le suicide national
Hongrie – Le gouvernement hongrois va plus loin dans son opposition à l’immigration extra-européenne, illégale comme légale. Viktor Orbán a de nouveau prononcé un discours fort, s’exprimant contre le «suicide national» et le gouvernement a annoncé sa volonté de mettre fin aux obligations d’État permettant d’acquérir des visas permanents.
Devant 532 gardes-frontières fraîchement entrés en fonction, Viktor Orbán a expliqué le jeudi 12 janvier, que leur travail consistera à protéger les frontières de la Hongrie et la sécurité de tous les Hongrois « et celle de toute l’Europe aussi, comme cela a été le cas de la nation [hongroise] pendant des centaines d’années ».
« Les attentats terroristes, les émeutes, la violence, le crime, les conflits ethniques et culturels nous montrent tous que ceux qui viennent ne veulent pas vivre notre vie », a déclaré Orbán aux gardes-frontière. « Ils veulent continuer à vivre leur vie, simplement avec un niveau de vie européen, nous les comprenons, mais nous ne pouvons pas les laisser entrer en Europe. Aucun Droit de l’Homme ne prescrit le suicide national ».
Les demandeurs d’asile seront désormais détenus dans des camps fermés
La détention systématique des migrants arrivant dans le pays sera mise en place, a expliqué Viktor Orbán le vendredi 13 janvier, lors de son discours hebdomadaire à la radio publique. « Nous avons rétabli la détention systématique dans le cas de ceux dont la demande d’entrée en Europe n’a pas encore été légalement approuvée ». « Tant qu’il y a un verdict en suspens – dans leurs demandes d’asile -, ils ne peuvent pas se déplacer librement en Hongrie », a déclaré le premier ministre hongrois.
Sous la pression de Bruxelles, l’agence des Nations unies pour les réfugiés et la Cour européenne des droits de l’homme, la Hongrie a suspendu en 2013 la pratique de la détention des demandeurs d’asile. Les camps fermés sont une des demandes principales du Jobbik, portée par le vice-président du parti et maire d’une petite ville à la frontière avec la Serbie, László Toroczkai, depuis le début de 2015. Il avait été également le premier à demander la clôture aux frontières de la Hongrie.
« Depuis, il y a eu des actes de terrorisme en Europe occidentale, » a déclaré M. Orbán vendredi. « Tout règlement juridique qui facilite les actes de terrorisme doit être modifié dans l’intérêt de notre propre légitime défense ». Il s’est dit conscient que cela « va ouvertement contre l’UE », prenant le risque d’un conflit ouvert avec Bruxelles,une fois de plus.
La fin des bons d’État permettant les visas illimités
Il y a trois mois, le projet d’amendement constitutionnel contre les quotas obligatoires de migrants, proposé par le parti de gouvernement Fidesz, a échoué en raison du boycott surprise du vote par le parti populiste de droite Jobbik, qui voulait ajouter au projet de loi la suppression du programme de bons d’État. Ces obligations permettent aux non-citoyens de l’UE d’acheter un permis de séjour permanent Schengen.
Des discussions très dures ont eu lieu au parlement hongrois entre le gouvernement conservateur national Fidesz et le populiste de droite Jobbik sur ce sujet. Les menaces pour la sécurité, les soupçons de corruption élevée et la trahison envers les Hongrois – qui rejettent l’immigration non-européenne – constituaient les principaux arguments du Jobbik.
Finalement, le gouvernement suspendra le programme pour une durée indéterminée, affirmant que ces obligations ne sont plus nécessaires puisque l’agence de notation Moody’s a amélioré la cote de solvabilité du pays. Plusieurs scandales de corruption liés à ces obligations ont marqué 2016 et il est très probable que le gouvernement ait voulu mettre fin à ce programme qui s’est avéré être un échec. Par conséquent, plus aucune demande pour des permis de résidence via l’achat de bons d’État ne sera acceptée à partir du 1er avril.
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Les catholiques français basculent vers la droite, ce qui fait paniquer les "cathos bourgeois"
Selon Jacques de Guillebon, interrogé par Boulevard Voltaire concernant la polémique sur les identitaires qui n'auraient pas le droit de se revendiquer comme catholiques :
Jacques de Guillebon : "Il y a une collusion de... par bvoltaireLien permanent Catégories : actualité, élections, France et politique française, religion 0 commentaire