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Jean-Michel Vernochet soutient le combat de Civitas.
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Absence de politique française en Syrie: l'article qui résume tout
Alors que votre blog préféré s'efforce de relayer autant que c'est possible les initiatives de réinformation au sujet de la Syrie, qui fait l'objet d'une campagne générale d'intoxication à "l'Ouest", le site du Figaro s'honore réellement de donner la plume à Caroline Galactéros, docteur en science politique, colonel de réserve et animatrice du blog "bouger les lignes", qui fait une synthèse percutante de la situation en Syrie et de la honte sans retour que représente pour la France la malfaisance de ceux qui, à vrai dire, usurpent les titres qu'ils portent et les fonctions qu'ils font mine d'occuper. Merci donc au Figaro, et bravo à Madame Galactéros. Extraits.
L'impensé du discours français n'en reste pas moins le suivant: si Assad, «bourreau de son propre peuple» selon l'expression consacrée, était finalement militairement et politiquement mis hors-jeu, par qui compte -on le remplacer? A qui sera livrée la Syrie, «utile» ou pas, une fois que DAECH en aura été progressivement «exfiltré» vers d'autres macabres «territoires de jeu», en Libye par exemple? Quelle alternative pour la survie des communautés, notamment chrétiennes, encore présentes dans le pays qui passe par la survie des structures laïques d'Etat? Quels individus veut-on mettre au pouvoir? Les pseudo «modérés» qui encombrent les couloirs des négociations en trompe l'œil de Genève? Le Front al Nosra, sous son nouveau petit nom - Fateh al Sham -, que les Américains persistent à soutenir en dépit des objurgations russes et qui a fait exploser le cessez-le feu? Ou peut-être certains groupuscules désormais armés de missiles américains TOW qui n'attendent qu'un «go» pour tenter de dézinguer un avion ou un hélico russe, «par erreur» naturellement? Ou encore les représentants des Forces démocratiques syriennes, ou ceux de «l'Armée de la Conquête» qui renait opportunément de ses cendres… Ou un mixte de tous ces rebelles - apprentis démocrates férus de liberté et qui libèreront enfin le peuple syrien du sanglant dictateur qui le broyait sous sa férule depuis trop longtemps? (...)
Croit-on sérieusement que l'on pourra contrôler une seule minute ces nouveaux «patrons» du pays qui se financent dans le Golfe -dont nous sommes devenus les obligés silencieux-, et dont l'agenda politique et religieux est aux antipodes de la plus petite de nos exigences «démocratiques»? Ne comprend-on pas qu'ils vont mettre le pays en coupe réglée, en finiront dans le sang avec toutes les minorités, placeront les populations sunnites sous leur contrôle terrifiant, et que tout processus électoral sera une mascarade et ne fera qu'entériner une domination communautaire et confessionnelle sans appel? … «Anne, ma sœur Anne ne vois-tu rien venir? je ne vois que l'herbe qui verdoie et la terre qui poudroie» … Quelle naïveté, quelle ignorance, quelle indifférence en fait! (...)
Nous combattons l'Etat islamique pour la galerie, sans grande conviction ni détermination politique, de très haut, par des frappes qui sans présence terrestre demeurent symboliques. Pour Moscou, au contraire, il n'existe pas «d'islamistes modérés» ; combattre le terrorisme revient à combattre l'EI mais aussi ses avatars locaux innombrables à tout prix, y compris au prix de pertes civiles importantes. Et c'est aujourd'hui la Russie qui, dans les airs mais aussi au sol, avec l'Iran et le régime syrien, «fait la guerre», se bat contre le terrorisme islamiste qui menace tout l'Occident, gangrène nos vieilles sociétés repues et pacifiques et nous prend pour cible. Ils «font le job». Un horrible job. Dans l'immédiat, il faut choisir entre le soutien à l'Etat syrien - que le régime d'Assad incarne-, et DAECH et Cie. (...)
Hauteur de vue et profondeur de champ, véritable souci pour la souffrance humaine: la realpolitik est la solution, pas le mal. La confusion permanente entre l'Etat syrien et le régime syrien nourrit la guerre. C'est l'Etat qu'il faut aider à survivre à l'offensive islamiste au lieu d'encourager les mouvements terroristes à le déstructurer. Le sort de Bachar el Assad est à la fois central et accessoire. Si l'Etat syrien devait tomber sous la coupe de DAECH ou sous celle d'Al Nosra et de ses avatars, alors ce seront les massacres communautaires et le chaos. Qui aura alors des comptes à rendre pour les avoir laissé advenir?
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Pierre Cassen mis en examen pour avoir publié deux dessins sur les tenants du pouvoir
Pierre Cassen Riposte laïque cliquez ici
J’ai donc été entendu, ce vendredi, à 14 heures, par le juge d’instruction Aline Batoz. J’étais accompagné par mon avocat, Maître Pichon.
L’entretien a duré une heure. Le juge, à qui le Procureur de Paris a demandé d’instruire quatre plaintes, m’a confirmé son intention de me mettre en examen, pour mon rôle présumé de directeur de publication dans la mise en ligne de deux dessins jugés outrageants d’Hidalgo et Cazeneuve.
Concernant la première affaire, celle des dessins du maire de Paris (publiés lors de la commémoration du ramadan à la mairie de Paris par Anne Hidalgo), parus dans trois articles, qui ont donc occasionné trois plaintes, le juge m’a demandé si je comptais répondre à ses questions, ou faire une déclaration.
En accord avec mon avocat, j’ai fait une simple déclaration, où j’ai fait savoir mon étonnement devant le titre qui m’était donné.
J’ai rappelé le verdict du TGI de Versailles de mars 2013, qui avait débouté la plainte d’un machiniste musulman contre Riposte Laïque, parce qu’il s’était trompé d’interlocuteur, le site étant sous responsabilité suisse. J’ai d’autre part rappelé au juge que la 17e Chambre avait condamné récemment Alain Jean-Mairet, alors président de Riposte Laïque Suisse (RLS) comme directeur de publication de RL, pour un article écrit dans les mêmes dates que ceux pour lesquels nous étions poursuivis.
Le juge ignorait ce fait, mais est resté à sa décision initiale, bien que notre avocat ait demandé un statut de témoin assisté me concernant.
Concernant l’autre dossier, le dessin de Cazeneuve (publié après les capitulations laïques du ministre de l’Intérieur devant les dignitaires musulmans, le 15 juin 2015), le juge a réitéré son intention de me mettre en examen, et j’ai fait exactement les mêmes réponses, contestant le titre qui m’était donné. Comme j’étais également accusé d’avoir écrit le titre de l’article « Cazeneuve champion du monde des lèche-babouches », et les bulles, j’ai fait savoir que cela était le fruit d’un travail collectif.
Rappelons que notre ministre de l’Intérieur, débouté de sa plainte une première fois, est revenu à la charge, avec constitution de partie civile, et que, n’ayant pas voulu révéler ses revenus, il a dû déposer une caution de 4.500 euros, ce qui montre son sens des priorités. Quelques semaines plus tard, la France était à nouveau endeuillée par les attentats du Bataclan…
Nous ferons probablement appel de cette mise en examen, après un nouvel entretien avec mon avocat.
D’autre part, il y aura une nouvelle convocation, où le juge, qui affirme, après la perquisition de mon ordinateur et de mon téléphone, disposer d’élément solides prouvant ses accusations, me posera des questions auxquelles je répondrai, en ayant eu connaissance du dossier, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.
Les lecteurs de Riposte Laïque seront donc ravis d’apprendre que dans la France de Hollande-Valls-Cazeneuve-Hidalgo, un homme qui n’est plus responsable de publication du site depuis quatre ans peut être poursuivi pour la publication de deux caricatures, dix-huit mois après les belles envolées de « Je suis Charlie ».
Ils seront ravis d’apprendre que dans cette France, Riposte Laïque est le seul site au monde où la justice poursuit deux directeurs de publication en même temps !
Ils seront ravis d’apprendre que dans cette France, nous avons passé, Christine Tasin et moi, cette semaine, pour six interrogatoires policiers et une convocation chez un juge, une vingtaine d’heures, déplacements compris.
Il seront ravis d’apprendre que dans cette France, Eric Zemmour devra répondre du crime d’apologie de terrorisme, quand Philippe Vardon est condamné à 6 mois de prison pour s’être défendu, devant sa femme et ses enfants, contre une agression de multi-récidivistes.
Ils seront ravis d’apprendre que dans cette France qui vit sous la terreur de prochains attentats islamistes, nous avons des policiers et des juges qui consacrent des milliers d’heures de travail à traquer des Français coupables de trop aimer leur pays.
Ils seront ravis d’apprendre que la stratégie des socialistes, et de leurs obligés, consiste à multiplier les plaintes, même les plus grotesques, contre des sites lanceurs d’alerte sur l’islam, pour leur imposer des procédures judiciaires ruineuses et chronophages.
Les policiers, envoyés au massacre par un ministre de l’Intérieur qui ose qualifier de « sauvageons » de véritables assassins, vont-ils se faire plus longtemps les complices de ce pouvoir qui les méprise ?
Les juges, qualifiés de « lâches » par un président de la République qui fait honte à la France, vont-ils cautionner cette mascarade judiciaire plus longtemps ?
Juste un rappel : l’islam a tué 250 personnes en France en 18 mois, et 30.000 dans le monde depuis le 11 septembre 2001. Et ce n’est qu’un début…
J’espère ne pas tomber sous le coup de la loi si je conclus ce texte par cette phrase de Charles de Foucauld…
« Des musulmans peuvent-ils être vraiment Français ? D’une manière générale, non. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non-musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non-musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve. »
Si Charles de Foucauld vivait aujourd’hui, il aurait été victime de « signalement » d’associations dites antiracistes, puis d’une plainte du procureur de la République. Des policiers et des juges l’auraient longuement interrogé. Il aurait dû ensuite s’expliquer devant un tribunal, se serait vu qualifié de raciste par des commissaires politiques en mission. Il aurait été lourdement condamné, et se verrait systématiquement classé à l’extrême droite, dès que son nom serait évoqué, par la presse aux ordres.
Jusqu’à quand cette mascarade va-t-elle continuer ?
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Retour sur deux favoris inquiétants : Juppé & Sarkozy
Il faut bien reconnaître que la droite, à travers les deux favoris, ne présente guère de champion fiable. Nicolas Sarkozy a trop souvent trompé son public. Quant à Alain Juppé, lui qui se vante de ne jamais avoir lu le Coran, il serait sans doute le plus islamophobe des présidents.
Pour sa campagne aux primaires, Juppé veut capitaliser sur cette image d'homme consensuel qu'il entretient savamment depuis quelques années. À la différence de Sarkozy, il sait jouer les vieux sages. Il entretient une image d'homme d'écoute, comme il le fait dans son livre consacré à l'éducation (Mes chemins pour l'école, Plon, 2015), où il donne la parole aux professeurs et aux parents. On en aurait la larme à l'œil ! En réalité, il ne veut pas se mettre à dos l'Éducation nationale. La paix sociale est à ce prix. Le maire de Bordeaux cajole la communauté des enseignants, car elle pourra compter à la Présidentielle. Ainsi, il récuse les réformes brutales. Au fond, ne fait-il pas comme Hollande qui, en 2012, avait promis 60 000 recrutements dans l'Éducation nationale ? Le sacre du consensus exige de ne pas froisser...
Vieux sage ou vieux singe ?
Juppé est adoubé par les enquêtes d'opinion, mais il apparaît comme l'homme du statu quo, y compris auprès des patrons. À la différence de Juppé, Sarkozy sait qu'il ne peut faire réagir qu'en clivant. Le hic est qu'on l'a trop vu s'agiter, surtout quand les promesses ne sont suivies d'aucun effet. Sa méthode fétiche : dire tout de go ce que les gens ont envie d'entendre. Sarkozy s'adapte à ses différents publics. Invité dans une école, il annonce aux parents qu'il est contre la réforme des rythmes scolaires. Devant les chefs d'entreprise, il devient climato-sceptique, tout en trouvant un nouveau dada avec le sujet malthusien de la surpopulation mondiale. Il aime susciter le buzz par ses propositions chocs, dont il sait pertinemment qu'il ne les réalisera pas. Il entend suspendre le regroupement familial ? Cette proposition est si téméraire que beaucoup y voient une pure démagogie. Pendant son quinquennat, Sarkozy n'avait d'ailleurs pas cherché à limiter l'immigration, les chiffres le prouvent... Sur l'économie et l'emploi, il reprend son numéro fétiche en tapant sur la France paresseuse, en égrenant son chapelet de mesures : dégressivité des allocations-chômages et suppression au bout de plusieurs offres d'emploi refusées... Ces mesures n'avaient pourtant pas été envisagées sous son quinquennat. Sur la sécurité, il promet l'internement des fichés S. Mais comment garder 10 000 personnes qui, sur le plan pénal, ne sont pas toutes condamnées ou inculpées ? À moins d'instaurer une loi des suspects... Comment entretenir ces centres qui exigeront du recrutement et donc des crédits budgétaires de nature à freiner toute maîtrise des dépenses publiques ? Comment violer la présomption d'innocence, alors que les partisans de Sarkozy la réclament pour leur maître, récemment renvoyé en correctionnelle ? Au début, Sarkozy proposait l'assignation à résidence avec bracelet électronique (TF1,16 novembre 2015) : prière de ne pas rire. Sarkozy promet désormais des centres de rétention pour les personnes fichées S, mais « qui présentent un danger réel ». Danger ? c'est « le fait d'avoir des connexions avec des personnes se livrant à des activités terroristes ». Mais la France n'a surtout plus les moyens de surveiller aussi intensivement des suspects en si grand nombre.
Alain le collabo, Nico le théologien
L'islam fait peur. Hollande et Valls sont largués sur ce sujet et coincés sur la question des racines chrétiennes. Sarkozy se présente, lui, en héraut de l'identité chrétienne. Alors que son compétiteur de Bordeaux s'est illustré par la construction d'une gigantesque mosquée, dont l'imam, Tarek Oubrou, est membre de l’UOIF et ancien des frères musulmans, Sarkozy, Tout pour la France; se félicite, lui, d'avoir créé le Conseil français du culte musulman mis en place au cours d'un conseil des ministres en 2003. Pourtant, cette institution a été incapable de juguler l'islam des caves et des mosquées salafistes qui s'est développé en roue libre depuis les années 2000...
Sarkozy colporte aussi des inepties sur la Chrétienté. Dans son livre-programme, il fait certes la leçon à l'islam à qui il reproche de ne pas contextualiser ses textes. Il lui oppose l'attitude du christianisme « qui fait des commentaires, de l'interprétation, de la critique une constante ». C'était bien parti. Las... Sarkozy impute au Moyen-Âge chrétien l'abandon de cette attitude : « Lorsque l'Église a abandonné l'interprétation au Moyen-Âge, ce furent alors toujours des périodes de récession, d'absolutisme, de violence ou de persécution. » Suivez mon regard : le christianisme peut être violent... comme l'islam ! et l'islam ne pas l'être, comme le christianisme. Problème de cette fausse symétrie ? l'Église médiévale n'a jamais autant interprété les textes, comme le disait naguère le Père de Lubac. Alors ? Nico le théologien aurait pu nous surprendre. Il n'échappe pas au Politiquement correct le plus éculé, même quand il cherche à se démarquer avec son souci théologique...
François Hoffman monde&vie 21 septembre 2016
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Intervention de Philippe Conrad au colloque de l’IGP sur l’islamisation de la France.
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Abrogation de la loi Taubira : le FN n'a pas varié et sera représenté à La Manif Pour Tous
Pascal Gannat, président du groupe FN au Conseil régional des Pays de la Loire,participera à La Manif Pour Tous demain :"Je participerai dimanche à Paris à @LaManifPourTous. Abolition de la loi Taubira, opposition totale au Gender enseigné à l'école, opposition à à l'homoparentalité (PMA homo) et à la GPA, esclavage des femmes, ravalées au rang animal.
La Manif Pour Tous a trop cru aux élus du centre et de la droite qui l'ont souvent phagocytée pour des raisons électoralistes, comme M. Mariton, qui a tout lâché et vient de se rallier à Alain JUPPE.
Ce n'est pas une raison pour que les cadres et élus du FN soient absents : Marine LE PEN veut abolir la loi Taubira et nous sommes donc plus légitimes que les autres élus des autres partis pour participer à cette manifestation. Je pense à Bruno RETAILLEAU qui a choisi le CUC, le mariage homo inventé par F. FILLON, mais qui sans aucune gêne sera demain à Paris pour manifester contre la loi Taubira.....Je pense à Sens Commun qui a rallié F. FILLON et donc le CUC. Je pense à S. PILARD, élu régional, fondateur de Sens Commun, qui lui a rallié N. Sarkozy en échange d'une circonscription.
Je tiens donc à dire et redire que le FN lui, et sa présidente, malgré les polémiques, n'a jamais varié. De nombreux autres élus du FN seront présents. Et j'en suis fier et m'en réjouis."
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Syrie : "J’aimerais vous secouer pour que vous vous réveilliez et voyiez ce qu’il se passe réellement dans mon beau pays"
Antoine de Frémicourt, habitant Cholet, âgé de 21 ans, a effectué trois séjours en Syrie, soit quatre mois et demi au total, avec SOS Chrétiens d’Orient. Un Syrien lui a dit :
« Dis-leur ce que tu as vu, ce que tu as entendu, ce que tu as vécu. »Alors il témoigne dans Ouest France :
"À son arrivée en Syrie, il s’attendait « à ce que ça tire de partout, qu’il n’y ait que des ruines, de la désolation ». Or, dit-il, « j’ai vu des Syriens sourire, des jeunes s’amuser, étudier… La vie continue, même si la menace est réelle. » Pour preuve, lors d’une partie de foot avec des enfants, il entend comme souvent les tirs de « Kalach », les bruits d’obus. « On les comptait, c’était presque un jeu. » Sauf qu’un obus explose tout près d’eux. « Un bruit hyper-fort, j’ai vraiment eu peur. » Les enfants ont crié de joie, applaudi. Étonné, il leur a demandé pourquoi. « Il ne nous est pas tombé dessus, ça nous fait plus de temps pour vivre », lui ont répondu les jeunes Syriens.
Même si Antoine est « très vite redescendu sur terre », il s’est aussi très vite « senti comme à la maison. Au bout de deux ou trois semaines, ils me disaient tu es Syrien, tu es comme nous ». Il faut dire que le jeune homme a fait l’effort d’apprendre l’arabe. Un vrai plus pour passer certains check-points. « Ça les faisait sourire, un p’tit Français qui parle un peu leur langue. »"
Les messages aux Français des amies syriennes d’Antoine
Yana : « J’aimerais crier, j’aimerais pleurer quand je vois mes amis mourir, quand je vois le visage de nos enfants morts et les larmes de nos mères. J’aimerais vous secouer pour que vous vous réveilliez et voyiez ce qu’il se passe réellement dans mon beau pays. Ne nous oubliez pas. »
Marie-Claire : « La Syrie veut la paix. Nous n’avons jamais souhaité la guerre et ses destructions. La Syrie perd ses enfants, ses jeunes et les plus âgés tous les jours. Pas seulement les victimes dues aux migrations mais aussi aux attaques terroristes. Arrêtez de financer le terrorisme, parce que par cela, vous participez à la destruction de mon pays. »
Yolla : « Chaque jour, j’ai l’occasion de voir ce que cette stupide guerre fait subir au peuple syrien, aux enfants. Nous faisons l’expérience de la mort à chaque instant alors que nous sommes à l’aube de notre vie. Parce que je sais ce que c’est d’être sans abri, affamée et sans rien, je peux vous dire que ce n’est rien à côté du sentiment de se faire rejeter par tout le monde, d’avoir peur à chaque instant, non pas de la mort, mais à l’idée de perdre un être cher. »
Nathalie : « Je pense que nous devons prier ensemble pour la Syrie, pour ceux qui ont été tués et qui sont tués, ainsi que pour ceux qui détruisent la Syrie. Que Dieu leur permette de revenir vers le droit chemin. […] La Syrie est blessée et nous avons besoin que la guerre s’arrête, pour que le sang, notre sang ne coule plus. »
Nancy : « Je n’ai pas grand-chose à dire si ce n’est que j’ai quitté Alep il y a maintenant deux ans. J’y ai laissé mon cœur ainsi que mes amis qui perdent leurs frères et leurs sœurs. La Syrie vit une guerre atroce, mais vous pouvez nous aider par vos prières. »
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Bistro Libertés avec Xavier Lemoine
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Dernières élections en Bosnie-Herzégovine, le grand vainqueur est la République Serbe de Bosnie
Dimanche 2 octobre 3,3 millions d’habitants de Bosnie-Herzégovine étaient appelés aux urnes pour élire leurs représentants locaux dans un scrutin à un tour unique. Les résultats de ces élections municipales ont permis de confirmer quelques signaux forts déjà perçus sur la scène politique dans les deux entités qui composent le pays.
Dans la Fédération de Bosnie-Herzégovine (ex-Fédération croato-musulmane) le parti majoritaire SDA (Parti pour l’action démocratique) du président Bakir Izetbegović (fils de Alia Izetbegović, président de la République de Bosnie-Herzégovine puis président du collège présidentiel de Bosnie-Herzégovine et auteur de La Déclaration Islamique) ne peut pas vraiment crier victoire. Certes le parti bosniaque (musulman) gagne presque tous les arrondissements de Sarajevo (où la participation a été parmi les plus faibles du pays) mais perd des villes importantes comme Bihac, Zenica et Visoko gagnés par des indépendants. Avec son allié du SBB (Alliance pour un meilleur future en Bosnie) le SDA gagne en tout 34 municipalités soit 11 de moins qu’en 2012. Le SDP (Parti Social Démocrate) conserve quant à lui les villes de Tuzla, Gradacac, Gracanica, Kljuc et Bosanska Krupa.
Dans les municipalités croates il n’y a pas de grand bouleversement : le HDZ (l’Union démocratique croate de Bosnie) gagne 16 municipalités et le SDP (Parti Social Démocrate 8.
Le grand vainqueur des élections est indubitablement le président de l’autre entité de la Bosnie-Herzégovine, la République serbe de Bosnie (Republika Srpska) dont le président est Milorad Dodik. Son parti, le SNSD (Alliance des Sociaux Démocrates Indépendants), allié au DNS (l’Alliance démocratique nationale) a remporté 30 municipalités soit 11 de plus que les 19 gagnés lors des dernières élections. [....]
Nikola Mirkovic
La suite sur Stratpol
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Dernieres-elections-en-Bosnie
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Invitez vos élus à la manif pour tous du 16 octobre

