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actualité - Page 3829

  • Vivre ensemble ? Oui, mais sans eux ! – par Fabrice Robert

    Source : Les Identitaires – « Vivre ensemble ? Oui, mais sans eux ! « 

    Vivre ensemble… Et de force si nécessaire ! Tel est le discours porté par la plupart des responsables politiques en France à l’exception de ceux issus du camp patriote.
    Vivre ensemble ? pourquoi pas. Mais encore faudrait-il s’entendre sur ce que recouvre cet « ensemble » ? Vivre aux côtés d’Italiens, d’Allemands, de Suisses, de Flamands ou de Suédois ne pose aucun problème. Ils sont Européens et – à ce titre – font partie de la même communauté de destin. Car contrairement à ceux qui la perçoivent comme une simple « idée », l’Europe représente bien une réalité charnelle, une famille de peuples unis par la même histoire et la même civilisation.

    S’il parait impératif de renforcer les liens entre Européens, le vivre ensemble renvoie malheureusement aujourd’hui à une coexistence forcée avec des populations étrangères présentes sur notre sol. Cette société multiculturelle et multiethnique, nous ne l’avons pas voulu. Cette société multiconflictuelle et multiraciste nous a été imposée par la force. Le peuple n’a jamais été consulté par référendum. Mais comment s’en étonner quand François Hollande déclare que la démocratie ne progresse pas par « le recours au peuple » ?

    Aujourd’hui, le vivre ensemble s’est transformé en cauchemar. Nous sommes alors confrontés quotidiennement au subir ensemble voire au mourir ensemble. Plus possible d’aller à un concert ou à un feu d’artifice sans risquer de devenir la cible aveugle de terroristes islamistes, certains étant considérés comme « Français ». Plus possible de se promener tranquillement dans la rue ou de prendre les transports en commun sans s’exposer à la violence de la racaille des cités. Chaque jour nous offre son lot d’agressions physiques, verbales ou visuelles en tout genre : écoles incendiées, pompiers et policiers caillassés, barbus en djellaba et femmes voilées…

    Dans certains cas, le vivre ensemble a permis le développement de zones entières du territoire où les Français de souche sont devenus minoritaires et ont même parfois totalement disparu, remplacés par des populations extra-européennes.

    Le vivre ensemble est – avant tout – une idéologie, dernier avatar de du gauchisme multiculturel qui a prolongé Mai 68. Et comme toute idéologie, elle se heurte au réel. Oui, la réalité est bien l’ennemi de l’idéologie.

    Il n’est pas possible pour des peuples aux mœurs, aux traditions et à la religion différentes de cohabiter sur un seul et unique territoire. L’histoire a toujours démontré que ces situations se soldaient systématiquement par la haine, la violence, la guerre, la volonté de domination des uns sur les autres.

    Lorsque le premier prénom donné en Seine-Saint-Denis est Mohamed, où est l’intégration ?
    Lorsque des rames complètes transportent uniquement des Africains, où est l’assimilation ?
    Lorsque certains « Français » partent faire le djihad en Syrie avant de revenir frapper des innocents en France, quel constat faut-il faire ?

    Pour construire et se projeter dans l’avenir, un peuple doit vouloir partager un destin commun. Or, lorsque je croise des bandes ethniques dans la rue, que j’aperçois un regroupement de femmes en niqab devant l’école de mes enfants ou que je subis la propagande médiatique en faveur de la diversité, je n’ai pas le sentiment – et l’envie – de partager un destin commun avec toute cette population qui ne respecte pas le mode de vie du pays qui les accueille.

    Ce que nous acceptons depuis très longtemps sur le territoire national – la multiplication des revendications communautaires, l’arrogance et la violence des allogènes – les Corses ne l’acceptent pas et le font savoir. À Sisco, ils ont expulsé la famille maghrébine qui pensait pouvoir avoir le droit de privatiser une plage corse. À Bonifacio, des parents d’élèves ont bloqué l’entrée de l’école à des islamistes portant une djellaba et un voile islamique sur les cheveux. À Ajaccio, lorsque des pompiers ont été caillassés, des centaines de Corses se sont rassemblés pour mettre la main sur les agresseurs.

    Et quand Bernard Cazeneuve décide de disséminer les migrants de Calais sur tout le territoire national, l’on apprend que la Corse n’en recevra étrangement aucun… Comme quoi, la résistance paie. En guise d’aveu, un responsable explique que « le plus urgent est d’attendre. C’est trop tendu, les gens ne sont pas capables d’écouter ». Les Corses ne sont surtout pas prêts de tout accepter y compris de se faire dicter leur loi par des étrangers qui ont pris l’habitude, en France, de se considérer en terrain conquis. Le slogan « On est chez nous ! » revêt là une saveur toute particulière. Les Corses prouvent surtout qu’il est possible de défendre son territoire et son identité face au colonisateur.

    Comme les autres peuples du monde, nous revendiquons simplement un droit fondamental : celui de vivre en paix, chez nous, selon notre identité et avec ceux qui nous ressemblent.

    Nous sommes bien d’accord pour vivre ensemble… mais avec les nôtres !

    Fabrice Robert
    Directeur national – Les Identitaires

    http://fr.novopress.info/200834/vivre-ensemble-oui-mais-sans-eux-par-fabrice-robert/#more-200834

  • Requiem pour un Empire défunt de François Fetjö par Franck ABED

    Alors que l’Europe civilisationnelle meurt jour après jour devant nous, sous les coups de boutoir conjugués du modernisme, du mondialisme et du consumérisme, il demeure fondamental de comprendre l’histoire de notre continent, si nous voulons encore croire à un avenir digne de ce nom… À ce titre j’ai récemment découvert, au gré de mes recherches, une petite merveille intellectuelle qui décrypte avec faits, objectifs et arguments circonstanciés, la mort programmée de l’Autriche-Hongrie. Cette dernière reste couramment mais improprement appelée Empire austro-hongrois, alors que son nom exact devrait être Double Monarchie austro-hongroise.

    François Fetjö fut un journaliste et historien français d’origine hongroise, spécialiste de l’Europe de l’Est et de l’histoire du communisme. Dans cet ouvrage solidement documenté, il présente sa thèse à rebrousse poil de l’histoire officielle : la Double Monarchie n’implosa pas suites aux attaques des minorités ethniques qui la composaient, pas plus qu’elle ne mourut à cause de ses contradictions internes dues à un système politique archaïque et décadent. Non ! Elle fut littéralement assassinée par la volonté politique des pays de l’Entente, animés par le désir de républicaniser l’Europe. Même si François Fetjö évoque, parfois avec une nostalgie certaine, que nous pouvons comprendre et partager le passé des Habsbourg, il ne tombe jamais dans l’hagiographie et le prosélytisme. Ainsi, avant d’entrer dans les considérations stratégiques et politiques du début du XXe siècle, l’écrivain rappelle comment cette famille de petite noblesse a su, par une lucide stratégie matrimoniale et une sagesse diplomatique, s’imposer comme l’une des dynasties les plus illustres d’Europe. Evoquant sa lutte contre la Maison de France, les Turcs musulmans, les Russes, l’auteur analyse également, point par point, les réussites et les échecs des descendants de Rodolphe de Habsbourg.

    Précisons que l’histoire telle qu’elle est actuellement enseignée, reste malheureusement sous contrôle de la plus virulente extrême gauche. Les communistes et autres marxistes-léninistes dépeignent donc la chute de la Double Monarchie comme une fatalité qui relèverait en quelque sorte d’un sens de l’histoire cher à Hegel. Pourtant ce meurtre fut voulu et encouragé par les dominants d’alors. En effet, tout en évoquant le destin particulier de cette lignée habsbourgeoise, François Fejtö, à partir d’archives inédites ou trop peu connues, démontre que la monarchie austro-hongroise aurait pu continuer à exister après guerre, si les Alliés n’avaient pris la décision de la rayer de la carte. Nous pouvons lire cette analyse brillante : « Il est indéniable que le fait de démolir l’Autriche correspondait aux idées des maçons, en France et aux États-Unis (1). Leur vision de l’Europe républicaine et démocratique, dans le cadre de la Société des Nations qu’ils lui avaient prévue, ne s‘est point accomplie. En fin de compte, des dirigeants nationalistes, diplomates et militaires, se sont servis de leur appoint psychologique et moral pour établir l’hégémonie, encore précaire, de la France sur les petits États successeurs de la monarchie détruite, et qui étaient beaucoup moins viables et beaucoup plus dangereux pour l’équilibre de l’Europe, beaucoup moins utiles comme barrière à l’expansionnisme allemand que n’aurait été une monarchie réorganisée. »
     
    Effectivement avant la Grande Guerre, l’Empire jouait un rôle stabilisateur en Europe centrale, comme nous l’avons malheureusement appris à nos dépends depuis son homicide : Deuxième Guerre mondiale, agitations et instabilités politiques chroniques dans cette zone géographique, guerres ethnico-religieuses dans les années 90, etc. Nous citons également le texte introductif de Joseph Roth qui figure dans l’avant-propos, démontrant la cohésion des peuples derrière leur souverain légitime : « Dans cette Europe insensée des États-nations et des nationalismes, les choses les plus naturelles apparaissent comme extravagantes. Par exemple, le fait que des Slovaques, des Polonais et des Ruthènes de Galicie, des juifs encafetanés de Boryslaw, des maquignons de la Bácska, des musulmans de Sarajevo, des vendeurs de marrons grillés de Mostar se mettent à chanter à l’unisson le Gott erhalte (2) le 18 août, jour anniversaire de François-Joseph, à cela, pour nous, il n’y a rien de singulier (3). » Il n’est guère étonnant que les babéliens d’hier et d’aujourd’hui, pourfendeurs des frontières et des identités, ne comprennent pas la nature réelle et profonde de ce cosmopolitisme chrétien et monarchique qui heurte leurs convictions maçonniques…

    Sur la dépouille de la vieille et auguste monarchie naquirent de nombreux États libres et indépendants qui ne purent guère profiter longtemps de cette chimère révolutionnaire du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Des historiens sérieux comme Jacques Bainville (4) avait vu dans le traité de paix de Versailles la trame historique des prochaines décennies et les désastres qu’il engendrerait. François Fetjö conclut de manière admirable : « La victoire totale de 1918 et les traités de paix qui en découlèrent engendrèrent le néo-impérialisme monstrueux de l’Allemagne, incarné par Hitler, puis l’expansionnisme de l’Union soviétique, qui a pu prendre en charge comme prix de sa contribution à la victoire sur Hitler, la quasi-totalité de l’Europe centrale.  » Concrètement nous pouvons dire que les grands principes démocratiques sont la mère de tous les totalitarismes. Malheureusement, au mépris de l’histoire nos adversaires enseignent que la Double Monarchie a implosé, alors qu’elle fut suicidée à l’insu de son plein gré…

    Franck Abed

    Notes

    1: Il est notoire que Wilson et Clémenceau furent membres de la maçonnerie.

    2 « Que Dieu garde notre Empereur et Roi », hymne de l’Empire, composé par Joseph Hayden.

    3 : La Crypte des Capucins.

    4 : Les conséquences politiques de la paix, ouvrage dans lequel est dénoncé le traité de Versailles de 1919 en ces termes célèbres : « Une paix trop douce pour ce qu’elle a de dur, et trop dure pour ce qu’elle a de doux. »

    • D’abord mis en ligne sur AgoraVox, le 29 septembre 2016.

    http://www.europemaxima.com/

  • Ces villages qui grondent contre la répartition des migrants de Calais

    Allex, Saint-Denis-de Cabanne, Saint Brévin... Un peu partout dans le pays, des habitants protestent contre la répartition des migrants de Calais dans leurs communes et demandent à être consultés. Samedi, la justice a jugé « illégal » le référendum local proposé par le maire d’Allex dans la Drôme.

    Manifestations, demandes de référendum et parfois passage à l’acte violent : la répartition programmée des migrants de Calais dans le pays suscite de vives réactions, et la grogne monte contre un plan jugé arbitraire et imposé sans le consentement des habitants.

    Samedi, le maire d’Allex, un village de 2500 habitants de la Drôme, a dû annuler le référendum local qu’il comptait mettre en œuvre au sujet de l’accueil des migrants dans sa commune. Le tribunal administratif de Grenoble, saisi par les représentants de l’État, a en effet jugé cette consultation « illégale ». Motif ? L’hébergement d’urgence n’est pas une prérogative de la commune mais de l’État, et la mairie ne peut donc s’arroger le droit d’une consultation populaire sur ce sujet. Pourtant, depuis la rentrée, les habitants du village grondent contre l’accueil prochain de 50 personnes venues de Calais qui seraient installées dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO) implanté dans le château Pergaud, situé à l’écart du village.

    A l’image d’Allex, de plus en plus de villages s’opposent à la répartition imposée des migrants de Calais.

    Samedi, 250 personnes ont manifesté à l’appel du FN devant l’église de Saint-Denis-de-Cabanne, un petit village de 1284 âmes situé dans la Loire. En novembre prochain, le village de vacances EDF accueillera plusieurs dizaines de migrants venus du bidonville calaisien. Présent, le secrétaire général du Front national Nicolas Bay, a dénoncé « ces accueils forcés au frais du contribuable ». [...]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Ces-villages-qui-grondent-contre

  • La stratégie du préfet pour imposer les immigrés

    Dans la Loire, le préfet a publié le 22 septembre 2016 l'arrêté portant création d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Or ces demandeurs sont présents depuis au moins le mois de novembre 2015 ! Pour FDesouche, c'est un calcul cynique :

    "l’obligation humanitaire et la trêve hivernale rendront les migrants inexpulsables si jamais on attaque les arrêtés au tribunal administratif."

    Michel Janva

  • Foi de dissidente (Marion Sigaut)

    Marion Sigaut présente le livre des entretiens avec Alain Escada qu’elle a eus pour les éditions CIVITAS
    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Nicolas Sarkozy refait le coup du "mini-traité" aux Britanniques

    Vous avez aimé le Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen rejeté en 2005 ? Vous allez aimer le nouveau traité que Nicolas Sarkozy propose aux Britanniques :

    "Je dirai aux Britanniques : 'Vous êtes sortis, mais nous avons un nouveau traité sur la table donc vous avez une opportunité de voter à nouveau. Mais cette fois pas sur la vieille Europe, sur la nouvelle Europe. Voulez-vous rester ? Si oui, tant mieux. Parce que je n'accepte pas de perdre la deuxième plus grande économie de l'Europe alors que nous sommes en train de négocier avec la Turquie pour son adhésion. Et si c'est 'non', alors c'est un vrai 'non'. Vous êtes dedans ou vous êtes dehors'".

    Quelque chose me dit que les Anglais resteront dehors.

    Michel Janva

  • La droite prisonnière de l'effet cliquet

    Communiqué de Barbara Mazières, Présidente du CERCLE ANJOU CONFERENCES, suite à la réunion de sens commun hier soir à THORIGNE d'ANJOU :

    "Madeleine de Jessey essaie de convaincre les 75 personnes présentes qu'il faut voter Fillon car c'est une stratégie (le levain dans la pâte nous dit elle). Personnellement je ne comprends pas cette stratégie de l'étouffement des hommes de droite, catholiques bien pensants, qui ruine la France depuis 40 ans au moins.

    A chaque fois c'est la même histoire, la gauche veut passer une loi sociétale délétère, on manifeste contre (mais pas trop quand même, il faut rester propre sur soi) et puis une fois la loi votée on abandonne le combat en se justifiant de tenter de sauver la suite.

    Cet effet cliquet nous a amené où nous sommes aujourd'hui.

    Il faut un homme, ou une femme, courageux pour abroger une loi. La loi Taubira pourrait être le premier symbole, par son abrogation, de la reconquête de nos valeurs et le début de la victoire de la civilisation sur l'esprit de mai 68.

    Ce soir Mme de Jessey et M. Roch Brancour nous ont convaincu que ce n'était pas avec Sens Commun que nous gagnerons la bataille.

    Libérons nos convictions, votons massivement Jean-Frédéric Poisson à la primaire de la droite et venons manifester en nombre le 16 octobre pour l'abrogation de la loi Taubira."

    Michel Janva

  • Traités de libre-échange : bienvenue dans le monde d'Orwell

    Par Jean-Michel Quatrepoint

    Le Comité Orwell a organisé le 27 septembre un colloque autour des traités de libre-échange. Jean-Michel Quatrepoint dénonce cette nouvelle forme de guerre économique que mènent les Etats-Unis contre l'Europe [Figarovox - 23.09]. L'analyse que Jean-Michel Quatrepoint fait ici - comme toujours, lucide et réaliste - intéresse les patriotes français et, dans notre cas, les royalistes.  LFAR

    Nous sommes en guerre ! On pense, bien sûr, à Daech et au terrorisme islamiste. Mais il y a aussi une autre guerre, plus sournoise, plus vicieuse, puisqu'elle nous oppose à des amis, des alliés. Je veux parler de la guerre avec les États-Unis, de la guerre entre l'Europe et les États-Unis, de la guerre aussi entre le modèle culturel anglo-saxon, un modèle communautariste, et notre modèle républicain, laïc. Cette guerre a un champ de bataille : le marché, l'économie. Avec un objectif pour les États-Unis, ou plutôt pour les multinationales, en très grande majorité anglo-saxonnes : assurer un nouvel ordre mondial, où le rôle des États est réduit à la portion congrue, où les citoyens sont cantonnés à un rôle de consommateurs, où la politique s'efface devant les impératifs du marché et d'un libre-échange total, absolu.

    Cette bataille, elle se joue aussi sur les traités commerciaux, à travers le TAFTA, le TPP pour le Pacifique, le TISA pour les données. Sans oublier le traité entre l'Europe et le Canada qui a servi en quelque sorte de matrice aux négociations transatlantiques sur le TAFTA. Cette offensive américaine se déroule comme à la parade. Dans un premier temps, les autorités judiciaires d'outre-Atlantique ont mis en place un arsenal juridique pour imposer peu à peu l'extraterritorialité du droit américain. C'est ainsi qu'on a vu se multiplier, depuis des années, les amendes colossales contre les groupes européens. Amendes pour avoir obtenu des contrats dans divers pays du Tiers Monde avec des commissions. On pense, bien sûr à Alstom. Amendes pour avoir financé des opérations commerciales avec des pays frappés d'embargo par les États-Unis. On pense, bien sûr, à BNP Paribas. Amendes pour avoir bidouillé, comme Volkswagen, les moteurs Diesel vendus sur le marché américain, etc. À chaque fois ce sont des montants considérables. Des milliards, voire des dizaines de milliards de dollars.

    Pis, ces menaces pèsent sur le système bancaire européen qui n'ose plus financer les investissements des entreprises, françaises et autres, dans des pays sensibles. Ainsi, les banques françaises sont très frileuses sur l'Iran, sur la Russie. Nos entreprises ratent des contrats. Pour le plus grand profit… des Américains. Bref, tout se passe comme si cette menace subliminale que fait peser la justice américaine et Washington sur les banques et entreprises européennes était destinée à les paralyser, à les tétaniser. Parallèlement, le capitalisme américain a déployé sur une très grande échelle une forme moderne de corruption : l'influence, le trafic d'influence. Plus besoin de verser des bakchichs, il suffit d'offrir aux dirigeants politiques, aux élites européennes de belles et rémunératrices fins de carrière, ou de faciliter l'accès de leurs progénitures aux cercles restreints du pouvoir des multinationales.

    Aujourd'hui, les masques tombent. C'est un ancien président de la Commission européenne dont on savait qu'il était très proche des Américains qui pantoufle chez Goldmann Sachs. On découvre qu'une ancienne commissaire à la concurrence avait pris systématiquement des décisions nuisibles aux intérêts industriels européens tout en étant administrateur d'un fonds off shore aux Bahamas. Cerise sur le gâteau : elle a intégré Bank of America et, au printemps dernier, le groupe américain… Uber. Un autre commissaire, négociateur et thuriféraire de l'accord TAFTA, a, lui, rejoint les conseils d'administration de CVC Partners, un fonds américain et Merit Capital. Bref, les Américains savent remercier ceux qui ont œuvré pour eux. Mais ceux qui rechignent à intégrer ce nouvel ordre mondial sont frappés. Volkswagen, mais aussi Deutsche Bank et maintenant Airbus que l'on menace de dizaines de milliards d'amende, parce que le groupe aurait bénéficié de subventions européennes. Mais comment Boeing s'est-il développé sinon avec l'argent du département de la Défense ? Comment la Silicon Valley est-elle devenue ce qu'elle est sinon avec les subsides sous diverses formes de l'État américain ? Comment les GAFAM et autres NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) prospèrent-ils sinon en optimisant fiscalement aux États-Unis (les multinationales américaines ont exporté plus de 2 000 milliards de dollars dans les paradis fiscaux) et en ne payant pratiquement pas d'impôt en Europe ? Et lorsque une commissaire européenne ose s'élever contre les avantages exorbitants accordés par l'Irlande à Apple, c'est le président Obama et 250 patrons américains qui volent au secours de la firme et somment l'Europe d'abandonner ses poursuites.

    Trop, c'est trop! Ou les Européens se couchent et nous allons collectivement basculer dans un monde où quelques monopoles régneront sur notre vie de tous les jours, géreront nos données… un monde digne de Big Brother. Ou l'Europe se réveille, refuse ces diktats, renvoie les accords TAFTA aux calendes grecques. On ne négocie pas dans une position de vassal. Voilà pourquoi la bataille du TAFTA est symbolique. Voilà pourquoi si nous voulons défendre nos valeurs, une certaine idée de la géopolitique, il faut dire non au TAFTA, relancer l'idée de la préférence communautaire, défendre nos banques et nos grandes entreprises. À condition, bien sûr, qu'elles veuillent être défendues et qu'elles n'aient pas déjà pactisé avec l'Oncle Sam… pour un plat de lentilles.   

    Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économique et vice-président du Comité Orwell.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/09/28/traites-de-libre-echange-bienvenue-dans-le-monde-d-orwell-5853708.html