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actualité - Page 3900

  • Huit thèses d’écologie profonde

    1 – Le bien-être et l’épanouissement de la vie humaine et non humaine sur terre possèdent une valeur inhérente ou intrinsèque, une valeur en soi. La valeur des formes de vie non humaines est indépendante de l’utilité instrumentale que représente le monde non humain par rapport aux objectifs de l’humanité.

    2 – La richesse et la diversité des formes de vie sont elles-mêmes des valeurs en soi. Elles contribuent à l’épanouissement de la vie humaine et non humaine sur terre. « Richesse » veut dire ici abondance de la vie dans chacune de ses formes.

    3 – Les hommes n’ont pas le droit de réduire cette richesse et cette diversité ni d’interférer de façon destructrice avec la vie non humaine, sauf pour satisfaire des besoins vitaux.

    4 – L’épanouissement des cultures et de la vie humaine est compatible avec une substantielle diminution de la population humaine. L’épanouissement de la vie non humaine exige une telle diminution. Le volume de la population humaine devrait toujours rester compatible avec le maintien de la richesse et de la diversité des formes de vie non humaines. Mais l’épanouissement de la vie humaine et la diversité des cultures ne doivent pas non plus être menacés par cette limitation. Celle-ci n’exclut donc pas le point de vue optimiste fréquemment exprimé selon lequel des politiques écologiques appropriées seront bientôt mises en place, de sorte qu’on pourra voir alors si une réduction de la population s’avère ou non nécessaire.

    5 – La façon dont les hommes interfèrent aujourd’hui avec le monde non humain est excessive et nuisible, et la situation s’aggrave rapidement.

    6 – Les programme en vigueur doivent donc être modifiés. Les changements doivent affecter les structures économiques, technologiques et idéologiques de base. Plus on attendra avant de les mettre en œuvre, plus on sera finalement obligé de recourir à des mesures draconiennes. La situation qui résulterait de ces changements serait profondément différente des conditions présentes et nous permettrait de faire une expérience plus joyeuse de la relation entre tout ce qui existe.

    7 – Le principal changement idéologique consisterait à mettre en valeur la qualité de la vie (en s’intéressant d’abord aux situations dans lesquelles se révèle une valeur inhérente) plutôt qu’à rechercher un niveau de vie moyen toujours plus élevé. Cela implique de se pénétrer de la différence qui existe entre « gros » et « grand ».

    8 – Ceux qui sont en accord avec les points précédents ont l’obligation directe ou indirecte, de contribuer aux efforts qui visent à aboutir aux changements nécessaires.
    Arne Naess

    Philosophe norvégien, théoricien du mouvement de l’Ecologie profonde

    Ozon.overblog

    http://www.voxnr.com/379/huit-theses-decologie-profonde

  • Politique : le vrai choix

    Claude Bourrinet

    Dans la nature, on se défend, ou on attaque, avec des leurres. Mais la réalité, c'est la mort. D'où naît la vie.

    En politique, c'est un peu la même chose. La "démocratie", qui est une voie détournée pour atténuer les heurts de la guerre civile, cœur de toute société vivante, est, bien sûr, un mensonge : on croit résoudre, comme dans un salon de thé, des problèmes qui mettent en jeu des conflits d'intérêts et des questions identitaires qui engagent la vie et la mort de communautés. Les seuls moments où un pays a manifesté un surcroît d'énergie furent ceux où des groupes s'empoignaient violemment. Le reste est gentillesse de troupeau bêlant. Machiavel, dans ses Réflexions sur la Première Décade de Tite Live et dans Le Prince, ne dit pas autre chose, et il a raison.

    Le parti communiste français, selon Guy Mollet, était plus à l'Est qu'à gauche. On pourrait dire aussi que la gauche et la droite actuelles sont à l'extrême Ouest, c'est-à-dire à Washington. La sortie de l'Histoire, pour un peuple, c'est-à-dire le refus de risquer, jusqu'au bout, sa peau, est aussi une manière – lâche – d'éluder le conflit. On trouve toujours de bonnes raisons pour s'en passer. On n'évite pas pour autant, dans ce cas, les guerres fomentées, sur le territoire du pays abdiquant sa souveraineté, par l'étranger. Le vide appelle le plein.

    Le parti communiste français avait choisi l'URSS en 1939, donc, à ce moment, l'Allemagne hitlérienne, contre la France. Il est vrai que Lénine avait dit que tout révolutionnaire devait combattre son propre pays.

    J'avoue que l'on pourrait disserter, à l'infini, sur la légitimité de ces décisions paradoxales, pour les patriotes, qui peuvent, selon l'identité des vainqueurs, passer pour trahisons, ou bien tomber dans l'oubli, ou, mieux, se présenter comme des choix avisés. Au fond, De Gaulle a opté pour le bon cheval, et Pétain pour le mauvais. La défaite de juin 40 ne laissait pas d'autre alternative, et le nationalistes devaient manger leur képi. Le naufrage est toujours cruel pour ceux qui se noient.

    Nous en sommes encore là. Certains voient l'Amérique comme le paradis, pour d'autres, c'est la Russie de Poutine. Le problème est que l'Europe - et la France - ne prennent pas en charge leur destin.

    Pour en revenir au parti communiste français, on peut, certes, a posteriori, comme dans le gaullisme, retenir un certain conservatisme plutôt sympathique : rejet de l'avortement, de l'idéologie homosexuelle, culte de la famille, de la nation, du (des?) passé(s) français etc.

    Mais il ne faut jamais oublier ce qu'étaient ces « progressismes ». Le gaullisme n'a pas su se montrer critique à l'égard d'un modernisme quantitatif qui a défiguré la France, et nous a bloqués dans des impasses ; le parti communiste combattait au nom d'un prophétisme réducteur et imbécile, parce qu'égalitariste. Qui a côtoyé des responsables staliniens (et même trotskistes) connaît leur médiocrité humaine et culturelle. Le militantisme abêtit.

    Le vrai choix est entre l'honneur et la honte, entre l'excellence et la médiocrité. A chacun de sonder son cœur et ses reins. L'instinct vaut mieux, parfois, que les ratiocinations. Les « idées » ne sont souvent que des colifichets. Après, on peut toujours habiller, comme l'on veut, le symbole qu'on s'est donné.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/claude-bourrinet/

  • Roger Holeindre s'adresse à la jeunesse de France

    Mes amis,

    Notre pays est en danger de mort car nous sommes “menés” par des sectaires et des idéologues prêts à tout pour être réélus, et gouvernés par des mondialistes apatrides inféodés à la haute finance.

    Notre “Président” de la République, devant le résultat de plus en plus calamiteux des sondages s’accroche au pouvoir et à ses avantages, tel un bigorneau à son rocher. La simple honnêteté voudrait qu’il parte… Mais il préfère magouiller… tricher… mentir… pour revenir dans les palais nationaux

    Pour cela, il n’hésite pas à dépenser des millions d’euros… de nos impôts… pour placer… récompenser… acheter… ou fidéliser ses amis de la “gauche” soi-disant prolétarienne… qui, en fait, méprisent le peuple… qu’ils accusent de faire du populisme…. Dorénavant du “trumpisme” (Sic). Ils s’alignent ainsi sur M. Jospin qui n’hésita pas, à son époque, à traiter les anti-socialistes de “populace”.

    Ce même Jospin d’ailleurs, avec Chirac… décréta que… « l’Europe ne devait pas devenir un club chrétien » (Sic).

    Tout ce que le peuple de France reproche à nos dirigeants et à leurs maîtres mondialistes est pourtant malheureusement VRAI et PROUVÉ !

    Valls, se prenant pour “Benito” mais jouant le “républicain espagnol” (alors que sa famille était dans l’autre camp)… n’a pas hésité, le 23 janvier 2015, à déclarer à des étudiants… « Les jeunes Français doivent s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats » (Sic).

    — Cela ne l’a pas empêché…

    • de laisser, durant des mois, Mme Taubira refuser d’interner des “terroristes” repérés et fichés.
    • de laisser plusieurs de ses ministres déclarer que… « A la différence de l’Islam… le catholicisme est incompatible avec la République. »

    Après les 129 morts et les 350 blessés du 13 novembre 2015… puis les 84 morts et 200 blessés du 14 juillet 2016… plus l’innommable assassinat d’un vieux serviteur de Dieu dans son église de la France profonde… il a cru nécessaire de déclarer au Journal du Dimanche que… certes… il redoute le terrorisme, mais surtout la guerre civile suscitée par l’extrême droite. (On croit rêver !)

    Il faut quand même un sacré culot pour oser déclarer des choses aussi ineptes, et voir dans la colère qui monte en France… un quelconque complot de droite !

    Il est vrai qu’un de ses sous ordres policiers, le sieur Patrick Calvar, patron de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), n’a pas hésité, lui, à expliquer longuement aux membres de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale… qu’il existait un danger encore plus grand, une menace « presque invisible » (Sic) « La menace fomentée par l’ultra droite. » Il a terminé son exposé par cette phrase… « Vous aurez une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman. Pas les islamistes… mais bien… le monde musulman ».

    C’est avec ce genre de déclaration que ces messieurs du pouvoir pensent se maintenir en place… et y revenir. Cela s’appelle de la haute trahison. Avec la complicité de toute la presse “faisandée” et soutenue financièrement… ils accusent, en proférant des mensonges éhontés, les alertes pathétiques de ceux qui préviennent nos concitoyens… que le changement de peuple est en cours.

    Ils cachent qu’une note confidentielle nous apprend que… « 95 députés socialistes ont déposé un projet de loi donnant aux Algériens nés en France ou en Algérie avant 1963 (avant l’indépendance) la citoyenneté française sur simple demande. »

    Alors, jeunes de mon pays, faites attention. Ecoutez vos anciens qui ont toujours tout donné pour la patrie… Ces hommes sont dangereux ; ne vous laissez pas abuser… manipuler. C’est par les urnes… quoi qu’ils fassent… que nous les chasserons ! Ne tombez pas dans leur piège grossier, mais réel. Méfiez-vous de leurs provocations flicardes.

    La situation dramatique que vit notre nation a été voulue, organisée, financée… par cette mafia internationaliste qui s’appuie sur le mensonge et la falsification de notre histoire, grâce à l’accaparement des médias.

    Restez propre dans votre cœur et dans votre tête… N’oubliez pas que vous vivez sur une terre chrétienne, hier fille aînée de l’Eglise… Vous êtes en majorité catholiques… Soyez en fiers !

    La France est le pays le moins raciste du monde, mais vous avez le droit, et surtout le devoir, de rester… catholiques et français toujours… et tous ceux qui viennent d’ailleurs, disposant chez nous de toutes les libertés et de tous les avantages sociaux, doivent respecter nos lois, nos coutumes.

    Oui, méfiez-vous des provocateurs ! Soyez respectables pour être respectés, afin que VIVE LA FRANCE !

    Roger Holeindre

    Président du Cercle national des Combattants

    Président d'honneur du Parti de la France 

    http://synthesenationale.hautetfort.com/combat_nationaliste_et_identitaire/

  • Quand la République "redécouvre" la tradition catholique de la France...

    Le corps d’un prêtre ensanglanté au pied de l’autel, frappé en pleine célébration, c’était pour moi une image sortie d’un livre de Barbey d’Aurevilly, puis celles, répétées à l’envi, de ces hommes d’Eglise martyrisés par une Révolution qui avait tournée République dans les années 1790 ; c’était aussi les échos lointains des terres d’Orient dont sont irrémédiablement chassés les chrétiens, pourtant là depuis 2.000 ans : en somme, c’était loin, dans le temps ou, au moins pour le présent, dans l’espace…

    C’est près de moi, désormais, dans cette petite ville de Normandie toute proche de Rouen, là où Jeanne d’Arc a, elle aussi, souffert le martyre pour sa foi et son attachement à la nation couronnée. Et les portraits du père Jacques Hamel s’affichent sur les couvertures de magazines comme des quotidiens, comme sur les écrans de l’information continue : son visage de vieil homme, qui s’adoucit lorsqu’il se met à parler ou à chanter, semble celui d’un ancêtre que nous aurions un peu négligé, simplement parce qu’il nous était si coutumier que nous ne pensions plus qu’il pouvait disparaître… Son assassinat brutal nous a réveillé, sans doute, d’une certaine insouciance historique : cet homme d’Eglise, c’est notre mémoire, nos traditions, ces habitudes contractées de longue date et qui nous rassurent, ces baptêmes, ces jours de fête, ces communions d’un dimanche de printemps, le son des cloches, l’horloge sur le clocher… C’est le baptême de Clovis et le sacre de Reims, c’est aussi Don Camillo, et le chagrin du maire communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray parlant de « notre prêtre » pour désigner le père Hamel en était le rappel le plus émouvant !

    Bien sûr, les Français ne sont pas tous catholiques, loin de là, mais la France, qu’on le veuille ou non, qu’on le regrette ou pas, reste, au regard de l’histoire, un pays aux multiples racines catholiques, à la fois particulières et fort diverses, de la Bretagne à l’Alsace, de la Provence à la Martinique : l’oublier serait renier ce qu’est la France, au-delà de l’instant présent. Marc Bloch qui n’était pas catholique le soulignait à sa façon lorsqu’il expliquait : «Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.»

    En disant cela, je ne méconnais pas les aspects plus sombres de l’histoire de France, des guerres de religion et des persécutions religieuses, quelles qu’elles soient d’ailleurs et les catholiques en ont aussi largement fait les frais, de la Première République déchristianisatrice aux inventaires de 1905-1906 : mais, en définitive, l’âme de la France est restée sensiblement la même jusqu’à nos jours. Et lorsque la libération de Paris a été célébrée, c’est à Notre-Dame plus encore qu’ailleurs, quand, quelques années après, c’est à la cathédrale de Reims, celle des sacres royaux, que la réconciliation franco-allemande était définitivement scellée…

    L’autre jour, toutes les autorités de la République étaient réunies pour une messe en la cathédrale de Paris, et le président Hollande, après les propos déjà anciens de son premier ministre sur « les racines chrétiennes de la France », n’a pas hésité à déclarer que « attaquer une église, tuer un prêtre, c’est profaner la République » : une formule qui n’est pas anodine même si certains y décèleront sans doute une précaution électorale et d’autres une tentative de désamorcer certaine contestation politique. Comme si la République cherchait à récupérer le sacré catholique et, en même temps, signalait ce que la France, même en République, devait à la tradition catholique en son être profond ! Quand le politique défaille et semble impuissant face au malheur, ce sont « le retour aux traditions » et « les forces de l’esprit » qui apparaissent, dans notre pays de France, comme « le bouclier et l’épée »

    Que les hommes d’Etat ou ceux qui postulent à le représenter, soient bien obligés de le reconnaître est révélateur, sans doute, d’un changement d’état d’esprit, en attendant le nécessaire changement de politique et, surtout, le retour du « temps long » à la tête de l’Etat, ce temps apprivoisé qui, face aux défis contemporains, peut permettre à une nation « d’être et de durer », tout simplement…

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Le Japon après Fukushima (Laurent James, Jean-Michel Vernochet)

  • De renoncements en compromissions, la France devient islamique

    La France de Manuel Valls serait fin prête pour pactiser avec l’islam ? L’urgent, c’est de changer de gouvernants ! 

    « Il y a urgence à bâtir un véritable pacte avec l’islam », annonçait Manuel Valls dans une tribune du JDD.

    Urgence, mais de quelle urgence s’agit-il, quand la question de l’islam en France, puis de l’islam de France, se fait récurrente depuis les années 80 ? C’est-à-dire après 40 ans d’immigration de travail, puis de regroupement familial, et maintenant d’immigration de masse. À quelle urgence fait-il allusion, qu’à cette question capitale de la solubilité de l’islam dans un pays aux racines chrétiennes, démocratique et laïc, les élus de droite ou gauche n’ont jamais souhaité répondre honnêtement ? Pire : ils l’ont glissée régulièrement sous le tapis et se la sont lâchement refilée.

    Sous la présidence de François Mitterrand, l’islam, en 1990, devenant de moins en moins invisible et de plus en plus revendicatif, sera créé le Conseil de réflexion sur l’islam de France. Des batailles de chapelles multiples régnant au sein même de l’islam, le Conseil a tôt fait de se déliter.

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  • 120 salles de prières liées à la mouvance salafiste bientôt fermées ?

    Le ministère de l'Intérieur a listé 120 salles de prières liées à la mouvance salafiste. Des fermetures administratives sont programmées dans les jours à venir partout en France.

    Nous verrons si la jurisprudence "Ste Rita" sera mise en oeuvre avec la même efficacité...

    Michel Janva

  • TRADITION • VERS UN FOLK-SONG TRADITIONALISTE ?

    Séance de travail de la nouvelle jeunesse d'Action française au Camp Maxime Real Del Sarte

    Voici quelle était l'introduction - de 1972 - du « carnet de chants » que plusieurs générations de militants d’Action française ont tenu dans leurs mains, lors de leurs repas ou de leurs veillées. Et, comme dit Brasillach, « nos feux de camp parmi la nuit », dont voici la saison revenue, ce weekend d'août ...  Mais les jeunes d’Action française d’aujourd’hui chantent aussi, beaucoup et plutôt bien. Et le « créneau » que nous signalait l’auteur de ces lignes - qui était aussi l'auteur de ce carnet de chants - demeure ouvert et libre. Après tout, un véritable « printemps français » aura aussi besoin de chants puisés à notre Tradition … Une fois faites les actualisations nécessaires, ce qui est proposé ici nous semble aussi pertinent qu’il y a quarante ans.  Réfléchissons-y !   LFAR

     « NARCISSISME » de la boue (Koestler) ou toxicomanie musicale, l'éthique pop ne prend pas en France. Le hululement électronique des orchestres livides et chevelus nous laisse froids : l'échec des festivals de l'été démontre le fossé culturel qui sépare l'underground américain du malaise français. Seuls se sentiront concernés par les valeurs de Woodstock les chrétiens-progressistes et les bourgeois d'âge mûr qui se bousculaient à Hair. De fait, le refus d'une certaine société de consommation s'exprime des deux côtés de l'océan selon des structures différentes. Nous sommes trop enracinés pour nous réfugier dans les « arrières-mondes consolateurs » et les paradis artificiels ; trop occidentaux pour sombrer avec les clochards hippies dans un dévergondage du bouddhisme. Contrairement aux jeunes « contestants » américains, nous ne combattons pas cette société mercantile comme l'aboutissement logique de nos valeurs héritées (nos « préjugés » en langage maelstrom mais comme leur despotique contraire. Là ou les radicaux d'outre-Atlantique, coupés de tout capital séculaire, sautent dans l'informe et l'indéfini, l’instinct national guide notre révolte vers un retour aux sources françaises.

    Ceci pour en arriver au succès des « folk-singers » à la française qui recèle, dans le cas d'Ogeret, Rocheman ou Kerval, un contenu politique implicite. Ceux-là sont gauchistes ou gauchisants, par mode ou conviction, et s'efforcent de raccorder leur sélection musicale au folklore de mai 68, clause sine qua non d'une honnête diffusion commerciale par les capitalistes du disque. Mais le phénomène est en lui-même ambigu, voire contradictoire : l'écho, la vibration profonde éveillée par les mélodies frustes ou raffinées de l'ancienne France, submergent les méticulosités doctrinaires de la rive gauche.

    C'est une adhésion de la sensibilité, un sentiment de « déjà vécu » traduisant l'inconsciente fidélité au passe national comme l'attachement quasi-biologique, à la particularité française. Ceci est infiniment plus fort que d'artificieux parallèles entre l'histoire et les comédies barbares de Nanterre. Les refrains des grenadiers de Montcalm, les complaintes acadiennes, les ritournelles en l'honneur du roi, les malédictions paysannes contre le « maître de la guerre » ou le prince-évêque de Montbéliard, ou les gracieux couplets parisiens de « la Bataille de Fontenoy », sont irréductibles aux vivisections marxistes. La chanson traditionnelle en France est par nature engagée dans le nationalisme, et résiste au nivellement cosmopolite.

    Le fait se vérifie autour des brasiers nocturnes de Carnac, dans les bistrots rochelais ou les campings méridionaux, quand les vacanciers se muent en auditeurs et bissent ces jeunes inattendus qui chantent sur des rythmes familiers la gloire et la douceur anciennes...

    La chanson populaire est, à l'échelon culturel, un appréciable véhicule de propagande « tous azimuts » : la communication entre classes d'âge différentes, entre parisiens et régionalistes, entre jeunes d'obédiences politiques antagonistes, devient possible et fructueuse le temps d'une rencontre, quand se recompose au hasard d'un refrain cette « joie Ancien Régime » dont parle La Varende (les Manants du roi) comme d'une rare étincelle dans l'orage moderne. Au-delà des démonstrations objectives de la science politique, le mode d'expression du « folk-song » repré­sente à la fois le cri d'un traditionalisme et la manifestation d'une large « amitié française ».

    Les jeunes d'A.F. sentent l'occasion payante d'intervenir sur un terrain à peu près inoccupé pour l'instant. Il s'agit de récupérer le courant qui se dessine et de lui rendre son contexte politique normal. Un train vient déjà d'être manqué avec la résurrection musicale bretonne, trop souvent contrôlée par des noyauteurs qui lui insufflent un contenu européo­séparatiste ; d'autres trains s'é­branlent vers de fausses directions, particulièrement en terre occitane où s'évertuent les gauchistes sur consignes parisiennes. Le moment est opportun d'entamer sur ce terrain nouveau l’action qui ajoutera au travail d'Ac­tion française, une antenne supplémentaire, et qui soustraira aux adversaires de l'unité nationale le monopole de fait dont ils jouissaient jusqu'a présent. L'affaire est sérieuse et intéressante.  

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Les fléaux de la société de consommation…

    On parle communément de « société de consommation » pour désigner le règne de la Forme-Capital sous lequel nous vivons. L’homme n’y est plus un être humain partie constituante d’un tout cohérent mais un animal consommateur dont la devise pourrait être : « consomme et tais-toi ! ». Tout s’achète et tout se vend, nous sommes devenus, au fond, de la chair à financier. Nous savons que la société actuelle engendre un certain nombre de maux dus à la nature même de ladite société : pauvreté, précarité, effritement des structures familiales, nomadisme, déculturation… La société de consommation se développe grâce ces « dégâts collatéraux ». En voici un petit tour d’horizon, la liste étant malheureusement non exhaustive.

    Les célibataires : une cible commerciale de choix.

    Une enquête publiée par l’université anglaise de Warwick en mars 2004, se basant sur un panel de 10 000 célibataires d’une quarantaine d’années et faite sur une durée de 10 ans, révélait que leur taux de suicide était plus important que la moyenne. Les chercheurs ne sont pas arrivés à déceler des facteurs déterminants pour l’expliquer. Au final, on notait un taux de mortalité supérieur chez les personnes vivant seules de 10 % chez les hommes et de 4,8 % chez les femmes. Parmi les facteurs explicatifs ont pu être avancés, le tabagisme, un « inquiétant alcoolisme mondain lors des sorties, un déséquilibre alimentaire (plats individuels prépréparés plus riches en sucre et en graisse, surgelés, plateaux-repas devant la télé, grignotage) et une tendance plus marquée au temps consacré à l’activité professionnelle (46 heures hebdomadaires en moyenne au lieu de 35 à 39 heures de rigueur et jusqu’à 70 heures en moyenne pour les cadres).

    La France compte aujourd’hui 120 000 divorces par an, atteignant depuis 2001, un divorce pour deux mariages ! (Contre un pour dix en 1979). Avec 1 500 000 foyers monoparentaux et 13 millions de célibataires, cela offre un beau filon basé sur la détresse individuelle.

    Ainsi, en 2001, s’est créée l’association « Solo’ptimiste » qui, pour une adhésion de 28 euros, propose à ses membres des soirées restaurants, des week-ends, des soirées à thèmes pour célibataires ainsi que la pratique du « speed dating » (soirées où l’on fait se rencontrer des célibataires sur le principe de 7 rencontres express de 7 minutes chacune). À Paris, au « Love Connect Café », cela va jusqu’à l’organisation de dîners « blind date » où se rencontrent 12 hommes et 12 femmes de même profil pour un dîner « en tête à tête » (sic) avec une facture de 60 euros par tête. A également été créée une agence de voyages exclusivement réservée aux célibataires. La presse ne pouvait pas se permettre de rater le coche, d’où « Culture solo » le premier magazine destiné aux femmes célibataires. Enfin, Internet, le réseau des réseaux, par sa démocratisation a ouvert un espace immense à la recherche amoureuse. Les sites de rencontres se sont multipliés souvent sans contrôle. Le plus important, Meetic.fr, compte plus de 6 millions d’inscrits, sachant que ces sites proposent souvent une inscription gratuite avec services restreints. Mais pour concrétiser ces contacts, la facture se révèle souvent salée. L’amour n’a pas de prix ? Le capitalisme lui en donne un, en exploitant la misère sentimentale et l’isolement des individus.

    La Consommation à la portée de tous.

    Jusqu’à il y a quelques années, la majorité des Français ayant un emploi salarié à plein temps pouvait se nourrir, se loger et se vêtir dignement. Plus récemment s’est généralisée une consommation à plusieurs niveaux où l’achat de produits de marque de référence s’est plus ou moins retrouvé réservé aux personnes les plus aisées. L’achat des marques de magasin (prix de niveau intermédiaire) et chez certains « discounters » relégués à la grande classe moyenne (dans laquelle on peut classer au sens large les foyers gagnant plus de 1,33 fois et moins de 3 fois le SMIC). Pour les autres, les multinationales de la grande distribution, ne voulant pas risquer de se laisser dépasser par les « discounters » (qui fleurissent depuis dix ans) ont développé une troisième gamme de produits : les produits Premier Prix. Ceux-ci sont facilement reconnaissables à leur emballage dépouillé et à leur prix défiant toute concurrence. Le but étant de permettre à tous d’avoir accès à une consommation de masse. L’inconvénient évident est que leur qualité est extrêmement variable. Les garanties de traçabilité sont souvent absentes. Nos voisins belges ont pu avoir, ainsi, la surprise de découvrir que Carrefour vendait incognito, malgré son engagement « écologiste » de façade, de l’huile à friture à base d’OGM. Tout cela vient nous rappeler qu’au pays du capital, on n’est pas au pays des merveilles, que la seule loi qui y règne c’est l’appât du gain des actionnaires rapaces, pour qui nos vies et notre santé ne sont que des détails insignifiants.

    L’enfer des crédits à la consommation.

    Vous voulez obtenir un crédit pour acquérir votre appartement afin de ne plus être tributaire de votre propriétaire ? Cela est une décision que votre banquier étudiera avec attention et sévérité sans que vous soyez sûr d’obtenir ce que vous souhaitez.

    En revanche, si vous n’êtes pas (encore) inscrit sur le fichier des « interdits bancaires » vous êtes certains de pouvoir souscrire à un crédit à la consommation. Les sommes varient de 500 à 15 000 euros, elles sont proposées par des sociétés bancaires dont vous voyez régulièrement les publicités et qui ont pour objectif de réveiller en vous le consommateur vorace qui sommeille.

    Évidemment, plus les sommes remboursées mensuellement sont modestes, plus la durée de remboursement sera longue et tous les mois vous paierez des intérêts faramineux (dont les taux frisent l’usure avec des TEG parfois supérieurs à 16 % par an). Voilà pour la première facette du piège : pousser des personnes qui n’en avaient pas les moyens à dépenser de l’argent pour leur consommation, en leur laissant sous-entendre qu’ils allaient ainsi augmenter leur pouvoir d’achat en se constituant une « réserve d’argent ». Ensuite, au fur et à mesure que la réserve se reconstitue, grâce au remboursement, elle redevient disponible et ouvre de nouvelles possibilités d’endettement. La deuxième partie du piège ouvre ainsi un cercle vicieux. Visant les personnes traversant de « mauvaises passes », ces crédits « faciles » sont un gagne-pain pour des entreprises peu scrupuleuses qui n’hésitent pas à utiliser des méthodes paralégales pour se rembourser. Elles conduisent des personnes précarisées vers la spirale de la dépression, de l’interdit bancaire et du surendettement.

    Il faut être conscient que dans ce système tout s’achète et tout se vend sans aucune règle morale. Mais il n’est pas dit que nous laisserons éternellement marchander nos vies sans réagir.

    Rebellion-Osre  via http://www.voxnr.com/250/fleaux-de-societe-de-consommation

  • Ce n'est pas le tout de s'offusquer de l'implantation de minarets, encore faudrait-il sauver nos clochers...

    Philippe Randa

    Paru dans Présent du 9 août 2016

    En été, toute la France est en vacances. Toute ? Non ! À Kerhir (Côtes d’Armor), dans le Trégor, une petite communauté d’irréductibles catholiques résiste encore et toujours à… la fatalité ! Soit à la chute, une nuit de tempête, de la cloche de la petite chapelle dédiée à Saint Nicolas.

    Datant de 1480, elle fut construite par Pierre de Trolong, époux de Peronnelle Arrel de Kermarquer : leurs armoiries, en haut du pignon de la chapelle, permet de dater très précisément l’époque de sa construction.

    La chapelle, régulièrement desservie depuis lors, exceptée lors de la Révolution française – désaffectée, puis saisie comme bien national et laissée dans un « état déplorable », elle fut remise en état par de nouveaux propriétaires et Saint Nicolas de nouveau célébré régulièrement, notamment lors des rogatons dont se souviennent les paroissiens de Trédarzec…

    Les actuels propriétaires, la famille de la Brosse, ayant fait évaluer les frais pour faire remonter la cloche, désespérait de parvenir à réunir les fonds… Mais grâce à l’initiative de Pierre Foata, bouquiniste à Tréguier, et du bâtonnier Yves Avril – sur une suggestion d’un proche voisin perrosien qui n’est autre que Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, bien connu des lecteurs de Présent –, une « garden-chapelle » pour réunir la somme nécessaire, a été organisée sur place le dimanche 7 août, suivi d’un buffet-campagnard, particulièrement bien garni (j’en atteste !) ; la quarantaine de participants, non seulement passèrent une excellente journée, mais permirent de réunir par leurs dons la somme nécessaire, sous l’œil bienveillant du Père Guillaume, curé de Tréguier. La cloche sonnera donc à Pâques prochain, après restauration.

    Comme quoi, il n’y a pas de saison pour aider Saint Nicolas à être entendu ! Et fort bien !

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