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actualité - Page 4222

  • Le Gard, étrange laboratoire de la lutte anti-FN

    Laminé lors des élections régionales de décembre, le Parti socialiste a décidé de lutter, non pas contre le chômage et l’insécurité, mais contre le Front national. Il a ainsi confié à sa fédération départementale du Gard la mission d’expérimenter de nouvelles idées pour combattre le parti de Marine Le Pen. Amusant quand on sait que cette fédération gardoise est l’une des plus pourries de France…

    L’info a été révélée le 23 décembre sur le site du journal numérique « Objectif Gard » : « Il y a un mois, la fédération PS du Gard a candidaté auprès de sa direction nationale afin de participer à l’expérimentation de nouvelles mesures pour lutter contre le Front National. » La candidature a été retenue : « Hier, en conseil fédéral, le patron des socialistes gardois, Jean Denat, a annoncé que la fédération gardoise avait finalement été choisie par Solferino. Début février, plusieurs chargés de missions descendront à Nîmes pour exposer les axes de travail et fixer le calendrier. »
    On apprend ainsi qu’après la bérézina des élections régionales, le département du Gard sera le laboratoire de cette nouvelle guerre électorale. Ce choix est tout sauf un hasard. Jean Denat, le premier secrétaire de la fédération socialiste du Gard, a sans le moindre doute bénéficié de l’appui d’un ami inconditionnel, presque un frère, le premier ministre, Manuel Valls. Les deux hommes se sont connus au début des années 1990 quand ils gravitaient dans l’entourage du premier ministre Michel Rocard. Depuis, ils sont cul et chemise. C’est Manuel Valls en personne qui a décoré Jean Denat des insignes de chevalier de la Légion d’honneur lors d’une cérémonie à la préfecture du Gard où le futur premier ministre a rappelé que Denat lui avait été « un directeur de campagne précieux lors des primaires citoyennes de 2011 »…

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  • La volonté de sanctuaires

    Texte à la demande de Polémia (http://www.polemia.com/)

    Il faut toujours demander à un écrivain de formuler les choses. Tandis que je me perdais dans mes clarifications à propos du thème des communautés qui, accolé à son générique, lecommunautarisme, faisait que ceux-là même à qui il devait le plus parler se trouvaient bien gênés de l'entendre et de le reprendre, Renaud Camus est venu tout dénuer d'un seul trait. « Les sanctuaires » m'a-t-il dit. « Les sanctuaires », plutôt que « les communautés ». Tout est désormais plus clair.

    Des hypothèses

    Le problème, dans lequel nous sommes empêtrés, est que nous conditionnons la survie de l'Europe et de la France, dans leur âme, leur essence et dans les peuples qui les composent, à la prise de pouvoir étatique. Parce que, finalement, nous restons très 20eme siècle, voire 19eme, 18eme et 17eme siècle, nous continuons à rester bloqués sur l'idée que la solution à tous nos problèmes ne peut venir que de Papa-Maman l’État. Au prétexte que celui-ci est au service de forces qui nous nient, pour parler comme Venner, on suppose qu'il suffirait de le reprendre, en envoyant des « patriotes » au pouvoir (que ce soit par la démocratie ou la violence, pour les plus chauds d’entre-nous), pour que l'avenir des nos peuples soit assuré. Belle idée, qui fut véritablement effective au siècle passé, quand les peuples européens étaient homogènes et prêts à basculer dans des totalitarismes qui, effectivement, démontraient que la puissance étatique pouvait, à elle seule, changer les mentalités et mettre en mouvement toutes les dynamiques nationales.

    Je tiens que cette idée est passée de date, et comme un malheur ne vient jamais seul, le fait que la plupart des gens de bonnes volontés, c'est à dire non-remplacistes, pour parler encore comme Camus, ou simplement encore vivants (et non suicidaires, pour parler comme je l'entends), s'accrochent encore à cette dernière, induit que, finalement, nous perdons un temps fou à courir après des chimères quand il y aurait bien d'autres choses à faire pour sauver ce qui peut encore l'être.

    Regardons les choses en face : la prise de pouvoir, un jour, est une hypothèse. Elle est même assez saugrenue. Qu'un parti cohérent, puissant, intelligent, puisse faire 50,01% des voix dans une France remplie de personnes âgées (qui, par nature, fuient en nombre le changement) et de personnes d'origine immigrés (qui, encore par nature, n'ont pas nécessairement les entrailles patriotes) est déjà difficile. Mais soit. Croyons-y. Et après ? Une fois au pouvoir, ce parti, cohérent, puissant, intelligent, que pourrait-il réellement faire ? Engagerait-il, avec le soutien miraculeux des populations, une grande politique de remigration de 15 millions de personnes ? Ou bien, encore par miracle, parviendrait-il à assimiler ces 15 millions de personnes, au point d'en faire de parfaits Français ? Reconnaissons ensemble que tout cela semble compliqué. Mais, encore, soit. Admettons. Il est certain qu'un parti, disons « ami », pourrait déjà faire du bien là ou les autres ne peuvent faire que du mal, et, en effet, je ne crois pas qu'il soit absolument nécessaire d'arrêter touts combats politiciens en vue de prendre l'Etat. Mais reconnaissons ensemble que les chances pour que cela survienne sont, pour être gentil, faibles. Que cela puisse arriver, c'est une hypothèse. Et je ne veux pas conditionner la survie de l'Europe et de la France à, finalement, ce qui n'est qu'une hypothèse. Pour faire simple, il y a trop à perdre pour tout miser sur ce pari.

    Besoin de sanctuaires

    Quand le monde s'écroule autour de soi et qu'on a compris qu'on ne le sauvera pas, il reste à protéger ce qui est essentiel. Cet essentiel pourra, demain, après demain, bâtir à nouveau de grandes choses, un nouveau monde. Peu m'importe que ma génération et celle de mes enfants perdent l'Etat Français, son administration et son drapeau, si mes petits enfants sont encore des européens, qu'ils vivent en sécurité, savent lire et écrire, qu'ils héritent encore, en quelque sorte, et qu'ils pourront à leur tour transmettre afin que, sans doute, leurs enfants puissent récupérer les terres que nous auront perdu. En attendant que l'hypothèse de la prise de pouvoir disparaisse ou se réalise, il est urgent d'avoir la volonté de sanctuaires. 

    Le monde dans lequel nous entrons sera – et est déjà – un monde en grappes. Le peuple, tel que nous l'avons connu, c'est à dire homogène et chevillé à un État qui lui est propre, est déjà une fiction. On peut le pleurer, mais personnellement je ne fais pas parti de ceux qui pleurent. Je sais que la condition principale de la survie est l'adaptation. Il va donc falloir entraîner les peuples européens à s'adapter aux conditions nouvelles du monde dans lequel ils sont projetés. 

    J'écris tout un essai sur ces conditions nouvelles, donc vous ne m'en voudrez pas si je reste lapidaire dans un texte qui ne peut être que succinct. Toutefois, l'idée-force est que nous sachions nous adapter à ce monde en grappes pour en constituer, nous aussi, un noyau, un pépin, un fruit qui en portera d'autres (car il faut avoir foi en nous). Savoir organiser ceux qui ne veulent pas mourir, les organiser économiquement, culturellement (nécessité d'écoles), esthétiquement, pour leur sécurité aussi, car la réalité nous montrera vite que l'Etat ne pourra pas nous protéger longtemps : voilà quels sont, ou plutôt quels devraient être, les objectifs des derniers Bons européens. Nos sociétés peuvent changer, s'écrouler, pourrir, mais elles ne doivent surtout pas nous changer. 

    Dans ce besoin essentiel de recevoir et de transmettre, il va falloir avoir la volonté de sanctuaires, lieux, immatériels ou, peut-être bientôt, géographiques, dans lesquels nous pourrons protéger ce qui mérite de l'être au milieu d'un flot de barbaries. Entreprises, écoles, associations, villages, familles, ou que sais-je encore, tout ce qui n'appartient pas à l'Etat et qui surtout ne doit plus lui appartenir, du moins tant qu'encore un parti politique miraculeux n'arrive au pouvoir.

    N'oublions jamais que lorsque l'Empire Romain s'est effondré, ses plus beaux éléments (la culture, le droit, etc.) ont pu être sauvés et être transmis car certains romains, qui avaient compris ce qui se tramait, s'étaient réfugiés dans des sanctuaires. Ils purent ainsi transmettre pour les générations futures. De même, je pense souvent à ces Russes qui avaient compris avant les autres que le soviétisme allait s'écrouler, et qui s'étaient réfugiés près d'un lac en Ingrie pour penser ensemble la Russie future. C'est en partie grâce à leur travail que la Russie pût se relever, bien des années plus tard.

    En clair et encore une fois : acceptons le monde tel qu'il est, mais sachons tirer notre épingle du jeu. Depuis quand un défi pareil devrait faire peur à des Européens, eux qui ont tout bravé et presque tout créé ?

    Personnellement, ça ne me fait pas peur. J'ai même hâte.  

    http://www.rochedy.fr/

  • Quand la République trahit les ouvriers...

    La mondialisation est brutale, sans beaucoup d'égards ni pour la planète ni pour les masses laborieuses, celles qui sont sa main-d’œuvre préférée car taillable et corvéable à merci. C'est vrai dans les pays dits du Sud, c'est aussi vrai dans nos vieux pays industrialisés qui vivent désormais une tragique désindustrialisation dans les victimes sont les territoires désertés par les entreprises désormais délocalisées et les ouvriers, à qui l'on a demandé parfois tant d'efforts de productivité pour mieux les licencier ensuite, « au nom de la compétitivité », ce dernier mot étant l'un des pires assassins du Travail français, de ses hommes comme de ses qualités et savoir-faire.

    La mondialisation est « la guerre de tous contre tous », au moins sur le plan économique, mais les perdants de cette guerre sont d'abord les travailleurs quand les gagnants sont les multinationales et leurs actionnaires plus encore que les consommateurs...

    En France, les ouvriers qui ont tenté de résister au rouleau compresseur de la mondialisation et de sa violence sociale, ont été, le plus souvent, écrasés, jetés à la rue malgré quelques promesses de reclassement, ou priés d'accepter des conditions de travail de moins en moins favorables pour, disait-on, « maintenir l'activité » : le chantage à la délocalisation et au chômage est devenu une stratégie patronale, puis une habitude. Un véritable scandale social !

    Mais le monde ouvrier n'a plus guère d'alliés en France dans cette guerre asymétrique, et la République qui, dans les programmes scolaires d'histoire se donne le beau rôle de la défense ouvrière et des avancées sociales (et pourtant !), a repris ses vieux réflexes « bourgeois », ceux de 1791, de juin 1848 et des premières décennies de la IIIème, quand les gouvernements républicains faisaient tirer sur les mineurs et emprisonner les syndicalistes : l'affaire des neuf mois de prison infligés par le tribunal correctionnel d'Amiens à d'anciens salariés de l'usine Goodyear de la ville en est une preuve supplémentaire, qui fait suite à l'incroyable répression (pas forcément légitime, même si elle peut apparaître légale) de récents mouvements de colère ouvrière et qui peut laisser croire que la violence des puissances d'argent, celle des licenciements boursiers, est toujours « gagnante » et, même, acceptable dans le cadre d'une mondialisation qui aurait toujours raison... Triste logique, que le royaliste social que je suis, ne peut accepter !

    Les multinationales se croient tout permis et les Etats semblent bien incapables, faute de volonté et de moyens de persuasion assumés, de ramener les grandes féodalités financières et économiques à la mesure et à l'équité sociale. En veut-on un exemple d'aujourd'hui même ? Les licenciements qui viennent d'être annoncés pour Alstom, à peine deux mois après l'acquisition de cette entreprise française par General Electric et malgré les promesses de cette dernière, avant la transaction, de ne supprimer aucun emploi et, même, ô hypocrisie suprême, d'en créer de nouveaux, sont un véritable pied de nez à la fois au gouvernementqui a fait semblant de croire aux fables de General Electric et aux salariés qui n'auront bientôt que leurs larmes et leurs poings serrés à présenter aux caméras, après tant d'autres... Et l'on voudrait qu'il n'y ait pas de colère, pas de désespoir chez ceux qui sont condamnés à perdre leur emploi alors que les décideurs de ces licenciements, eux, vont, pour certains, empocher des millions d'euros ! Mais de qui se moque-t-on ?

    Pour en revenir aux peines de prison réservées auxouvriers de Goodyear abandonnés par la République de M. Hollande, elles me semblent d'autant plus scandaleuses que ceux-là même qui auraient été les plus légitimes à demander de telles sanctions avaient retiré leurs plaintes, et que c'est donc le parquet, qui dépend de Madame Taubira, garde des sceaux, qui a poursuivi les ouvriers qui avaient « retenu » (plutôt que séquestré, terme qui ne correspond pas exactement la réalité) deux cadres de la direction de l'entreprise, celle-là même qui annonçait la fermeture de l'usine d'Amiens-nord et le licenciement du personnel, raisons du coup de sang des travailleurs... Ainsi, c'est bien la République qui cherche, par ce jugement, à dissuader toute nouvelle colère ouvrière et à soumettre, définitivement, le monde des travailleurs français à ce nouvel ordre maudit, celui d'une mondialisation qui raisonne en termes d'argent et non en termes de personnes. Pourtant, comme l'affirmait Jean Bodin, « il n'est de richesse que d'hommes », et l'oublier serait faire le malheur des générations présentes et à venir...

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • L’Arabie saoudite : un monstre créé par l’Occident

    Le Moyen-Orient est ravagé par le terrorisme et les conflits armés depuis des années. Dans ce contexte, le soutien de l’Occident à l’Arabie Saoudite et la diabolisation de l’Iran ne contribuent pas à la paix et à la stabilisation dans la région.  
    La crise entre l’Arabie saoudite et l’Iran, consécutive à l’exécution controversée de l’imam chiite Nimr al-Nimr par les Saoudiens, ne montre aucun signe d’apaisement. Une confrontation militaire ne relève plus de l’imaginaire. 
    De nombreux experts, analystes, commentateurs et connaisseurs du Moyen-Orient ne seront pas surpris par la perspective d’un conflit militaire entre les Saoudiens et les Iraniens. Depuis quelques années, les deux pays se sont engagés de facto dans une Guerre froide, en qualité de représentants respectifs de l’Islam sunnite et de l’Islam chiite, chacun cherchant à affermir sa légitimité. Cet antagonisme remonte au schisme initial qui date de l’an 632 apr. J.-C, à la mort du prophète Mahomet. 
    Dans son incarnation moderne, la fissure entre les deux branches de l’Islam et la lutte pour l’affirmation de leurs légitimités respectives en tant que représentants de la « vraie foi », a pris une dimension à la fois politique et géopolitique, compte tenu de l’importance stratégique accrue du monde arabe et musulman, riche en ressources. 
    Les relations entre l’Arabie saoudite et l’Iran se sont détériorées rapidement après la révolution islamique de 1979 en Iran qui a renversé le régime marionnette des États-Unis que dirigeait le Shah. Les Saoudiens, inquiets de l’influence grandissante chiite dans la région, qui était une conséquence de la révolution, et se voyant comme les gardiens théologiques de l’Islam sunnite, ont tout fait pour contrer l’influence iranienne dans les décennies qui ont suivi. 
    L’oppression de leur propre minorité chiite, ainsi que les répressions des mouvements chiites pro-démocratiques au Bahreïn et au Yémen, au cours des dernières années, sont la preuve de la position de plus en plus agressive de Riyad dans la région, par ailleurs facteur clé de sa déstabilisation à la suite du soi-disant printemps arabe de 2011. Cette poussée révolutionnaire a balayé la Tunisie et l’Egypte pour se conclure par une réaction contre-révolutionnaire violente, détournée par des extrémistes, eux-mêmes alimentés par une interprétation littérale de l’Islam sunnite presque identique à la doctrine religieuse Wahhabite qui est le fondement de l’État saoudien. 
    Quoiqu’ayant violé de manière flagrante et répétée les droits de l’homme, l’Arabie saoudite est protégée par ses alliés occidentaux 
    Le rôle des Saoudiens dans le soutien aux différents groupes combattants en Syrie est à présent bien connu. Et, conjointement avec le regain des décapitations et des exécutions au royaume saoudien au cours des deux dernières années, il donne l’image d’un régime rongé par l’angoisse quant au maintien sa domination de l’Islam sunnite comme force politique. L’annonce, ce lundi, de la décision du Soudan de rompre ses liens avec Téhéran et l’alignement de Bahreïn sur Riyad vient tout juste le confirmer. Ajoutez à cela l’effondrement du leadership et de l’influence des Etats-Unis dans la région et la perspective d’une crise menant vers un conflit ouvert devient très réelle. 
    Quoiqu’ayant violé de manière flagrante et répétée les droits de l’homme, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières, et malgré la déstabilisation qu’elle a aidé à installer, l’Arabie saoudite est protégée par ses alliés occidentaux. Le pays a longtemps été le plus grand marché d’exportation d’armes fabriquées par l’Occident et, au cours de ces longues années de relations privilégiées, l’Arabie saoudite a perfectionné l’art de dire une chose à l’Occident et autre chose à son propre peuple et à ses clients dans le monde musulman. Cependant toute confusion s’estompe, quand il s’agit des actes, qui ont tracé la voie à une belligérance et un extrémisme sans cesse grandissants. 
    Quant à l’Iran, c’est un pays diabolisé par l’Occident depuis des années. Il est décrit comme un État voyou et une menace à la sécurité et à la stabilité. Personne n’a oublié que George W. Bush l’a inclus dans « l’axe du mal » avec la Corée du Nord et l’Irak. Ennemi juré d’Israël et de l’Arabie saoudite, l’Iran a vécu sous un régime de strictes sanctions pendant de nombreuses années et n’a pu que récemment revenir sur la scène internationale grâce à l’administration d’Obama au terme de pourparlers diplomatiques sur la nécessité de sortir de l’échec au sujet du programme nucléaire de Téhéran. 
    La proposition de paix d’Obama aux Iraniens a été accueillie avec consternation à Tel-Aviv et à Riyad. L’accord sur le nucléaire a constitué une rupture dans les relations entre Washington et ses alliés de longue date. S’y ajoutent la réticence d’Obama à engager une force suffisante pour renverser Assad en Syrie et le fait que, jamais dans l’histoire, une administration américaine n’a été aussi mal considérée dans la région par les Israéliens et les Saoudiens que celle d’Obama. 
    On a échoué à mesurer de façon adéquate les menaces posées par le terrorisme et l’extrémisme dont la prolifération est la conséquence des actions de l’Occident depuis les attaques du 11 septembre 
    En réalité, l’Iran est depuis longtemps le pilier de la stabilité au Moyen Orient. Son absence d’ambitions territoriales et son non-sectarisme sont prouvés par son soutien inflexible aux Palestiniens en grande majorité sunnites, qui souffrent depuis longtemps. 
    La région est au milieu d’une crise de plus en plus profonde et intense, provoquée en premier lieu par l’agression désastreuse menée par les États-Unis en Irak en 2003, et par le rôle de l’Occident dans le reversement du gouvernement de Kadhafi en Libye. On a échoué à mesurer de façon adéquate les menaces posées par le terrorisme et l’extrémisme dont la prolifération est la conséquence des actions de l’Occident depuis les attaques du 11 septembre. Détruire un village pour le sauver, voilà la stratégie des gouvernements qui a permis à des alliés régionaux tels que l’Arabie saoudite de propager le poison du sectarisme et de la barbarie sans plus aucune retenue. 
    Nous parlons ici de personnes qui, comme l’a dit Oscar Wilde « connaissent le prix de tout et la valeur de rien. » Ils entrainent la région dans une époque la plus dangereuse qu’elle ait connue depuis la fin de la Guerre froide. 
    Albert Camus a dit « Un homme sans éthique est une bête sauvage lâchée sur ce monde ». On peut en dire autant des États et des gouvernements. 
    Arabie saoudite, avance-toi.

  • Éléments N° 158 disponible !

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    Au sommaire de ce numéro d’Éléments : une interview exclusive de Jacques Sapir, qui interpelle notamment Jean-Luc Mélenchon, un entretien avec Pierre Manent sur la France face au défi de l’islam, une mise en cause de l’art contemporain par Jean Clair, de l’Académie française, et des articles sur le retour de la puissance russe, sur Carl Schmitt et l’état d’urgence, sur les guerres de François Hollande, etc.
    Sans oublier le dossier central sur l’avenir et la démondialisation…

    http://fr.novopress.info/

  • Un entretien de Franck Abed avec Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale

    J’ai interrogé Roland HELIE qui est directeur de la revue et du site quotidien d’information Synthèse nationale ainsi que des Cahiers d’Histoire du nationalisme. Militant historique de la droite nationale, il continue le combat en voulant unir toutes les bonnes volontés. Notre entretien porte principalement sur les récents événements qui ont secoué notre pays. Sans langue de bois il nous délivre ses analyses qui permettent d’alimenter la réflexion intellectuelle. Tous ne partageront pas ses idées, mais à l’heure où tout le monde invoque la liberté d’expression pour tout et n’importe quoi, je donne la parole à un acteur politique de terrain… qui ne se cache pas derrière le spectre du politiquement correct.

    Franck ABED

    Franck ABED : Bonjour. Quelles sont vos analyses suite aux attentats du 13 novembre 2015 ? Ces attaques pouvaient-elles être évitées ? Qui sont les responsables ?

    Roland Hélie : Lorsque, depuis des décennies, on laisse venir sur notre sol des millions de gens qui n’ont pas forcément la même culture et les mêmes traditions que nous, il faut s’attendre à ce que ces gens finissent par s’implanter puis imposer leur façon de penser et de vivre. Ainsi, à partir du moment où les musulmans deviennent majoritaires dans certains quartiers, voir certaines régions, ils se considèrent en terre d’islam. Les responsables de cette situation, ce sont ceux qui, pour des raisons politiques ou économiques, ont fait venir ces masses d’Afrique, du Proche-Orient ou d’ailleurs. Il y a eu dans les années 60 et 70 une convergence d’intérêts entre, d’une part, un patronat avide de profits immédiats qui pensait naïvement qu’avec les immigrés il avait trouvé une main d’oeuvre docile, imperméable aux marxisme et facile à exploiter afin de faire baisser les salaires et, d’autre part, des syndicats et partis de gauche qui voyaient en eux un nouveau prolétariat de substitution susceptible de regonfler leurs forces le moment venu. Ajoutez à cela la volonté des adeptes du métissage généralisé, la bêtise crasse d’un Giscard ou d’un Chirac qui instaurèrent en 1976 le regroupement familial et l’angélisme des églises progressistes et on arrive à la situation d’aujourd’hui. L’immigration devait forcément engendrer l’islamisation et n’oublions pas que l’islam à la volonté de régir le monde.

    Le Premier Ministre, dans les jours qui suivirent, a même évoqué des attaques chimiques. Réalité ou fiction ?

    Je ne suis pas assez informé pour avoir un avis là dessus. Quoiqu’il en soit, la réalité c’est qu’il y a suffisamment d’armes de guerre qui circulent dans les zones de non droit pour que les terroristes musulmans trouvent les moyens de tuer. Certains beaux esprits nous racontent à longueur de journées qu’il faut faire la part des choses entre « islam modéré » et « islamisme radical ». Généralement, ces donneurs de leçons patentés n’ont jamais lu le Coran. Celui-ci est pourtant clair et précis. Il ne laisse guère de place à des « interprétations » diverses et variées. La différence, si différence il y a, est dans la manière d’arriver au but. Certains pensent que c’est par les armes, d’autres par la procréation massive. En fin de compte le résultat sera le même : le triomphe de l’Islam.

    Quel est votre sentiment suite aux réactions du Président de la République et du Premier Ministre ? Considérez-vous leurs attitudes comme dignes de leurs fonctions ?

    Se sont les arroseurs arrosés. Par idéologie ou par vision à court terme, la classe politique soumise au mondialisme a contribué dans son ensemble au grand remplacement de population. Les musulmans, eux, ont une véritable volonté de conquête alors que les « élites » françaises, formatées par la « pensée unique » et le « politiquement correct », se vautrent dans leur confort intellectuel et leurs certitudes de bisounours.

    Les gesticulations dérisoires et les prétentions guerrières des Hollande, Valls et consort seraient plus risibles qu’autre chose si la situation n’était pas aussi grave. A côté de la détermination d’un Poutine, ces tristes sires font, reconnaissons-le, plutôt pâles figures.

    Que pensez-vous de Philippe de Villiers ? Mouvement de fond ou ballon de baudruche médiatique ?

    Philippe de Villiers vient de publier un livre très intéressant, « Il est temps que je dise ce que j’ai vu » (éditions Albin Michel), qui remporte un énorme succès. Cela prouve que de plus en plus de nos compatriotes cherchent à entendre un message autre que celui véhiculé par les politicards de gauche ou de « droite » qui encombrent depuis trop longtemps l’avant-scène médiatique. Cela étant dit, les turpitudes de la classe politique que Villiers évoque dans son livre sont depuis des années dénoncées dans la presse nationale, que ce soit dans Rivarol,dans Minute ou dans Présent pour ne citer que ces titres.

    Pour répondre à votre question, il est évident que l’on assiste depuis quelques années à une radicalisation d’une partie de plus en plus importante de notre peuple. Ce dont personnellement je me félicite. Maintenant qui en profitera ? L’avenir le dira.

    Avez-vous lu ces trois romans historiques ? Qu’en avez-vous conclu ?

    Vous savez, je ne suis pas ce que l’on peut appeler un inconditionnel de Philippe de Villiers. Néanmoins, reconnaissons son géni en matière de communication. Que ce soit par ses livres ou par le magnifique Parc du Puy du Fou, il a réussi à redonner à l’Histoire de France une place que certains aimeraient voir disparaître. Nous ne pouvons que lui en être reconnaissant. Un peuple qui connait son Histoire est un peuple qui sait où il va.

    Pensez-vous que la France se relèvera ou connaitra-t-elle le même sort que tant d’empires et de royaumes disparus ?

    Tant que l’on est pas mort, par définition, on est toujours vivant. Tout dépendra de la capacité de notre peuple à se réveiller. Nous, nationalistes, nous sommes conscients des réalités. Mais beaucoup préfèrent fermer les yeux en se disant « Pourvu que ça dure… » en sachant pertinemment bien que cela ne peut plus durer. A ces gens là de franchir le pas.

    Comment expliquez-vous que les « nationaux » au sens large du terme aient du mal à faire entendre leurs voix dans une période où presque tout leur donne raison ?

    On a toujours raison à un moment ou à un autre, mais le mieux, c’est d’avoir raison au bon moment.

    La classe politique, elle, s’est toujours trompée. Que ce soit hier face au communisme ou maintenant face à l’islamisme. En pensant qu’il était « bien » de soutenir les pseudos printemps arabes, elle a contribué à semer le désordre dans des pays qui ne sont pas adaptés aux « systèmes démocratique » que, paradoxalement, on a voulu leur imposer. On voit les résultats, partout c’est le chaos, la guerre et les flux migratoires qui s’amplifient. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir sonné le tocsin. Depuis près de cinquante ans les nationalistes dénoncent sans relâche l’immigration et la menace qu’elle fait régner sur notre civilisation. Précisons que je dis cela sans aucun mépris pour quiconque, chacun ayant droit d’avoir son histoire, ses coutumes et ses croyances. Mais à condition que ce soit chacun chez soi.

    En étudiant l’histoire, nous nous rendons compte que de nombreux pays et/ou systèmes politiques se montrèrent incapables de se réformer politiquement et/ou économiquement parlant, ce qui conduisit soit à un écroulement, soit à une révolution. La République en France se montre incapable depuis de nombreuses décennies (au moins trois) de relever les grands défis de notre temps. Entre la crise économique, la crise politique, les fortes absentions aux élections depuis de nombreuses années, le ras bol du pays réel face au pays légal, les attentats musulmans sur le sol national, la crise migratoire etc, pensez-vous que la France soit dans un climat prérévolutionnaire ou révolutionnaire ?

    Je crois que le fond du problème auquel se heurte le Système est que les peuples sont en train de prendre conscience qu’ils ne sont plus maîtres de leurs destins. Aujourd’hui le conseil d’administration d’une banque mondiale comme la Goldman Sachs à plus d’influence sur l’avenir de chaque Français que le gouvernement de notre propre pays. Il en va de même partout ailleurs. Ce sont ces banques apatrides qui décident si demain il y aura deux millions de chômeurs en plus dans tel ou tel pays ou une crise dans tel autre.

    Prenez l’exemple du référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne. Les Français ont voté massivement (55%) contre ce projet et les gouvernements qui se sont succédés depuis ont totalement méprisés la volonté populaire et ont utilisé je ne sais plus quel artifice pour imposer celle de ceux qui veulent absolument imposer la mondialisation. Les Français finissent par se rendre compte qu’ils se sont fait avoir. Pour le moment ils expriment encore leur colère par le vote mais cette colère s’amplifie d’année en année. Un jour viendra où elle finira par éclater. Autre exemple : si en décembre 2014 quelqu’un avait dit qu’en 2015 on assisterait à l’exécution de la rédaction d’un journal satyrique pour bobos, à la décapitation d’un chef d’entreprise dans l’Isère par un de ses employés musulman et à la sanguinaire soirée du 13 novembre, vous vous seriez dit « voilà un oiseau de mauvais augure ou un mythomane qui prend ses désirs pour des réalités… » Et pourtant, c’est bel et bien ce qui s’est passé en 2015.

    A nous d’éclairer les Français sur les vrais responsables de leurs malheurs et de les aiguiller vers une autre voie, celle de la révolution nationaliste, sociale et identitaire.

    Propos recueillis par Franck ABED le 15 janvier 2006

    Les entretiens de Franck Abed cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Après l’agression d’un jeune juif à Marseille, la réaction du Parti de la France :

    2425156361-1.jpgCommuniqué d’Olivier Bianciotto,  

    Délégué du Parti de la France pour les Bouches-du-Rhône

    Suite à l’agression d’un juif par un Kurde à Marseille, le Parti de la France tient à rappeler que tous les jours des Marseillais sans kippa sont victimes d’agressions verbales et physiques dans l’indifférence générale.

    Poignardés pour une cigarette refusée, un mauvais regard ou pour ne simplement pas être du bon « quartier ». Sans parler des femmes insultées ou agressées pour ne pas avoir répondu à un élégant « wesh cousine t’es bonne »…

    Le Parti de la France considère que l’indignation ne doit pas être sélective face à la délinquance et la criminalité qui gangrènent la Cité phocéenne.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

     
  • Bernard Monot invité de l'émission "500 millions d'européens" sur BFM Business

  • « Craignez la colère de la Colombe ! »

    Terre et famille vient d'inaugurer sur son blog une chronique spirituelle, tenue par un prêtre. Voici le début :

    "Si ce proverbe médiéval passe aujourd’hui pour une simple variante de « Méfiez-vous de l’eau qui dort », c’est que son origine biblique nous est moins évidente qu’autrefois. Nous devons en effet à la Vulgate l’image paradoxale de « colère de la colombe » (Jérémie, XXV, 38) voire de « glaive de la colombe » (Jérémie, XLVI, 16 ; L, 16), que des bibles plus « scientifiques » et désormais plus répandues, traduisent par « ardeur dévastatrice » ou « épée impitoyable ». Quiconque se sera confronté à la poésie de saint Jean de la Croix notamment comprendra de quelle richesse spirituelle on peut se priver en ne rendant pas compte de cette expression prophétique. Celle-ci, conservée malgré tout dans la mémoire populaire, se voit réduite à l’expérience commune selon laquelle les êtres enclins à la douceur sont ceux dont le ressentiment est réputé le plus redoutable, une fois leur patience épuisée. Nous sommes bien loin de la manifestation de la Justice divine que Jérémie annonçait à une humanité bientôt châtiée pour sa perversité (« La fuite sera impossible pour les pasteurs, et le salut pour les chefs du troupeau. On entend les cris des pasteurs et les hurlements des chefs du troupeau, car le Seigneur a ravagé leurs pâturages. Les champs de la paix sont en silence devant la colère et la fureur du Seigneur. Il a abandonné comme un lion sa tanière, parce que la terre a été désolée par la colère de la colombe, et par l’indignation et la fureur du Seigneur », Jérémie, XXV, 35-38).

    Dans de multiples civilisations antiques, la colombe était un oiseau sacré, le symbole de la divinité mais également celui de la paix, de la fidélité conjugale, de la pureté des mœurs, de la simplicité voire de la douleur résignée. En effet, c’était communément un animal de sacrifice comme en témoigne encore la présentation de Jésus au Temple (Evangile selon saint Luc, II, 23-24).

    On peut dès lors s’étonner de cette association de la colombe avec la colère ou le glaive, de l’innocence sacrificielle avec la lutte armée. [Lire la suite]"

    Michel Janva

  • Les primaires à droite auront lieu les 20 et 27 novembre 2016

    Alors que certains partisans auraient préféré avancer le scrutin, les dates de la primaire à droite pour 2017 sont désormais arrêtées. Thierry Solère, député Les Républicains et président du comité d'organisation de la primaire a précisé sur France Info ce vendredi matin que cette consultation serait ouverte à «tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre.»
    Et d'ajouter: «C’est moderne, ça fera une assiette très large. Ca donnera à celui ou celle qui gagnera cette primaire le 20 novembre et le 27 novembre prochains une légitimité formidable pour se présenter à la présidentielle.»
    « Aujourd’hui toutes les règles sont bien fixées», a-t-il assuré, rappelant qu’il y aura 10 337 bureaux de vote. «Cette primaire est bien organisée et sera incontestable le moment venu dans ses résultats.»
    Des bureaux dans toutes les circonscriptions

    Il y a quelques jours, Thierry Solère avait fixé le cadre de ces primaires. «L'idée est que les Français puissent aisément venir voter à la primaire sans faire la queue pendant une heure et demi dans les villes, ni faire une heure et demi de route dans les campagnes», avait-il expliqué. Toutes les circonscriptions seront dotées de bureaux en fonction des résultats électoraux de la droite et du centre. La droite espère entre deux et trois millions de votants.
    Parmi les candidats déclarés à cette primaire figurent déjà les anciens Premiers ministre Alain Juppé et François Fillon, mais aussi les anciens ministres Hervé Mariton et Nadine Morano. Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet pourraient aussi se porter candidats en 2016.
    Dans un récent sondage Ifop, Alain Juppé est donné en tête des intentions de vote pour ce scrutin avec 38% des voix contre 29% pour Nicolas Sarkozy.

    Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVkAkVVFlndPEzLuY.shtml