En lançant une "opération antiterroriste" à Slaviansk, les autorités de Kiev ont en réalité entamé une guerre contre leur propre peuple, ce qui pourrait être classé comme un crime contre l'humanité, a estimé dimanche le rédacteur en chef de la revue russe "Défense nationale" Igor Korotchenko.
"Tout ce que se passe actuellement à Slaviansk, démontre que le régime de Kiev a lancé une guerre contre son propre peuple (…). L'opération antiterroriste ne peut être menée que contre les terroristes, alors qu'à Slaviansk il y a des actions des habitants qui revendiquent simplement leur droit de décider du sort de la terre qu'ils habitent. A Slaviansk, une opération de forces de l'ordre est lancée contre la population pacifique, impliquant des unités spéciales, des blindés et des hélicoptères de combat", a indiqué à RIA Novosti M.Korotchenko.
L'expert a estimé que les responsables qui dirigent l'opération, à savoir le chef du Service de la sécurité ukrainien Valentin Nalivaïtchenko et le ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov, étaient en train de commettre "un crime contre l'humanité" et de ce fait devaient être traduits devant la justice internationale.
"Il faut obtenir que Nalivaïtchenko et Avakov soient traduits devant la Cour pénale internationale de La Haye. Pour cela, il est extrêmement important d'enregistrer par documents les crimes commis par eux sur le territoire de l'Ukraine de l'Est. A cette fin, une commission internationale devrait être formée sans délai qui procéderait d'urgence à enquêter sur les événements à Slaviansk", a souligné l'expert russe.
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Ukraine/Slaviansk: Kiev lance une guerre contre son propre peuple
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“Le quartier Barbès a-t-il été annexé par l’Algérie ?” par Fabrice Robert
Le quartier Barbès, dans le XVIIIème arrondissement de Paris, est bien connu : il s’agit d’un laboratoire grandeur nature du Grand Remplacement en cours. Ses boutiques halal, ses prières de rue, ses coiffeurs avec emplacement réservé pour les femmes voilées, ses trafics à ciel ouvert… Si les Parisiens connaissent bien cette destination exotique, un certain nombre d’entre eux ont toutefois pu être surpris — et cela à juste titre — d’y découvrir des tracts et des affiches pour une campagne électorale algérienne. En effet, alors que l’élection présidentielle mobilise les énergies à Alger, les portraits d’Ali Benflis et d’Abdelaziz Bouteflika s’affichent aussi dans les rues de Paris.
Quel silence assourdissant de la part des autorités publiques, des médias et des politiques, mis à part, peut-être, la réaction du député UMP Éric Ciotti qui a écrit sur son compte Twitter : « Je m’étonne du silence du gouvernement et du préfet de police face aux différentes publicités électorales algériennes en plein Paris [...] Ces tracts et affiches électoraux pour les élections présidentielles algériennes n’ont pas leur place dans notre capitale. » Une simple déclaration non suivie d’effet, car la règle est de tout faire pour ne pas froisser un électorat potentiel, même si celui-ci se sent aussi concerné par des élections en Algérie…
La publicité et l’affichage sont très réglementés pour les élections françaises. Mais personne ne trouve donc rien à redire lorsqu’il s’agit d’un affichage sauvage, qui plus est pour des élections étrangères. Les Parisiens ont pu, par exemple, admirer une affiche géante du candidat Ali Benflis déployée sur la façade d’un immeuble du quartier Barbès. Mais les partisans d’Ali Benflis sont allés bien plus loin en collant des affiches jusque sur les murs de l’église Notre-Dame-Réconciliatrice qui se trouve à l’angle de la rue de la Fontaine-au-Roi. Que des Algériens s’amusent à transformer un lieu de culte catholique en panneau électoral pour un candidat musulman, en plein Paris, ne semble pas déranger les propagandistes du vivre ensemble. Ils préfèrent certainement réserver leur discours d’indignation pour les actes qui touchent les mosquées.
Cette campagne électorale algérienne en plein Barbès n’est pas sans rappeler l’ambiance particulière qui règne dans ce quartier les jours où l’équipe de football d’Algérie joue un match. Les façades d’immeubles sont décorées aux couleurs algériennes même quand l’équipe de France joue le même jour. Les défilés exubérants de ces « supporters » constituent, chaque fois, une véritable démonstration de force étrangère. Il ne faut donc pas grand-chose — un rendez-vous électoral, une rencontre sportive — pour réveiller l’instinct patriote de ces populations et ainsi donner le sentiment désagréable qu’une partie du XVIIIème arrondissement de Paris a déjà été annexée à l’Algérie. Mais il y a un léger problème. Ici, c’est Paris et pas l’Algérie.
Fabrice Robert
http://fr.novopress.info/162969/quartier-barbes-t-il-ete-annexe-lalgerie-fabrice-robert/#more-162969
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Farida Belghoul au cercle de Flore [Vidéo]
A Paris, mercredi 02 avril à 19h00, le Cercle de Flore a invité Farida Belghoul, cinéaste, militante et romancière, pour nous présenter son engagement contre l’introduction de la "Théorie du genre" à l’école.
Farida Belghoul au Cercle de Flore (1ère partie) from AF prod on Vimeo.
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Ségolène Royal réinvente les frontières
Le nouveau ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, souhaite remettre à plat l'écotaxe. Elle envisage de supprimer les portiques et de faire payer les camions étrangers :
«Ce serait tout à fait légitime qu'un camion étranger qui traverse tout le pays contribue et paie pour l'entretien des routes qu'il utilise. Est-ce que l'écotaxe permet cela, aujourd'hui, telle qu'elle est conçue ? Non. Elle fait payer à la fois les camions français et étrangers (…). Je cherche un système qui va faire payer les camions étrangers. Si tout le monde passe sous les portiques, tout le monde paie. Ce système est d'autant plus absurde aujourd'hui que l'on a répercuté l'éventuelle future écotaxe sur les producteurs. On n'atteindra donc pas l'objectif puisqu'il faut que ce soient les camions qui paient pour l'entretien des routes.»
Elle pense obliger les camions étrangers à prendre l'autoroute avec une taxe sur les sociétés d'autoroute et faire payer aux camions étrangers une vignette à la frontière. Mais de quelle frontière parle-t-elle ? A-t-elle été informée que les traités européens ont supprimé les frontières douanières au sein de l'UE ?
Un juriste estime que
«Les transporteurs étrangers ne manqueront pas d'attaquer la France pour discrimination. N'oubliez pas que l'écotaxe était faite pour tout le monde dès lors que l'on empruntait des réseaux routiers non payants. Le but était de pousser à des transports moins polluants. Avec la vignette, on vise uniquement les étrangers.»
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Patriotes de tous les pays, unissez-vous !
Bruno Gollnisch l’affirmait le 7 avril sur ce blog, le FN étant en capacité de susciter un électrochoc salutaire,de virer en tête au soir du 25 mai, il ne fallait pas s’attendre à ce que cette campagne européenne soit pour l’opposition nationale « une simple promenade de santé ». Il existe en effet « beaucoup d’intérêts convergents de différents lobbies et partis pour empêcher ce réveil des Français ». Réveil acté également par le « curieux » sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI qui s’intéresse cette fois (déjà !) à l’élection présidentielle. Il indique que si le premier tour de la reine des batailles avait lieu dimanche prochain, Marine Le Pen obtiendrait 25% de suffrages, derrière un Nicolas Sarkozy (29%) qui aurait donc franchi l’obstacle de ses démêlés judiciaires (à dieu ne plaise), mais loin devant François Hollande (19%). Jean-Luc Mélenchon serait le seul autre candidat à dépasser la barre des 10% avec 11% des intentions de vote.
Il n’est donc pas plus étonnant que cela qu’une enquête ait été diligentée, officiellement ouverte par le parquet de Paris, à l’encontre de « Jeanne », le microparti de Marine Le Pen, portant sur les prêts accordés à des candidats du Front National lors des cantonales de 2011 et des législatives de 2012 ». Le Monde rapportait hier que « des perquisitions ont eu lieu le 7 avril » dans les locaux de l’entreprise Riwal « qui s’occupe de l’ensemble du matériel de campagne du Front National ». « Enquêtes, informations judiciaires, perquisitions, le pouvoir socialiste ne manque pas d’imagination face à son opposition politique ». « Tout cela se terminera comme à chaque fois par un non lieu ou une relaxe dans quelques mois, mais la calomnie aura remplie son rôle » a noté Marine sur tweeter. Diffamez, diffamez il en restera toujours quelque chose…
Cette hostilité qui ne recule devant aucuns procédés et artifices est à comparer avec l’accueil extrêmement chaleureux réservé à la présidente du FN, lors de sa seconde visite à Moscou samedi dernier, par le président de la Douma (chambre basse du parlement) Sergueï Narychkine et les députés de Russie Unie.
Les appels de Marine et des dirigeants du FN à la raison, à la modération, à la conciliation, à une issue pacifique dans le dossier ukrainien ? ont été perçus en toute logique très favorablement dans la Russie de Poutine. « Le projet le plus logique, a-t-elle expliqué, le plus respectueux serait l’organisation d’une fédération au sein de l’Ukraine, qui permette un degré d’autonomie à des régions. » Ainsi « l’Ukraine de l’Est, qui se sent plus portée pour mille raisons vers la Russie, ou l’Ukraine de l’Ouest, plus portée pour mille raisons vers l’Union européenne, pourraient chacune préserver le pays. »
Plus largement, le refus constant des nationaux français, depuis la chute du communisme, de s’aligner sur le positions atlanto-bruxelloises de l’UMPS et de ses alliés, le vœu de voir émerger un monde multipolaire plus respectueux de peuples et de leur identité, la dénonciation des ravages opérés par le rouleau compresseur mondialiste et l’idéologie marchande, la défense résolue des valeurs traditionnelles, helléno-chrétiennes, dans un « occident » qui sombre dans la décadence et la barbarie, sont autant de points de convergences entre patriotes Français et Russes.
Cela explique les liens très cordiaux qui se sont noués au fil du temps, puisque avant Marine, Jean-Marie Le Pen fut aussi invité cordialement en Russie, tout comme ces derniers mois, Bruno Gollnisch, Marion Maréchal-le Pen, et Aymeric Chauprade.
A contrario, on ne peut être que déçu quand des responsables politiques ayant une grille de lecture lucide des menées mortifères de la dictature bruxelloise, se réfugient derrière de faux prétextes pour refuser la main que leur tend le FN. Le leader du parti eurosceptique britannique UKIP, le libéral Nigel Farage, nous nous en faisions l’écho en février, évoquait comme prétexte pour ne pas s’allier avec les nationaux français au Parlement européen, le fait que le FN serait un mouvement de gauche dure ( «hard left»)…
Il a récidivé dans un entretien accordé au Figaro et publié hier dans lequel il rejette (pour l’instant ?) toute alliance avec le FN dans la future assemblée européenne post élection du 25 mai, au motif que Marine « à un programme politique d’extrême gauche ! ». Sans grande cohérence, il en déduit que c’est la raison pour laquelle « Le British National Party (BNP) a décidé de s’associer au Front National, c’est très bien, car ils appartiennent à la même famille politique, celle de l’extrême droite » ! - « alliance qui n’est pas envisagée » a pourtant rappelé Marine.
M. Farage, qui dit sa préférence pour une alliance avec DLR de Nicolas Dupont-Aignan qu’il juge portant « trop étatiste », affirme encore : « Nous devons être justes avec Marine Le Pen : elle a fait beaucoup de progrès par rapport à son père. Elle essaie d’éloigner son parti de son passé compromettant. Mais le bagage historique est toujours là. Vous savez de quoi je parle ! » ( ???).
Le leader d’UKIP prend grand soin de ne pas expliciter plus avant son propos, mais il s’agit surtout de regretter cette pirouette commode, cette soumission au politiquement correct, alors même que les vœux exprimés par ses électeurs sont très largement identiques à ceux du FN.
En mai dernier UKIP a réalisé une percée spectaculaire aux élections britanniques obtenant en moyenne 25% des suffrages aux élections locales dans les 1734 communes où il présentait un candidat. Le journal britannique The Observer constatait alors que « les principales préoccupations des sympathisants de l’UKIP sont l’immigration, l’identité nationale, l’hostilité à l’Union européenne et la désaffection envers la politique as usual ».
Un responsable politique eurosceptique, souverainiste, patriote soucieux de faire entendre la voix de ses électeurs au sein de l’assemblée européenne, doit être prêt à un certain nombre d’efforts, de compromis, au nom de l’intérêt général. Marine l’a dit, il existe des différences d’approches, de sensibilités, de programme entre les partis avec lesquels le FN entend former idéalement un groupe.
Cela doit-il pour autant nous interdire de peser, de faire entendre plus fort notre voix au sein au sein de cette Assemblée ? Doit-on priver d’un débouché politique les peuples européens qui étendent secouer le carcan euromondialiste ? Non bien sûr et à Moscou comme à Paris en passant par Bruxelles, le mot d’ordre du FN reste bien le même face au mondialisme : « patriotes de tous les pays, unissez-vous ! ».
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Redécoupage territorial : la piste d'une France à 12 régions
Douze régions, une Normandie unie, Nantes en Bretagne et les Pays-de-la-Loire démantelés. C'est grossièrement le portrait administratif de la France de demain tel que l'envisagerait le gouvernement, selon «Challenges».
Lors de son discours de politique générale, prononcé mardi, le Premier ministre Manuel Valls a proposé «de réduire de moitié le nombre de régions» d'ici 2017.
Parmi les scénarios qu'envisagerait le gouvernement, l'hebdomadaire juge que «le plus réaliste» serait celui d'une France métropolitaine à 12 régions, un projet qui aurait été «présenté à l'Elysée le 10 mars». Un autre projet, annoncé en janvier par le député PS Thierry Mandon, évoquait un passage à «une quinzaine de régions». Selon «Challenges», trois régions demeureraient intactes : l’Île-de-France, la Provence-Alpes Côte d’Azur et la Corse. La Bourgogne et la Franche-Comté fusionneraient, tout comme la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais, la Basse Normandie et la Haute Normandie, le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, ainsi que l’Auvergne et Rhône-Alpes. Deux entités regrouperaient trois anciennes régions : l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardennes, ainsi que le Poitou-Charentes, l’Aquitaine et le Limousin.Auvergne et Rhône-Alpes ensemble
Le changement le plus radical concernerait la région Pays-de-la-Loire, qui se verrait démantelée. La Mayenne, la Sarthe et le Maine-et-Loire composerait une nouvelle région baptisée Vallée-de-la-Loire avec les départements de l'actuelle région Centre. La Loire-Atlantique rejoindrait elle la Bretagne ; la Vendée intégrerait la région Aquitaine-Poitou-Limousin. Le scénario n'est pas figé, selon Challenges, qui évoque, en outre, un possible rattachement de la Corse à la région Provence.Le projet de redécoupage territorial en 12 régions :

77 % des Français refusent la disparition de leur région
Hasard ou pas, c'est justement dans les Pays-de-la-Loire que les habitants sont le moins attachés à leur région, 22 % étant même favorables à sa disparition, selon une étude LH2 pour la presse régionale et France Bleu parue mercredi.
Les Français restent globalement très attachés aux régions. 54 % refusent ainsi l'agrandissement de leur région par le rattachement à la région voisine et 51 % sont opposés au rattachement de nouveaux départements. 74% des sondés sont défavorables au rétrécissement de leur région et 77 % refusent sa disparition pure et simple, 56 % y étant même «très défavorables».http://www.voxnr.com/cc/politique/EFAZFulkEluPIHCDCZ.shtml
Source : Le Parisien : http://www.leparisien.fr/politique/redecoupage-territorial-la-piste-d-une-france-a-12-regions-11-04-2014-3760587.php -
TVL : interview exclusive du président de la Douma
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Nous serons près du but le jour où les chrétiens connaitront la doctrine sociale de l’Eglise
Jean Ousset dans son livre l'Action, répond à l’ambition décourageante et inutile des impatients qui croient nécessaire de former ex nihilo une génération de remplacement pour « prendre le pouvoir ». Par la vertu de l’ordre vrai, la tâche est plus facile pour peu que l’on communique « l’ardeur » et le souci du « bien commun » à ceux qui exercent les responsabilités en prise avec le réel.
« Nous pensons à ces impatients de « prise de pouvoir » qui se croient réalistes parce qu’ils proposent, sans attendre, de former techniquement les membres du gouvernement qu’ils espèrent constituer...
Dieu merci, l’emploi d’un appareil si lourd est loin de nous être nécessaire.Nous avons surtout besoin d’une solide formation doctrinale. Et non point tant d’une formation technique de cadres ou chefs pré-désignés. Et cela par la vertu de l’ordre vrai.
- Parce que notre action à nous, bien loin d’être dialectique, se veut unifiante.
- Parce que nous n’avons pas à révolutionner.
- Parce que nous n’avons pas à évincer, détruire une catégorie de citoyens au profit d’une autre catégorie.
- Parce que nous n’avons pas à rayer de la vie sociale les membres d’une tendance ou d’un parti pour confier tous les postes aux leaders d’une autre tendance ou d’un autre parti.
Car c’est là ce qui constitue, fondamentalement, la dialectique révolutionnaire [l’esprit du monde].
Et c’est de cela qu’il faut se garder si l’on ne veut pas entrer soi-même dans le jeu auquel on prétend mettre fin.
Nous avons à considérer toutes les classes, toutes les catégories de citoyens selon la justice même de l’ordre naturel et divin. Chacune à sa place. Chacune ordonnée, jugée selon ses fonctions.
S’il apparaît que, pour rétablir la Cité dans son ordre vrai, certains « limogeages » peuvent être nécessaires, il est inconvenant de penser qu’on ait à former, artificiellement, les chefs et les cadres de la société. Comme si cette société n’avait pas existé jusque-là. Si l’action politique et sociale que nous devons mener est conduite avec la prudence qui s’impose, cette formation technique est pratiquement inutile. Car dans une société normale, ces cadres, ces chefs existent…
En conséquence, puisqu’il existe des juristes, des financiers, des militaires, des cadres professionnels, des élites paysannes, des professeurs, etc., il est plus conforme à l’ordre vrai de chercher à gagner et former DOCTRINALEMENTces gens qui sont déjà TECHNIQUEMENT au point.
Nous avons moins à détruire qu’à ravitailler, réordonner un ordre social pré-existant qui, pour vicié qu’il soit, n’en est pas moins rempli de ressources précieuses qu’il serait criminel d’anéantir ou négliger.
En vérité il est à la fois juste et faux de dire que nous manquons de cadres. Ces cadres existent, techniquement formés. Pratiquement en place. Cadres et chefs normaux de la société contemporaine.
Certains, sans doute, sont gagnés à [l’esprit mondain]. Mais combien le sont inconsciemment, superficiellement. Et qu’un bon décrassage (intellectuel, spirituel) suffirait à transformer en ardents et habiles restaurateurs de l’ordre social chrétien.
Cette action pourrait être plus rapide qu’on ne croit.
Ne sommes-nous pas plus répandus, dans toutes les sphères de la société, que ces premiers chrétiens dont parlait Tertullien ?
Le malheur n’est donc point dans le fait d’une non-existence, d’une non-présence des chrétiens dans la Cité, mais dans leur tiédeur, la superficialité de leur connaissance, leur mollesse, leur pusillanimité.
Et comme nous serions près du but le jour où il serait permis de dire : voici queces chrétiens omniprésents connaissent, non plus sommairement, mais dans le détail et avec enthousiasme, cette doctrine sociale de l’Eglise… Ainsi, grâce à eux, un consensus s’établirait d’un bout à l’autre de la société. Condition et promesse de toute réforme sociale qui se veut profonde, sans être subversive…
Une formation convenable est donc nécessaire pour apprécier comme il faut l’action possible des divers réseaux. Car il ne suffit pas de pousser à l’action ceux qui souhaitent agir, s’il apparaît que la forme d’action envisagée déracine ou déclasse.
D’où l’intérêt des formules bien adaptées aux conditions de vie, aux caractères, aux mœurs de chaque réseau. Sans qu’on ait à sacrifier à cette harmonie les intérêts de l’action en général... ».
A suivre ….
Au moment où des français se lèvent pour défendre la dignité de toutes les personnes et de toute la personne, en particulier des plus fragiles, que faire pour une action durable ? Ce livre est un maître livre pour bien penser l’action en fonction du but poursuivi. Tout homme ou femme d’action le lira avec profit pour inspirer son engagement. Jean Ousset est le premier en effet à avoir méthodiquement formalisé une doctrine de l'action culturelle, politique et sociale à la lumière de l'enseignement de l'Eglise pour, concrètement répondre au mal par le bien. Action de personne à personne et actions multiformes en réseau, ses intuitions sont mises en œuvre magnifiquement dans l'utilisation d'internet. A l'encontre des pratiques révolutionnaires et de la dialectique partisane, si l'amitié est le but de la politique, Jean Ousset nous montre comment pour agir en responsable, l'amitié en est aussi le chemin.
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Nous serons près du but le jour où les chrétiens connaitront la doctrine sociale de l’Eglise
Jean Ousset dans son livre l'Action, répond à l’ambition décourageante et inutile des impatients qui croient nécessaire de former ex nihilo une génération de remplacement pour « prendre le pouvoir ». Par la vertu de l’ordre vrai, la tâche est plus facile pour peu que l’on communique « l’ardeur » et le souci du « bien commun » à ceux qui exercent les responsabilités en prise avec le réel.
« Nous pensons à ces impatients de « prise de pouvoir » qui se croient réalistes parce qu’ils proposent, sans attendre, de former techniquement les membres du gouvernement qu’ils espèrent constituer...
Dieu merci, l’emploi d’un appareil si lourd est loin de nous être nécessaire.Nous avons surtout besoin d’une solide formation doctrinale. Et non point tant d’une formation technique de cadres ou chefs pré-désignés. Et cela par la vertu de l’ordre vrai.
- Parce que notre action à nous, bien loin d’être dialectique, se veut unifiante.
- Parce que nous n’avons pas à révolutionner.
- Parce que nous n’avons pas à évincer, détruire une catégorie de citoyens au profit d’une autre catégorie.
- Parce que nous n’avons pas à rayer de la vie sociale les membres d’une tendance ou d’un parti pour confier tous les postes aux leaders d’une autre tendance ou d’un autre parti.
Car c’est là ce qui constitue, fondamentalement, la dialectique révolutionnaire [l’esprit du monde].
Et c’est de cela qu’il faut se garder si l’on ne veut pas entrer soi-même dans le jeu auquel on prétend mettre fin.
Nous avons à considérer toutes les classes, toutes les catégories de citoyens selon la justice même de l’ordre naturel et divin. Chacune à sa place. Chacune ordonnée, jugée selon ses fonctions.
S’il apparaît que, pour rétablir la Cité dans son ordre vrai, certains « limogeages » peuvent être nécessaires, il est inconvenant de penser qu’on ait à former, artificiellement, les chefs et les cadres de la société. Comme si cette société n’avait pas existé jusque-là. Si l’action politique et sociale que nous devons mener est conduite avec la prudence qui s’impose, cette formation technique est pratiquement inutile. Car dans une société normale, ces cadres, ces chefs existent…
En conséquence, puisqu’il existe des juristes, des financiers, des militaires, des cadres professionnels, des élites paysannes, des professeurs, etc., il est plus conforme à l’ordre vrai de chercher à gagner et former DOCTRINALEMENTces gens qui sont déjà TECHNIQUEMENT au point.
Nous avons moins à détruire qu’à ravitailler, réordonner un ordre social pré-existant qui, pour vicié qu’il soit, n’en est pas moins rempli de ressources précieuses qu’il serait criminel d’anéantir ou négliger.
En vérité il est à la fois juste et faux de dire que nous manquons de cadres. Ces cadres existent, techniquement formés. Pratiquement en place. Cadres et chefs normaux de la société contemporaine.
Certains, sans doute, sont gagnés à [l’esprit mondain]. Mais combien le sont inconsciemment, superficiellement. Et qu’un bon décrassage (intellectuel, spirituel) suffirait à transformer en ardents et habiles restaurateurs de l’ordre social chrétien.
Cette action pourrait être plus rapide qu’on ne croit.
Ne sommes-nous pas plus répandus, dans toutes les sphères de la société, que ces premiers chrétiens dont parlait Tertullien ?
Le malheur n’est donc point dans le fait d’une non-existence, d’une non-présence des chrétiens dans la Cité, mais dans leur tiédeur, la superficialité de leur connaissance, leur mollesse, leur pusillanimité.
Et comme nous serions près du but le jour où il serait permis de dire : voici queces chrétiens omniprésents connaissent, non plus sommairement, mais dans le détail et avec enthousiasme, cette doctrine sociale de l’Eglise… Ainsi, grâce à eux, un consensus s’établirait d’un bout à l’autre de la société. Condition et promesse de toute réforme sociale qui se veut profonde, sans être subversive…
Une formation convenable est donc nécessaire pour apprécier comme il faut l’action possible des divers réseaux. Car il ne suffit pas de pousser à l’action ceux qui souhaitent agir, s’il apparaît que la forme d’action envisagée déracine ou déclasse.
D’où l’intérêt des formules bien adaptées aux conditions de vie, aux caractères, aux mœurs de chaque réseau. Sans qu’on ait à sacrifier à cette harmonie les intérêts de l’action en général... ».
A suivre ….
Au moment où des français se lèvent pour défendre la dignité de toutes les personnes et de toute la personne, en particulier des plus fragiles, que faire pour une action durable ? Ce livre est un maître livre pour bien penser l’action en fonction du but poursuivi. Tout homme ou femme d’action le lira avec profit pour inspirer son engagement. Jean Ousset est le premier en effet à avoir méthodiquement formalisé une doctrine de l'action culturelle, politique et sociale à la lumière de l'enseignement de l'Eglise pour, concrètement répondre au mal par le bien. Action de personne à personne et actions multiformes en réseau, ses intuitions sont mises en œuvre magnifiquement dans l'utilisation d'internet. A l'encontre des pratiques révolutionnaires et de la dialectique partisane, si l'amitié est le but de la politique, Jean Ousset nous montre comment pour agir en responsable, l'amitié en est aussi le chemin.
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Les amendements chinois au «Nouvel Ordre Mondial»
Archive 1995
Quand Bush a déclaré, à la veille de la Guerre du Golfe, qu'il envisageait d'imposer à la planète entière un “Nouvel Ordre Mondial” reposant exclusivement sur les grands thèmes de l'idéologie américano-occidentale, il agissait en pleine conscience de l'impact qu'avait eu le déploiement des troupes américaines dans le désert arabique et de l'US Air Force dans les cieux du Golfe Persique. Le Nouvel Ordre Mondial devait avoir l'idéologie de son bras armé et non pas un mixte ou une résultante de toutes les idéologies qui sous-tendent les instances politiques à l'œuvre dans le monde. On sait déjà que les Asiatiques émettent des objections, qu'ils veulent une synthèse où leurs propres héritages entrent en ligne de compte. Mais, directement au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU, la Chine, qui y siège, propose des amendements concrets qui contribueront à façonner un Ordre Mondial non seulement à l'aide d'ingrédients chinois, mais aussi à l'aide d'ingrédients issus de toutes les traditions qui innervent les peuples de la Terre. Pour la Chine, écrit Xuewu Gu, attaché à l'Université de Fribourg en Allemagne, tout ordre mondial raisonnable et juste doit reposer sur les “cinq principes de la coexistence pacifique”, c'est-à-dire: 1) le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale; 2) le principe de non-agression; 3) le refus de toute immixtion dans les affaires intérieures d'Etats tiers; 4) l'égalité des partenaires sur l'échiquier international; 5) le respect des besoins vitaux de chacun.
La Chine a eu pour référence ces cinq principes dans toutes les relations bilatérales qu'elle a entretenues depuis l'accession de Mao au pouvoir en 1949. Aujourd'hui, la Chine veut les hisser au rang de principes généraux d'action dans les relations internationales, estimant que ces cinq principes sont “universels” (universellement valables) et ont prouvé leur “vitalité dans l'histoire”. Le 27 juin 1994, le Premier Ministre chinois Li Peng déclare officiellement : «Les cinq principes de coexistence pacifique se révèlent être des normes universellement applicables dans les relations internationales. Des Etats régis par des systèmes idéologico-politiques différents et des Etats au niveau de développement économique inégal pourront sans arrière-pensées engager des relations de confiance et de coopération s'ils s'en tiennent à ces cinq principes; en revanche, confrontation et conflits armés entre les Etats animés par une même idéologie et régis par un même système politique pourront éclater, s'ils s'opposent aux cinq principes».
Beijing affirme par ailleurs que les principes de souveraineté et de non-immixtion dans les affaires intérieures sont des principes cardinaux et intangibles pour tout ordre mondial cohérent. L'idéologie des droits de l'homme ne peut pas être hissée au-dessus du principe de souveraineté nationale. La Chine s'inquiète du discours américain, - relayé par toutes les officines de gauche d'Europe, y compris les ex-maoïstes les plus obtus, comme ceux, ridicules, aigris et acariâtres du PTB belge - visant à réduire les souverainetés nationales et à utiliser l'aune des droits de l'homme pour intervenir dans les affaires d'Etats tiers, notamment de la Chine depuis 1989 (l'incident de Tien An Men). C'est ce principe d'intervention (qui pourrait tout aussi bien se justifier sur base d'une idéologie complètement différente) que Beijing rejette catégoriquement : les droits et les devoirs des citoyens doivent être déterminés par une charte nationale et non pas par des ukases internationaux qui s'abattent sur les peuples en provenant d'un contexte foncièrement différent. Les tentatives de l'Occident, d'imposer, non seulement à ses propres sujets mais aussi à tous les Etats du monde, ses systèmes de valeur et son way-of-life, détruira à terme la paix dans le monde, constate Xuewu Gu.
Par ailleurs, Beijing œuvre pour que des systèmes politiques de toutes natures puissent exister et se déployer. Xuewu Gu : «Aux yeux du gouvernement chinois, toutes les formes de systèmes de gouvernement, que ce soit des démocraties ou des autoritarismes, ont le droit d'exister. Dans la diversité des systèmes politiques, Beijing ne veut reconnaître aucune cause première de conflits internationaux». La Chine demande à l'Ouest (c'est-à-dire à l’américanosphère) de renoncer à exporter systématiquement les modèles constitutionnels occidentaux et libéraux-démocrates et de respecter sans arrière-pensées les régimes qui ne s'en inspirent pas.
Ensuite, les diplomates chinois plaident pour un Nouvel Ordre Mondial respectueux de la diversité culturelle de la planète. Ils mettent tous les peuples en garde contre l'“occidentalisation totale”. Certes, Beijing reconnaît la pertinence d'une charte mondiale des droits de l'homme mais conteste le monopole occidental en cette matière. Les droits de l'homme, aux yeux des Chinois, devraient être déterminés par l'environnement culturel et historique dans lequel ils sont appelés à être appliqués. Dans la formulation des droits de l'homme, le contexte, de même que la continuité culturelle et historique doivent être prépondérants. Les Chinois en suggérant ce différentialisme planétaire raisonnent au départ d'un principe confucéen d'harmonie: contrairement à l'idéologie caricaturale de nos intellectuels occidentaux (Habermas en tête), dans le confucianisme chinois, l'individu n'existe pas en soi, dans un pur isolement, mais s'imbrique toujours, sans exception, dans une collectivité organique, une communauté, et doit se soumettre aux lois de cette entité et travailler à sa prospérité, sans mettre en avant des pulsions égoïstes.
Face à l'offensive occidentale, on pourrait imaginer que cette redéfinition chinoise du rôle des droits de l'homme est purement défensive, un combat d'arrière-garde. Or les Chinois ont bien l'intention de passer à l'offensive tous azimuts et de faire fléchir les prétentions américaines. Les signes avant-coureurs de ce déploiement offensif ont déjà pu s'observer lors de la mise en forme de la “Déclaration des Droits de l'Homme de Bangkok” (2 avril 1993), où les Etats asiatiques ont commencé délibérément à réinterpréter l'idéologie occidentale née du cerveau de quelques avocats ratés de Paris dans l'avant-dernière décennie du XVIIIième siècle. La Chine, appuyée par les autres nations asiatiques et par des ressortissants d'autres civilisations, notamment islamiques, réclame une remise en question de l'universalité des droits de l'homme et exige que ceux-ci soient constamment relativisés et re-contextualisés sur la base concrète et tangible des héritages culturels, afin de ne pas meurtrir ceux-ci. Un observateur arabe, très actif dans les milieux gouvernementaux et para-gouvernementaux en Allemagne, Bassam Tibi, constate que le monde non-occidental, pourtant très hétérogène, a fait front commun à Vienne (juin 93), lors d'une convention internationale des droits de l'homme, créant d'emblée une sorte de front commun islamo-hindouisto-bouddhisto-confucéen, qui a dû inspirer la réaction inquiète de Samuel Huntington, quand il nous a parlé du Clash of Civilizations (Foreign Affairs, été 1993). Le délégué chinois a bien campé la problématique, nous rappelle Xuewu Gu: «Nous nous trouvons dans un monde présentant une étonnante pluralité de valeurs. Dans le monde, il y a plus de 180 Etats et environ 1000 groupes ethniques. Il existe une variété bigarrée de systèmes sociaux, de religions, de traditions culturelles et de modes de vie». Beijing demande dès lors à l'Ouest de respecter cette immense diversité et de renoncer à toutes manœuvres coercitives d'unification ou d'uniformisation. Vu le principe taoïste du wuwei (non-intervention), les Chinois estiment que l'harmonie entre toutes ces différences est possible: «Ces dix mille choses peuvent croître de concert sans se gêner mutuellement, et les taos peuvent se déployer parallèlement sans se heurter».
En bref, Beijing lutte actuellement dans le monde, contre les prétentions des Etats-Unis, pour que s'établisse à terme un Ordre mondial reposant sur l'absolue souveraineté des Etats nationaux, sur une structuration pluraliste des rapports internationaux, sur une réduction de la domination économique américaine et sur une limitation volontaire de l'expansionnisme idéologique occidental (entendu comme l'idéologie des Lumières et ses avatars politiques).
En Europe, les forces identitaires pourraient parfaitement se joindre à cette revendication chinoise, la faire connaître, s'en inspirer, afin de desserrer graduellement la tutelle américaine et d'effacer définitivement les institutions résiduelles et obsolètes, issues de l'idéologie des Lumières, qui empêchent les Européens de se doter d'institutions nouvelles, moins rigides, plus souples, basées sur des logiques non newtoniennes, notamment cette fuzzy-logique fluide qui révolutionne la physique et les mathématiques contemporaines et qui correspond à bon nombre de linéaments du taoïsme et d'autres traditions. Se référer aux revendications chinoises en matières de droits de l'homme, c'est aussi contester les intellectuels occidentaux qui parlent en mercenaires pour le pouvoir américanomorphe, surtout sur la place de Paris. Si ces discoureurs sont passés naguère du col Mao au Rotary, il faut désormais refaire le chemin inverse, quitter les salons stériles et retrouver les “bons taos”. La pensée politique chinoise est une mine d'or pour ceux qui veulent incarner le politique au-delà de toutes les intrigues politiciennes: faut-il rappeler qu'il demeure impératif, dans toute école de cadres identitaires, de lire Sun-Tsu et qu'il serait tout aussi utile de lire Han Fei, un conseiller de l'Empereur de Chine, vers 220 av. notre ère, qui a su notamment expliquer en 47 paragraphes brefs quels étaient les symptômes et les mécanismes de décadence d'un Etat. Textes autrement plus utiles à lire que les longues digressions vides de sens, énoncées en jargon sociologique, auxquelles nous sommes habitués en Occident depuis tant de décennies.
Bonn a déjà donné l'exemple: sans officiellement adopter la position chinoise, le ministère allemand des affaires étrangères multiplie les contacts en Asie et cherche des appuis en Extrême-Orient pour obtenir un siège, en même temps que le Japon, au Conseil de Sécurité de l'ONU. Afin qu'il y ait plus ou moins parité entre les tenants de la monochromie illuministe et les tenants de la splendide diversité des peuples et des cultures. Les néo-eurasistes russes pourraient alors jeter le poids de leur pays dans la balance des pluralistes...
http://robertsteuckers.blogspot.fr/2014/04/les-amendements-chinois-au-nouvel-ordre.html
- Xuewu GU, «Chinas Vision von einer neuen Weltordnung», in Internationale Politik und Gesellschaft, 3/1995, Friedrich-Ebert-Stiftung, pp. 255-258.
- Han Fei, Die Kunst der Staatsführung, Kiepenheuer, Leipzig, 1994.