Une étude de l'Ifop révèle que les candidats de Marine Le Pen pourraient sortir en tête du premier tour dans 50 villes de plus de 10.000 habitants.
C'était en 1995. Le Front national avait conquis trois villes (Orange, Marignane et Toulon), puis une quatrième en 1997, avec Vitrolles. Pour les municipales de 2014, le parti en vise entre 5 et 10. Et pourquoi pas 15 ou 20? Selon une compilation des résultats obtenus par Marine Le Pen à la présidentielle de 2012, réalisée par l'Ifop pour le JDD, ce sont plus de 50 villes dans lesquelles le Front peut être en position de force et même arriver en tête au premier tour des municipales.
Dans ces communes de plus de 10.000 habitants, la patronne du parti avait séduit plus de 28,2% des électeurs. Dans 29 d'entre elles, elle dépassait les 30%. À Sorgues (Vaucluse), dans son fief d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et à Saint-Gilles (Gard), son score était même supérieur à 35%. "Au-dessus de 30%, on sait que l'on peut gagner à la faveur d'une triangulaire ou d'une quadrangulaire", assure Nicolas Bay, le responsable des élections au sein du Front.
Ces scores sont-ils réplicables en mars prochain? "À la présidentielle, il y a une équation Marine Le Pen qui est très forte, explique Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d'entreprise à l'Ifop. Et le FN fait d'habitude moins bien aux élections locales que nationales", ajoute-t-il. Mais, depuis mai 2012, une forte poussée du Front a été remarquée dans les sondages, la gauche au pouvoir s'affaisse et l'UMP stagne…
La géographie électorale frontiste reste particulière. Ces 50 communes sont en effet concentrées tout à fait au nord et au sud de l'Hexagone. Avec une légère disparité : 18 villes au-dessus de la Loire, 32 au-dessous. "Ce sont deux terreaux très différents, et où le FN a des stratégies différentes. Au nord, dans des terres ouvrières en crise, le parti est en lutte avec la gauche et la droite inexistante. Au sud-est, c'est un électorat populaire chez qui la question de l'immigration est centrale", analyse Jérôme Fourquet.
A l'est et dans les petites villes, un sentiment de déclin
Aucune commune n'apparaît à l'ouest d'une ligne allant de Lens à Perpignan. Et ce ne sont pas des communes importantes à l'est. La plus grande : Marignane (Bouches-du-Rhône), avec 35.000 habitants. Suivie de Liévin (Pas-de-Calais, 32.000 habitants) et Carpentras (Vaucluse, 31.000 habitants). Comme si il y avait "deux France" : celle où le FN est fort et celle où il reste faible. "C'est une géographie qui recoupe presque la carte des perdants et des gagnants de la mondialisation. À l'est, il y a ceux qui ont depuis longtemps un sentiment de déclin. Même chose entre les petites villes et les grandes villes, où le vote FN ne prend pas", abonde le sondeur.
Le FN ne devrait donc pas récupérer un gros poisson comme Toulon (Var), prise en 1995. Sauf si le candidat à Marseille, Stéphane Ravier, parvient à conquérir la mairie du septième secteur et ses 150.000 habitants. Marine Le Pen y avait fait 25,77% des voix. Si on abaisse le seuil à 25% au premier tour de la présidentielle, ce sont 120 communes où le FN peut espérer avoir des bases très solides. Dans le lot, des noms connus : Istres (Bouches-du-Rhône), Ajaccio (Corse-du-Sud), Lens (Pas-de-Calais), Fréjus (dans le Var, une ville sur laquelle le FN fonde de grands espoirs), Saint-Dizier (Haute-Marne), Forbach (en Moselle, où Florian Philippot, le numéro 2 du parti, se présente), Calais (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Florange (Moselle), Bastia (Haute-Corse), Arles (Bouches-du-Rhône)…
Un vivier de militants réduit dans les petites villes
Reste que le FN n'est pas sûr de réussir dans toutes ces villes : "Les municipales, qui sont avec la présidentielle les élections qui mobilisent le plus les Français, conservent une dimension locale qui joue très fortement", rappelle Jérôme Fourquet. "Le parti ne sera pas forcément capable de monter une liste complète dans chaque ville avec, comme la loi l'y oblige, une parité homme-femme sur toute la liste", ajoute-t-il. En effet, dans ces petites villes, le "vivier" de militants FN reste réduit.
"À l'heure actuelle, nous n'avons qu'une quarantaine de listes complètes sur les 700 que nous avons. Et la parité ne nous pose pas de problème, sauf dans ces villes de 10.000 à 20.000 habitants", rappelle le frontiste Nicolas Bay. Sur les 50 villes que l'Ifop a retenues, 26 ont déjà trouvé leur tête de liste. Et nombre d'entre elles ont leur liste entièrement bouclée ou aux deux tiers. Le FN a bon espoir : "Nous sommes encore à six mois de l'échéance. Aucun parti n'a fini ses listes."
Vivien Vergnaud http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlFpFlAFusivkWKce.shtml
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Les 50 villes où le FN vise la tête
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15 novembre : Réunion publique à Nantes avec Béatrice Bourges "Le Printemps des Libertés"
Rendez-vous le 15 novembre à Nantes avec Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps Français et porte-parole du Collectif pour l’Enfance Rendez-vous à 20h15, Salle nord, 73, avenue du Bout des Landes, 44000 Nantes
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La priorité de François Hollande : le lobby homosexuel
François Hollande cultive un sens très particulier des priorités. Sa popularité est au plus bas. L’économie et l’emploi devraient accaparer l’essentiel des énergies de nos gouvernants. L’insécurité et l’immigration inquiètent de plus en plus de nos concitoyens pas convaincus par les gesticulations de Valls et les reculades de Hollande. L’écotaxe a été un fiasco grâce à la mobilisation déterminée des Bonnets Rouges. Les généraux dénoncent l’état catastrophique de l’armée alors qu’elle est toujours maintenue en opérations extérieures difficiles et coûteuses. Les défenseurs de la Famille continuent régulièrement à chahuter les déplacements des ministres. Sur le plan international, la réaction de Hollande aux écoutes américaines est insignifiante et ridicule. Bref, symboliquement, c’est l’incendie à tous les étages…
Et que fait Hollande, à quoi consacre-t-il du temps ? A féliciter le comité qui organisera les « Gay Games » à Paris en 2018.
Le site communautariste homosexuel Yagg annonce que Michel Geffroy, co-président, avec Chris Fanuel, de « Paris 2018 », a reçu un mot de félicitations de la part du Chef de l’Etat.
pour lire la suite ici http://medias-presse.info/la-priorite-de-francois-hollande-le-lobby-homosexuel/ -
Les techniques de manipulation publicitaires, comment échapper à l’ahurissement ?
Dans notre modèle démocratique, deux institutions devraient, de manière privilégiée, contribuer à la réalisation d’une vie citoyenne caractérisée par la pensée et la discussion critique : l’éducation et les médias.
Si vous êtes aussi nombreux aujourd’hui c’est que la réalité ne vous paraît probablement pas aussi idyllique.
Alors qu’elle s’adressait par le passé aux facultés conscientes de notre psyché – souvenons-nous des réclames des années 1940 énumérant les qualités du produit –, la publicité d’aujourd’hui est dans le non-dit, dans des sourires, des formes suggestives, des ambiances et des couleurs, des émotions et des excitations qui nous sont délivrés sur mesure. Parfois, le produit est à peine cité, voire pas du tout. Le message n’agit plus par le biais de l’analyse, mais par celui de la persuasion inconsciente en laissant des traces mémorielles « implicites » dans notre cerveau. C’est la raison pour laquelle nous sommes incapables de citer les 350 publicités que nous avons croisées hier, ni d’estimer l’impact des milliers de stimuli commerciaux (enseignes de magasins, logos sur les vêtements, appareils ménagers, voitures…) reçus dans la même journée.
Bruno Gabriel
6e Journée de la réinformation
26/10/2013
Lire la suite en format Pdf : cliquer ICI
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Intox à Angers : Christiane Taubira se fait passer pour une victime
Ce mercredi 30 octobre, les élus de droite comme de gauche se sont levés pour soutenir le ministre de la justice, suite à une question de Jean Glavany. Le député du Parti socialiste a interpelé le gouvernement pour manifester son soutien à Christiane Taubira suite aux différentes insultes racistes dont elle a été victime. Notamment venant d'opposants au mariage homosexuel à Angers, alors que cette affaire n'a pas été prouvée. Jean Glavany a souhaité pour l'occasion "un moment de concorde républicaine", jugeant qu'avec ce genre d'événements "c'est la République qu'on assassine". Rien que ça.
Yannick Sourisseau, le directeur d'AngersMag, qui a visiblement inventé l'insulte raciste, ancien chargé de mission pour la mairie socialiste d'Angers est aussi un militant de gauche, participant aux manifestations perturbant les veilleurs. Monsieur Sourisseau, en tant que directeur d'AngersMag, embauchait l'an dernier divers étudiants; lorsque certains, du syndicat d'extrême-gauche SUD révélèrent les opinions de deux militants frontistes, Yannick Sourisseau leur signala qu'ils ne seraient plus embauchés.
Yannick Sourisseau est un vrai professionnel de l'information :
"J’assure simultanément le fonctionnement à mon domicile d’une station PC, d’un iMac 24 pouces et d’un serveur Linux, auquel s’ajoute pour ma mobilité, un Macbook Pro, un iPad et un iPhone 4. Photographe numérique, je possède également un équipement Nikon professionnel."
Mais avec tout ce matériel, il a été incapable d'enregistrer l'insulte raciste qu'il a rapportée...
Lors de la manifestation, aucun des manifestants ne se rappelle de cette gamine insultant Taubira munie d'une banane. Il est vrai qu'il y a du monde lors de rassemblements LMPT, mais tout de même...
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/10/intox-%C3%A0-angers-christiane-taubira-se-fait-passer-pour-une-victime.html -
Le virtualisme et l'ingénierie sociale
Cette plasticité autorise toutes les transgressions et réécritures du réel. En ingénierie politique, quand le comportement réel. En ingénierie politique, quand le comportement réel d'une population, par exemple au moment d'un vote, ne correspond pas aux prévisions du pouvoir, un lissage virtuel vient réécrire et corriger ce réel pour l'ajuster à la prévision. Ce lissage peut prendre plusieurs aspects. Le plus brutal consiste à faire comme si on n'avait rien vu et à ne pas tenir compte des résultats du scrutin. Les peuples disent "non" à un référendum, mais on fait comme s'ils avaient dit oui. Malheureusement, une distorsion des faits aussi énorme révèle la vraie nature du pouvoir en place. Un bout de réel apparaît, la virtualisation n'est pas parfaite. Il est évidemment plus subtil de noyer le trucage des résultats dans des procédures juridiques, comme ce fut le cas pour les élections présidentielles de 2000 aux Etats-Unis. A l'avenir, la dématérialisation du vote, le remplacement des urnes et des bulletins par des bits numériques et le vote électronique faciliteront considérablement le trucage systématique des scrutins et la réécriture décomplexée du réel. A titre de mise en garde, les études menées par Chantal Enguehard, chercheuse en informatique au CNRS, ont déjà mis en évidence des falsifications introduites par les machines à voter dans les scrutins présidentiels, législatifs et municipaux de 2007 et 2008 en France. La réécriture d'un réel qui ne convient pas aux prévisions s'inscrit dans ce fantasme de prédictibilité et de réduction absolue de l'incertitude, fantasme de sécurisation maximum du système qui caractérise la politique quand elle est sous influence "scientifique". Si ce fantasme sécuritaire semble légitime dans le champ scientifique, il induit dans le champ sociopolitique des effets collatéraux que l'on peut résumer ainsi : aspiration à un contrôle total du réel, donc réification générale, chosification, transformation des sujets en objets et du vivant en non-vivant. Le réel étant, selon la définition topologique et structurale de Lacan, "ce qui ne se contrôle pas", l'ingénierie sociale vise donc ni plus ni moins qu'à abolir le réel. Au profit de quoi ? Au profit d'une déréalisation parfaitement contrôlée, ce que Baudrillard appelait un "simulacre" (ou une "simulation"). En termes topologiques, le réel n'est donc pas une chose ou une substance (pas d'ontologie), mais une place, une position. N'importe quoi peut être en position de réel, dès lors que l'on bute dessus et qu'on ne le contrôle pas. A ce titre, même du virtuel peut être en position de réel, le "vrai" virtuel n'étant pas le contraire du réel, mais l'abolition de la distinction entre les deux. Le réel est ainsi l'autre nom de l'antagonisme originel qui fonde nos vies psychiques, la contradiction fondamentale des choses qui pose une limite à notre volonté de puissance. Dans le champ politique, le réel c'est donc tout ce qui est en position de contre-pouvoir. C'est donc aussi tout ce qui fait peser une menace sur la sûreté et la sécurisation de mon pouvoir, en tant que je voudrais être central et exclusif. Le corpus de recherches initié par Michel Foucault et Giorgio Agamben montre en détail comment cette mutation sécuritaire de la politique suit une logique carcérale. La réflexion du pouvoir politique se limitant aujourd'hui aux moyens de sécuriser totalement la gestion des populations, la criminologie en devient tout naturellement le nouveau paradigme théorique. Les élites dirigeantes cherchant à abolir tout contre-pouvoir et toute contradiction, il va de soi que la surveillance permanente de l'ingénierie normative des groupes priment sur le débat d'idées contradictoires. Aux Etats-Unis, la loi HR de 1955 qui criminalise les partisans d'idées non conformes sans qu'il y ait eu délit en acte, ou les lois Perben en France, illustrent cette dérive concentrationnaire de la société et du champ politique. L'annihilation de toute contradiction, ou mieux, la mise en scène de pseudo-contradictions, de pseudo-luttes de pouvoir et de pseudo-alternances qui donnent l'impression de sauver le réel politique mais en le vidant de toute sa substance, cette sécurisation du champ politique par la fiction est le but exclusif poursuivi en 2010 par nos modernes conseillers du Prince, consultants politiques, spin doctors et grands architectes du corps social qui passent leur temps à orienter la perception du réel et bâtir des structures groupales en forme de pyramide, dont il seront "l'oeil qui voit tout" au sommet. La revue d'analyse stratégique De Defensa a qualifié de "virtualisme" cet état où la perception du champ politique est volontairement déconnectée du réel. Le règne contemporain des pseudo-antagonismes, présentant les signes extérieurs de la contradiction mais dont les polarités apparemment engagées dans un rapport de force sont en réalité de connivence ou sous contrôle de l'étage au-dessus, nous fait ainsi entrer dans l'ère de la virtualisation sécuritaire et de l'abolition du réel en politique. Gouverner par le chaos http://www.oragesdacier.info/2013/10/le-virtualisme-et-lingenierie-sociale.html
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Les djihadistes, bras armé de la diplomatie française ?
Lu sur Islam Confidentiel :
"À 64 ans, Alain Marsaud dispose d’une solide connaissance des réseaux terroristes. Avant de se lancer en politique, il a été juge d’instruction, spécialisé dans la lutte antiterroriste. Il a même dirigé, de 1986 à 1989, le Service central de lutte antiterroriste du parquet de Paris. Depuis juin 2012, il est député (UMP) de la 10e circonscription des Français établis hors de France, qui recouvre une grande partie de l’Afrique et une partie du Moyen-Orient, dont la Syrie.
Le 10 septembre 2013 à l’Assemblée nationale, il a posé une question écrite à Christiane Taubira, ministre de la Justice, au sujet des individus de nationalité française partis faire le djihad en Syrie. « Selon nos services de renseignement, il apparaît qu’il est impossible de mettre en oeuvre quelques mesures coercitives que ce soit ou procédures pénales [à leur égard]. En effet, lorsque ces djihadistes reviennent en France, ils ne peuvent être interpellés, mis en garde à vue, et éventuellement mis en examen car il est considéré qu’ils agissent dans le cadre d’une action certes violente, mais dans la droite ligne de celle de la diplomatie française. » Et d’enfoncer le clou : « Doit-on considérer dès lors que ces personnes seraient parties prenantes ou le bras armé de notre action diplomatique en Syrie et seraient, en quelque sorte, des collaborateurs occasionnels du service public de l’engagement de la France en Syrie ? » Si ce n’était pas le cas, il faudrait modifier la loi afin que ces individus, « qui présentent à coup sûr un danger éminent pour l’ordre public à l’occasion de leur retour en France », puissent être juridiquement neutralisés.
Un mois plus tard, Christiane Taubira n’a toujours pas répondu à Alain Marsaud…"
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/ -
GRAND BANQUET DES ÉTUDIANTS Parisiens d'Action Française dimanche 10 novembre
GRAND BANQUET DES ÉTUDIANTS parisiens d’Action Française dimanche 10 novembre à midi dans une ambiance élégante et chantante en plein coeur de la capitale.
- Parmis les interventions, celle d’Antoine Desonay, secrétaire général des étudiants
- Flam’s, 62 rue des Lombards, 75001 Paris, M : Chatelet les Halles.
- Participation : 20€ étudiant, jeune chomeur, seminariste / 25€ jeune actif, adulte ou soutien.
Ouvert à tous
Réservation exigée :
antoine.desonay@actionfrancaise.net
http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=4554716995194215661#editor/target=post;postID=3599021646992309612 -
Nouvelle loi en Grèce: les opposants à l'UE risquent désormais deux ans de prison !
Un triste sort attend désormais les citoyens grecs qui ne sont pas d'accord avec les structures, les institutions, les représentants, les mesures ou les instruments de l’Union européenne.
Depuis le jeudi 24 Octobre, le Code pénal hellène a introduit l'article 458, qui est une mesure relative à la "violation du droit communautaire", dans lequel il est prévu un emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans pour les citoyens qui agissent contre les structures européennes, mais aussi, pour ceux qui protestent ou expriment un désaccord comme l’opposition aux sanctions. Deux ans de prisons aussi pour ceux qui vont à l’encontre des gouvernements et des représentants de l'UE.
Vous l‘aurez compris, toute personne qui entrave la politique de l'UE risque la prison !
Après les 2 millions d’euros dépensés par le Parlement européen pour bloquer les blogs, sites web et autres affiches eurosceptiques, aujourd’hui, en Grèce, pour pouvoir s’exprimer librement, il faut ne pas avoir peur de passer derrière les barreaux.
La liberté d’expression est donc morte, et avec… la démocratie, puisque avec cet article, c'est l'ensemble des grecs qui est visé, et pas seulement les opposants politiques.
C’est confirmé, l’UE est une dictature…
Aux citoyens des autres pays d’Europe, préparez-vous, parce que l’Union Européenne n’existe pas pour vous, elle vous combat, dans un unique but financier.
http://www.wikistrike.com/m/article-120843003.html -
Les Etats-Unis n’ont jamais cessé d’espionner la France
Paris fait de même sans qu’il y ait à s’en étonner
Les cris d’orfraie poussés par quelques dirigeants européens désignant les Américains comme de vils espions trahissant leurs alliés, interpellent. Oh, certes, c’est le moins qu’ils pouvaient faire en attendant, peut-être, une position commune de l’Europe, qui aura toutefois bien du mal à engager des mesures de rétorsion. Mais cela est une autre histoire.
Non, ce qui interpelle est la profonde stupeur de ces mêmes dirigeants. De deux choses l’une. Soit ils ne se sont pas penchés sur l’histoire des relations américano-européennes depuis 1945, soit ils se moquent des citoyens européens en affichant une indignation feinte.
Car en fait, l’espionnage américain sur l’Europe et le monde est de notoriété publique. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la presse se fait l’écho de tels agissements. Tout le monde le sait. Depuis des décennies, les Etats-Unis exercent une surveillance constante du monde et, dans certains cas, font même appel aux Européens pour cela. Le réseau mondial d’écoute Echelon en est l’exemple le plus connu. Que l’Agence centrale de renseignement (CIA) pose des micros un peu partout et recrute des agents au sein même des gouvernements européens n’est pas nouveau.
Le journaliste Vincent Nouzille a très bien raconté tout cela dans son livre Des secrets si bien gardés – Les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents 1958-1981, (Fayard, 2009). On y apprend que, dès 1945, et plus particulièrement à partir du retour du général De Gaulle aux affaires en 1958, les Etats-Unis vont se livrer à d’intenses activités d’espionnage à l’encontre de la France mais aussi de nombreux autres pays dans le monde. Sont notamment espionnés la politique étrangère française et les travaux sur la bombe atomique.
En février 1960, leurs avions décollent de Libye pour faire des prélèvements dans le nuage radioactif émis lors du premier essai nucléaire français. Dans les années 1960, un avion militaire pénètre l’espace aérien français pour prendre des photos de l’usine nucléaire de Pierrelatte, dans la vallée du Rhône, et, face à la protestation française, les Etats-Unis se contenteront d’exprimer quelques regrets.
L’avènement des satellites d’observation et d’écoute électronique à partir de 1961 a accru les capacités américaines en matière de renseignement. Des satellites comme les KH-11, au prix unitaire de 1,5 milliard de dollars, prennent des photos avec une résolution de 10 cm. Les satellites Magnum interceptent plus de 100 millions de communications par mois. La manne récupérée est même exhibée.
Tout le monde espionne tout le monde
En 1995, le président Bill Clinton donnait son autorisation à la révélation publique de centaines de photos prises par ces satellites en France ou ailleurs. Sans vergogne ni état d’âme. Avec un budget spatial militaire de 40 milliards de dollars dont plus de la moitié est consacrée au renseignement, il n’est pas étonnant que l’information récupérée déborde.
Autre exemple : un jour, alors que j’étais en réunion au Pentagone, un officier de la Navy s’est tout à coup dirigé vers moi pour me dire dans le creux de l’oreille : « L’essai que vous venez de réaliser de votre missile M4 a parfaitement marché. » Les grandes oreilles américaines avaient bien fonctionné. Mon ami Vassily Michine, qui fut le patron du programme lunaire soviétique, m’a raconté naguère que les espions américains étaient partout en URSS, même dans le bunker de lancement de la fusée lunaire soviétique à Baïkonour.
Le KGB savait que l’un des techniciens russes trahissait au profit des Américains mais n’a jamais pu le confondre. La confirmation allait arriver trente ans plus tard, la guerre froide terminée. Alors que Michine vendait aux enchères chez Sotheby’s, à New York, le journal qu’il avait tenu quotidiennement dans les années 1960, un homme lui donna une photo de lui prise dans le bunker de Baïkonour par cet agent russe au service des Etats-Unis. L’homme disparut aussi vite qu’il était entré. Trente ans après, la CIA fanfaronnait. C’était de bonne guerre.
Ne soyons pas naïfs, tout le monde espionne tout le monde. Et, soyons réalistes et honnêtes, tous les pays font de l’espionnage tout en le condamnant. Si la guerre froide est terminée, ce n’est pas pour autant que nous sommes entrés dans un monde de parfait apaisement. Hier, l’espionnage militaire et politique contre l’URSS prévalait. Aujourd’hui, il est devenu essentiellement économique et politique, avec de nombreux acteurs à surveiller. Et la France, par direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) interposée, participe à ce concert.
Aujourd’hui, les Américains dénoncent les activités d’espionnage cybernétique des Chinois et ne se privent pas de faire la même chose avec le monde entier. Pour ma part, j’ai passé trente ans de ma vie à chercher et à récupérer des informations sur les armes nucléaires américaines, ce qui ne m’empêchait pas de m’acoquiner avec les Américains pour échanger des informations sur les missiles soviétiques.
Que les politiques s’en étonnent est étonnant. Qu’ils protestent est normal. En tout cas, il y a une chose que l’on sait depuis longtemps, c’est que le monde n’est ni tout blanc ni tout noir, et qu’il est perpétuellement en guerre. Le seul problème est que l’on ne sait plus différencier nos amis de nos ennemis.
Jacques Villain, Membre de l’Académie de l’air et de l’espace.
Le Monde, 26/10/2013
Jacques Villain est aussi historien de la conquête spatiale et de la dissuasion nucléaire ainsi que colonel de la réserve citoyenne(air). Il a notamment obtenu le prix Roberval grand public en 1999 pour A la conquête de la lune : la face cachée de la compétition américano-soviétique.
http://www.polemia.com/les-etats-unis-nont-jamais-cesse-despionner-la-france/