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actualité - Page 5827

  • La classe politique unie face à la terrible menace de… la quenelle

    Ce matin, François Hollande, en déplacement en Arabie Saoudite a affiché son soutien à Manuel Valls dans son combat contre Dieudonné (tant pis pour la criminalité) :
    « Il faut approuver et soutenir le gouvernement et le ministre de l’intérieur par rapport à des propos ou à des actes dont le caractère antisémite ne peut pas être nié », a déclaré le chef de l’Etat.

    De nombreux personnalités des rangs de l’UMP partagent l’avis de Manuel Valls, quant à la fin des libertés publiques.
    Jean-François Copelovici (dit « Copé »), le président de l’UMP, a publié un tweet pour soutenir le ministre de l’Intérieur : « Soutien total à la décision de M. Valls. Assez de ce silence convenu devant l’antisémitisme de Dieudonné et de ceux qui le cautionnent. JFC »

    UMP/PS, les différences sont difficiles à percevoir…

    http://www.contre-info.com/la-classe-politique-unie-face-a-la-terrible-menace-de-la-quenelle

  • Un jour un livre : Reconquista ou mort de l’Europe, l’enjeux de la guerre islamique

    PARIS (NOVOpress) - À l’occasion des fêtes de fin d’année, les rédacteurs de Novopress vous proposent de découvrir une sélection de livres à travers des extraits choisis. Aujourd’hui, nous vous proposons un extrait d’un livre d’un des derniers grands érudits français sur l’islam, René Marchand, Reconquista ou mort de l’Europe, l’enjeux de la guerre islamique. Édité par Riposte Laïque en mars 2013, ce pavé de 380 pages est un condensé de connaissances sur l’idéologie islamique et de ses velléités totalitaires.

    À propos de l’ignorance des Européens à l’égard de l’Islam

     

    Il y a cinquante ans, les universités européennes comptaient plusieurs centaines d’érudits de l’Islam. Combien, aujourd’hui ? Une vingtaine ? Moins ?

     

    En France, le tarissement du vivier que constituaient les études classiques, avec latin et grec : les « humanités », a eu des effets dévastateurs. Nos universitaires qui se consacrent à l’étude de l’Islam médiéval – et ignorer l’Islam du moyen âge, c’est ne rien comprendre à l’Islam contemporain – sont chaque année moins nombreux. Ceux qui ont une connaissance fine et critique des textes classiques – et on ne pénètre intimement l’Islam que par une connaissance à la fois vaste et précise de l’arabe, sa langue matricielle – sont les derniers spécimens d’une espèce en voie de disparition.
    Et la situation n’est pas près de s’améliorer. (…)

     

     

     

    Autre question : y a-t-il au sein de l’Assemblée nationale, du Sénat, du Conseil constitutionnel, qui ont mission de légiférer sur la présence de l’Islam en France, un seul individu (non-Musulman s’entend, Français de souche) qui se soit donné la peine de s’initier suffisamment à la langue arabe pour lire un verset du Coran ou le titre d’un quotidien arabe, qui s’est fait commenter par un spécialiste indiscutable les termes arabes qui constituent l’essentiel du droit musulman ?

     

    Les derniers érudits français ne sont jamais invités sur les grands médias. Serait-ce parce qu’Anne-Marie Delcambre, Dominique Urvoy, Marie Thérèse Urvoy… quand ils parlent de l’Islam en France, tiennent des propos forts inquiétants, à contre courant du tiédisme dominant ?

     

    Presque systématiquement les questions de notre actualité la plus préoccupante sont traitées par des étrangers : des Libanais chrétiens, des Musulmans maghrébins…Ce n’ est pas diminuer les qualités de ces journalistes et essayistes que de dire que, lorsqu’il s’agit de commenter ce qui se passe dans les banlieues de nos grandes villes, ils ne peuvent pas avoir l’instinct, le ressenti immédiat, le feeling, d’un auvergnat ou d’un breton pour pénétrer le ressenti de nos compatriotes, par exemple devant la multiplication des voiles féminins ou l’édification d’une mosquée, l’islamisation progressive de notre pays, sa possible libanisation. Comment pourraient-ils appréhender pleinement la surprise, puis le rejet instinctif éprouvé par les autochtones devant les greffes culturelles imposées, des viols de l’identité…alors que leur sensibilité personnelle profonde s’est formée, pendant l’enfance et la jeunesse, dans des régions où l’Islam était la banalité même- au reste, un Islam peu politique, bien différent de l’Islam actuel ? Leur cerveau gauche, rationnel, peut comprendre, mais leur cerveau droit, affectif, ne « sentira » pas et influencera forcément sur leurs analyses. (Le même constat peut être fait à propos de certains pieds-noirs, politiciens ou historiens)

     

    (…)

     

    Selon les critères Occidentaux

     

    En ce qui concerne le droit, la morale et la vie en société d’une manière générales, les musulmans estiment que les principes qui les régissent sont d’une essence qui les place bien au-dessus des Occidentaux.

     

    Aux droits (conjoncturels, discutables, révisables) de l’homme (faillible), ils opposent les droits d’un dieu éternel et omniscient ; aux lois des hommes, la loi d’Allah ; à l’humanisme, l’absolu…La différence est à la fois de nature et de degré. Elle positionne les Occidentaux comme ontologiquement en dessous des Musulmans.

     

    Quand ils se comparent aux Occidentaux en prenant uniquement les mêmes critères de qualité que ceux-ci, les musulmans se sentent également supérieurs :
    - La moralité : ils obéissent à un code moral, autrement exigent que celui des Occidentaux, qui leur impose une conduite irréprochable à tout instant ; ils ne boivent pas d’alcool et ne consomment pas de drogues ; leurs femmes ne sont pas impudiques ; la licence sexuelle et la pornographie leur sont inconnues…
    - La justice et le droit : leur justice est d’une grande clarté et ils l’appliquent avec rigueur.
    - L’argent : la finance musulmane interdit le prêt à intérêt. Etc.

     

    Mais c’est sans doute sur un point que les Occidentaux ne les attendent pas, que les Musulmans contemporains éprouvent le plus fierté : la rationalité.
    - Leur religion est née « dans la lumière de l’histoire » ; Mahomet est un homme ordinaire, né d’une homme et d’une femme ; on ne lui attribue pas de miracle ; ses actions et ses paroles ont été établies de manière scientifique, par la critique interne et externe de ses textes.
    - Leur monothéisme n’est pas contaminé par des dogmes absurdes, par de l’idolâtrie humaine, par la croyance aux miracles.
    - La supériorité intrinsèque de l’Islam est prouvée par ses victoires sur beaucoup d’autre religions et le fait que, une fois convertis, éclairés sur la rationalité de l’Islam, les peuples ne reviennent jamais à leur ancienne foi.
    - La victoire finale de l’Islam, donnée comme certaine par Allah et son Envoyé, n’est-elle pas hautement probable pour un esprit rationnel si l’on considère son expansion continue ?

     

    Les Européen, et au premier rang les Français qui se veulent si « cartésiens », n’imaginent pas à quel point ces Musulmans, dont les coutumes et comportements leur semblent souvent dénués de logique, sont imprégnés de la conviction de leur supériorité sur eux au plan de la rationalité. Pensent-ils parfois que la plupart des Musulmans ne comprennent pas pourquoi les « chrétiens » ne se convertissent pas à l’Islam par simple effet de raisonnement ? Pour contrebattre ces idées, encore faut il savoir qu’elles sont au centre de la mentalité commune à la majorité des Musulmans.

     

    Les Occidentaux devraient prendre en considération la « rationalité » de l’Islam et des Musulmans pour un motif qui n’est pas de pure théorie : les enquêtes établissent que beaucoup de jeunes Occidentaux convertis à l’Islam ont commencé par rejeter les dogmes chrétiens qui sont des « mystères », comme la Trinité, qu’ils ont été séduits, d’abord, par la simplicité-pourquoi ne pas le dire : la rationalité ?- du credo et des pratiques de la religion musulmane.

     

    René Marchand, Reconquista ou mort de l’Europe, l’enjeux de la guerre islamique. Éditions de Riposte Laïque (mars 2013). Acheter sur Amazon.

    http://fr.novopress.info/150205/jour-livre-reconquista-mort-leurope-lenjeux-guerre-islamique/#more-150205

  • Christianophobie : la "justice" fait taire le clocher d’une église

    Jusqu’à présent, les cloches tintaient toutes les demi-heures à Boissettes, en Seine-et-Marne. Un riverain agacé avait porté l’affaire devant le tribunal administratif. D’ici mercredi, les cloches doivent faire silence.

    C’est une véritable guerre de clocher qui divise la commune de Boissettes, en Seine-et-Marne. La vie de ce petit village de 400 habitants était jusqu’à présent rythmée, notamment, par le tintement toutes les demi-heures de la cloche de l’église. Seulement, la municipalité vient d’être condamnée par la cour administrative d’appel de Paris, relate Le Parisien . Les cloches devront d’ici mercredi cesser de marquer l’heure de jour comme de nuit. La justice estime que la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État fait du bâtiment un bien communal. Toutefois, son utilisation, comme celle des cloches, reste affectée à un usage religieux. Certains « usages locaux » ne peuvent être maintenus que s’ils datent d’avant 1905, ce qui n’est pas le cas de Boissettes.

    L’affaire remonte à 2006. Un couple de riverains agacés saisit, à l’époque, le tribunal administratif de Melun. Leur maison se trouve juste en face de l’église. Ils ont acheté le bien peu de temps auparavant. « Nous n’avons jamais demandé à ce que tout s’arrête, mais simplement une trêve de 22 heures à 6 heures, en réglant ça à l’amiable, explique le plaignant dans Le Parisien. On voulait juste dormir. » En 2010, la justice lui donne raison et propose un compromis : les cloches s’arrêteront de sonner entre 23 heures à 6 heures. La décision mécontente toutefois le maire, Jean-Pierre Legrand, qui fait appel. « J’ai voulu défendre une tradition qui remonte à 1967, se justifie l’élu. Deux cents personnes du village ont signé une pétition pour le maintien de cet usage civil. »

    La commune s’est finalement conformée à la décision du tribunal administratif. Mais, entre-temps, la justice suit son cours. Et la cour administrative d’appel de Paris condamne la mairie à verser 1000 euros au couple de riverains, tout en ordonnant l’arrêt des cloches. Le maire devra également prendre un arrêté pour autoriser l’usage civil des cloches de l’église dans des cas de périls exigeant un prompt secours. Jean-Pierre Legrand s’inquiétait de voir cette affaire faire jurisprudence. Dans les précédents cas, la justice n’a pas toujours tranché en faveur du plaignant. En 2004, un habitant de la commune de Férin, dans le Nord, avait déjà réussi à faire taire le carillon de l’église, qui sonnait matin, midi et soir. Le maire avait fait appel. La cour administrative d’appel de Douai était finalement revenue sur la décision, estimant que la nuisance sonore ne portait pas atteinte à l’ordre public.

    Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Christianophobie-la-justice-fait

  • Les Femen crient victoire... mais seulement en France

    C'est ce que rapporte cet article consacré à la demande d'éclaircissements du député UMP Valérie Boyer quant au financement du mouvement - une question déjà relayée par votre blog, et qui n'a pas reçu de réponse du ministère de l'Intérieur à ce jour.

    On apprend que la plainte du curé de la Madeleine n'a pas eu de suites, tandis qu'en Allemagne, la profanation de la messe de minuit à Cologne pourrait valoir jusqu'à trois ans de prison à son auteur. Résultat : les Femen se moquent ouvertement de l'Eglise en France, mais s'inquiètent de ce qui leur arrive en Allemagne, proférant sur les réseaux sociaux des menaces contre le pape si leur "Joséphine" devait rester derrière les barreaux.

    L'Observatoire de la christianophobie invite chacun à signaler à Facebook les propos insultants ou menaçants de la page des Femen en France, afin de parvenir à la faire supprimer comme cela a été fait en Roumanie.

    Louise Tudy

  • Manuel Valls juge et partie ?

    Une crise sociale, économique, identitaire, morale, d’une violence et d’une dangerosité sans précédent depuis la guerre tabasse les Français, l’insécurité explose, mais pour le Système, l’apocalypse (y compris au sens étymologique du terme…) réside dans la propagation de la quenelle ! Ils prennent vraiment les Français pour des abrutis! Bruno Gollnisch l’a dit le 19 décembre dans l’hémicycle du Conseil régional de Rhône-Alpes, en réponse à un élu écolo-gauchiste le mettant en cause : oui ce geste de la quenelle est un «bras d’honneur édulcoré fait aux puissances de l’établissement». Non «il ne s’agit pas d’un salut nazi ou antisémite». C’est pourtant cette  dernière signification fantasmée que veulent imposer à des fins intéressées un certain nombre d’officines communautaristes liées aux partis de l’Etablissement et/ou vivant de  nos impôts.

     Dernière affaire en date, le converti à l’islam Nicolas Anelka, ex attaquant de l’équipe de France, a fêté son premier but samedi avec West Bromwich Albion en championnat d’Angleterre avec une  quenelle  en qualifiant ce geste « juste de spéciale dédicace à (son) ami humoriste Dieudonné ».

     Il n’en fallait pas plus pour que l’ex ministre de sports Chantal Jouanno conspue « un geste nazi clairement antisémite », criant au scandale comme sa remplaçante socialiste, Valérie Fourneyron, sur la même longueur d’onde que Dalil Boubakeur, recteur de l’Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris. Celui-ci s’est fendu d’un communiqué pour condamner le footballeur, et qualifier la « quenelle » de « geste hybride entre le salut nazi et le bras d’honneur inversé ».

     Même son de cloche d’un pseudopode du PS comme l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui a dénoncé dans un communiqué « la lâcheté du soutien de Nicolas Anelka à Dieudonné », assurant «qu’à l’instar de Dieudonné qui se cache sous le masque de l’humour, les personnes qui miment le geste de la quenelle n’assument pas leur antisémitisme». «Anelka déshonore aujourd’hui les valeurs du sport».

     M. Anelka a eu beau jeu de répliquer via Twitter : «Signification de quenelle: anti-système. Je ne sais pas ce que le mot religion vient faire dans cette histoire !». «Je demanderai donc aux gens de ne pas se faire duper par les médias. Et bien sûr, je ne suis ni antisémite ni raciste et j’assume totalement mon geste».

     Comme nous le notions sur ce blog le 18 décembre rapportant les propos de Marine Le Pen sur Europe 1, «le FN n’a pas d’avis sur la quenelle d’un humoriste (Dieudonné, NDLR)». « Ce n’est pas parce que Le Monde et Libé se ridiculisent à faire leur une (sur ce phénomène) et une analyse sociologique de la quenelle que nous devons les suivre. »

      Bref, comme l’affirmait  Bruno Gollnisch, les Français jugeront aussi  durement que Marine les petits Machiavel qui tentent  une nouvelle fois ce type de diversion pour camoufler leurs impuissances et leurs turpitudes.

      Il n’empêche qu’une offensive se dessine pour interdire si ce n’est le geste, du moins les spectacles de son « inventeur », à savoir Dieudonné. Un humoriste à l’évidence de très loin parmi les plus populaires de France, si l’on en juge par le succès de ses spectacles…qui font rire beaucoup de nos compatriotes.

     Dans Le Parisien, avec le soutien explicite de François Hollande, soutien que ce dernier à réitéré depuis l’Arabie saoudite où il est en visite officielle, Manuel Valls expliquait vendredi vouloir étudier «toutes les voies juridiques» pour interdire les spectacles de Dieudonné, afin de  «casser une mécanique de la haine».

     Dimanche après-midi, Jean-François Copé a cautionné les pulsions éradicatrices du ministre socialiste par un tweet : «Soutien total à la décision de M. Valls. Assez de ce silence convenu devant l’antisémitisme de Dieudonné et de ceux qui le cautionnent».

     Le maire UMP de Perpignan (Pyrénées-Orientales), Jean-Marc Pujol, a lui aussi dit soutenir «totalement l’action du ministre de l’Intérieur». Il y a sept mois, il avait tenté de faire interdire le spectacle de Dieudonné par un arrêté municipal, finalement cassé par le tribunal administratif de Montpellier. La ville de Marseille, dirigée par le tout aussi calamiteux Jean-Claude Gaudin, vient également de demander l’annulation d’une représentation. Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a salué, dès vendredi soir, la «bonne initiative de Manuel Valls face à l’attitude inqualifiable, l’antisémitisme et le racisme de Dieudonné».

     Bruno Gollnisch, à l’instar de tous les dirigeants du Front National,  s’élève contre cette menace d’interdiction. Notre Mouvement a en effet le mérite de la cohérence, celle qui explique qu’il a toujours défendu le principe de la liberté d’expression. Un principe, faut-il le rappeler, encore et toujours, qui doit surtout  permettre à celui qui ne pense pas comme vous,  ou dans le même sens que l’idéologie dominante, de s’exprimer.

     C’est pourquoi le vice-président du FN,  Florian Philippot a déclaré sur RMC qu’il trouvait « très dangereux » ce souhait de  Manuel Valls d’«interdire des spectacles d’un humoriste, là on tombe dans une dérive extrêmement préoccupante pour la liberté d’expression en France. »

     Un autre vice-président frontiste, Louis Aliot, a dénoncé l’initiative du ministre. « Faire interdire un spectacle, aussi provocateur soit-il, est une atteinte à la liberté et la marque d’une dictature idéologique rampante ». Et « Dieu sait si je ne partage pas la posture de Dieudonné », a-t-il  précisé.

     Avec une duplicité qui n’est pas pour nous étonner, Manuel Valls a vu dans cette réaction du FN «la démonstration qu’il y a aujourd’hui des affinités perfides qui sont à l’œuvre. Les propos de Dieudonné ne choquent pas le Front National alors qu’ils devraient choquer tous les républicains » (sic).

     « C’est bien la preuve, s’il en fallait une, que le FN est un parti d’extrême droite ».« Monsieur Philippot reflète la complaisance de la famille Le Pen à l’égard de Dieudonné », a ajouté Manuel Valls qui affirme par ailleurs que « la liberté d’expression est sacrée mais le racisme et l’antisémitisme sont des délits. Depuis longtemps, Dieudonné n’est plus un comique et sa démarche ne relève plus de la création. Pour tout dire, il ne fait plus rire personne ».

     Cette saillie  mensongère et haineuse de M. Valls, vient en écho à l’article foutraque rédigé par David Doucet dans Les inrocks expliquant que c’est l’antisionisme des  historiques du FN qui expliquerait ce soutien à Dieudonné. Quant à celui exprimé par Florian Philippot, il constituerait «un écart dans la stratégie de dédiabolisation entreprise par Marine Le Pen et un retour aux fondamentaux du parti… »

     Plus prosaïquement, constatons que l’arrivée à la présidence du FN de Marine n’a pas introduit un bouleversement sur cette question. Comme avec Jean-Marie Le Pen et comme le disait Bruno Gollnisch, « le Front National campe sur une position juste et mesurée concernant le conflit israélo-palestinien: le droit pour le peuple juif, comme pour le peuple palestinien, de vivre en paix, dans des frontières sûres et reconnues. Un sentiment partagé officiellement,  peu ou prou, par l’ensemble de la classe politique française et européenne. »

     « En politique étrangère, dans les relations internationales comme en politique intérieure, un patriote doit toujours se demander si son action répond à la défense de l’intérêt national. Bref, le FN n’est dans l’absolu  ni pro ni anti-sioniste, mais pro-français tout simplement !», sachant que  selon la sentence bien connue  les Etats ont des intérêts permanents et des amitiés transitoires…

     Et nous savons aussi que «les intérêts géopolitiques de Washington, souvent liés à ceux de Tel-Aviv (et inversement), ne sont pas toujours, très loin s’en faut, ceux des Français et des Européens, et sont très souvent antinomiques avec la traditionnelle politique arabe  de la France. »

     Cela suffit-il à faire du FN un mouvement antisémite ? Bien sûr que non, sauf peut être aux yeux de MM. Valls, Copé, Hollande, des caciques de  l’UMPS communiant dans la même servilité mondialo- atlantiste.

     Enfin, dernière remarque, Manuel Valls en montant au créneau de manière si  brutale contre Dieudonné ne peut-il pas être soupçonné  d’être à la fois juge et partie? Car à l’antisionisme  virulent de l’humoriste qu’il entend abattre en lui interdisant d’exercer son métier, s’oppose son sionisme militant.

     En 1991 relevait le site musulman Oumma.com,  le mentor de M. Valls, Dominique Strauss-Kahn,  avait déclaré: « Dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ».

     Le 17 juin 2011,  lors d’une conférence-débat organisée par l’antenne strasbourgeoise de Radio Judaïca  et qui a été filmée,  c’était au tour du futur ministre de  l’Intérieur, maire d’Evry et député de l’Essonne non seulement de se  déclarer « également hostile à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU», mais aussi d’évoquer le «lien éternel» -à travers son épouse- qui le relie avec «la communauté juive et Israël ».

     Cette vidéo  fait le tour d’internet et au regard de l’activisme anti-Dieudonné déployé aujourd’hui par ce ministre, elle ne manquera pas, et c’est fâcheux,  d’alimenter un sentiment que celui-ci  prétend combattre.

    http://www.gollnisch.com/2013/12/30/manuel-valls-juge-et-partie/

  • Chômage : la langue de bois de monsieur Sapin

    Une fois le rideau baissé, on revient à la réalité que nos dirigeants semblent ignorer tout en s’en prétendant les maîtres.

     
     

    La lourde insistance des médias avait donné l’impression qu’un rendez-vous habile était préparé par le pouvoir afin de sortir le lapin de « l’inversion de la courbe du chômage » d’un chapeau rempli de contrats aidés. On se disait que si le Président était nul en économie, il avait gardé la main énarchique pour camoufler ses échecs en petits succès de communication. Même pas !

    Il avait réussi à diriger tous les regards sur cette courbe qui, en soi, ne signifie rien. Il était parvenu à faire croire qu’une baisse sur quelques mois du nombre des demandeurs d’emploi soutenue par l’injection massive d’argent public pour créer des emplois artificiels serait une grande victoire, celle de la parole tenue. À 18 heures, le ministre va parler. Les titres positifs sont déjà prêts, tant on sent l’opération bien orchestrée. Résultat : 17 000 chômeurs de plus !

    Lire la suite.....

  • Écologie et immigration : même rhétorique ?

    Tribune de Max Falque, membre de l’Institut Turgot.

    ♦ Les institutions et l’organisation d’un pays sont une ressource rare. Vouloir les ouvrir au monde entier ne peut aboutir qu’à leur destruction. La métaphore de la chaloupe est particulièrement pertinente. Une condamnation sans appel de l’immigration actuelle
    Nos lecteurs trouveront ici un texte magistral de Max Falque du très libéral Institut Turgot.
    Polémia.

    « Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile… mais pas plus », déclarait  Michel Rocard dans l’émission 7/7 du 3 décembre 1989.

    A l’époque, cette déclaration de l’ancien premier ministre socialiste a semé le trouble au sein de la bien-pensance française (de Gauche mais aussi de Droite). En fait elle s’inscrit dans la théorie générale de la tragédie du libre accès rendue célèbre par l’américain Garrett Hardin dans un article paru sous le titre de  Tragedy of the Commons  publiée quelque vingt ans plus tôt dans la revue Science (1968).

    La thèse est désormais bien connue, notamment par les environnementalistes (1) du monde entier : le libre accès de tous à une ressource limitée, en l’occurrence un pâturage communal (ou vaine pâture), conduit inévitablement à sa surexploitation (surpâturage) et à terme à sa destruction.

    Cette « tragédie » est généralisable à toute ressource mal ou pas appropriée telle que l’eau, l’air, la mer, la biodiversité… mais aussi à toutes celles dont les droits de propriété sont mal définis et/ou mal protégés en raison de leurs caractéristiques physiques, ou de lacunes institutionnelles.

    La théorie de Hardin a révolutionné la problématique environnementale à partir de la fin des années 1970 en plaçant au centre du débat les rôles respectifs des droits de propriété et de la réglementation. Si Elinor Ostrom, prix Nobel d’Economie 2009, a su mettre en évidence le rôle de la propriété en commun (à ne pas confondre avec la propriété collective) pour la gestion à long terme de nombreuses ressources, il n’en demeure pas moins que le libre accès, souvent sous-produit de la propriété collective, est au cœur de la destruction des ressources lorsque se manifeste la rareté.

    Mais Hardin a étendu son analyse à la gestion des flux migratoires qui, depuis une trentaine d’années, font l’objet de débats idéologiques et, désormais, politiques. Les derniers événements tragiques de Lampedusa auront à nouveau bouleversé l’opinion sans apporter la moindre solution.

    Dans un autre article datant de 1974 (Living on a lifeboat) Hardin s’est efforcé de clarifier le débat entre répression et compassion. Les responsables ne veulent pas regarder la réalité en face (celle de Michel Rocard) alors que l’opinion perçoit le caractère suicidaire et insoutenable de laisser le libre accès en Europe à des dizaines de millions de pauvres. Dans la mesure où il s’agit précisément de navires surchargés, la métaphore de Hardin de la chaloupe est particulièrement pertinente : « tout se passe comme si chaque nation riche est représentée par une chaloupe de sauvetage occupée par des personnes relativement riches. A proximité, une centaine de pauvres, à bord d’une chaloupe surchargée qui a fait naufrage, surnagent quelques heures dans l’espoir d’être recueillis par une chaloupe de riches c’est-à-dire bénéficier de la bonté des belles âmes qui sont à bord. Que vont faire les passagers de la chaloupe riche ? »

    Hardin décrit les trois attitudes possibles :
        • Se conformant au précepte chrétien « d’aider son prochain » ou à l’impératif marxiste « à chacun selon ses besoins », ils doivent recueillir les quelques cents naufragés. Résultat inévitable : la chaloupe coule et 150 personnes meurent noyées.
        • Si la chaloupe dispose d’une dizaine de places supplémentaires (facteur de sécurité) il est possible de recueillir au maximum dix passagers mais alors apparaît le problème de la règle à établir pour le choix des naufragés à sauver: tirage au sort, priorité aux enfants, aux femmes enceintes, aux travailleurs qualifiés et vigoureux ? Mais alors quelle justification morale pour l’abandon des 90 autres naufragés ?
        • Afin de préserver toutes les chances de survie de l’embarcation les passagers de la chaloupe riche refusent de porter secours. Cette situation apparaît immorale mais rationnelle dans la mesure où il est toujours possible aux passagers riches, et, menés par des sentiments de compassion, de sauter à l’eau (2) pour laisser leurs places aux pauvres. On notera qu’un un tel comportement altruiste a peu de chances de se produire au sein des multiples groupes prêchant l’immigration pour tous, mais dont les bons sentiments masquent parfois des intérêts moins nobles : main-d’œuvre bon marché, subventions aux multiples associations d’aide aux immigrés, sinon politique politicienne, satisfaction morale…
    L’absence de choix politiques est désastreuse, sinon criminelle, car elle comporte trois séries de conséquences :
        • les milliers de victimes qui chaque année périssent en tentant d’accéder à la terre promise ;
        • les couts d’accueil  très élevés et de contrôle peu efficace des frontières ;
        • l’incapacité de régler le problème de la pauvreté et  le risque de déstabilisation sociale et politique des pays d’accueil.
    Que faire ?
    D’abord bien poser le problème et ses enjeux économiques, politiques et sociaux. Ensuite se demander pourquoi des pays potentiellement riches poussent de facto à l’exil les excédents les plus dynamiques de leur population. Rien, sinon leur propre impéritie (mauvaises institutions, guerre, corruption), ne justifie cet exode qui, cerise sur le gâteau, conforte la survie des autocrates et leurs comportements incompétents voire criminels.
    Sur le plan pratique est-il cohérent d’accueillir ces malheureux alors que l’on déploie des moyens de surveillance pour les sauver mais aussi les décourager, voire les repousser ?
    Il est grand temps que la France, et au-delà les pays européens, tiennent compte de la constatation de Michel Rocard car les intentions, pour nobles et pures qu’elles soient, ne peuvent servir d’excuse et/ou de justification à une politique (ou absence de politique) incohérente, voire hypocrite, qui, poussée à ses extrêmes, sera suicidaire pour la société dans son ensemble, et plus particulièrement pour les malheureux de la planète… à l’exception des quelques passagers d’une chaloupe chanceuse.
    France , terre d’asile… mais pas plus !
    Enfin constatons qu’au-delà de l’immigration, la tragédie du libre accès, de fait, menace de nombreuses institutions, dont par exemple celles qui concernent la santé, le chômage, l’éducation… La simplicité du diagnostic n’a d’égal que la complexité de mise en œuvre des solutions !
     Max Falque, Institut Turgot, 17/12/2013
    NOTES :
    (1) Je pense avoir été le premier à la présenter en France dans « Libéralisme et environnement » in « Futuribles », mars 1986, suivi de commentaires critiques de B. Lalonde, J. Theys, V. Renard
    (2) A ma connaissance, et sauf exception, les belles âmes se contente de sauter dans leur piscines !
    Source : http://blog.turgot.org/index.php?post/Falque-immigration2

    http://www.polemia.com/ecologie-et-immigration-meme-rhetorique/

  • Petite méditation philosophique

    Elle nous est proposée par l'Abbé de Tanouarn. Elle traite de l'athéisme et de la morale. Répondant à une critique de Christine Tasin, l'abbé pose une distinction particulièrement intéressante entre les athées "mystiques" et les "rationalistes athées".

    Concernant les premiers, extraits.

    "Pour Feuerbach, c'est l'homme qui est Dieu : "Toute conscience de soi est une conscience de soi de Dieu". On retrouve là quelque chose de l'élan sublime de Spinoza, l'athée qui parle de Dieu presque à chaque ligne de son Ethique, parce que pour lui l'exercice de la raison est un exercice absolu et donc divin. Spinoza est dans une forme de rationalisme, c'est vrai, mais alors un rationalisme sublime où la Raison n'est pas la petite comptable qui vient vous avertir que le jeu est fini et que, circulez il n'y a rien à voir, rien à savoir, rien à croire, mais où cette Raison est plutôt comme une image plausible du tout dans la moindre déduction, une image tellement belle qu'elle parvient à faire oublier l'existence concrète et toujours imprévisible. Ces athées là, auquel le Tout donne une sorte de vertige, peuvent être particulièrement accessibles à l'amour. Pourquoi ? Parce qu'ils ne calculent plus rien."

    Et les seconds.

    "Mais c'est dans Albert Camus, officiellement athée que je sache (ou alors on n'écrit pas l'Etranger), que j'ai trouvé la condamnation la plus forte du rationalisme : "Ceux qui prétendent tout savoir et tout régler finissent par tout tuer. Un jour vient où ils n'ont pas d'autre règle que le meurtre, d'autre science que la fausse scolastique qui de tout temps servit à justifier le meurtre" (Deuxième réponse à Emmanuel d'Astier). Ceux qui réduisent le jaillissement baroque du réel à leurs cases mentales, soumettant le réel au rationnel, ont forcément la posture du meurtrier en puissance. Du réel, ils n'aiment ni les démentis, ni les impuissances, ils n'aiment rien. Ils n'aiment pas, ils calculent."

    On peut constater que ce second développement est particulièrement opératoire pour le temps présent. La mise en oeuvre des idéologies, négatrices du réel, passe par la tentative de soumission de celui-ci à la raison déifiée, et aboutit invariablement aux "grands cimetières sous la lune": ceux des révolutions, hier chez nous, ailleurs toujours, et ceux des innocentes  victimes, par millions, de l'avortement.

    Paula Corbulon

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