
Le dimanche 1er décembre se tenait à Paris le dernier banquet de l’année du Groupe d’Action Royaliste, en présence de près de 70 personnes, et j’y ai prononcé un court discours, dont voici le texte initial qui, il me faut l’avouer, a connu certains aménagements au fil des minutes, au point que l’enregistrement ne correspond plus exactement aux lignes reproduites ci-dessous. Qu’importe, cela fera juste deux textes au lieu d’un seul !
De la colère sociale à l’espérance royale.
« Nous ouvrons là un mois de décembre qui promet, si l’on en croit la rumeur publique, d’être fort mouvementé, un an tout juste après le début de la longue protestation des Gilets jaunes qu’il nous est arrivé d’accompagner et d’encourager. Ainsi, nous pourrions paraphraser la célèbre formule de Rochefort : « La France compte aujourd’hui 66 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement… »






Ainsi donc, M. Macron se veut un spectateur engagé et a tenu à faire part de ses analyses à The Economist…. « Spectateur engagé » est le titre donné à un livre d’entretiens avec Raymond Aron, justifié puisque celui-ci commentait avec pertinence et profondeur l’actualité, sans être neutre ni inféodé à un pouvoir. Le problème de M. Macron est qu’il est président de la République, et que son plaisir narcissique évident de montrer qu’il a une lecture intelligente et lucide de la réalité fait de lui un acteur dégagé, pour l’instant au sens que l’on donne à un regard d’en haut, vaguement méprisant, condescendant pour les erreurs des autres à qui on ne veut pas donner de leçons, tout en en donnant sans avoir fait soi-même ses preuves. La fin du spectacle pourrait bien se résumer d’ailleurs dans un autre sens du mot « dégagé »

