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culture et histoire - Page 1187

  • Occident ?

    Suite à la lecture de notre article « Big Other ? », un camarade bienveillant m'a fait remarquer, non sans justesse, qu'il eût été préférable d'employer le terme d'Europe à celui d'Occident. Cela m'invite donc à rédiger un court texte autour de la sémantique employée.

    Dans notre courant de pensée, « Occident » désigne en effet le monde euro-américain produit par le libéralisme, là où « Europe » fait référence à une entité civilisationnelle enracinée sur un continent bien déterminé. L'usage d'Occident pourrait donc laisser penser que nous nous incluons dans ce que l'on appelle désormais communément l'Occident et qui se résumerait au libre-échange, aux droits de l'homme et à la société de consommation.

    Lorsque j'ai rédigé le précédent article, l'emploi du terme « Occident » était à entendre au sens où Dominique Venner pouvait l'employer. L'Occident comme une aire de civilisation distincte des autres « mondes » comme le « monde chinois », le « monde indien » ou le « monde musulman ». C'est à dire l'Occident comme étant la projection de puissance des peuples et nations européens. L'Occident comme civilisation façonnée par la Grèce, Rome, le christianisme, l'humanisme, et même la modernité, et bien sur l'esprit d'aventure de nos explorateurs ayant conduit à la création de nouveaux foyers de peuplement européen à travers le monde.

    Si l'Europe et l'Occident sont deux termes différents, l'Europe est à la racine de l'Occident, ou plutôt « des Occidents ». L'Occident est « pluriel » et ce qu'en disait Dominique Venner n'est certainement pas ce qu'en dit un BHL... Le flou sémantique qui entoure cette notion peut donc, je le conçois parfaitement, être source de confusions pour le lecteur. Le terme d'Europe peut-être lui aussi victime d'un certain flou sémantique. L'Europe est résumée à l'Union européenne par beaucoup de commentateurs. L'Europe est aussi souvent définie seulement comme un ensemble géographique. Il ne s'agit alors pas dans ces deux cas d'un terme pertinent pour traiter des rapports entre peuples et civilisations. Il nous faut alors, là aussi, souvent s'expliquer sur ce qu'est « notre Europe », la seule possible en réalité, celle qui est maladroitement présentée comme une « alter-Europe ». C'est à dire l'Europe comprise comme un ensemble civilisationnel et ethnique tel que je le mentionnais au début de cet article. Voilà qui est en effet plus clair, mais qui a sûrement comme défaut de se résumer à un héritage et à une vision fixiste de l'identité et de la culture, là où le terme d'Occident peut sembler immédiatement plus dynamique malgré ses limites.

    C'est parce que nous avons souhaité renverser la perspective dans l'article « Big other ? » qu'il a semblé pertinent l'usage du terme « Occident ». En effet les peuples du tiers-monde avaient bel et bien affaire à des Européens, et ce depuis de nombreux siècles. Mais ces Européens, parce qu'ils évoluent hors de leurs bases deviennent des « Occidentaux ». Pour beaucoup d'observateurs, il y a une porosité entre le terme d'occidental et celui de « blanc ». Même si cela peut être erroné ou caricatural, car de fait, « l'Occidental » est pour nous la négation même de ce qu'est « l'Européen ». Ici se niche l’ambiguïté du propos...

    L'Europe comme socle et l'Occident comme horizon ? Voilà peut-être qui est source d'imbroglio, de débats et de nœuds au cerveau mais qui peut aider à comprendre de quoi il est question. En effet, l'Occident au sens médiatique n'est pas le produit d'une histoire propre, d'un héritage et d'un ensemble de cultures spécifiques mais se résume à une incantation en faveur d'un universel hors-sol. L'Occident médiatique n'est pas un héritier de l'Occident historique car il s'est construit contre lui. Il l'a vidé de sa substance. L'Occident historique est le produit de l'histoire européenne et de sa projection de puissance. Nous avons donc deux Occidents qui s'opposent et qui entrent en conflits avec les autres aires de civilisation. Lorsque des actes anti-chrétiens sont perpétrés dans le monde en représailles d'actes « anti-musulmans », c'est l'Occident historique qui est frappé pour punir les agissements de l'Occident médiatique. Pour les autres peuples, il y a une confusion évidente entre les deux. Pourtant nous savons combien cet Occident médiatique œuvre contre l'Occident historique.

    Quoi qu'il en soit, nous pouvons nous accorder sur au moins un point, ce qui caractérise de fait l'Occident, c'est la liberté, même si ce terme a été au cours des siècles trituré, déformé, manipulé ou dévoyé. L'Occident c'est cet ensemble civilisationnel qu'ont créé les Européens pour défendre leur idée de la liberté. Que la liberté d'un Thucydide ne soit pas celle d'un Adam Smith est une évidence. Mais c'est parce que nous défendons une certaine idée de la liberté, que nous sommes certes des Européens, mais aussi aux yeux des autres peuples, des Occidentaux. La liberté de nos femmes ou notre liberté en matière de création culturelle sont unique au monde. L'Occident médiatique quant à lui use des termes de liberté ou de la création culturelle pour détruire, effacer et déconstruire. Là où nous bâtissons. Nous sommes donc bel et bien des « Occidentaux », attachés à nos libertés, mais des Occidentaux enracinés, fruits d'une longue histoire. Comme le définissait Dominique Venner.

    Jean / C.N.C. http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-conforme/

  • Conférence du 14 juin à Paris : 2017, et après ?

    Les mardis de Politique magazine

    Conférence mardi 14 juin 2016

    2017, et après ?

    par Hilaire de Crémiers,
    directeur de Politique magazine,
    et
    Gilles Varange,
    chroniqueur de politique étrangère

    Rendez-vous à partir de 19h00
    Conférence à 19h30 précises
    Participation aux frais : 10 euros
    Etudiants et chômeurs : 5 euros

    Salle Messiaen
    3, rue de la Trinité
    75009 Paris
    Métro: La Trinité, Saint-Lazare

    Pour tout renseignement :
    Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris
    Tel. : 01 42 57 43 22

    Paula Corbulon

  • La Grèce, mais pas seulement ... La France et les autres pays aussi ...

    Le terme de science est depuis quelques années à la mode. Probablement parce que les sciences dignes de ce nom réussissent et progressent – Kant l'avait bien perçu – là où les autres disciplines patinent. En science, ou il y a consensus et c'est là signe de succès, ou il y a désaccord au plus niveau et c'est alors la marque d'un problème restant à résoudre. Quand bien même accole t-on le terme de science à des disciplines non scientifiques (sciences historiques, sciences économiques, …) que cela ne signifie pas à en faire des sciences. Après tout, c'est un grand historien qui reconnut naguère que « l'histoire est fille de son temps » : constat bien peu scientifique …
    Ce qui est vrai de l'histoire l'est tout autant de l'économie. Selon que l'on veuille vanter ou critiquer l'actuel gouvernement grec, on se choisit tel ou tel économiste dont les points de vue sont pourtant subjectifs et non désintéressés. Et il ne manque assurément pas sur la toile de points de vue divergents sur le sujet. Bénéficiant du recul historique, les économistes aujourd'hui considèrent que face à la seconde crise économique sous Weimar, la politique menée, austérité, ne fut pas la bonne. Même si le cas grec n'est pas tout à fait le même force est de constater qu'il y a ressemblances et que le remède proposé est le même. De façon similaire, face à la crise bancaire de 2008, il y eut consensus chez les prix nobel d'économie, pour indiquer qu'il ne fallait pas venir en aide aux banques dont les pratiques furent douteuses. Nonobstant ce consensus, la clique mondialiste – ceux là mêmes qui mettent en exergue le sérieux face au problème grec – fit très exactement le contraire. A contrario, le cas islandais et sa réponse originale vient de nous montrer qu'une autre décision était possible, apportant de bien meilleurs résultats.
    Un aspect majeur du problème se doit d'être souligné. C'est que les Grecs se sont prononcés à plus de 60% contre le diktat européen. Et pourtant les zélateurs de Bruxelles, relayés par la majorité des hommes politiques, apôtres soi-disant des droits de l'homme et du droit des peuples à disposer d'eux mêmes, de court-circuiter le résultat du referendum devenu de par son résultat, plébiscite. Quand bien même évoque t-on l'économie qu'il ne faut pas omettre les réalités sociales : c'est ainsi que Bruxelles impose à Athènes la fin de la retraite complémentaire aux plus démunis. Donc Bruxelles n'est pas simplement qu'une structure économique puisqu'elle influe sur le quotidien des peuples.
    Evidemment, le Système et ses sbires jubilent en France. Et la mise sous le tapis des 60% de non grecs peut être tout à fait mis en parallèle avec nos 55% de non français au traité de Lisbonne. N'ayons pas la mémoire courte et soyons solidaires du peuple grec. Mieux, il n'est pas impossible que d'autres peuples européens soient pour des motifs éventuellement différents, consultés dans les années qui viennent. Il me semble indécent, à tout le moins en ce qui concerne les Nôtres, de ne pas les soutenir le moment venu, au motif que leurs gouvernements seraient trop à droite ou trop à gauche. A cet égard d'ailleurs, la contestation du fait bruxellois n'est nullement politicienne. Aider les Grecs aujourd'hui ou les autres peuples par la suite demain, c'est favoriser le retour de la France souveraine lorsque le moment sera venu.
    Rappelons pour les plus jeunes notamment que l'Europe, aujourd'hui si arrogante, on ne l'entendait guère voici trois décennies. On la constate aujourd'hui omniprésente. Et parce qu'elle est elle à stature européenne, elle pourra - Horaces et Curiaces – mater successivement les différents pays européens les uns après les autres, dès lors où chacun d'eux revendiquera sa souveraineté. L'idéal serait donc un referendum permettant à tous les Européens de façon simultanée de s'exprimer, quant à la poursuite ou non de la politique européenne menée actuellement. L'issue ne ferait guère de doutes. Voilà pourquoi l'Europe de Bruxelles ne peut être démocratique. Voilà aussi pourquoi nous avons le devoir de révolte.
    Philippe Delbauvre

  • Lire ou relire Philippe Darantière : pour agir en politique

    Le deuxième ouvrage de Philippe Darantière, " le techno-nihilisme", a déjà été introduit sur ce site (ici et ). Après l’avoir lu, nous y revenons dans le détail, en le remettant dans la perspective de la première publication de cet intellectuel et homme d’action catholique.

    6a00d83451619c69e201bb090f9d7c970d-120wi.jpgPhilippe Darantière a publié en 2006 « pour une action politique catholique ». Cet ouvrage ramassé (200 pages), promeut un renouvellement des modes d’action des laïcs catholiques, pour porter le message et le projet politique et social que sous-tend la doctrine sociale de l’Eglise.

    Il fait d’abord le bilan de deux cents ans d’échecs dans le combat des catholiques contre la Révolution et ses manifestations successives. Ensuite,  s’appuyant sur les Evangiles et notamment sur la parabole de l’aveugle-né, il pose les fondements d’une contestation systématique des autorités politiques ayant perdu toute légitimité dans leur lutte acharnée à nier le droit naturel et ses implications concrètes dans la vie des hommes. Dans cette perspective, il développe des modes d’action offensifs applicables à tous les champs de confrontation (politique, sociétaux, culturels) où notre état de laïcs catholiques nous fait un devoir d’intervenir. Concrètement, il tire tout le parti possible d’Internet, en terme d’accès à et de partage de l’information, en terme de mobilisation, et combine en les recyclant pour le Bien commun un éventail de techniques, de mobilisation, d’agit-prop et d’actions jusqu’ici l’apanage des mouvements subversifs de l’ordre naturel.

    Manifestement, les mouvements de 2013 contre la loi Taubira, et singulièrement le Printemps Français, ont dû puiser plus ou moins explicitement une partie de leur inspiration dans cette ouvrage qui renouvelle définitivement la forme de l’action des laïcs catholiques. Il resterait maintenant à inscrire de telles pratiques dans la continuité, spatiale et temporelle. Dans une certaine mesure, le retour de chacun des mobilisés de 2013 à ses activités personnelles, ou à des modalités d’action dont l’efficacité reste à prouver, n’est pas sans rappeler, de façon imagée, l’échec de l’insurrection vendéenne dû notamment au fait que les paysans vendéens, entre deux mobilisations, retournaient à leur champ, privant ainsi le mouvement de la continuité stratégique nécessaire au succès.

    6a00d83451619c69e201bb090f9dad970d-120wi.jpgVenons-en au « techno-nihilisme ». Cet ouvrage bref (140 pages), de très haute tenue intellectuelle, traduit à la fois l’érudition de l’auteur sur les questions abordées, et le sens de la synthèse de l’homme d’action qui ramasse la pensée (la sienne et celle du lecteur) autour des éléments-clés des phénomènes qu’il décrit.

    Appliquant l’approche usitée dans son premier livre, il commence en parcourant l’histoire des idées politiques (théorie et pratique) de l’Occident anciennement chrétien, de la France singulièrement, depuis Rome jusqu’à nos jours. Son fil conducteur est de montrer la dialectique de dénaturation des pouvoirs politique, spirituel et stratégique qui caractérise la Révolution depuis ses prodromes au XVIè Siècle jusqu’à la synthèse libérale-libertaire, à la fois ultra-individualiste et ultra-collectiviste qui caractérise la phase techno-nihiliste que nous vivons.

    La seconde partie de l’ouvrage décrit « les mécanismes de l’idéologie au pouvoir », mobilisant dans une passionnante approche interdisciplinaire les théories et observations pratiques de sciences variées et convergentes quant à leurs conclusions : sociologie et psychologie sociale, communication, cybernétique, guerre de l’information, pour souligner à quel point nous nous trouvons englués dans, plutôt que confrontés à un système subtilement totalitaire.

    La conclusion resitue dans l’urgence du moment, rendue plus pressante par les nouveaux projets démiurgiques tels la GPA, l’euthanasie et l’homme « augmenté », la nécessité de recourir aux modes d’action développés dans « pour une action politique catholique » en les inscrivant dans la continuité d’une dissidence assumée, dont l’objectif n’est ni plus ni moins que l’instauration (ou plutôt la restauration) d’un système métapolitique fondé sur le droit naturel.

    Nous recommandons avec beaucoup d’enthousiasme la lecture des deux ouvrages. A l’heure d’une certaine effervescence des milieux de vraie droite, qui atteints eux aussi par le prurit démocratique, s’enthousiasment ou se désolent d'un jour sur l'autre pour des listes de propositions, des mesurettes ou les tweets de l’un ou l’autre, ils présentent l’immense avantage de présenter de façon à la fois savante, accessible et très synthétique les idées et les faits qui nous ont menés jusqu’ici, et de proposer une stratégie d’action globale pour nous mobiliser tous sans attendre le très hypothétique et potentiellement manipulatoire « homme providentiel », qui nous dispenserait commodément d’accomplir notre devoir d’état, hic et nunc.

    Paula Corbulon

  • 8 juin 1795 : Louis XVII meurt au Temple ... N'oublions pas les crimes de la Révolution

    Le site historique herodote.net a publié le 8 juin l'intéressant billet repris ci-dessous. Sur l'horreur presque ontologique des révolutions - la nôtre en particulier - Soljenitsyne a tout dit. Il reste que le régime sous lequel nous vivons aujourd'hui est fondé sur un double régicide, dont celui, injustifiable, d'un enfant. Ne pas oublier ! LFAR    

    Le 8 juin 1795, Louis XVII meurt à la prison du Temple, à Paris, dans l'anonymat et la détresse. Fin tragique d'un enfant né sous les plus heureux auspices.

    Né dix ans plus tôt, le 27 mars 1785, Louis-Charles, fils cadet de Louis XVI et Marie-Antoinette, était devenu l'héritier du trône à la mort de son frère aîné, le 4 juin 1789.

    Le 13 août 1792, après la chute de la royauté, il est enfermé avec ses parents, sa tante, Madame Elisabeth, et sa sœur aînée Marie-Thérèse, dite Madame Royale, dans l'enclos du Temple.

    Le 21 janvier 1793, à la mort de Louis XVI, la reine Marie-Antoinette s’agenouille devant son fils devenu Louis XVII ! Les grandes puissances européennes le reconnaissent comme tel.

    Mais l'enfant du Temple n'a pas le loisir de jouir de son titre. Il est enlevé quelques mois plus tard à sa mère Marie-Antoinette et élevé à la dure, dans l'enceinte de la prison, par le cordonnier Simon et sa femme.

    Lors d’une confrontation avec Marie-Antoinette, le 7 octobre 1793, la dernière fois qu’il verra sa mère, on le force à l’accuser d’attouchements. Ces fausses déclarations sont présentées au procès de Marie-Antoinette.

    Après la chute de Robespierre et la fin de la gauche jacobine, les Conventionnels modérés songent à le remettre aux Autrichiens en échange de prisonniers français.

    Paul Barras, président de la Convention thermidorienne qui a renversé Robespierre, rend visite à l'enfant dans sa prison. Il est trop tard pour envisager une libération. Au début de mai 1795, un médecin, Pierre Joseph Desault, le décrit : « mourant, victime de la misère la plus abjecte, de l’abandon le plus complet, un être abruti par les traitements les plus cruels ».

    Marie-Thérèse Charlotte, dite Madame Royale, a plus de chance que son frère. Elle est livrée à l'Autriche le jour de ses 17 ans, le 19 décembre 1795, contre des prisonniers français. L'« Orpheline du Temple » se marie en 1799 avec son cousin, Louis d'Artois, duc d'Angoulême.

    Le coeur momifié de Louis XVII ayant été par miracle conservé, grâce au médecin légiste Philippe-Jean Pelletan qui l'avait examiné, des experts ont pu l'authentifier en comparant son ADN (acide désoxyribonucléique) à celui de la reine Marie-Antoinette. Les conclusions de leurs recherches ont été présentés à la presse le 19 avril 2000 et exposées dans un livre de l'historien Philippe Delorme,Louis XVII, la vérité.

    Depuis le 8 juin 2004, les restes de l'enfant royal - Louis XVII pour les royalistes-reposent dans l'ancienne nécropole royale de Saint-Denis.  

    herodote.net

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/06/11/histoire-8-juin-1795-louis-xvii-meurt-au-temple-n-oublions-5813797.html

  • DES MAINTENANT : RETENEZ CETTE DATE

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    On en reparle...

    Les Amis de Synthèse nationale cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • 1789 et 2016 : mêmes moyens, mêmes objectifs

    L'éditorial de François Billot de Lochner pour Liberté Politique compare très justement 2016 à 1789 :

    "La terreur révolutionnaire, qui commença dès le printemps 1789, et non en 1793, comme le laisse entendre l’histoire officielle afin de la minimiser en en réduisant la durée, se donna pour objectif principal de régénérer l’homme, en déconstruisant tous les fondements sur lesquels celui-ci s’appuyait.

    Elle s’attaqua avec la dernière violence au système monarchique, à la religion catholique, aux familles, à l’enseignement, à la morale traditionnelle, à la culture etc. La France nouvelle se devait d’être démocratique, libre de mœurs, fraternelle et égalitaire. Pour y parvenir, tous les moyens étaient permis, de la suppression de toute liberté à l’extermination la plus radicale des opposants. Les révolutionnaires mirent donc en place, dans de courts délais, une implacable dictature, qui, en quelques années, se traduisit par un bain de sang comme la France n’en avait jamais connu. Cerise sur le gâteau, ils avaient cru nécessaire de déclarer la guerre à tous les pays européens : il était de leur devoir d’exporter par tous les moyens, même les plus violents, le nouveau paradis révolutionnaire qu’ils avaient follement décidé de créer.

    La même terreur révolutionnaire se met actuellement en place dans notre pays, de façon inexorable. La régénération de l’homme est au programme officiel des « dirigeants » en place. Il s’agit bien de terminer le travail inachevé de la révolution de 1789, par la déconstruction finale des fondements de notre pays. À la nation française doit succéder une Europe ouverte aux quatre vents, puis un monde global de consommateurs  favorisant des migrations de populations aussi échevelées que salutaires. À la famille naturelle doit succéder une collection d’individus interchangeables autorisant toutes les combinaisons possibles. À l’instruction traditionnelle doit succéder une « éducation » assurée par l’État afin de soustraire les enfants aux déterminismes familiaux. À la morale traditionnelle doit succéder un libertarisme de mœurs, permettant toutes expériences, surtout les plus « innovantes ».

    Pour mener à bien ce vaste programme, les armes utilisées ressemblent étrangement à celles de la grande Révolution. Le très mal nommé ministère de l’Education nationale, après avoir consciencieusement mené la déconstruction du service public de l’instruction, s’attaque, comme il fallait s’y attendre, au système dit « hors contrat », dernier espace de liberté pour les familles. Le très impuissant ministère de l’Intérieur accorde une impunité quasi complète aux casseurs, aux voyous, aux gauchistes, aux islamistes, aux anti-tout et autres pourfendeurs de tout ce qui est « phobe », mais réprime avec une implacable sévérité les défenseurs de « l’ordre bourgeois », qui dressent de petites digues pour tenter de stopper le ravageur tsunami de la déconstruction. Le très décadent ministère de la Famille ne s’intéresse qu’aux modèles familiaux les plus contestables, et engage avec vigueur son nouveau combat fondamental : la promotion de la très épanouissante pornographie, rangée dans la catégorie de l’expression artistique la plus libre."

    [La suite sur Liberté Politique]

    Marie Bethanie

  • 1789 et 2016 : mêmes moyens, mêmes objectifs

    L'éditorial de François Billot de Lochner pour Liberté Politique compare très justement 2016 à 1789 :

    "La terreur révolutionnaire, qui commença dès le printemps 1789, et non en 1793, comme le laisse entendre l’histoire officielle afin de la minimiser en en réduisant la durée, se donna pour objectif principal de régénérer l’homme, en déconstruisant tous les fondements sur lesquels celui-ci s’appuyait.

    Elle s’attaqua avec la dernière violence au système monarchique, à la religion catholique, aux familles, à l’enseignement, à la morale traditionnelle, à la culture etc. La France nouvelle se devait d’être démocratique, libre de mœurs, fraternelle et égalitaire. Pour y parvenir, tous les moyens étaient permis, de la suppression de toute liberté à l’extermination la plus radicale des opposants. Les révolutionnaires mirent donc en place, dans de courts délais, une implacable dictature, qui, en quelques années, se traduisit par un bain de sang comme la France n’en avait jamais connu. Cerise sur le gâteau, ils avaient cru nécessaire de déclarer la guerre à tous les pays européens : il était de leur devoir d’exporter par tous les moyens, même les plus violents, le nouveau paradis révolutionnaire qu’ils avaient follement décidé de créer.

    La même terreur révolutionnaire se met actuellement en place dans notre pays, de façon inexorable. La régénération de l’homme est au programme officiel des « dirigeants » en place. Il s’agit bien de terminer le travail inachevé de la révolution de 1789, par la déconstruction finale des fondements de notre pays. À la nation française doit succéder une Europe ouverte aux quatre vents, puis un monde global de consommateurs  favorisant des migrations de populations aussi échevelées que salutaires. À la famille naturelle doit succéder une collection d’individus interchangeables autorisant toutes les combinaisons possibles. À l’instruction traditionnelle doit succéder une « éducation » assurée par l’État afin de soustraire les enfants aux déterminismes familiaux. À la morale traditionnelle doit succéder un libertarisme de mœurs, permettant toutes expériences, surtout les plus « innovantes ».

    Pour mener à bien ce vaste programme, les armes utilisées ressemblent étrangement à celles de la grande Révolution. Le très mal nommé ministère de l’Education nationale, après avoir consciencieusement mené la déconstruction du service public de l’instruction, s’attaque, comme il fallait s’y attendre, au système dit « hors contrat », dernier espace de liberté pour les familles. Le très impuissant ministère de l’Intérieur accorde une impunité quasi complète aux casseurs, aux voyous, aux gauchistes, aux islamistes, aux anti-tout et autres pourfendeurs de tout ce qui est « phobe », mais réprime avec une implacable sévérité les défenseurs de « l’ordre bourgeois », qui dressent de petites digues pour tenter de stopper le ravageur tsunami de la déconstruction. Le très décadent ministère de la Famille ne s’intéresse qu’aux modèles familiaux les plus contestables, et engage avec vigueur son nouveau combat fondamental : la promotion de la très épanouissante pornographie, rangée dans la catégorie de l’expression artistique la plus libre."

    [La suite sur Liberté Politique]

    Marie Bethanie