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culture et histoire - Page 1741

  • Eléments pour une réforme des méthodes militantes

     

    La surabondance d’information, la pollution visuelle et sonore, l’émergence des nouveaux moyens de communication, en particulier Internet, entre autres, doivent nous conduire à reconsidérer nos moyens d’action, dans une perspective uniquement formelle donc indépendante de tout contenu déterminé.

    Trois principes fondamentaux sont ici proposés.

     1/ Contrairement au XIXème et au XXème siècle, l’information est surabondante. Cela veut dire qu’il s’agit ici de créer une saillance et non pas seulement d’occuper le terrain. Dans ce monde, l’information est polarisée ; la simple présence d’une parole équivaut donc à une absence.

    Cette considération apparemment triviale nous conduit à des réformes profondes dans nos méthodes :

    -abandon des affiches : les affiches sont présentes partout, tout le temps, et personne ne les regarde ;

    -abandon du tractage : les gens reçoivent des tracts tous les jours, à longueur de journée, qui pour une ONG, qui pour une discothèque ; les gens sont pressés et ne prennent pas le temps de discuter ;

    -si un site n’est pas lu par au moins un millier de personne (et qu’il n’est pas destiné à un tout petit milieu), il faut le supprimer.

    Il faut donc adopter une méthode situationniste, souvent citée, très peu adoptée : créer une situation, c’est-à-dire créer une tranche de temps, un espace unique, et ainsi briser la sidération du quotidien (le MP3 vissé aux oreilles, le regard baissé ou vagabond, l’anxiété généralisée…) par un effet de surprise radical. Le happening, le choc…doivent générer de l’inattendu, qui va directement concerner l’individu.

     2/ Occuper les medias. Il ne s’agit pas de créer de l’information, mais de polariser l’information. Pour cela deux méthodes sont à adopter :

    -Sur Internet, très peu de sites sont lus réellement, car la population n’a pas le temps d’errer sur une dizaine de sites par jour. Ces sites doivent relayer les informations pertinentes, et s’il le faut, l’information doit être calibrée pour ces sites, afin que le lecteur puisse de loin en loin s’intéresser à la source primaire de l’information elle-même.

    A ce jour, le blog le plus lu est Egalité et Réconciliation. D’autres sites (Boulevard Voltaire, RageMag…) doivent être exploités.

    -Atteindre un effet de seuil. Un effet de seuil est atteint quand une information ne peut plus être niée par l’ensemble des medias, ce qui advient quand l’information est reprise par au moins un grand media national. Quand RTL a sorti la vidéo montrant Meric attaquant Esteban dans le dos, l’information a été reprise par tous les grands journaux, car aucun journal ne peut ignorer cette information sous peine d’être accusé de vouloir la mettre sous le tapis.

    Il faut donc, en cas d’action, orienter la presse nationale vers cette action. Une action non relayée est nuisible, car elle est non seulement inutile, mais coûte du temps, de l’énergie et éventuellement de l’argent.

     3/  La BAD est un principe de survie, pas de militantisme. Le principe de militantisme au XXIème siècle est la TAZ (Temporary Autonomous Zone). Nous devons passer du lieu au réseau, de la substance à l’événement. Cela se traduit par deux principes simples :

    -abandonner les locaux fixes, du moins tant que l’organisation ne sera pas particulièrement aisée ;

    -générer des situations et investir du temps et de l’argent dans ces situations et des collectifs.

    Les situations sont polymorphes : manifestations immenses (LMPT ; note : des manifestations surviennent tous les jours, donc si une manifestation n’est pas immense ou menaçante, elle ne sert à rien, selon le premier principe) ; concerts ; soupes populaires… Mais aussi création d’espaces de discussions, de débats, de conférences…qui remplaceront efficacement les sempiternels tractages.

    Les collectifs sont mobiles, ils sont constitués de citoyens concernés, en fonction de projets ou de sujets pertinents. Souples et mobiles, ils peuvent apparaître, disparaître et surtout se faire entendre.

     Ces propositions sont évidemment sujettes à débat, car si elles renversent les méthodes militantes traditionnelles, elles tendent aussi à mettre en question l’importation en France de certains usages en cours chez l’une de nos figures d’inspiration principales, à savoir CasaPound. En effet, si son symbole est la tortue, qui fait signe vers l’idée de foyer, donc de lieu fixe, la méthode que nous proposons s’appuie plutôt sur le flux, le mouvement et l’événement, non le lieu et l’enracinement (comme méthode de combat).

    Ces méthodes peuvent néanmoins s’articuler à des Occupations Non Conformes. Reste à savoir, dans une situation de pauvreté en argent et en hommes, si une articulation telle ne doit pas laisser place à une hiérarchisation urgente des moyens mis en œuvre.

    Ulysse Girard

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2013/10/21/elements-pour-une-reforme-des-methodes-militantes-5196339.html

  • « L’art caché - Les dissidents de l’art contemporain » de Aude de Kerros

    24/27 Octobre 2013 : les délires du non-art contemporain s’affichent à la FIAC. Une occasion pour Polémia de signaler la réédition de « L’art caché » d’Aude de Kerros consacré aux « dissidents de l’art contemporain. Voici la critique que Polémia en avait faite en 2008.
    L’essai est passionné et parfaitement documenté. Il est aussi polémique et lucide. Pour Aude de Kerros : « La révolution de l’art contemporain n’est pas une révolution des formes mais une subversion conceptuelle. »
    L’ « art contemporain » ne signifie pas l’art d’aujourd’hui. « C’est un label qui estampille une production particulière parmi d’autres : l’art conceptuel promu et financé par le réseau international des grandes institutions financières et culturelles et, en France, par l’État.
    Créé de toute pièce par les grands marchands américains, qui ont imposé cette nouvelle forme d’art en la différenciant ainsi de ce qu’il était convenu d’appeler jusque-là « l’art moderne », cet « art contemporain » serait né dans les années 1960, pour succéder à l’ « art moderne », enterré sans fleurs ni couronnes après une soixantaine d’années d’existence. Il devient alors le seul art légitime et officiel : « En France, on trouve normal que l’État prenne en charge les frais de la consécration d’artistes français à New York, aide les galeries à être présentes sur les foires de Bâle, Londres ou Miami… Mais sait-on que plus de la moitié des achats d’ “AC” par les Frac (Fonds régional d’art contemporain) et Fnac (Fonds national d’art contemporain) se font hors de France et contribuent à consacrer des artistes principalement anglo-saxons à l’international sans contrepartie aucune ? On s’interroge sur cette stratégie et surtout ses mobiles. » Le beau, d’un coup, semble être délaissé au profit de la spéculation.
    Or, la présentation officielle quasi exclusive de cet « art contemporain » occulte une abondance créative : l’art dit « caché ». Face à cet art officiel qui obéit à des règles et des codes bien précis, il existe bien un « art caché » que l’on peut définir comme la suite de l’art, la modernité naturelle. Il est caché dans la mesure où ceux qui font la loi dans le monde de l’art lui dénient le droit d’exister ou l’occultent en le baptisant « art d’arrière–garde » ou « art pastiche ».
    On y trouve aussi bien le « grand art » que les artistes amateurs. Plus encore, le « grand art » aujourd’hui suit des voies singulières ; il n’est plus porté par aucun style ; il est donc difficile à reconnaître et à apprécier. Mais il existe et qui veut le chercher le trouve !
    Certes, la sculpture, la peinture, ne sont pratiquement plus enseignées à Paris. Eh bien, malgré cette vacuité des écoles des beaux-arts, cet art dissident, que nous révèle Aude de Kerros, est bien présent et les peintres amateurs qui vont jusqu’à louer de petites galeries pour exposer sont foison.
    Cet essai très documenté, écrit par une femme de l’art, raconte l’histoire et dépeint la nature de l’art contemporain et, surtout, il dévoile cet art dissident que l’art officiel cache.
    René Schleiter, Polémia, 03/03/08
    Aude de Kerros,  L’art caché – Les dissidents de l’art contemporain , éd. Eyrolles, 2007, 288 p., 24 euros.
    http://www.polemia.com/lart-cache-les-dissidents-de-lart-contemporain-de-aude-de-kerros/

  • [Grenoble] Le Centre Lesdiguières vous invite à la conférence de Fabrice Hadjadj

    Le Centre Lesdiguières vous invite à la conférence de Fabrice Hadjadj, Philosophe écrivain et dramaturge sur La morale à l’école ?

    La morale doit faire son retour à l’école publique, spécialement au niveau primaire, d’ici 2015. La "charte pour la laïcité" promulguée en septembre est une première étape de ce renouveau républicain. Lequel a son petit côté rétro émouvant, puisqu’il nous ramène au bon vieux temps des hussards noirs.

    Le programme de Vincent Peillon semble avoir sauté quelques générations : notre Ministre de l’Education nationale se pose ici en contemporain de Jules Ferry et de Ferdinand Buisson, déclarant que "la Révolution Française n’est pas terminée", comme si le XXe siècle n’avait pas eu lieu. Décryptage d’un discours pieux qui voudrait restaurer une "foi laïque".

    Lundi 28 octobre 2013 à 20 h. salle du 1er étage - 10 place de Lavalette, 38000 Grenoble (Tram arrêt : « Notre-Dame »)

    La conférence sera suivie d’un buffet convivial (Participation aux frais)

    Centre Lesdiguières - 6, rue Berthe de Boissieux - 38000 - Grenoble

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Grenoble-Le-Centre-Lesdiguieres,6548

  • Entretien avec Gilbert Sincyr, auteur de L’Islam face à la Gaule.

    Entretien avec Gilbert Sincyr, auteur de L’Islam face à la Gaule.« Une partie de ce que l’on enseigne à l’école sur cette période [haut Moyen Âge] est fausse. On nous raconte une fable qui travestit la réalité historique »

    Entretien avec Gilbert Sincyr, auteur de L’Islam face à la Gaule. La chaussée des martyrs (éditions Dualpha)
    (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

    Votre livre est-il un de plus sur l’Islam ?
    Non. C’est un livre sur l’Histoire de France. Lorsque le Professeur Sydney Forado effectue ses recherches dans les archives du haut Moyen Âge, ce qu’il découvre le stupéfie. Une partie de ce que l’on enseigne à l’école sur cette période est fausse. On nous raconte une fable qui travestit la réalité historique. Pourquoi ? Pour qui ?

    Qu’est-ce qui est faux ?
    Après l’invasion de l’Espagne à partir de 711, la prochaine étape dans l’irrésistible expansion musulmane est naturellement la Gaule ! Et l’Émir de Cordoue, Essam ibn Malik, est bien décidé à offrir ce bijou à Allah. Mais c’est sans compter avec le duc Eudes d’Aquitaine. Aussi, après un siège de six mois devant Toulouse, les deux forces antagonistes des Arabo-berbères d’un côté et des Francs et Aquitains de l’autre vont se jeter les unes sur les autres dans une bataille d’une férocité inouïe. L’Émir y laissera la vie, et pour le restant des combattants islamiques ce sera la débandade. Et c’est à partir de cette terrible défaite, qu’ils commémoreront pendant quatre cent ans, que les musulmans vont décider de renoncer à la conquête de la Gaule.
    Voilà ce qu’a découvert le Professeur Forado, et c’est évidemment bien différent de ce que l’on enseigne à l’école.

    Charles Martel n’aurait pas existé et la bataille de Poitiers serait une invention ?
    Non, évidemment. Mais si les faits sont réels, la justification qui en est faite est fausse. C’est à Toulouse, et non à Poitiers que les Arabes abandonneront leur rêve de conquête de la Gaule. Et c’est ce que révèlent les archives du haut Moyen Âge. La bataille de Poitiers amena à la destruction d’un puissant rezzou arabe, visant à piller une importante abbaye. Il n’était alors pas question de conquête territoriale. De plus, pour cette victoire, Charles Martel n’était pas seul, mais allié au duc Eudes venu le rejoindre.

    Alors, pourquoi inventer une histoire, attribuer la victoire à un seul duc, et lui donner un retentissement aussi important ? Ces révélations sont étonnantes…

    Oui et elles nous laisseraient incrédules si elles n’étaient faites par un historien d’une aussi grande réputation. Aujourd’hui, le Professeur Forado est décédé. J’ai poursuivi ses travaux, assemblé les données de façon cohérente et ainsi pu écrire un livre donnant la parole au duc Eudes d’Aquitaine. Avec lui, nous assistons à la mise en esclavage de Narbonne par les musulmans, au ravage des campagnes, aux alliances contestées et nous compatissons au drame de sa fille. Nous sommes aussi aux côtés des combattants à Toulouse et à Poitiers. Enfin, nous ressentons la fin de l’indépendance de l’Aquitaine et assistons à l’irrésistible ascension de Charles Martel, avec l’avènement de la dynastie carolingienne à la tête du royaume Franc. Ce livre redonne toute sa place au duc Eudes d’Aquitaine, alors qu’il fut injustement écarté par les apologistes de Charles Martel.
    C’est ainsi que l’Histoire se réveille !

    L’islam face à la Gaule (Édition augmentée et corrigé de « La Chaussée des martyrs »), Gilbert Sincyr, Éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 220pages, 29 euros.

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EFlkykFEyZznrjfmoD.shtml

  • « Les douze champs de bataille de la guerre contre le cosmopolitisme »

    Une réflexion stratégique d’Henry de Lesquen.
    L’idéologie dominante se manifeste sous différents aspects
    –  « le grand remplacement » (la substitution de population) ;
    – « le grand effacement » (la non transmission de l’histoire et de la mémoire identitaire) ;
    –  « le grand dérangement » (la rupture des traditions, la dénaturation du mariage). Ces différents aspects sont en cohérence les uns avec les autres, ce ne sont que des expressions particulières de l’idéologie cosmopolite imposée par la superclasse mondiale. Pour y faire face la lutte contre le cosmopolitisme doit s’inscrire dans une bataille d’ensemble, cohérente dans ses actions. Et unir dans un combat commun adversaires du « mariage gay », de l’immigration-islamisation et de la perte de souveraineté.
    Polémia.
    Ne pas aborder le champ de bataille en ordre dispersé
    Dans les différentes dénominations qui recouvrent le dogme cosmopolite, « idéologie dominante », « pensée unique », « politiquement correct », les attributs « dominant », « unique » sembleraient lui accorder un caractère uniforme. Or ce dogme, dans son expression, coiffe un ensemble d’aspects qui puisent à la même source. Il en résulte, pour le contrer, plusieurs « champs de bataille » qui, s’ils sont abordés en ordre dispersé, nuisent à la cause à défendre : celle de nations souveraines, respectueuses de leur histoire et de leurs traditions. Ainsi, ce fut une erreur pour les dirigeants du mouvement « La manif pour tous » d’associer à ses rassemblements, sous le prétexte d’une opposition commune au mariage homosexuel, des membres de l’UOIF dont l’objectif est une « islamisation » de la France.
    La lutte contre le cosmopolitisme doit s’inscrire dans une bataille d’ensemble, cohérente dans ses actions.
    Ce cosmopolitisme, manifestation de l’utopie égalitaire de la gauche constitue un basculement de celle-ci d’une vision « étatiste » à un idéal xénophile. Apparaît la notion de « citoyen du monde », or celle-ci recèle une totale contradiction puisque, par essence, il n’est possible d’être citoyen qu’à l’intérieur d’une frontière : « pas de frontières, pas de cité ». Il faut se référer, ici, à l’école Cynique, au temps de l’antiquité grecque, dont la figure emblématique fut Diogène qui incrimina non seulement les frontières matérielles de la cité mais qui prôna la disparition des frontières spirituelles que sont la morale et la tradition.
    Le cosmopolitisme contre les frontières matérielles
    Henry de Lesquen a distingué douze champs de bataille. Les quatre premiers nommés touchent aux frontières matérielles. Il s’agit de la « supranationalité », opposée à la souveraineté, de la théorie du réchauffement climatique, du libre-échange et de l’immigration.
    – La « supranationalité » trouve des origines juridiques dans la création en 1920 de la Cour internationale de justice internationale, dit Tribunal de La Haye, et de la signature en 1950 de la Convention européenne des droits de l’homme. Ces institutions comptent parmi les prémisses du projet cosmopolite d’instaurer un État mondial.
    – La praxis conduisant à celui-ci s’exprime, parmi d’autres axes, par l’affirmation, scientifiquement contestable, d’un réchauffement du climat de nature anthropique, allégation promue par le GIEC, organisme supranational, émanation de l’ONU. Le renversement de la tendance climatique observée ne pourrait sourdre que d’un engagement international qui sert la cause d’un gouvernement mondial. Au rebours de la théorie émise par les membres du GIEC, il faut d’ailleurs constater que les périodes de réchauffement du climat furent celles d’une prospérité.
    – Le libre-échange, dans sa volonté d’abolir toute entrave à la circulation des biens et des services, et l’immigration, postulant le libre déplacement des hommes par-delà les frontières, constituent les socles d’un monde politiquement unifié. La thèse « libre-échangiste » se heurte aux faits. En empêchant les États d’élever des protections douanières, l’étude montre que loin de favoriser la croissance économique, l’application de la doctrine a pour effet, pour nos États européens, de les précipiter, au moins, dans la stagnation économique avec toutes les conséquences qu’elle implique. S’agissant de l’immigration, si la population française est restée stable dans ses origines de 550 à 1850, s’y sont mêlés, à partir de cette date, d’abord des migrants venus d’autres pays d’Europe ayant le même creuset comme civilisation. Pour Jules Ferry, le principe était que ces habitants nouveaux devaient s’assimiler. Depuis 1950, l’immigration provient pour la plus large part, devenue maintenant pratiquement exclusive, de régions non européennes. Elle présente pour l’assimilation, autrefois considérée comme une nécessité, deux obstacles majeurs qui tiennent à la race et à la religion. Nos édiles y voient un cheminement vers la société du métissage, mixage obligatoire, dont Nicolas Sarkozy se fit le chantre lors de son discours à l’école Polytechnique, le 17 décembre 2008.
    Le cosmopolitisme subvertit la pensée
    Agissant sur la formation de la pensée, d’autres domaines d’action de l’idéologie cosmopolite constituent autant d’espaces où elle doit être contrebattue. Henry de Lesquen distingue ainsi l’antiracisme, la religion de la shoah, la défiguration de l’histoire, l’art contemporain, la famille, l’État de droit, la justice pénale et la défense de la langue française.
    « L’antiracisme » est le faux-nez principal du cosmopolitisme qui postule la non-existence des races, assertion contraire à la simple observation. Cette négation de la réalité relève d’un refus de l’identité des nations. À cet égard, il faut rappeler le propos de De Gaulle à Alain Peyrefitte :
    « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns.
    Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ».
    Au-delà même de la notion de race, il apparaît que « l’antiracisme » est un refus de la discrimination. Hors discriminer c’est choisir, la loi Pleven du 1er juillet 1972, par ses conséquences, porte ainsi atteinte aux libertés fondamentales.
    La pensée cosmopolite use aussi de l’histoire en la défigurant par la mise en exergue des revers subis ou la transformation des faits. Présenter une période sous l’angle de la défaite bien que le dénouement fut inverse est une posture qui remonte même au XIXe siècle. La lecture des manuels de Malet et Isaac montre la place privilégiée accordée dans le récit de la guerre Cent ans aux défaites de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt au détriment de l’issue victorieuse, pour la France, du conflit, notamment, par les batailles de Formigny et de Castillon. L’esclavage paraît être le seul fait des Européens alors que la traite atlantique s’alimenta auprès d’empires négriers d’Afrique de l’ouest, qu’il y eut une traite musulmane et que ces européens eux-mêmes furent victimes de la traite organisée par les barbaresques.
    S’il faut souligner deux domaines où l’idéologie dominante exerce son influence délétère, « l’art contemporain » pour lequel Tom Wolfe livre une analyse intéressante de ce « non art » dans son roman « Bloody Miami » et la famille dont l’institution se délite depuis quelques décennies (suppression par la loi du 4 juin 1970 de la notion de chef de famille ; multiplication des naissances hors mariage : 1% avant 1789 jusqu’à 5% au début des années soixante-dix, 50% de nos jours), il en est un autre qui suscite peut-être moins d’attention mais qui est fondamental dans ses effets : l’État de droit.
    Par nature un État, quel qu’il soit, est créé du droit. Tout État est donc un État de droit. Toutefois, la notion a pris un sens propre, décalque d’une vision de juristes allemands, le Reichstett, lui-même inspiré du  Rule of law  britannique. Le juge se fondant sur le principe d’un État de droit va opposer à l’État et au gouvernement ses procédures internes. Par exemple, si la loi punit d’un an d’emprisonnement la présence illégale sur le territoire national, le juge s’estime fondé à contester l’interpellation au motif d’un contrôle irrégulier.
    La société marchande implique l’État de droit et réduit ainsi la fonction souveraine à son aspect purement juridique.
    Inspirée par Marc Ancel qui nie la valeur de la responsabilité, l’évolution de la justice pénale privilégie la rééducation du criminel, le considérant à la limite comme un malade qu’il faudrait soigner. Mais l’homme est responsable de ses actes ce qui peut conduire à l’application de la peine de mort à laquelle s’oppose le cosmopolitisme.
    Enfin cette idéologie construit son expression sur une langue, l’anglais, qu’elle voudrait universelle au détriment des autres langues reléguées à un rôle purement local.
    Conclusion
    En conclusion, Henry de Lesquen se réfère au livre de Thierry Bouclier La République amnésique  qui montre comment l’ordre politique dominant est maintenant fondé sur la diabolisation de l’adversaire. Il procède à des confusions et à des amalgames afin de déconsidérer l’opposant. Il fait accroire que l’extrême droite inclue le national-socialisme alors que le nazisme dans ses termes comme dans ses inclinations ne répond aucunement à un entendement de droite. Il existe, certes, des personnes et des idées excessives à l’extrême-droite mais l’attitude vis-à-vis de cette dernière doit être parallèle à celle de la gauche par rapport à son extrême gauche.
    Face au cosmopolitisme, il ne faut pas mener de combats séparés sans penser à leurs sources communes.
     Michel Leblay, Club de l’Horloge, 22/10/2013
    http://www.polemia.com/les-douze-champs-de-bataille-de-la-guerre-contre-le-cosmopolitisme/
    Ce texte a été établi par Michel Leblay. Il présente une synthèse du « carrefour doctrinal » du Club de l’Horloge tenu par son président Henry de Lesquen, le 17 octobre 2103 sur le thème « Les douze champs de bataille de la guerre contre le cosmopolitisme ». Cette conférence constitue un préambule à la 29e  université annuelle du Club qui se déroulera samedi 23 et dimanche 24 novembre 2013.
    Voir aussi :
    http://www.polemia.com/lideologie-de-la-superclasse-mondiale/
    http://www.polemia.com/dissidents-de-toute-tendance-unissez-vous/