Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culture et histoire - Page 1854

  • Quand les socialistes défendaient le peuple…

    Quand les socialistes défendaient le peuple…
    Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque. Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?

    Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur des Réflexions sur la violence et des Illusions du progrès. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la « société des producteurs », n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à « l’action directe » (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue Clarté, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à La Révolution prolétarienne de Pierre Monatte.

    Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?

    En janvier 1905, le « règlement » de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) – Parti socialiste de l’époque – se présentait comme un « parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat ». Allez donc demander aujourd’hui aux travailleurs de PSA, de Florange ou d’ArcelorMittal ce qu’ils pensent du « socialisme » de Hollande !

    Qu’un dirigeant du PS, en l’occurrence Dominique Strauss-Kahn, ait pu être appelé à la direction du Fonds monétaire international (FMI) pour y mettre en œuvre la même politique que pratique aujourd’hui Christine Lagarde était déjà tout un symbole. Et maintenant ? Ni le mariage homosexuel, ni la légalisation du cannabis, ni la lutte pour la parité (sauf dans le mariage !), ni l’immigration incontrôlée, ni l’abolition des frontières, ni même la défense des « droits de l’homme » (dont Marx avait fait une critique impitoyable) ne sont évidemment des mesures « socialistes ». Ce sont des mesures libérales, censées répondre aux caprices et aux désirs individuels. Devenu un parti social-libéral – de plus en plus libéral et de moins en moins social –, le PS ne conçoit plus la société que comme une addition d’individus. C’est pour cela que le gouvernement actuel, privilégiant le sociétal au détriment du social, a choisi de faire diversion en cachant les cinq millions de chômeurs derrière le mariage pour tous.

    Le bilan social-défaitiste de François Hollande est évident dans tous les domaines. De l’abandon de toute réforme fiscale d’envergure à l’absence de politique industrielle, de la révision du Code du travail dans le sens exigé par le MEDEF au chantage à l’emploi pour faire baisser les salaires – tandis que ceux des grands patrons ne seront finalement pas « encadrés » –, sans oublier la loi sur la « sécurisation de l’emploi » (sic), qui a signé l’arrêt de mort du contrat à durée indéterminée (CDI), chaque jour qui passe administre la preuve de la totale soumission de François Hollande aux exigences de la finance.

    Rallié depuis au moins trente ans au système de l’argent, le PS est devenu un parti de fonctionnaires, de technocrates et de bobos ayant oublié le socialisme depuis belle lurette et ne s’intéressant qu’au « pourtoussisme », aux interventions « humanitaires » et à la défense des « victimes » sur le mode émotionnel et lacrymal. Ce n’est donc pas sur ses dirigeants qu’il faut compter pour expliquer que la crise actuelle est d’abord une crise du mode de production capitaliste, c’est-à-dire une crise généralisée de la logique de valorisation du capital, et moins encore pour tenter d’y remédier.

    Comment expliquer cette évolution ? Passer d’un Édouard Berth à un DSK…

    Ce qu’on appelle la « gauche » est né en France, à l’époque de l’affaire Dreyfus, de la fusion de deux courants totalement différents : une aspiration à la justice sociale portée par le mouvement ouvrier et une philosophie du progrès héritée des Lumières, que Sorel a justement définie comme fondamentalement bourgeoise. Le problème est que l’idéologie du progrès n’a que méfiance pour ce que Pasolini appelait la « force révolutionnaire du passé ». Or, le socialisme originel, s’il s’opposait bien entendu aux hiérarchies d’Ancien Régime, n’entendait nullement abolir les solidarités organiques traditionnelles ni s’attaquer aux fondements communautaires du lien social. Il contestait en revanche hautement l’idée libérale selon laquelle le marché, la logique de l’intérêt et le droit procédural suffiraient à faire tenir ensemble une société.

    Dès les années 1980, la gauche, sous couvert de se « moderniser », a commencé à s’adapter aux modèles libéraux. Elle a, de ce fait, abandonné les idéaux du socialisme. Il lui reste la métaphysique du progrès, qu’elle partage avec la droite libérale. Dans ces conditions, le libéralisme sociétal de la gauche rejoint tout naturellement le libéralisme économique de la droite. Être de gauche, désormais, c’est adhérer à la logique de « l’antiracisme » et de la « lutte-contre-toutes-les-discriminations » pour masquer le fait que l’on a cessé d’être anticapitaliste.

    Édouard Berth se faisait une idée « sublime » de la classe ouvrière, appelée selon lui à détruire le capitalisme bourgeois en reprenant à son compte les valeurs héroïques de l’Antiquité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la gauche actuelle n’a pas le même rapport au peuple…

    Le peuple et la gauche n’ont jamais été des notions équivalentes, comme on l’a vu lors des journées de juin 1848 et de la Commune de 1871, lorsque la gauche bourgeoise faisait tirer sur le peuple. Lisez le livre de Bertrand Rothé récemment paru aux Éditions du Seuil, De l’abandon au mépris, sous-titré Comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière. Le mot de mépris n’est pas exagéré. L’auteur explique très bien comment les élites du PS ont abandonné les ouvriers au nom de la modernité, et parfois aussi de la « préférence étrangère ». Éric Zemmour résume parfaitement la situation quand il écrit que « la gauche se croit aujourd’hui antilibérale alors que son obsession progressiste en fait la meilleure servante du marché », tandis que la droite s’imagine « défendre les valeurs traditionnelles alors que le marché, qu’elle admire, détruit ce qu’elle est censée défendre ». Le grand clivage actuel n’est plus celui qui oppose la droite et la gauche, mais celui qui oppose des classes populaires encore « territorialisées » à une nouvelle classe globalisée, engendrée elle-même par un néocapitalisme financiarisé et de plus en plus déterritorialisé. Cette nouvelle classe s’est formée sous l’effet d’une intensification des mobilités dans un climat marqué par la déréglementation des marchés et des innovations technologiques rétrécissant l’espace et le temps. Face à elle, la frustration des classes populaires, et celle des classes moyennes menacées de déclassement, pourrait bien devenir le moteur d’une nouvelle lutte des classes.

  • Après les manifs pour tous, quelle suite donner à la mobilisation ? – Débat le 24 juin à Paris

    Après les manifs pour tous, quelle suite donner à la mobilisation ? – Débat le 24 juin à Paris

    19/06/2013 – 18H30
    PARIS (NOVOpress) –
    Le 24 juin à 19h30 à Paris aura lieu un débat en présence de Béatrice Bourges, Gabrielle Cluzel et Renaud Camus, animé par Robert Ménard, sur la suite à donner à la mobilisation après les manifs pour tous.

    Avec :

    - Béatrice Bourges, Porte-parole du Printemps Français
    - Renaud Camus, écrivain et Président du Parti de l’In-nocence
    - Gabrielle Cluzel, éditorialiste à Boulevard Voltaire et auteur de “Méfiez-vous de la France bien élevée !” paru aux éditions mordicus.

    Ce débat aura lieu à l’adresse : Le Carré – 1 rue du Général Beuret, 75015 Paris.

    Pour y assister, Robert Ménard (Boulevard Voltaire) demande d’envoyer un courriel à lundi@bvoltaire.fr , en indiquant : « Je serai présent le lundi 24 juin » puis, votre nom et le nombre de places que vous souhaitez réserver (maximum 4 places par personne.)

    http://fr.novopress.info/

  • En 1945, pour les GI, la France était «un gigantesque bordel» où l'on pouvait violer les femmes

    Des soldats américains qui ont libéré la France en 1945, la mémoire collective n'a retenu que des souvenirs teintés de mélancolie; la saveur des chewing-gums ou de la première gorgée de Coca-Cola, le satiné des bas en nylon, les mots doux susurrés à l'oreille des jeunes filles avec un accent délicieusement étranger... Ces images d'Epinal cachent pourtant une réalité bien sombre, que l'historienne américaine Mary Louise Roberts révèle dans son nouveau livre What soldiers do, rapporte le quotidien allemand Die Welt.

    L'armée américaine faisait miroiter un paradis terrestre à ses soldats pendant la Seconde Guerre mondiale, leur promettant que leur courage serait récompensé en nature par de lascives jeunes femmes une fois débarqués en France, au pire contre de l'argent:

    «Les prix pour la “marchandise moyenne”, c'est de cette façon que le journal des GI Panther Tracks menait l'enquête à l'époque, démarraient à 150 francs; pour les services de femmes particulièrement capricieuses et de toute beauté, il fallait s'acquitter de 600 francs. Les Françaises étaient négociées entre soldats américains en tant que “cold cuts”: «tranche» –des morceaux de viande vivants, plus ou moins chers.»

    Le journal de l'Armée américaine, Stars and Stripes, expliquait aux GI comment prononcer des phrases telles que «Tu es belle!» ou «Est-ce que tes parents sont à la maison?», tandis que le magazine Life présentait à l'époque la France comme «un gigantesque bordel dans lequel [vivaient] 40 millions d'hédonistes».

    Comme l'explique Die Welt, les soldats américains sont vite passés aux yeux des Français du statut de libérateurs à celui d'occupants:

    «Les Américains sont devenus encombrants lorsque leur argent, leurs bas en nylon et leurs cigarettes ne suffisaient plus à faire oublier l'humiliation d'être à nouveau livrés au bon vouloir d'un vainqueur.»

    De nombreux viols ont été commis. Comme le rapporte le quotidien américain The New York Times, qui consacre lui aussi un article à ce sujet toujours tabou aux Etats-Unis, le maire du Havre, à l'époque, s'était plaint auprès de l'armée américaine du comportement des soldats, dénonçant «un régime de terreur», «imposé par des bandits en uniforme».

    Des révélations qui ternissent une fois de plus la réputation des soldats de l'armée américaine, aujourd'hui au cœur d'un scandale depuis qu'un rapport du Pentagone a révélé que 26.000 militaires avaient été victimes d'un «contact sexuel non sollicité» en 2012. Car, comme le rappelle Atina Grossmann, auteure de Jews, Germans and Allies: Close Encounters in Occupied Germany, l'Histoire n'a retenu qu'une image très valeureuse des alliés américains:

    «L'histoire standard, c'est que les Soviétiques étaient les violeurs, les Américains étaient les fraterniseurs et les Britanniques étaient les gentlemen.»

    http://www.slate.fr

  • L ‘exception culturelle c’est (aussi) défendre son peuple

    Le 26 mai  1946, deux figures de la  gauche européiste (déjà)  en gestation, Léon Blum et Jean Monnet, signaient une convention  avec le secrétaire d’Etat des Etats-Unis James F. Byrnes, connu sous le nom d’ « accord Blum-Byrnes ». En contrepartie des milliards de dollars d’aides pour la reconstruction de la France (largement  détruite pas les bombardements anglo- américains….)  ledit accord ouvrait en grand  les portes de nos salles de cinéma aux films américains trois semaines par mois. Washington y voyait, avec lucidité,  un moyen d’imposer l’american way of life dans notre pays, son hégémonie politico-culturelle, de contrer l’influence communiste sur les esprits. L’industrie du cinéma yankee –car c’est bel et bien avant tout  une industrie outre-Atlantique…-  se voyait nettement favorisée  par l’exportation massive de sa production pléthorique, déjà amortie par sa diffusion  aux Etats-Unis.

    La levée de boucliers contre cette trahison du cinéma français par  les sociaux-démocrates  fut énergique. La manifestation parisienne du   4 janvier 1948 contre l’accord Blum-Byrnes rassembla plus de dix  mille personnes,  avec aux premières loges la fédération CGT du cinéma  à laquelle appartenait alors le très grand cinéaste  et futur député européen FN Claude Autant-Lara, mais aussi des réalisateurs comme Yves Allégret,  Jacques Becker, Louis Daquin, Jean Grémillon,  les acteurs Jean Marais, Simone Signoret, Madeleine Sologne, Raymond Bussières…

    Cette réaction fut salutaire puisque  les  accords Blum-Byrnes furent renégociés  en septembre 1948 (accords de Paris), et que cette fronde  engendra  le vote de la première loi d’aide au cinéma français grâce à laquelle il  retrouvera dès 1949 son niveau d’avant-guerre.

    Une preuve que  la soumission à l’impérialisme  économique ou culturel n’est pas une fatalité, même s’il y a aussi  beaucoup à dire sur la qualité de notre cinéma français et comme nous l’avons souvent souligné ici, sur les tropismes et les inclinaisons de la Commission d’avance  sur recettes par exemple…

    Aujourd’hui,  les  héritiers de MM.  Blum et Monnet crient  au scandale au motif que José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a dénoncé la volonté du gouvernement français (mais aussi de  la majorité des ministres de la Culture européens)  que la culture soit exclue du traité de libre-échange UE-Etats-Unis  (Grand marché transatlantique). La France a finalement   remporté gain de cause vendredi.

    Lundi, dans un entretien  à l’International Herald Tribune, M. Barroso, débitant son crédo de parfait petit mondialiste soumis à l’Empire,   a ainsi déclaré que « Certains (de ceux qui défendent l’exception culturelle) disent être de gauche mais ils sont en fait extrêmement réactionnaires ». Selon lui, les défenseurs de l’exception culturelle « ne comprennent pas les bénéfices qu’apporte la globalisation de la culture, pour élargir nos perspectives et avoir le sentiment d’appartenir à la même humanité » (sic).

     François Hollande a réagi peu après, aux propos de José Manuel Barroso : « je ne veux pas croire  que le président de la Commission européenne ait pu tenir des propos sur la France qui seraient ainsi formulés, pas même sur les artistes qui se seraient exprimés », a-t-il  déclaré.

    Réactionnaire ; c’est à dire  en propre,  vouloir  réagir, se battre, ne pas abdiquer, refuser le déclin et la décadence,  un mot particulièrement choquant aux oreilles du  ministre de la culture Aurélie Filippetti  pour qui « ces propos (de M. Barroso)  sont absolument consternants. Ils sont inacceptables ». « Certains nous ont traité de réactionnaires. Ceux qui ont traité la France de réactionnaire devraient se souvenir que la France n’était pas seule dans ce combat. Notre position, elle n’est pas défensive, elle n’est pas conservatrice et encore moins réactionnaire, c’est une position résolument moderne .»

    Être moderne, le mot magique ! Cette réaction, même si le mot blesse les chastes oreilles socialistes, s’explique aussi plus benoitement  par la volonté du pouvoir de ne pas se mettre à dos les acteurs d’un  microcosme culturel qui reste encore majoritairement un des  (rares) soutiens de la gauche au pouvoir.

     Bruno Gollnisch  rappelait le 28 mai  au parlement européen, que   ce Grand marché transatlantique n’a «  aucune  urgence ni nécessité absolue ».   « Sauf peut-être les espoirs de récompense de M. Barroso qui lorgne, dit-on, sur le secrétariat général de l’OTAN ou de l’ONU. »

    Car « l’enjeu de cet accord est la soumission de l’Europe, le maintien du leadership américain mondial contre la Chine et la primauté du droit commercial sur tout autre ». Notamment  nous l’avons vu  dans le domaine de la « culture »,  certes mot-valise, terme fourre-tout  bien galvaudé,  pour y inclure aujourd’hui  par un incroyable glissement sémantique, par démagogie ou  confusion, ce qui devrait ressortir du simple « divertissement ».

    Constatons qu’au-delà de petits sursauts conjoncturels,  droite et gauche au pouvoir   communient dans le même atlantisme culturel.  C’est l’Academicien et philosphe  Michel Serre et non pas Bruno Gollnisch, Marine ou Jean-Marie Le Pen, qui a relevé qu’il  y a plus de panneaux et d’enseignes en anglais à Paris de nos jours, qu’il n’y en avait dans la langue de Goethe  du temps de l’occupation allemande.

    Le  projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), défendu par le  ministre Genevieve Fioraso  -voir notre article en date du 7 mars-  illustre cette soumission, tout  autant que la promulgation  du mariage gay d’obédience californienne, ou notre soutien aux islamistes en Syrie dans les pas du progrès et   des voeux du Nouvel ordre mondial…

     L’exception culturelle c’est aussi défendre la survie du  peuple qui en est le support et en assure la transmission affirme Bruno Gollnisch.  Or , à titre d’exemple, UMP et PS s’accommodent parfaitement  que comme à Bruxelles, Milan, en  Angleterre, Mohammed ait été  dans le Gard en 2012, comme c’est le cas depuis longtemps en   Seine-Saint-Denis et dans les  Bouches-du-Rhône, le prénom masculin le plus donné, à égalité avec  Hugo . «  Je suis tombé dans le caniveau c’est le faute à Rousseau, le nez par terre c’est la faute à Voltaire… »

    http://www.gollnisch.com

  • 5ème Camp-école nationaliste de Jeune Nation

     

    Jeune nation organise la cinquième édition de son camp-école nationaliste, du 10 au 14 juillet 2013. Il est ouvert à tous et à toutes, sans condition d’âge ou de capacités physiques et sportives. Tout Français nationaliste peut s’inscrire, le principal étant de participer avec volonté, bonne humeur et dans un esprit de franche camaraderie.
     
    Comme depuis trois ans maintenant le camp est ouvert aux familles. Il débutera le mercredi 10 juillet à 7 heures et se clôturera le dimanche 14 juillet à 17h. Pour ceux qui en ont la possibilité, il faut prévoir une arrivée le mardi soir et un accueil est mis en place dès le lundi. Le camp sera placé sous la haute figure du Colonel Bastien-Thiry. Afin de permettre la participation de tous et de toutes, une zone famille est aménagée sur la zone du camp et des activités spécifiques s’adressant aux mères et aux enfants sont prévues. Il y aura aussi la possibilité de loger en gîte rural mais il faut prévoir la prise en charge financière.
     
    Le dimanche 14 juillet, le camp ouvre ses portes pour une journée champêtre autour d’un grand banquet pendant lequel interviendront de nombreux orateurs nationalistes. Des stands de livres, de maillots, d’articles de propagande seront disponibles à la vente.

     

  • Avant-garde ou contre-culture ?

    La révolution est-elle possible ? La réponse à cette question, celle de la croyance calculée en la réussite ou l’échec d’un projet gouverne le choix de cette alternative : avant-garde ou contre-culture ?

    Voilà les deux formes que peuvent prendre une communauté de combat. L’avant-garde défriche ; la contre-culture bâtit en parallèle. L’avant-garde incarne les soucis de son temps et des temps à venir, vit dans le peuple, au milieu du peuple, puis s’élance pour le précéder ; la contre-culture construit une communauté avec ses propres normes, son propre mode de vie, qui lui permet certes d’être exempt de ce qu’elle considère comme une corruption généralisée, mais qui engendre aussi le risque d’une coupure complète du peuple et donc d’une incompréhension des représentations collectives et des enjeux réels.

    L’avant-garde est révolutionnaire ; la contre-culture bâtit un espace de liberté face et à côté du système. Si une communauté révolutionnaire réelle peut construire ses propres normes de fonctionnement, celles-ci doivent incarner la substance d’un peuple, la sublimer et lui permettre de porter la voix cachée qui sourd en son sein. Notre pire ennemi est donc l’enfermement dans une contre-culture stérile, et en particulier le folklore.

    En effet, qu’est-ce que le folklore ? Un ensemble de pratiques momifiées, répétées et incapables de fécondité, d’innovation et de création, donc tout le contraire d’une tradition vivante. Le folklore politique est donc une chose à éviter, car il entraîne :
    -la coupure et l’éloignement radical du peuple que nous sommes censés défendre ;
    -la stérilité engendrée par l’enfermement dans des pratiques révolues.

    Cette dichotomie est valable partout : dans l’esthétique, l’éthique, mais aussi les théories et les modèles fondamentaux à l’aide desquels nous lisons le monde. Si les modèles (marxistes, culturels, techniques…) que nous utilisons doivent être croisés, ils doivent être aussi profondément rénovés, comme le fait couramment la méthode historique ou la littérature marxiste. Est-il toujours pertinent d’embrasser une perspective ouvriériste ? Quelle lecture de classe faut-il proposer face au mouvement qui se lève en France aujourd’hui ? La crise d’un certain capitalisme financier correspond-il à la crise du capitalisme en général ? Du libéralisme ? Quel socialisme écologique pour demain ?  Voici un ensemble de questions brûlantes qui ne peuvent se satisfaire de l’application mécanique au mieux de vieux modèles, au pire de schémas abstraits confortables mais découplés de toute réalité concrète.

    Il convient donc non pas de créer la rupture, mais de fonder. Cela doit se faire immédiatement, par l’abandon des lubies historiques, par la rénovation d’une lecture de classe en prise avec son époque et la praxis révolutionnaire, mais aussi dans le discours, les symboles et l’esthétique générale. Nous sommes le XXIème siècle, le IIIème millénaire. Le XXème siècle est révolu.
    Le geste de l’un de nos grands anciens appelle à une fondation. Cette fondation demande inspiration mais aussi dépassement dans la fécondité et la vitalité supérieure d’une civilisation à assumer, régénérer et surtout dépasser.

    Ad augusta per angusta.

    Ulysse Girard http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Le laïcisme d'État contre la liberté religieuse

     

    Flourens-couvEntre le laïcisme et la véritable laïcité, d’abord, il existe beaucoup plus qu’une nuance, car le laïcisme foule aux pieds la liberté religieuse.

    En ce mois de juin 2013 à Rome, le pape pouvait ainsi réaffirmer : « le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l’État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier en soi une hostilité à la réalité religieuse, ou une exclusion des religions du champ social et des débats qui l’animent. »

    Quelle meilleure introduction au livre d’Émile Flourens ? (1)⇓

    Ce petit volume répond, en effet, à un certain nombre de légendes. Et l’auteur y développe, de manière souvent prophétique, tout ce que les défenseurs de la liberté religieuse considéraient à l’époque comme inacceptable dans la loi de séparation de 1905 et dans la loi sur l’exercice public des cultes de 1907.

    La crise appelée en France « séparation de l’Église et de l’État » est supposée avoir été durablement résolue par le vote de la loi de 1905 : on la présente aujourd’hui comme irénique, bienfaisante, réconciliatrice et pratiquement intangible.

    On entend dire également qu’il conviendrait de ne jamais la modifier. En un siècle, cependant, elle a subi de nombreuses transformations. Le lecteur pourra vérifier en consultant le texte et ses modifications.

    Ce document fut produit par la volonté unilatérale des gouvernements radicaux-socialistes appuyés sur la majorité de 1902. On le présente comme l’acte de naissance consensuel d’une république laïque. Cette épithète figurait dans l’article 1er de la constitution de 1946, recopié textuellement en 1958. Entouré des qualificatifs, tout aussi généralistes, de « démocratique » et de « social », précédé d’une affirmation « d’indivisibilité » il ne veut pas dire grand-chose sinon des vœux pieux.

    Aujourd’hui, l’actualité du dossier ne devrait échapper à personne. On pourrait presque parler de son urgence.

    C’est en effet au nom de cette laïcité factice que la plupart de nos politiques entendent combattre l’islamisme. Confrontés à ses formes les plus extrêmes, les Occidentaux ne veulent pas considérer le phénomène d’ensemble.

    D’un article publié par Nouvelles de France le 13 juin 2013, l’auteur déplorait « qu’en France, les catholiques se retrouvent souvent prisonniers de l’ornière 'séparation de l’Église et de l’État', et peinent à se défendre du caractère apolitique de leurs combats. »

    Certes, un tel complexe ne risque pas d’atteindre les militants de la prédication mahométane. Au regard de celle-ci l’idée d’une coupure entre le spirituel et le temporel ne peut même pas s’inscrire dans les distinctions opérées en occident par l’héritage scolastique du moyen âge.

    Le mot « laïcité » lui-même ne figure pas dans la loi de 1905 et on ne peut pas dire qu’il aurait jamais reçu une définition vraiment intangible.

    Les étudiants en Droit apprenaient autrefois religieusement, si l’on ose dire, l’arrêt abbé Bouteyre du Conseil d’État en date du 10 mai 1912. Au nom de la « laïcité », – de l’enseignement – le ministre de l’instruction publique pouvait refuser d’admettre un prêtre catholique à concourir à l’agrégation de philosophie. On l’étendit à toutes les fonctions publiques. Les ministres d’alors, les Viviani, Briand et Clemenceau allaient tous diriger le pays pendant la Première guerre mondiale. Le même laïcisme leur commanda d’imposer aux prêtres, moines et séminaristes des obligations militaires que, dans les pays civilisés, on jugeait jusqu’alors contraires à leur état.

    Devant la Commission des lois, le 29 mai, Mme Colette Capdevielle députée PS des Pyrénées-Atlantiques ira, quant à elle, jusqu’à parler d’un « dogme de la laïcité ». En tant que tel ce dogme n’a jamais été vraiment défini et il ne saurait l’être, pas plus d’ailleurs que le fameux, mais mystérieux pacte républicain, que personne n’a jamais lu ni jamais signé, mais que l’on présente si couramment pour un ciment de notre société.

    Dans la pratique les « bouffeurs de curés » et autres héritiers du « petit père Combes » savent à quoi s’en tenir. Ils n’ont jamais désarmé, dans leur « laïcisme » acharné à détruire les racines chrétiennes de l’Europe.

    On a récemment débattu dans les instances parlementaires d’une proposition de loi n° 998, déposée par l’UMP et qui souhaite étendre la laïcité aux entreprises et aux associations. Le représentant de la Conférence des évêques de France s’est inquiété du fait que la proposition de loi constituerait « une nouvelle étape de la laïcisation de la société française. Celle-ci conduirait à ce que l’expression religieuse se trouve confinée dans la seule sphère privée, sans possibilité d’expression publique. «

    Imaginant endiguer la poussée islamique, ce sont l’ensemble des forces politiques françaises qui surenchérissent sur un thème qui autrefois appartenait essentiellement aux partis de gauche. Parmi les députés, le discord entre UMP et parti socialiste portait sur l’intensité et sur l’opportunité des mesures, à peine sur la méthode. Proposées en l’occurrence par la droite, elles s’exposaient aux critiques des socialistes et des écologistes. Mais les représentants de la majorité gouvernementale leur reprochaient surtout de faire double emploi, concurrence déloyale, avec la création d’un Observatoire de la laïcité le 8 avril où l’opposition est représentée par 2 (deux) membres sur 23. M. Gilbert Collard est allé encore plus loin, – dans le même sens : « il faut pacifier ce pays, a-t-il dit, et le seul moyen, c’est de demander aux cornettes, aux voiles et aux croix de ne plus s’exhiber, de manière que nous puissions vivre ensemble. » Le déplacement de la cible des mesures laïcistes et le changement de nature de celle-ci, passant du catholicisme à l’islamisme, n’est pas évoqué.

    Émile Flourens s’engage ici courageusement dans la lutte contre les diverses étapes de la législation laïciste.

    La loi de séparation fut adoptée par la chambre du Bloc des gauches victorieux lors des élections législatives de 1902. Elle avait été préparée par la loi de 1901 sur les associations dans le moule desquelles on prétendait enfermer l’Église, les congrégations et la vie des diocèses et paroisses.

    L’Église ne capitula pas : face au caractère liberticide des mesures adoptées en 1905 et 1907, qui allaient si largement contribuer à la déchristianisation du pays, le Pontife romain répondit par trois encycliques, publiées de février 1906 à janvier 1907 : Vehementer Nos, Gravissimo et Une fois encore qui, toutes, récusent la législation laïciste spoliatrice et persécutrice.

    La grande guerre passa. Ce n’est qu’en 1924, par l’encyclique Maximam gravissimamque de Pie XI, qu’un compromis bancal régularisa les associations diocésaines, créées pour résister à une loi inique.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. Le Laïcisme contre la liberté par Émile Flourens.
  • Une aube nouvelle se lève aujourd’hui en France

    Nous avions publié l'appel d'Aymeric Chauprade à Moscou. Voici le texte prononcé par Fabrice Sorlin, qui emmenait cette délégation française à la Douma le 13 juin :

    "[...] Ainsi que vous avez pu le constater aux travers des différentes interventions précédentes, mais aussi, au travers du regard critique que vous avez pu porter sur les informations rapportées par la presse, une aube nouvelle se lève aujourd’hui en France.

    Le peuple de France, que l’on croyait endormi par des années de torpeur, que l’on croyait ramolli par le relativisme moral, l’individualisme et le matérialisme, s’est aujourd’hui réveillé. Et ce réveil en masse, contre toute attente, ne s’est pas fait autour des problèmes économiques et sociaux qui secouent notre pays depuis des années déjà. NON ! Ce réveil s’est fait, autour des valeurs morales, des valeurs familiales, des valeurs fondamentales.

    Qui aurait pu penser, il y a quelques mois encore, que des dizaines et des dizaines de milliers de jeunes, pour la plupart âgés de 15 à 25 ans, sans aucun passé politique, partisan ou militant, se lèveraient en masse, pour accompagner cette lame de fond ?

    Qui aurait pu imaginer, que ces mêmes jeunes, célibataires et sans enfants pour la plupart, se mobiliseraient pour défendre, non pas leurs petits intérêts égoïstes, ou leurs privilèges individuels, mais le sort du devenir des enfants des autres et des générations futures, la perenisation de la filliation, la sauvegarde de la société, l’avenir de la Civilisation ?

    Evidemment personne ! Mais c’était sans compter, sur les ressources inépuisables d’une France héritière de 1500 ans d’Histoire. Car c’est au travers de ce peuple, que vit l’âme de la France éternelle. L’âme de nos bâtisseurs de cathédrales et de nos rois, l’âme de Sainte Jeanne d’Arc (Sainte patronne de la France) et de Saint Benoît (Saint Patron de l’Europe), l’âme du grand Général de Gaulle. Et c’est dans le creuset de la religion Catholique, que cette flamme, présente dans l’âme de cette France profonde, a su rester allumée, malgré les vents et les marées de la laïcisation forcée de notre pays. 

    Le retour de la France Réelle au premier plan de la société française aujourd’hui, n’est évidemment pas sans rappeler le retour de la Russie Réelle hier, après la chute de l’union soviétique, vous permettant de devenir ce que vous êtes.

    Chers amis, je vous le dis ! Le peuple de France aujourd’hui dans la rue pour défendre les valeurs fondamentales, vous regarde avec beaucoup d’attention. Car dans l’Histoire, si la France a souvent joué le rôle d’éveilleur de consciences, la Russie quant à elle, a toujours joué celui de protecteur des nations européennes.

    Pour ne retenir que 2 exemples, souvenons nous d’abord, des hordes mongoles de Gengis Khân, que vous avez combattues au 13è siècle, protégeant ainsi l’Europe de leurs invasions. Mais rappelons-nous surtout le XX°siècle, où vous avez été une nouvelle fois le bouclier, mais aussi le glaive de l’Europe, en écrasant le fascisme qui déferlait alors sur elle. Payant pour cela, le prix du tribut humain le plus cher, qu’aucune nation n’ait jamais payé (plus de 25 millions de morts).

    Mais votre rôle ne s’arrête pas là. Car si les temps ont changé, un autre danger guette aujourd’hui la France et l’Europe. Celui de la perte des repères, de la perte des valeurs traditionnelles. En bref, celui du suicide de notre Civilisation. Par les choix courageux que vous faites depuis des années déjà, vous êtes devenus, sans le savoir peut-être, la nation porte-drapeaux de la défense des valeurs fondamentales et de la famille. Vous êtes devenus, pour cette majorité de Français qui se lève, le modèle civilisationnel à suivre pour la société française. Pour paraphraser le Pape Jean-Paul II, je dirais que vous êtes l’exemple même du modèle de la Culture de vie contre le modèle de la Culture de mort, dans laquelle sombre, non seulement notre pays, mais l’Europe toute entière.

    Ce n’est pas un hasard, si les médias alternatifs français qui soutiennent cet élan populaire, parlent si souvent de la Russie pour y décrire ce que vous faites. Ce n’est pas un hasard non plus, si les manifestants, plutôt hostiles dans leur ensemble à la presse mainstream française, qui amalgame, calomnise et minimise leur élan, font en revanche un accueil triomphal aux journalistes des médias russes qui viennent couvrir l’événement.

    Ce n’est pas un hasard enfin, si le Patriarche de Moscou, a communiqué au secrétariat général du Conseil de l’Europe, que l’Eglise Orthodoxe russe, était très émue par la résistance de millions de Français, au projet de loi légalisant le mariage entre personnes de même sexe.

    Vous le savez, les relations entre nos deux pays ne datent pas d’hier. Notre histoire commune est pluriséculaire : lorsqu’au XI° siècle, une fille de Russie, Anne de Kiev, monta sur le trône de France par son mariage avec Henri I°, elle ne se doutait pas qu’elle ouvrait le premier chapitre de l’histoire Franco-Russe, à, laquelle le fougueux Pierre le Grand et la grande Catherine II ajouteraient, parmi tant d’autres, les plus belles lignes.

    Et de cette amitié houleuse parfois, mais toujours fidèle, nous retenons spécialement la Fraternité d’armes, qui a uni nos deux pays lors des grandes guerres mondiales : l’épopée fantastique de Normandie Niemen ou encore la présence courageuse et remarquée de citoyens russes dans les rangs de la Résistance Française, episodes d’histoire qui ont scellé à jamais, les relations de nos deux pays.

    A cette dimension historique et politique, se greffe bien évidemment l’aspect spirituel de nos deux religions, qui malgré leurs différences, nous unissent plus qu’elles nous séparent. Le destin de nos deux Patries, qu’on le veuille ou non, est donc intimement lié. Et les relations entre nos pays, ont souvent joué un rôle majeur sur le climat européen et mondial.

    Alors, malgré la diabolisation odieuse, les amalgames honteux, les mensonges infâmes dont ces millions et ces millions de français qui représentent le peuple de France, sont continuellement victime dans la presse française, malgré les nombreuses et intenses pressions que vous subissez vous aussi, continuons à élever nos voix et rassemblons nous contre l’idéologie mortifère et la dictature des lobbies minoritaires.

    Car c’est en créant l’union, autour des valeurs traditionnelles qui nous sont chères, que vivra l’Europe que nous aimons."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com