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divers - Page 506

  • Terrorisme : le débat autour des fiches S

    Dans les mois écoulés plusieurs attentats terroristes, plus qu'abominables, commis en France ont ensanglanté le pays et bouleversé l'opinion.

    Or, on a constaté que, parmi leurs auteurs, qu'il est toujours de bon ton de qualifier de "suspects", "présumés", "soupçonnés" on connaît les identités respectives de :

    - Yassin Salhi "suspect" [appréhendé sur les lieux] de l'attaque à Saint-Quentin-Fallavier le 26 juin
    - Ayoub El-Khazzan "auteur présumé" de l’attaque commise dans le TGV Thalys le 21 août
    - Sid Ahmed Ghlam, "soupçonné" d'avoir tué une femme d'un projet d'attentat contre une église de Villejuif le 19 avril
    - Amedy Coulibaly délinquant multi-récidiviste français, passé au terrorisme islamiste pour devenir l'un des auteurs des attentats de janvier 2015
    - les frères Chérif et Saïd Kouachi auteur du massacre de "Charlie Hebdo" le 7 janvier.

    Parmi les traits communs à ces individus on a pu remarquer qu'ils avaient tous été fichés "S" par les services de renseignement français. À l'époque de l'affaire Merah certains y avaient vu la déconnection entre le renseignement et la répression, et, pourquoi pas une guerre des polices.

    La diffusion de cette information a engendré, sans surprise, des réactions d'indignation des protestataires partisans de méthodes expéditives. "Yaka" expulser tous les bénéficiaires d'un fiches S.

    Moins radical que d'autres, plus moderne et technologique sans doute, le député des Alpes-Maritimes Christian Estrosi envisage l'utilisation de bracelets électroniques. Ceci aurait sans doute pour effet de signaler très officiellement à tous ces suspects qu'ils sont surveillés etc.

    On les compte en principe environ 5 000, quoique le député socialiste Jean-Jacques Urvoas président de la Commission des lois, et spécialistes de ces questions au sein du parti gouvernemental, ait pu évoquer sur son blog un nombre de 10 000.

    En réalité la question semble mal posée : le fichage des individus, institué en France depuis 1969 sous le sigle FPR, Fichier des personnes recherchées, touche environ 400 000 personnes réparties en 21 catégories. Ce fichier technique est exclusivement destiné à l'usage forces de police et il peut circuler en dehors de nos frontières, dont on peut rappeler aussi la faible étanchéité.

    Les "S", c'est-à-dire les gens que les bureaux de la DCRI jugent susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l'État n'en constituent qu'une partie infime. Mais, dans leur cas, comme dans pratiquement tous les autres cas, il s'agit de listes administratives et non judiciaires, établies dans un but pratique sans aucune conséquence coercitive, en dehors d'exceptions comme "V", les personnes évadées, etc.

    En l'état il est assez clair que ces listes ne sont pas adaptées au désir "d'expulsion" manifesté par les adeptes du "Yaka".

    On peut et on doit par conséquent demander une surveillance plus active et plus opérationnelle des "S", un traitement particulier des suspects d'activités terroristes, une moindre promptitude à sortir des listes sensibles les probables "agents dormants" et une meilleure définition commune dans le cadre de l'Europe des polices.

    Il existe d'excellents penseurs de la chose militaire pour nous dire que "nous ne sommes pas en guerre" car "nous sommes malades" : ce n'est malheureusement pas incompatible, d'autant plus que la maladie ronge particulièrement le cerveau des élites qui nous dirigent.

    À l’époque de la guerre d'Algérie, – pardon : il fallait dire alors "les événements" – les esprits lucides dénonçaient la collusion "entre ceux qui nous dirigent et ceux qui nous combattent". Les choses ont-elles tellement changé ?

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/

  • Les gratifications de la doxa

    Le martyre de la Grèce pourrait-il avoir pour l'idéocratie eurocratique les mêmes effets que ceux de l'écrasement de Budapest pour sa devancière soviétique ? Les masques sont tombés, les compagnons de route devraient se mettent à douter à l'image d'un Edgar Morin qui récemment a fait son autocritique en soulignant que l'Europe marque l'ensauvagement du temps.

    Toutefois aucune voix de r intérieur de la Nouvelle Babel n'est venue s'émouvoir de la curée subie par le peuple grec. Pour l'URSS, il y eut des voix très tôt, dès 1917 pour montrer la race de méduse du communisme. Pourquoi l’eurocratisme dont on commence à peine à mesurer les méfaits n'a-t-il pas ses lanceurs d'alerte comme on dit aujourd'hui ? Pourquoi l'Europe n'a-t-elle pas ses voix de l'intérieur, hauts fonctionnaires repentis, élus en mal de confession, argentiers et agents profitant de leurs derniers moments pour se soulager ? L'Amérique a ses rebelles, elle a même ses consciences dolosives comme Noam Chomsky. L'Europe, qui n'est jamais pour l'Amérique que le vice appuyé sur son bras, ne semble pas devoir en créer. Il nous faut comprendre pourquoi.

    Passons vite sur la force des croyants, nous y avons déjà tant fait allusion. Glissons-nous dans les pas du comptable et de l'anthropologue à la recherche des rites et des gratifications du sacré eurocratique. En effet à Bruxelles, forme achevée de la démocratie chrétienne, on veut bien partir en Mission, mais on exige sa rétrocommission. Les institutions ont créé un véritable circuit de fidélité, invisible aux yeux du monde extérieur et qu'il convient de détailler car il étouffe les consciences, digère les adversaires et dresse les laquais.

    Les premières rétributions sont symboliques. Les institutions communautaires ont leurs héros fondateurs, les Patres Europae comme il est écrit sur les portraits en faux bronze des employés en back office de la CIA (Monet, Schuman, Spack...) présents dans le Parlement. Chaque gratte- papier, si il est bien sage, pourra avoir une nécrologie dithyrambique qui sera envoyée à l'ensemble de l’administration par courriel pour un hommage digne des orateurs attiques où il sera dit qu'il suivit les pas de ces grands hommes en prenant le risque quotidien de se piquer avec un trombone. D'où également ce système de sélection interne où parfois une fiche de poste pour un concours n'est annoncée que deux heures à l'avance pour ne recevoir qu'un seul candidat.

    D'où également des hiérarchies sociales inversées où l'eurocrate jamais élu, inconnu dans son pays a le droit d'humilier un élu reconnu mais n'ayant jamais eu de poste européen. Les anciens ministres français et particulièrement Rachida Dati l'ont appris à leurs dépens.

    Tout culte a son denier

    Ensuite viennent les choses sérieuses, les deniers du culte. Il faut déjà rappeler que l'UE ne produit rien. Elle vit principalement de la taxe TVA prise sur les États, des amendes qu'elle leur inflige via sa CJCE (Cour de Justice des communautés européennes) d'un petit droit de douane (inférieur à 3% du budget). Sur ce pactole pris à d'autres l'UE fait sa publicité. Au final, elle vous a pris 100 vous rend 25 et exige un sourire. Ce pactole est le vrai ciment de la croyance ; en un sens l'Europe c'est la PAIE. En effet plus de 200 hauts fonctionnaires européens ont des salaires supérieurs aux chefs d'États. Plus d'un quart des 37 000 fonctionnaires de la Commission ont un salaire supérieur à 10 000 euros par mois. Les fonctionnaires européens ne cotisent pas pour leurs retraites, qu'ils peuvent prendre après 15,5 ans de service et dont le montant correspond à 70 % du dernier salaire. Les députés européens touchent 10 000 euros par mois (environ 6 500 euros de salaire plus 40 000 euros de diverses primes) pour être député et 300 euros par jour de travail (ce que Philippe de Villiers appelait « cachetonner »). Les écoles des enfants sont prises en charges comme les soins médicaux (par une structure qui détruit les systèmes sociaux). Cela rendrait coopératif même l'adversaire le plus résolu !

    Enfin il y a un système de contrôle administratif qui constitue le côté orwellien de ce totalitarisme moelleux. L'UE impose à ses fonctionnaires une obligation de résidence (sa propre Cour de justice condamnerait les États qui feraient de même au nom de la liberté d'établissement). L'UE contrôle toutes les activités extérieurs même non lucratives de ses fonctionnaires, soumet leurs documents (livres, articles) à la censure préalable. Même hors de leur travail, ils lui doivent le loyalisme y compris dans leurs propos privés. Contrairement aux fonctionnaires français, ils ne peuvent pas parler à titre personnel. En théorie, on pourrait même dire que si les députés opposants à l’UE sont libres de leurs paroles, leurs attachés qui sont payés par le Parlement pourraient être sanctionnés pour leurs écrits. Tout le monde à Bruxelles connait l'histoire de l'un des pères de l'euro, Bernard Connely, qui a osé raconter sa version de la naissance de la monnaie unique et fut liquidé séance tenante de son poste à la Commission : il avait parlé.

    Conditionnés, corrompus, contrôlés, tous ceux qui pourraient parler sont également « encamaradés », si l’on peut reprendre l'expression de Sebastien Haffner sur les nazis. Perdus dans les tentations d'une fête continue, rien ne les rattache à terme aux leurs. Rien ne changera ce système, il devra être abattu. Ceux qui pensent le changer de l'intérieur deviendront ses rouages. Il va falloir s'armer de courage pour s'asseoir en travers de la doxa, et entrer en dissidence.

     

    André Ringwald monde&vie 3 septembre 2015

  • Manif des agriculteurs : "On est bien conscients qu'on s'est encore fait baiser par l'Etat !"

  • Les puissantes techniques psychologiques du lobby LGBT

    Lu dans L'Homme Nouveau :

    Unknown-2"Comment les prétendus « droits des homosexuels » ont-ils pu s’imposer aussi rapidement, pays après pays ? Un livre publié il y a vingt-six ans aux États-Unis avait fourni la recette. Rien n’a été laissé au hasard.

    L’acceptation massive de l’homosexualité n’a pas eu lieu du jour au lendemain. Le mouvement homosexuel a su avancer pas à pas, utilisant depuis plus d’un quart de siècle de puissantes techniques psychologiques destinées à manipuler l’opinion publique via les médias.But ultime : que la tolérance du vice devienne la vertu suprême.

    La machine à écraser « l’intolérance » se met en marche dès 1987, avec la publication aux États-Unis dans une revue spécialisée d’un article détaillant les étapes de la manipulation à mettre en place. Son titre :The Overhauling of Straight America(Mode d’emploi pour transformer l’Amérique « hétéro »).

    Deux diplômés de Harvard…

    Deux « experts » américains l’ont concocté, deux « homos » diplômés de Harvard University près de Boston : Marshall Kirk,chercheur en neuropsychiatrie, et Erastes Pill, alias Hunter Madsen,docteur en sciences politiques spécialisé dans la persuasion publique et le marketing social. L’article deviendra en 1989 un livre de 398 pages au sous-titre évocateur : « After the ball : Comment l’Amérique dans les années quatre-vingt-dix surmontera sa peur et sa haine des homosexuels ».

    La stratégie se décline en trois étapes. D’abord, la désensibilisation. Si l’on entend subitement un hurlement mécanique, on aura tendance à réagir pour qu’il cesse. En revanche, s’il s’agit d’un bruit gênant mais constant, comme le plic-ploc d’un robinet qui fuit, on finira par s’y habituer. Les « homos » vont donc inonder les médias de leur présence – inoffensive, bien sûr. Interdiction absolue d’alarmer les « hétéros » par la moindre outrance.Une réac­tion d’agacement modéré s’atténuera forcément au fil du temps. « Si les hétéros ne peuvent pas arrêter la douche, ils finiront au moins par s’habituer à être mouillés. »

    Ensuite, le brouillage (jamming).Une étape « plus agressive et plus satisfaisante ». L’objectif est de troubler les repères de l’« hétéro ». On va le conduire à s’identifier à un groupe dont il aura aussitôt honte de faire partie,en le forçant à condamner les extrémistes qui rejettent injustement une minorité opprimée. On multipliera à cet effet les images et témoignages d’homosexuels victimes d’injustices cruelles (Ku Klux Klan, camps nazis). Les prêcheurs baptistes qui condamnent la sodomie seront présentés comme des fanatiques religieux pleins de haine. On fera parler aussi « des punks avides de torturer des pédés », et autres excités dangereux.

    Chez une personne encore douée d’un zeste de bon sens, la satisfaction émotionnelle qui accompagnait naguère la dénonciation justifiée du désordre intrinsèque de l’acte homosexuel se muera en terreur d’être assimilée à un grossier et révoltant personnage. « L’effet est obtenu sans référence aux faits, à la logique, à la moindre preuve » admettent candidement les auteurs. Ce qui compte, c’est de semer un « frisson de doute et de honte ». L’homophobe en puissance sera prêt à tout pour se distancer d’une réputation qui pourrait lui nuire.

    Enfin, ultime tactique : la conversion.(Les auteurs précisent que le mot « subversion », plus approprié mais susceptible d’inquiéter, a été écarté.) « Nous ne serons en sécurité, à long terme, que s’ils deviennent comme nous. »

    Attaque psychologique

    Les « émotions, l’esprit et la volonté de l’Américain moyen » doivent être transformés au moyen d’une « attaque psychologique planifiée sous forme de propagande ». Le « conditionnement associatif » ébauché lors du jamming est employé de nouveau, mais d’une façon encore plus ambitieuse.On choisira méticuleusement, dans les films et les programmes télévisés, des images d’homosexuels ressemblant le plus possible aux braves gens que l’on cherche à amadouer.Plus les « homos » auront l’air normaux – « pas spécialement beaux ni bien habillés » –, plus la campagne sera efficace.

    On élargira progressivement le champ pour inclure « d’adorables adolescents sportifs, de gentilles grands-mères, des policiers qui pourraient être votre oncle, ad infinitem ».On s’appuiera sur l’impact émotionnel extrêmement puissant de l’image.Si l’ « hétéro » voit de ses yeux un personnage qu’il trouve sympathique et qu’il découvre ensuite qu’il s’agit d’un « homo », il éprouvera brièvement un conflit émotionnel. Mais l’image, perçue en premier, ­aura le dessus. L’effet négatif de l’étiquette « homo » sera vite noyé par l’impression positive initiale de l’image.

    Et voilà ! Ces méthodes éprouvées, il n’y avait plus qu’à les appliquer. Il a suffi de rassembler des sommes colossales pour inonder les médias année après année. Le résultat est là : les « homos » sont acceptés. Et ceux qui voudraient les sauver, diabolisée."

    Michel Janva

  • Manifestation des agriculteurs à Paris : « On rentre à la maison, comme des chiens à la niche »

    Plus de 1.500 tracteurs aujourd’hui place de la Nation, à Paris. Des milliers d’agriculteurs ont effectué un périple, vers la capitale, pour obtenir une aide concrète du gouvernement. Résultat : des subventions… Une fois de plus le syndicat FNSEA a bien joué son rôle de larbin du système en calmant les manifestants et en leur demandant de rentrer tranquillement à la niche. Ci-dessous le reportage audio poignant de Nathalie Bourrus pour France Info.

    ici

     
     
  • L’homme héroique n°1- Conférence d’Ivan Blot

    Cette année, notre thème sera « l’homme héroïque » selon le plan ci-joint.

    Le Club de Valdaï où va chaque année le président Poutine, a consacré une brochure entière à « l’identité nationale et l’avenir de la Russie ». Les auteurs estiment que l’identité nationale repose moins sur des principes abstraits que sur des figures héroïques puisées dans l’histoire comme Alexandre Nevski, Pierre le Grand, Catherine II, le général Koutousov, vainqueur de Napoléon, le maréchal Joukov, vainqueur de Hitler. La brochure demande que les jeunes générations se voient proposer des modèles héroïques de cet ordre et en donne une liste en annexe. Notre Troisième République avait une pédagogie analogue pour forger de vrais citoyens. On enseignait Vercingétorix, Clovis, Louis XIV ou Napoléon. Les restes de cet enseignement ont pratiquement disparu après Mai-1968 et la révolution culturelle qui a accompagné ces événements. L’emblème de l’Etat russe figure le modèle du héros : saint Georges terrassant le dragon. En France, la figure héroïque majeure est Jeanne d’Arc : elle ne figure évidemment pas sur le blason républicain.

    Le culte du héros commence avec le premier livre de la tradition occidentale, L’Iliade, d’Homère, écrite vers le VIIie siècle avant notre ère, soit il y a 2800 ans ! C’est le personnage d’Achille qui restera un modèle pour l’éducation grecque : celui-ci préfère une vie courte et glorieuse à une vie longue et sans gloire. Achille dit qu’on lui a appris à toujours vouloir être le premier et à surpasser tous les autres.

    Le christianisme n’a pas éradiqué ce culte. La sainteté chrétienne est d’ailleurs souvent proche de l’héroïsme, témoins saint Georges et Jeanne d’Arc. Le Christ lui-même meurt héroïquement sur la Croix, supplice qu’il accepte par amour des hommes. Le héros se caractérise par son courage exceptionnel mais aussi par son amour pour une cause plus grande que lui, sa famille, sa patrie ou son dieu. L’alliance de l’héroïsme et du christianisme donne la chevalerie.

    Le modèle du héros grandit l’homme, l’oblige à avoir une certaine tenue : il a la « magnanimité » des Anciens, c’est-à-dire la grandeur d’âme. Chez lui, ni mesquinerie, ni jalousie, ni matérialisme sordide, ni obsession de son confort personnel. Il ne recherche pas le bonheur pour lui-même, idéal méprisable que Nietzsche réservait « aux vaches et aux Anglais » (injuste pour ces derniers). Le modèle héroïque se trouve dans les beaux-arts, avant tout dans la tragédie, invention des Grecs. Il se trouve aussi dans l’histoire, laquelle peut faire aussi l’objet de pièces de théâtre ou de romans héroïques. Le théâtre de Corneille met des héros antiques en scène. Friedrich Schiller préfère les personnages historiques héroïsées, d’où ses pièces Guillaume Tell ou La Pucelle d’Orléans. Le héros est souvent l’objet de films, héros historiques ou totalement inventés comme ceux duSeigneur des Anneaux. Il y a aussi un héros de roman mais dans un contexte historique qui a existé, comme le colonel Nicholson dans Le Pont sur la rivière Kwaï, film tiré du roman de Pierre Boulle.

    Le mythe du héros nous semble particulièrement nécessaire en démocratie où le régime repose sur les vertus des citoyens. Sa disparition montre la dégéné­rescence de la démocratie en oligarchie, ce que nous connaissons aujourd’hui. De Gaulle a fort bien décrit le héros dans Le Fil de l’épée : « lutteur qui trouve au-dedans son ardeur et son point d’appui, joueur qui cherche moins le gain que la réussite et paie ses dettes de son propre argent, l’homme de caractère confère à l’action sa noblesse ; sans lui, morne tâche d’esclave, grâce à lui, jeu divin du héros ».

    Les matérialistes décadents fulminent contre « le sabre et le goupillon », c’est-à-dire l’armée et l’Eglise, mais, si le sabre et même le goupillon ont pu commettre des crimes, ils ont élevé l’humanité à un niveau éthique exceptionnel comme le montre le philosophe russe Nicolas Berdiaev dans sa Philosophie de l’inégalité. Ils nous ont aussi sauvés de l’occupation étrangère comme de la tyrannie totalitaire « laïque » d’un Robespierre ou d’un Hitler. « L’enfer est pavé de bonnes intentions », dit la sagesse populaire. Ce n’est pas en quittant le modèle héroïque et le sens de l’honneur pour une vie facile et matérialiste, même bienveillante, que l’on connaîtra le vrai bonheur et la paix. L’homme est tel qu’il ne peut être heureux sans maîtriser le reptile qui est en lui, le cerveau primitif cajolé par la société de consommation. Il ne peut être heureux s’il est enfermé dans son ego, fût-il calculateur ou « charitable » (les Pharisiens). Il ne peut être heureux dans l’esclavage.

    Le modèle héroïque nous donne pour toujours l’exemple de la liberté créatrice et de l’amour qui élève au-dessus de soi. Il faut le rétablir d’urgence à l’école et dans nos médias.

    A bientôt avec toutes mes amitiés.

    Ivan Blot, 2/09/2015

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  • En Slovaquie, l’euro fait grimper le chômage

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
    République tchèque et Slovaquie font figure de bons élèves en Europe centrale. Déficits bas, balance commerciale excédentaire, tout semble aller pour le mieux… mais pourquoi diable n’entend on pas la technocratie bruxelloise se féliciter de ces résultats qui semblent si brillants ? Malheureusement pour celle ci, il se trouve que la République tchèque a choisi de rester en dehors de l’euro quand sa voisine embrassait la monnaie unique en 2009. Et la première de s’en tirer à bien meilleur compte. Si la monnaie unique a pu protéger la Slovaquie des fluctuations de change, cela s’est fait — selon une étude du Crédit Agricole — au détriment de l’emploi. Le chômage atteint 12 % à la fin 2013, alors qu’il est de 6 % en Tchéquie et 10 % en Europe). Le taux de change fixe imposé par l’euro empêche en effet Bratislava de dévaluer sa monnaie pour compenser l’inflation des salaires et des prix.

    http://fr.novopress.info/191739/en-slovaquie-leuro-fait-grimper-chomage/