
La vente à perte est interdite en France. Le principe est gravé dans le marbre des lois et règlements régentant l’activité commerciale, et notamment l’article L442-2 du Code de commerce.
Mais l’électricité fait exception, et l'on ne parle d’ailleurs pas de vente à perte mais de prix négatif, histoire de bien souligner qu’ici, la pratique est licite. Elle se répand d’ailleurs, ce qui n’est pas sans provoquer quelques désagréments. Ces dernières années, les épisodes de vente d'électricité à prix négatif se multiplient, s’allongent, et leur niveau s’amplifie, confirmait déjà l’Union française de l’électricité (UFE) en novembre 2024 : « Au 1er semestre 2024, la France a totalisé 233 heures de prix négatifs, sur le marché spot J-1 contre 53 au premier semestre 2023 et 147 sur l’ensemble de l’année 2023, qui constituait pourtant déjà le maximum historique en France. »








