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économie et finance - Page 448

  • La liberté d’entreprise est ce qui permet le mieux de sortir de la pauvreté

    6a00d83451619c69e2022ad3ac5054200b-250wi.jpgDans cet ouvrage traduit de l’américain, au titre provocant Catholique et libéral, le père Sirico prend la défense de la libre entreprise :

    "Mais cette liberté est nécessaire à l’accomplissement de chacun. L’auteur explique également que la restriction du rôle de l’Etat et l’extension de celui des individus et des communautés qu’ils forment librement, dans le respect du principe de subsidiarité, favorise la réponse aux besoins des personnes au plus près de chacune d’elle. Il s’affiche résolument favorable à l’économie de marché et à la liberté économique, non pas pour elles-mêmes, mais comme des éléments de l’ordre naturel de la liberté, capables d’offrir « des règles justes et égales pour tous, un respect strict des règles de propriété, des opportunités de charité, et un usage avisé des ressources » (p.19). Partout ou il a réellement été tenté, le capitalisme, dit-il « a été synonyme de créativité, de croissance, d’abondance et surtout de l’application économique du principe selon lequel tout être humain est doté d’une dignité devant être respectée » (ibidem).

    Il défend la concurrence qui équilibre les échanges bien mieux que toute planification centralisée. Il explique que la propriété est la meilleure garantie des droits de l’homme et représente « la solution pacifique au problème de rareté » (p.50). Il ne s’agit pas pour autant de considérer que le système de la propriété privée et de la libre entreprise sont parfaits « pour la simple et bonne raison que les hommes ne le sont pas » (p.58). Mais « dans une économie de marché ou l’État de droit est respecté, les entreprises ne fleurissent pas en détroussant les autres. Elles ont du succès lorsqu’elles savent anticiper les besoins d’autrui et qu’elles fournissent des biens et services à des prix que les consommateurs sont disposés à payer » (p.75). Et il lui paraît incontestable que la liberté d’entreprise est ce qui permet le mieux de sortir de la pauvreté au plus grand nombre de gens. C’est la raison pour laquelle l’Institut Acton, créé par ses soins aux Etats-Unis il y a 30 ans, « en explorant les moyens de venir en aide aux pauvres, ne se demande jamais « quelle est la cause de la pauvreté ? », mais plutôt « quelle est la cause de la richesse ? » (p. 71). L’erreur majeure des socialistes et autres étatistes, souligne-t-il, est de penser l’économie et plus généralement le monde comme des jeux à sommes nulle, ce qui est ignorer complètement l’immense capacité humaine à créer de la valeur, à répondre aux défis qui naissent chaque jour et souvent du progrès dû à notre propre créativité."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/08/la-libert%C3%A9-dentreprise-est-ce-qui-permet-le-mieux-de-sortir-de-la-pauvret%C3%A9.html

  • La Seine-Saint-Denis, département pilote de la tiers-mondisation de la France

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    André Posokhow Polémia cliquez ici

    Polémia vient de faire paraître un article particulièrement pertinent de Nicolas Faure sur la tiers-mondisation de la France. Il est illustré et corroboré par le rapport d’information déposé le 31 mai 2018 par le comité d’évaluation et  de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale sur l’évaluation de l’action de l’Etat dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint Denis.

    Ce rapport confirme également l’analyse que nous avions faite dans un article paru sur Polémia en  novembre 2017 L’invasion en Île-de-France selon l’INSEE et qui concluait ainsi : « Si la tendance actuelle se poursuit, les conditions de la transformation de notre région d’Ile de France en un bastion de l’invasion migratoire et d’une partition seront réunies. Les taux de natalité des allogènes tels que les articles de Polémia sur la drépanocytose l’ont démontré, ne pourront que renforcer et accélérer cette dépossession des Français et des Européens de leur capitale, Paris, la Ville lumière, la vieille Lutèce. »

    De fait, le rapport d’évaluation de l’Assemblée Nationale montre les échecs des politiques prioritaires dans le 93 et la débâcle de l’action des pouvoirs publics. En revanche le responsable est désigné : c’est l’Etat français, l’invasion migratoire étant à peine mentionnée.

    La commission en charge du rapport d’évaluation de l’Assemblée nationale (A.N.) a été présidée par Monsieur Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LREM) natif de Centrafrique. Le groupe de travail était composé de 4 députées LREM dont celle, native du Togo, qui mord les chauffeurs de taxis en cas désaccord de paiement de la course et d’un député communiste.

    La commission aux yeux de qui le 93 fait office de véritable laboratoire d’étude a retenu trois domaines d’évaluation : l’éducation, la sécurité et la justice.

    Un département riche de potentialités

    Si l’on en croit le rapport, le 93 est un territoire comblé de dons.

    • En forte progression démographique, c’est le 5èmedépartement de France par le nombre de sa population (1,6 millions) qui est particulièrement  jeune (43% de moins de 32 ans).
    • Au plan économique, stimulés par la proximité de la capitale et de Roissy, des transports en commun particulièrement favorables et probablement les facilités d’une main d’œuvre à bon marché, de grands groupes y ont installé leur siège social : SNCF, Veolia, BNP, etc.
    • Du point de vue de la culture, il n’y a pas que le Stade de France. Le département compte le plus grand nombre d’établissements culturels labellisés par l’État et l’université Paris 8 à Saint-Denis.

    La Seine-Saint-Denis est devenue au fil des décennies le territoire par excellence des politiques publiques dites prioritaires. Elle a expérimenté tous les dispositifs instaurés par  les gouvernements depuis le début des années 1990. A titre d’exemple, les dépenses de l’Etat, hors rémunération des fonctionnaires, se sont élevées à 5,57 Md€ en 2009 !

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  • Hulot battu par K-O – Journal du mardi 28 août 2018

    Politique / Hulot battu par K-O 
    Nicolas Hulot claque la porte du gouvernement Philippe. Glyphosate, énergie, chasse, le ministre de la transition écologique et solidaire aura avalé des couleuvres pendant 15 mois en laissant agiter son image par le président de la République. Bilan de son ministère : un énorme fiasco.

    Société / Parcoursup : le soutien scolaire lui dit merci
    Pour anticiper les défaillances de Parcoursup, de nombreux lycéens ont fait appel à des sociétés de soutien scolaire pendant l’été. Une aubaine pour les prestataires privés et un désaveux pour l’enseignement public français.

    Economie / La machine remplace-t-elle l’homme ?

    L’actualité en bref

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  • Le krach, tout le monde y pense sans en parler de peur de déclencher les foudres divines.

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    Marc Rousset

    Le krach, tout le monde y pense sans en parler de peur de déclencher les foudres divines. Tel le furet du bois joli, certains le voient poindre à la moindre alerte sur la devise turque, sur les fausses déclarations officielles rassurantes au sujet de la Grèce, à la moindre hausse des taux d’intérêt et du « spread » italien par rapport au taux allemand. Ce n’est pas pour rien, non plus, que les autorités chinoises obligent le groupe HNA à se délester de 50 milliards de dollars d’achats d’actifs à l’étranger ces dernières années (Pierre et Vacances, Hilton, Radisson…) tout comme les groupes Fosun (Club Med), Wanda (immobilier, parcs d’attractions) et Anhang (assurances).

    Le krach d’un système mondial surendetté repoussant sans cesse les faillites à venir en empruntant davantage, en maintenant artificiellement les taux d’intérêt à la baisse (pressions actuelles de Trump sur la Fed) et en pratiquant une politique monétaire laxiste (USA, BCE, Japon, Grande-Bretagne), aura bien lieu, mais où et quand dans un premier temps ? Personne ne le sait… Il est, par contre, possible d’imaginer ce qui se passera après le krach.

    Nous vivons actuellement les derniers moments du système du dollar roi qui s’est installé sournoisement, diamétralement opposé au système sécurisant et conservateur de l’étalon-or qui a duré jusqu’en 1914, malheureusement enterré suite aux nécessités de financer les dépenses exponentielles de la Première Guerre mondiale alors en cours.

    De 1914 à 1944, l’or s’est moins déplacé physiquement, mais il gardait malgré tout son rôle salvateur d’étalon puisque, par exemple, la Réserve fédérale américaine était tenue de garder dans ses coffres une quantité d’or correspondant au minimum à 40 % de la monnaie en circulation.

    En 1945, à Bretton Woods, les États-Unis ont imposé le dollar pour remplacer partiellement l’étalon-or en partant du principe que le monde entier avait soif de dollars et en décidant d’abaisser à 25 % au lieu de 40 % la couverture or physique détenue à Fort Knox. En 1965 et 1968, l’Amérique a décidé de se libérer de la contrainte minimum or des 25 %. Et, en 1971 – ce qui a été le pot aux roses et le début du dérèglement du système financier international, dont nous voyons aujourd’hui les catastrophiques conséquences -, Nixon décida tout simplement, unilatéralement, du fait du prince, que le dollar ne serait plus convertible en or, ce qui revenait à remplacer totalement l’étalon-or par l’étalon-dollar dans le monde.

    Est apparu alors un système où les capitaux du monde entier étaient appelés à circuler librement avec des taux de change flottant au jour le jour entre les monnaies, la devise de référence principale étant le dollar, mais sans aucun arrimage à un étalon universel et physique.

    Tant que le krach et la catastrophe à venir n’ont pas encore eu lieu, personne ne se hasarde à demander, bien évidemment, le rétablissement immédiat de l’étalon-or, conscient que cela briserait tout net, immédiatement, la croissance comme une subite douche glacée après un bain laxiste brûlant, avec une terrible récession à la clé.

    En revanche, après le krach, une fois les agents économiques ruinés, il faudra tout reconstruire de zéro. Il est alors très probable que nous vivrons dans un monde sans libre-échange mondialiste, avec des zones autarciques protectionnistes autocentrées et un commerce international réduit au strict échange des produits indispensables à l’importation car non présents ou impossibles à produire dans une zone autarcique (USA, Chine, Russie, Europe de l’Ouest, Japon).

    Apparaîtront, alors, quelques grandes devises internationales correspondant à chaque zone autarcique convertibles en or (euro, yuan, dollar, yen). Ce jour-là, les partisans de l’or, les « cocus » du système actuel ne profitant pas des bulles boursières et immobilières, tiendront leur revanche avec la montée à la verticale du prix de l’or, ce qui fut le cas de l’Allemagne en 1923, mais ce sera une bien maigre et triste consolation au milieu des ruines épouvantables d’un système économique explosé, de la misère sociale, du malheur humain, avec de gigantesques et imprévisibles conséquences politiques et géopolitiques à la clé.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Politique & éco n°180 : Retour sur l’affaire Benalla avec Hilaire de Crémiers

     
     

    Dans une émission enregistrée au coeur de l’été, Olivier Pichon reçoit le directeur du journal « Politique Magazine » et de « La nouvelle revue Universelle », Hilaire de Crémiers. Ensemble, ils reviennent sur les dessous de l’affaire Benalla . Un scandale au plus haut niveau de l’Etat.

     
  • La faute aux riches

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    Premier Conseil des ministres pour une « rentrée à risque. » Deux mots clés : « Cohérence et intensité ». C’est l’heure du choix : libéral ou social. Le cap est maintenu : 60 milliards d’économies. Bercy a revu ses prévisions de croissance dans un souci de « sincérité » : non plus 1,9, voire 2, mais 1,7. C’est la faute à l’économie mondiale, au Brexit, à l’Italie, au prix du pétrole, à Trump (ah ! celui-là, avec son America First), à l’exception française et son train de vie social d’un autre âge.

    Baisse de croissance structurelle (toujours elle), faiblesse de notre commerce extérieur (encore lui), guère de compétitivité (comme toujours) : ajoutez la désindustrialisation (qui date d’aujourd’hui !) et vous aurez un tableau de la start-up France bien mollasson. Sans compter la dette souveraine, tant on est habitué à vivre à crédit depuis des décennies (et si les taux d’intérêt montaient ?). Ce n’est pas une mort clinique, mais tout comme. Peut-on vivre en dessous de 3 % de déficit ? Tenir sans croissance ? That is the question.

    Les chiffres du chômage ne sont pas bons. Cercle vicieux : pas de croissance, pas de créations d’emplois. À cause de notre « culture du chômage », beaucoup préfèrent des indemnités à un salaire faible. Plus grave : dans bien des secteurs, il y a du travail mais pas les compétences requises. La copie est donc à revoir avec détermination car il s’agit d’une vraie révolution.

    Il y a, en revanche, des choses positives : moins de morts sur les routes (vraiment ?), le dédoublement des classes de CP, la baisse des cotisations sociales. Une très bonne nouvelle, enfin : le redressement de notre marché de l’automobile grâce aux deux Carlos.

    Les « réformes structurelles » sont donc attendues (un scoop !) dont la loi PACTE de Bruno Le Maire et la loi Pauvreté. Le Président a des cartes en main. Alors, où le bât blesse-t-il ? À qui la faute de la croissance en berne ? C’est tout simple : aux riches. Macron a-t-il perdu son pari ?

    La suppression de l’ISF semble un échec. Le « pognon de dingue », on l’avait pourtant libéré pour que les riches créent des entreprises en France. Eux, ils préfèrent Dubaï ou Singapour ! Mieux : ils ne donnent plus aux associations ! Cette année, Sauvetage en mer a été en difficulté. On imagine Emmanuel Macron, accroché à une bouée, dérivant sur la grande bleue, et les riches aux lunettes noires, allongés dans leurs transats, à le regarder sombrer, de la plage ! Non-assistance à Président en danger : on en est là ! Où sont les emplois promis par Gattaz ? Où sont les premiers de cordée ? La vérité, c’est que les riches se sont débinés.

    Pour cette rentrée, « la discrétion était de mise ». Heureusement, la robe de madame Belloubet illuminait de son jaune joyeux les marches de l’Élysée. Cela nous consolait de la théorie sans effet du ruissellement.

    À Lisbonne, en revanche, ça boume du feu de Dieu. Une vraie Silicon Valley, grâce aux 500.000 emplois de Google ! Et notre Président si jeune, si dynamique, n’arrive pas à booster la start-up France ? Les GAFA sont venus à Versailles, pourtant !

    Bientôt les élections européennes. L’Europe des pères fondateurs n’est plus. Au lieu de brandir l’épouvantail du « populisme » pour occulter les problèmes, construisons une nouvelle Europe avec ambition et lucidité. Avec pragmatisme.

    Marie-Hélène Verdier

    http://www.bvoltaire.fr/la-faute-aux-riches/

  • Un coupe-gorge nommé France – Journal du lundi 27 août 2018

    Insécurité / Un coupe-gorge nommé France
    C’est la bêbête qui monte qui monte ! Les violences gratuites n’en finissent plus d’augmenter. Avec plus d’un millier par jour, l’insécurité apparaît de plus en plus comme un fléau impossible à juguler…

    Économie / La rançon de la retraite

    International / Le belliciste Mc Cain a enfin rendu les armes
    L’ancien candidat à la présidence américaine John McCain est mort… celui qui avait affronté Barack Obama était le symbole d’un parti républicain belliciste et aligné sur une vision du monde proche des néoconservateurs.

    Actualité en bref

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    https://www.tvlibertes.com/

  • Que se passera-t-il après le krach économique, financier mondial à venir ?

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    Le krach, tout le monde y pense sans en parler de peur de déclencher les foudres divines. Tel le furet du bois joli, certains le voient poindre à la moindre alerte sur la devise turque, sur les fausses déclarations officielles rassurantes au sujet de la Grèce, à la moindre hausse des taux d’intérêt et du « spread » italien par rapport au taux allemand. Ce n’est pas pour rien, non plus, que les autorités chinoises obligent le groupe HNA à se délester de 50 milliards de dollars d’achats d’actifs à l’étranger ces dernières années (Pierre et Vacances, Hilton, Radisson…) tout comme les groupes Fosun (Club Med), Wanda (immobilier, parcs d’attractions) et Anhang (assurances).

    Le krach d’un système mondial surendetté repoussant sans cesse les faillites à venir en empruntant davantage, en maintenant artificiellement les taux d’intérêt à la baisse (pressions actuelles de Trump sur la Fed) et en pratiquant une politique monétaire laxiste (USA, BCE, Japon, Grande-Bretagne), aura bien lieu, mais où et quand dans un premier temps ? Personne ne le sait… Il est, par contre, possible d’imaginer ce qui se passera après le krach.

    Nous vivons actuellement les derniers moments du système du dollar roi qui s’est installé sournoisement, diamétralement opposé au système sécurisant et conservateur de l’étalon-or qui a duré jusqu’en 1914, malheureusement enterré suite aux nécessités de financer les dépenses exponentielles de la Première Guerre mondiale alors en cours.

    De 1914 à 1944, l’or s’est moins déplacé physiquement, mais il gardait malgré tout son rôle salvateur d’étalon puisque, par exemple, la Réserve fédérale américaine était tenue de garder dans ses coffres une quantité d’or correspondant au minimum à 40 % de la monnaie en circulation.

    En 1945, à Bretton Woods, les États-Unis ont imposé le dollar pour remplacer partiellement l’étalon-or en partant du principe que le monde entier avait soif de dollars et en décidant d’abaisser à 25 % au lieu de 40 % la couverture or physique détenue à Fort Knox. En 1965 et 1968, l’Amérique a décidé de se libérer de la contrainte minimum or des 25 %. Et, en 1971 – ce qui a été le pot aux roses et le début du dérèglement du système financier international, dont nous voyons aujourd’hui les catastrophiques conséquences -, Nixon décida tout simplement, unilatéralement, du fait du prince, que le dollar ne serait plus convertible en or, ce qui revenait à remplacer totalement l’étalon-or par l’étalon-dollar dans le monde.

    Est apparu alors un système où les capitaux du monde entier étaient appelés à circuler librement avec des taux de change flottant au jour le jour entre les monnaies, la devise de référence principale étant le dollar, mais sans aucun arrimage à un étalon universel et physique.

    Tant que le krach et la catastrophe à venir n’ont pas encore eu lieu, personne ne se hasarde à demander, bien évidemment, le rétablissement immédiat de l’étalon-or, conscient que cela briserait tout net, immédiatement, la croissance comme une subite douche glacée après un bain laxiste brûlant, avec une terrible récession à la clé.

    En revanche, après le krach, une fois les agents économiques ruinés, il faudra tout reconstruire de zéro. Il est alors très probable que nous vivrons dans un monde sans libre-échange mondialiste, avec des zones autarciques protectionnistes autocentrées et un commerce international réduit au strict échange des produits indispensables à l’importation car non présents ou impossibles à produire dans une zone autarcique (USA, Chine, Russie, Europe de l’Ouest, Japon).

    Apparaîtront, alors, quelques grandes devises internationales correspondant à chaque zone autarcique convertibles en or (euro, yuan, dollar, yen). Ce jour-là, les partisans de l’or, les « cocus » du système actuel ne profitant pas des bulles boursières et immobilières, tiendront leur revanche avec la montée à la verticale du prix de l’or, ce qui fut le cas de l’Allemagne en 1923, mais ce sera une bien maigre et triste consolation au milieu des ruines épouvantables d’un système économique explosé, de la misère sociale, du malheur humain, avec de gigantesques et imprévisibles conséquences politiques et géopolitiques à la clé.

    Marc Rousset

    http://www.bvoltaire.fr/que-se-passera-t-il-apres-le-krach-economique-financier-mondial-a-venir/

  • Bug sur l’impôt sur le revenu : ça commence dès maintenant et ce n’est pas fini…

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    Les premiers avis d’imposition sur les revenus de 2017 viennent de tomber et un certain nombre de contribuables qui les ont vérifiés ont eu une surprise. Leur avis comportait une erreur en leur défaveur. En vérifiant avec ceux qui protestaient, les agents des impôts ont constaté que les personnes lésées ne s’étaient pas trompées en remplissant leur déclaration de revenus, mais que des changements (justifiés) modifiant la déclaration préremplie n’avaient pas été pris en compte.

    Apparemment, il y a eu un problème de transmission des données entre l’ordinateur familial et l’ordinateur central. Par exemple, des enfants nés en 2017 n’ont pas généré une demi-part supplémentaire comme cela aurait dû être le cas. De même, des crédits d’impôts ont été systématiquement oubliés. Il est difficile de mesurer l’ampleur des erreurs. Sont-elles limitées à quelques contribuables ou à des régions particulières ? Il semble, néanmoins, que le problème soit loin d’être isolé et qu’il est, au contraire, fréquent. On verra ce qu’il en est dans les prochaines semaines. Il est recommandé, en tout cas, de vérifier son avis avec soin et d’aller voir son centre des impôts au moindre doute.

    Cette erreur tombe d’autant plus mal que notre pays va bientôt instaurer le prélèvement à la source et le taux qui sera appliqué dépend du montant des impôts de 2017. Si celui-ci est artificiellement majoré et si l’erreur n’est pas rectifiée à temps, le contribuable lésé paiera plus cher qu’il ne devrait.

    Ce prélèvement à la source que, fidèles à leur habitude de se faire passer pour géniaux, M. Macron et son équipe vantent comme une révolution nécessaire et utile aux Français, sera surtout une usine à gaz et à problèmes. Le gouvernement n’arrive pas à intégrer les crédits d’impôts dans son dispositif d’une manière simple et, en définitive, les Français devront faire des avances conséquentes à l’État. Cela touchera plus particulièrement les parents qui prennent, pour la première fois en 2018, une nourrice pour garder leur enfant. Ce prélèvement indu qui, dans certains cas, ne sera remboursé qu’en septembre 2020 aura un effet récessif important ; or, notre croissance faiblit et retombe autour de 1,5 %. Il aurait été plus simple pour tout le monde, plus efficace et plus éthique, de supprimer le tiers provisionnel, de mensualiser l’impôt sur le revenu et d’avancer la déclaration en mars, mais M. Macron n’a pas suivi la voie de la raison.

    A-t-il, en réalité, d’autres idées derrière la tête ? Car notre impôt sur le revenu n’est pas du tout adapté au prélèvement à la source. Aussi, tôt ou tard, un gouvernement, sous prétexte de simplification et de comptabilité, taxera séparément les revenus des conjoints, supprimera les parts des enfants et fusionnera la CSG et l’IR. Résultat : les classes moyennes (à partir de 1.700 euros par mois) verront leur impôt monter de 10 % à 30 % ! Ceux qui perdront le plus seront ceux où un conjoint ne travaille pas (pour s’occuper des enfants) ou les couples qui ont une grosse différence de revenus. Attendons-nous au pire à partir de 2022…

    Christian de Moliner

    http://www.bvoltaire.fr/bug-sur-limpot-sur-le-revenu-ca-commence-des-maintenant-et-ce-nest-pas-fini/

  • L’inquiétante vision du monde des élites progressistes et la mission de la droite

    Par Jean-Claude Pacitto*

    Dans un remarquable ouvrage consacré à l’évolution du parti démocrate américain, Pourquoi les riches votent à gauche, Thomas Frank pose une question et surtout y répond : comment des partis qui prétendaient défendre les intérêts des catégories populaires et moyennes sont-ils devenus, à partir des années 80, les porte-parole des catégories sinon privilégiées, du moins fort éloignées de leur sociologie première ? Car ce que dit Thomas Frank du parti démocrate pourrait être généralisé à tous les partis sociaux- démocrates européens, et notamment au PS français. À compter des années 90, les catégories populaires ont commencé à déserter ces formations.

    Thomas Frank nous décrit les causes politiques et organisationnelles de cette mutation. Si, aux États-Unis, le parti démocrate avait toujours attiré les intellectuels, il va, au début des années 90, devenir le porte-parole de la « classe professionnelle ». Comme le PS français, le parti démocrate va se muer en parti des élites, avec un fort pourcentage de cadres et d’adhérents issus des grandes universités. Ces nouveaux bataillons du parti partagent un postulat : les études supérieures qu’ils ont accomplies leur confèrent le droit d’imposer à la société américaine leur vision du monde et leurs choix.

    Évoluant dans les secteurs de la nouvelle économie ou dans des secteurs souvent protégés de la concurrence mondiale, les élites progressistes - à l’instar de John Sperling qui publie en 2004 un livre qui est tout un programme The Great Divide. Retro Versus Metro America – considèrent qu’il y a d’un côté le vieux monde (industrie d’extraction, agriculture) et de l’autre le nouveau monde, celui des nouvelles technologies, de la banque et des avancées sociétales. D’un côté, un monde ringard et fermé car peuplé de non-diplômés, condamné à tomber dans les oubliettes de l’histoire ; de l’autre, le monde ouvert et branché des diplômés.

    À la même époque, en France, think-tanks et économistes proches du PS dissertaient sur l’avènement d’une société sans usines. On connaît la conséquence : le tragique abandon de notre industrie. Lorsque Hillary Clinton traita les électeurs de Trump de «ramassis de minables » lors de la présidentielle, elle était cohérente avec cette vision du monde. De même, le mépris à peine voilé des élites socialistes envers la France périphérique, peuplée de « beaufs et de racistes » ne doit pas étonner, il est la conséquence de cette représentation de la société. Le vieux monde est aussi celui des vieilles croyances auxquelles sont rattachées les religions.

    Ainsi, le catholicisme, qui cumule l’ancienneté et une morale jugée « outdated », est devenu la cible de ces nouvelles élites. Très souvent, en matière spirituelle, l’élite progressiste adhère à une sorte de New Age. Un bouddhisme bricolé et peu exigeant est devenu la religion de substitution pour nombre de dirigeants de la nouvelle économie, le cas Steve Jobs en témoignait.

    Thomas Frank développe également un point très important : la fusion, au début des années 2000, des élites intellectuelles et économiques. Désormais, les nouveaux capitalistes, à de rares exceptions près, soutiennent en masse le parti démocrate. Si cette question est largement taboue en France, on y ferait les mêmes constats. Le progressisme de certains essayistes à la mode est très proche de celui des élites progressistes américaines. Cette vision d’un monde nomade où le salut de chacun dépend de sa faculté à « s’empoweriser » (sic) et à capter, mieux que les autres, les ressources disponibles est le cœur de l’idéologie progressiste. Dans cette vision, il n’y a plus de place pour la quiétude et l’enracinement.

    La valeur de l’individu est mesurée à l’aune de sa propension à bouger et à changer de métier. Le nouveau monde est un monde de gens qui gagnent. Le statut du perdant dans la vision progressiste du monde est celui d’un individu qui n’a pas su saisir sa chance et qui a résisté à l’injonction du changement. Cela explique le paradoxe que les gouvernements de gauche sont souvent plus impitoyables avec les perdants de la mondialisation que ceux de droite. Le « yes we can » tant loué d’Obama n’est pas, comme on l’a cru souvent, une seule injonction volontariste visant à fixer une nouvelle frontière mais une obligation qui ne se discute pas. Si vous ne pouvez pas, c’est que vous êtes un incapable, donc un perdant, et que vous ne méritez pas de faire partie du nouveau monde.

    La montée en puissance des partis populistes découle largement de cette mutation de la gauche et le succès de Trump résulte aussi de la prise en compte de cette réalité. À rebours de l’élite  du parti républicain qui pensait que tout se joue dans le domaine du combat culturel, Trump avait compris qu’il fallait aussi réinvestir le domaine économique avec des propositions susceptibles d’intéresser les « retros », telles que la réindustrialisation des États-Unis. Or en ce domaine la droite classique européenne reste souvent inaudible. Le « big business », à qui elle fait toujours les yeux doux, est désormais acquis aux thèses progressistes. Si la droite n’est pas capable de formuler un discours offensif en direction des « retros » (ouvriers, catégories moyennes, dirigeants de PME et bourgeoisie dite conservatrice), bref tous ceux que les progressistes vouent aux poubelles de l’histoire, la droite disparaîtra. C’est un front interclassiste qu’elle doit susciter, celui des gens qui évoluent dans le monde réel et qui ne veulent pas de l’univers que nous promettent les élites progressistes. Cela nécessite d’articuler intelligemment le culturel à l’économique. La droite en est-elle capable ?

    (*) Maître de conférence HDR en sciences de gestion à l’université Paris-Est.

    (Source, Le Figaro 25/08/2018)

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