
Sarah Knafo avec ses 10% se retire de la course à Paris. L’élégance du geste, se confond avec une responsabilisation de l’objectif recherché, qui met en parallèle son futur résultat et la nécessité d’écarter la gauche de la gestion de la capitale. Cette décision procède d’une volonté collective en oubliant sa petite personne, qui par cette conduite se grandit au-delà des contingences individuelles. Evidemment à gauche on grimace, ça passe mal, rendez-vous compte, le résultat n’est plus aussi certain qu’au soir du premier tour. La gauche aurait bien voulu qu’elle se maintienne, mais cela ne se passera pas de cette façon. Knafo par cette décision, remet au centre du débat, non plus les ambitions personnelles, les moi JE, mais l’intérêt général et en l’occurrence celui exprimé pendant sa campagne de redonner du charme à une ville massacrée et enlaidit par des années de socialisme. Sarah Knafo est tout simplement logique avec elle-même, elle poursuit un but, et ce n’est certainement pas en s’accrochant à ses 10% que cet objectif peut être atteint, ni qu’elle en gagnera une reconnaissance politique supplémentaire. Ce raisonnement devrait prévaloir partout où la droite se heurte à la gauche, mais on est encore loin de rencontrer semblable comportement.





