
Elections municipales 2026, quel bilan ? La participation reste famélique. Pour retrouver un taux dépassant les 60 %, il faut remonter aux années quatre‑vingt. Cette abstention n’a rien d’un mystère : elle est devenue un trait structurel du paysage politique français. Deux raisons principales l’expliquent cette année. D’abord, l’impossibilité de panacher dans les communes de moins de 2 000 habitants, combinée à la parité obligatoire, a produit un résultat ubuesque : 68 % de ces communes n’avaient qu’une seule liste, mais on a quand même voté. On appelle cela la démocratie, soit. Mais quand on sait que ces communes représentent 90 % du total, mais seulement un quart du corps électoral, on comprend vite qu’il sera difficile de faire mieux au niveau de la participation.






