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Les récents sondages sur la prochaine présidentielle montrent un regain de popularité d’Edouard Philippe, récemment réélu maire du Havre. Dans son style truculent habituel, Pierre Boisguilbert réagit à ce retour en grâce médiatique. Polémia
On va bouffer du Philippe pendant un an. Il faut s’y faire. Les médias du système ont trouvé leur candidat, le seul qui peut, paraît-il, battre le diable : le Rassemblement national. C’est lui qu’il faut battre, et pas LFI ni Mélenchon, qui veulent euthanasier la France historique. On comprend tout.
C’est fait : depuis ce dimanche 30 mars, tous les conseils municipaux de nos 36.000 et quelques communes sont désormais installés et les maires attelés à leur tâche. Reste le « quatrième tour », c’est-à-dire les élections des bureaux des conseils d'agglomérations et autres communautés de communes, au plus tard avant le 24 avril.
Sourire d’une bienveillance effrayante, comme quoi, derrière une apparence débonnaire peut se dissimuler les pires intentions. Le nouveau maire de Saint Denis est de cette veine. Il n’a pas mis longtemps pour étaler au grand jour toute l’idéologie islamo-gauchiste qui imprégnera son action. Il a d’abord mis à pied un employé municipal parce qu’il n’épousait pas son projet, du communisme pur jus, fait d’intolérance et d’intimidation. Puis il a annoncé qu’il allait progressivement désarmer la police municipale. Tout en douceur, sans brusquer, pour que les fonctionnaires comprennent bien dans quel enfer il veut les plonger. Les démunir des moyens de se protéger et aussi de défendre la population en danger. Des dizaines ont fait savoir leur intention de quitter leur poste, et les plus déterminés ont déjà demandé leur mutation. Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, s’est immédiatement porté à leur secours en déclarant qu’il les accueillerait avec plaisir. Jordan Bardella s’est lui-même engagé à solliciter des maires de sa formation, pour imiter l’initiative de Ciotti. Saluons cette décision, elle a le mérite d’être claire, et on ne comprend pas bien pourquoi le reste des maires de droite ne lui emboîtent pas le pas !
Il fallait s'y attendre. Une semaine après le second tour des municipales et sa réélection comme maire du Havre, la Macronie poursuit la mise en orbite d'Édouard Philippe pour la présidentielle. L'offensive est multiple pour booster un candidat dont la cote présidentielle ne cesse de s'affaisser depuis deux ans mais que les médias maintream présentent comme incontournable. Et ce week-end, nous avons droit à un sondage flatteur, une tribune signée par la Macronie encore présentable et l'annonce d'un grand meeting de lancement, fin avril.
Dimanche dernier, on pleurait sur les défaites du RN à Toulon et à Marseille. On enrageait avec Gabrielle Cluzel sur le basculement de Nîmes. Mais, dans la perspective de 2027, il faut poser nos loupes et regarder le paysage national dans son ensemble : il est plus qu'encourageant, pour la droite nationale !
Blanche Le Goffic (RN) et Pierre-Yves Thomas (R!) viennent de bousculer le ronron politique costarmoricain...
Guirec Sèvres
Il y a maintenant une semaine que la fièvre électorale due aux municipales est retombée. C'est le moment pour chaque parti et média de dresser le bilan. Intéressons-nous aujourd'hui à un cas de figure particulier, celui de la droite nationale dans les Côtes d'Armor.
50 nuances d’union des droites. À l’issue des municipales vient l’heure, pour la droite nationale, de tirer un début de bilan. Dans une longue réflexion publiée sur les réseaux sociaux, Marion Maréchal tire les leçons d’un scrutin qui, selon elle, s’est transformé en « démonstration d’éclatement des droites », « avec le choix manifeste d’une division qui risque de mener [le camp national] tout droit à la défaite en 2027 ». La présidente d’Identité-Libertés revient naturellement sur les villes de Marseille et Nîmes, « théâtre privilégié de la trahison de l’union des droites », où le refus de LR de s’allier avec le RN a donné la victoire à la gauche. Mais plus précisément, elle revient sur l’élection parisienne, « laboratoire d’une pseudo-union des droites anti-RN ».
De Raphaëlle Auclert, docteur en études russes et enseignante-chercheuse à l’ICES, pour le Salon beige:
Les élections législatives du 12 avril tracent une ligne de fracture qui divise l’Europe entière, qu’il s’agisse de l’agenda de politique intérieure, souverainiste pour le parti d’Orbán ou mondialiste pour celui de l’eurodéputé chrétien-démocrate Magyar, ou bien de l’attitude vis-à-vis de l’Ukraine.