Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

élections - Page 438

  • Les Fossoyeurs

    Nul ne saurait se réjouir du nouvel abaissement de la fonction présidentielle dont François Hollande vient de se rendre coupable. On croyait avoir touché le fond entre 2007 et 2012 avec Sarkozy : on se trompait. Un fossoyeur a chassé l’autre : la République creuse toujours plus profond.

    Est-il utile de revenir sur le dernier étron présidentiel, ce livre indigne d’un chef d’Etat en exercice, voire à la retraite ? Son contenu et sa publication sont peu compatibles avec les obligations de la charge présidentielle, a-t-on entendu de toutes parts. S’apprête-t-on pour autant à recourir à l’article 68 de la Constitution qui prévoit la destitution du chef de l’Etat « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » ?

    Deux raisons principales s’y opposent. Personne ne tient à devancer l’appel, d’autant que ce sont les primaires (républicaine et socialiste) qui dictent désormais leur calendrier ; surtout, l’affaiblissement de l’Etat est conforme à l’évolution voulue par l’oligarchie mondiale : l’exécutif ayant perdu sa souveraineté, pourquoi son chef se conduirait-il en souverain ? Hollande, après Sarkozy, est le président d’une république qui ne cherche plus à faire illusion.

    Ce qui rassure ? Le mépris du pays réel — Hollande devenu Monsieur 4 % — et le désaveu politicien. Désaveu hypocrite, bien sûr, car ces politiciens ne remettent pas en cause la soumission de la res publica à la double loi des marchés et de l’impérialisme financier et politique de l’étranger. Il ne faut pas confondre les rats qui quittent le navire et espèrent réaliser plus tôt que prévu leur minable ambition personnelle avec des hommes d’Etat qui souhaitent redonner à la fonction régalienne sa dignité et, pour tout dire, son autorité.

    Le premier ministre conteste-t-il ouvertement le président et se fait recadrer par lui ? Le spectacle donné par le sommet de l’Etat est indigne d’un pays membre du Conseil permanent des Nations unies. Et dire que les deux têtes de l’exécutif prétendaient récemment donner des leçons de grandeur politique à Vladimir Poutine !

    Quant à évoquer le précédent de la querelle Giscard-Chirac de l’été 1976, qui a abouti à la démission du second, ce serait une erreur de perspective. Ces deux-là avaient le bon goût de s’opposer sur la politique à conduire pour redresser la nation confrontée, déjà, à la crise. Rien de tel, aujourd’hui, puisque l’Etat a perdu la plupart de ses prérogatives et ne s’attelle plus qu’aux affaires courantes que veut bien lui laisser gérer Bruxelles. Une fonction subalterne que ni Valls, ni Juppé, ni Sarkozy, ni Macron, ni même Montebourg ne contestent — Mélenchon, peut-être, mais au prix d’un retour préjudiciable à la IVe République.

    Une preuve supplémentaire de cet abandon : la signature avec le Canada de l’AEGC (Accord économique et commercial global, CETA en anglais), que la tragi-comédie wallonne a eu au moins le mérite de mettre sur le devant de la scène. Le pot de terre contre le pot de fer : à partir du moment où toute l’Europe légale, droite et gauche complices, comme en France, était favorable à ce traité organisant le démantèlement de nos dernières digues face au raz-de-marée mondialiste, la Wallonie ne pouvait servir longtemps de grain de sable. L’unanimité du personnel politique français à vouloir signer ce traité en dit long d’ailleurs sur la sincérité de ceux qui, dans l’opposition comme à la tête de l’Etat, affirment s’opposer au traité de libre-échange transatlantique (TAFTA en anglais) en cours de négociation avec les Etats-Unis. Ils mentent. « Le CETA, frère jumeau du TAFTA, a pour but de préparer le terrain pour sa signature », a fort justement souligné Jacques Sapir. Car les fossoyeurs de l’Etat sont aussi ceux de notre souveraineté, de notre économie et de notre mode de vie, ces traités créant pour les multinationales rien moins qu’un droit au profit, qu’une nouvelle cour de justice supranationale sera chargée de garantir contre les peuples et contre les Etats — exception faite … du plus important signataire soi-même, les Etats-Unis qui, profitant de l’avantage exorbitant que leur donne le dollar, imposent l’extraterritorialité de leur droit.

    Voilà qui, là encore, devrait valoir une procédure de destitution, non seulement au chef de l’exécutif ou au pays légal en son entier, mais à tout le régime ! C’est la République elle-même qu’il faut destituer si nous voulons redresser la tête et recouvrer notre indépendance.

    Car les institutions sont bien les premières responsables de la situation déliquescente dans laquelle nous sommes plongés. Quant la royauté soumet la dynamique de l’ambition personnelle au bien commun — Richelieu, Mazarin — ou a la capacité de rectifier le tir — destitution et arrestation de Fouquet —, la République, au contraire, soumet l’action publique aux ambitions personnelles, et dissout ainsi ce qui peut demeurer de souci du bien commun chez les serviteurs de l’Etat.

    Ainsi de l’emploi : discréditée par une parole présidentielle qui en a fait un argument de campagne électorale, la baisse du nombre des chômeurs de catégorie A (les sans emploi), qui est un enjeu social et économique primordial, perd toute pertinence politique. Entre l’explosion du nombre des faux emplois subventionnés (dits emplois aidés), les radiations arbitraires et le basculement massif des chômeurs de catégorie A en catégorie D (celle des formations), comment juger de l’impact réel sur le nombre réel des chômeurs d’une croissance timide comme des politiques menées en faveur des entreprises — le fameux CICE, notamment ?

    La République a le don de faire perdre tout caractère concret à ce qu’elle filtre. Elle est une entreprise de déréalisation. Et si ni les media, ni même la droite n’ont dénoncé la supercherie d’une embellie bienvenue à quelques mois de la présidentielle, est-ce parce que cette embellie est réelle ou parce que, réelle ou non, elle ne peut de toute façon plus servir à la candidature d’un président sortant totalement discrédité ?

    Pendant ce temps, en revanche, le pays réel souffre, lui, réellement de politiques qui n’ont plus pour objectif réel de résoudre les problèmes réels de la nation mais de gagner les soirs d’élections au prix de faux semblants, dans l’espoir que la gestion sociale de la pauvreté ou un quelconque revenu universel — nouvelle idée à la mode — suffira à juguler la colère du bas peuple. Et ce que nous disons du chômage pourrait l’être de la sécurité ou de l’invasion migratoire.

    Parfois, pourtant, le pays réel se rebiffe. Ainsi les policiers, qui n’en peuvent plus de plusieurs décennies de mépris : l’état déplorable des commissariats date de bien plus loin que Hollande ou Sarkozy ; il en est de même du divorce avec une justice dont, parfois, l’angélisme encouragé en haut lieu déréalise une insécurité bien concrète, notamment celle des quartiers, ce qui se traduit par la multiplication de zones de non-droit favorisée par la politique tant pénale que migratoire des gouvernements successifs de droite et de gauche. Une politique dont le pays paie aujourd’hui les conséquences en termes de terrorisme islamiste et de société multiconflictuelle. Mais là encore, la République, pour mieux changer de peuple, transforme la réalité, par exemple en appelant réfugiés des myriades de clandestins. En jouant sur le pathos, elle espère faciliter sa politique de dissémination et les faire mieux accepter d’une population récalcitrante qui, de toute façon, se les voit imposer.

    Le meilleur pour la fin : le « comité d’éthique » [sic] de l’Union européenne vient de juger la nomination de Barroso chez Goldman Sachs « conforme au code de conduite de l’UE ». Personnellement je n’en avais jamais douté.

    François Marcilhac 4/11/2016

    Sources : Lafaurearousseau.hautefort.com

    Relayant : L’éditorial de L’Action Française 2000, n° 2942, du 3 au 16 novembre 2016

    http://www.polemia.com/les-fossoyeurs/

  • États Unis : fin de campagne difficile pour Hillary Clinton

    FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

    Soulagement dans le camp démocrate à deux jours du scrutin. Le FBI décidé finalement de ne pas poursuivre la candidate Hillary Clinton malgré la découverte sur un serveur il y a 10 jours de milliers de courriels lui appartenant et supposé détruit. A noter d’ailleurs le silence complaisant des médias de la grande presse sur le contenu de ces messages pourtant révélé par l’organisation non-gouvernementale Wikileaks. Il est loin le temps où le lanceur d’alertes Julian Assange était considéré comme un héros lorsqu’il dénonçait la politique étrangère de George W. Bush. Il est aujourd’hui accusé d’être un agent russe sous prétexte que ses révélations servent la campagne de Donald Trump.
    Quelles sont les informations occultées par la grande presse ?

    D’après Julian Assange, la fondation Clinton serait en partie financée par les mêmes soutenant l’Etat islamique. Des dons en provenance du Qatar et de l’Arabie saoudite sont ainsi évoqués. On peut également trouver dans ces courriels des documents relatifs à des voyages organisés par Jeffrey Epstein, milliardaire, délinquant sexuel condamné pour pédophilie ; voyages auxquels ont participé Hillary et Bill Clinton en compagnie de plusieurs membres du Congrès, ainsi que Anthony Weiner, ex époux de l’ancienne chef de cabinet et assistante de la candidate démocrate. Enfin, on y découvre l’intérêt du chef de campagne démocrate John Podesta pour des repas à tendances satanistes à base de sang, de sperme et de lait maternel, organisés par la New Yorkaise d’origine serbe Marina Abramovic. Cette artiste contemporaine est connue pour son goût prononcé de la provocation lors de ses performances dites artistiques.

    Ces révélations de dernière minute changent-elles significativement la donne pour Hillary Clinton ?

    Sa victoire quasi assurée ne semble plus l’être tout à fait. Pour asseoir sa légitimité, la candidate démocrate a besoin d’un mandat populaire incontestable, alors qu’elle était jusqu’à il y a peu sous le coup d’une enquête fédérale. Mais il semblerait au contraire que les résultats promettent d’être serrés. Dans ce cas Donald Trump n’admettra pas sa défaite facilement. Il a annoncé n’accepter le résultat que s’il l’emporte, dénonçant à l’avance une élection truquée, notamment à cause des votes électroniques qu’il juge facilement manipulables. Verdict mercredi matin.

    http://fr.novopress.info/

  • Une chose qui nuit très fortement à la mouvance identitaire : ne pas faire de prosélytisme alors que NOUS AVONS RAISON

    On à tous en tête une discussion durant laquelle le front national, ou tout autre groupe idéologique nationaliste, s’est fait lapider en parole par une bande de gauchistes, qui citaient tous ensemble des arguments du style « L’immigration n’est pas le problèmes, c’est la pauvreté », « De toute manière l’existence des races est un fantasme, tout comme le grand remplacement » etc.

    Lors de celles-ci, on peut assister à un festival d’insultes et de critiques envers nos idées. Mais faites l’expérience suivante : la prochaine fois que vous serez dans une telle situation, recherchez du regard le gauchiste EN CHEF du groupe. Par-là, j’entends celui qui balance les arguments à la pelle, celui qui le premier traitera de raciste quiconque ose le contredire. Celui qui terrorise intellectuellement tout le monde. Maintenant attardez-vous sur son entourage : vous remarquerez vite que la plupart du temps, une bonne partie de son auditoire ne prononce pas un traître mot.

    Eh bien, je suis prêt à vous parier que dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, vous trouverez un nationaliste ou un patriote dans le lot des silencieux. Je vais vous parler d’une expérience personnelle. J’étais avec un ami, blanc tout comme moi. Je me lançais donc dans une conversation idéologique. Il se trouvait que mon interlocuteur partageait mes idées ; il était même d’un extrémisme que je n’aurais pas soupçonné auparavant. J’en arrivais même peu à peu à me poser la question de son positionnement par rapport au national-socialisme.

    Quelques jours plus tard, je le retrouvais entouré d’une bande d’amis. Je me suis donc intégré à leur conversation. Le sujet du front national fut vite abordé : comme je l’ai expliqué auparavant, un individu démagogue se mit à haranguer le groupe entier avec un réquisitoire sur la prétendue stupidité de Marine Le Pen, et sur la fin hypothétique de la France en cas de victoire de celle-ci. Mais le problème dans cette histoire était le suivant : cet individu était celui-là même qui quelques jours auparavant, me semblait prêt à recréer la L.V.F. Comment peut-on expliquer ce changement abrupt de positionnement ? Tout simplement de par la présence d’un noir et de plusieurs filles dens le groupe.

    Cela nous montre bien une chose qui nuit très fortement à la mouvance identitaire : l' »intimisation » de l’idéologie. Le fait de garder en soi ce qu’on pense VRAIMENT de la France actuelle. En effet, dès lors qu’une baisse de popularité ou de l’estime qu’une fille peut nous porter est possible, on se tait. Après tout, il faut être stupide pour ne pas avoir compris que le nationalisme n’est pas très « tendance » par les temps qui courent.

    Il serait enfin temps que les gens comprennent que se taire pour plaire à des gens dont le seul souhait est d’ouvrir les frontières en grand est une ânerie aux graves conséquences. Tout au plus peut-on le comprendre lorsque les personnes sus-citées sont celles qui vous versent votre salaire, mais bon sang vous ne risquez pas de voir la police débarquer chez-vous pour une discussion de bar. De plus, vous gagnerez en estime personnelle à vous opposer lorsque cela est nécessaire, au soldat zélé de l’immigrationisme, et ça, croyez-moi ça n’a jamais tué personne.

    Guillaume Robert

    http://suavelos.eu/assumer-ses-idees

  • Le grand gagnant de la primaire est… Marine Le Pen !

    Le système des primaires recrée une république oligarchique et censitaire.

    De nombreuses voix ont judicieusement dénoncé, sur Boulevard Voltaire, la dénaturation de la Constitution gaullienne de 1958 qu’opère le système de la primaire, avec le contournement du suffrage universel direct.

    Certes, les médias ont essayé de nous convaincre que ce système passionnait les Français car le deuxième débat aurait rassemblé cinq millions de téléspectateurs. Certes, on nous prédit la participation de 3 à 4 millions de votants. Mais cela ne représente qu’une petite minorité du corps électoral : 10 % maximum.

    Surtout, les sondeurs et les politologues, comme M. Fourquet dans Le Figaro, commencent à reconnaître le décalage sociologique important entre cette minorité mobilisée par la primaire et le corps électoral entier. Une minorité où les retraités et les classes supérieures aisées sont surreprésentées.

    Lire la suite

  • Theresa May : "Les parlementaires doivent accepter ce que le peuple a décidé"

    C'est la moindre des choses mais cela va mieux en le disant :

    "La première ministre britannique Theresa May a mis en garde les parlementaires de son pays contre un blocage du Brexit, dans des déclarations publiées dimanche 6 novembre, après que la Haute Cour de Londres a jugé qu’ils devaient être consultés.

    Après cette décision rendue jeudi, le gouvernement conservateur a annoncé qu’il ferait appel devant la Cour suprême, et Mme May a affirmé maintenir son calendrier « inchangé ».

    « Le résultat a été clair. Il est légitime. Les parlementaires qui regrettent les résultats du référendum doivent accepter ce que le peuple a décidé », a déclaré Mme May, avant une visite en Inde.

    Impensable en France où Nicolas Sarkozy s'est assis sur le résultat du référendum de 2005 !

    Philippe Carhon

  • L’élection présidentielle US pourrait-elle se dérouler en trois temps ?

    Bernard Plouvier

    En dehors des USA et à quelques jours du scrutin, toutes les opinions publiques semblent accorder du crédit aux sondages tirés des intentions de vote recueillies auprès de citoyens US interrogés de-ci de-là. Pourtant, le nombre total de suffrages apportés à un candidat par l’ensemble de la Nation US ne compte pas en pratique : c’est le vote à l’intérieur de chacun des 50 États de l’Union qui, seul, importe.

    Et ce jeu se joue en deux temps… avec la possibilité, cette fois-ci, d’un troisième, qui servirait d’illustration à un proverbe bien connu : « La vengeance est un plat qui se mange froid ».

    Le 8 novembre, dans chaque État de l’Union, devrait être désigné par une majorité de citoyens un ticket gagnant (présidentiable et vice-présidentiable). Toutefois, le système électoral US étant tout sauf simple, c’est le 3 janvier 2017 que les gouverneurs de chaque État présideront l’assemblée des grands électeurs qui feront connaître leur choix, conforme en théorie au vote majoritaire… sauf gros scandale avéré !

    Et c’est là que le bât blesse. Outre le fait que Dame Hillary est manifestement malade - ses malaises peuvent évoquer une maladie cardiaque ou neurologique responsable d’une hypotension artérielle orthostatique, ce qui, vu son âge, pourrait faire redouter un accident vasculaire cérébral à échéance indéterminée (scénario du 2e mandat de Thomas Woodrow Wilson ou du 4e de Franklin Delano Roosevelt) -, la candidate est très fortement suspectée de culpabilité dans deux affaires jugées monstrueuses aux States.

    La première (dans laquelle la légèreté d’Obama semble impliquée) correspond à de graves indiscrétions, et de façon répétée, à propos de secrets d’État. Il est possible que la quasi-Présidente se soit comportée comme une vulgaire femelle indiscrète, mais ce qui n’est que faiblement ou moyennement important en matière de secrets privés peut s’avérer d’une gravité capitale en ce qui concerne les affaires d’État en une période de très forte tension avec le monde mahométan, la Chine et la Russie… excusez du peu !

    La seconde, plus canaille encore, est l’abus de bien social – une banalité dans les mœurs de la Ve Ripoublique française, on le reconnait volontiers, mais l’opinion publique US adore se comporter en moralisatrice. En l’occurrence, l’accusation est celle de détournement à des fins privées (notamment pour le financement de campagnes électorales) de fonds provenant d’œuvres caritatives.

    Si le scandale passe de l’état de rumeur à celui de certitude, rien n’empêche les grands électeurs, le 3 janvier 2017, de déclasser Dame Hillary au profit de son colistier, le falot (il a été choisi à dessein) Timothy Kaine, catholique à la fois libéral et traditionnaliste selon les sujets, réputé honnête, adoré des Latinos et bon père de famille. Sauf imprévisible mutation en homme d’État d’un juriste intelligent (et délicieusement roublard), mais fort piètre communicateur, le Congrès se ferait une joie de transformer ce Président au rabais en inaugurateur des chrysanthèmes.

    Si d’aventure Dame Hillary était néanmoins élue Présidente, pourrait alors se jouer le 3e temps du match. Le Congrès pourrait déclencher une procédure d’Impeachment… ce qui est licite dès le premier jour d’exercice du Président et même entre sa proclamation et son entrée en fonction !

    Le Parti de l’éléphant compte nombre d’honorables parlementaires dotés d’une excellente mémoire. Après tout, Richard Nixon, qui fut objectivement un excellent Président, a été victime d’un Impeachment pour une pratique d’usage très courant en France depuis le Front Populaire : le brave Léon Blum avait placé sur table d’écoutes non seulement les lignes téléphoniques de ses adversaires politiques, mais aussi celles de certains de ses ministres… on a fait beaucoup mieux depuis.

    En résumé, l’élection US, capitale pour l’avenir européen immédiat, est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît et semble pouvoir nous réserver quelques surprises.

    Pour amateurs : U.S. News – CNN.com et U.S. News – NBC News ; on y trouve le pire de la propagande globalo-mondialiste, mais aussi, de loin en loin, quelques réflexions intéressantes.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Alain Juppé, ce sera donc Jacques Chirac en pire !

    Alain Juppé revendique l'héritage de Jacques Chirac. Qui mieux que celui qui a été condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris pouvait s'en prévaloir ?

    6a00d83451619c69e201b8d2367e82970c-320wi.jpg"Quarante ans après le discours fondateur de Jacques Chirac à Égletons en octobre 1976, acte fondateur du RPR, Alain Juppé est venu en Corrèze samedi, et dans cette même ville tenir un meeting. «C'est un moment particulier pour moi d'être ici car c'est Jacques Chirac qui a fait ce que je suis», entame-t-il devant plusieurs centaines de personnes (...)

    Et sur les terres électorales de celui qu'il désigne comme son «mentor», «presque un père», ajoute-t-il encore en insistant sur «la relation quasi filiale» qu'il a avec l'ancien président, Alain Juppé reçoit le soutien appuyé de Claude Chirac, accompagné de son époux, Frédéric Salat-Baroux, ex-secrétaire général de l'Elysée (...)

    Juppé, héritier de Chirac, voilà le fil rouge de la visite. Toute la journée, Alain Juppé a multiplié les pensées pour l'ancien président et les références à l'homme politique. «Chirac, c'est la capacité d'écoute et c'est un peu l'exemple que je cherche à suivre», a-t-il résumé" 

    L'excuse donnée par Alain Juppé comme quoi il n'y aurait pas eu d'enrichissement personnel dans l'affaire des emplois fictifs de Paris est un argument hypocrite, mensonger et dévastateur car les Français l'acceptent et offrent naïvement leur pardon électoral. Pas d'enrichissement personnel direct certes, mais comment oser prétendre cela lorsque l'on sait que ce système a permis à Jacques Chirac d'accéder au poste de premier ministre en 1986 puis à la présidence de la république pendant 12 ans (1995-2007). Douze années pendant lesquelles ses amis, ont accédé aux fonctions ministérielles, postes à responsabilité et cumuls de mandats avec tout ce que cela implique de revenus mirobolants et avantages à vie... 

    Philippe Carhon

  • Eric Zemmour à Jean-Frédéric Poisson : "Dans quelques années, tout le monde sera pour la préférence nationale"

    "Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien envers tous, et surtout envers les frères dans la foi" (Saint Paul, Galates 6-10)

    Jean-Frédéric Poisson était l'invité de l'émission Zemmour et Naulleau le 19 octobre dernier. A cette occasion, Eric Zemmour a mis Jean-Frédéric Poisson devant ses contradictions (à partir de 25'20''), plusieurs fois exprimées ici par des lecteurs du Salon beige. Il lui a notamment reproché de se mettre dans la situation intenable, par la mécanique des primaires, de devoir soutenir Alain Juppé (ou même Nicolas Sarkozy) alors qu'il défend des convictions totalement opposées. L'expression utilisée est même dure : "En fait, vous allez vous coucher devant Juppé !"

    6a00d83451619c69e201b7c8ac46cb970b-320wi.jpgAutre exemple, la préférence nationale est donnée en exemple par Jean-Frédéric Poisson comme point de désaccord profond avec le Front national. Eric Zemmour lui explique que cette idée va pourtant se développer :

    "Aujourd'hui, la préférence nationale, qui était honnie dans le débat politique français, c'est le premier ministre anglais, un conservateur, et pas du tout un nazi, qui va l'imposer. Et vous allez voir, je prends les paris, dans quelques années, tout le monde sera pour la préférence nationale. Tout le monde exigera qu'il y ait une primauté et une prééminence aux salariés nationaux français ou britanniques en Angleterre. Tout le monde exigera une différence de traitement entre les étrangers et les Français pour les allocations sociales. Ca va aller très vite maintenant que les Anglais ont donné le La (...)"

    Il est vrai que la notion de préférence nationale revient dans le débat politique  :

    Grande-Bretagne : vers une préférence nationale pour les travailleurs britanniques ?

    Theresa May veut instaurer la préférence nationale sur les embauches

    Faut-il une préférence nationale pour le versement des aides sociales ?

    La «préférence nationale light» au menu de Bruxelles

    6a00d83451619c69e201bb094f224d970d-320wi.jpg"La rencontre, où il sera question de «la préférence nationale light», aura lieu ce mardi 25 octobre et doit permettre de s'informer mutuellement à ce sujet ainsi que de discuter des éléments encore à éclaircir. Un haut fonctionnaire européen a confirmé cette information (...) La «préférence nationale light» a été abordée il y a une semaine par les ambassadeurs de l'UE. Ils se sont basés sur un premier avis juridique d'experts de l'Union européenne."

    Même Christian Estrosi, qui a toujours combattu cette idée lorsqu'elle venait du FN, s'y rallie dans une déclinaison certes régionale mais le principe est le même :

    Marchés publics : la région PACA opte pour la « préférence régionale »

    Théorisée dans un livre par Jean-Yves le Gallou en 1985, La préférence nationale consiste à réserver des avantages sociaux ainsi que la priorité à l'emploi, à qualification égale, aux nationaux. Cette règle est déjà appliquée en France, sans que cela ne choque personne, pour l'accès à la plupart des emplois de la fonction publique et pour les mandats électifs nationaux (député, sénateur, président).

    Voici ce que disait Bruno Gollnisch en 2007 :

    "L'Eglise qui proclame que tous les hommes sont frères, corrige l'interprétation erronée qu'on donne parfois à cette fraternité universelle. Elle déclare, en effet, que chacun doit aimer particulièrement ceux qui sont nés sur le même sol que lui, qui parlent la même langue, ont hérité des mêmes richesses historiques, artistiques, culturelles, qui constituent dans l'humanité cette communauté spéciale que nous appelons notre patrie, véritable mère, qui a contribué à former chacun de ses enfants. Elle a droit à un amour de préférence".

    Philippe Carhon