Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

élections - Page 740

  • L'inventaire sur Sarkozy s'oriente vers le manque d'ampleur de ses réformes

    Lu dans Le Figaro : "Les critiques exprimées portent essentiellement sur l'ampleur des réformes menées par l'ancien chef de l'État. «Sarkozy a été un réformateur frileux», a déclaré à L'Opinion l'ancien secrétaire d'État aux PME Hervé Novelli. «En privilégiant les demi-mesures, Nicolas Sarkozy a suscité, au final, une vraie déception car les résultats n'ont pas été au rendez-vous». [...] Laurent Wauquiez a quant à lui évoqué les «réformettes» du quinquennat, expliquant qu'il convenait d'aller plus loin sur un certain nombre de points.

    [...] « Il fallait abolir les 35 heures. On ne peut avoir ce grand écart entre les paroles et les actes », a déclaré Laurent Wauquiez au Point. [...] «Nous ne sommes pas allés jusqu'au bout», estime sur Le Point.fr Hervé Mariton, en charge du projet de l'UMP [sur les retraites]. «Nous aurions dû enclencher pour de bon la création d'un grand régime unique par points, au lieu de nous contenter d'inscrire dans la loi un débat sur ce sujet en 2013 - sur lequel le gouvernement actuel fait l'impasse», ajoute le député de la Drôme. Laurent Wauquiez critique pour sa part la réforme des régimes spéciaux, qui a abouti selon lui à «un système presque plus coûteux que ce qui existait avant». [...]

    «Nous ne sommes peut-être pas allés assez loin sur la compétitivité des entreprises», juge Roger Karoutchi, pourtant l'un des plus fervents détracteurs du droit d'inventaire. [...]"

     

    Dans ce droit d'inventaire, il ne faudrait pas oublier la trahison du non au Traité Constitutionnel Européen de 2005, avec l'adoption forcée du Traité de Lisbonne. C'est à partir de ce moment que sa popularité a chuté.

  • L’Ump et – tous – ses problèmes.

    L’Ump et – tous – ses problèmes. On sait les difficultés financières de l’Ump qui ne doit sa survie qu’à deux mois supplémentaires accordés afin de régulariser sa situation. Une Ump en faillite, voilà qui bien au-delà de l’aspect financier, constitue un symbole. Alors que dans le passé la coalition des gaullistes et des libéraux atteignait des scores particulièrement importants, la donne a aujourd’hui changé au point que désormais on est bien loin des 40% qui, à l’époque, eurent passé pour un résultat calamiteux.
    Nicolas Sarkozy joue très bien et assez intelligemment le rôle qu’il devait tenir en copiant la stratégie élaborée par François Mitterrand entre 1986 et 1988 : il se garde bien d’intervenir par trop dans la politique intérieure française avec pour conséquence de ne pas s’user auprès des Français. Aussi, il prend de la hauteur par rapport à ses concurrents et s’arrange donc pour ne pas être assimilé aux candidats potentiels de l’Ump qui visent, eux aussi, l’élection présidentielle de 2017.
    Non seulement l’Ump va mal d’un point de vue financier mais en plus, cette structure issue d’une fusion semble se disloquer : tout se passe aujourd’hui comme si l’Udf et le Rpr étaient en train de renaître faisant donc de facto au final imploser l’Ump. Le grand écart entre les ailes les plus à droite et à gauche de l’Ump est tel que l’électeur qui vote habituellement depuis une dizaine d’années pour l’Ump, risque de ne plus s’y retrouver ; à titre d’exemple, on voit mal sur le long terme un électeur situé au sein de la gauche de l’Ump continuer à voter pour cette structure en raison des déclarations fracassantes issues des ténors de l’aile droitière de l’Ump. Nécessairement donc, cet électeur aura vocation à apporter son suffrage à l’Udi ou au Modem. Réciproquement, un électeur situé au sein de la partie la plus à droite de l’Ump, n’admettra plus très longtemps des dérives considérées par lui comme trop centristes : cet électeur aura donc vocation à s’exprimer en choisissant d’apporter son suffrage au Front National. C’est donc d’une prise en sandwich dont risque d’être victime l’Ump. Encore faut-il bien considérer que jusqu’à présent, je n’ai évoqué que des fuites volontaires d’électeurs de l’Ump, ce pour des raisons à la fois différentes et même opposées. Il faut aussi prendre en compte les attaques dont va de plus en plus être victime l’Ump, venues aussi bien du Front National, de l’Udi et du Modem.
    Il existe aussi un troisième problème majeur auquel est confronté l’Ump : le fait que les sympathisants et militants, contrairement à ce qu’ils pensaient voici trois décennies ou un quart de siècle, voient désormais le Front National tout à fait différemment. Le mur qui fut patiemment construit à l’époque qui faisait office de barrage, érigé qu’il était afin de mettre le Front National en quarantaine, s’est fissuré depuis. Maintenant, l’image positive qu’ont la majorité des sympathisants et militants de l’Ump du Front National ne fait plus de doute. C’est une des conséquences du processus de dédiabolisation. Que l’Ump se recentre par trop ou qu’elle se déconsidère et ce sera la fuite d’une importante partie de ses électeurs vers le Front National avec, bien entendu, un effet boule de neige.
    Que Nicolas Sarkozy soit aujourd’hui le grand favori auprès des électeurs de l’Ump est pour l’instant un fait acquis. Pour l’instant… L’avenir est encore à écrire. L’idée même, assez récente, de faire un bilan, un état des lieux du sarkozisme en dit long sur les intentions des uns et des autres. Si on exclut Nicolas Sarkozy, force est de constater qu’aucun postulant ne se dégage des autres. Ils sont donc assez nombreux, ceux qui peuvent prétendre devenir le candidat présenté par l’Ump. Si Xavier Bertrand vient de rappeler très récemment sa volonté d’en être, soyons certains que Copé, Fillon, mais aussi Nkm seront de la partie. On peut aussi noter que dans le cas de Fillon et Copé, leur affrontement pour le contrôle de l’Ump laissera des traces. Ce d’autant plus, qu’idéologiquement, ils se sont positionnés sans nuance : Copé à droite et Fillon, beaucoup plus modéré, à gauche. Difficile donc pour ces deux hommes de faire à l’avenir consensus auprès des sympathisants et adhérents Ump. C’est là où Nkm a incontestablement une chance, elle qui durant l’affrontement sanglant entre les deux hommes précédemment cités, a eu l’intelligence de ne pas se positionner.
    On pourrait croire qu’il faille se désintéresser de l’Ump comme d’ailleurs du parti socialiste ; ce serait pourtant là une grave erreur. Nous sommes aujourd’hui dans une configuration politique telle que seulement trois structures sortent du lot. Au point que leurs suivants se situent bien loin derrière et très probablement, sans la possibilité de combler leur retard. Contrairement à certains sports pour lesquels les trois premiers se voient médaillés, il n’y aura que deux structures sur les trois, à être récompensées par l’intermédiaire d’une présence au second tour. Bien longtemps le Front National a été membre du groupe des suiveurs dont font partie plusieurs mouvements aujourd’hui. La donne depuis a changé et le Front National se situe en matière de suffrages à un niveau équivalent de ses deux concurrents. Si le Front National fut présent au second tour de l’élection présidentielle de 2002, ce ne fut pas tant en raison d’un très bon score, que d’une prestation catastrophique du candidat socialiste. Si aujourd’hui ou dans le cadre d’un demain assez proche, rien n’empêche de penser que l’un des deux concurrents peut lui aussi s’effondrer, on peut considérer que même sans cela, le Front National pourra accéder au second tour : il n’a donc plus aujourd’hui besoin de la providence pour triompher.

    Alain Rebours http://www.voxnr.com

  • Les socialistes rasent gratis en 2025 !

    L'annonce du séminaire gouvernemental à l'Élysée sur la situation de la France en 2025 est proprement stupéfiante et laisse perplexe sur l'esprit de raison de ce gouvernement.
    Ayant été incapable de prendre la mesure de la crise au moment des élections présidentielles et ayant gouverné en dépit du bon sens, les socialistes se réfugient dans leur exercice favori : l’utopie, demain on rase gratis !
    Certes tout gouvernement se doit de confier à un centre de prévisions, l'analyse des tendances structurelles de la nation et du monde, mais cet exercice ô combien difficile ne peut avoir de crédibilité qu'après de multiples travaux d'experts réunissant toutes les forces politiques, économiques, universitaires, syndicales et sociales du pays.
    Cet exercice élyséen est une véritable fuite en avant, une totale démission face au temps présent : " Allons, Français, les temps sont durs, mais à long terme tout ira bien ", sauf qu'à long terme nous serons tous morts, selon le mot resté célèbre de John Maynard Keynes mais oublié par ce gouvernement qui ne cesse de faire diversion !

  • Le duel Valls vs Taubira : c'est du chiqué

    Lu dans Minute :

    "A ma droite mesdames et messieurs le gentil, alias « Le Catalan », également appelé « Manuel l’élégant », plébiscité par 61 % des Français au dernier pointage, pas plus tard que dimanche dernier, et, à ma gauche (« ouh ! ouh ! »), la méchante, « La Sorcière noire », également surnommée « La Furieuse de Cayenne », détestée par 61 % de ces mêmes Français. A ma droite le redresseur de torts, dur avec la racaille, sans pitié face aux criminels, et à ma gauche l’ange tutélaire des voyous, l’alliée maléfique des basfonds (« ouh ! ouh ! »), teigneuse avec les braves gens qu’elle incarcère et compréhensive avec les repris de justice qu’elle laisse en liberté.

    Le spectacle vient de commencer et les organisateurs vous en donnent leur parole : ce sera saignant ! Tous les coups seront permis ! Toutes les prises autorisées ! Le bas-ventre ne sera pas épargné ! Les combattants ne prendront pas de repos et joueront à guichet fermé tout l’automne, et tout l’hiver s’il le faut, et au printemps prochain s’il y a des demandes. Entre deux reprises, les soigneurs leur passeront l’éponge sur le visage. Leurs coachs se lanceront des regards menaçants. Des insultes fuseront. L’arbitre recevra des coups. Les combattants prendront les spectateurs à témoin. « C’est moi le plus fort ! » « Bravo ! Oui, vas-y, mords-y l’oeil à cette garce ! » « Non c’est moi, je vais le manger tout cru ! » « Ouh ! Ouh ! Sortez-là ! » Un vrai spectacle de baston, à ne pas reproduire chez soi. Garanti 100 % chiqué, comme au catch ?"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Eviter « l’overdose », c’est (encore) possible

    Les socialistes n’en ratent pas une : nouvel exemple du profond décalage entre les fantasmes de la caste au pouvoir et le peuple français, le PS  a dénoncé en des termes très violents la Une du magazine libéral-conservateur Valeurs actuelles. Son directeur général, Yves de Kerdrel, affirmait il y a peu   avoir été mis sur écoutes après avoir critiqué Manuel Valls, mais cette fois-ci l’attaque est venue du  porte-parole du PS  David Assouline. Sous le titre Roms l’overdose, l’hebdomadaire a consacré un dossier à la délinquance générée par  cette immigration là en provenance principalement de Roumanie,  de Bulgarie et de Hongrie. Un sondage de l’institut Harris publié par ce dernier numéro de  Valeurs actuelles, indique ainsi que  plus de  « 7 Français sur 10 se disent préoccupés par la présence de Roms en France » et notamment que   « plus on est de droite (90 % à l’UMP, 95 % au FN), plus cette inquiétude, voire ce rejet, augmente », même si cette préoccupation est aussi très élevée  au sein de l’électorat de gauche;

     Décidemment très en verve à l’approche de l’université d’été socialiste   qui débute vendredi à La Rochelle , et chargé peut être de contrebalancer  la posture droitière et sécuritaire  d’un Manuel Valls qui passe mal dans les rangs du PS,     David Assouline a de nouveau déballé sur twitter, comme son ami  journaliste Claude Askolovitch, mais aussi  dans un communiqué officiel,  les formules grandiloquentes habituelles.

     Il a accusé  ce magazine  de véhiculer des  « valeurs nauséabondes », stigmatisé  une Une  «  indigne, anti-républicaine  qui « incite à la violence xénophobe contre une catégorie de la population »,  « la banalisation de ce type de campagnes et d’idées contre lesquelles le PS a décidé de lancer l’offensive. Halte à l’overdose xénophobe ! ».

     Dans une interview au quotidien gratuit  20 Minutes, Geoffroy Lejeune, rédacteur en chef adjoint du service politique de Valeurs actuelles,  a eu beau jeu  de rétorquer  plus justement que ce titre  s’explique par les résultats du sondage Louis Harris  cité plus haut   qui indique « qu’une immense majorité des Français, même les électeurs de gauche, est excédée par les occupations illégales de terrains par les Roms et par la criminalité ».

     Loin de stigmatiser les Roms se défend-il,  ce dossier  « (s’attaque)  au gouvernement qui ne fait rien pour enrayer la criminalité ». « Nos sujets sont le reflet de ce que beaucoup pensent tout bas, mais n’osent pas écrire ».

     Le Monde faisant état de cette polémique a cité le  site du journal Metro qui pointe selon l’auteur de l’article ce qui serait un « raccourci » fâcheux  du magazine ».

     En effet est-il argumenté, «  si 86 % des sondés se disent défavorables à l’installation de Roms à proximité de votre domicile dans un espace non prévu pour accueillir un campement de Roms, cette proportion tombe à 45 % quand il s’agit d’un emplacement prévu par la loi, soit une minorité. Peut-on, dans ce cas, vraiment parler d »overdose?, interroge la journaliste. »

     Et bien oui on peut !  Car nous pouvons surtout conclure de  cette réponse qu’elle est  de  la même veine que celle concernant plus globalement l’opinion de nos compatriotes au sujet des banlieues  dans lesquelles les « de souche » sont ultra-minoritaires.

      Les Français  conçoivent  que l’on puisse  y vivre ou résider à proximité, mais quand ils en ont  l’occasion et/ou les moyens, ils préfèrent  déménager. Bref les joies du vivre-ensemble dans la société plurielle c’est chouette dans les séries télévisées mais c’est  bon pour les autres !  Et ce ne sont pas les apparatchiks socialistes qui nous diront le contraire eu égard aux quartiers très peu « métissés » dans lesquels ils habitent eux et leur famille…

     Relevons que  Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, député-maire  de l’Essonne,  a eu les mots justes quand il a accusé  les socialistes d’être « coupés de la réalité que vivent de nombreux Français en zones rurales et périurbaines ». « Elu d’une ville de banlieue, je mesure chaque jour à quel point l’installation d’un campement de Roms entraîne des nuisances et des tensions auprès des citoyens ». « Par leur politique comme par leurs attaques », les socialistes « n’apportent que de la division et de la rancœur entre nos compatriotes ».

     Si comme  le notait Jean-Marie Le Pen  « l’arbre rom ne doit pas cacher la forêt de l’immigration extra européenne », laquelle se poursuit  à haut débit, le président d’honneur du FN avait  lui aussi créé la polémique début juillet. Il avait ainsi rappelé  qu’au nom de l’ accord de libre -circulation prenant effet à partir du 1er janvier 2014,  «  les 12 millions de Roms qui sont situés en Roumanie, en Bulgarie et en Hongrie auront la possibilité de s’établir dans tous les pays d’Europe»,

    Nous l’évoquions il ya peu, Intervenant dans l’hémicycle du Parlement européen, Bruno Gollnisch avait pointé les ravages occasionnés par le démantèlement  des « frontières intérieures », « un formidable appel d’air pour l’immigration illégale », mais aussi et surtout   la responsabilité de l’UMP  aux affaires dans cette situation.

    Dirigeants de « droite » qui   «  auraient dû savoir que les traités dont ils ont été partisans comme l’ensemble de la classe politique ,    traité de Maastricht, traité d’Amsterdam, traité de Nice, traité de Lisbonne (…)  allaient ouvrir effectivement nos frontières à tous ceux qui souhaitaient s’y installer. » Un traité de Lisbonne que Nicolas  Sarkozy,  avec la complicité hypocrite de la gauche, s’était empressé de négocier et de faire avaliser dès janvier 2008 par le Parlement français.

     « Et puis ajoutait-il, on parle de minorité opprimée, mais est-ce que vous pensez sérieusement, que si les Roms ne se sont pas intégrés depuis six siècles dans les pays d’Europe centrale ou orientale, où ils résident, c’est simplement parce que les Roumains, les Bulgares, les Hongrois, sont méchants, c’est parce les Slovaques, les Tchèques, les Slovènes, les Serbes les persécutent ?Votre angélisme en réalité est une autre forme de racisme, un racisme qui s’applique en fait aux populations indigènes, celles qui, comme dans mon pays, ne souhaitent pas que 12 millions de Roms viennent s’y installer et la seule solution, c’est de sortir de cette Europe-là ! »

    Les élections européennes de 2014 offriront aux Français une nouvelle possibilité d’envoyer un signal fort de résistance  aux folles politiques des  partis du Système et de clamer haut et fort leur volonté d’échapper aux  « overdoses » qui finissent en général par la mort des organismes concernés, individus, peuples ou nations.

    http://www.gollnisch.com/

  • L'UMP au pouvoir aurait du assumer ses convictions

    Minute reproduit les propos tenus par Wauquiez dans « Le Point » du 14 août :

    « Evitons que l’inventaire ne serve à instruire une espèce de procès stalinien de Nicolas Sarkozy. C’est d’autant plus inacceptable de la part de ceux qui ont exercé des responsabilités à ses côtés pendant cinq ans. »

    Pour François Fillon, qui veut attaquer Nicolas Sarkozy, c'est un retour de bâtons.

    « Ce qu’ils attendaient de nous, c’était d’aller plus loin. Notre échec n’est pas d’être allé trop loin, c’est de ne pas être allé assez loin. »

    Laurent Wauquiez balaye l’argument selon le quel la campagne de 2012 aurait été trop à droite :

    « C’est un raisonnement politique d’une grande pauvreté et d’un grand mépris pour les électeurs ! On n’échoue pas pour deux mois de meetings, on échoue sur ce qu’on n’a pas fait pendant cinq ans ».

    « La gauche échoue parce que ses idées ne sont pas adaptées à la réalité du pays, la droite parce qu’elle n’a pas le courage de les mettre en application quand elle arrive au pouvoir. Elle doit enfin assumer ses idées et ses convictions. »

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • le goût français de la déprime.

    le goût français de la déprime. Étonnante la vie politique française quand on prend un peu de recul… À bien y regarder, la répartition des rôles à gauche à droite est troublante car elle se joue des étiquettes sans qu’aucun observateur qualifié, comme les spécialistes n’aiment rien tant qu’à s’auto-proclamer eux-mêmes, ne s’en étonne.
    Rappelez-vous… Quand le Parti communiste, par la voix de son secrétaire général, le tant regretté (ou regrettable, au choix) Georges Marchais, martelait : « En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes (…). La cote d’alerte est atteinte. (…) C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration. Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient trop importante (…), la crise du logement s’aggrave. »(1)
    On sait ce qu’il advint par la suite de cette posture… Les « masses laborieuses » de souches gauloises désertant ses rangs, le PC effectua un virage à 180° pour soutenir les « camarades immigrés » dans leurs avides revendications territoriales.
    À droite, on sait ce qu’il advint, lors de son fameux « Appel de Cochin », de la dénonciation par Jacques Chirac – c’était en 1978, il était alors Premier ministre en exercice et Président du RPR – de la politique anti-nationale de l’Europe fédérale… À peine élu à la Fonction suprême, il en devint un ardent partisan…
    Alors, quand aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche, accuse François Hollande, d’avoir « plongé notre pays dans la déprime », de « (nous) enlever le goût du futur » et son ministre de l’Intérieur Manuel Valls, de représenter l’« extrême droite du Parti socialiste », après avoir été « contaminé par le Front National », il ne fait finalement, à tord ou à raison, que pointer du doigt une tradition politique bien française de revirement sans vergogne de ses élus, quels que soient leurs bords.
    Ce qui est étonnant, c’est que le pivot de sa harangue contre le PS au Pouvoir reprenne quasiment mot pour mot celui du Front national envers l’UMP, accusée d’être elle-mêmes largement imprégnées des idéaux de gauche parce qu’infiltrés de nombre de ses représentants… Ce ne sont pas les nominations ministérielles des Bernard Kouchner, Fadela Amara, Martin Hirsch, Frédéric Mitterrand ou autres Éric Besson ou Jean-Pierre Jouyet du quinquennat de Nicolas Sarkozy qui démentiront cela, puisqu’ils en ont été la plus évidente des illustrations.
    La ligne de fracture idéologique en France semble donc plus que jamais, au-delà des étiquettes, entre les populistes (Parti de Gauche/Front de Gauche et Front National/Rassemblement Bleu Marine) et l’UMPS (Parti socialiste/Europe Écologie les Verts et Union pour un mouvement populaire/ Union des démocrates et indépendants)…
    Quant à la ligne de fracture politique, elle n’a jusqu’à présent jamais bougée, ni même été sérieusement menacée : l’UMP et le PS tiennent invariablement et successivement les rênes du Pouvoir ou celles de l’opposition parlementaire… malgré les reniements, la déprime ou le retrait d’un quelconque « goût du futur » !
    Quant aux scandales à répétition touchant l’ensemble de cette classe politique au Pouvoir (des affaires Tapie-Crédit Lyonnais ou Betencourt-Sarkozy à celles de Cahuzac-Moscovici et Guérini-Andrieux), ils ne semblent guère interpeller les Français.
    Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon peuvent bien s’égosiller tant qu’ils veulent, une majorité de leurs compatriotes n’ont encore jamais été prêts à un grand bouleversement politique comme celui qui s’était produit, au début des années 1990, en Italie(2)…
    C’est qu’il fait si chaud en ce cours de l’été, après avoir fait si mauvais au début…
    Voyez, en France, même la météo semble s’être mise au diapason de la politique, c’est dire…

    Philippe Randa http://www.voxnr.com

    notes

    (1) Article publié par L’Humanité le 6 janvier 1981, à quatre mois de l’élection présidentielle, au terme de laquelle François Mitterrand devait être élu président de la République (sources : http://cyrilleemery.wordpress.com qui remercie pour l’infos Robert Ménard, fondateur du site www.bvoltaire.fr).
    (2) L’opération « Mains propres » – série d’enquêtes judiciaires – visa des personnalités politiques et économiques italiennes, compromises avec la Maffia. Elle provoqua la disparition de la Démocratie chrétienne et du Parti socialiste, partis dominants de l’après-guerre.

  • La France et les Français d’abord, tout simplement !

    Faire du combat contre le Front National l’enjeu majeur des élections municipales et européennes de 2014 est-il un gage de mobilisation des électeurs? Faute de mieux, faute de pouvoir se vanter du (catastrophique) bilan (économique, sociale, sécuritaire, identitaire…) du gouvernement Ayrault, l’université d’été du PS à la Rochelle qui débutera vendredi prochain en fera de nouveau son thème central. Il sera notamment celui du discours que prononcera le premier secrétaire Harlem Désir, dont l’intervention et celle du Premier Ministre clôtureront les « travaux ».

      Au risque peut être de lasser même le noyau dur de leurs adhérents , les instances du parti vont  donc, comme depuis trente ans, faire mine de « chercher des réponses à la montée du Front National »…

    Réponses qu’un Manuel Valls tente de trouver actuellement en prenant des poses de matamore qui hérissent ses petits camarades, en  roulant des mécaniques mais avec aussi peu de résultats probants qu’un certain Nicolas Sarkozy avant lui  au ministère de l’Intérieur.

     En l’espèce constate Bruno Gollnisch, les dirigeants socialistes savent pertinemment, comme tout le monde, les raisons  de cette ascension de l’opposition nationale: la trahison des idéaux de solidarité nationale, de justice sociale, l’abandon des Français les plus modestes. Cela, au nom de l’idéologie euromondialiste  et immigrationniste à laquelle s’est ralliée une  gauche française qui a renoncé depuis longtemps à défendre la France et les Français d’abord.  Cela ne mérite pas trois jours de débats pour le découvrir !

     Avec la même absence d’originalité, jusque dans le slogan éculé que seuls les punks à chiens et les militants du Front de Gauche osent encore beugler dans les manifs, le porte-parole du PS,  David Assouline,  a expliqué lors de son point de presse hebdomadaire qu’il s’agissait de dénoncer  à La Rochelle la « France F haine » et de présenter « la France qu’on aime ». On a le sens de la rime riche au  PS!

     Julien Dray le disait autrement, rapportions-nous le 2 juillet sur ce blog, la mission du PS consiste ainsi à « défendre un monde libre, métissé, mais rassurant (sic) car adossé à un combat pour un ordre social juste. ». Zéro pointé sur toute la ligne…

     Or, c’est bien le refus de ce projet d’une France détruite dans son identité propre, totalement  babélisée, balkanisée sur fond d’affrontements ethnico-religieux, communautarisée, multiconflictuelle qui est au cœur du vote FN rapportait encore une toute récente étude de l’IFOP effectuée auprès de 6 000 électeurs frontistes et relayée par Le  Monde le 7 août.

     Au-delà des différences sociologiques pointées par l’IFOP entre les divers électorats qui votent FN et Marine , entre schématiquement des électeurs venus de la gauche, à la fibre plus « sociale »,  dans les régions à tradition ouvrière du Nord,  et ceux plus « droitiers » du Sud-Est,  « ce sont bien les fondamentaux (du FN, NDLR) (qui) agissent comme un véritable ciment »  est-il rapporté. Exemple emblématique cité ici, 97 % des électeurs FN « sudistes » et   95 % des électeurs frontistes « nordistes »,   « adhèrent ainsi à l’idée qu’il y a trop d’immigrés en France ».

     Pour Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP, si  « l’immigration agrège (au FN, NDLR) des électeurs qui ne voteraient pas pour le même parti », il est certain que cette question du devenir de l’identité française achève de miner la cohésion de l’UMP.

     Un parti certes divisé par le  duel Copé-Fillon, suspendu à un éventuel retour sur le devant de la scène de Nicolas Sarkozy.  Mais  qui surtout, et c’est  certainement  là son défi à relever le plus important, doit (ré)concilier une base très proche des vœux de l’électorat fronto-mariniste et un Etat-major partageant peu ou prou la même vision  du monde cosmopolite et métissée que leurs anciens condisciples de l’ENA  faisant  carrière au PS.

     Il est ainsi caractéristique que l’ex militant d’extrême droite repenti, ex ministre de  la relance sous la présidence de Nicolas Sarkozy et actuel président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, ait expliqué dans un entretien au Figaro le  13 août l’urgence pour l’UMP d’ « une clarification de ses choix idéologiques ».

     « Le cousinage avec le FN, dit-il,  c’est la politique de Patrick Buisson »,  le maurrassien conspué par  l’aile progressiste de l’UMP. « Ce n’est pas ma conception de ce que doivent être la droite et l’UMP souligne M. Devedjian. Remettre en cause le droit du sol, comme le suggèrent certains de ses collègues à l’UMP, c’est un non-sens, qui serait contraire à la réalité sociologique de notre pays » (sic).

     Bien sûr ce sont les propos de M.  Devedjian qui sont  un non sens absolu,  dont les convictions sur ce sujet, qu’il partage avec une très large partie des responsables de l’UMP et la quasi-totalité de la gauche et de l’extrême gauche,  sont incompréhensibles  pour la très grande majorité des électeurs  de droite.

      Bruno Gollnisch  rappelait au moment de  l’affaire Mohammed Merah  l’aberration de notre actuel  Code de la Nationalité, totalement inadapté aux bouleversements démographiques et migratoires de ces dernières décennies, « qui distribue la qualité de Français aussi bien à ceux qui l’on méritée qu’à ceux qui ne la méritent pas, à ceux qui la désirent comme à ceux qui la méprisent, à ceux qui aiment la France comme à ceux qui la haïssent. Et c’est là tout le problème ! Un problème tabou, mais un vrai, un grave, un très grave problème ! »

    http://www.gollnisch.com

  • Hollande en tête des plus mauvais présidents au plan mondial

    Le président français en tête d'un classement international ? On croit rêver et pourtant, c'est bien vrai. Il n'y a toutefois pas de quoi parader...
    La fameuse liste dont Hollande arrive en pole position n'est en effet autre que celle des pires hommes politiques du monde.
    Le chef d'État français prend donc la première marche du podium devant Silvio Berlusconi et le Pakistanais Altaf Hussain, qui a notamment fondé le quatrième plus important parti du Pakistan, dans le classement concocté par Toptensworld.com. 
    Pour justifier son choix, le site Internet rappelle que "le taux de chômage a grimpé sous François Hollande et atteint désormais un niveau record". Le ministère du Travail a en effet indiqué qu'après une accalmie en mai, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité était reparti à la hausse en juin atteignant en métropole un record à 3 279 400 millions.
    Toptensworld.com ajoute que le président français "a établi des changements concernant les impôts poussant de nombreux riches français à quitter le pays".
    Enfin, le site assure qu'"il est l'un des plus grands avocats du socialisme en Europe quand cette dernière a besoin d'innovation, d'une baisse des dépenses de l'État, d'entrepreneuriat et de croissance".
    Ce n'est pas la première fois que François Hollande arrive en tête d'un tel classement. Déjà l'année dernière, certains sites américains, notamment oldclick.com, le couronnait pire chef d'État au monde.
  • Corse : Propriété et identité

    « L’Assemblée de Corse […]  a déjà voté une loi allant dans le sens nationaliste de la Corse en mai dernier : la langue corse hissée au statut de langue officielle de l’île au même titre que le français. »
    En parlant de réserver l’accès à la propriété en Corse aux résidents insulaires  de plus de cinq ans ou aux Corses d’origine, Paul Giacobbi, président de l’assemblée de Corse, a jeté un pavé dans la mare.
    Au-delà des contingences politiciennes et des cris d’orfraie des « eurocrates », des « libéraux » et des « républicains », on notera qu’il pose de vrais problèmes : jusqu’où une communauté humaine peut-elle accepter de se voir dépossédée de son territoire et de ses paysages ? Jusqu’où peut-elle accepter que la montée des prix de l’immobilier rende les logements inaccessibles à ses jeunes natifs ? Jusqu’où la loi de l’argent peut-elle s’imposer comme règle d’arbitrage unique entre les hommes ?
    Ces questions-là, nos voisins suisses y ont déjà répondu : dans de nombreux cantons – montagnards notamment – tous les biens ne sont pas également cessibles : certaines propriétés ne sont vendables ni à des résidents étrangers, ni même à des Suisses qui voudraient en faire des résidences secondaires. C’est ainsi que la Suisse parvient un peu moins mal que d’autres à protéger son identité, son patrimoine et la justice sociale. Nos lecteurs trouveront ci-dessous un article d’Economie matin.fr consacré à « La Corse sanctuarisée pour éviter la spéculation foncière ».
    Polémia.

    La Corse sanctuarisée pour éviter la spéculation foncière ?
    La proposition de l’élu Paul Giacobbi de restreindre la propriété en Corse aux seuls Corses fait édjà polémique. Si la spéculation financière et immobilière est ciblée, cette proposition remet en cause le principe d’égalité qui est au cœur de la fondation de la République française.
     5 ans de résidence en Corse pour pouvoir y acheter un bien immobilier ?
    Paul Giacobbi, président du conseil exécutif de Corse, propose de faire de la Corse une véritable exception sur le territoire français : il estime que pour acquérir un bien immobilier sur l’île de Beauté il faudrait y avoir résidé pour au moins cinq ans. Ou bien avoir un attachement familial en Corse. Le mouvement indépendantiste Corsica Libera avait proposé, lors de sa dernière réunion, un minimum de 10 ans de résidence avant de pouvoir acquérir un bien immobilier.
    La cible de cet élu est, bien entendu, la lutte contre la spéculation immobilière, la Corse étant très prisée par les familles aisées. Les résidences secondaires y sont nombreuses ce qui entraîne une déstabilisation du marché immobilier de l’île. Les prix flambent face à la demande et les Corses eux-mêmes risquent de ne plus avoir les moyens d’acheter un terrain ou un appartement.
    Entre 2010 et 2011, la Corse-du-Sud a vu les prix de l’immobilier augmenter de 12 % et la situation est bien pire en Haute-Corse : l’augmentation a été de 25 %, ce qui inquiète fortement les représentants du mouvement indépendantiste Corsica Libera
    Réformer la constitution française pour sanctuariser la Corse
    La proposition de loi de Paul Giacobbi n’a pas manqué de susciter la polémique puisqu’elle remet en cause le principe d’égalité qui existe en France. La Corse étant en France, tout français doit y avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Limiter la propriété nécessiterait une réforme de fond, une réforme constitutionnelle, qui se heurterait elle-même à la législation de l’Union Européenne.
    Mais cette difficulté ne fait pas peur à l’élu. La France, comme il le remarque lui-même, a déjà des régions qui ont des spécificités législatives. En Alsace-Moselle, par exemple, il n’existe pas de séparation entre l’église et l’Etat à cause de lois allemandes qui sont restées en vigueur. L’exception corse ne serait donc pas la seule exception française.
    La question débattue en septembre à l’Assemblée de Corse
    Cette proposition de Paul Giacobbi devrait être intégrée dans les débats de la rentrée de l’Assemblée de Corse. Cette même Assemblée, qui n’a pas de pouvoir législatif, a déjà voté une loi allant dans le sens nationaliste de la Corse en mai dernier : la langue corse hissée au statut de langue officielle de l’île au même titre que le français.
     Paolo Garoscio, Economie matin .fr, 9/08/2013
    http://www.polemia