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Extrait de la réaction d'Alain Escada à propos des menaces qui pèseraient sur Civitas (via MPI):
Comment avez-vous appris la nouvelle que Civitas avait figuré parmi une liste de cibles potentielles des terroristes de Bruxelles ?
J’ai pris connaissance de cette rumeur par l’entremise des médias. Dans un premier temps, il était question d’une « association catholique conservatrice basée à Argenteuil ». Ensuite, le nom de Civitas est apparu explicitement.
Que vous en a dit la police ?
Rien. A cette heure, seuls des journalistes m’ont appelé. Je n’ai pas eu le moindre contact avec un quelconque service de police.
Cela vous inquiète-t-il ? Auriez-vous souhaité une protection policière ? Changez-vous votre emploi du temps ?
Non, je ne suis pas inquiet. Si la police ne nous a pas contactés, c’est probablement qu’elle estime qu’il n’y a pas de danger (...). Mes saints anges gardiens valent bien quelques gardes du corps. Rassurez-vous, je dors bien. A Dieu seul de décider de mon heure dernière. Mais, pour être clair, je ne pense pas un seul instant être la cible prioritaire d’un mouvement terroriste. Du reste, je m’interroge. N’est-il pas étrange que rien qui symbolise le gouvernement ou les véritables lieux du pouvoir ne figure parmi la liste des cibles potentielles de terroristes djihadistes ?
Quant au fait que Civitas retienne l’attention de terroristes djihadistes, j’ai plaisanté toute la journée avec les journalistes sur le fait que, jusqu’au Proche-Orient, Civitas serait donc considéré comme le dernier emblème de la Chrétienté. En vérité, pour l’instant je me méfie plus de Bercy qui, sur injonction de la franc-maçonnerie, a infligé à Civitas un redressement fiscal carabiné, que de quelconques terroristes.
Vincent Jauvert, journaliste à l’Obs, publie un livre intittulé «La face cachée du Quai d’Orsay». Un récit noir qui révèle après plusieurs mois d’enquête, certaines dérives sous les ors de la République survenues au cours de ces dernières années.
Centre névralgique de la diplomatie française, le Quai d’Orsay est l’un des ministères régaliens les plus prestigieux. De ce monde feutré, le grand public n’en conçoit, sans nul doute, que de vastes pièces accueillant des réunions sensibles dans un cadre pour le moins somptueux. Un livre vient désormais dépeindre un lieu où la loi républicaine est loin d’être reine.
Une affaire de pédophilie mise au placard
Le Quai d’Orsay aurait-il étouffé une affaire de pédophilie mettant en cause un diplomate ? C’est en tout cas ce qu’affirme l’auteur du livre. Bien qu’aucun nom ne soit cité dans cette affaire, les détails s’y afférant sont nombreux. En 2013, le FBI mène une opération anti-pédophilie et parvient à obtenir «les numéros de téléphone des prédateurs». Au sein de cette liste, figure celui d’un diplomate muté du Quai d’Orsay vers le siège des Nations unies. L’homme est cependant congédié sine die par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon qui aurait eu vent de son passé. Recherché par la justice américaine, il parvient à rejoindre Paris en transitant par Montréal et n’a à ce jour pas été licencié. Son nom est même récemment apparu dans un jury de concours interne du ministère.
Un ancien diplomate accusé de détournement de fond
Proche de l’ancien président François Mitterrand, Bruno Delaye est accusé d’avoir, sur base de photocopies de factures, détourné environ 90 000 euros de fonds publics lorsqu’il était ambassadeur à Madrid. Au début de l’été 2012, il aurait reçu cette somme de plusieurs entreprises qui ont loué l’ambassade de France pour y organiser des soirées. Ces prestations devaient logiquement être directement payées à l’ambassade. L’implication de cet énarque est une mauvaise nouvelle pour l’Elysée où officie un ami proche, Paul Jean-Ortiz, conseiller diplomatique de François Hollande.
Très chers ambassadeurs…
Si le salaire des élus de la République fait souvent les choux gras de la presse, celui des ambassadeurs est rarement évoqué. Et pour cause, ces derniers sont plutôt réticents à se confier autour de ce sujet. Néanmoins, le journaliste a réussi à se procurer les salaires perçus par quelques uns d’entre eux.
«Les représentants en Afghanistan, en Irak et au Yémen sont aujourd’hui les mieux rémunérés avec environ 29 000 euros net par mois (…). L’ambassadeur à Pékin gagne 21 000 euros ; à Washington 20 000 ; celui à l’OTAN, 19 000 ; à N’Djamena ou à Londres, 17 000 ; au Gabon ou à Oman 15 000 ; en Afrique du Sud, 14 000 ; au Cap-Vert, 13.000 ; au Canada, 12 000 ; en Lettonie et à la FAO, à Rome, 11 000 ; et à Bruxelles, 10 000», affirme le journaliste. Des revenus bien supérieurs à ceux perçus par de nombreux acteurs de la vie politique et qui sont en partie exonérés d’impôt.
Certaines ambassades françaises abritent des activités d’espionnage
Offusquée par le programme d’espionnage américain de la NSA révélé par Edward Snowden, la France ne serait pas en reste dans ce domaine. Selon l’auteur, les toits de certaines des ambassades françaises sont utilisés pour espionner les communications dans plusieurs pays. «Personne aux Affaires étrangères ne vous le dira, mais il y a des centres d’écoutes dans toutes nos représentations diplomatiques au Sahel et au Maghreb», rapporte un haut responsable.
La couverture diplomatique est également utilisée pour des activités d’espionnage. «Depuis quelques années, il y a au moins un espion sous couverture diplomatique dans la plupart des ambassades de France. Ils sont, par exemple, quatre à Washington, trois à Johannesburg, et à N’Djamena, deux à Riga et à Jérusalem, et une à Ottawa», révèle l’auteur.
Les larges prérogatives de la compagne de Laurent Fabius
Marie-France Marchand-Baylet, aurait fait le pluie et le beau temps au ministère en ayant un poids décisionnel important sur les nominations des attachés de presse et des diplomates. Selon le livre, elle aurait refusé la nomination d’une diplomate après un rendez-vous conflictuel. Son mari aurait alors déclaré à ce sujet qu’il s’agissait d’une simple «mésentente entre femmes».
« Jeudi soir, une famille qui faisait halte sur une aire d’autoroute à proximité de Norrent-Fontes dans le Pas-de-Calais, a été attaquée par une quinzaine de migrants armés. L’agression gratuite a été ultraviolente, deux jeunes hommes de 22 et 25 ans ont subi des blessures graves : un traumatisme crânien et une mâchoire fracturée. Les victimes ont pu se réfugier dans les sanitaires de l’aire d’autoroute, alors que les migrants démolissaient méthodiquement leur voiture en stationnement. Les migrants ont également fait main basse sur les papiers et l’argent de la famille.
Les membres de la famille sont en état de choc, et se déclarent démolis « moralement et physiquement ». La mère de famille a témoigné auprès des « Calaisiens en colère » et avoue sa « honte de la France ». Une enquête est en cours.
Un camp de 200 migrants est installé sur la commune de Norrent-Fontes, stratégiquement située à proximité de l’autoroute qui mène à Calais. »
Pour comprendre la guerre qui oppose l'Europe à l'islamisme, Mathieu Bock-Côté nous invite à redécouvrir Julien Freund. [Figarovox 1.04] A travers Freund, il nous invite ici à renouer avec les fondements du politique, à rejeter l'universalisme radical, à refuser ce que Maurras eût appelé les nuées, à opérer ce que Thibon nommait retour au réel. « Contre le progressisme qui s'imagine pouvoir dissoudre la pluralité humaine dans une forme d'universalisme juridique ou économique et le conflit politique dans le dialogue et l'ouverture à l'autre ». Sa conception du politique et de l'histoire, son anthropologie même, nous ramènent à Bainville et Maurras. A toute l'école d'Action française. Face à cet épuisement de l'identité européenne - dont le constat nous est familier grâce à Jean-François Mattei - Mathieu Bock-Côté nous conduit, comme jadis Pierre Boutang, à la redécouverte d'une pensée qui sauve. Une pensée des profondeurs qui ressurgit des lointains de notre Histoire. Nous sommes ici dans un paysage familier. Lafautearousseau
Pendant un bon moment, la figure de Julien Freund (1921-1993) a été oubliée. Il était même absent du Dictionnaire des intellectuels français paru en 1996 au Seuil, sous la direction de Jacques Julliard et Michel Winock, comme si sa contribution à la vie des idées et à la compréhension du monde était insignifiante. Son œuvre n'était pas rééditée depuis 1986. L'ancien résistant devenu philosophe qui refusait les mondanités parisiennes et la vision de la respectabilité idéologique qui les accompagne œuvrait plutôt en solitaire à une réflexion centrée sur la nature du politique, sur la signification profonde de cette sphère de l'activité humaine.
Son souvenir a pourtant commencé à rejaillir ces dernières années. Après avoir réédité chez Dalloz en 2004 son maître ouvrage, L'essence du politique, Pierre-André Taguieff lui consacrait un petit ouvrage remarquablement informé, Julien Freund: au cœur du politique, à La Table Ronde en 2008. En 2010, certains des meilleurs universitaires français, parmi lesquels Gil Delannoi, Chantal Delsol et Philippe Raynaud, se rassemblaient dans un colloque consacré à son œuvre, dont les actes seront publiés en 2010 chez Berg international. Son œuvre scientifique y était explorée très largement.
Mais ce sont les événements récents qui nous obligent à redécouvrir une philosophie politique particulièrement utile pour comprendre notre époque. L'intérêt académique que Freund pouvait susciter se transforme en intérêt existentiel, dans une époque marquée par le terrorisme islamiste et le sentiment de plus en plus intime qu'ont les pays occidentaux d'être entraînés dans la spirale régressive de la décadence et de l'impuissance historique. Freund, qui était clairement de sensibilité conservatrice, est un penseur du conflit et de son caractère insurmontable dans les affaires humaines.
Freund ne croyait pas que l'humanité transcenderait un jour la guerre même si d'une époque à l'autre, elle se métamorphosait. Le conflit, selon lui, était constitutif de la pluralité humaine.
Dans son plus récent ouvrage, Malaise dans la démocratie (Stock, 2016), et dès les premières pages, Jean-Pierre Le Goff nous rappelle ainsi, en se référant directement à Freund, que quoi qu'en pensent les pacifistes qui s'imaginent qu'on peut neutraliser l'inimitié par l'amour et la fraternité, si l'ennemi décide de nous faire la guerre, nous serons en guerre de facto. Selon la formule forte de Freund, « c'est l'ennemi qui vous désigne ». C'est aussi en se référant au concept d'ennemi chez Freund qu'Alain Finkielkraut se référait ouvertement à sa pensée dans le numéro de février de La Nef.
En d'autres mots, Freund ne croyait pas que l'humanité transcenderait un jour la guerre même si d'une époque à l'autre, elle se métamorphosait. Le conflit, selon lui, était constitutif de la pluralité humaine. Et contre le progressisme qui s'imagine pouvoir dissoudre la pluralité humaine dans une forme d'universalisme juridique ou économique et le conflit politique dans le dialogue et l'ouverture à l'autre, Freund rappelait que la guerre était un fait politique insurmontable et que l'accepter ne voulait pas dire pour autant la désirer. C'était une philosophie politique tragique. Mais une philosophie politique sérieuse peut-elle ne pas l'être ?
La scène commence à être connue et Alain Finkielkraut l'évoquait justement dans son entretien de La Nef. Freund l'a racontée dans un beau texte consacré à son directeur de thèse, Raymond Aron. Au moment de sa soutenance de thèse, Freund voit son ancien directeur, Jean Hyppolite, s'opposer à sa vision tragique du politique, en confessant son espoir de voir un jour l'humanité se réconcilier. Le politique, un jour, ne serait plus une affaire de vie et de mort. La guerre serait un moment de l'histoire humaine mais un jour, elle aurait un terme. L'humanité était appelée, tôt ou tard, à la réconciliation finale. Le sens de l'histoire en voudrait ainsi.
Freund répondra qu'il n'en croyait rien et que si l'ennemi vous désigne, vous le serez malgré vos plus grandes déclarations d'amitié. Dans une ultime protestation, Hyppolite dira qu'il ne lui reste plus qu'à se réfugier dans son jardin. Freund aura pourtant le dernier mot : si l'ennemi le veut vraiment, il ira chercher Jean Hyppolite dans son jardin. Jean Hyppolite répondra terriblement : « dans ce cas, il ne me reste plus qu'à me suicider ». Il préférait s'anéantir par fidélité à ses principes plutôt que vivre dans le monde réel, qui exige justement qu'on compose avec lui, en acceptant qu'il ne se laissera jamais absorber par un fantasme irénique.
Un pays incapable de nommer ses ennemis, et qui retourne contre lui la violence qu'on lui inflige, se condamne à une inévitable décadence.
La chose est particulièrement éclairante devant l'islamisme qui vient aujourd'hui tuer les Occidentaux dans leurs jardins. Les élites occidentales, avec une obstination suicidaire, s'entêtent à ne pas nommer l'ennemi. Devant des attentats comme ceux de Bruxelles ou de Paris, elles préfèrent s'imaginer une lutte philosophique entre la démocratie et le terrorisme, entre la société ouverte et le fanatisme, entre la civilisation et la barbarie. On oublie pourtant que le terrorisme n'est qu'une arme et qu'on n'est jamais fanatique qu'à partir d'une religion ou idéologie particulière. Ce n'est pas le terrorisme générique qui frappe les villes européennes en leur cœur.
On peut voir là l'étrange manie des Occidentaux de traduire toutes les réalités sociales et politiques dans une forme d'universalisme radical qui les rend incapables de penser la pluralité humaine et les conflits qu'elle peut engendrer. En se délivrant de l'universalisme radical qui culmine dans la logique des droits de l'homme, les Occidentaux auraient l'impression de commettre un scandale philosophique. La promesse la plus intime de la modernité n'est-elle pas celle de l'avènement du citoyen du monde ? Celui qui confessera douter de cette parousie droit-de-l'hommiste sera accusé de complaisance réactionnaire. Ce sera le cas de Freund.
Un pays incapable de nommer ses ennemis, et qui retourne contre lui la violence qu'on lui inflige, se condamne à une inévitable décadence. C'est ce portrait que donnent les nations européennes lorsqu'elles s'imaginent toujours que l'islamisme trouve sa source dans l'islamophobie et l'exclusion sociale. On n'imagine pas les nations occidentales s'entêter durablement à refuser de particulariser l'ennemi et à ne pas entendre les raisons que donnent les islamistes lorsqu'ils mitraillent Paris ou se font exploser à Bruxelles. À moins qu'elles n'aient justement le réflexe de Jean Hyppolite et préfèrent se laisser mourir plutôt que renoncer à leurs fantasmes ?
Dans La fin de la renaissance, un essai paru en 1980, Freund commentait avec dépit le mauvais sort de la civilisation européenne: « Il y a, malgré une énergie apparente, comme un affadissement de la volonté des populations de l'Europe. Cet amollissement se manifeste dans les domaines les plus divers, par exemple la facilité avec laquelle les Européens acceptent de se laisser culpabiliser, ou bien l'abandon à une jouissance immédiate et capricieuse, […] ou encore les justifications d'une violence terroriste, quand certains intellectuels ne l'approuvent pas directement. Les Européens seraient-ils même encore capables de mener une guerre » ?
On peut voir dans cette dévitalisation le symptôme d'une perte d'identité, comme le suggérait Freund dans Politique et impolitique. «Quels que soient les groupements et la civilisation, quelles que soient les générations et les circonstances, la perte du sentiment d'identité collective est génératrice et amplificatrice de détresse et d'angoisse. Elle est annonciatrice d'une vie indigente et appauvrie et, à la longue, d'une dévitalisation, éventuellement, de la mort d'un peuple ou d'une civilisation. Mais il arrive heureusement que l'identité collective se réfugie aussi dans un sommeil plus ou moins long avec un réveil brutal si, durant ce temps, elle a été trop asservie ».
Le retour à Freund est salutaire pour quiconque veut se délivrer de l'illusion progressiste de la paix perpétuelle et de l'humanité réconciliée. À travers sa méditation sur la violence et la guerre, sur la décadence et l'impuissance politique, sur la pluralité humaine et le rôle vital des identités historiques, Freund permet de jeter un nouveau regard sur l'époque et plus encore, sur les fondements du politique, ceux qu'on ne peut oublier sans se condamner à ne rien comprendre au monde dans lequel nous vivons. Si l'œuvre de Freund trouve aujourd'hui à renaître, c'est qu'elle nous pousse à renouer avec le réel.
Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie et chargé de cours aux HEC à Montréal. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques(VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) et de La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire (Boréal, 2007). Mathieu Bock-Côté est aussi chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada.
L’« association catholique conservatrice »ciblée par l’Etat islamique a désormais un nom : Civitas. Selon Libération, c’est l’Institut Civitas qui avait été donné comme cible, depuis la Syrie, aux terroristes de l’Etat islamique (dont les frères El Bakraoui et Mohamed Abrini) responsables des attentats de Paris et de Bruxelles. Cette information figure dans un fichier audio découvert dans un ordinateur appartenant aux terroristes.
Proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (les « lefebvristes »), l’Institut Civitasest une organisation basée à Argenteuil, dans le Val-d’Oise, et elle est ordinairement qualifiée de catholique intégriste. Civitas, qui se définit comme « est un mouvement politique inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église et regroupant des laïcs catholiques engagés dans l’instauration de la Royauté sociale du Christ sur les nations et les peuples en général, sur la France et les Français en particulier », est dirigé par Alain Escada, de nationalité belge.
Coïncidence : c’est à Argenteuil qu’a eu lieu hier l’ostention de la « sainte tunique du Christ » en présence du cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin. La cérémonie a réuni des milliers de personnes.
Civitas organise chaque année son propre défilé de Jeanne d’Arc : le prochain doit avoir lieu le 8 mai au départ de la place Saint-Augustin, à Paris.
L’Etat islamique a identifié une cible à Paris : une « association catholique conservatrice » ! C’est ce qui ressort de l’analyse d’un ordinateur retrouvé après l’arrestation à Anderlecht de l’« homme au chapeau », Mohamed Abrini, le « troisième homme » vu sur les images de vidéosurveillance de l’aéroport de Bruxelles. ITélé, qui a diffusé l’information, n’a pas précisé quelle est cette association.
La cellule terroriste de Daech n’aurait frappé Bruxelles le 22 mars qu’en raison de l’accélération des investigations policières. Son véritable objectif était une nouvelle fois Paris. Le quartier de La Défense est aussi visé.
Le rapport d’analyse des risques pour 2016, « Risk Analysis 2016 », de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, publié mardi, reconnaît officiellement qu’il y a des terroristes parmi les « migrants ». Ce rapport de 76 pages, rédigé en anglais, expose les dangers de l’immigration illégale et les carences des contrôles aux frontières extérieures, notamment en Grèce où les politiques de rigueur imposées par Berlin et Bruxelles ont conduit à une importante réduction des moyens de surveillance. Une grande partie des arrivants se servent de faux papiers ou n’ont pas de papiers du tout, le système Eurodac, où doivent être enregistrées les données biométriques des clandestins, ne fonctionne pas (beaucoup d’arrivants ne sont pas enregistrés ou bien leurs données ne sont pas envoyées au système, et leur identité ne peut pas être vérifiée), etc.
Et si le nombre d’arrivées en Italie a diminué de 10 % en 2015, ce n’est qu’en raison de la baisse du nombre de Syriens qui ont préféré passer par la Grèce ou la Bulgarie. En effet, le nombre de clandestins originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique de l’Est s’est lui accru de 42 % en 2015, atteignant 108 000 personnes (principalement des immigrants économiques). Parallèlement, alors que le nombre d’arrivées illégales dans l’UE explosait en 2015, dépassant largement le million, le nombre de rapatriements restait stable, à moins de 120 000.
En Allemagne, ainsi qu’il ressort d’un rapport confidentiel du ministère de l’Intérieur divulgué par le journal Bildmardi, un demi-million d’immigrantsclandestins ne se sont pas fait enregistrer et résident en toute illégalité. La police fédérale (BKA) s’en inquiète car ces personnes, ne percevant aucune allocation, ne peuvent vivre que de travail au noir, de délinquance et de criminalité. Combien de djihadistes infiltrés parmi ces immigrants qui préfèrent rester cachés ?
En septembre 2015, Hans-Peter Friedrich, ministre de l’Intérieur allemand de 2011 à 2013, prévenait en ces termes contre l’arrivée incontrôlée « d’immigrants dont on ne sait absolument rien » : « C’est une énorme faute politique qui peut avoir des conséquences dramatiques. Nous risquons de payer très cher le fait de ne pas enregistrer ces gens, de ne pas contrôler leur identité. Nous avons perdu tout contrôle. »
Aujourd’hui, Frontex confirme le danger, mais il est malheureusement trop tard.
Olivier Bault
Article paru dans le n° 8584 de Présent daté du 9 avril 2016
Cela se passe peu de temps après l'affaire DSK, au siège de l'ONU à New-York. Un jeune fonctionnaire du quai d'Orsay (énarque ?) est mis en cause dans une affaire de pédophilie. Le gouvernement le rapatrie pour éviter que l'enquête du FBI n'aboutisse et recase le jeune homme dans une grande banque...
Qui était ministre des affaires étrangères à l'époque ? Alain Juppé ou Laurent Fabius ?
Voiture brûlée, policiers caillassés, feux de poubelles : des incidents ont à nouveau eu lieu ce matin dans plusieurs lycées d'Ile-de-France, conduisant la police à procéder à 38 interpellations, dont 15 pour contrôle d'identité.
La tension a été particulièrement forte devant le lycée Hélène-Boucher à Tremblay-en France (Seine-Saint-Denis), où une centaine de lycéens cagoulés ont fait face à une dizaine de policiers. Un véhicule a été incendié, deux autres retournés, et les policiers "copieusement caillassés". Pour se dégager, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et, à une reprise, du flash ball.
L'établissement a été fermé vers 10H. Par ailleurs, plusieurs lycées ont été bloqués dans le 11e arrondissement de Paris et à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
“La mosquée d’Athènes”, voilà qui pourrait devenir un titre de roman, d’horreur si je devais choisir le genre. Je fais référence ici à l’intense conflit autour de la construction d’un de ces lieux de culte de la fausse religion mahométane qui se multiplient en Europe de l’Ouest et du Sud.
En lisant la presse grecque ces derniers jours, on apprend en effet que l’extrême-gauche au pouvoir en Grèce est déterminée à liquider ce qu’il reste de l’héritage spirituel de ce pays dont elle préside à l’effondrement.
Le journal britannique Mail online rapporte (source) :
Un officiel du ministère de l’Education et des Affaires Religieuses a déclaré qu’ils doivent avancer rapidement sur la construction de la mosquée qui été annoncée en 2006 mais qui est retardé par des recours.
L’officiel indique : “C’est précisément en raison des récentes attaques terroristes que nous devons avancer rapidement sur la construction de la mosquée à Athènes. Chaque jour sans mosquée et imams officiels à Athènes, nous payons pour un risque accru de radicalisation des musulmans agissant dans l’ombre ou dans des lieux non officiels de culte”.
Je publiais récemment un article sur ce même blog intitulé “Chaque attentat accroit la capitulation des élites, pas l’inverse” (lire ici). Le titre résume assez bien le propos et si je le cite ici c’est parce que ce n’est pas le fruit de conjectures délirantes de ma part mais d’une réalité observable, dans toute l’Europe occidentale.
Dans ce cas d’espèce, c’est bien le gouvernement grec – pas moi – qui établit un lien entre terrorisme et nécessité de répondre aux exigences toujours plus croissantes de l’envahisseur musulman, d’origine orientale ou africaine. Ce que l’on appelle “l’apaisement”.
Politique dont Churchill disait : “Un promoteur de l’apaisement, c’est quelqu’un qui nourrit le crocodile en espérant qu’il le mangera en dernier”.
Psychologie du pacifisme
Dans une article de 2009, traitant du pacifisme occidental d’avant-guerre dans un article intitulé A la guerre comme à la paix (lire ici), Annaëlle Lebovits parle du profil psychologique du pacifiste qui ne sera pas sans vous rappeler quelque chose de plus contemporain :
“Le pacifiste se réfugie derrière des intentions droites et nobles, ses discours se parent d’humanisme, de foi en l’autre et de respect. Car la figure du faible enjoint la compassion […] La réciprocité absolue des rapports humains fait l’objet de la foi triviale qui meut le pacifiste. La bonté appelle la bonté, pense-t-il, et le respect, le respect ; seule la haine engendre la haine, les victimes sont des bourreaux qui s’ignorent. Le pacifiste nie ainsi sa dissemblance à l’ennemi.”
Elle poursuit :
Tout pris qu’il est dans ce rapport d’identification imaginaire à l’autre, le forçat de la paix en oublie de composer avec l’Autre. Il le fait d’autant plus facilement qu’il épouse tacitement le discours de cet autre, qu’il y repère un écho de vérité propre à rassembler ce que tout oppose en apparence.
Annaëlle Lebovits tire de cette disposition d’esprit une conclusion pratique :
Le pacifiste se prépare souvent une guerre plus franche que celle qu’il prétend éviter. Plus franche, parce que pour s’endormir au doux son de promesses de paix, il ne voit pas, ne peut pas voir venir la guerre. Loin que la réalité commande chez lui la stratégie à adopter, elle se conforme au contraire à la seule stratégie qui lui convienne : ne rien faire, s’aplatir toujours plus et respirer toujours moins fort.
Vous vous souviendrez ici du fameux discours de Manuel Valls suite aux attentats de Charlie Hebdo : les agresseurs sont les agressés, les victimes sont les coupables. Les djihadistes, “fondamentalement bons”, se sont simplement “égarés” des suites d’une “ségrégation” dont ils seraient l’objet :
Psychologie du revanchard
Le Führer du Reich, Adolf Hitler, avait un projet géopolitique – l’unité allemande – et entendait en finir avec les conséquences du Traité de Versailles. Les Français ne concevaient pas à quel point le sentiment d’injustice avait forgé une génération vaincue d’Allemands qui entendaient réécrire l’histoire.
Hitler ne cachait pas à quel point “l’apaisement” franco-anglais lui paraissait une marque de faiblesse et non, comme le pensaient ses adversaires, de magnanimité propre à le calmer. Il déclarait en 1939 :
“J’ai vu à Munich les chefs des gouvernements français et britanniques ; ce sont des créatures faibles et lamentables, incapables d’offrir une résistance quelconque.”
Ce que ne comprennent pas, paradoxalement, les apologistes de “l’Autre”, c’est que “l’autre est autre” par définition. Et que ce dernier n’est pas réductible à soi-même, a fortiori quand il est racialement, culturellement et religieusement radicalement différent.
Or, toutes les actions entreprises face à la menace reposent sur l’idée que les afro-musulmans – tant chez eux que chez nous – raisonnent dans les mêmes termes.
Parce qu’ils sont fondamentalement mus par des desseins hostiles, revanchards et conquérants, la soif de l’ennemi allogène est inextinguible. Chaque tentative de conciliation est perçue comme un signe de faiblesse et constitue une puissante incitation à pousser l’avantage.
Le cerveau reptilien des masses musulmanes ne conçoit pas autrement les mesures diplomatiques visant à les apaiser.
Les élites nourrissent le crocodile
Pour en revenir à la mosquée d’Athènes, capitale fondatrice de la civilisation euro-occidentale doit-on le rappeler, l’annonce depuis plusieurs années de ce projet avait instantanément été interprétée comme une brèche.
L’ancien occupant ottoman tentait d’exploiter l’opportunité comme le rappelle cet article d’un site musulman qui, comme on le voit, n’a rien oublié (voir ici) :
Suite à sa conversation avec le ministre grec Samaras Antonis à Doha, le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan a proposé de construire une mosquée à Athènes […] En proposant de financer la construction de la mosquée d’Athènes, le premier ministre turc enlèvera ainsi un point crucial qui freine le dossier. Malheureusement, le Ministre grec a préféré rejeter l’offre de son homologue. La question d’une mosquée officielle à Athènes, se posait depuis plusieurs années. Alors que la Grèce est sur-endettée, le rejet d’une telle proposition est un comble, et une preuve de la difficile acceptation de l’islam dans le pays, et de l’influence de l’Église orthodoxe. Pour cette question, Athènes risque encore de rester l’exception de l’Union Européenne.
Pour se plonger encore dans l’univers mental des masses musulmanes, je citerai cet extrait du site salafiste Islam & Infos sur le sujet (voir ici) :
Bonne nouvelle pour les Grecs ! En effet, après des années de polémiques et de rebondissements, Athènes va enfin pouvoir avoir une Mosquée pour ses fidèles.
Il est vrai que les musulmans d’Athènes sont confrontés à l‘islamophobie des militants d’extrême droite et même de certains habitants comme en novembre 2011 lors de la prière de l’aîd où ils se sont fait insulter et jeter des œufs en pleine prière.
Vous aurez relevé l’impudence typique de la mentalité islamo-sémitique.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la notion d’égalité entre individus est absente dans les sociétés musulmanes, qu’elles soient arabes, maghrébines, turque, etc. Le fondement du rapport social est la soumission au plus fort. Dans ce contexte, la morale est contingente.
L’extrême-gauche, je l’ai souvent dit, est vouée à se diluer dans le fanatisme islamique. Sa haine de la civilisation européenne, son nihilisme névrotique, la conduit inexorablement à collaborer.
Il n’est pas surprenant que le gouvernement grec, situé dans les limbes du gauchisme trotskiste, réagisse de la sorte. Mais bien loin “d’apaiser” l’ogre, il aiguise son appétit.
Toute concession à la progression de l’islam et de ses masses invasives devient une incitation à lahaine raciale contre les populations européennes et contre la civilisation helléno-chrétienne. Le meurtre alimente le meurtre, avec l’appui d’élites bourgeoises, émasculées et terrorisées.
La logique pacifiste – ou “capitularde” plus exactement – a sa propre dynamique. Une fois le précédent posé, le contexte conditionne celle-ci. Si la Grèce construit une vaste mosquée dans sa capitale suite à des attentats à Bruxelles, combien en construira t-elle lorsque des attentats la frapperont directement ? Le double, le triple, le quintuple. La France a finalement donné l’exemple lorsqu’elle avait annoncé le “doublement du nombre de mosquées” suite aux attentats de Charlie Hebdo, posant ainsi l’objectif à 6 000 mosquées sur le territoire hexagonal (voir ici).
Pour reprendre le mot de Churchill, ces élites sont bien décidées à “nourrir le crocodile”. Avec vous, vos enfants, vos amis, vos voisins, peu importe, tant que cela leur permet de continuer de rester au pouvoir.
Être prêts pour l’escalade totale
Quelle est la réaction à adopter ? J’étais personnellement favorable à l’utilisation, par l’armée française, d’une arme nucléaire tactique sur Raqqah, capitale de l’État Islamique. Car le combat n’est absolument pas conventionnel, mais idéologique et psychologique. Jusqu’à présent, aucun gouvernement n’a compris la nature de l’ennemi ni sa détermination.
Une seule arme nucléaire tactique aurait suffi à terroriser la totalité des djihadistes concernés. Au surplus, une escalade progressive devrait être prévue pour frapper, avec toujours plus de force, tous les acteurs musulmans, états ou groupes, candidats à des représailles.
Ce n’est pas tant d’avoir la volonté de recourir à l’arme nucléaire une seule fois qui était nécessaire que d’en faire la base technique d’une escalade exponentielle assumée selon la pensée stratégique clausewitzienne.
Que les musulmans appliquent la chariah dans leurs pays m’indiffère. Elle l’est déjà en Arabie Saoudite et je m’en accommode parfaitement.
Mais dès lors que leurs organisations tentent de frapper l’Europe, une puissante dissuasion doit être mise en place. Car c’est lui qui nous a désigné comme ennemi, n’en déplaise aux tenants de l’illusion pacifiste.
La psychologie musulmane, comme je l’ai dit, n’admet que la force comme base du rapport social et politique. Toute idée visant à vouloir changer le fonctionnement de leurs sociétés est une imbécilité universaliste et égalitariste qui a été convaincue d’absurdité en Afghanistan ou en Irak. Des entreprises militaires sur lesquelles comptent par ailleurs la guérilla révolutionnaire islamique pour épuiser les armées occidentales et accroître leur propre poids.
Ceux qui s’opposent à cette approche sont les mêmes qui conditionnent l’aggravation de la situation en incitant l’ennemi à l’audace. A ceux qui y voient une hypothèse délirante, je rappellerai simplement que c’est exactement en ces termes que les Alliés, la Russie et la Chine présentèrent l’alternative qui s’offrait au gouvernement japonais depuis Potsdam, le 26 juillet 1945 :
« Nous appelons le gouvernement du Japon à annoncer dès maintenant la capitulation sans condition de toutes les forces armées japonaises […] La seule alternative pour le Japon est une destruction rapide et totale ».
On ne peut demander cependant une telle chose à la France, dans la mesure où la marxisation de ses élites comme leur corruption morale et leur lâcheté les ont déjà fait acter de leur capitulation.
Seules deux puissances me semblent avoir encore suffisamment de volonté et de courage pour user de la force nécessaire contre cet ennemi : les USA et la Russie.
Nous devons répondre à cette guerre d’extermination qui nous a été déclarée. Toutes les manœuvres dilatoires ne feront qu’accroître le coût humain.