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international - Page 1003

  • Syrie : l’aviation française a frappé L’État Islamique

    Les Rafale de l’armée de l’Air française ont frappé des sanctuaires de Daesh, a annoncé un communiqué de l’Élysée. « Nous frapperons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu », ajoute la présidence.

    La France « a frappé en Syrie », a annoncé la présidence de la République ce dimanche dans un communiqué officiel. « Nos forces ont atteint leurs objectifs », a ajouté le chef de l’Etat, précisant que six avions avaient été utilisés, et assurant qu’il n’y avait pas eu de pertes civiles.

    Nous l’avons fait sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d’action, en coordination avec nos partenaires de la coalition.

    Décryptage : la France a demandé aux États-Unis la permission de lancer ses raids.
    Dans la matinée, Manuel Valls a précisé que ces frappes ont été menées contre « les sanctuaires de Daech où sont formés ceux qui s’en prennent à la France ».

    Nous frappons Daech en Syrie, car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis ces sanctuaires, a poursuivi Manuel Valls. Nous agissons en légitime défense.

    Le Premier ministre ne précise pas comment les reconnaissances aériennes qui ont servi de « préalable » à ces frappes – selon la communication officielle — ont permis de déterminer que les terroristes formés dans ces camps d’entraînement visaient spécifiquement la France. Il s’agit donc soit de frappes décidées sur la foi de renseignement humain… soit d’une action décidée sur des motifs plus politiques que militaires.
    L’annonce intervient opportunément à la veille de l’ouverture officielle de l’Assemblée générale de l’ONU, où la Syrie va constituer un sujet majeur. Il s’agit de marquer des points et d’affirmer le rôle de la France alors que, sur le dossier syrien, celle-ci se trouve de plus en plus isolée sur le plan diplomatique.
    Angela Merkel a rejoint le camp de ceux qui prônent un dialogue avec Bachar el-Assad pour combattre Daesh, aux côtés de la Russie. Même les États-Unis semblent peu à peu accepter cette idée.
    François Hollande maintient de son côté le cap -pour une fois…- du ni-ni (ni l’État islamique, ni Assad)

    Plus que jamais, l’urgence est à la mise en place d’une transition politique, qui associe des éléments du régime et de l’opposition modérée, conformément au communiqué de Genève. La France y est engagée.

    explique le communiqué élyséen, se gardant bien de définir ce qu’est « l’opposition modérée » en Syrie, à peu près aussi facile à trouver que le dahu dans les Alpes ou le Yéti dans l’Himalaya. Pas très grave, car vu le climat entre la France et la Russie, il est peu probable que Poutine fasse rentrer Hollande dans le jeu d’une solution au conflit. Moscou a fait une croix sur Hollande, régulièrement humilié sur la scène internationale, trop souvent accusé d’être le toutou des Américains. Une opération de communication qui risque de se retourner contre la France ? Probablement…

    http://fr.novopress.info/

  • Algérie : l'inflation des anciens combattants

    FLN : Une caste intouchable vit de privilèges exorbitants, depuis presque cinquante ans, aux crochets du pays. Le nombre de « résistants aux Français » n’a cessé d’augmenter depuis 1962. Ce système népotique est enkysté au cœur de l’État, soutenu par les plus hautes autorités.

    C’est une histoire en vogue dans les cafés d’Alger : « Vous cherchez un emploi bien payé, garanti à vie ? Optez pour ancien combattant. Un métier à vie et bien payé ! » Le meilleur viatique pour bien vivre dans l’Algérie ruinée d’aujourd’hui est d’arriver à décrocher le plus précieux sésame depuis l’indépendance, en 1962 : une carte d’ancien combattant. On en trouve, à condition d’être dans le bon réseau, proche du FLN et du pouvoir. La procédure est simple : un certificat de nationalité, deux témoins attestant la bravoure résistancialiste du demandeur et le tour est joué.

    Cette carte miracle permet de bénéficier d’un emploi à vie dans l’administration et d’avantages en tout genre : un poste réservé dans la fonction publique, des facilités d’accès au logement, le transport gratuit, des exonérations sur l’importation de véhicules… Ce statut d’ancien combattant mène à tout, à condition de ne pas en sortir. Des centaines de milliers d’Algériens l’ont bien compris: contre la logique démographique qui voudrait que le nombre des anciens combattants diminue chaque année par attrition naturelle, « l’Algérie reste le seul pays au monde où les effectifs augmentent au fil des années », note non sans ironie Salima Tlemçani, journaliste au quotidien El Watan.

    Combien sont-ils exactement ? 1,2 million, 2 millions? Il n’existe pas de chiffre précis. C’est un secret d’État. Aux pensionnés au titre d’ancien combattant – entendu dans un sens très large – s’ajoutent leurs ayants droit, les conjoints et leur descendance. Cette population réputée intouchable incarne une puissance financière et une force politique de tout premier plan pour le régime algérien. M’Barek Khalfa, l’ancien secrétaire général de l’Onem, l’Organisation nationale des enfants de moudjahidine (anciens combattants), forte de 1,5 million de membres et de leurs six millions d’enfants, se vantait en 2004 : « L’Onem est aussi puissante que l’UGTA [Union générale des travailleurs algériens, la centrale syndicale unique]. »

    Mouloud – un pseudonyme – représente bien la grande famille de ces petits malins. Se targuant d’être fils de chahid (martyr tombé pendant la guerre d’indépendance), il a gravi les échelons de l’administration sans jamais passer un seul concours grâce à la loi sur les moudjahidine. Il occupe en 2010 un poste très convoité : directeur d’un établissement public. Mouloud est un nanti du régime, sans complexes : « C’est normal. Mon père a combattu contre la France. Cela nous revient de droit. »

    La mère de Mouloud touche une pension de veuve. Elle a aussi obtenu une licence de taxi – 400 euros par mois, deux fois et demie le salaire minimal en Algérie – grâce à son « statut» . « Que le système nourrisse quelques faux ayants droit est inévitable, expliquait Cherif Abbas, le ministre des Moudjahidine, en 2004. Le scandaleux est l’existence de trafics scabreux impliquant des commis et des hauts fonctionnaires de l’État qui ont utilisé cette fausse gloire pour gravir les échelons de l’administration. »

    Les chiffres pourraient faire sourire. En 1962, les statistiques les plus sérieuses indiquent qu’il ne restait que 10 000 combattants du FLN, dont 5500 sur le terrain, en Algérie même. Dans les années 1970, le colonel Ahmed Benchérif, ancien ministre de l’Hydraulique et des Forêts sous Houari Boumédiène, s’étonne d’en compter 70 000. Ce vieux soldat dénonça en vain l’existence de plus de «12 000 faux moudjahidine qui profitaient indûment du système ». Il s’insurgea contre « l’existence au sein de l’État d’usurpateurs et de traîtres à des postes de haute responsabilité ». La colère de cette gloire nationale incontestable avait mis au jour ce système d’État consistant à gonfler abusivement la «famille révolutionnaire».

    Ce n’était qu’un début. Dans les années 1980, le chiffre officiel des anciens combattants est de 500000. Fin 1990, il s’établissait à 1,2 million de pensionnés, sans compter 6 millions d’ayants droit ! Ancien officier de l’ALN et ancien responsable de l’Organisation des anciens moudjahidine de la wilaya de Tipasa, Mustapha Bougouba ne cache pas sa colère : « Sur 2 millions d’anciens combattants déclarés et ayants droit, seuls 400 000 à 500000 en ont vraiment la qualité. »

    Tous les gouvernements ont échoué lorsqu’ils ont voulu – ou fait semblant de vouloir – démanteler ce puissant lobby. Inquiet de l’ampleur du scandale, Abdelaziz Bouteflika aurait lui-même tenté de mettre de l’ordre. En vain, même si le mécanisme d’octroi des fausses attestations semble avoir été enrayé depuis 2008. Les autorités ont plutôt joué l’esquive et le silence, impuissantes à contrer ce système de prébendes et de privilèges, enkysté dans l’État jusqu’au sommet.

    Ce détournement népotiste et affairiste de la mémoire coûte très cher au pays : 1,8 milliard d’euros chaque année, plus que les budgets réunis des ministères de l’Industrie, des PME et de l’Artisanat, de l’Aménagement du territoire, des Transports et des Travaux publics. L’état des infrastructures et de l’économie ne mérite pas une telle ponction.

    Cette arnaque nationale suscite un rejet croissant dans l’opinion publique, notamment de la part d’authentiques maquisards de la première heure, les “vrais anciens combattants”, dont certains vivent très modestement. « Ces nouveaux jeunes retraités de la révolution, quinquagénaires pour nombre d’entre eux, forment un groupe à part de la société, tempête Ali Feraoun, syndicaliste de l’UGTA. Ils sont de facto protégés par le tout-puissant ministère des Moudjahidine, soutenus par de nombreuses officines comme l’Organisation nationale des enfants de moudjahidine. Leurs seuls objectifs sont de perpétuer les intérêts de cette caste. »

    Dès 1986, Mohamed Djeghaba, le ministre des Moudjahidine de l’époque, avait déjà reconnu l’existence de 12000 faux dossiers. Ancien fonctionnaire au ministère de la Justice, BenyoucefMellouk dénonça lui aussi, dans les années 1990, l’existence dans son administration d’anciens agents des Français devenus magistrats algériens, avec le titre d’ancien moudjahid ! « Ils sont intouchables,disait-il encore le 30 mars au quotidien le Jour. Certains sont devenus de hauts cadres de l’État et ils continuent à faire subir une injustice aux Algériens en toute impunité. »

    Pendant vingt ans, Benyoucef Mellouk s’est battu avec ténacité. Il a subi les affres de la justice, les intimidations, les menaces. Il perdit son travail et fit de la prison. Après plus de dix-huit ans de procédure, il vient d’être condamné en mars à quatre mois de prison pour diffamation et propagation de fausses rumeurs.

    Ce système n’est pas près de s’arrêter de fonctionner car le pouvoir tire sa légitimité du mythe de la guerre d’indépendance entretenu par le FLN. Amar Naït Messaoud l’expliquait avec franchise dans La Dépêche de Kabylie, le 30 janvier 2009 : « Cette caste est le pilier du clientélisme, de la corruption et du copinage installés par le pouvoir politique rentier comme mode de gouvernance. »

    En 2005, Nordine Aït Hamouda, député du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie, parti laïque d’opposition), fils du célèbre chef de la wilaya III, le colonel Amirouche, accusa en pleine séance du Parlement les « faux moudjahidine », remettant aussi en question le chiffre officiel (1,5 million) d’Algériens tués durant la guerre. Il est formel. Le seul coupable de ces dérives est le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika : « Cet argent sert à payer un réseau et des pensions à vie aux faux anciens combattants, en échange de leurs voix, pour une somme équivalente en valeur au cinquième du budget de l’État. »

    Hamid Lafrad

    Valeurs actuelles, 27/05/2010

    http://archives.polemia.com/article.php?id=2915

  • Coordination contre l'EI : les Etats-Unis d'accord avec la Russie

    Début d'après-midi : "Poutine veut une coordination face l'EI"

    "Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu'il cherchait à mettre en place avec les pays de la région un "cadre de coordination" afin de combattre les jihadistes du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie".

    Fin de journée : "Kerry appelle à une coordination face à Daech"

    "Il est capital de coordonner l'ensemble des efforts de lutte contre le groupe djihadiste État islamique (EI) au Proche-Orient, ce qui n'est pas encore le cas actuellement, a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat américain, John Kerry.

    "Je crois que l'enjeu crucial, c'est que l'ensemble des efforts soient coordonnés. Ce n'est pas le cas actuellement. Je pense que nous devons réfléchir à la manière dont nous allons continuer".

    Lahire

  • Les USA en Ukraine pour apprendre à "combattre la Russie"

    Le président ukrainien a annoncé l'arrivée en novembre prochain d'instructeurs américains afin de coopérer avec les forces spéciales ukrainiennes et d'apprendre à combattre la Russie.

    Doctrine militaire: Kiev désigne la Russie comme son principal ennemi

    En visite à New York pour participer à la 70e session de l'Assemblée générale de l'Onu, Piotr Porochenko a qualifié "d'échange mutuellement avantageux" la présence en Ukraine des instructeurs américains qui entraînent les soldats de la Garde nationale ukrainienne.

    "Non seulement les Ukrainiens sont-ils intéressés à apprendre la façon dont on se bat chez les partenaires américains, mais il est tout aussi intéressant pour les Américains d'apprendre à combattre la Russie ", a déclaré M.Porochenko lors de sa rencontre avec les représentants de la diaspora ukrainienne aux Etats-Unis.

    Outre les Etats-Unis, la Pologne, le Canada et le Royaume-Uni ont aussi pris la décision d'envoyer des instructeurs militaires en Ukraine. Les instructeurs américains y sont depuis avril dernier.

    Kiev a adopté jeudi dernier une nouvelle doctrine militaire où la Russie est considérée comme un "ennemi militaire" de l'Ukraine. La nouvelle doctrine militaire exprime également la nécessité de préparer l'Ukraine à sa défense et de restaurer la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays.

    http://fr.sputniknews.com/international/20150927/1018423390/porochenko-usa-instructeurs.html#ixzz3myMXqxZx

  • Les États-Unis provoquent une nouvelle escalade nucléaire

    Source : Russie politics
    En annonçant leur volonté de déployer en Allemagne des armes atomiques nouvelle génération, les États-Unis provoquent une rupture de l’équilibre des forces dans la région. La réaction russe est attendue et la réponse américaine est prête. Simplement, personne ne sait où cela va s’arrêter.

    Les médias allemands, la chaîne ZDF en tête, lâchent l’info qui surprend le pays entier : les États-Unis vont déployer très prochainement sur une base navale allemande des missiles nucléaires américains nouvelle génération, qui rompent la frontière entre armes tactiques et stratégiques.
    Cette décision surprenant d’autant plus que, même si des armes nucléaires américaines sont toujours sur le territoire allemand depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la décision avait été prise en 2009 de les faire sortir du pays. Le Parlement allemand ayant pris la décision que le pays ne serait pas en possession d’armes nucléaires. La décision n’a toutefois jamais été appliquée.
    Il semblerait que cela ne dérange pas les plans américains dans un pays souverain, car en fait ce pays, aussi fort et puissant semble-t-il vu depuis la France, n’est qu’un pion de plus dans un jeu qui le dépasse.

    Car la réaction attendue est celle de l’autre grande puissance, qui malheureusement n’est plus l’Europe et ne peut être l’UE. La Russie annonce que si une telle violation de l’équilibre des forces est réalisée par les États-Unis sur le territoire européen, dans ce cas, elle se doit de sortir

    Champignon nucléaire

    Champignon nucléaire

    du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.

    Rappelant avec le réalisme brut qui est parfois le sien, que tout pays qui possède l’arme nucléaire risque une réponse nucléaire ! 

    Le président du Comité du Conseil de la Fédération pour la défense et la sécurité nationale, rappelant ainsi que si l’Allemagne veut entrer dans le club des pays nucléaires sous protection des États-Unis, elle se lie totalement les mains en cas de conflit.
    Rappelons que le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire a été signé à Washington en 1987 par les présidents Reagan et Gorbatchev, prévoyant le démantèlement par les États-Unis et l’URSS de missiles à charges nucléaires et à charges conventionnelles.

    b61-12_nuclear_bomb

    La bombe nucléaire B61-12 de nouvelle génération en tests de soufflerie. Cette arme à la fois tactique et stratégique voit sa précision et sa portée accrue par rapport aux précédentes générations. Elle est d’une puissance équivalant à 80 bombes lancées sur Hiroshima.

    Dans le contexte actuel, il est évident que les États-Unis ne sont pas dans une logique de désarmement concerté. Leur intérêt est plutôt la relance de l’armement, une fuite en avant est nécessaire de leur point de vue. Or, annoncer la sortie unilatérale du Traité, en termes d’image, ils ne peuvent se le permettre.
    Ainsi, le réarmement nucléaire de l’Allemagne, qui ne répond aujourd’hui à aucun besoin défensif réel, permet de provoquer la Russie et ainsi de trouver un argument justifiant, même artificiellement et hypocritement, la rupture de leurs engagements internationaux.
    Et en effet, la machine n’est pas encore totalement lancée, que déjà ils annoncent que si la Russie « viole » le Traité, ils seront bien obligés de « répondre » et ne pouvant permettre la prédominance militaire de la Russie, ils seront « obligés » de ne plus tenir leurs obligations internationales liées à ce Traité.

    C’est simple et efficace. De toute manière, les médias sont disciplinés et n’écriront que ce qu’il faut, donc cette opération permettra de renforcer l’image de la Russie qui veut attaquer l’Europe, ayant pour effet retour de justifier le renforcement des armes nucléaires en Allemagne.

    Oubliant juste au passage, que le développement de l’arsenal nucléaire américain en Allemagne n’est pas la conséquence de la sortie de la Russie du Traité de réduction des armes nucléaires, mais la cause. Mais là aussi, combien de médias en parleront ? Une nouvelle « réalité » sera ainsi mise en place. Et l’escalade nucléaire tant nécessaire aux États-Unis pourra reprendre.

    http://fr.novopress.info/192852/les-etats-unis-provoquent-nouvelle-escalade-nucleaire/

  • À bas les USA ! par Georges FELTIN-TRACOL

    L’édition française sort à rythme régulier des ouvrages sur l’anti-américanisme tels L’Ennemi américain. Généalogie de l’anti-américanisme français (Le Seuil, 2002) de Philippe Roger ou L’Anti-américanisme. Critique d’un prêt-à-penser (Robert Laffont, 2004) du libéral et atlantiste Pierre Rigoulot. Si ces titres étaient réédités, ils évoqueraient probablement le nouvel essai du journaliste Martin Peltier qui donne 20 bonnes raisons d’être anti-américain.

     

    La curiosité pour la grande puissance d’outre-Atlantique n’est pas neuve puisque dès 1991, le philosophe catholique de tradition d’origine hongroise et exilé aux États-Unis, Thomas Molnar, rédigeaL’Américanologie. Triomphe d’un modèle planétaire ? (L’Âge d’Homme). Avec Martin Peltier, cette nouvelle discipline – l’américanologie – trouve enfin son vulgarisateur. En effet, à un moment où le virus de l’américanisme contamine tous les continents et colonise les esprits, en particulier l’imaginaire européen, Martin Peltier recense avec brio tous les méfaits de la Barbarie yankee. À la fois très informé et parfois polémique, l’essai explique que les États-Unis – qu’il ne faut surtout pas confondre avec les peuples du continent américain (Boliviens, Costaricains, Argentins, etc.) -, nuisent à l’avenir de l’Europe.

     

    Le péril yankee se décline en menaces multiformes. L’une des plus redoutables concerne l’enjeu linguistique. « En tendant à détruire le français ou à le corrompre, elle amène un affaiblissement de la culture et de la pensée (p. 80). » Certes, des peuples francophones résistent à ce flot dévastateur. Si les Québécois se montrent sourcilleux sur la préservation de leur patrimoine linguistique, cela ne les empêche pas de se soumettre au Diktat du politiquement correct et de l’extrême féminisme en violant leur langue par de grotesques féminisations telles « sapeuses pompières »…

     

    Défendre sa langue n’est pas un acte anodin; c’est le combat essentiel. Primordial même parce qu’« avec la langue anglaise, les États-Unis répandent leur manière de penser, ce qui leur donne un avantage en tout, dans le commerce comme dans les sciences, et ils accompagnent ce mouvement par le “ social learning ”, c’est-à-dire l’imposition de leurs normes éducatives, sociales, morales, politiques – en quelque sorte le progrès comme ils le voient, leur Weltanschauung (p. 83) ». Les sots anglicismes qui prolifèrent dans nos phrases témoignent d’une invasion mille fois plus préoccupante qu’une occupation militaire classique. La présente invasion migratoire de notre sol ancestral n’impacte pas notre civilisation, elle l’affecteprodigieusement. Il est d’ailleurs caractéristique que les groupuscules antifa et les mouvements socio-politiques issus d’une immigration extra-européenne adoptent la langue de l’envahisseur atlantiste anglo-saxon.

     

    Didactique, 20 bonnes raisons d’être anti-américain expose des faits indéniables. L’auteur n’évoque pas les ignominies prévues par le détestable Traité transatlantique. Il préfère ausculter les fondements théologiques des USA et en dresse leur généalogie intellectuelle. Comme le relevait déjà notre ami Tomislav Sunic dans son excellent Homo americanus. Rejeton de l’ère postmoderne (Éditions Akribeia, 2010), les États-Unis possèdent un puissant arrière-plan religieux. Construits par les descendants de protestants dissidents qui ont fui un Vieux Monde qu’ils exècrent et maudissent, les États-Unis bénéficièrent de la bénédiction du puritanisme réformé, de la franc-maçonnerie et, un peu plus tard, du judaïsme politique. Le « messianisme était commun aux sectes protestantes, au judaïsme et à la maçonnerie (p. 145) ». Cette vocation délirante continue à imprégner tout le spectre politico-intellectuel, y compris chez les adversaires conservateurs des tarés néo-conservateurs. Outre les Noirs et les juifs, sait-on que le Ku Klux Klan vomit les catholiques ? Ainsi, le catholique J.F. Kennedy fut-il mal perçu par maints de ses compatriotes. Dans la même veine existaient les Know Nothing, une société secrète nativiste anglo-saxonne au milieu du XIXesiècle, hostiles aux arrivants irlandais de confession romaine. Ce nativisme WASP demeure toutefois paradoxal de la part d’une population d’origine européenne qui a volé les terres de peuples indigènes génocidés.

     

    Il est très dommage que Martin Peltier n’évoque point le sort horrible des autochtones américains exterminés, chassés de chez eux et trahis par des traités jamais appliqués par la Maison Blanche (sinistres précédents pour les pseudo-traités euro-ricains à venir…). Il aurait pu signaler que les États-Unis détiennent aujourd’hui le plus vieux prisonnier politique du monde, l’activiste amérindien âgé de 70 ans, Leonard Peltier (sans rapport de parenté avec l’auteur !) condamné à la perpétuité en 1976, suite à une machination orchestrée par le FBI, cette véritable police politique secrète d’État.

     

    Le destin tragique des vrais Américains préfigure celui des Européens et du monde. Les Étatsuniens sont imbus de la « destinée manifeste » (décennie 1840) qui leur assurerait le devoir moral d’imposer partout leur funeste mode de vie et de penser. Tous les moyens sont dès lors mobilisés pour réussir cette injonction quasi-mystique. Co-responsable du tribunal de Nuremberg vilipendé en son temps par le courageux Maurice Bardèche, Washington devient le berceau « de la religion de la Shoah (p. 133) » et en fait « la mère et la garantie ultime du politiquement correct occidental à vocation mondiale (p. 138) ».

     

    L’auteur dénonce bien sûr ce pitoyable moralisme en des termes forts et incisifs : « La religion de laShoah ne fonde pas seulement la solidarité de l’empire du bien, elle vise plus gravement encore à habituer tous les esprits du monde à la bêtise. Elle tue l’esprit critique, l’histoire, la vraie mémoire, elle déshabitue de la réflexion, elle détache de l’identité. La religion de la Shoah est la pire vérole et le meilleur instrument de la mondialisation, elle fait du cerveau qu’elle a lavé un numéro prêt à tout gober, et c’est une raison de plus de combattre, sans relâche, les États-Unis (p. 140). » Ce lavage de cerveau collectif made in USA arase l’ethno-diversité propre aux races humaines.

     

    Déplorons que le malheureux roi Louis XVI ait commis la mortelle erreur de soutenir la racaille américaine en sédition contre son souverain George III de Hanovre, par ailleurs usurpateur du trône légitime des Stuarts. Loin des sempiternelles odes à la soi-disant amitié franco-américaine, Martin Peltier cite un conflit naval guère connu dans l’Hexagone : la Quasi-Guerre (1798 – 1800) qui vit l’affrontement des marines française et US. Il insiste aussi sur les milliers de Français qui périrent en 1944 – 45 sous les bombesyankees (bombes qu’on découvre encore en masse non explosées sept décennies plus tard) censées les libérer… Quant au crétin de Roosevelt, il « voulait placer la France après la guerre sous mandat de l’AMGOT, c’est-à-dire un gouvernorat direct de l’occupant américain (p. 29) ». En 1870, un autre président, Ulysse Grant, poivrot étoilé et expert notoire dans le pot-de-vin, télégraphia ses plus vives félicitations à Bismarck pour sa victoire sur le Second Empire français.

     

    Ces exemples historiques avérés sont occultés par le déversement dans le monde d’images produites par Hollywood qui promeut des États-Unis oniriques et virtuels… La réalité est plus cauchemardesque avec les horreurs quotidiennes d’une société multiraciale, pluri-ethnique et multiconflictuelle en cours de fragmentation. « On se représente souvent le choc des civilisations comme un conflit international, avec une ligne de front, mais dans cet État-monde que sont les États-Unis, le choc des civilisations a lieu tous les jours au bout de la rue et à la télé, dans les concours de beauté et les réclames pour pop corn, c’est un choc de civilisation intérieure, domestique, comme on dit là-bas (p. 77). » Le Système étatsunien – ou plus exactement son puissant et redoutable « État profond » – tend à y palier en célébrant sur tous les médiats massificateurs un mirifique « vivre ensemble » alors que, libéralisme aidant, on constate l’impitoyable guerre de tous contre tous… Connaît-on en Europe l’incroyable sujétion des classes moyennes au crédit bancaire qui les enchaîne durablement ? L’endettement élevé des ménages et son corollaire – le manque d’épargne – empêche toute éventuelle rébellion préjudiciable à la bonne marche des affaires. L’auteur prévient cependant que « le marché n’est pas le maître, mais juste un contremaître, pas un dieu, juste une marionnette dans la main des prêtres mondialistes (p. 70) ».

     

    Martin Peltier dénonce enfin le gouvernement des juges propre au misérable régime présidentiel adopté en 1787, le rôle dévastateur des multinationales et l’action subversive des « ONG, mains sales du mondialisme US (p. 113) ». Stipendiées par des fondations yankees, les ONG constituent une véritable cinquième colonne prête à fomenter la moindre « révolution colorée ». Certaines d’entre elles traquent la corruption dans les États tout en négligeant les États-Unis qui demeurent l’État au monde le plus corrompu avec une classe politicienne totalement achetée. Sur la colline du Capitole de Washington, les mœurs y sont bananiers… L’appui résolu des ONG à l’actuel déferlement migratoire sur notre continent apporte la preuve supplémentaire patente d’une volonté de déstabiliser nos vieilles nations blanches.

     

    Martin Peltier rapporte, démonte, examine dans cet ouvrage remarquable toutes les manœuvres sordides du « Moloch à la bannière étoilée ». Il aurait peut-être pu conclure son réquisitoire par le vif intérêt qu’éprouvent maintenant quelques cénacles US pour le transhumanisme et l’idéologie du genre. De salubrité intellectuelle publique, cet ouvrage décrit un abcès de dimension mondiale. Qui aura le courage de le crever : l’État islamique, Al-Qaïda, la Chine, la Russie, l’insurrection des peuples albo-européens ? En tout cas, plus que jamais, America delenda est !

     

    Georges Feltin-Tracol

     

    • Martin Peltier, 20 bonnes raisons d’être anti-américain, Éditions D.I.E., 2015, 210 p., 26 € (« La Sarrazine », La Fosse Marceline, F – 10 140 Jessains, France)

    http://www.europemaxima.com/

  • Le leader kurde syrien: la chute d’Assad serait "une catastrophe pour tous"

    Le président du PYD, le parti kurde syrien, Salem Muslim explique que, sans être un soutien féroce de Bachar el-Assad, l'avancée de Daesh sur Damas représente une bien plus grande menace que celle de l'armée syrienne.

    «Si le régime s'effondre en raison des salafistes [islamistes fondamentalistes] ce serait une catastrophe pour tout le monde» a déclaré Salem Muslim, le leader kurde de Syrie, au journal britannique The Indepedent.

    Une affirmation qui a d'autant plus de poids que le PYD (le parti kurde de l'union démocratique) et son président font partie des citoyens syriens qui réclamaient le départ du président Bachar el-Assad et son remplacement par une alternative «plus acceptable».

    L'homme perçoit comme «un grand danger» l'avancée du groupe terroriste Daesh sur Damas, une menace plus grande que celle que peut représenter l'armée syrienne pour son peuple. D'ailleurs, lors d'une récente attaque du groupe terroriste sur la ville de Hassaké, dans le nord du pays, les unités de protection du peuple (YPG) -bras armé du parti kurde- se sont retrouvées sous le feu de Daesh aux côtés des soldats loyalistes.

    «Notre objectif principal est la défaite de Daesh. Nous ne pouvons pas nous sentir en sécurité dans notre maison aussi longtemps qu'il y aura des combattants de Daesh encore en vie» affirme Salem Muslim.

    Ce dernier estime d'ailleurs que la menace ne vient pas seulement des adeptes du Califat de al-Bagdhadi et de citer les groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda tels que le Front al-Nusra ou Ahrar al-Sham (soutenu par l'Arabie Saoudite) car dit-il: «ils ont tous la même mentalité».

    Les Kurdes sont devenus en quelques mois des acteurs essentiels de cette guerre civile syrienne -reprise de la ville de Kobané mettant fin à un siège de quatre mois et demi- un peuple qui lutte aussi contre Daesh en Irak. Certaines femmes yézidies ayant même décidé de prendre les armes aux côtés des Pershmergas irakiens.

    Aussi, si Salem Muslim affirme qu'il veut toujours le départ de Bachar el-Assad, il est aussi très clair qu'il n'est plus son ennemi numéro 1.

    La crise syrienne a mis sur les routes des millions de personnes et de familles. Des réfugiés qui tentent coûte que coûte de gagner l'Europe pour échapper à la barbarie terroriste. Depuis maintenant près d'une année la coalition internationale, menée par les Etats-Unis, tente de stopper Daesh en bombardant le territoire syrien de manière ciblée.

    Une position dénoncée par la Russie, qui estime ces efforts vains et contre-productifs. Moscou estimant en effet nécessaire et urgent d'associer le Président el-Assad et son armée dans ce combat.

    source , Al manar :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuFFkpFAyXyLVBjdN.shtml