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international - Page 682

  • Échafaudages financiers dans l'étau du mondialisme

    6a00d8341c715453ef0240a4c8cc22200d-320wi.jpgEn ce 21 novembre, on apprenait à Paris que le syndicat CFDT-cheminots, supposé le plus raisonnable, menace désormais joint au mouvement de grève du 5 décembre. Et le nombrilisme des médias n'y voit, une fois de plus, qu'un seul aspect dysfonctionnement du système hexagonal et de ses soi-disant instances de dialogue.

    Or, on ne peut comprendre la crise qui semble se précipiter en France sans l'observer dans son contexte international. Un tel regard ne conduit malheureusement pas à flatter le pouvoir macronien. Il aboutit au contraire à souligner son inconséquence et ses velléités, de plus en plus compromises, de redresser le pays.

    Une récente évaluation de l'Institute of International Finance publiée ce 15 novembre à Londres mérite, cet égard, que l'on s'y attarde quelque peu. Certes elle aboutit au concept de dette mondiale. Et celui-ci appelle lui-même quelques interrogations. D'autre part, les agrégats statistiques internationaux reposent toujours sur l'addition d'approximations discutables, comme tous les outils dont les technocrates se servent pour imposer leurs vues.

    À ces réserves près, on retiendra que la dette des États, selon cette étude, devrait dépasser, courant 2019, la barre des 70 000 milliards de dollars.

    Une autre comparaison, établie par Bank of America Merrill Lynch, constate que, depuis la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, les États ont emprunté 30 000 milliards de dollars, les entreprises 25 000 milliards, les ménages 9 000 milliards et les banques 2 000 milliards.

    Ces montants vertigineux reflètent le rôle grandissant de l'activité de la finance.

    Doit-on la considérer comme nécessaire à l'industrie, au commerce ou à l'activité productrice de biens et services en général ? La question se pose.

    Mais ce qui semble aussi poser problème résulte de la simple comparaison entre une France étatique surendettée, car de plus en plus incapable de maîtriser ses déficits, et un monde enserré dans les contraintes d'un échafaudage financier.

    Ce matin les médias rappelaient la progression du taux d'endettement hexagonal en 10 ans : rapportée au PIB, qui rappelons-le n'appartient pas à l'État, la dette publique officielle de Paris est passée de 67 % à 100 %.

    Mais il conviendrait aussi de se préoccuper des engagements qui se situent en dehors du périmètre et qui s'accroissent chaque année de plus de 360 milliards, soit plus de 3 fois le montant prévisionnel du déficit budgétaire, estimé pour 2019 à hauteur de 100 milliards.

    Ceux-ci résultent des innombrables structures déficitaires dont la chronique agite l'actualité et que l'État renfloue chaque année :

    • c'est le cas de la SNCF dont la dette n'est pas "comptabilisée Maastricht"
    • idem pour les hôpitaux dont la réalité juridique reste floue

    On les appelle pudiquement dette implicite. Au total on l'estime à plus de 4 000 milliards d'euros

    Le seul provisionnement des futures retraites des agents publics se chiffrerait à environ 2 400 milliards d'euros.

    À noter que l'État se garde bien de garantir les pensions de vieillesse des caisses auxquelles il contraint les Français de cotiser.

    Aucun des ténors de la commission des Finances, du socialiste Boulloche dans les années 1970 jusqu'au gaulliste Carrez ou au centriste Charles de Courson n'a pu obtenir qu'un débat législatif tranche du sujet.

    Ajoutons que dès les débats de 1919, sur la ratification du traité des Versailles basé sur l'hypothèse de paiement de faramineuses réparations, le parti ministériel en avait imposé l'échafaudage mondialiste : la Société des Nations allait tout garantir... l'Allemagne paierait, à en croire le ministre des Finances de Clemenceau l'escroc Klotz[1], et l'opinion était illusionnée par les "milliards"inventés par Loucheur et Tardieu. Tout cela se passait, me dira-t-on sous la troisième. Deux républiques plus tard, les choses n'ont guère changé. Ou plutôt elles ont empiré.

    Vous qui aimez tant la république, et vous en gargarisez, en reprendrez-vous une sixième ?

    JG Malliarakis 

    6a00d8341c715453ef0240a4c86ca3200d-320wi.jpgMercredi 27 novembre JG Malliarakis donnera une conférence sur la Naissance de l'Illusion mondialiste à l'occasion de la réédition du livre d'Emmanuel Beau de Loménie "La Ratification du Traité de Versailles" de 18 h à 20 h au Café du Pont Neuf 14, quai du Louvre M° : Louvre, Pont Neuf ou Châtelet

    Tout a été dit au long des débats de 1919 à la Chambre des députés...

    TABLE DES MATIÈRES : Note de l'éditeur par JG Malliarakis -- Introduction de 1945 I. Les Préambules [Chappedelaine - Raiberti - Charles Benoist] II. Pour une politique d’après guerre [Maurice Barrès - Albert Thomas] III. Plaidoyer et Réquisitoires [Tardieu - Barthou - Franklin-Bouillon] IV. La prochaine guerre viendra par Dantzig [Marcel Sembat] V. Réparations et organisation économique [Bedouce - Klotz - Dubois - Auriol - Loucheur] VI. Le désarmement [André Lefèvre] VII. Un ténor : Viviani VIII. Travail et Colonies [Colliard et Simon] IX. Du socialisme à l’extrême-droite [Longuet et Marin] X. Clemenceau intervient et XI. Dernières interventions [Renaudel - Lefèvre - Augagneur]  La conclusion de l'historien au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
    Épilogue : Quelques dates. Quelques chiffrages à propos des réparations.
    L'Occupation de la Rhénanie (1923-1930)  → Pour en savoir plus sur ce livre, lire aussi  "Les cent ans de la fausse paix de Versailles". •••  Ce livre de 204 pages paraîtra courant novembre. Il est proposé au prix de souscription de 18 euros franco de port jusqu'au 30 novembre. Paiement par carte bancaire sur le site de l'éditeur  [ou par chèque en téléchargeant un bon de commande]

    Apostilles

    [1]Louis-Lucien Klotz ministre des Finances radical-socialiste dans le gouvernement Clemenceau de 1917 à 1920, énonciateur du mot d'ordre "l'Allemagne paiera" fut  condamné en 1929, à la suite de spéculations boursières hasardeuses, pour chèques sans provision et escroquerie à deux ans de prison.

    https://www.insolent.fr/2019/11/echafaudages-financiers-dans-letau-du-mondialisme.html

  • L’illusion mondialiste : “comment ça marche”,

    6a00d8341c715453ef0240a4ed2885200b-320wi.jpgAu cours du XXe siècle, tous les pays n’ont pas également souffert de l’illusion mondialiste. Et, à cet égard, même si elle a fait partie, à plusieurs reprises, des malcontents, la France ne peut pas se considérer comme la principale victime du mensonge des dirigeants internationaux.

    En revanche son gouvernement, au gré des régimes successifs qui ont affaibli la pays, s’est trouvé plusieurs fois au premier rang du mondialisme.

    Dès l’époque où Charles Maurras publiait son célèbre Kiel et Tanger, son pays semblait au principal théoricien du nationalisme français, en 1905, “la plus petite des grandes puissances et la plus grande des petites”.

    Or, beaucoup plus tard, après un affaiblissement durable de ladite puissnce, se traduisant par les déchirements de la seconde guerre mondiale, puis par la perte de l’Empire, c’est bien Giscard d’Estaing qui prit l’initiative, au nom du mondialisme qu’il revendiquait de ce qui est devenu le G7.

    Aujourd’hui encore, aux Nations Unies, Paris dispose d’un siège permanent, théoriquement à égalité avec la Chine ou les États-Unis, alors que ni l’Inde, ni l’Allemagne, ni le Japon, ni l’Italie, ni le Brésil n’y figurent. On pourrait multiplier les exemples.

    Le discours du mondialisme plaît toujours beaucoup aux dirigeants parisiens. Ils se croient autorisés à se prononcer, quand cela les arrange, comme si les héritiers de Robespierre étaient vraiment les porte-parole des droits de l’homme.

    Quand cela ne les arrange pas, reconnaissons-leur, du reste, une singulière énergie à nier leurs propres principes. Et, plus généralement, leurs commentateurs énoncent des mots d’ordre à portée internationale, à charge principalement aux [très méchants] Américains de les exécuter. A noter que vis-à-vis des États-Unis qui, eux, disposent des moyens d’agir, et se privent rarement de les utiliser, la relation reste ambiguë à base d’attraction/répulsion névrotique. Au fond, leurs regards sur le monde se ressemblent beaucoup. Ils croient, de la même manière, à l’universalité de leurs critères de jugement mais chacun pense détenir la vérité – que Washington concrétise seule.

    Tout cela date bel et du traité de Versailles, signé en juin 1919, ratifié en octobre, dont on s’est bien gardé jusqu’ici de fêter le centenaire, alors qu’il est demeuré précisement l’archétype du système mondial actuellement encore en vigueur.

    Tout l’intérêt des débats sur la ratification du traité de Versailles réside précisément en ceci.

    Pour la première fois depuis 1815[1], et contrairement aux divers accords concrets entre les puissances au cours du XIXe siècle, accords qui certes ont éclaté au début du XXe siècle, on allait bâtir un ordre international fondé sur l’idéologie énoncée par une seule, les 14 points de Woodrow Wilson. Or, en septembre 1919, pendant les débats de Ratification du traitéà la Chambre des députés à Paris on allait apprendre que les États-Unis, principal bailleurs de fonds de l’alliance victorieuse, ne le ratifieraient pas et n’adhèreraient pas à la SDN dont ils avaient fait la base de l’échafaudage.

    Tout le monde pouvait le comprendre en France, champ de bataille du conflit, dévastée par 4 ans de guerre.

    Et cependant, si divers représentants de la droite analysent parfaitement la situation, toutes les erreurs du XXe siècle se trouvent en germe dans les illusions mondialistes, sincères et néanmoins stupides, développées par les discours de la gauche. Et, point essentiel, les pires sottises, les pires absurdités, furent proférées sur les bancs du gouvernement de Clemenceau, de son collaborateur Tardieu que Léon Daudet surnommait le Mirobolant, de ses ministres Loucheur et Klotz, auteur du mot d’ordre l’Allemagne paiera, etc. Pire que la gauche utopique : le parti ministériel et ses courtisans.

    On verra aussi que toute l’illusion mondialiste reposait dès cette époque sur une base financière.

    Jean-Gilles Malliarakis

    https://www.insolent.fr/2019/11/lillusion-mondialiste-comment-ca-marche.html

  • Politique & Eco n° 237 avec Pierre Jovanovic – Taux négatifs, assurance-vie, banques : voyage en absurdie


    Olivier Pichon reçoit Pierre Jovanovic pour sa revue de presse

    1) La mort de l’assurance vie

    – Quand quatre banques sont contraintes de recapitaliser leur filiales assurance-vie
    – Toujours la folie des taux négatifs
    – Madame Lagarde : contentez vous de votre salaire, quant à votre épargne, n’y comptez pas !
    – Ambrose Evans-Pritchard (Telegraph) sur le rôle criminel des banquiers centraux
    – Le FMI découvre les effets désastreux des taux d’intérêts négatifs

    2) La fin du modèle bancaire

    – Quand les banquiers mettent en cause… le climat !
    – La banque centrale hollandaise parle d’or à tous les sens du terme
    – Une crise totalement inédite
    – Deutsche Bank, socialisation des pertes ou solidarité européenne ?
    – Les fonds de garantie en cas de faillite des banques : c’est peanuts
    – Détérioration des services bancaires, rubrique in vivo, vos rapports avec les banquiers
    – Les analyses pertinentes de Jean-Pierre Chevalier, Torquemada des bilans bancaires
    – Les effets de levier dangereux
    – BNP, SG, Natixis… aperçu des soucis bancaires
    – L’information selon BFM

    La trahison du peuple français par les députés de la République en Marche. Mondialisation de la colère populaire.

    https://www.tvlibertes.com/politique-eco-n-237-avec-pierre-jovanovic-taux-negatifs-assurance-vie-banques-voyage-en-absurdie

  • Un observatoire des médias (trop) indépendant menacé à son tour, par Francis Bergeron

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    L’Ojim est un observatoire du journalisme, organisme indépendant, créé en 2012 à l’initiative de Claude Chollet. Son ambition est de publier en ligne des informations sur les journalistes, les groupes de presse, mais aussi – et c’est là que l’Ojim se distingue d’autres officines du même genre – sur « les conflits d’intérêts, les agendas idéologiques cachés ». De ce point de vue, son travail s’apparente davantage à celui du regretté Emmanuel Ratier qu’à un site spécialisé sur l’information des médias. Il diffuse sur Internet, via le site www.ojim.fr, et l’accès est gratuit. En huit ans, il a publié 4 000 articles, dont 220 portraits de journalistes.

    Le 9 octobre, le dénommé Ramzi Khiroun attaque l’Ojim pour « injures publiques ». L’Ojim a publié une biographie de ce monsieur Khiroun, personnage de l’ombre, que Le Nouvel Observateur a eu l’occasion de présenter comme « l’homme le plus influent de France ». Sans doute quand il travaillait auprès de Strauss-Kahn, à une époque où le coquin de ces dames était présenté comme le futur président de la République. De façon certes un peu expéditive, l’article de l’Ojim le présente comme « exécuteur des basses œuvres de DSK ». Mais on a bien compris qu’il n’y a pas là allusion aux frasques sexuelles de DSK mais à leur proximité professionnelle et donc politique, dans la lignée de ce qu’avait écrit Le Nouvel Observateur.

    Si Ramzi Khiroun a été décoré de la Légion d’honneur, remise par François Hollande en personne, on se doute bien que ce n’est pas pour avoir trempé dans les turpitudes de l’ancien ministre socialiste, mais pour des services rendus, de nature vraisemblablement politique, ces services qui lui avaient valu cette réputation d’homme le plus influent de France, de la part d’un hebdomadaire considéré comme le porte-parole officieux du Parti socialiste.

    Il n’empêche que cette simple phrase « exécuteur des basses œuvres de DSK » vaut à l’Ojim, par le biais de son directeur, d’être traîné devant les tribunaux. Khiroun réclame une condamnation à 12 000 euros d’amende et des dommages et intérêts non chiffrables, sans compter les frais d’avocat. De quoi mettre en danger l’existence même de ce site de réinformation, dont le travail repose sur un petit noyau d’animateurs. L’affaire n’est pas encore jugée, mais le risque est bien là.

    Comme l’écrit Claude Chollet, le procès qui s’annonce « s’inscrit dans un ensemble de mesures visant à faire taire toute voie dissidente ou à la rendre invisible ». Et Chollet attire l’attention sur la prise en main des réseaux sociaux pour faire disparaître les paroles non conformes. « Il faut donc passer par des voies alternatives : la newsletter, les réseaux cryptés, et sans doute le retour au papier ». C’est ce que les lecteurs de Présent ont compris, eux aussi : il est infiniment plus compliqué de censurer la presse écrite que l’information des réseaux sociaux, et de ce point de vue l’information papier, le plus cher des médias, a néanmoins encore son utilité et donc un avenir.

    Dans l’URSS totalitaire, rédacteurs et diffuseurs de samizdats avaient fini par s’imposer. La réinformation de la France du XXIe siècle pourrait nécessiter d’en passer aussi par là.

    Francis Bergeron

    Article paru dans Présent daté du 19 novembre 2019

    https://fr.novopress.info/216071/un-observatoire-des-medias-trop-independant-menace-a-son-tour-par-francis-bergeron/

  • Sommet de Nairobi : nouvel échec pour les pro-avortements

    Sommet de Nairobi : nouvel échec pour les pro-avortements

    D’Olivier Bault dans Présent :

    Vingt-cinq ans après la conférence du Caire où une coalition de chrétiens et de musulmans avait empêché la reconnaissance internationale d’un droit à l’avortement, les ennemis du droit à la vie pensaient retourner la situation à la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) organisée du 12 au 14 octobre à Nairobi, au Kenya, par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) ainsi que par les gouvernements du Danemark et du pays hôte.

    Pour remettre en cause le consensus qui avait été atteint en 1994 au Caire – un consensus qui reconnaît le droit à la vie et refuse la promotion de l’avortement comme méthode de planification familiale –, les organisateurs avaient commencé par exclure de la conférence de Nairobi les organisations pro-vie afin de ne laisser la parole qu’aux partisans de l’avortement dans cette réunion rassemblant les représentants de 160 Etats (contre 179 au Caire il y a 25 ans). Parmi les nombreuses victimes de ces pratiques discriminatoires, la Manif pour tous, qui fait pourtant partie des ONG dotées d’un statut consultatif auprès de l’ONU. Très peu nombreuses étaient donc les organisations pro-vie à cette conférence internationale où il devait être question de planification des naissances et de « droits reproductifs », un euphémisme qui dans le langage de l’ONU désigne généralement le droit de tuer les enfants dans le ventre de leur mère.

    Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal, cette politique d’exclusion en amont des voix pouvant remettre en cause une déclaration finale préparée d’avance, et où il est question de droit à l’avortement et d’unions entre personnes du même sexe, a fait dire à un membre du Congrès américain, le républicain Chris Smith, que « les extrémistes de l’avortement confisquent l’ONU ». Quant au Vatican, il a tout simplement décidé de ne pas participer en raison du fait que l’« accès universel aux droits sexuels et reproductifs » avait été placé au centre des discussions. Le 8 novembre, la mission diplomatique du Saint-Siège auprès de l’ONU avait regretté « la décision des organisateurs […] de se concentrer sur quelques thèmes controversés et clivants qui ne jouissent pas d’un consensus international et ne reflètent pas le programme de l’ICPD pour la population et le développement ».

    Le 6 novembre, les évêques de plusieurs pays d’Afrique avaient estimé que la conférence des Nations unies qui allait se réunir à Nairobi serait « destructive pour l’humanité et les valeurs liées à la vie humaine ». La conférence des évêques du Kenya avait elle-même publié un communiqué condamnant les objectifs de cette conférence. Une manifestation a eu lieu le 11 novembre à Nairobi et une pétition contenant 87 000 signatures a été remise au président Uhuru Kenyatta pour lui demander de rejeter le programme de la conférence. Plusieurs parlementaires kényans ont également protesté contre le programme de la conférence et rappelé que la Constitution de leur pays garantit la protection du droit à la vie de chaque être humain dès sa conception.

    Certaines des organisations pro-vie exclues des faux débats de l’ICPD avaient organisé un sommet alternatif dans la capitale kényane, avec la participation de représentants de différents pays ainsi que du nonce apostolique. Le dernier jour du sommet de Nairobi, une vingtaine de pays, et pas des moindres, ont officiellement protesté contre la déclaration finale de l’ICPD et ont redit que le consensus international sur les droits de l’homme ne couvre pas les « droits sexuels et reproductifs » ni la notion d’avortement « sûr ». Il s’agissait des Etats-Unis, de la Russie, du Brésil, de la Pologne, de la Hongrie, ainsi que de plusieurs pays d’Amérique latine, d’Afrique et du monde musulman.

    https://www.lesalonbeige.fr/sommet-de-nairobi-nouvel-echec-pour-les-pro-avortements/

  • Grand Entretien de Pierre Yves Rougeyron partie 3 : Brexit, UE, conflits, Turquie, Trump

  • Populisme et christianisme

    Populisme et christianisme

    A la suite du dictionnaire du conservatisme, Olivier Dard, Christophe Boutin et Frédéric Rouvillois viennent de publier un Dictionnaire des populismes. De Donald Trump à Vladmiri Poutine, en passant par Mateeo Salvini, Viktor Orban, Jean-Marie Le Pen ou Jair Bolsonaro, le populisme ringardise les vieux appareils politiques. Mais qu’est-ce que le populisme ? D’où vient-il ? Quels sont ses théoriciens ? Que signifie la vague planétaire qui l’incarne ? D’abstention à Zola, 260 notices et entrées rédigés par une centaine de contributeurs internationaux font de ce dictionnaire est la somme qui manquait sur la question.

    Depuis un demi-siècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à un populisme qu’à des populismes. D’où le choix assumé du pluriel pour rendre compte de la richesse, de l’épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire.

    La notice sur christianismes (au pluriel) alterne entre récupération de la religion chrétienne comme marqueur culturel face à l’islam et affinités entre populisme et christianisme :

    Le populisme restaure d’une manière modernisée une symbolique sacrale du pouvoir qui avait été évidée, pour reprendre une formule de Claude Lefort, par la dynamique du libéralisme politique. La conception d’un Etat neutre qui n’aurait pour fonction que d’arbitrer les conflits résultant de l’exercice de la liberté individuelle, se trouve disqualifiée par l’identification populiste faite entre l’Etat et un peuple singularisé par son héritage culturel, religieux et éventuellement ethnique propre. Cette substitution du corps du peuple aux procédures judiciaires et légales-rationnelles, garantes des droits individuels, renoue avec la construction symbolique de la monarchie sacrée. De manière analogue à la distinction entre les deux corps du roi décrite par Ernst Kantorowicz, la réthorique populiste rappelle que les titulaires du pouvoir ne sont légitimes qu’en tant qu’incarnation passagère de l’identité du peuple, ce corps immortel que l’histoire ne peut altérer.

    https://www.lesalonbeige.fr/populisme-et-christianisme/

  • Un krach plus que certain, une crise politique probable, une révolution pas impossible

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    Le CAC 40 sur le chemin des 6.000 points, au plus haut depuis douze ans, suite à un épisode supplémentaire du vaudeville de la négociation commerciale Chine/USA, alors que l’unique et seule raison est un marché abreuvé de liquidités et des taux d’intérêt ridiculement bas. « Une hausse de misère », en fait, dans des marchés de très faibles volumes, concentrée sur quelques entreprises très performantes, telles que LVMH, en hausse de 57 % depuis le début de l’année, première capitalisation de la zone euro avec une valeur en Bourse supérieure à 205 milliards d’euros !

    Les Bourses s’envolent en même temps que les risques d’explosion des bulles boursières, immobilières et obligataires avec un coefficient de Fisher cours/bénéfice à New York de 29, déjà supérieur à celui de la crise des « subprimes » de 2008. Le CAC 40 se dirige vers le record absolu des 7.000 en France de septembre 2000, avec un coefficient de 45 à New York, soit près de trois fois la moyenne annuelle séculaire de long terme de 15,2. Il y a trop de raisons, en France et dans le monde, pour qu’il n’y ait pas d’explosion économique et politique dans notre pays.

    Même si les fondamentaux sont toujours solides, l’économie allemande en panne vient juste d’échapper à la récession tandis que les investissements d’équipements ont reculé dans l’industrie, que les exportations d’automobiles en Chine et aux États-Unis sont menacées à terme. Le Japon affiche une croissance quasi nulle, avec un taux d’endettement de 250 % du PIB et une Banque du Japon qui détient, par l’intermédiaire de fonds d’investissement, 40 % des actions japonaises de la Bourse de Tokyo. La France est en faillite budgétaire depuis le 12 novembre, incapable de faire face à une hausse des taux d’intérêt et l’évolution de l’économie grecque, suite à des insuffisances structurelles, inquiète le FMI.

    Aux États-Unis, malgré la baisse des taux et la reprise du QE, le taux de croissance du PIB américain est inférieur à l’augmentation du déficit budgétaire annuel, qui a atteint 1.000 milliards de dollars, et, donc, de la dette publique, de 23.000 milliards de dollars. Quant aux profits des entreprises américaines entre 2000 et aujourd’hui, leur valeur en équivalent-or a tout simplement diminué de moitié ! Si la pauvreté, suite au libre-échange mondialiste, s’installe en Europe et frappe les « gilets jaunes », il en est de même aux États-Unis où 41,4 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, 40 % ont comme salaire le seuil de pauvreté, tandis que 13 % des ménages américains ont des factures de retard, un tiers n’ont pas d’épargne et 40 % sont dans l’incapacité de faire face à une urgence.

    Quant au cocktail explosif de la planche à billets, des taux d’intérêt négatifs de la BCE, c’est à terme le choc systémique assuré ! Entre 2015 et 2019, la BCE a augmenté ses actifs de politique monétaire de 17 à 2.500 milliards d’euros ! L’endettement de la zone euro vient d’atteindre 10.000 milliards d’euros et la BCE en détient le quart. Les Allemands finiront, à juste titre, par taper du poing sur la table pour ne pas se laisser embarquer dans une nouvelle crise monétaire de 1923.

    Les Français doivent savoir que le FGRD, le fonds de garantie des dépôts et de résolution, c’est environ 4 milliards d’euros, soit 1 euro garanti pour 100 euros déposés en banque – autant dire zéro ! Quant à la prétendue garantie européenne des 100.000 euros par compte bancaire, le dispositif européen n’est toujours pas en place, son financement pour venir au secours des garanties nationales étant encore moins assuré. Suite à la loi Sapin 2, les retraits des contrats d’assurance-vie peuvent aussi être bloqués du jour au lendemain.

    Nous vivons une crise économique, sociologique, ethnique, morale, existentielle, politique, civilisationnelle avec une décomposition sociale en cours dans « l’archipel français ». Il importe de restaurer l’autorité avec un homme d’État fort dans un État fort. Le peuple français attend de ses dirigeants protection aux frontières, sécurité et « préférence nationale ». Si le krach économique à venir est plus que certain, une grave crise politique avec des « événements » est plus que probable, et une révolution nationale conservatrice n’est pas impossible, voire souhaitable.

    Marc Rousset

    https://www.bvoltaire.fr/un-krach-plus-que-certain-une-crise-politique-probable-une-revolution-pas-impossible/

  • Quand Trump et Erdoğan se réconcilient sur le dos de la France…

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    Les propos tenus par Emmanuel Macron, relatifs à la « mort cérébrale » de l’OTAN, n’en finissent plus de susciter la polémique ; plus à l’étranger qu’en France, d’ailleurs, tant les médias dominants demeurent, ici, frileux sur la question.

    Si Moscou s’est officiellement réjoui de cette sortie élyséenne, il en va tout autrement de deux autres capitales, Washington et Ankara, à en croire cette conférence de presse tenue par les deux présidents Trump et Erdoğan, fraîchement rabibochés.

    Le Turc se dit donc « déçu », tenant ces propos pour « inacceptables ». Et l’Américain d’embrayer : « Je pense que le président Erdoğan n’a pas vraiment apprécié et je pense que beaucoup d’autres gens ont eu la même réaction. » Il est vrai qu’à Berlin, à défaut d’être forcément « déçue », Angela Merkel semble au moins avoir été courroucée. Bref, au prochain bal des hypocrites, ces trois-là ne camperont pas dans la fosse d’orchestre.

    Pourtant, la vérité oblige à dire qu’Emmanuel Macron a tapé là où cela faisait mal. En pointant tout d’abord du doigt l’inanité de l’OTAN, organisation à peu près pertinente du temps de la menace soviétique, mais aujourd’hui devenue sans objet, si ce n’est celui consistant à accroître la vassalisation de l’Europe vis-à-vis des USA. Puis, en soulevant un autre problème, celui de la Turquie, première armée de l’OTAN, mais avec toujours un pied dehors et l’autre dedans.

    Du temps de la guerre froide, voilà qui pouvait encore avoir du sens, la diplomatie américaine visant alors à encercler l’URSS. Ce pays était, d’ailleurs, d’une importance si stratégique, que l’OTAN préféra regarder ailleurs, en 1974, lorsque Chypre, membre de cette même OTAN, fut en partie envahie par la Turquie – crise non encore résolue à ce jour.

    Plus récemment, cette organisation ferma encore les yeux devant les troubles relations entre Ankara et Daech, mouvement qu’elle soutenait plus ou moins en sous-main tout en faisant mine de le combattre. Pareillement, on ne protesta ensuite que mollement lorsque Recep Erdoğan, à la faveur de la fin de ce conflit, en profita pour tenter d’annihiler les Kurdes de Syrie. Résultat : qui a réussi à retenir le bras du nouveau sultan ? Vladimir Poutine et non point l’OTAN.

    D’où cette interrogation d’Emmanuel Macron, relative à l’article 5 de l’OTAN, lequel prévoit une solidarité militaire entre ses membres si l’un d’entre eux est attaqué : « Si le régime de Bachar el-Assad décide de répliquer à la Turquie, est-ce que nous allons nous engager ? C’est une vraie question. Nous nous sommes engagés pour lutter contre Daech. Le paradoxe, c’est que la décision américaine et l’offensive turque, dans les deux cas, ont un même résultat : le sacrifice de nos partenaires sur le terrain qui se sont battus contre Daech, les Forces démocratiques syriennes. »

    On passera évidemment sur le fait que ces dernières sont en partie composées d’anciens soldats d’Al-Qaïda. Il n’empêche que le Président français pose cette véritable question voulant que l’OTAN, si elle fut autrefois partie de la solution, aurait désormais tendance à devenir problème à part entière. Et le même de s’inquiéter de « la fragilité de l’Europe » qui, si « elle ne se pense pas comme puissance dans le monde », pourrait bien avoir vocation à « disparaître ».

    Le constat n’est pas faux et vaut tout autant pour la France. Donald Trump et Recep Erdoğan qui, eux, en véritables hommes d’État, tiennent leurs pays respectifs pour de véritables puissances politiques, ne s’y sont pas trompés en taclant de concert notre jeune Jupiter. Mais il est vrai que lui semble seulement vouloir débuter dans le métier.

    Nicolas Gauthier

    https://www.bvoltaire.fr/quand-trump-et-erdogan-se-reconcilient-sur-le-dos-de-la-france/

  • Les Gilets Jaunes fêtent leur premier anniversaire – Journal du vendredi 15 novembre 2019

     

    Les Gilets Jaunes fêtent leur premier anniversaire

    Pour fêter leur premier anniversaire, les Gilets Jaunes ont appelé aux rassemblements samedi et dimanche partout en France. Un retour en force pris très au sérieux par les pouvoirs publics qui s’attendent à des manifestations sous haute tension.

    Dette : des communes à l’agonie

    Alors que certaines villes sortent la tête de l’eau, d’autres communes voient leur dette exploser. Un fléau qui s’explique par de multiples raisons mais les solutions, elles, se feront au détriment des contribuables.

    Bolivie : cour d’Etat contre les indigènes

    La Bolivie s’est dotée d’une présidente par intérim en remplacement d’Evo Morales. L’état sud-américain sombre dans le chaos avec en toile de fond la mise à l’écart pure et simple des peuples autochtones.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/les-gilets-jaunes-fetent-leur-premier-anniversaire-journal-du-vendredi-15-novembre-2019