Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

international - Page 927

  • La Russie a « des raisons sérieuses » de croire que la Turquie prépare une intervention militaire en Syrie

    Les rebelles perdent chaque jour du terrain face à l’armée arabe syrienne appuyée par l’aviation et des troupes au sol russes. La ville d’Alep serait probablement assiégée (voir libérée) si la Turquie ne continuait pas de soutenir les jihadistes dit « modérés ». 

    L’armée russe a affirmé jeudi avoir « des raisons sérieuses » de croire que la Turquie prépare une « intervention militaire » en Syrie voisine, invoquant l’interdiction la veille par Ankara du survol de son territoire par un avion de reconnaissance russe.

    « Nous avons de sérieuses raisons de soupçonner une préparation intensive de la Turquie pour une intervention militaire sur le territoire d’un État souverain: la Syrie », a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov, dans un communiqué. Source

    Ci-dessous la vidéo d’un bombardement de l’armée syrienne sur des positions « rebelles » aux alentours d’Alep en février 2016.

     

    http://www.contre-info.com/

  • Dans la famille des sympathiques pratiques de Nozamizaméricains, je voudrais, ...

    ... le cas Alstom !

     

    Au bilan: bêtise, démission voire trahison républicaine, face à un "ami" dont le comportement faisait dire à François Mitterrand, alors président :

    «La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.»

    On n'a pas entendu depuis un de ses successeurs faire preuve d'un tel réalisme, ...

    Paula Corbulon

  • Rappel : MoreCowBells Nouvelles révélations sur les pratiques de la NSA

    Un an et demi après le début des révélations d’Edward Snowden, on croyait tout savoir sur la surveillance massive de l’Internet par l’agence de renseignement américaine, la fameuse National Security Agency (NSA). Or les découvertes se poursuivent. 
    Le Monde et le site Internet allemand Heise ont pu consulter un nouveau lot de documents confidentiels montrant que la NSA s’attaque de façon massive et systématique au DNS (Domain Name System), qui gère les répertoires de noms à l’échelle mondiale. 
    Sur Internet, tout ou presque commence par une requête vers un nom de domaine. Les serveurs DNS, « postes d’aiguillage » indispensables, reçoivent les demandes de connexion sous forme d’adresses formulées en langage compréhensible par un humain (par exemple « lemonde.fr »), puis ils trouvent le numéro Internet (IP) correspondant, lisible par les machines (195.154.120.129). 
    Les fournisseurs d’accès et les grands organismes possèdent leurs propres serveurs DNS internes, mais pour s’assurer que les noms sont toujours valides, ils doivent rester en liaison permanente avec les grands « serveurs racine » situés au sommet de la pyramide, qui centralisent les répertoires pour le monde entier. Il existe aujourd’hui treize groupes de serveurs racine. Ils sont gérés par douze organismes, dont neuf sont américains (le département de la défense, la NASA, des sociétés privées, des universités…). 
    Par ailleurs, l’attribution et la vente des noms de domaine sont supervisées par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une association installée en Californie et qui est placée sous la tutelle du département du commerce américain. 
    Les numéros IP « en chiffres », correspondant aux adresses « en mots », sont gérés par l’Internet Assigned Numbers Authority (IANA), un organisme rattaché à l’Icann et qui travaille en liaison avec l’agence fédérale NTIA (National Telecom and Information Administration). A noter que la NSA collabore officiellement avec la NTIA, en matière de cryptographie. 
    Le gouvernement des Etats-Unis a annoncé qu’il souhaitait réduire son rôle au sein de l’Icann avant la fin 2015, mais les modalités de ce transfert de pouvoir restent à définir. 
    Enfin, pour les organismes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se payer leur propre serveur DNS interne, il existe sur Internet des serveurs intermédiaires gratuits et libres d’accès. 
    A nouveau, les principaux appartiennent à des sociétés américaines comme Google, qui collecte ainsi des masses de renseignements sur l’origine et la destination des connexions Internet dans le monde entier. La surveillance systématique du DNS, système ouvert, ne pose donc pas de problèmes théoriques complexes, mais elle nécessite des moyens humains et matériels importants. 
    A ce paysage déjà très américain, il faut ajouter la NSA. Les documents consultés par le site Internet allemand Heise et Le Monde décrivent un vaste programme spécialement consacré à l’espionnage du système des noms de domaine, baptisé « MoreCowBells » (Davantage de cloches à vaches). 
    A l’origine, « More Cow Bells » est le titre d’un sketch musical datant de 2000, diffusé par l’émission satirique hebdomadaire « Saturday Night Live » diffusée sur la chaîne de télévision américaine NBC. Par la suite, le sketch est devenu culte, notamment sur la Toile. En choisissant ce nom, les fonctionnaires de la NSA ont peut-être voulu montrer qu’ils avaient de l’humour, et qu’ils appréciaient la culture populaire jeune et branchée. 
    MoreCowBells a plusieurs fonctions. C’est d’abord un outil de « surveillance passive ». Dans ce cadre, il sert à cartographier les réseaux internes de grandes entreprises, d’administrations et d’organismes divers. 
    Pour espionner les serveurs DNS, la NSA leur envoie en continu des rafales de demandes de connexion. Elle utilise pour cela un outil baptisé « Packaged Goods » (marchandises emballées), un réseau international d’ordinateurs clandestins qui, en apparence, n’ont aucun lien avec le gouvernement des États-Unis. Les machines visant spécifiquement les grands serveurs DNS sont installées, notamment, en Malaisie, en Allemagne et au Danemark. Au total, elles les interrogent plusieurs milliers de fois par heure, 24 heures sur 24. Les résultats sont envoyés au quartier général de la NSA toutes les quinze à trente minutes. 
    Les demandes de connexion se font avec des adresses fictives mais plausibles. Celles-ci sont fabriquées à partir de listes de mots-clés figurant fréquemment dans les adresses à usage interne des serveurs Web et email, des bases de données, etc. – généralement des noms barbares, impossibles à deviner directement, et qui ne sont publiés nulle part. 
    Ainsi, de proche en proche, MoreCowBells parvient à reconstituer un annuaire assez complet des adresses valides d’un réseau d’entreprise ou d’administration. Puis, pour chaque adresse, il va chercher le numéro IP correspondant. Certains serveurs facilitent d’ailleurs sans le vouloir la tâche de la NSA. Quand ils reçoivent une demande pour une adresse qui n’existe pas, ils renvoient un message d’erreur accompagné de deux suggestions – les deux adresses valides les plus proches, par ordre alphabétique… La constitution de « l’annuaire » devient ainsi assez aisée. Contactée par Heise, la NSA a répondu qu'elle ne faisait "« aucun commentaire sur ses activités spécifiques supposées en matière de renseignement à l'étranger »"
    Par ailleurs, des documents révélés par Edward Snowden en 2013 ont montré que la NSA intercepte directement le trafic Internet circulant sur certains câbles internationaux, et participe secrètement à la gestion de nœuds de communication appartenant au secteur privé. Dans le flot de requêtes DNS banales adressées à une entreprise (www.companyX.com), MoreCowBells pourra ainsi relever celles qui semblent les plus intrigantes (par exemple « deepstorage.internal.companyX.com »), et les mémoriser, afin de les exploiter plus tard. 
    Selon les nouveaux documents consultés par Le Monde, MoreCowBells sert en priorité à surveiller quasiment en temps réel "« des sites Web de gouvernements étrangers, des forums terroristes et extrémistes, des sites de téléchargement de logiciels malveillants… »" 
    La surveillance vise même des sites américains "« dans le cadre d’une demande d’assistance émanant du département de sécurité intérieure »". L’objectif est de les défendre contre une attaque venue de l’étranger. Plus généralement, la NSA se trouve ainsi en possession d’une masse de « métadonnées » techniques sur le trafic Internet global, qu’elle pourra croiser avec d’autres types de métadonnées collectées par ses autres programmes de surveillance : qui communique avec qui, quand, combien de fois, etc
    MoreCowBells sert également à préparer des offensives de la NSA visant à pénétrer ou à perturber un serveur ou un réseau étranger. Par exemple, il va détecter un service créé par une entreprise à l’usage exclusif de ses employés, mais qui est en fait accessible depuis l’extérieur car il a été mal configuré : pour un hacker expérimenté, équipé de logiciels d’attaque, le service devient alors une porte d’entrée vers l’ensemble du réseau de l’entreprise, qui pourra être piraté de diverses façons. 
    Enfin, quand une attaque est déclenchée, l’interrogation des serveurs DNS va servir à évaluer son efficacité en temps réel. Grâce à MoreCowBells, la NSA saura si le service attaqué continue à fonctionner ou s’il a été coupé. S’il a été déplacé vers un autre serveur par mesure de protection, elle va le repérer à nouveau, ce qui permettra de reprendre l’attaque. 
    Par petites touches discrètes, l’Agence nationale de sécurité (NSA) des Etats-Unis a confirmé la véracité des révélations faites par Edward Snowden et les médias américains depuis 2013. 
    Dans un article publié en janvier 2015 par la revue de mathématique américaineNotices, Michael Wertheimer, le directeur de la recherche de la NSA, reconnaît ainsi que l’agence a tenté d’imposer à la communauté internationale l’usage d’un algorithme de cryptographie qui était piégé ; son générateur de nombres aléatoires composant les clés de chiffrement contenait une porte dérobée qui permettait de prévoir les chiffres générés, et donc de casser facilement des clés pourtant réputées inviolables. 
    S’adressant à ses pairs de la communauté des mathématiciens américains, Michael Wertheimer s’est livré à un début de mea culpa inhabituel : "« Rétrospectivement, la NSA aurait dû cesser de promouvoir l’algorithme dual EC_DRBG dès que les chercheurs en sécurité ont découvert la possibilité d’une porte dérobée. »" Puis il a qualifié de "« regrettable »" la décision de continuer à soutenir l’usage de ce générateur faussement aléatoire. Pour l’avenir, il a affirmé que "« nous serons plus ouverts et plus transparents à propos de nos contributions à l’élaboration de normes cryptographiques »"
    Cela dit, en matière de collecte d’informations personnelles et de respect de la vie privée des citoyens, Michael Wertheimer réaffirme que la NSA est presque irréprochable : "« Les algorithmes de la NSA éliminent approximativement 99,998 % des données auxquelles elle a accès… Après ce processus de filtrage, les données restantes doivent remplir des conditions très strictes avant d’être sélectionnées pour traitement et analyse. »" 

  • Jubilation pour « la fin de l’homme blanc »

    Il en est qui le nient, crient au fantasme, traînent en justice ceux qui osent dire qu’il est en cours et que c’est le plus grand phénomène de l’histoire – je veux parler, bien sûr, du Grand Remplacement ou, de manière moins littéraire, du génocide en cours des peuples de souche européenne. Il en est qui s’en réjouissent ouvertement. Sous le titre « La fin d’une époque… pour les mâles blancs », David Rothkopf, rédacteur en chef du magazine américain Foreign Policy, y a récemment décrit en propres termes, avec précision et jubilation, tous les aspects du processus.

    « Les hommes blancs, relève d’abord Rothkopf, ont eu un grand succès. De l’essor des Grecs à la naissance des grands empires occidentaux, ils ont contrôlé une grande partie du monde ou cherché à le faire. L’histoire est très largement le résultat des décisions prises par les hommes blancs qui étaient au pouvoir ». Heureusement, tout cela est en train de s’achever. Rothkopf énumère les facteurs de ce « grand tournant de l’histoire mondiale ». C’est, d’abord, l’essor « des grandes civilisations non-blanches », en Asie et en Afrique, tandis que « les sociétés qui avaient donné à l’homme blanc sa plus grande influence dans le monde – celles de l’Europe et des États-Unis – ont du mal à maintenir leur influence dans le monde ». Dans ces mêmes sociétés occidentales, les droits des femmes s’imposent, après « des millénaires de répression ». Surtout, « les flots de réfugiés et de migrants ont transformé la démographie des sociétés ».
    « Il en résulte que le statu quo qui datait de plusieurs millénaires va connaître un bouleversement. Rien qu’en Europe, l’afflux des migrants et des réfugiés est déjà en train de produire des changements démographiques irréversibles – un grand mélange des cultures. Aux États-Unis, d’ici le milieu de ce siècle, l’ancienne population majoritaire sera une minorité. La majorité, selon les démographes, sera non-blanche. À cette date, l’Europe comprendra des masses de populations d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie.
    C’est-à-dire que, en 2050, ce seront les hommes blancs qui cocheront la case “autre” sur les formulaires de recensement ». Les peuples concernés, du reste, le sentent bien. Les hommes et les femmes politiques, en Amérique et en Europe, qui s’opposent à l’immigration de masse, doivent tout leur succès « à une reconnaissance culturelle croissante, quoiqu’inconsciente, que ce qui a été la classe ethnique la plus privilégiée du monde n’a plus longtemps à vivre ».

    Rothkopf se fait lyrique pour célébrer « les merveilleux avantages » de ce qu’il appelle « la diversité » – « chaque vague de sang neuf et d’idées nouvelles ». « Certainement, conclut-il, nous ne devons pas, ne serait-ce qu’un seul instant, déplorer la fin de l’âge de l’homme blanc, car il y a du moins une lueur d’espérance qu’arrivera bientôt l’âge de “tous” » – de tous sans les Blancs.

    Faut-il voir là une aberration individuelle de l’idéologie « progressiste », poussée jusqu’à ses plus folles conséquences ? Faut-il y reconnaître plutôt, selon la thèse, célèbre et très discutée aux États-Unis, de Kevin MacDonald, une stratégie de groupe parfaitement rationnelle, par rapport aux intérêts de ceux qui la conduisent ?Rothkopf, ancien secrétaire d’État au commerce de Bill Clinton, membre de quantité de think tanks, n’est pas un antifa boutonneux. Il s’agit bien, en tout cas, de notre sort à nous – de notre extermination, de notre disparition de la face de la terre.
    Rothkopf, dans son exultation, n’a pu se retenir de nous jeter à la face le destin que le Système nous prépare.

    Flavien Blanchon

    http://fr.novopress.info/197747/jubilation-fin-lhomme-blanc/#more-197747

  • JT du Mardi 2 février 2016 : International / Lancement de la présidentielle américaine

  • 40 millions de dollars pour DAECH.

    Le Centre for Strategic and International Studies de Washington, sur demande du Congrés Américain (Avril 2015), a chiffré à plus de 40 millions de dollars, pour 2013 et 2014, le montant des donations privées procurées à l’Etat Islamique et en provenance de l’Arabie saoudite, du Qatar et du Koweït.

    Sur pression des Etats-Unis, 61 comptes d’associations ont été bloqués, notamment en Arabie saoudite, afin d’éviter les détournements de fonds vers DAECH.

    Mais la Ligue Islamique Mondiale finance à coups de milliards, et cela en totale opacité, les djihadistes, nos ennemis.

    Une certitude, quelque soient les mesures prises pour détourner l’attention internationale, l’idéologie religieuse est totalement commune entre Daech et les pays donateurs qui le finance.

    Alors la question se pose : pourquoi gaspiller des milliards en insistant sur des frappes qui ne sont que du « sparadrap sur une jambe de bois » et ne font que déplacer le problème vers d’autres territoires, comme nous le constatons chaque jour, la Libye, la Tunisie et demain les autres pays du Maghreb et l’Afrique sub-saharienne.

    N’y a-t-il pas des mesures bien plus efficaces, à la disposition du monde occidental, pour obliger ces pays Arabes, non pas à lutter contre l’Etat Islamique, ce qu’ils ne feront jamais officiellement, mais à stopper leurs financements occultes : blocage de comptes bancaires, saisie de fonds, des biens, blocus, embargo, boycote, etc. tous ces moyens qui ont été employés par exemple contre l’Iran, la Russie, lors de l’affaire Ukrainienne et l’occupation de la Crimée, et d’autres pays et cela pour des raisons bien moins évidentes ?

    La chute du prix du baril de pétrole leur porte déjà un coup fatal, certains sont au bord du gouffre et il n’est pas justifié d’aider à se maintenir, à l’aide de quelques milliards, des pays comme l’Egypte, la Tunisie et demain l’Algérie, si tous les moyens ne sont pas employés afin d’éradiquer totalement les ambitions de Daech, tout au moins pour les prochains siècles !

    Nous sommes en guerre, paraît-il ?

    Des dizaines de milliers d’innocentes victimes ont été, et sont, sacrifiées sur les terrains où elle se déroule et ce n’est pas en « accueillant » des centaines de milliers de fuyards que nous les sauverons, bien au contraire. Alors, puisque nous sommes en guerre…gagnons-la par des actes et non par des paroles !

    http://magoturf.over-blog.com/2016/01/40-millions-de-dollars-pour-daech.html

  • Premiers enseignements du caucus de l'Iowa.

    Quelles heures après la publication des résultats électoraux concernant ce que l'on nomme dans la tradition américaine le caucus de l'Iowa, première consultation inaugurant le compétition pour la présidence des Etats-Unis, des conclusions que personne il y a quelques mois n'avait prévues seront à en tirer. Même si l'Iowa est un des plus petits Etats américains, on peut penser que ces résultats influenceront non seulement la suite des élections à la Maison Blanche mais le rôle jusqu'ici dominant des deux partis, Républicains et Démocrates, dans la vie politique américaine.
    Depuis au moins le début du 20e siècle, aucun observateur politique n'a pu ignorer que ce système des deux partis était le moins démocratique possible. Ils sont en effet financés par les milliards de dollars fournis par le « corporate power », le pouvoir des intérêts financiers dominants. Il s'agit pour eux de s'acheter les voix de 330 millions d'électeurs n'ayant pas d'autre choix que choisir entre des représentants et candidats exprimant à quelques nuances les mêmes objectifs, poursuivre la conquête de l'Amérique au plan interne et celle du monde au plan international.

    Or il semblait que depuis quelques mois, confrontée notamment aux échecs de ces politiques, une fraction croissante de l'électorat recherchait des leaders capables d'exprimer avec force et talent leur révolte profonde. Il fallait aller plus loin que les manifestations vite réprimées du type « Occupy Wall Street », il fallait faire apparaître de véritables regroupements politiques susceptibles d'infléchir de la base le système des Deux Partis, soit en soutenant au sein de ces partis des majorités alternatives, soit en favorisant l'apparition de partis concurrents – ce que le Tea Party émanant lui-aussi des mêmes minorités dominantes n'avait pas réussi à faire jusqu'ici

    Il suffisait alors qu'émergent, comme sortis de nulle part et ne disposant pas d'appareil électoral mais répondant à des exigences populaires profondes, des candidats tels que Donald Trump ou Bernie Sanders, pour ébranler en profondeur la domination des « élites » politiques. On comprend que le socialisme démocratique proposé par Bernie Sanders puisse répondre aux demandes d'électeurs lassés d'entendre assimiler le socialisme à un communisme soviétique de la pire époque, mais qu'en est-il des programmes du « Donald » ? En y regardant de plus près, on voit cependant que là encore, au delà des apostrophes spectaculaires, ils expriment un profond désir de changement vis-à-vis des politiques menées ou défendues depuis quelques années par un Congrès devenu conservateur, autrement dit, pour parler français, profondément réactionnaire.

    L'inquiétude gagne l'establishment.

    Aujourd'hui les forts soutiens reçus du corps électoral et bénéficiant à Sanders et Trump ont commencé à sérieusement inquiéter l'establishment. Celui-ci, dans les médias officiels notamment, ont tenté de répondre, mais de la façon la moins convaincante possible, en accablant les deux candidats de tous les reproches possibles. Le Pouvoir a refusé de voir que derrière eux s'exprime une désillusion croissante à l'égard du capitalisme financier américain, lequel demeure incapable de juguler une crise née en 2008 de ses diverses manipulations boursières et bancaires. L'électorat, malgré les bulletins de santé triomphants émanant notamment du dernier discours d'Obama sur l'Etat de l'Union, ne peut se dissimuler les pertes de niveau de vie affectant toujours des dizaines de millions de citoyens.

    Ceux-ci, bien que le terme continue à être démonisé par la propagande capitaliste, ont de plus en plus tendance à s'organiser en une réelle « classe laborieuse » comportant, ce qui ne surprendra personne, d'importantes minorités de Noirs et de Latinos. Il est très possible que, dans les prochains mois, ces intérêts de classe, classe contre classe, et les luttes en découlant, finissent par faire reculer les 5% d'ultra-riches qui se sont appropriés, non seulement l'Amérique mais une grande partie du monde.

    Les dirigeants européens qui, forts de l'appui de la finance, se croient à l'abri de toute contestation, feraient bien d'y réfléchir. Des contestataires tels que Bernie Sanders et Donald Trump peuvent surgir à tous moments d'électorats qu'ils ont cru endormir par leurs mensonges. A ce moment la guillotine politique ne sera pas loin de leurs têtes.

    01/02/2016

     

  • Le grand remplacement : un concept défendu par l'ONU

    Ce n'est pas une théorie issue d'un cerveau complotiste, mais une notion développée dans un rapport de l'ONU sur les migrations de remplacement, publié par la Division de la population des Nations Unies :

    "La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement: est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité.

    Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995 et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l’age médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’age médian augmentera de 41 ans en 2000 à 53 ans en 2050. Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en age de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2.

    Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse fécondité (Allemagne, Etats-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas on considère différents scénarios pour la période 1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.

    Les principaux résultats de ce rapport comprennent: 

    • Les projections indiquent que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité. Par contre, la population des Etats-Unis augmentera de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations-Unies indique que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre 1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle des Etats-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions en 2050. 
    • Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible.
    • Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration, relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration observés dans les années 1990s suffirait à peu près à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration observé dans les années 1990s. La République de Corée n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par contre, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis pourraient conserver leur nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans le passé récent. 
    • Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations-Unies. La seule exception concerne les Etats-Unis.
    • Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en âge de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie.
    • Relativement à la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations d’âge actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année de 6.500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6.000. Les Etats-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1.300 immigrants annuellement par million d’habitants. 
    • Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.
    • En l’absence d’immigration, on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l’âge actif à environ 75 ans.
    • Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il faut examiner comprennent: (a) les âges appropriés pour la retraite; (b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées; (c) la participation à l’activité économique; (d) les montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration de grands nombres d’immigrants récents et de leurs descendants.

    Ce rapport, en anglais, date de 2001.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html