lobby - Page 1387
-
ZOOM - Valérie Bugault / Jean Rémy : La démocratie à l'épreuve des faits
-
Y a-t-il un vaccin contre l’immigration de masse ?

En voilà une question qu’elle est bonne ! « Y’a-t-il un vaccin contre l’immigration de masse ? » titre en effet l’hebdomadaire Minute à la une de son numéro paru ce matin. Extrait.La petite phrase lancée au Sénat le 5 juillet par David Rachline, qui s’opposait au projet du ministre de la Santé, Agnès Buzyn, de presque quadrupler le nombre des vaccins obligatoires, a provoqué une polémique : « Vous êtes-vous demandé pourquoi les maladies disparues de notre sol depuis longtemps refaisaient surface ? Il faut avoir le courage de dire que l’immigration massive dans ce domaine est la meilleure piste de réponse », a dit le maire FN de Fréjus. Les profs de morale et les grandes consciences autoproclamées ont préféré nier l’évidence au nom des bons sentiments. « Contrairement à ce qu’affirme David Rachline, les experts attribuent la responsabilité du retour des maladies disparues, comme la rougeole (concernée par la réforme annoncée), à une couverture vaccinale insuffisante », dans un pays « champion du monde de la méfiance envers les vaccins », écrit par exemple un journaliste du site internet Huffington Post.
Hasard : la Seine-Saint-Denis est la plus touchée…
Or, les deux propositions ne s’excluent pas.
Les pouvoirs publics en sont aujourd’hui réduits à recourir à la vaccination pour contrer des maladies – la rougeole, la syphilis, la coqueluche, la tuberculose, les hépatites, le sida, la gale – qui ont bel et bien été réintroduites en Europe (ou y connaissent un nouvel essor) à la faveur des grandes vagues de migration, d’origine africaine en particulier.
La tuberculose, par exemple, responsable de plus de 84 000 décès en France en 1913, a été combattue avec suffisamment de succès pour que le vaccin (BCG) ait cessé d’être obligatoire en juillet 2007. Environ 5 000 nouveaux cas sont néanmoins recensés chaque année. En 2013, l’Institut national de Veille sanitaire (InVS) avait observé que 36 % des malades déclarés habitaient l’Ile-de-France, plus particulièrement Paris et la Seine-Saint-Denis. Les personnes d’origines étrangères étaient surreprésentées, et, parmi ces dernières, 62 % étaient nées en Afrique. […]
En dépit des protestations que ses propos ont suscité le 5 juillet parmi les sénateurs, David Rachline n’a donc pas tort et l’on peut en effet considérer que l’extension de l’obligation de se faire vacciner à onze vaccins au lieu de trois est une conséquence – une de plus ! – de l’ouverture sans mesure des frontières européennes à l’immigration de masse. Avant d’imposer aux citoyens français de nouvelles contraintes, il conviendrait donc de fermer ces frontières et de reconduire chez eux les immigrés clandestins.
Extrait d’un article d’Henri Langeau
paru dans Minute n° 2830 daté du 12 juillet 2017 -
Après sa nouvelle condamnation à de la prison ferme, Boris Le Lay réagit [Interview]

08/07/2017 – 06h45 Quimper (Breizh-Info.com) – Il cumule aujourd’hui pas loin de 6 années de prison ferme, uniquement pour des écrits jugés haineux ou diffamatoires sur Internet sur son site, breizatao.com : Boris le Lay, exilé politique, a écopé d’une nouvelle peine de prison de 32 mois ferme ce jeudi par le tribunal correctionnel de Quimper.
Jugé en son absence, il a été reconnu coupable de nombreux délits comme « provocation à la discrimination, à la haine raciale et à la violence », « injures publiques et raciales » ou « menaces de mort ».
Les médias qui relatent son parcours ou ses jugements n’ayant jamais pris la peine de le contacter et recueillir ses impressions, c’est ce que nous avons fait dans un entretien qu’il nous a accordé.
Breizh-info.com : Quelle est votre réaction après cette nouvelle condamnation ? Si vous rentrez en France, ce sont 6 années de prison ferme qui vous attendent au total.
Boris Le Lay : Au plan politique, je suis satisfait. Ce type de procès de Moscou est toujours infiniment plus dommageable pour ses initiateurs que pour ceux qu’il cible.
C’est également une décision logique de la part du système socialiste – à ne pas confondre avec le Parti socialiste stricto sensu – et de son front politico-idéologique. Ce système et l’État qui le sert font face à des contradictions insurmontables, à l’instar de ce qu’ont traversé, il y a vingt cinq ans, les démocraties populaires du Bloc de l’Est communiste. Ce dont il est question, c’est de la crise du socialisme occidental et de son effondrement.
En France, le régime est à l’agonie. Faute d’autorité, il doit compenser la chute spectaculaire de la confiance publique par une répression toujours accrue afin de maintenir le peuple sous contrôle. Toute fuite en avant répressive traduit un affaiblissement systémique. C’est très positif.
Breizh-info.com : Justement, comptez vous vous rendre à la justice française ? Et si non, pour quelles raisons ?
Boris Le Lay : Il n’y a pas de « justice française ». Ce que vous qualifiez ainsi n’est que l’excroissance administrative d’un gouvernement qui la charge de réprimer l’opposition politique. Ce que cette administration peut proclamer n’offre aucun intérêt en soi puisque l’autorité dont elle se prévaut ne suscite plus que le mépris dans le cœur des masses.
Ce qui importe se situe ailleurs. Le devoir de tout rebelle face à un système aussi inique et nihiliste est de résister. Je réitère ici ma conviction profonde : ce système entend détruire le caractère européen et chrétien du peuple breton mais aussi des populations françaises et de l’Europe entière. N’est-ce pas le nouveau président français, Emmanuel Macron, qui veut imposer l’immigration afro-islamique aux Polonais, Hongrois ou Slovaques sous peine de sanctions économiques ? Cette politique d’éradication par l’arme biologique qu’est l’immigration allogène, nous la subissons déjà de plein fouet et c’est ce qu’a magnifiquement rappelé le président Donald Trump dans son discours de Varsovie à l’adresse des Européens. Puisque je suis Breton, je dois donc agir pour que l’étendard de l’islam ne flotte pas sur la Bretagne et que notre culture ne soit pas anéantie.
Vous parlez de « se rendre », donc de reddition, c’est-à-dire de capitulation. Tant que la volonté de mener la guerre existe, la guerre se poursuit. Ce serait parfaitement irrationnel pour moi que d’aider le régime dans sa basse besogne. Au contraire, nous devons agir partout, tout le temps pour conjurer la menace dont j’ai parlé. D’ici à 2050, la France sera majoritairement islamique. Les camps sont définis.
Breizh-info.com : Connaissez vous d’autres cas en France de peines aussi lourdes pour des écrits ?
Boris Le Lay : Tous les systèmes socialistes, communistes et islamiques : Cuba, le Vietnam, la Chine populaire, la Turquie, l’Iran et bien sûr, les états socialistes ouest-européens. Le Vietnam prononce des peines de prison contre les blogueurs dont le discours déplaît à l’État ou au parti. La Turquie embastille des dizaines de milliers d’opposants. Notez d’ailleurs que si Erdogan et les Frères Musulmans ont accédé au pouvoir en 1999, il a fallu près de quinze ans pour que la répression donne à fond. C’est un processus qui nécessite du temps, processus dans lequel est entré le régime hexagonal.
Les actions de la France, matrice historique du virus révolutionnaire, divergent par leur degré, non par leur nature. Les conditions objectives obligeront le régime à amplifier la répression. C’est une mécanique qui le dépasse.
Breizh-info.com : Vous considérez vous comme un exilé politique ?
Boris Le Lay : C’est un constat factuel : je suis condamné pour des motifs exclusivement politiques et vis à l’étranger pour cette raison. Je ne suis pas le seul. Récemment, l’ancien policier Sébastien Jallamion a gagné la Suisse pour échapper à un sort identique pour avoir exprimé ses idées sur l’islamisme. Plutôt que d’être jeté dans une geôle républicaine, il a préféré s’exiler. Et je devrais encore évoquer le cas de ces centaines de milliers de Bretons ou de Français qui fuient leur pays face au chaos économique rampant, à l’islamisme, à la tiers-mondisation. Cette jeunesse autochtone sacrifiée par la génération criminelle de l’après-guerre : celle du Baby-Boom qui laissera un champ de ruines immense derrière elle.
Vous n’en entendrez pas parler dans les colonnes de la presse d’Etat car ces opposants-là et ces exilés dérangent le gouvernement français et les laquais stipendiés qui lui servent de journalistes.
Breizh-info.com : Comment expliquez vous cet acharnement judiciaire à votre égard ? Ne faite vous pas trop de provocation ?
Boris Le Lay : Quiconque agit avec un peu trop d’efficacité et d’audace contre lui doit être détruit. Comme tous les systèmes identiques avant lui, il commet l’erreur de présumer de ses forces. Il en devient arrogant. Il prend des risques de plus en plus inconsidérés en présumant de l’avenir. Ne parvenant plus à anéantir ses opposants, il perd de vue son objectif premier, qui est leur neutralisation, pour un objectif secondaire, la défense de son prestige. Il tend à adopter des réactions de plus en plus passionnelles et spectaculaires mais, en réalité, inefficaces.
Par mon action et la réaction qu’elle engendre, je démontre que ce système n’est qu’une coquille vide gouverné par une bourgeoisie fossilisée faite d’idiots et de traîtres. Car à travers moi et d’autres, le système condamne symboliquement des millions de gens à une peine par procuration de la même ampleur. Ces gens en tirent les conclusions nécessaires, même s’ils n’en font pas état en place publique.
L’actuel « consensus » est le même que celui qui prévalait dans les états communistes d’Europe de l’Est. En public, chacun tient le discours qui est attendu de lui : la régime républicain est célébré, les slogans creux du parti, à l’instar du « vivre ensemble », repris mollement. En privé, entouré de gens de confiance, tout le monde se moque du discours lénifiant d’un régime qui tente de maintenir sa légitimité par l’usage permanent du mensonge. Plus l’écart entre la réalité vécue au quotidien et les proclamations officielles se creuse, plus les responsables politiques sont moqués par les masses. C’est l’écroulement de la confiance publique qui, partout, s’insinue inexorablement. Un tel système s’écroule généralement du jour au lendemain, car tous ses fondements sont pourris depuis bien longtemps.
Quand ce système se sera effondré dans l’opprobre et la honte, vous serez surpris du nombre de gens qui n’auront pas de mots assez durs à son endroit. Ceux-là même qui, aujourd’hui, font mine de le soutenir.
Quant à la notion de provocation, je trouve qu’elle sied parfaitement aux tenants de ce système : a-t-on jamais vu une provocation aussi colossale que celle consistant à implanter, dans un pays ravagé par le chômage, le djihadisme et la criminalité ethnique, des millions de migrants clandestins jusque dans les plus petits villages ? N’est-ce pas une formidable provocation de la part de l’intelligentsia socialo-marxiste au pouvoir que de traquer les crèches dans les mairies puis de célébrer, du même mouvement et jusqu’à la présidence française, la fête islamique du « ramadan » ?
Et puisque nous en sommes aux provocations, celle-ci : alors que je suis condamné avec une férocité toujours plus grande par des magistrats quimpérois ou brestois, comment se fait-il que le prédicateur salafiste de Brest puisse continuer d’opérer depuis sa mosquée le plus tranquillement du monde, avec l’appui du ministère de l’Intérieur français ?
Nous sommes, nous autochtones de Bretagne, de France ou d’Europe, provoqués en permanence par des gouvernants, tenants de l’alliance avec l’islam. Je dis donc : combien de temps allons-nous accepter d’être provoqués de la sorte ?
Propos recueillis par Yann Vallerie
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’originehttp://www.breizh-info.com/2017/07/08/73568/boris-le-lay-prison-ferme-repression-dissidence
-
Immigration, identité et islam: l’étrange mort de l’Europe, vue d’Angleterre (2/4)
2 « BIG OTHER » : L’EXALTATION DES AUTRES
La démographe et essayiste Michèle Tribalat présente ici les thèses de Douglas Murray sur l’exaltation des autres. Une thèse a déjà remarquablement été présentée sous forme littéraire par Jean Raspail dans sa préface à la réédition du Camp des Saints. Polémia
Le pendant à l’autodénigrement et à la culpabilité européenne est l’exaltation de l’Autre, même dans les circonstances les plus invraisemblables. Le multiculturalisme, qui fait une place particulière aux cultures apportées par les migrants, s’il est vu comme LA seule solution au problème posé par l’immigration massive, a l’avantage de tenir à distance les prétentions hégémoniques des cultures européennes, dont il faut toujours se méfier.
Afin de devenir vraiment multiculturels, les pays européens ont insisté sur leurs mauvais côtés, exaltant par ailleurs les apports extérieurs : « Changer le passé pour qu’il s’adapte aux réalités présentes ».
C’est particulièrement vrai avec l’islam. Plus la réalité faisait douter de la « religion de paix et de tolérance », plus on vanta les mérites passés des civilisations islamiques, notamment du temps de l’occupation du sud de l’Espagne présentée comme l’exemple même d’une société multiculturelle harmonieuse et heureuse ! Embellir le passé pour se donner des raisons d’espérer.
En 2010, une exposition londonienne, « 1001 Islamic Inventions », faisait l’inventaire de tout ce que le monde islamique avait apporté à l’Occident, c’est-à-dire à peu près tout.
Quelle chance pour les musulmans d’avoir une civilisation pareille ! Tout plutôt que la civilisation européenne. La Suède, à ce petit jeu, gagne le pompon.
Douglas Murray raconte que la ministre suédoise de l’intégration, Mona Sahlin, déclara en 2004, dans une mosquée kurde, que beaucoup de Suédois étaient jaloux des Kurdes parce qu’ils possèdent une culture riche et unificatrice quand les Suédois n’ont que des choses ridicules telles que le fête de la Nuit de la Saint-Jean.
Quand il fut demandé à Lise Bergh, la secrétaire d’État spécialisée sur les droits de l’homme, l’inclusion…, si cela valait le coup de préserver la culture suédoise, elle répondit : « Bon, qu’est-ce que la culture suédoise ? Et avec ça je pense que j’ai répondu à votre question. » Mais, nous dit Douglas Murray, généralement, ce type de question est soigneusement évité en Europe, en raison des difficultés sous-jacentes : « Quelles parts de leur culture les Européens devraient-ils abandonner volontairement ? Qu’est-ce qu’ils y gagneraient et à quelle échéance ? »
En 2015, Ingrid Lomfors, la patronne de l’équivalent suédois du Mémorial de la Shoah, déclarait lors d’une conférence en faveur de la politique du gouvernement « Sweden together », en présence du roi et de la reine, que l’immigration en Suède n’avait rien de neuf, que tout le monde était un migrant et que la culture suédoise n’existait pas. Le soir du 24 décembre 2014, le tout juste ex-Premier ministre de Suède, Fredrik Reinfeldt, déclarait à la télévision que les Suédois étaient sans intérêt et que les frontières étaient des constructions fictives.
Mais l’Allemagne pratique aussi, à l’excès, ce souci de l’Autre. Après l’attaque du train en Allemagne en juillet 2016, il s’est trouvé une parlementaire allemande du Parti vert pour demander pourquoi la police avait tué l’attaquant au lieu de le blesser.
LA CRISE MIGRATOIRE DE 2015
Douglas Murray, qui s’est rendu dans de nombreux points chauds, revient longuement sur cette crise migratoire. Sans entrer dans le détail, relevons un fait qui m’a frappé moi aussi : le rapport de masculinité élevé. On a su très vite qu’il s’agissait dans une grande majorité de jeunes hommes, y compris parmi les mineurs. Outre que cette arrivée de jeunes hommes et adolescents a modifié de façon visible le sex-ratio en Suède, on aurait pu se demander quel péril guettait les filles restées au pays. Pourquoi les familles étaient-elles si pressées de sauver leurs garçons et pas leurs filles ?
Les mesures prises pour sauver les étrangers en mer, au plus près des côtes libyennes ont été vite connues et intégrées par les passeurs, pour accélérer leur business et empiler toujours plus de migrants dans des embarcations dangereuses. L’information circule à grande vitesse, comme ce fut le cas avec les déclarations d’Angela Merkel ne fixant aucune limite au nombre d’étrangers qu’elle était prête à accueillir.
Le racisme dont les Européens s’enorgueillissent d’être les vrais coupables, n’épargne pas les frêles embarcations sur lesquelles sont entassés les migrants. Ce sont les Subsahariens qui sont mis aux endroits les plus périlleux et sont les premiers à se noyer. Des chrétiens ont été battus et jetés à la mer lorsque les autres passagers ont su qu’ils étaient chrétiens.
La traite est impitoyable. Les passeurs n’hésitent pas à envoyer des vidéos mettant en scène les abus et les tortures de migrants, via leurs Smartphones, à destination des familles pour recueillir plus d’argent. L’identification des migrants est très difficile et le rythme des arrivées ne permet pas une vérification approfondie. Beaucoup arrivent sans papiers. Ceux qui débarquaient à Lesbos connaissaient le prix du taxi pour Moria. Et, à Malmö, c’est dans les poubelles en ville que l’on retrouvait nombre de papiers d’identité abandonnés.
L’exaltation suscitée par la crise migratoire de 2015 chez certains gouvernants, et tout particulièrement Mme Merkel, a conduit à certains retournements. En 2010, elle déclarait que le multikluti ne fonctionnait pas, mais en 2015, elle insistait sur le fait que tout allait bien se passer et que ce qui avait échoué par le passé avec des flux moins volumineux, allait réussir cette fois !
Michèle Tribalat juillet 2017
(A suivre : 3/4, 4/4)
https://www.polemia.com/immigration-identite-et-islam-letrange-mort-de-leurope-vue-dangleterre-24/
-
Immigration, identité et islam: l’étrange mort de l’Europe, vue d’Angleterre (1/4)
Voici une série d’articles reprenant une recension du livre de Douglas Murray sur « The strange death of Europe : immigtration, identity and islam », paru chez Bloomsbury Continuum, 2017, 352 p. Un essai qui connaît un grand succès en Grande Bretagne. Tout comme le livre de Thilo Sarazin « L’Allemagne disparaît » en avait connu un outre Rhin : https://www.polemia.com/lallemagne-disparait-de-thilo-sarrazin/.
Le texte est paru dans son intégralité sur le blog de la démographe dissidente Michèle Tribalat http://www.micheletribalat.fr/435549315.
Michèle Tribalat est une démographe française, chercheuse à l’Institut national d’études démographiques.Polémia le publie en quatre parties précédées d’une présentation générale :
-Le culpabilisme occidental.
-« Big other » : l’exaltation des autres.
-Les nouveaux dissidents
-Des sociétés modernes épuisées.
PolémiaDans ce livre, Douglas Murray analyse la situation actuelle de l’Europe dont son attitude à l’égard des migrations n’est que l’un des symptômes d’une fatigue d’être et d’un refus de persévérer dans son être. Advienne que pourra ! « Le Monde arrive en Europe précisément au moment où l’Europe a perdu de vue ce qu’elle est ». Ce qui aurait pu réussir dans une Europe sûre et fière d’elle-même, ne le peut pas dans une Europe blasée et finissante. L’Europe exalte aujourd’hui le respect, la tolérance et la diversité. Toutes les cultures sont les bienvenues sauf la sienne. « C’est comme si certains des fondements les plus indiscutables de la civilisation occidentale devenaient négociables… comme si le passé était à prendre », nous dit Douglas Murray.
Seuls semblent échapper à celle langueur morbide et masochiste les anciens pays de la sphère soviétique. Peut-être que l’expérience totalitaire si proche les a vaccinés contre l’oubli de soi. Ils ont retrouvé leur identité et ne sont pas prêts à y renoncer. Peut-être gardent-ils le sens d’une cohésion nationale qui leur a permis d’émerger de la tutelle soviétique, dont les Européens de l’Ouest n’ont gardé qu’un vague souvenir. Peut-être ont-ils échappé au complexe de culpabilité dont l’Europe de l’Ouest se délecte et sont-ils trop contents d’avoir survécu au soviétisme pour se voir voler leur destin. Cette attitude classée à droite par l’Europe occidentale est vue, à l’Est, comme une attitude de survie, y compris à gauche comme en témoigne Robert Fico, le Premier ministre de gauche slovaque : « j’ai le sentiment que, nous, en Europe, sommes en train de commettre un suicide rituel… L’islam n’a pas sa place en Slovaquie. Les migrants changent l’identité de notre pays. Nous ne voulons pas que l’identité de notre pays change. » (2016)
1-Le culpabilisme européen
La démographe et essayiste Michèle Tribalat présente ici les thèses de Douglas Murray sur le culpabilisme européen. Polémia
LA COMPLAISANCE DES EUROPÉENS DANS LA DÉTESTATION DE SOI
Il y a un orgueil à se présenter comme les seuls vraiment méchants de la planète. Tout ce qui arrive, l’Europe en est responsable directement ou indirectement. Comme avant lui Pascal Bruckner, Douglas Murray brocarde l’auto-intoxication des Européens à la repentance. Les gens s’en imbibent, nous dit-il, parce qu’ils aiment ça. Ça leur procure élévation et exaltation. Ça leur donne de l’importance. Supportant tout le mal, la mission de rédemption de l’humanité leur revient.
Ils s’autoproclament les représentants des vivants et des morts. Douglas Murray cite le cas d’Andrews Hawkins, un directeur de théâtre britannique qui, en 2006, au mi-temps de sa vie, se découvrit être le descendant d’un marchand d’esclaves du 16e siècle. Pour se laver de la faute de son aïeul, il participa, avec d’autres dans le même cas originaires de divers pays, à une manifestation organisée dans le stade de Banjul en Gambie. Les participants enchainés, qui portaient des tee-shirts sur lesquels était inscrit « So Sorry », pleurèrent à genoux, s’excusèrent, avant d’être libérés de leurs chaines par le vice-président gambien.
« Happy end », mais cette manie occidentale de l’auto-flagellation, si elle procure un sentiment pervers d’accomplissement, inspire du mépris à ceux qui n’en souffrent pas et les incitent à en jouer et à se dédouaner de leurs mauvaises actions. Pourquoi disputer aux Occidentaux ce mauvais rôle. Douglas Murray raconte une blague de Yasser Arafat qui fit bien rire l’assistance, alors qu’on lui annonçait l’arrivée d’une délégation américaine. Un journaliste présent lui demanda ce que venaient faire les Américains. Arafat lui répondit que la délégation américaine passait par là à l’occasion d’une tournée d’excuses à propos des croisades !
Cette attitude occidentale facilite le report sur les pays occidentaux de la responsabilité de crimes dont ils sont les victimes. Ce fut le cas avec le 11 septembre. Les thèses négationnistes fleurirent, alors qu’on se demandait aux États-Unis qu’est-ce qu’on avait bien pu faire pour mériter cela.
Cette exclusivité dans le mal que les Occidentaux s’arrogent ruissèle jusques et y compris au niveau individuel. Après avoir été violé chez lui par un Somalien en avril 2016, un politicien norvégien, Karsten Nordal Hauken, exprima dans la presse la culpabilité qui était la sienne d’avoir privé ce pauvre Somalien, en le dénonçant, de sa vie en Norvège et renvoyé ainsi à un avenir incertain en Somalie. Comme l’explique Douglas Murray, si les masochistes ont toujours existé, célébrer une telle attitude comme une vertu est la recette pour fabriquer « une forte concentration de masochistes ». « Seuls les Européens sont contents de s’auto-dénigrer sur un marché international de sadiques ».
Les dirigeants les moins fréquentables sont tellement habitués à notre autodénigrement qu’ils y voient un encouragement. En septembre 2015, le président Rouhani a eu le culot de faire la leçon aux Hongrois sur leur manque de générosité dans la crise des réfugiés. Que dire alors de la richissime Arabie saoudite qui a refusé de prêter les 100 000 tentes climatisées qui servent habituellement lors du pèlerinage et n’a accueilli aucun Syrien, alors qu’elle offrait de construire une mosquée en Allemagne ?
La posture du salaud éternel, dans laquelle se complait l’Europe, la désarme complètement pour comprendre les assauts de violence dont elle fait l’objet et fonctionne comme une incitation.
LA CULPABILILITÉ OCCIDENTALE
Beaucoup d’Européens, ce fut le cas d’Angela Merkel, ont cru voir, dans la crise migratoire de 2015, une mise au défi de laver le passé : « Le monde voit dans l’Allemagne une terre d’espoir et d’opportunités. Et ce ne fut pas toujours le cas » (A. Merkel, 31 août 2015). N’était-ce pas là l’occasion d’une rédemption de l’Allemagne qu’il ne fallait pas manquer ? Douglas Murray décrit ces comités d’accueils enthousiastes qui ressemblaient à ceux que l’on réservait jusque-là aux équipes de football victorieuses ou à des combattants rentrant de la guerre. Les analogies avec la période nazie fabriquent à peu de frais des héros. Lorsque la crise migratoire de 2015 survient il n’y a pas de frontière entre le Danemark et la Suède. Il suffisait donc de prendre le train pour passer d’un pays à l’autre. Pourtant, il s’est trouvé une jeune politicienne danoise de 24 ans – Annika Hom Nielsen – pour transporter à bord de son yacht (*), en écho à l’évacuation des juifs en 1943, des migrants qui préféraient la Suède au Danemark mais qui, pourtant, ne risquaient pas leur vie en restant au Danemark.
Si beaucoup de pays expient l’expérience nazie, d’autres expient leur passé colonial. C’est ainsi que l’Australie a instauré le « National Sorry Day » en 1998. En 2008, les excuses du Premier ministre Kevin Rudd aux aborigènes furent suivies de celles du Premier ministre canadien aux peuples indigènes. Aux États-Unis, plusieurs villes américaines ont rebaptisé « Colombus Day » en « Indigenous People Day ». Comme l’écrit Douglas Murray, il n’y a rien de mal à faire des excuses, même si tous ceux à qui elles s’adressent sont morts. Mais, cette célébration de la culpabilité « transforme les sentiments patriotiques en honte ou à tout le moins, en sentiments profondément mitigés ».
GÉNÉRALISATION ET ESSENTIALISATION : DES CRIMES TYPIQUEMENT EUROPÉENS
Si l’Europe doit expier ses crimes passés, pourquoi ne pas exiger de même de la Turquie ? Si la diversité est si extraordinaire, pourquoi la réserver à l’Europe et ne pas l’imposer à, disons, l’Arabie saoudite ? Où sont les démonstrations de culpabilité des Mongols pour la cruauté de leurs ascendants ?
« il y a peu de crimes intellectuels en Europe pires que la généralisation et l’essentialisation d’un autre groupe dans le monde». Mais le contraire n’est pas vrai. Il n’y a rien de mal à généraliser les pathologies européennes, et les Européens ne s’en privent pas eux-mêmes.
Michèle Tribalat Juillet 2017
(A suivre : 2/4, 3/4, 4/4)
https://www.polemia.com/immigration-identite-et-islam-letrange-mort-de-leurope-vue-dangleterre-14/
-
Notre meilleur ennemi
par Louis-Joseph Delanglade
C’est une tradition : la presse française vit au rythme des vacances scolaires et les grands médias changent de visage pendant la période estivale. Les grands et les moins grands puisque même le blog Lafautearousseau est concerné. Mais avant les vacances, le bilan. On nous a parfois fait le reproche de trop nous intéresser à un certain média, en privilégiant ses chroniques et analyses. Mais comment faire autrement ? France Inter (c’est de cette station qu’il s’agit) présente un double intérêt : radio du service public, financée par nos deniers à tous et dont on est donc en droit d’attendre un maximum d’objectivité et de (re)tenue ; radio très écoutée, notamment dans la tranche horaire 7h-9h, durant laquelle M. Cohen et sa bande auront sévi de 2010 à 2017, dans une matinale largement plébiscitée par près de quatre millions d’auditeurs (enquête Médiamétrie, fin 2016). Résultat qui s’explique certainement par la bonne facture de ces deux heures d’information, construites de façon cohérente, agrémentées d’analyses et de chroniques qui balaient le spectre de l’actualité, faisant place à des personnalités invitées auxquelles les auditeurs peuvent s’adresser en direct.
Mais cette matinale a (forcément) ses défauts et ses dangers. Son grand défaut est sans doute l’intérêt douteux que représentent les interventions de deux ou trois personnes, très minoritaires, convenons-en, en temps d’antenne. Discrimination positive oblige, il s’agit de Mmes Salamé et Vanhoenacker. Mme Salamé procède à 7h50 à une sorte d’interrogatoire (c’est le terme qui convient) d’où ressortent le plus souvent sa propre inculture et une agressivité verbale qui confine au manque d’éducation. Lui succède l’humoriste-en-chef, Mme Vanhoenacker, sorte de péronnelle excitée et insupportable, dont la seule qualité est sans doute d’être belge ; à elle et aux autre prétendus humoristes (un par jour peu avant neuf heures pour « conclure » - mais oui ! - l’émission) qui font surtout rire la coterie du studio, s’applique parfaitement le jugement de M. Grozdanovitch (Le génie de la bêtise) : « un rire malin - la plupart du temps fondé sur la transgression des règles de la simple courtoisie et sur une certaine méchanceté mondaine - au service d’une seule cause : renforcer la doxa en place. »
Car, et là est le danger, MM. Cohen, Legrand, Guetta et consorts sont au service de la doxa. Nulle voix discordante chez ces anciens militants politiques de gauche, aujourd’hui militants-journalistes : on croit en la république démocratique, on défend le multiculturalisme et l’immigrationnisme, on marche au pas vers l’oméga euro-mondialiste. Et surtout on est entre soi et on sait ce que l’on se doit. M. Onfray leur avait fait, en direct, le reproche d’avoir « privatisé » jusqu’à la chaîne elle-même. M. Orsenna vient de souligner (matinale du vendredi 8) avec humour, et cette fois c’en est, qu’y règne même l’esprit courtisan, dénoncé par La Fontaine et omniprésent dans le monde politique et médiatique. On y attend quelques changements à la rentrée, notamment le remplacement de M. Cohen, parti faire sa pelote à Europe 1. On n’a aucune raison de penser que quoi que ce soit changera dans le fond. A quelque chose malheur est bon : nous garderons notre meilleur ennemi.
-
Comment l’Insee manipule les chiffres de l’immigration
Chronique de Paysan Savoyard (n° 184 – juillet 2017)
Pour pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste sans encombres et sans que la population de souche ne se révolte, la classe dirigeante met en œuvre différentes techniques de propagande et d’intoxication. L’une des principales consiste à manipuler les chiffres concernant l’immigration qu’elle choisit de rendre publics.
Deux organismes publics, l’Insee et l’Ined, sont chargés de fabriquer les chiffres de l’immigration. Ces institutions se livrent à trois manipulations principales, qui usent de la même technique : truquer la définition des concepts utilisés, afin d’obtenir des chiffres sans rapport avec la réalité
- Les chiffres de l’immigration ne comptabilisent que les première et deuxième générations
La première manipulation, la plus importante, consiste à évacuer des chiffres tous les immigrés de la troisième génération et des générations suivantes. Elle repose sur l’adoption d’une définition restrictive de ce qu’est l’immigration.
Selon l’Insee, en effet, un « immigré » est une personne, résidant en France, qui est née à l’étranger et qui était de nationalité étrangère à sa naissance. Autrement dit, selon cette définition, quelle que soit son origine, celui qui est né en France n’est pas un immigré : l’Insee considère qu’il est « descendant d’immigré ». L’Insee définit ainsi le « descendant d’immigré » comme une personne née en France dont l’un des deux parents ou moins est « immigré ». Ces définitions, comme on va le voir, conduisent à ne comptabiliser que les immigrés de la première et de la deuxième génération.
La première génération d’immigrés est née à l’étranger avant de venir s’installer en France : ce sont les « immigrés » au sens de la définition de l’Insee.
Les immigrés de la deuxième génération, c’est-à-dire les enfants des immigrés de première génération, sont eux nés en France. Ce sont eux que l’Insee nomme « descendants d’immigrés ».
Les enfants des « descendants d’immigrés » ne sont pas, eux, considérés par l’Insee comme des descendants d’immigrés, puisque leurs parents sont, par définition, nés en France. Autrement dit les personnes appartenant à la troisième génération de l’immigration sont considérées par l’Insee au même titre que les Français de souche. Il en est de même des générations suivantes.
Prenons l’exemple d’un Algérien arrivé en France en 1965 à l’âge de 20 ans pour travailler dans les usines automobiles. Imaginons qu’il ait fait venir en 1976, à la faveur de la nouvelle loi autorisant le regroupement familial, sa femme et les trois enfants qu’il avait d’elle à cette date. Cet Algérien et sa familles seront considérés par l’Insee comme des « immigrés » (puisqu’ils sont nés étrangers à l’étranger).
Imaginons que cet Algérien ait eu avec sa femme un quatrième enfant, un garçon né en France en 1977. Cet enfant sera, selon l’Insee, un « descendant d’immigré », puisque né en France de parents immigrés.
Imaginons maintenant que ce garçon né en 1977 ait à son tour, en 2000, à 23 ans, avec une femme elle-même d’origine algérienne, un premier enfant, qui seront suivis de 4 autres. Ces 5 enfants ne seront comptabilisés par l’Insee ni comme immigrés, ni comme descendants d’immigrés. Alors qu’ils sont issus de l’immigration, dont ils constituent la troisième génération, ils seront comptabilisés par l’Insee comme des Français de souche. Il en sera de même des générations suivantes (c’est ainsi que, les premiers immigrés non européens étant arrivés en nombre au début des années soixante, ont désormais commencé à naître en France des immigrés de la quatrième génération).
Les définitions de l’Insee sont donc, on le voit, abusivement restrictives. Les immigrés de troisième génération sont bel et bien des descendants d’immigrés : ils sont pourtant comptabilisés par l’Insee comme le sont les Français de souche.
Les responsables de l’Insee justifient leurs chiffres en affirmant qu’à compter de la troisième génération, les personnes originaires de l’immigration sont intégrées à la société française au même titre que les Français de souche. Cette argumentation est manifestement sans rapport avec la réalité : les personnes de la troisième génération restent ethniquement et culturellement issues de l’immigration. La plupart sont musulmanes. De même on peut constater que les intégristes et djihadistes appartiennent fréquemment à la troisième génération de l’immigration.
- Les chiffres de l’Insee mêlent l’immigration européenne et non européenne
Sur la base de ces définitions, l’Insee publie les chiffres suivants. Selon l’Insee les « immigrés » en 2013 étaient 5,8 millions. Concernant les « descendants d’immigrés », l’Insee estime qu’en 2008, ils représentaient 11 % de la population métropolitaine, soit 6,8 millions de personnes (remarquons au passage que le dernier chiffre publié par l’Insee sur ce point date de près de dix ans). En additionnant les deux chiffres (même s’ils ne portent pas sur la même année), on obtient 12,6 millions de personnes qui, selon l’Insee, résident en France et sont immigrés ou descendants d’immigrés.
Ces chiffres en apparence robustes et carrés permettent aux « experts » d’affirmer que « tous les chiffres sont sur la table, contrairement à ce que prétend la fachosphère ». Ces données de l’Insee pourtant ne correspondent pas à la réalité.
Ces chiffres tout d’abord, comme on l’a vu plus avant, ne tiennent pas compte des immigrés de la troisième génération. Ils sont trompeurs également pour une deuxième raison : ils mélangent en effet l’immigration non européenne et l’immigration de personnes originaires d’autres pays européens. Il faut se reporter à différents tableaux enfouis dans les documents et le site de l’Insee pour prendre une mesure approximative de l’immigration non européenne.
S’agissant des « immigrés », un tableau de « deuxième niveau » nous apprend que, sur le total de 5,8 millions d’immigrés, 3,708 sont non-européens. Concernant les « descendants d’immigrés », un autre tableau, partiel et alambiqué (il ne concerne que les personnes de 18 à 50 ans ?!) permet de conclure que les descendants d’immigrés non européens représentent 55 % du total de 6,8 millions, soit 3,74 millions. Selon ces tableaux, l’immigration non européenne (immigrés + descendants) serait donc, non pas de 12,6 millions mais de 7,448 millions (3,708 + 3,74).
On voit que les chiffres totaux mis en avant par l’Insee sur son site et ses documents principaux, conçus pour introduire la confusion, ne signifient rien. Ils sont trop élevés pour rendre compte de l’immigration non européenne, puisqu’ils mêlent immigration européenne et non européenne. Ils sont en même temps abusivement minorés puisqu’ils ne comptabilisent que les immigrés de première et deuxième génération.
Au terme de ces différentes manipulations, le but recherché par l’Insee est atteint : il est impossible de connaître même approximativement le nombre des immigrés non européens et de leurs descendants résidant en France.
- Le « solde migratoire » de l’Insee mêle les étrangers et les Français
La troisième manipulation concerne le chiffre du « solde migratoire », qui est la différence entre les entrées du territoire et les sorties. Ce solde annuel est pour 2016 de 67 000.
Les experts malhonnêtes, relayés par les médias, utilisent ce chiffre pour démontrer que l’immigration est faible : « Si l’on prend en compte les immigrés qui s’installent en France et ceux qui en repartent, le nombre des immigrés présents sur le territoire n’augmente que de 67 000 par an, ce qui est peu, rapporté à la population française ». Cette démonstration suffit sans doute à convaincre et à rassurer la plupart de ceux qui en prennent connaissance. Or ce chiffre de 67 000 n’a aucune valeur.
Ce chiffre du solde migratoire est sans signification tout d’abord parce qu’il ne repose pas sur des bases statistiques solides. Il n’existe pas en effet en France d’enregistrement des entrées et des sorties du territoire. Le nombre des immigrés qui entrent en France de façon légale pour s’y installer est connu car le ministère de l’intérieur leur délivre des titres de séjour une fois qu’ils sont entrés sur le territoire, titres de séjour qui sont comptabilisés. En revanche le nombre des sorties du territoire ne fait lui l’objet d’aucune comptabilisation. Dans ces conditions le solde migratoire de l’Insee ne peut résulter d’un décompte : il ne constitue qu’une estimation.
L’absence d’enregistrement et de comptabilisation des entrées et des sorties peut être analysée comme le signe d’une mauvaise administration : mais elle a le grand intérêt de contribuer à camoufler la réalité des flux migratoires.
Ce solde migratoire relativement faible permet aux experts malhonnêtes de prétendre que « de nombreux immigrés repartent». Cette affirmation est comme on vient de le voir sans fondement statistique. Elle est en outre très probablement mensongère : on ne voit pas en effet ce qui pourrait conduire à repartir les immigrés qui ont rejoint la France pour tirer parti des différents avantages qu’elle leur offre (travail, prestations sociales, services publics…).
Le solde migratoire est sans signification pour une deuxième raison : il rend compte des flux immigrés de toute origine, non européens comme européens.
Le solde soit disant « migratoire » n’a aucunement la signification que lui donnent les experts et commentateurs de mauvaise foi pour une dernière raison : il vise à rendre compte des entrées et des sorties du territoire, quelle que soit la nationalité des personnes concernées. C’est ainsi qu’un Français qui part s’installer à Londres réduit le solde migratoire positif et l’augmente s’il revient.
Ces différentes caractéristiques n’empêchent nullement les experts de s’appuyer sur le solde migratoire de l’Insee pour affirmer que « les flux migratoires n’ont rien à voir avec les fantasmes de la fachosphère ».
**
Les données que l’Insee publie sont donc partielles, biaisées, déformées. L’Insee cache les deux chiffres essentiels : le nombre des immigrés non européens et de leurs descendants présents sur le territoire ; le nombre des immigrés supplémentaires qui s’installent chaque année.
Si elles camouflent les données essentielles, l’Insee et les autres institutions publiques qui produisent des statistiques (Ined, services statistiques des différents ministères) abreuvent en revanche le public de chiffres portant sur des questions accessoires : la place de la femme dans la population originaire de l’immigration, les modalités de l’insertion professionnelle des immigrés, les modes de consommation des populations issues de l’immigration… Sur des thèmes de ce type, les tableaux, graphiques, gloses et commentaires abondent. Les revues « scientifiques » et les travaux de recherche sont innombrables. Le déluge statistique joue un rôle majeur dans l’opération d’enfumage : multiplier les chiffres concernant la périphérie du sujet pour mieux en cacher le cœur.
Il se trouve pourtant que, curieusement, l’administration laisse à l’occasion filtrer, par négligence ou inconséquence, certains éléments chiffrés, qui, décryptés et mis bout à bout, prouvent la réalité de l’invasion et du Grand Remplacement. On connaît ainsi le chiffre annuel de l’immigration légale : 200 000 immigrés non européens s’installent chaque année en France. L’ordre de grandeur de l’immigration irrégulière est lui aussi connu : au moins 70 000 (soit le nombre des déboutés de leur demande d’asile, jamais expulsés). On connaît même approximativement le nombre annuel des naissances issues de l’immigration non européenne : 300 000. On connaît donc le nombre total des immigrés non européens supplémentaires qui chaque année naissent ou s’installent en France : plus de 500 000 (desquels il faut déduire le nombre des décès et des départs, qui lui n’est pas connu mais qui est probablement très faible).
Les flux sont donc à peu près connus : entre 4 et 500 000 immigrés non européens supplémentaires par an. Et le stock ? Au moins 15 millions de façon certaine. Entre 15 et 20. Nous reviendrons sur ce point, en tentant d’être plus précis.
-
Syrie : l’imprudent Monsieur Macron
-
Entretien avec Lucie Choffey : L’effroyable Imposture du féminisme
Lucie Choffey est née en 1984 près de Bourges, dans le Cher. Après des études d'ingénieur et le début de ce qui aurait pu devenir une belle carrière, elle décide de tout arrêter pour suivre, malgré les pressions et les regards désapprobateurs de son entourage, son désir propre de femme et de mère rester à la maison et s'occuper de son fils.
Elle essaye alors de comprendre pourquoi, pendant tant d'années, elle a voulu se conformer à ce que d'autres voulaient pour elle, et en quoi le féminisme qui prétend libérer les femmes est en réalité une autre prison dans laquelle la société tout entière est en train d'être enfermée.
Rivarol : Comment les mouvements féministes ont-ils profondément bouleversé la société, sans avoir pour autant libéré la femme ?
Lucie Choffey : Les mouvements féministes ont d'une manière globale entraîné les femmes à rechercher le bonheur par l'argent, la séduction et l'indépendance.
En effet, les féministes ont d'une part milité pour la liberté individuelle et sexuelle (liberté de disposer de son corps librement et multiples « droits à ») avec l’IVG et la contraception. D'autre part, le travail des femmes à l'extérieur du foyer a été largement valorisé à l'instar du travail à la maison. D'où le choix majoritaire des femmes depuis 30 ans pour une activité rémunérée afin de se garantir l'indépendance, même si cela doit nuire à leur temps passé auprès de leur famille.
C'est pour ces raisons que les enfants sont confiés de plus en plus tôt, et souvent toute leur enfance, à des crèches, des nourrices, des baby-sitter, à l'école, au centre de loisir, à des centres de vacances ou d'animation.
Homme et femme sont de plus en plus des individus libérés de la famille, fuyant toutes responsabilités et toutes contraintes. Nous avons ainsi vu exploser le nombre des divorces et arriver les familles monoparentales et recomposées. Les rapports homme/femme ont été bouleversés. La mère est devenue toute-puissante assumant tous les rôles à la fois. Le père a été réduit à une fonction de géniteur. L'amour et le don de soi ont été remplacés par la passion, la performance sexuelle, et la réussite sociale et financière.
Beaucoup d'hommes se sont pris au jeu du féminisme et l'ont détourné à leur avantage en imposant à leur femme de travailler pour s'assurer un plus grand confort matériel. Le féminisme les a également libérés de leurs responsabilités. Beaucoup restent donc d'éternels ados, ingrats, fainéants et lâches. De nombreuses femmes, se revendiquant comme féministes, se plaignent : d'ailleurs de ne pas trouver d'hommes responsables. Autre conséquence sociétale, l'école s'est féminisée. Les enseignants sont majoritairement des femmes et l'école est beaucoup plus tournée vers l'éducation (avec sa dimension affective et axée vers l'épanouissement de l'enfant) que vers l'instruction (qui fait appel à l'intelligence et aux capacités rationnelles).
Enfin, la « gay attitude » est valorisée. Les « vrais hommes », virils et responsables, sont stigmatisés comme d'immondes hommes de Cro-Magnon, toujours prêts à exploiter les femmes. Inversement, les femmes masculines semblent représenter un modèle de femmes émancipées et modernes. Étre "gay" n'est plus stigmatisé mais au contraire plébiscité comme une nouvelle forme d'humanité du futur.
R. : Les féministes sont-elles les idiotes utiles du libéralisme libertaire ? Quelles sont les forces occultes derrière le mouvement féministe ?
L. C. : Oui elles sont les idiotes utiles du libéralisme libertaire puisque les mouvements féministes ont engendré des profits économiques considérables sous couvert d'égalité, d'humanisme et de liberté. Le monde de la Finance avec la société de consommation sont les grands gagnants du féminisme. À qui profite le crime ? La réponse est évidente ! « Women mean business ! » nous répond très clairement Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne de 2010 à 2014.
En cherchant, j'ai pu trouver de nombreux arguments économiques derrière les revendications féministes. J'en détaille plusieurs dans mon livre.
Le plus révélateur provient entre autres de Simone de Beauvoir elle-même, qui indique en 1967 que « si l'on avait besoin du travail des femmes, parce que, par exemple, la société serait différente et qu'il y aurait des possibilités économiques beaucoup plus riches ou une autre distribution du travail... à ce moment-là, on leur créerait une autre idéologie et on les persuaderait au contraire qu'une femme est d'autant plus féminine, d'autant plus attirante, d'autant plus intéressante, etc., qu'elle travaille. »
R. : L'égalité entre tous aboutit paradoxalement à une hyper individualisation, chacun n'étant plus que le « produit » de sa propre construction ?
L. C. : Effectivement, l'égalité entre tous est une belle excuse pour libérer tous les individus de leurs responsabilités avec le fameux « droit à ». En revanche on ne parle pas du « devoir à ». Le sens du devoir est d'ailleurs ringard, et semble issu d'un carcan social dépassé, obsolète, rendant forcément malheureux. Chacun est son propre maître et tente de faire évoluer les lois, les règles sociales en sa faveur, même si cela se fait au détriment d'autres.
R. : La banalisation de l'IVG et l'occultation de ses conséquences psychologiques et sociales sont une des revendications des féministes les plus dures. Quelle est votre position sur la défense et l'accueil de la vie ?
L. C. : Je suis pour la vie. Dire cela pourrait être une évidence mais malheureusement c'est loin d'être le cas. Je considère que la vie commence au moment où un nouvel individu est créé au niveau cellulaire. C'est-à-dire au moment où le spermatozoïde et l'ovule se rencontrent et forment un nouvel être humain unique et nouveau. À partir de ce moment, s'il n'y a pas de problème, la cellule va se multiplier et se développer. Elle deviendra un fœtus, puis un nouveau-né, puis un bébé, puis un enfant et enfin un adulte mais depuis le début il s'agira d'un être humain. À partir de là, je pense qu'aucun être humain ne devrait avoir l'autorisation de tuer un de ses semblables, quel que soit son âge ou son niveau de conscience. Il me semble également une évidence que l'IVG aura des conséquences psychologiques sur les personnes impliquées.
R. : « Mariage pour tous », GPA, théorie du genre : que vous inspirent ces délires ? Pensez-vous qu'ils peuvent nous conduire à une catastrophe ?
L. C. : Je pense que cela va fortement abîmer les générations futures en cassant tous leurs repères. Des individus égarés, sans attache, sans morale, sans identité, ne sachant plus écouter leur conscience sont des esclaves parfaits. Le genre d'esclave qui aime son état d'esclave et ne l'identifie pas comme tel. Nous arrivons rapidement vers une société comme celle décrite dans le livre le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, une société d'esclaves heureux dont le travail profite à un très petit nombre d'esclavagistes qui se partagent les bénéfices du système.
Je partage sur ce sujet l'avis de Monsieur Roland Hureaux, essayiste et homme politique français, dans mon livre. Son analyse suivante me semble très pertinente « Ainsi se trouve remis au goût du jour le clivage qui était celui de la société antique tardive une minorité bénéficiant des privilèges de la vie familiale "normale", de la protection du clan, d'une identité déterminée par trois noms (prénom, nom, cognomen) et une masse d'esclaves vivant dans la promiscuité de l'ergastule, séparables au gré des achats et des ventes, pauvres d'argent, pauvres de repères affectifs et moraux, mais surtout pauvres d'identité. »
R. : Modification des rapports hommes-femmes, mépris de la maternité, travail de la femme à l'extérieur du foyer devenu une obligation économique : la cible du système est donc la famille traditionnelle ?
L. C. : Oui car la famille est la base de la protection de l'individu. C'est le dernier rempart contre l'égoïsme et l'individualisation. faire sauter la famille c'est rendre malléable l'individu, en faire ce que l'on veut.
R. : Dans un monde devenu fou, la famille semble être pour vous la plus sûre des bases ?
L. C. : Bien sûr. C'est le lieu de l'Amour par excellence, de la protection, de l'entraide Lorsqu’un individu est malade, il sollicite sa famille, son époux/se, ses parents, ses frères et sœurs pour l'aider au quotidien faire ses courses faire à manger, etc. Lorsqu'un individu perd son travail, c'est pareil. La famille peut loger, dépanner, etc, sans rien attendre en retour. C’est là qu'est l'Amour avec un grand A. Celui qui ne compte pas, pardonne et répond toujours présent. Sans la famille, chacun est livré à lui-même. C'est la loi du plus fort.
R. : Quelle est votre définition de la féminité authentique et traditionnelle ?
L. C. : Je pense que dès lors qu'une femme devient mère, sa vie change. Ses envies, ses centres d'intérêt changent. Une mère veut pouvoir s'occuper de son/ses enfants. Priver une mère du soin donné à son enfant est un véritable déchirement. Ce n'est pas seulement une question de qui "devrait" faire quoi mais une question de qui "veut" et "peut" faire quoi. Beaucoup de femmes veulent s'occuper de manière privilégiée - voire dans certains cas de façon presque exclusive - de leur enfant. Parallèlement, et contrairement à ce que laissent penser les féministes, beaucoup de pères aident leur femme de manière spontanée et naturelle, et prennent également plaisir à s'occuper de leurs enfants.
Ainsi, il me semble évident pour le bienfait d'une famille, qu'un des deux partenaires se dévoue à sa carrière et l'autre à sa famille. Ainsi, les enfants grandiront dans un climat d'amour et de bienfaits grâce à l'un et la famille bénéficiera de revenus décents grâce à l'autre. Il me semble que la gestion de la famille revient de manière naturelle à la femme, de par ses fonctions biologiques de mère (et son désir instinctif de s'occuper et de protéger ses enfants), et que l'homme peut tout à fait assumer un travail pour les faire vivre (femme et enfants). Concernant les tâches ménagères (ménage, cuisine, lessive...), il est normal que la personne qui est chargée du foyer assume ces tâches. En cela, le couple sera complémentaire l'homme s'occupera d'apporter l'argent en gérant sa carrière de manière optimale - se devant d'affronter le monde du travail et le stress qu'il suscite, surtout s'il a d'importantes responsabilités -, d'aider aux tâches nécessitant une force physique importante (bricolage, port de charges...) et d'éduquer ses enfants en partenariat avec sa femme.
Cependant rien n'est figé. L'un et l'autre peuvent s'entraider selon les besoins, les possibilités et les capacités de chacun.
R. : Des Antigones aux Caryatides, de l'action militante nationaliste/identitaire. Que pensez-vous de ce phénomène ?
L. C. : Cela prouve que de nombreuses jeunes femmes ne se reconnaissent pas dans les revendications féministes et dans la société actuelle (profondément bouleversée par les actions féministes). Elles sont nombreuses à se rendre compte que le féminisme n'est qu'une imposture pour les asservir. Au contraire, donc, elles souhaitent défendre leurs particularités propres afin de devenir des femmes à part entière et être respectées pour cela.
Pour résumer grossièrement, le féminisme a poussé les femmes à chercher le respect en singeant l'homme. Mais aujourd'hui les femmes veulent le respect pour ce qu'elles sont réellement. Et notamment pour leur rôle de mère.
Propos recueillis par Monika Berchvok Rivarol du 18 mai 2017
À lire : Lucie Choffey, L'Effroyable Imposture du féminisme, Editions Kontre Kulture, 241 pages, 15 euros. Disponible chez http://www.contrekulture.com. La revue Rébellion consacre un important dossier dans son numéro 61 à la question de rengagement féminin dans les mouvements militants radicaux. Il faut reconnaître que le sujet n'avait jamais vraiment été évoqué jusque-là, surtout par des militantes de notre famille de pensée.
Le numéro 61 de la revue Rébellion est disponible contre 5 euros (frais de port compris) à l'adresse suivante : RSE BP62124 _ 31020 Toulouse Cedex 02.
Lien permanent Catégories : actualité, anti-national, France et politique française, lobby, tradition 0 commentaire -
Code du travail : Eric Zemmour dénonce « une soumission à l’idéologie libérale »
La réforme du Code du travail, explique Eric Zemmour sur RTL, est, pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe, « la mère de toutes les batailles, la réforme emblématique de tout le quinquennat ». Mais « deux précautions valent mieux qu’une, ironise-t-il. Non seulement le pouvoir passe par la procédure accélérée des ordonnances, mais en plus il opère pendant l’été et les vacances des Français. » En fait, cette réforme constitue à ses yeux « la revanche de la loi El Khomri qui devait s’appeler initialement loi Macron ».
« Les communicants officiels, relayés par les grands médias, ne cessent de nous rabâcher que cette réforme est l’instrument essentiel au service de l’emploi, l’arme absolue contre le chômage », et « ce message prolonge la doxa dominante qui règne depuis des années dans les milieux patronaux et technocratiques ».« Mais la vérité oblige à dire que rien n’est sûr », ajoute Eric Zemmour pour lequel, en réalité, « cette réforme était devenue le symbole trop longtemps attendu d’une France irréformable aux yeux de Bruxelles et de Berlin ».
Pour Zemmour, l’objectif principal de la réforme du Code du travail « n’est pas économique mais idéologique, et même psychologique » :
« C’est moins la lutte contre le chômage qui est visée que la transformation de la société française. »
Il s’agit de « se conformer à l’idéologie qui règne en Europe et d’y soumettre enfin une France étatiste et corporatiste, une idéologie libérale, qui privilégie l’individu sur les corps intermédiaires, et le travailleur indépendant sur le salarié, l’idée selon laquelle chacun doit devenir l’entrepreneur de sa propre vie ».
« Cette idéologie libérale et individualiste, poursuit Zemmour, imprégnait la campagne d’Emmanuel Macron et a suscité l’enthousiasme de ceux qui ont voté pour lui au premier tour. Mais ceux-ci ne sont pas la majorité de la population. » Dans un récent sondage, rappelle-t-il, « les Français estimaient à plus de 60 % que l’islam radical était le sujet majeur de préoccupation, loin, très loin des 36 % qui plaçaient le chômage en tête de leurs priorités ». Voilà « deux façons opposées de voir le monde » et « deux France opposées qui se regardent de travers »…