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lobby - Page 2064

  • Référence à la Stasi : Sarkozy a tapé là où ça faisait mal

    Lu dans Présent :

     

    "Qu’aurait été la tribune libre de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro s’il n’avait fait une fine allusion à la Stasi, cette police politique de sinistre mémoire qui avait pignon sur terreur dans l’ancienne République démocratique allemande ?

    En France, l’habitude n’est guère de stigmatiser un régime communiste, plutôt de rappeler éternellement les crimes du régime national-socialiste, figure de bouc émissaire obligé de toute référence historique criminelle.

    En faisant explicitement – et uniquement – référence aux pratiques totalitaires de cette « autre » Allemagne que celle du IIIe Reich, l’ancien président a tapé là où ça pouvait faire le plus mal aux habituels donneurs de leçons d’une gauche moralisatrice, héritière d’une Union des socialistes, des radicaux et des communistes qui porta François Mitterrand à l’Elysée… et reste toujours d’actualité, au gré des échéances électorales.

    Les oripeaux de la Gestapo faisant sans doute de moins en moins recette, ceux de la Stasi vont-ils empoisonner durablement le débat politique désormais ? Vu la réaction de la gauche, elle a compris le danger. Trop tard ?"

    Michel Janva

  • Ceux qui aimeraient faire de l’arabe une langue locale… par Fabrice Robert

    Tribune de Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, parue sur Boulevard Voltaire le 20 mars 2014 - Ce ne sont pas les populations d’origine immigrée qui doivent s’adapter mais plutôt les Français de souche européenne qui doivent toujours plus s’orientaliser…

    Dans le village provençal de Valbonne, les parents d’élèves de l’école élémentaire Sartoux viennent de recevoir une proposition assez particulière. Leurs enfants pourraient – s’ils le souhaitent – suivre des cours d’arabe gratuits ! Dans une circulaire diffusée par la direction générale de l’enseignement scolaire, on apprend que l’enseignement de l’arabe dans les écoles françaises fait partie d’un programme national du ministère de l’Éducation nationale.

    Les volontaires peuvent alors suivre des cours dispensés par des enseignants algériens, tunisiens ou marocains. Aucune information sur le contenu de ces cours, si ce n’est qu’ils sont proposés gratuitement alors que c’est loin d’être le cas quand il s’agit d’enseigner les langues traditionnelles de nos régions à nos enfants. Des langues parlées par nos ancêtres – comme l’occitan, le breton ou le provençal – seraient-elle donc moins importantes que l’arabe aujourd’hui en France ?

    Au fond, tout ceci n’est pas étonnant lorsqu’on sait que Vincent Peillon a annoncé, en février dernier, des moyens supplémentaires pour le développement de l’enseignement de la langue et de la culture arabes, « pour répondre aux attentes de la jeunesse de l’autre côté de la Méditerranée ». Si l’on assiste déjà, depuis quelques années, à l’explosion du marché de la danse orientale, Vincent Peillon nous propose donc aujourd’hui de développer des sections spécifiques dites « langues et cultures méditerranéennes » et « orientales » dans les collèges et les lycées français. C’est là toute l’absurdité du discours républicain sur l’intégration qui, finalement, aboutit à une désintégration de l’identité française. Ce ne sont pas les populations d’origine immigrée qui doivent s’adapter mais plutôt les Français de souche européenne qui doivent toujours plus s’orientaliser.

    Certains ne perdent pas de temps et ont fait le choix de distribuer des tracts en arabe dans le cadre des élections municipales. C’est le cas, notamment, d’une liste de « gauche rassemblée et citoyenne » à Pierre-Bénite. Pour Daniel Deleaz, l’adjoint au maire de cette commune de la banlieue lyonnaise, le choix est clairement assumé : « Si la République a fait le choix du français comme langue nationale, elle a aussi pour objectif de traiter à égalité tous les citoyens. La traduction de textes en langues étrangères est donc le moyen de lever la barrière des langues, de contribuer à l’égalité des citoyens, d’aider au rassemblement de tous. »

    Précisant qu’il s’agit d’un tract bilingue, l’élu parle – en toute simplicité – d’une « pratique très courante dans certaines de nos régions, comme l’Alsace par exemple, où le français est très souvent traduit en langue locale ». Daniel Deleaz met donc sur le même plan un tract bilingue français-alsacien et un tract bilingue français-arabe. Et semble, par là même, admettre l’idée que l’arabe serait devenu la langue locale de Pierre-Bénite…

    Fabrice Robert
    twitter.com/_fabricerobert

    http://fr.novopress.info/160153/ceux-aimeraient-faire-larabe-langue-locale-fabrice-robert/#more-160153

  • Vincent Peillon a été accueilli à Toulon

    L’arrivée du ministre de l’Education nationale, candidat aux élections européennes dans le Sud-Est, a été perturbée par un groupe d’opposants à la loi Taubira, qui l’ont accueilli sous les sifflets, en scandant « Peillon, démission ! ». A l’abri dans le local de campagne, les militants socialistes ont dû jouer des coudes pour entendre l’allocution de Vincent Peillon.


    Visite express de Vincent Peillon à Toulon pour... par Var-matin

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Quand le cabinet du Premier ministre présente son programme LGBT…

    Comme Civitas s’y était engagé, l’association catholique présente une deuxième vidéo pédagogique destinée à mettre à disposition du public les documents qui démontrent les connivences entre le Gouvernement et le lobby homosexuel.

    « Il est question ici d’un document officiel publié par le cabinet du Premier ministre. Inversion des normes et théorie du genre sont notamment au menu. », explique Civitas, dont le président, Alain Escada, compte bien poursuivre le décryptage de la révolution sexuelle en cours.

    Des faits, des citations précises, des références incontestables, voilà un travail qui constitue un précieux outil pour tous ceux qui défendent la famille. A voir et à diffuser !

    *******

    La première vidéo de cette série était consacrée aux engagements pris par François Hollande devant le lobby « Homosexualité et Socialisme« . A voir ici.

  • Les “conditions strictes” qui encadrent l’euthanasie ne sont pas respectées

    Philippe Juvin, maire UMP de La Garenne Colombes et député européen, avait signé une tribune sur l'euthanasie dans Valeurs Actuelles il y a quelques mois. La voilà :

    J"Le débat sur la légalisation de l’euthanasie est donc relancé. Le sujet est complexe et riche. Un des aspects du débat porte sur les limites qui seraient inscrites dans la loi pour autoriser la réalisation d’une euthanasie. Autrement dit, des critères pourraient-ils être imaginés pour encadrer strictement la pratique d’une euthanasie afin qu’elle reste réservée à quelques cas exceptionnels de souffrance incurable ? Certains le pensent. D’autres répondent que le respect de tels critères est illusoire. Une façon de départager les deux avis est d’étudier les exemples étrangers, dans les pays où l’euthanasie a été autorisée.

    Le premier garde-fou habituellement rencontré dans les lois existantes est, heureusement, l’obligation de recueillir l’accord explicite du patient. Or en 2007, une étude financée par le ministre hollandais de la Santé et publiée dans le très honorable New England Journal of Medicine a montré que plus de 500 personnes étaient euthanasiées chaque année aux Pays-Bas sans leur accord explicite… En Belgique, la situation semble encore plus préoccupante puisque, dans un travail publié en 2009 dans le même journal, la moitié des morts par injection létale avaient été réalisées sans consentement explicite du patient.

    Autre garde-fou souvent rencontré dans les législations d’euthanasie : l’obligation d’obtenir un second avis médical avant d’autoriser la mort du patient. Le rôle de ce second avis étant double : vérifier que le patient avait bien compris ce qu’on lui proposait et qu’il souffrait effectivement d’une maladie grave, invalidante et incurable. Or l’étude hollandaise déjà citée montrait que ce second avis médical n’était retrouvé que dans 35 % des dossiers d’euthanasie réalisée sans accord explicite du patient. Une étude canadienne de 2011 et citée dans Current Oncology montrait que dans l’Oregon, sur 62 euthanasies consécutives, 58 avaient bien reçu le second avis favorable, mais que celui-ci avait été donné par un seul médecin, militant pro-euthanasie notoire.

    Le dernier garde-fou habituellement prévu dans les lois légalisant l’euthanasie est l’obligation d’obtenir l’accord d’un psychiatre pour s’assurer que le patient qui a demandé l’euthanasie ne souffre pas de démence ni de dépression susceptibles d’altérer son libre arbitre. La dépression est en effet fréquente au cours des phases terminales de cancer : jusqu’à 59 % des cas dans un travail de l’American Journal of Psychiatry en 1995. Or en 2011 dans l’Oregon, un seul patient sur 71 euthanasies avait bénéficié de l’avis d’un psychiatre alors que la majorité de ces patients avait un cancer en phase terminale.

    Autrement dit, il n’est pas exagéré d’affirmer que de nombreux authentiques dépressifs, peut-être incapables de donner un consentement éclairé, ont été euthanasiés. Cette observation rappelle cette polémique qui avait impliqué l’association suisse Dignitas, qui organisa l’euthanasie d’un frère et d’une soeur schizophrènes dont la capacité de jugement fut mise en doute.

    Ces études scientifiques ont été publiées dans des revues reconnues, à comité de lecture, c’est-à-dire que leur méthodologie a été validée par des lecteurs indépendants. Elles démontrent donc que, dans les pays où l’euthanasie a été légalisée, celle-ci est assez souvent réalisée sans l’accord du patient ni l’obtention d’un second avis médical, alors que ces deux points sont légalement obligatoires. Finissons donc avec une illusion : celle d’une loi propre, qui permettrait des euthanasies sans risque de bavure.

    L’expérience de nos voisins est sans appel : les “conditions strictes” qui encadreront la légalisation de l’euthanasie ne seront pas plus respectées en France qu’elles ne le sont aujourd’hui en Belgique, aux Pays-Bas ou dans l’Oregon. Or en ne respectant pas ces critères, nous ouvrirons une voie incertaine où des comateux, des déments ou des dépressifs et même des handicapés incapables de crier non seront euthanasiés en silence sans avoir donné leur accord.

    On trouvera toujours de bonnes raisons de glisser d’une euthanasie librement demandée par le malade à une euthanasie d’opportunité pour le vieillard qui encombre un lit de réanimation, économique pour des patients affectés d’une maladie longue et coûteuse, ou même familiale en cas d’appétissants héritages trop longs à venir.

    Une des difficultés du débat se situe dans la part d’idéologie qui nourrit parfois la revendication du droit à l’euthanasie. Cette part d’idéologie est par définition la plus insensible au raisonnement et à la démonstration tels que nous venons de les faire. Elle rapproche paradoxalement les avocats de l’euthanasie des ayatollahs de l’acharnement thérapeutique. Volonté commune de toute-puissance. Illusion partagée d’une maîtrise totale de la mort que les uns veulent choisir et les autres reculer contre toute raison."

    Michel Janva

  • Cardinal Vingt-Trois : le mariage n'est pas un combat perdu

    Extrait de l'entretien donné par le cardinal Vingt-Trois le 13 mars dans Le Figaro :

    "[...] La persistance du mouvement de la Manif pour tous, au-delà du vote de la loi du mariage pour les personnes homosexuelles, démontre d’ailleurs que le débat ne se cristallise pas sur une loi particulière. Bon nombre de Français ont le sentiment que l’on est en train de les conduire vers un mode de vie qui ne correspond pas à ce qu’ils sont et à ce qu’ils pensent être bon pour la société.

    Ce combat semble pourtant perdu…

    Je ne le pense pas. C’est au contraire une épreuve très positive. Beaucoup de gens pensaient qu’il suffisait de vivre dans son coin sans rien dire. Ils ont découvert l’existence d’un corps social dont nous sommes tous responsables. Les réformes en cause touchent en effet des points tellement sensibles de l’écosystème de la vie humaine que tout le monde est concerné. Je suis admiratif de ce dynamisme qui s’est révélé, en particulier chez les « veilleurs » comme chez les jeunes adultes qui prennent conscience que l’on est en train de leur fabriquer un monde qui n’est pas celui qu’ils veulent. Ils s’éveillent à une conscience politique avec une vraie capacité de s’engager. L’objectif n’est pas un combat politique contre le gouvernement actuel, mais c’est une lutte pour un modèle de vie. [...]

    Il y a de multiples registres, mais le premier est le combat culturel et sociétal. De ce point de vue, j’ai été déçu de la faiblesse d’expression de nombreux politiques, intellectuels, médecins, sur toutes ces questions. On aurait dit que cela n’était pas leur affaire ! Trop de ceux qui auraient dû parler se sont tus. On traite de questions qui touchent à la vie et à la mort et ils n’auraient rien à dire ? D’accord ou pas d’accord, il faut que ces gens s’expriment. Il est nocif de donner l’impression qu’il n’y a pas à débattre, que tout va de soi. [...]

    Que doivent voter les « cathos » dans tout cela ?

    Ils n’ont qu’à suivre leur conscience !

    Il n’y a pas de sujets non négociables pour eux ?

    Il est évident que si un candidat affirme qu’il est pour l’euthanasie, je n’ai pas besoin de dire, une fois de plus, que c’est non négociable, tout homme de bon sens le sait. Mais la vie politique est par définition l’art de se mettre d’accord."

    Michel Janva

  • Municipales : campagne contre le gender dans les quartiers musulmans

    Lu sur ce blog du Monde :

    "Au marché de Bondy, à deux jours des élections municipales, le candidat UMP Stephen Hervé et son équipe distribuent aux commerçants, clients, et simples passants le programme du parti. Dans celui-ci, aucune trace des ABCD de l’égalité, un programme expérimenté à l’école primaire qui vise à lutter contre les stéréotypes filles-garçons mais que ses détracteurs accusent d’être un « enseignement de la théorie du genre ».

    Le chapitre réservé à l’éducation, qui tient en une page, n’évoque que la réforme des rythmes scolaires «à remettre à plat», les frais élevés de cantine, «à diminuer» et l’état «déplorable» des maternelles et collèges, «à rénover». «Ce sont nos propositions officielles», explique le colistier Karim Allouache, cadre supérieur dans la finance, «le reste, c’est du off». Ces «off», ce sont des tracts enfouis dans un large sac en plastique.

    Il y est écrit que «le gouvernement socialiste veut enseigner la théorie du genre à l’école», alors qu’elle devrait «d’abord apprendre à nos enfants à bien lire, bien écrire et bien compter et non pas parler de sexualité à des enfants de cinq ou six ans ! ». «C’est pourquoi, conclut la brochure, nous nous engageons, si vous nous accordez votre confiance les 23 et 30 mars prochain, à tout faire pour ne pas exposer nos enfants à cette théorie et à des livres tels que “Tous à Poils” et “Mehdi met du rouge à lèvres” ». [...]

    Comme 85 % des musulmans, cette animatrice a voté François Hollande à l’élection présidentielle de 2012. «C’est la dernière fois», promet-elle, «je n’étais déjà pas satisfaite de la politique gouvernementale, mais alors là… ». Pour elle, l’introduction des ABCD de l’égalité à l’école, c’est la «goutte d’eau qui fait déborder le vase». La goutte d’eau qui l’a fait basculer à droite.

    [...] Certains, comme Bruno Beschizza, candidat UMP à Aulnay-sous-Bois, se rendent même sur les marchés avec l’ouvrage pour enfants Mehdi met du rouge à lèvres, agité comme un chiffon rouge. «Avec ce livre où le personnage principal porte un nom musulman, la communauté s’est sentie directement et injustement visée. Elle a eu le sentiment qu’on cherchait à l’initier à l’homosexualité, qu’on ne lui laissait pas le choix», ajoute-t-il. [...]"

    Michel Janva

  • Comment l’Occident fabrique les mouvements d’opposition

    Venezuela, Ukraine, Syrie, Thaïlande : des édifices publics ravagés, saccagés, violence, morts... Les gouvernements paraissent désarmés, trop craintifs pour intervenir. Que se passe-t-il ? Les gouvernements du monde démocratiquement élus sont-ils en train de devenir illégitimes à mesure que l’Occident crée puis soutient des mouvements d’opposition violents et conçus pour déstabiliser tout Etat qui se dresse debout contre sa volonté de contrôler totalement la planète ?
    Ils lèvent la voix et intimident ceux qui veulent voter en faveur du gouvernement modéré et progressiste actuellement à la tête de la Thaïlande. Il n’y a pourtant aucun contentieux concernant le processus électoral – le vote est généralement libre, comme en attestent aussi bien les observateurs internationaux que les membres de la Commission électorale.
    La liberté, la légitimité et la transparence, voilà les vrais enjeux. J’ai quitté Bangkok, et alors que je suis dans l’avion, une pensée me hante : beaucoup de lieux sur lesquels j’ai écrit dernièrement vivent une situation similaire à la Thaïlande. Ceux qui sont élus démocratiquement, les progressistes les plus fervents, tous ces gouvernements à travers le monde sont sous le feu nourri d’attaques menées par des voyous, des bandits, des éléments antisociaux, voire carrément des terroristes.
    Je l’ai vu à la frontière turco-syrienne, j’ai entendu des récits de plusieurs autochtones, dans la ville turque de Hatay, ainsi que dans la campagne près de la frontière. Là, on m’a stoppé, empêché de travailler, interrogé par la police locale, l’armée, les groupes religieux alors que j’essayais de photographier un de ces "camps de réfugiés" construit par l’OTAN spécialement pour les combattants syriens qui y étaient hébergés, entrainés et armés dans cette zone.
    Hatay a été envahie par des cadres djihadistes saoudiens et qataris, avec le soutien des Etats-Unis, de l’Union Européenne et de la Turquie qui ont fourni logistique, appui, arme et argent.
    La terreur que ces gens répandent dans cette partie du monde, reconnue comme historiquement paisible, multiculturelle et tolérante, est difficilement descriptible. Des enfants vivant dans un village à proximité de la frontière nous ont décrit des raids, des vols, de la violence et même des meurtres commis par les rebelles anti-Assad.
    Ici et à Istanbul où j’ai travaillé avec des intellectuels progressistes, issus des médias et du monde académique, on m’a toujours dit que "l’opposition" anti-syrienne était entrainée, financée et encouragée par l’Occident et par la Turquie (membre de l’OTAN), causant la mort et la perte de millions de vies dans la région toute entière.
    A l’heure où j’écris ces mots, RT (une radio locale) diffuse un reportage exclusif depuis la ville syrienne d’Adra. La ville a été bombardée et détruite par les pro-Al Qaeda et les forces d’opposition pro-Occidentales, dont l’Armée Syrienne Libre. C’est ici qu’il y a un mois, plusieurs personnes ont été tuées, lapidées, brulées vives et décapitées. Au lieu de mettre un terme à l’appui apporté à une ‘opposition’ syrienne raciste, fanatique et brutale, Washington continue à diaboliser le Régime d’Assad et à le menacer d’intervenir militairement.
    Dans ces pays où des gouvernements patriotes et progressistes ont été élus, ce sont les élites locales qui recrutent ces voyous pour le compte de l’Empire Occidental. Et avant eux, les soi-disant ‘’élites’’ sont recrutées, financées, entrainées ou à tout le moins éduquées par l’Occident. Sur un plan intellectuel, les médias privés se livrent une concurrence acharnée pour savoir qui d’entre eux sera le plus soumis au maître étranger. L’armée et les forces féodales les plus rétrogrades, dont les forces fascistes à travers le monde (voyez l’Ukraine par exemple), sont ainsi remises en selle, bénéficiant et profitant pleinement de la situation.
    Tout ceci se passe à divers niveaux et à des degrés de brutalité très variables : Thaïlande, Chine, Egypte, Syrie, Ukraine, Venezuela, Bolivie, Brésil, Zimbabwe et de nombreux autres lieux à travers le monde.
    Le procédé et la tactique sont quasiment toujours les mêmes : des médias financés par l’Occident, voire des médias Occidentaux eux-mêmes, jettent le discrédit sur les gouvernements élus par les peuples, participent à la création de scandales, tressent des lauriers aux mouvements d’opposition nouvellement créés.
    Pour peu que le gouvernement soit "nationaliste", réellement patriote et au service des intérêts de son propre peuple contre le pilonnage international, (à l’inverse du Gouvernement Abe au Japon apparemment décrit comme nationaliste, mais qui en réalité collabore étroitement avec la politique étrangère américaine dans la région), il se retrouve dans le collimateur et figure dès lors sur une liste noire invisible mais puissante, à la manière de la mafia d’antan. Comme l’a particulièrement bien résumé Michael Parenti : « Tu fais ce qu’on te dit de te faire ou on te brise les jambes, capice ? »
    J’ai assisté à la destitution du Président Morsi par l’Armée (j’étais critique par rapport à sa politique au début, comme j’étais critique du gouvernement de Mr Shinawatra, avant que les atrocités frappent l’Egypte comme la Thaïlande), qui dans sa course zélée, a entraîné la mort de plusieurs milliers de personnes, principalement des pauvres.
    Je multipliais à ce moment-là les aller-retour en Egypte depuis plusieurs mois, tournant un documentaire pour la Chaine de Télévision Sud-Américaine, Telesur. J’ai vu avec désespoir mes amis révolutionnaires se terrer, disparaître de la surface de la terre. Pendant ce temps, des familles célébraient honteusement et ouvertement les morts causés par l’armée.
    La logique et la tactique étaient prévisibles : bien que capitalistes et d’une certaine façon soumis au FMI et à l’Occident, le Président Morsi et les Frères Musulmans n’étaient pas très enthousiastes pour collaborer avec l’Occident. Ils n’ont jamais réellement dit ‘non’, mais cela ne semblait pas suffisant au régime américano-européen qui exige non seulement une obéissance totale, inconditionnelle mais aussi qu’on lui baise la main et d’autres parties du corps. Le régime exige une obéissance à l’ancienne mode protestante, qui s’accompagne d’une auto dévaluation et d’un sentiment constant de culpabilité : il ordonne une servilité sincère et véridique.
    Il apparaît clair que presqu’aucun pays, aucun gouvernement ne peut échapper à l’annihilation s’il ne se soumet pas totalement. Le sentiment va tellement loin que si les gouvernements de pays en voie de développement tel les Philippines, l’Indonésie, l’Ouganda ou le Rwanda ne proclament pas clairement à Washington, Londres ou Partis « nous sommes uniquement là pour votre bonheur, vous l’Occident », ils risquent alors une annihilation totale, même s’ils ont été élus démocratiquement, même si (et même surtout si) ils sont supportés par la majorité du peuple.
    Tout ceci n’est pas nouveau, bien-sûr. Mais dans le passé, les choses se faisaient avec un peu plus de discrétion. Aujourd’hui, elles se font au grand jour, ainsi personne n’osera se rebeller, ni même rêver.
    C’est ainsi que la révolution en Égypte a été sabotée, détruite et cruellement exterminée. Il ne reste absolument rien du prétendu "Printemps arabe", juste un avertissement clair "qu’on ne vous y reprenne pas, ou alors…"
    J’ai vu les élites en Égypte danser et célébrer leur victoire. Les élites aiment l’armée. L’armée leur garantit une place au Zénith, voilà leur pouvoir. Les élites donnent à leurs enfants à brandir des portraits de leaders militaires responsables du Coup d’Etat, responsables d’avoir causé la mort de milliers de vies, responsables d’avoir brisé les espoirs et les rêves du Monde arabe.
    Ce que j’ai vu en Égypte était terrifiant et ressemblait au putsch de 1973 au Chili (un pays que je considère comme mon deuxième ou troisième chez-moi), ce putsch, dont je ne me souviens de rien en raison de mon âge, mais dont les séquences vues et revues, n’en ont jamais diminué l’horreur.
    Ou alors... c’est la torture ou bien le meurtre de civils à Bahreïn. Ou alors... c’est l’Indonésie en 1965-66. Ou encore la chute de l’Union Soviétique. Ou alors… c’est l’explosion d’un avion de ligne en plein vol ; un avion cubain détruit par des agents de la CIA. Ou encore les ravages causés à l’Irak, la Lybie, l’Afghanistan, au Vietnam, au Cambodge et au Laos, renvoyés à l’âge de pierre. Ou alors… ce sont des pays totalement dévastés comme le Nicaragua, Grenade, Panama ou la République Dominicaine. Ou alors… ce sont 10 millions de personnes massacrées en République démocratique du Congo, tant pour ses ressources naturelles que pour l’anti-impérialisme ouvertement affiché par son grand leader, Patrice Lumumba.
    Il est certain que ce que vit le monde actuellement pourrait être décrit comme une nouvelle vague de l’offensive impériale occidentale. Cette offensive se déroule sur tous les fronts et s’accélère de manière très rapide. Sous la houlette du très distingué prix Nobel de la Paix Barack Obama, de ses amis néo-conservateurs, de ses amis socialistes aux accents bruns, de la réélection du Premier ministre fasciste au Japon, le monde devient un lieu particulièrement dangereux. C’est comme si une certaine ville frontalière était envahie par des gangs violents.
    La perception biblique de « vous êtes avec moi ou contre moi » gagne du terrain. Soyons conscients face aux récits. Soyons conscients lors des soulèvements, soyons conscients lors des mouvements de protestation contre les gouvernements. Lesquels sont réels et lesquels sont créés de toute pièce par l’impérialisme et le néo-colonialisme ?
    Cela apparaît extrêmement déstabilisant pour la majorité des gens qui sont noyés par le flot d’informations des médias privés. Il y a effectivement de quoi être déstabilisé. Et plus les gens le sont, moins ils sont enclins à s’opposer aux réels dangers et à l’oppression.
    Mais au final et malgré tout, le peuple thaïlandais a voté le 2 février dernier. Il a surmonté les barricades, il s’est battu contre ceux qui essayaient de fermer les bureaux de vote. Et en Ukraine la majorité continue de supporter son gouvernement. Et ni le Venezuela ni Cuba ne sont tombés. Et les rebelles Djihadistes n’ont pas encore pris le contrôle de la Syrie. Et l’Erythrée et le Zimbabwe sont encore et toujours derrière leurs leaders.
    Les gens ne sont pas des brebis. Dans plusieurs endroits du monde, ils ont réalisé qui étaient leurs véritables ennemis. Quand les Etats-Unis ont participé au coup d’Etat contre Chavez, l’armée a refusé de suivre, et quand un homme d’affaires a été désigné pour prêter serment en tant que Président, l’armée a commencé à faire route vers Caracas avec ses chars afin de protéger le leader élu et légitime. La révolution a survécu.
    Chavez est décédé, et d’aucuns affirment qu’il a été empoisonné, que le cancer lui a été inoculé, qu’il a été éliminé depuis le Nord. Je ne sais pas si c’est vrai, mais avant de mourir, on l’a photographié, chauve et transpirant, souffrant d’une maladie incurable, mais déterminé et fier. Il criait "ici personne ne se rend !" Et cette image et cette phrase à elles seules ont inspiré des millions de personnes.
    Je me souviens, l’an dernier à Caracas, debout face à un énorme poster montrant son visage, épelant ses mots. Je l’aurais remercié, serré contre moi si j’avais pu, s’il était encore en vie. Non pas parce qu’il était parfait- il ne l’était pas. Mais parce que sa vie, ses mots et ses actes ont inspiré des millions de personnes, sorti des nations entières de la dépression, du malheur et de l’esclavagisme. Je lis sur son visage ceci : ’’ils essaient de te descendre par tous les moyens, mais tu résistes…tu tombes et tu te bats encore. Ils essaient de te tuer mais tu te bats…pour la justice, pour ton pays, pour un monde meilleur.’’ Chavez n’a pas dit cela, bien-sûr, mais face à son photographe, tel a été le ressenti.
    Depuis, une partie des pays d’Amérique du Sud a été libérée et s’est unie contre l’impérialisme occidental, et ils seront difficiles à battre. Oui, ici, personne ne se rend !
    Le reste du monde est encore très vulnérable et enchaîné. L’Occident ne cesse de produire et d’aider des forces d’oppression, qu’elles soient féodales ou religieuses. Plus la population est oppressée, moins elle est disposée à se battre pour la justice et pour ses droits. Plus elle est effrayée, plus elle est facile à contrôler.
    La féodalité, l’oppression religieuse et les dictatures d’extrême droite, tout cela sert parfaitement le fondamentalisme de marché de l’Empire, et son obsession de vouloir contrôler la planète. Mais un tel programme est anormal, et donc temporaire. Les êtres humains sont épris de justice, par essence, c’est une espèce décente et altruiste. Albert Camus, à juste titre, en arrive à la conclusion dans son magnifique Roman ‘La Peste’ (analogie pour combattre le fascisme) : « il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser ».
    Ce que l’Occident fait actuellement au reste du monde n’a rien de nouveau : fomenter des conflits, soutenir le banditisme et le terrorisme, sacrifier des millions de personnes pour ses seuls intérêts commerciaux. C’est ce qu’on appelle le "fascisme ordinaire". Et le fascisme est venu et il a été vaincu par le passé. Et il le sera à nouveau. Il sera battu à nouveau car il est néfaste, car il va à l’encontre de l’évolution humaine naturelle et car les peuples à travers le monde sont en train de prendre conscience que les structures féodales que le fascisme occidental essaie de mettre en place à travers le monde, appartiennent au 18ème siècle, pas à celui-ci et ne devraient plus être tolérées.

    Traduit pour Investig'Action par Mustapha BahmanAndre Vltchek http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFAVFAFulyGqZDXnFh.shtml

    Source : informationclearinghouse.info via http://www.michelcollon.info/Comment-l-Occident-fabrique-les.html?lang=fr

  • Géopolitique du monde orthodoxe

    Alors que la désinformation concernant l'Ukraine, la Crimée, et par dessus tout la Russie atteint des sommets dignes du Kosovo et de l'Irak, la première partie du Libre Journal d’Henry de Lesquen du 17/03/2014 sur Radio Courtoisie était consacrée à ce sujet, avec des approches variées. L'émission complète est ci-dessous.


    Géopolitique du monde orthodoxe : Libre Journal... par realpolitiktv

  • Bête comme Ayrault, la preuve par Jean-Marc sur Radio J !

    Mauvaise pioche, monsieur le professeur de morale politique !
    Jean-Marc Ayrault prie ! Pas dans une église ; sur une radio – Radio J, en l’occurrence –, il en appelle, de sa voix à nul autre ennui, à l’épouvantail du pacte républicain contre le FN un peu comme on lance un SOS : « Les républicains devraient tout faire pour qu’il n’y ait aucune possibilité qu’il y ait un maire Front national dans une commune de France. »
    « Tout faire » : vaste programme, lourd de menaces peu démocratiques, mais il est peut-être un peu tard pour cela et l’actuel chef du gouvernement a grandement sa part dans l’éventualité, dimanche prochain, d’un succès de suffrages du parti à la flamme tricolore… confirmé par de nombreux élus et quelques premiers édiles la semaine suivante !
    Car, comme il le dit lui-même, si « le Front national se développe sur le désarroi et les peurs », c’est tout de même un peu – voire beaucoup – le résultat de sa politique, comme de celle de ces prédécesseurs UMP et centristes… Quant au fait que le FN « n’apporterait aucune solution », faudrait-il encore que les Français aient la possibilité de le constater par eux-mêmes car la seule certitude qu’ils ont, c’est que l’UMPS aux affaires ne leur en a pas apporté, pour sa part, de bien concluantes…
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