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lobby - Page 2477

  • Taxer plus pour gagner moins

    Encadrer les hauts revenus, une idée nécessaire mais insuffisante.

    Les périodes de crise ont ceci d’intéressant qu’elles permettent de se poser les bonnes questions.

    Il y a encore peu (et même pendant la compagne présidentielle de 2012 le sujet était à la limite de l’incongruité), évoquer l’encadrement des salaires du privé faisait hurler au communisme. Aujourd’hui, on ne se demande plus s’il faut traiter la question mais comment la traiter ; nous tâcherons quant à nous d’y apporter nos éléments de réponse. Ce n’est pas chose aisée, tant le principe de liberté d’entreprise n’a rien d’ultra-libéral, pas plus que de poser la question de la limite de l’intervention de l’Etat dans les affaires privées.

    C’est pourquoi il n’est pas inutile, lorsque l’on aborde ce sujet, de rappeler une réalité abrupte : certains dirigeants perçoivent un salaire équivalent à plus de 100 fois celui de leurs employés les moins bien payés. Eu égard à la prise de risque – quasi nulle - de la plupart de ces dirigeants, de telles rémunérations apparaissent disproportionnées surtout lorsque l’on demande au contribuable un effort supplémentaire dont rien n’assure qu’il ne sera que temporaire. Et encore ne visons-nous ici que la part fixe des rémunérations, la part variable permettant bien souvent de doubler ou de tripler le fixe. Le gouvernement, après avoir établi une rémunération maximum dans les entreprises publiques (pour les mandataires sociaux uniquement) et envisagé de le faire dans le privé, a finalement (et comme bien souvent) opté pour le compromis. Devant la difficulté à mettre en place sa taxe à 75% et le tollé que ne manquerait pas de provoquer une mesure d’encadrement des salaires, il décide donc d’assigner cette taxe aux entreprises pour les salaires supérieurs à 1M€. Une fois de plus, cela ne règle rien et ne satisfait personne. Reprendre paraîtra toujours plus illégitime que limiter (il en va de même pour les acquis sociaux…), et les entreprises rivaliseront de toute façon d’ingénierie pour contourner la règle. Son efficacité, tant au plan dissuasif que fiscal, est donc plus que douteuse.

    On ne fera pas de nous des mélanchonistes pour autant, même si le rapport de 1 à 20 entre le plus bas et le plus haut salaire, évoqué par le patron du Parti de gauche, ne nous semble pas aberrant. Nous y apporterions toutefois quelques nuances, et en premier lieu celle de ne limiter que la partie fixe du salaire, afin de laisser l’entreprise disposer de la part variable comme levier d’incitation et de récompense. Mais à la condition que cette part variable soit de son côté également encadrée, par des exigences prenant notamment en compte des données sociales, mais pourquoi pas aussi – c’est notre obsession – la contribution à la richesse nationale.

    En d’autres termes, une rémunération variable qui ne dépendrait plus seulement d’objectifs financiers dont on connaît trop les travers, mais de rapports entre rentabilité et création ou maintien d’emploi, recours à des fournisseurs nationaux, ou encore absence ou limite des délocalisations. Cela pourra paraître à certains difficile à mettre en œuvre et à contrôler, mais à l’heure où l’on note les Etats sur leur probabilité de défaut et où l’on déploie des trésors d’imagination pour réduire les allocations familiales, la difficulté nous semble toute relative. Ce qui manque, c’est la sagesse politique, c’est un arbitrage indépendant qui n’agira pas pour essayer de renflouer ses caisses ni pour contenter telle ou telle fraction de l’opinion mais pour mettre un peu plus d’ordre et de justice dans la société.

    Pierre Marchand - L’AF 2860

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  • La PAC et les grands groupes industriels

    Longtemps, la liste des subventionnés de la PAC (Politique agricole commune) a été gardée secrète. Ce sont les Belges qui, les premiers, ont vendu la mèche, en révélant que les grands profiteurs de la PAC n’étaient pas du tout des agriculteurs, mais des multinationales comme Unilever ou BASF.


    La PAC et les grands groupes industriels par Contribuables

  • Assez de querelles ! par Marc Noé

    c’était trop beau ! Cela marchait trop bien ! Frigide Barjot cherche-t-elle maintenant à diviser les opposants au mariage gay ? En vertu de quoi s’arroge-t-elle aujourd’hui le droit de dire qui sont « les gentils » et qui sont « les méchants » dans ceux qui s’opposent à la dénaturation du mariage ?
    Béatrice Bourges, porte-parole
    du Printemps Français
    La mégalomanie est-elle en train de monter à la tête de celle qui, à une époque, travaillait à la communication du RPR et participait à la rédaction des discours de Pasqua ? Alors, pour qui Frigide Barjot -alias Virginie Tellenne, née Virginie Merle- roule-t-elle réellement ? Après plusieurs de ses déclarations, il est effectivement permis de se poser la question.
    Elle vient encore d’appeler à une nouvelle manifestation le 26 mai mais, cette fois-ci, en excluant le « Printemps Français ». Ce mouvement est à l'origine d'actions médiatiques ces derniers jours comme, par exemple, porter le petit déjeuner à certains élus (voir l’article du 05/04/2013). Il a pour porte-parole Béatrice Bourges, par ailleurs présidente du Collectif contre le mariage et l’adoption homo qui regroupe 79 associations. Ce qui n’est tout de même pas négligeable… (voir les vidéos en fin d’article).¢
    Déjà, lors de la manifestation du 24 mars à Paris, de nombreux participants avaient été surpris par certains propos de Frigide Barjot, notamment lorsqu’elle évoquait « des fachos qui n’ont rien à voir avec nous » en parlant des personnes dont beaucoup venaient d’être « gazées » par les forces de l’ordre : des Familles, des personnes âgées, des enfants, des élus… et pas nécessairement encartés dans des formations politiques. Beaucoup également n’avaient pas du tout apprécié que, parmi les élus invités à prendre le micro sur la tribune, toutes les tendances politiques soient représentées, de l’UMP à l’extrême gauche en passant par des socialistes, mais pas le Front National –ni les mouvements nationaux/nationalistes- dont les élus étaient pourtant en nombre devant l’estrade.
    Récemment encore, comme on lui demandait si le mouvement le « Printemps Français » participerait à cette manifestation du 26 mai, Frigide Barjot  a répondu: « Certainement pas ! Ils n'ont rien à voir avec nous. Le Printemps français n'existe pas. Nous allons les poursuivre pour vol de pancartes, vol d'affiches, vol de slogan, actes illégitimes et illégaux. Nous ne voulons pas de violence. Nous dénonçons cette violence et les exactions, nous n'avons rien à voir avec les intégristes, ni avec les extrémistes ».
    En d’autres termes, pour elle, aller cueillir des élus et leur porter le petit déjeuner à domicile équivaut donc à une « action violente commise par des intégristes et des extrémistes » !... Il est vrai que, pour d’autres commentateurs, le fait que « Printemps Français » ait collé des affiches à l’entrée d’une réunion LGBT est déjà qualifié de « saccage de la façade ». Là, on est carrément dans le propos mensonger et la déformation de la réalité. Ça promet.
    Finalement, on distingue deux tendances néanmoins complémentaires au sein des opposants au « mariage pour tous » : la tendance Bisounours de Frigide Barjot d’une part et la tendance réaliste avec Béatrice Bourges et le Printemps Français d’autre part. D’ailleurs, les médias ne s’y sont pas trompés : pour eux, « les gentils » sont les Bisounours, et « les méchants », les autres… Forcément !
     
    Il serait quand même dommage que la dynamique de mobilisation soit cassée à cause des déclarations immodérées de Frigide Barjot. Les querelles, ça suffit !¢
    © Marc Noé
    Ancien Maire-Conseiller Général RPR de Seine-et-Marne

  • Opposants au mariage pour tous : où va le "Printemps français" ? Olivier Perceval, secrétaire général de l’AF, sur France Info

    Le climat en France est-il en train d’être empoisonné par l’opposition au mariage pour tous ? Mardi le ministre de l’Intérieur a dénoncé un climat d’intolérance après l’agression ce week-end à Paris d’un couple homosexuel, et la multiplication des "intimidations", d’après lui, contre des élus de tous bords.

    Derrière la radicalisation des opposants au mariage pour tous apparaît le "Printemps français", mouvement né après la manifestation du 24 mars. Reportage sur cet objet aux contours encore mal définis, qui entraîne dans son sillage des mouvances aux ambitions diverses.

    C’est l’une des actions de cette frange radicale : vendredi à Saint-Etienne, un groupe d’une cinquantaine de personnes empêche le rapporteur PS du texte, Erwann Binet, d’animer une réunion avec des étudiants. Il est alors face à des familles, des personnes qui portent les couleurs de la "manif pour tous" de Frigide Barjot, et des militants de "Jeunesses nationalistes" qui appartient à la droite radicale. Printemps français, un mouvement mal identifié

    La radicalisation de la contestation semble avoir brouillée les frontières politiques. Le mouvement Printemps français est difficilement identifiable. "J’ai eu l’habitude depuis le début de ce débat d’avoir en face de moi des interlocuteurs précis. Là, le printemps français, je ne sais pas qui c’est", indique Erwann Binet. "La lucidité politique que tous les opposants au mariage pour tous devraient avoir vis à vis de ces groupes extrêmistes n’est pas partagée par tous les militants", ajoute-t-il

    Au départ de la contestation il y a la "manif pour tous" animée par Frigide Barjot. Le printemps français fait son coming out après la manifestation du 24 mars sur l’idée qu’il faut muscler les actions. Ce groupe n’est pas homogène. Il est composé d’un noyau dur autour duquel s’agrègent des mouvements qui viennent d’horizons très différents. Le soutien de plusieurs organisations radicales

    Très peu des créateurs du mouvement sont identifiés. Le nom de domaine du site printempsfrançais.fr à été déposé anonymement. Seules trois personnes apparaissent publiquement. Absence de transparence justifiée par la porte parole Beatrice Bourges pour protéger des actions de "résistance".

    Autour de ce noyau, plusieurs organisations radicales revendiquent leur appartenance ou soutiennent le Printemps français. Parmi eux, on trouve le Bloc identitaire. Et les royalistes d’Action française. Leur objectif dépasse le simple retrait de la loi. Le secrétaire général d’Action française par exemple pense que les conditions d’un changement de régime sont réunies. "Le Printemps français se sont des familles entières qui jusqu’à maintenant étaient spectatrices de la dégradation de la société, qui brusquement se sentent impliquées", explique Olivier Perceval. [...]

    La suite sur France Info

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  • Au secours, les années 30 sont de retour !

    La période que nous vivons est malheureusement comparable aux sinistres années 30. Si les mêmes maux produisent les mêmes effets, le pire est à venir.

    La crise dont on ne voit pas le bout. Le ras-le-bol envers les politiques discrédités. La montée des extrêmes de tout poil...

    De quelle époque parle-t-on ? D’aujourd’hui ou de ces années 30 qui chaque fois qu’on les évoque vous ont un petit air de menace, car l’on sait trop bien comment elles se sont terminées ? Sans jouer la politique du pire, il faut reconnaître que les ressemblances sont assez troublantes pour qu’on y regarde de plus près.

    Un interminable marasme

    Dès 2008, la crise des subprimes et le dévissage incontrôlé et irresponsable des banques, on a brandi le spectre de la crise de 1929 et de son krach boursier. Qu’en est-il cinq ans après ? La France des années 30 a subi, mais moins fortement que ses voisins anglais, italien ou allemand, la répercussion d’une crise mondiale. Les raisons ? La faible industrialisation d’une France encore archaïque et largement rurale (35 % en 1931), moins affectée par une récession qui touchait justement les investissements industriels. La croissance des années 20, très importante ailleurs, ayant été moindre aussi en France, pays de la gestion père de famille, notre pays tombe aussi de moins haut. Cette France-là, qui pratique encore le protectionnisme, ne connaît pas les millions de chômeurs, elle peut compter aussi sur un État fort qui, avec l’arrivée du Front populaire, va mener quelques réformes structurelles, sans rapport certes avec l’amplitude d’un New Deal américain, mais qui témoigne d’un État volontaire. Dans la crise d’un système libéral, proche de la crise des années 2000, on disposait encore d’un gros joker, l’État, qu’on commençait à envisager, dans le cadre d’une intervention lourde sur l’économie.

    La crise est bien plus profonde aujourd’hui : chômage massif, déséquilibre chronique entre la production de richesses, les dépenses et la redistribution, désengagement d’un État exsangue et dépassé - malgré certaines mesures comme la création de la BPI -, dépendance envers les pays étrangers pour les flux, envers l’Europe pour les objectifs de politique économique (déficit...)

    Pourtant, la politique de "déflation" mise en place à la fin des années 30 n’est pas sans rappeler la crise d’austérité que François Hollande impose graduellement à la France sans en prononcer le nom. Et l’on constate que les débats fiscaux actuels sont déjà en place : à droite, on reprochera à un Front populaire prodigue de s’en prendre aux "200 familles" - les 75 % de Hollande - pour nourrir grassement des fonctionnaires pléthoriques ; à gauche, on entend ponctionner les "gros".

    Un même esprit ?

    Il y eut "l’esprit des années 30" tel que le définit l’historien Serge Berstein (La France des années 30, éditions Armand Colin). Refus du libéralisme à la française, constat d’une crise de civilisation, attirance vers d’autres modèles, communiste ou chrétien - en 1932, le personnaliste Emmanuel Mounier fonde la revue Esprit. C’est la décennie d’une avant-garde qui pratique la table rase, veut repenser la société de fond en comble. Mais ce vent nouveau cohabite avec une frange importante de la population, passéiste, protectionniste, qui regarde en arrière, vers la Belle Époque, - son mythe naît dans les années 30 -, une France bourgeoise, jouisseuse et sécurisée, éternelle. Par où l’on voit que la France bloquée, frileuse, ne date pas d’aujourd’hui.

    Cette fin de cycle, mutatis mutandis, évoque certains constats actuels, liant économie et capacité d’innovation, de plus en plus largement relayés : l’Europe est un très vieux continent, en voie de sous-développement ; la richesse, l’avenir, la croissance, sont réservés à d’autres horizons, d’autres civilisations. C’est à une refonte intégrale que la France est invitée : certains avancent déjà d’autres modèles - écologique, participatif -, mais à l’évidence, on semble en France bien plus essoufflé, à court d’idées, que dans les années 30. Pour le moment, les solutions les plus nettes sinon précises sont proposées par des forces protectionnistes, régressives - à droite, avec Marine le Pen, à gauche, avec Jean-Luc Mélenchon qui, par sa véhémence, aurait trouvé sans mal sa place dans les années 30 - chantant une France repliée sur elle-même, variation sur une vieille antienne. L’ambiguïté court au sein même du gouvernement puisqu’un des opposants les plus virulents à la mondialisation, Arnaud Montebourg, est devenu le ministre du Redressement national.

    Le discrédit des élites

    "À bas les voleurs !" : le slogan de la manifestation monstre du 6 février 1934, où se mêlaient dans un joyeux désordre anciens combattants, camelots du roi et forces attirées par le fascisme, visait avant tout les politiques impliqués dans l’affaire Stavisky, qui venait de "se suicider d’un coup de revolver qui lui a été tiré à bout portant". Ses nombreuses protections auprès des élus, mais aussi auprès des banques, déjà dans le viseur de la presse et de l’opinion publique, exaspèrent une grande partie de la population. Ce n’est pas le premier scandale politico-financier de l’époque (cf. affaire Hanau). Mais avec l’affaire Bettencourt, l’affaire Woerth, l’affaire Cahuzac et un ancien président mis en examen, la France des années 2010 a-t-elle des leçons de morale à donner à son ancêtre ? Ne serait-on pas en droit de crier : à bas les menteurs ! À bas les voleurs ! La colère sociale, doublée d’un écoeurement moral, gronde. Mais petit rappel : cet écoeurement fit aussi jadis le lit d’une idéologie anticapitaliste et antidémocratique qui prit la main sous Vichy, avec une volonté de moraliser à outrance la France à tous les niveaux. Attention avec la vertu : tombée aux mains de fanatiques, elle a souvent débouché sur des lendemains assassins.

    Les années 30 sont donc ce moment de l’histoire de France où la république cesse définitivement d’être une mystique, pour reprendre l’expression de Péguy l’écorché, qui avant tout le monde avait diagnostiqué ce deuil et ce naufrage. C’est une lapalissade, mais les années 30 préparent 1940. Durant cette décennie, les déçus de la République vont rejoindre les ligues, les associations d’anciens combattants : on se détourne des partis, mais on se réunit encore dans des groupes politisés, à la différence des années 2010 où l’engagement est moins politique que citoyen ou social.

    Errances sur la scène internationale

    Dans les années 20, la France avait oscillé entre la fermeté à l’égard de l’Allemagne - l’occupation de la Ruhr - et la conciliation - l’esprit Briand. C’est finalement cet esprit qui l’emporte, notre pays s’alignant sur un allié anglais jouant l’apaisement face au danger hitlérien. Deuxième erreur commise : plutôt que de se rapprocher de l’URSS, un moment intéressée, on joue (Laval) la carte italienne, qui est une carte truquée : en 39, on aura tout faux. L’URSS s’allie à l’Allemagne, de même que l’Italie. Hormis sur le couple franco-anglais, la politique internationale est un désastre qui ne nous protégera pas d’une catastrophe militaire.

    Aujourd’hui, les enjeux sont bien entendu très différents. Mais la France, dans le couple franco-allemand qui menait l’Europe, a perdu complètement la main. De partenaire respecté, elle a rétrogradé au stade de l’élève en faute qui attend la prochaine réprimande. Seul sursaut possible à même de redorer le blason terni en Europe : l’intervention sur le continent africain (Libye, Mali), où le vestige séduisant d’une politique coloniale se combine à l’écho assourdi d’une France défenseur des droits de l’homme. Le bilan, pour l’heure, est moins accablant.

    La montée des extrêmes

    Non, il n’y a pas eu de fascisme à la française dans les années 30. Serge Berstein l’a bien montré : l’essor des ligues n’est qu’une résurgence de l’esprit nationaliste de Boulanger, légèrement repeint au folklore mussolinien, qui a pris racine de l’autre côté des Alpes. Mais idéologiquement, on est loin du compte. Il n’en demeure pas moins une montée très violente des thèmes xénophobes que le gouvernement Reynaud avalisera en prenant en 1938 des décrets-lois très durs envers la population fraîchement immigrée. Ces décisions font écho à un état d’esprit présent dans la population et sont les prémices de la politique xénophobe de Vichy.

    L’insécurité, financière, identitaire, sociale, tarte à la crème de notre époque, est un thème qui surgit, habilement exploité, dans les années 30. Cette droitisation de la vie politique - vraie dérive de ces années 30 qui voit l’Assemblée élue pour le Front populaire en 1936 voter les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 - a largement été diagnostiquée depuis quelques années, que ce soit à l’UMP, mais même aussi, à présent, au PS. Si les nationalistes des années 30 désignent comme ennemi principal les communistes internationalistes, fossoyeurs de la France, aujourd’hui, le réflexe identitaire a une autre cible : l’Europe et son fédéralisme. La cible a changé, mais le discours et l’objectif sont restés les mêmes. Affaire à suivre...

    François-Guillaume Lorrain - Le Point

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  • L’article n°1 du projet de loi “mariage pour tous” voté au Sénat

    PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)Tard dans la soirée d’hier, dans une ambiance électrique, l’article du projet de loi sur le mariage homosexuel a été adopté par 179 voix contre 157, sans modification par rapport au vote en première lecture de l’Assemblée nationale. Ce vote sera définitif si l’ensemble du projet de loi est voté à l’issue de son examen. Il ne serait donc pas soumis à une deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

     

    Quels ont été les votes des sénateurs de droite ?

    Si la majorité a voté contre, on notera que cinq sénateurs UMP ont voté pour, deux se sont abstenus, et un était absent. Chez les centristes, Chantal Jouanno a voté pour et quatre se sont abstenus. A gauche, on n’enregistre pas de vote négatif, mais trois absentions, dont Jean‑Pierre Chevènement. Le débat a cependant duré dix heures, des sénateurs de droite interpellant leurs homologues d’en face sur les déclarations de Najat Vallaud‑Belkacem sur la PMA ou sur la qualification d’un gouvernement ou le ministre du Budget est le ministre du mensonge, ou le ministre du redressement industriel le contredit à mener un tel projet.

    Et la réaction de la gauche ?

    De grandes phrases pour le président du groupe PS François Rebsamen, qui a déclaré que ce vote était une victoire de la lutte contre l’homophobie, celle de la tolérance et de la démocratie. Le groupe écologiste du Sénat a exprimé son émotion dans un communiqué. Par ailleurs, les actions de La Manif pour tous continuent, comme hier à Marseille où un comité d’accueil attendait Najat Vallaud-Belkacem, ou au Carrousel du Louvre où des opposants attendaient François Hollande.

    http://fr.novopress.info

  • Frigide Barjot en instance de divorce… d’avec ses troupes !

    Le mouvement de contestation au projet de mariage homosexuel se radicalise et inquiète les organisateurs de la Manif pour tous, qui démontrent chaque jour leur incapacité à maîtriser la fronde, faute d’en comprendre les fondements réels.

    On ne saluera jamais assez l’énergie mobilisatrice de Frigide Barjot. Mais elle n’a mobilisé ni sur son nom, ni sur ses slogans. Ce n’est pas en se proclamant « fille à pédés » ou en s’adjoignant Xavier Bongibault qu’elle a rassemblé autour d’elle une population qui ne descend pas dans la rue pour lutter contre l’homophobie ou proposer une amélioration du PACS. Frigide Barjot a été un catalyseur. Un catalyseur n’agit que sur une masse à catalyser. Entre Frigide et « ses troupes », il existe un malentendu fondamental.

    Ces gens-là ne viennent pas se battre contre l’homophobie : comme chrétiens, ils aiment leur prochain et ne confondent jamais l’homme et ses actes. Ni pour l’amélioration du PACS, dont ils disaient en 1998 qu’il ouvrait la brèche par laquelle passerait ensuite le mariage. Ils suivent Frigide comme organisatrice, mais ils commencent à comprendre que leur combat n’est plus le même. Madame Barjot le comprend-elle ? [...]

    François Teutsch - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Du bidonnage Nouchet à la prétendue agression « homophobe » du 7 avril 2013 comment faire passer une loi en manipulant un fait divers ?

    Tribune libre de Jean-Yves Le Gallou.
    L’agression de deux hommes dans le XIXe arrondissement de Paris, dimanche 7 avril 2013, à 3h 30 du matin, est présentée comme « homophobe » sur tous les médias. Or, personne ne connaît rien ni des agresseurs, ni de leur motivation et il y a chaque samedi soir des centaines d’agressions dont sont généralement victimes des hétérosexuels. Mais quand un homme et une femme sont frappés dans la rue, parle-t-on d’agression hétérophobe ? En l’état des informations disponibles, la prétendue agression « homophobe » de Paris n’est qu’une simple campagne de désinformation médiatique.

    
L’objectif de cette manipulation politico-médiatique est clair : intimider les adversaires de la dénaturation du mariage et faire passer la loi Taubira. La manœuvre n’est pas nouvelle : la manipulation de Carpentras avait permis de faire passer la loi Gayssot en 1990 ; le bidonnage Nouchet (un homosexuel qui avait prétendu mensongèrement être agressé) avait permis de faire passer la loi Perben contre « l’homophobie » en 2004 ; et, en mars 2012, les médias avaient présenté le terroriste de Montauban et Toulouse comme « blond, aux yeux bleus et d’extrême droite » avant que la police ne finisse par neutraliser un… terroriste islamiste, Mohamed Merah.

    
Le mensonge est donc consubstantiel à l’emballement médiatique. On disait hier : « C’est vrai : je l’ai lu dans le journal » ; il faut dire aujourd’hui : « C’est faux : je l’ai entendu à la radio ou à la télévision ». Nos lecteurs trouveront ci-dessous un extrait de La Tyrannie médiatique consacré au montage Nouchet, prétexte à la loi Perben contre l’homophobie.


    Polémia

    2004 - Loi Perben/Nouchet : la judiciarisation de « l’homophobie »
    Le 16 janvier 2004, un autre fait divers servira de rampe de lancement idéologique aux bien-pensants pour criminaliser certaines opinions par le biais de l’amalgame et du mensonge. Un trentenaire, Sébastien Nouchet, est ce jour-là aspergé d’essence et brûlé au troisième degré, « uniquement parce qu’il est homo », selon la presse. « Tu vas crever, sale pédé », lui aurait lancé un des trois attaquants cagoulés, avant de le transformer en torche humaine.
    « L’affaire Nouchet » provoque une vague d’émotion médiatique. Des manifestations « anti-homophobie » sont immédiatement organisées par les associations homosexualistes (Act-Up, Inter-LGBT, etc.) et certaines formations politiques (les Verts, le PCF).
    Jacques Chirac, alors président de la République, envoie une lettre de soutien à Sébastien Nouchet et à son compagnon, imité par son premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Le garde des Sceaux, Dominique Perben, met la pression sur le parquet pour que les auteurs de cette agression soient retrouvés et sévèrement punis. Il reçoit personnellement la mère de Sébastien Nouchet et le compagnon de celui-ci. Le 23 juin 2004, un projet de loi contre « l’homophobie » est élaboré en conseil des ministres et soumis à l’Assemblée nationale. A la sortie du conseil, le ministre de la Justice déclare : « J’ai été bouleversé par ce qui était arrivé à Sébastien Nouchet. Cette loi, c’est au fond quelque part la loi Nouchet pour faire prendre conscience à chacun qu’il est hors de question de s’en prendre comme ça à des minorités, quelles qu’elles soient. »
    La loi créant le délit « d’homophobie » est adoptée le 30 décembre 2004. Un mois plus tard, le député du Nord Christian Vanneste, qui s’oppose aux revendications homosexualistes et au « mariage gay », en fait le premier les frais. Estimer que la base d’une famille, c’est un homme et une femme, est dorénavant considéré comme une agression contre les homosexuels, presque du même type que les brûler à l’essence ! Poser la question de l’adoption d’un enfant par deux personnes du même sexe devient nauséabond au regard de la loi ! Les poursuites, puis les condamnations dont le député du Nord est l’objet en première instance et en appel signent le début de la fin de sa carrière politique. Parce qu’il a affirmé ce que les sociétés ont affirmé de tout temps, parce qu’il a fait preuve de simple bon sens dans une époque qui marche sur la tête, l’homme se retrouve soudain au ban de l’humanité !
    L’affaire est oubliée mais la loi reste…
    Et même si la Cour de cassation finit par juger que le député du Nord n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression, rien n’y changera. L’homme est diabolisé dans les médias et le restera.
    Quant à « l’affaire Nouchet », elle se terminera par un flop. Non-lieu en première instance en 2006, confirmé en appel en 2007, et une vérité obscène : il n’y a jamais eu d’agresseurs mais un dépressif, ayant une dizaine de tentatives de suicide à son actif, qui a voulu faire parler de lui. Un dénonciateur de vent. Un menteur qui a cherché un peu de lumière. Un mythomane sur lequel s’est fabriquée la loi.
    Deux vraies victimes, pourtant, figurent dans l’affaire : l’innocent détenu injustement à la suite des accusations mensongères de Nouchet ; la liberté d’expression, réduite une fois de plus par une loi liberticide votée, comme la loi Gayssot, à la suite d’un montage médiatique vide et mensonger.
    Extrait (pages 136, 137, 138) de La tyrannie médiatique, Jean-Yves Le Gallou, éditions VIA ROMANA, 2013, 380 pages

    http://www.polemia.com/la-tyrannie-mediatique-de-jean-yves-le-gallou-2/

     Jean-Yves Le Gallou  http://www.polemia.com
    10/04/2013

  • Kosovo : la drogue génère 3 milliards d’euros par an !

    Une nouvelle vient confirmer le fait que l’intervention (principalement américaine) contre la Serbie, pour lui arracher le Kosovo, visait notamment à créer un Etat islamo-mafieux au coeur de l’Europe.

    Nous apprenons ainsi que « le transit de drogue via le territoire du Kosovo rapporte aux trafiquants près de 3 milliards d’euros par an », comme l’a fait savoir mardi à Moscou le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants Viktor Ivanov.

    « Le Kosovo est devenu aujourd’hui une enclave où les trafiquants de drogue se sentent absolument libres. Chaque année, jusqu’à 60 tonnes d’héroïne transitent par son territoire, ce qui rapporte environ 3 milliards d’euros aux criminels », a indiqué M.Ivanov après avoir signé, avec le ministre serbe de l’Intérieur Vladimir Bojovic, un plan d’action commun en matière de lutte antidrogue.

    http://www.contre-info.com/

  • Démagogie ou déma-gogo ?

    PARIS (via Chez Spoutnik) - Depuis trois jours c’est le grand déballage des déclarations de patrimoine. Montebourg, Le Maire, Wauquiez, Fillon, Estrosi, Duflot… et ce n’est qu’un début.

    Certains hurlent à la démagogie, au coup de com’. Et malheureusement, je ne peux m’empêcher de leur donner raison.

    Que voit-on en réalité ? Ce que les nouveaux convertis de la transparence veulent bien nous montrer. S’ils ont des économies judicieusement dissimulées dans des paradis fiscaux, ils ne vont pas s’en vanter. Vous connaissez un élu qui avoue pratiquer la fraude fiscale, tant qu’il n’est pas pris la main dans le sac ? Moi pas.

    Il n’ y a aucun contrôle sur ces déclarations. On va me dire que le fisc pourrait enquêter. Histoire de vérifier tout ça.

    Mais non. Le fisc ne va pas enquêter. Discutez avec un fonctionnaire du fisc et vous apprendrez que les dossiers concernant la fraude fiscale des élus existent (certains sur la Côte d’Azur ont des dossiers de 2 mètres de haut d’ailleurs) mais qu’il est interdit d’aller plus loin. Les dossiers sont soigneusement gardés sous clés par les directions régionales des impôts.

    Donc les élus peuvent bien nous raconter ce qu’ils veulent, personne – tant qu’un journaliste d’investigation un peu curieux ou un juge consciencieux ne s’y attelle – ne déballe la vérité.

    Il n’ y a donc pas grand risque à publier son patrimoine. Ces publications en cascade sont l’attrape-gogo de la semaine.

    Pourtant, certains s’y opposent avec une virulence disproportionnée : Mélenchon et Copé par exemple. Ce qui est hautement suspect.

    Hé oui, le bon peuple pourrait apprendre la réalité faramineuse du patrimoine de certains élus. Quand on prétend faire la guerre aux riches comme Mélenchon, si on l’est soi-même riche, ça ôte tout de suite tout crédit. Ceci n’est bien sur qu’une hypothèse féline.

    Mieux, les Français pourraient se rendre compte que la fortune de nos élus est énorme par rapport à leur parcours professionnel. Je ne sous-entend pas qu’ils sont tous fraudeurs, mais simplement que la politique ça rapporte. Gros. Les places sont bonnes et confortables, c’est pour cela qu’ils s’y accrochent. A l’heure de l’austérité pour tous et du chômage de masse, il ne fait pas bon montrer aux Français que des gens qui pour la plupart n’ont jamais travaillé en dehors de leurs mandats électifs (si on peut appeler ça du travail vu le taux d’absentéisme au Parlement) se sont constitués des patrimoines conséquents grâce aux impôts.

    Cela pourrait faire monter « le populisme », n’est ce pas ? Et le « populisme » c’est le mal.

    La garde rapprochée de la classe politique (aussi appelée presse) commence donc à se mettre en ordre de bataille. Ce matin, Hervé Gattegno dans le Point tire le premier : « La transparence n’est pas un idéal…mais un cauchemar ! »

    Vous allez voir. Ce n’est que le début. Les articles sur « la tyrannie de la transparence » vont se succéder. Après avoir jeté quelques déclarations de patrimoine, non vérifiées, en pâture aux curieux, le système va vite se reverrouiller au nom du droit à l’opacité.

    Et pour cause.

    « Les dictatures ne résistent pas longtemps à la transparence » (J. Chirac,expert,  spécialiste du financement occulte)

    http://fr.novopress.info/