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lobby - Page 2505

  • Indignation sélective : seuls trois députés à l’hommage rendu par leurs collègues aux deux policiers tués sur le périphérique parisien

    PARIS (NOVOpress) - Hier, lors de la marche blanche en hommage aux deux policiers de la BAC tués par la racaille multirécidiviste Malamine Traoré, seulement 3 députés étaient présents : Gilbert Collard (RBM), Marion Maréchal-Le Pen (Front national) et Nicolas Dupont-Aignant (Debout la République). Tous trois qui plus est non inscrits.

    Un nombre trop faible de représentants de la Nation qui ne peut manquer d’interloquer. Certes, quant aux députés de gauche plus sensibles au laxisme judiciaire de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, si c’était Traore et son ami Bensassou qui avaient été tués par un policier, beaucoup plus de députés auraient participé à la marche en leur honneur… Ce qui infirme clairement les rodomontades sécuritaires de Manuel Valls.

    Mais l’UMP, qui prétend incarner la défense  de nos concitoyens contre la délinquance et le soutien aux policiers contre les voyous, cette absence risque de rester longtemps dans la mémoire des membres des forces de l’ordre qui, parce que citoyens, votent…

    http://fr.novopress.info

  • La date maudite du 19 mars

    Signés la veille avec les représentants du FLN, les accords d'Évian ont mis fin à la guerre d'Algérie le 19 mars 1962. Du moins officiellement, car leur conclusion engendra de multiples souffrances.
    Le 18 mars 1962, les négociateurs d'Évian signaient un accord de cessez-le-feu entre l'armée française et le FLN qui dirigeait la rébellion indépendantiste. Le texte était accompagné de "déclarations gouvernementales" censées garantir la sécurité des Européens présents en Algérie, comme de ceux, de toutes origines, qui s'étaient opposés au FLN. Les harkis 1, supplétifs de l'armée française, n'étaient pas mentionnés. La promesse, toute verbale, du FLN qu'il n'y aurait pas de représailles contre eux fut jugée suffisante par Louis Joxe 2.
    Violences sans précédent
    Le texte d'Évian fut publié le 19 mars. Depuis, certaines organisations "anticolonialistes" considèrent cette date comme celle de la fin da la guerre d'Algérie. Il faut pour cela tout le cynisme dont sont capables les tenants du marxisme, leurs alliés et compagnons de route, car, loin que le conflit s'apaisât à partir du 19 mars, il s'ouvrit une période de violences sans précédent. Il en fut ainsi non seulement jusqu'au 3 juillet, où Paris reconnut l'indépendance de l'Algérie, mais ensuite également, jusqu'à l'automne de 1962 et au-delà. La période suivant l'indépendance fut marquée d'un surcroît d'enlèvements et d'horribles massacres. Les victimes musulmanes du FLN furent probablement plus nombreuses durant ces six mois qu'elles ne l'avaient été durant les huit années précédentes. Le nombre des Pieds-Noirs enlevés quintupla 3, contraignant l'immense majorité d'entre eux à un exil définitif résultant d'une épuration ethnique pure et simple. Ajoutons que durant ce semestre abominable, nombre de militaires français furent tués ou enlevés ; 177 d'entre eux demeurent portés disparus à ce jour (chiffres provisoires sans doute inférieur à la réalité 4). Donner la date du 19 mars comme nom à des places, des rues, des ponts (prochainement à Toulouse), fêter cette journée, prétendre y voir la fin du conflit algérien, est donc une insulte à toutes les victimes de cette époque, un outrage à l'Armée française, un défi au sens national le plus élémentaire et une injustice criante.
    Contrairement à ce qui s'affirme parfois avec légèreté, le FLN, représenté par Krim Belkacem, à l'époque homme fort de ce mouvement, a bien signé et paraphé les accords d'Évian. Cette organisation a donc délibérément violé le texte auquel elle avait souscrit (et qu'elle négocia durement). Elle a totalement engagé sa responsabilité morale et matérielle dans ce qui suivit. La participation ouverte de ses commandos, de son armée et de ses militants aux enlèvements massifs et aux exécutions durant les neuf mois postérieurs au 19 mars devrait inspirer une condamnation unanime. Ce n'est pas le cas, ce qui illustre le relativisme troublant de l'idéologie des droits de l'homme, devenue le fondement de l'univers occidental actuel. L'opprobre ne devrait d'ailleurs pas épargner certains responsables politiques français de l'époque.
    Terrorisme silencieux
    Dès le 17 avril 1962, l'encre d'Évian à peine sèche, le FLN inaugura le terrorisme silencieux, les enlèvements massifs d'Européens à Alger, à Oran, dans la campagne oranaise et en Mitidja. Ces rapts prenaient pour prétexte la lutte contre l'Organisation armée secrète (OAS) 5. Après l'échec du putsch des généraux en avril 1961, les partisans de l'Algérie française avaient en effet tous rejoint cette organisation clandestine. Ils usaient de méthodes violentes. Les "anticolonialistes", qui donnent le ton aujourd'hui dans les médias et les milieux officiels, font de l'OAS le responsable de l'échec d'Évian et de l'exil des Pieds-Noirs. C'est un procédé commode mais malhonnête. L'organisation secrète, surtout en fin de course, en juin 1962, n'avait plus ni stratégie, ni tactique. Il en résulta des dérives diverses et une confusion chaotique terminées par une (pseudo) négociation avec le FLN 6. À ce stade, l'OAS menaça de pratiquer la "terre brûlée". Des historiens de pacotille lui imputent cette politique depuis sa naissance, alors qu'elle ne dura qu'une semaine. L'histoire de l'OAS s'étend sur seize mois, de mars 1961 à juin 1962. Quelles que furent ses errances finales – elles furent indéniables et eurent des conséquences –, en faire le bouc émissaire de tous les échecs ultimes des autorités françaises n'est qu'une manière peu subtile d'exonérer le pouvoir d'alors et de blanchir le FLN de ses crimes vis-à-vis de l'Algérie, des harkis et des Pieds-Noirs.
    Car après le ratissage de Bâb El Oued, ceux-ci subirent aussi la fusillade du 26 mars 1962 rue d'Isly 7, puis la longue succession des crimes des nouveaux maîtres du pays. Un exemple en donnera une idée : en mai 1962, 272 Européens furent enlevés en Alger contre 44 en avril. A la fin du mois de juin, on évaluait à près de mille les victimes européennes de rapts dans le seul département d'Alger. À partir du 17 juin, à la suite d'un accord FLN-OAS, les enlèvements ralentirent. Ils reprirent de plus belle après le 3 juillet, date de la proclamation de l'indépendance. Deux jours après, le 5 juillet, à Oran, une manifestation venue des quartiers musulmans submergea le centre-ville européen. Quelque sept cents Pieds-Noirs et une centaine de musulmans (sans doute pro-français) furent massacrés 8. Ceci accentua l'exode et le rendit irréversible.
    Représailles sanglantes
    Les victimes les plus nombreuses se situent toutefois parmi les musulmans. Dès la signature des accords du 19 mars, des harkis furent attaqués à Saint-Denis-du-Sig. À Saïda, des membres du commando Georges furent enlevés et tués par l'organisation indépendantiste alors même que plusieurs d'entre eux étaient des officiers français. Après le 3 juillet, les représailles contre les musulmans ayant combattu le FLN s'intensifièrent. Des dizaines de milliers furent assassinés, emprisonnés ou persécutés de diverses manières 9. Quelque quatre-vingt-dix mille harkis, familles comprises, furent transférés en France grâce à l'action clandestine de quelques officiers.
    Les autorités militaires, tout en signalant les épreuves subies par nos compatriotes musulmans, n'en relayèrent pas moins des recommandations insistantes et répétées de ne pas les faire venir en France. Ces faits, largement établis historiquement n'en sont pas moins dissimulés, voire niés aujourd'hui par quelques chercheurs "engagés". Ceux qui ont vécu les événements de ce vilain temps en sont marqués à jamais. La date du 19 mars 1962 demeurera celle d'une ineffaçable forfaiture.
    Jean Monneret L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 15 mars au 4 avril 2012
    Chronologie
    ❏ 19 mars 1962 : publication des accords d'Évian.
    ❏ 17 avril : le FLN lance une campagne massive d'enlèvements d'Européens.
    ❏ 3 juillet : le gouvernement français reconnaît l'indépendance de l'Algérie.
    ❏ 5 juillet : massacre à Oran de plus de sept cents Européens et d'une centaine de musulmans ; l'exode des Pieds-Noirs s'accentue.
    ❏ Automne : le tandem Ben Bella-Boumedienne prend le pouvoir en Algérie ; les enlèvements ralentissent puis cessent progressivement.
    1 - Les harkis étaient les supplétifs mobiles de l'armée française ; par extension, le terme tout musulman ayant combattu le FLN.
    2 - Ministre d'État chargé des affaires algériennes, Louis Joxe dirigeait la délégation française à Évian.
    3 - Jean-Jacques Jordi chiffre à 332 les Européens disparus avant le 19 mars et à 1253 après. S'y ajoutent 123 personnes dont les corps furent retrouvés et 170 cas incertains. Cf. Jean-Jacques Jordi, Un silence d'État, éd. Soteca.
    4 - À ce jour, le gouvernement français a refusé d'ouvrir les archives concernant ces militaires disparus ; seuls les civils ont été étudiés.
    5 - Cf. Maurice Faivre, Les Archives inédites de la politique algérienne, éd. L'Harmattan ; collectif, Vers la paix en Algérie, éd. Bruylant ; les pages signées y sont reproduites.
    6 - L'OAS fut créée à Madrid le 10 février 1961 et devint active en mars et surtout à l'automne suivant. Le FLN et ses séides prétendent aujourd'hui que les enlèvements ciblaient ses militants. Dans La Phase Finale de la Guerre d'Algérie (L'Harmattan), nous avons montré que les rapts pouvaient toucher aveuglément n'importe quel Européen.
    7 - Voir notre ouvrage Une Ténébreuse Affaire - La Fusillade du 26 mars 1962, éd. L'Harmattan..
    8 - Cf. Jean-Jacques Jordi, op. cité.
    9 - Maurice Faivre, Les Combattants musulmans de l'Armée française, éd. L'Harmattan.

  • LE MINISTERE DE L’INJUSTICE par Louis-Joseph DELANGLADE

    Le débat est ancien : dès lors qu’une faute est commise, faut-il privilégier la sanction ou la possible rédemption du coupable ? Coteries et médias de la bien-pensance nous serinent que le fautif ne l’est jamais autant qu’on le croit et que, moins il serait « puni » par l’incarcération, plus il serait « réinsérable ». 

    C’est le point de vue de Mme Taubira dont l’habileté tactique repose sur une démarche en deux temps. D’abord, pour ne pas affoler l’opinion, on ne parle que des petits délinquants – c’est-à-dire, dans les faits, ceux qui pourrissent quotidiennement la vie des autres. Ensuite, on feint l’objectivité - c’est ainsi que mercredi dernier, un jury dit de consensus [?] sur la prévention de la récidive a remis des conclusions  qui vont souvent beaucoup plus loin que certains engagements du parti socialiste.

    L’irréalisme forcené de Mme Taubira se heurte pourtant aux faits les plus évidents. Ainsi, et quoi qu’on puisse en penser par ailleurs, la mansuétude « taubiresque » appliquée en Grande-Bretagne n’a rien réglé tandis que la tolérance zéro appliquée à New-York a entraîné un recul du tiers de la délinquance. En France même, depuis trente ans, l’explosion de la violence (jusqu’à 13000 vols, 2000 agressions et 200 viols par jour, d’après l’enquête de Laurent Obertone dans La France orange mécanique) est parallèle à la diminution de l’accomplissement des peines (qui peut atteindre les deux tiers !) - sans parler des 80% de petits délinquants qui ne voient pas de juge, des milliers de peines qui ne sont pas appliquées et très souvent de l’absence d’emprisonnement pour les peines inférieures à deux ans (grâce à M. Sarkozy et Mme Dati).

    Jeudi dernier, au petit matin, MM. Malamine Traoré et Mehdi Bensassou, percutent volontairement avec leur 4x4 un véhicule de la BAC parisienne, tuant deux policiers et en blessant grièvement un troisième. Le conducteur, âgé de 22 ans, est ivre et sans permis mais avec un casier chargé (huit condamnations, deux séjours en prison). On aimerait savoir combien de temps ce voyou a passé derrière les barreaux pour avoir récidivé aussi souvent… Petit délinquant « mis à l’épreuve », M. Malamine Traoré n’était pas en prison : il a tué deux policiers. S’il avait été à sa place, c’est-à-dire en prison, deux pères de famille seraient toujours en vie.

    On objectera qu’il ne faut pas généraliser. Mais il s’agit là d’un exemple parmi des centaines, des milliers d’autres – souvent moins tragiques mais toujours insupportables. Jusqu’à l’impossible preuve du contraire, la seule solution juste, et quel qu’en soit le coût, réside dans la fermeté des peines et de leur application : n’en déplaise à Mme Taubira, la société a le devoir de mettre le délinquant hors d’état de lui nuire.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Science sans conscience, arme de destruction massive

    SOUS LE titre : « Cancer, mortalité infantile et ratio sexuel des naissances, Irak 2005-2009 », une toute récente étude épidémiologique révèle que les habitants de Fallujah ont été soumis à des radiations bien plus élevées que celles endurées par les populations d'Hiroshima et de Nagazaki, le 6 août 1945.
    LE DRAME DE FALLUJAH
    Située à une soixantaine de kilomètres de Bagdad, Fallujah a, en effet, été le théâtre d'un des plus horribles crimes de guerre de notre temps.
    En avril 2004, sa population, en majorité sunnite, s'était rendue célèbre en résistant à l'assaut donné par les forces d'occupation U.S - occupation fondée sur des mensonges, on s'en souvient.
    En juin, les notables de la ville ayant refusé ; d'accepter la légitimité du gouvernement provisoire du Premier ministre Iyad Allawi, l'oncle Sam décida d'en faire un exemple.
    L'assaut fut donné le 7 novembre. Pendant dix jours, des milliers de tonnes d'explosifs et de balles s'abattirent sur la ville.
    L'envoyé d'Infowars, James Cogan rapportait le 18 novembre 2004 : « Fallujah est dévastée. C'est un enfer de corps sans vie, de bâtiments détruits et partout l'odeur fétide de la mort... On peut voir des rescapés à la recherche de nourriture dans ce que furent leurs jardins. D'autres errent, hagards et émaciés alors que, laissés là où ils sont tombés, des corps bouffis se décomposent... La seule comparaison qui me vient à l'esprit sont les villes de Beyrouth et de Sarajevo... » (D'autres témoins oculaires affirmeront avoir vu des chiens affamés se nourrir de cadavres. Des cas de rage furent d'ailleurs signalés).
    Tout homme de 15 à 55 ans s'était vu interdire de quitter la ville. Sur une population d'alors environ 350 000 âmes, quelques milliers étaient parvenus à s'enfuir. Alors que l'estimation des pertes et des prisonniers restait vague (un ou deux milliers pour chacun des cas), c'est la nature des blessures qui frappait l'esprit des témoins*, notamment la vue des corps calcinés sous des vêtements intacts... Chez l'occupant, on dénombra un cinquantaine de morts.
    Pour justifier ce carnage, les media US puis internationaux avaient ressassé, des semaines durant, que la ville sunnite était aux mains de « terroristes étrangers » sous la conduite de l'extrémiste palestinien Abu Musaab al-Zarqawi - ce que niaient catégoriquement les habitants. Bien entendu, Zarquawi resta aussi introuvable que le furent les armes de destruction massive attribuées à Saddam Hussein. Cela n'empêcha pas le général US John Sattler de déclarer « avoir libéré Fallujah » et le camp des justiciers d'avoir eu raison « d'irrationnels fanatiques », qui se seront battus « jusqu'à la mort » dira d'eux le porte-parole américain, le colonel Regner.
    UN URANIUM QUI N'A RIEN D'APPAUVRI
    Cette nouvelle étude tant attendue, publiée le 23 juillet dernier dans « l'International Journal of Environmental Studies and Public Health » (IJERPH) a été produite sous forme de questionnaire, en janvier et février 2010. Ses auteurs furent pareillement taxés de "terroristes" (la voix de son maître... ) par les autorités irakiennes aux ordres, tentant d'intimider la population. Ce fut seulement en présence d'une personnalité connue de la communauté que les langues se délièrent ; 711 foyers représentant 4 843 personnes, y participèrent.
    La conclusion fait dire aux enquêteurs que « les taux de cancer ont en effet quadruplé depuis 2005 et que leurs différentes formes se révèlent similaires à celles rencontrées par les survivants d'Hiroshima et de Nagazaki, exposés à d'intenses retombées nucléaires ».
    Parmi les chercheurs, Chris Busby, professeur de sciences biologiques et moléculaires à l'Université de l'Ulster et directeur de la recherche scientifique de Green Audit (groupe de recherche indépendant) trouve ce résultat « extraordinaire et alarmant », n'hésitant pas à déclarer sur la chaîne de télévision italienne RAI 24 : « D'après moi, il s'agit d'uranium appauvri et les deux cas doivent être liés ».
    Comparé aux populations d'Egypte, de Jordanie et du Koweït, le taux de leucémie à Fallujah, s'avère 38 fois plus élevé ; 12 fois plus chez les enfants ; il l'est 10 fois plus pour le cancer du sein. On remarque aussi de nombreuses insuffisances rénales, des cas anormaux de lymphome et de tumeur du cerveau se développant chez les adultes. Quant à la mortalité infantile (80 sur 1000), elle aussi est supérieure : 5 fois plus qu'en Egypte et Jordanie et 8 fois plus qu'au Koweït.
    Si sous les pressions, les forces de coalition avaient dû admettre l'emploi intensif de napalm et de phosphore depuis 2003, il en est autrement pour celui de l'uranium (dit) appauvri (UA). Difficilement identifiable car contenu dans les munitions et les armes telles que le fusil d'assaut AK77, l'UA, malgré sa dangerosité, semble désormais l'arme de prédilection des créatures du Pentagone.
    Issu de l'uranium enrichi, d'activité inférieure à celle de l'uranium naturel, l'uranium appauvri (U235) est particulièrement fissile en dépit de sa densité. Il est non seulement chimiquement toxique (tel que le plomb, l'arsenic) mais aussi radiotoxique. Pyrophorique, il pulvérise sans mal tanks et bunkers en transperçant des mètres de béton et causant d'incommensurables dommages collatéraux... Il dégage à l'impact - nous parlons là de tonnes - entre 40 et 70 % de sa masse et disperse d'infinies particules (notamment de l'uranium, des traces de plutonium et d'américium) de poussière radioactive emportée par le vent sur de longues distances, absorbée par les sols, les eaux de surface et les nappes phréatiques ; touchant humains, animaux et plantes... Inhalé tel un gaz, l'oxyde d'uranium pénètre alors le corps qui ne peut l'éliminer et l'irradie, indéfiniment.
    L'emploi d'uranium appauvri par les États-Unis avait déjà été suspecté lors de la « Tempête du Désert » en 1991 et l'on sait désormais que près d'un million d'obus a été déversé en trois jours, sur les milliers de réfugiés et de soldats irakiens battant en retraite sur la route de Bassora - en violation de l'article 3 de la Convention de Genève.
    Parmi les nombreux témoins, Carole Picou, qui faisait partie du « service santé » des armées américaines et reconnue aujourd'hui invalide à 100 %, a pu constater l'horreur, tout au long de cette « autoroute de la mort » de corps totalement calcinés ; « littéralement fondus, pareils à des scories » écrira-t-elle. À partir de 2003, ces scènes se banaliseront, à Fallujah comme dans tout l'Irak.
    Dus à la présence de radioactivité, des tests avaient eu lieu dans six zones du sud du pays dont la ville de Bassora, particulièrement touchée. À l'aide d'un spectromètre gamma, un tiers des échantillons de végétaux collectés indiqua un taux de radioactivité trois fois supérieur à la normale. Dans ces zones, près de 900 000 tonnes de plantes sauvages comestibles et près d'un tiers des animaux étaient contaminés. Aussi bien par inhalation qu'ingestion de liquides ou de solides, ce taux, mesuré sur cinq ans (1991-1996) représentait déjà, chez les enfants de moins de 15 ans, 70 % de l'ensemble de la population étudiée.
    En octobre 2009, des médecins irakiens et britanniques ont demandé, via l'ONU, une commission d'enquête sur les maladies dues à la prolifération radioactive. Un mois plus tôt, les médecins de l'hôpital de Fallujah, alarmés par l'augmentation sans précédent d'anomalies du système nerveux central, avaient entre autres signalé que sur 170 nouveaux nés, 24 % d'entre eux n'avaient pas survécu plus d'une semaine, parmi eux, 75 % étant difformes.
    De deux admissions par quinzaine, on peut désormais parler de deux admissions par jour, affectant spécialement la tête et la moelle épinière, créant simultanément des déficiences dans les membres inférieurs.
    Nombre d'enfants qui survivent, développent avec le temps, cécités, infirmités (crânes anormalement développés, taches, excroissances apparaissant sur le visage et le corps) accompagnées parfois d'indicibles souffrances. Ceux qui s'étiolent, s'en vont accroître, pendant des décennies, la longue liste des victimes "différées", comme ce fut le cas au Japon.
    ALTÉRATION DU PATRIMOINE GENETIQUE
    Selon le dr. Roger Coghill, spécialiste anglais des radiations : « une seule particule de UA logée dans un ganglion lymphatique peut dévaster le système immunitaire entier ». Pour sa part, le professeur Siegwart Horst Günther, épidémiologiste autrichien, met en évidence la déficience du système immunitaire, provoquant, tel que pour le SIDA, l'apparition d'infections, d'herpès et de zonas, de dysfonctionnements rénaux, d'avortements spontanés et de malformations congénitales. Les leucémies, quant à elles, seraient dues à l'irradiation des cellules souches par des particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus lymphatiques.
    Hautement cancérigène, « L'uranium appauvri [devient] ainsi la plus dangereuse des toxines connues de la science des hommes » affirme, quant à lui, le professeur A. Durakovic, directeur du département de Médecine nucléaire à l'Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone (sic).
    Lors de l'impact, l'UA s'enflamme au contact de l'oxygène, provoquant une chaleur extrême (jusqu'à 10 000°C, avancent certains) entraînant la dispersion de 10 à 100 % d'uranium selon le type de projectile. Ainsi, un obus tiré par un char M1 Abrams produit entre 1 et 3 kg de cette poussière. D'après les travaux du chercheur Leonard Dietz, une seule particule de 5 microns engendre une dose de 1 360 rem, soit plus de trois cents fois la dose annuelle autorisée chez les chercheurs de l'industrie nucléaire. Attaquant l'ADN contenu dans spermatozoïdes et ovules, le résidu radioactif et toxique est ainsi la cause de malformations congénitales monstrueuses - dont la vue est difficilement soutenable. La fixation de l'UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de l'embryon par division cellulaire. Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ; avec deux ou sans tête, sans membres (comme les victimes de la thalidomide dans les années 1950 dont il serait intéressant d'en connaître l'exacte composition) ; souvent des organes en moins : yeux, nez, oreilles, anus et même cerveau... D'autres souffrent de graves problèmes cardiaques (absence d'oreillettes ou de valvules) ou pulmonaires ; d'autres encore, présentent des organes à l'extérieur du corps : cerveau, estomac, intestins...
    « Il est frappant, constate le journaliste Tom Eley, de voir combien, après 2005, la proportion de filles nées à Fallujah a augmenté. En règle générale, le ratio est de 1 050 garçons pour 1 000 filles. Dans les quatre années qui ont suivi l'attaque U.S [donc dans le groupe d'âge de a à 4 ans] le nombre de garçons est tombé à 860 pour 1 000 filles ... » Cette réduction de 18 %, due à un stress mutagène, s'explique par la sensibilité du chromosome mâle - l'homme possédant un seul chromosome X et la femme, deux - ce qui lui permet d'absorber la perte de l'un d'eux en cas de dommage génétique. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit : une altération du patrimoine génétique, apparemment irréversible, dont il faudra plusieurs décennies pour mesurer l'étendue.
    Depuis la conception de la première bombe atomique à Los Alamos (Nouveau Mexique), de nouvelles armes ont été testées, sans aucun état d'âme, sur différentes populations du globe. (Sait-on que le napalm fut employé pour la toute première fois** sur Royan et Coutances par les 1 200 bombardiers américains en route pour Dresde ?). En Irak, 1991 ; en Bosnie, 1994-95 ; au Kosovo et en Serbie, 1999 ; en Afghanistan, 2001 et de nouveau, en Irak depuis 2003 - lors de conflits souvent qualifiés d'humanitaires ! On peut y inclure le siège de Beyrouth et celui de Gaza, puisqu'Israël fait officiellement partie des trois pays ayant recours à l'emploi d'uranium appauvri, aux côtés des USA et du Royaume-Uni.
    Quel est l'impact de ces actes irraisonnés sur notre propre santé ? Avons-nous conscience que, comme dans le cas de Tchernobyl, la contamination ne s'est pas arrêtée aux frontières ?
    Interviewé par la BBC, le département de la Défense américain continue pourtant de nier « les causes de prolifération résultant d'actions militaires U.S ». Il faut dire que même en ce qui concerne les années de la coalition, la chape de plomb pèse lourd sur les statistiques qui, moins nombreuses, n'en sont pas moins dramatiques pour les troupes et leur progéniture... C'est de retour au pays que commence pour eux, la descente aux enfers.
    La Convention de Genève condamne théoriquement l'emploi d'armes « sans distinction de civils ou de cibles » tandis que l'ONU classifie les munitions contenant de l'UA, « comme armes illégales de destruction massive » ! Faut-il donc en conclure que son emploi est sélectif, un genre de punition collective toléré selon le camp auquel on appartient ? Certes, cela n'est pas nouveau. Et qu'importe si l'arrêt des combats et des pilonnages n'apporte aucun soulagement aux souffrances des victimes, souffrances dont les stigmates n'ont pas fini d'affecter les générations futures.
    Aussi pénibles soient-elles, il serait souhaitable que ces vérités soient proclamées au plus grand nombre et placardées, si nécessaire, sur les murs de certains édifices publiques. S'il n'est pas déjà trop tard.
    Pour ce qui est de l' Afghanistan, les généraux McChrystal et Petraeus, tombés en disgrâce, ont été, tour à tour, limogés. Celui qui leur succède n'est autre que le général James Mad Dog, (chien fou) Mattis qui eut un rôle déterminant dans le massacre de Fallujah. En 2005, lors d'une réunion publique, il fit sensation en déclarant : « C'est amusant de tuer certaines gens... Vous savez, c'est diablement marrant ! (it's fun to shoot some people ... You know, it's a hell of a hoot) ». De la chair à canon au gibier sans défense, on prend les mêmes et on recommence !  
    Certains, heureusement, font preuve de décence : La député travailliste, Alice Mahon, par exemple, qui démissionna en juin 2005, s'insurgeant publiquement contre le gouvernement Blair et dénonçant « la puante hypocrisie des USA, osant donner des leçons de morale au reste du monde ». Tout récemment, le secrétaire de la Défense britannique Liam Fox, dans un rapport adressé à la Chambre des communes, confessera : « Les forces du Royaume-Uni ont utilisé environ 1,9 tonnes d'uranium appauvri en Irak durant l'année 2003... ». Estimation modeste. En Amérique même, le professeur Francis A. Boyle de l'Université de l'Illinois à Urbana Champaign, affirmait quant à lui, déjà en novembre 2007 que « l'emploi d'uranium appauvri par les USA et la destruction de Fallujah [étaient) des crimes de guerre ». Une voix dans le désert.
    Le 19 août, on pouvait voir sur nos chaînes de télévision, le retrait anticipé de certaines troupes américaines, heureuses assurément de rentrer chez elles, et « satisfaites, ajoutait le commentateur, d'avoir rétabli la démocratie dans ce pays ». Quel odieux mensonge dont témoignait ce départ furtif, en pleine nuit...
    Que ce soit en Irak ou ailleurs, aux bombardements sans discernement répondent des attentats dans les lieux publiques, tout aussi condamnables que lâches. Les forces qui s'affrontent, de part et d'autre, n'ont que faire du sang des innocents et de jeunes vies dont l'idéal est sacrifié sur l'autel de la déraison. Devant un tel gâchis, comment s'étonner de la montée, toujours croissante, d'un Islam qui se veut conquérant et à qui nous fournissons des martyrs ? Chez nous où existe un danger potentiel, on envoie au loin nos forces vives, les persuadant d'aller contraindre, chez eux, des gens qui n'aspirent qu'à y rester. De quelle criminelle imposture devraient répondre nos dirigeants corrompus !
    Au lendemain d'Hiroshima, Albert Camus prévenait déjà dans Combat du 8 août 1945 que la civilisation mécanique venait de parvenir à son dernier degré de sauvagerie ; qu'il allait falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes de l'homme... entre l'enfer ou la raison.
    Saurons-nous le faire, et à quel prix ?
    Michelle PAVARD-JIRARD. Rivarol du 17 septembre 2010
    * vidéos disponibles sur Internet.
    ** « Chacun savait que la guerre allait prendre fin [ce fut fait quinze jours plus tard]... il y avait une petite poche de soldats allemands encore présents près de la petite ville de Royan. L'ordre nous fut donné de les bombarder ... » dira l'un des participants, le politologue américain, devenu pacifiste, Howard Zinc, lors d'un voyage dans la ville martyre en 1966. Pétri de repentir, son témoignage est d'autant plus intéressant qu'il avait auparavant participé au bombardement d'Hiroshima le 6 août 1945. En 2005, loin de ce qu'autrefois il acceptait sans question : « la moralité absolue de la guerre contre le fascisme » il ajoutera, au cours d'une interview : « Tout est fait à distance, provoquant de terribles atrocités... C'est ce qui se passe à présent en Irak et en Afghanistan.... Que faisons-nous en Irak ? »

     

  • Olivier Besancenot arrêté par les flics !

    Mardi matin 26 février, Olivier Besancenot, ex-candidat à la présidentielle, ancien fondateur et patron du Nouveau parti anticapitaliste, a été embarqué par la police, à Paris, après après avoir manifesté près du ministère de l’Intérieur. Les membres d’un collectif de défense des clandestins ont été arrêtés avec lui. L’arrestation a eu lieu peu après 11H00, faisant suite à une action illégale du Collectif « Faut-il mourir pour avoir des papiers », à laquelle participait Olivier Besancenot. Il s’agissait d’un rassemblement spontané et non-déclaré, place des Saussaies (VIIIe), située non loin de l’Élysée.

    L’objet de la manifestation ? Réclamer « la régularisation et l’installation de tous les sans-papiers« . Rien que cela. En un mot, les manifestants auraient voulu voir acter par le gouvernement la perte définitive de la maîtrise du territoire national. Pourtant indispensable à la poursuite du bien commun. Qu’importe en effet l’incidence qu’un tel appel d’air, à l’adresse du tiers-monde, peut avoir sur l’équilibre économique d’un pays dont la croissance, aux dernière nouvelles, ne se porte pas très bien…

    Quoiqu’il en soit, cette manifestation était un véritable soutient à la délinquance, puisque les clandestins en question sont, par définition, des hors-la-loi. La manifestation n’étant pas déclarée, Olivier Besancenot était définitivement en rupture avec l’État de droit… ce qui, de la part d’un ancien candidat à la présidentielle, n’est pas très glorieux. Lui, en est fier.

    Pour la petite histoire, Besancenot devait être emmené par la police rue de l’Évangile, dans le XVIIIe arrondissement. De là à ce que le communiste athée qu’il est soit touché par la grâce…

    http://www.contre-info.com/

  • La rigueur ? Pas pour tout le monde !

    Au moment où il est demandé à tous les Français, et d'abord à ceux qui ont toujours payé, travaillé, sans jamais avoir bénéficié du moindre assistanat, de combler la dette provoquée entre autres par le coût de l'immigration, une mesure qui fonctionne (le jour de carence, qui réduit l'absentéisme dans les hôpitaux) va être abandonnée.

    Lu dans Le Figaro:

     

    « La Fédération hospitalière (FHF) est attachée au maintien du jour de carence». Dans une lettre adressée au ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, les hôpitaux publics s'inquiètent de la remise en cause par les syndicats de ce dispositif qui, selon eux, a démontré son efficacité. « Ce dispositif a amélioré la prise en charge des patients grâce à un ‘présentéisme' renforcé», explique la FHF.

    Efficacité économique, tout d'abord. Il y a cinq mois, la FHF avait calculé que le jour de carence permettait aux hôpitaux d'économiser entre 65 et 75 millions d'euros par an. Un chiffre non négligeable au regard de leur déficit qui, bien qu'en baisse, s'est élevé à 487 millions en 2011. Efficacité organisationnelle, ensuite. Selon deux études réalisées auprès d'établissements représentant entre 20% et 24% de la Fonction publique hospitalière, la FHF a constaté que la mise en place du jour de carence a réduit le taux d'absentéisme entre 3% et 7%. Quelques établissements ont même constaté une baisse pouvant aller jusqu'à 20%, explique la FHF.

    Cette baisse reste toutefois insuffisante quand on sait que le taux d'absentéisme dans le secteur hospitalier, en hausse depuis cinq ans, varie entre 10% et 14%, en fonction de la taille des établissements, selon SOFCAH, l'assureur spécialisé dans l'hôpital.

    Le secteur privé de la santé est également touché par un absentéisme record. Selon une étude publiée début septembre par le cabinet Alma consulting group, qui exclut du calcul maternité et enfants malades, le taux d'absentéisme culmine à 24 jours dans les établissements privés, contre 14 en moyenne dans les entreprises françaises. La faute, selon ces consultants, «à la féminisation des équipes, au management, à l'organisation du travail, ainsi qu'aux contraintes économiques et budgétaires que connait le secteur. »

    http://rivarol.over-blog.com

  • Mariage pour tous : le rejet de la pétition par le CESE est illégal

    Les opposants au mariage dit « pour tous » ont déposé, vendredi 22 février 2013, 694 429 signatures à l’appui d’une pétition demandant au Conseil économique, social et environnemental (CESE) de donner son avis sur cette question, comme le prévoit l’ordonnance n° 58-1360 du 29 décembre 1958, dans sa rédaction issue de la loi organique n° 2010-704 du 28 juin 2010.¢
    I. Dans une décision du 26 février 2013, le CESE a déclaré irrecevable cette saisine par voie de pétition : « Le bureau [du CESE] a constaté que les conditions de nombre et de forme étaient réunies », a souligné le CESE dans un communiqué. « Pour autant, et en vertu de l’article 69 de la Constitution et de l’article 2 de l’ordonnance du 29 décembre 1958 portant loi organique relative au Conseil économique social et environnemental, la saisine du CESE pour avis sur un projet de loi relève exclusivement du premier ministre ». En conséquence, « celle-ci ne saurait ainsi être autorisée par voie de pétition citoyenne », ce qui a amené l’assemblée consultative à déclarer irrecevable la saisine dont elle était l’objet.
    II. Cette décision est infondée en droit.
    En effet, l’article 4-1 de l’ordonnance susmentionnée dispose que la saisine du Conseil par voie de pétition est soumise à quatre conditions formelles qu’il énumère très précisément, et seulement à quatre. Ces quatre conditions sont les suivantes :
    1° La pétition doit porter sur « toute question à caractère économique, social ou environnemental ». C’est le cas en l’espèce.
    2° La pétition doit être « rédigée en français et établie par écrit ». C’est le cas en l’espèce.
    3° La pétition doit être « présentée dans les mêmes termes par au moins 500 000 personnes majeures, de nationalité française ou résidant régulièrement en France. Elle indique le nom, le prénom et l’adresse de chaque pétitionnaire et est signée par lui. » C’est le cas en l’espèce.
    4° La pétition doit être « adressée par un mandataire unique au président du Conseil économique, social et environnemental. » C’est le cas en l’espèce.
    Il appartient au Conseil de vérifier si ces quatre conditions sont satisfaites. Si elles le sont, le Conseil n’a pas le pouvoir de refuser d’examiner au fond une pétition dont il est légalement saisi.
    En effet, l’article 4-1 dispose que « le bureau statue sur [la recevabilité de la pétition] au regard des conditions fixées au présent article », et uniquement au regard des conditions fixées au présent article. Ces conditions sont au nombre de quatre, et pas une de plus. Le Conseil économique, social et environnemental n’était donc pas fondé à prononcer l’irrecevabilité de la pétition au seul motif qu’un projet de loi serait en cours de discussion au parlement.
    III. Pour prononcer l’irrecevabilité de la pétition, le CESE considère néanmoins que seul le Premier ministre peut saisir l’assemblée consultative concernant un projet de loi. À cet effet, il se fonde sur l’article 2 de l’ordonnance précitée. Or les dispositions contenues dans cet article ne prévoient nullement que la saisine du CESE, à laquelle procède le Premier ministre dans certains cas bien précis, serait exclusive du droit, pour les personnes visée à l’article 4-1, de saisir parallèlement l’assemblée consultative par voie de pétition.
    En effet, l’article 2 énumère quatre voies possibles pour la saisine du CESE par le Premier ministre, le président du Sénat ou de l’Assemblée nationale :
    1° La saisine obligatoire, pour avis, « par le Premier ministre, des projets de loi de plan et des projets de loi de programmation à caractère économique, social ou environnemental. »
    2° La saisine facultative, pour avis, « par le Premier ministre, des projets de loi de programmation définissant les orientations pluriannuelles des finances publiques, des projets de loi, d’ordonnance ou de décret ainsi que des propositions de loi entrant dans le domaine de sa compétence. »
    3° La saisine facultative, pour consultation, « par le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale ou le président du Sénat, sur tout problème de caractère économique, social ou environnemental. »
    4° La saisine facultative, pour étude ou pour demande d’avis, « par le Premier ministre, par le président de l’Assemblée nationale ou par le président du Sénat. »
    Aucune des conditions posées par ces dispositions n’interdit aux personnes physiques mentionnées à l’article 4-1 de saisir parallèlement le CESE par voie de pétition.
    IV. En outre, et à toutes fins utiles, la saisine du CESE pour avis, par le Premier ministre, ne peut relever, le cas échéant, que de la 2ème voie susmentionnée, et cette voie est facultative. Elle ne saurait donc faire échec à la saisine du Conseil par voie de pétition, sauf (peut-être) si elle avait déjà été utilisée. En l’espèce, ni le CESE ni les pétitionnaires ne soutiennent que le Conseil aurait déjà été saisi par le Premier ministre, ni que l’assemblée aurait épuisé sa compétence. On peut donc en conclure que le CESE n’a pas été saisi. Mais quand bien même il l’aurait été, on ne voit pas en quoi la saisine parallèle par voie de pétition serait contraire aux dispositions contenues aux articles 2 et 4 de l’ordonnance.
    La décision d’irrecevabilité prononcée par le Conseil est entachée d’excès de pouvoir et est susceptible le cas échéant, c’est-à-dire si les pétitionnaires le jugent opportun, de faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’Etat. Affaire à suivre, donc…
    [MAJ]Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je me permets de rappeler que j’ai précisé sur ce blog, le 17 août 2012, que j’étais pour le mariage homosexuel, mais contre l’adoption homosexuelle. Je n’ai donc pas signé la pétition dont il est question ici. Ce post développe uniquement un raisonnement juridique.
    [MAJ] A noter que le CESE a décidé de d’auto-saisir de la question :  » Par ailleurs, le bureau du CESE estime que les évolutions contemporaines de la famille et ses conséquences en matière de politiques publiques justifient une autosaisine de la part de notre Assemblée. Le Bureau examinera avec les formations de travail concernées les conditions d’examen et le calendrier de cette autosaisine. » Un recours jurifictionnel contre la décision de rejet de la pétition pourrait donc être jugé sans objet. C’est quand même la preuve de la gêne du Conseil quant à cette décision d’irrecevabilité.¢
  • Islam : Valls est traversé par un court éclair de lucidité

     

    Lundi soir, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, accordait une interview exclusive à La Libre Belgique. S’exprimant sur la situation de l’islam en France, il reconnait, dans un moment de lucidité, que « l’islam est devenu en quelques années la deuxième religion de notre pays, avec quatre à six millions de Français ou de citoyens résidant en France de confession musulmane. Nous comptons entre 2 200 et 2 300 lieux de culte.(…) Il y a très peu d’exemples dans l’histoire de l’humanité où en aussi peu de temps une religion a pris son essor dans un pays« . Quoique nous nous interrogions sur le concept de Français de papier, estimant que l’appartenance à la France n’est pas l’objet d’une simple démarche administrative… Pour le reste, le constat est réel.

    Mais, en abordant les violences et les crimes commis au nom de l’islam, le ministre poursuit : « Il faut que l’islam puise dans son histoire, dans ses valeurs, pour combattre ce radicalisme et cette violence qu’une minorité porte« . Sauf que les valeurs de l’islam, si on se réfère au coran, semblent assez voisines de ce qu’il reproche à certains musulmans, relativement à la condition de la femme, au meurtre des infidèles, et à la place politique de la religion coranique dans la société civile. Concernant ce dernier point, l’islam, et c’est inscrit dans son ADN, nie la distinction entre privé et public, temporel et spirituel : au nom de l’oumma, l’islam est une théocratie ; et le coran un code civil, une juridiction.

    Quant à l’histoire de l’islam, mieux vaut que les musulmans ne puisent pas trop dedans et négligent cette suggestion du ministre de l’intérieur…qui ferait bien d’ouvrir un livre d’histoire de temps en temps…

    http://www.contre-info.com/

  • Quand l’Europe sauve ses banques, qui paye ? (O. Delamarche)

    Une enquête coup de poing sur les dessous des plans de sauvetage des banques européennes.

    50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres – moyennant des sommes astronomiques – de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris.

    Une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations, qui encaisse l’argent ?

    C’est en posant cette question très simple qu’Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été “sauvés” ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France.

    http://fortune.fdesouche.com/