Le 18 janvier dernier, une adolescente de 16 ans, prénommée Mila, s’est filmée sur le réseau social Instagram en tenant des propos dits « blasphématoires » parlant de « religion de merde » à propos de l’islam. Depuis plus de dix jours, la voilà pourchassée et menacée de mort. L’éducation nationale affirme n’être pas en mesure d’assurer sa sécurité et la jeune fille se trouve déscolarisée. Les plus hautes autorités de l’Etat, si prolixes pour rebondir sur tout sujet, se terrent et se taisent. La complaisance des grands médias radio-télé officiels fait froid dans le dos. A l’heure où 150 quartiers sont passés sous le contrôle des salafistes, la France de 2022 poursuit son naufrage dans le chaos, la lâcheté et la barbarie. Plusieurs intellectuels réagissent dont Eisabeth Badinter, Marcel Gauchet, Jacques Julliard, Elisabeth de Fontenoy, Jean-Pierre Legoff. Ci-dessous [extraits] leur appel publié par l’Express du 31 janvier.
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Dix jours plus tôt, vendredi 10 janvier, l’humoriste Frédéric Fromet chantait, sur les ondes de France Inter : “Jésus, Jésus, Jésus est p… (…) Du haut de la croix, plutôt que de l’avoir cloué, pourquoi pas l’avoir e….. ?” On pourrait également revenir sur les circonstances, l’intention, le bon ou le mauvais goût. De la même façon, concentrons-nous sur l’essentiel : rien de ce qu’il a chanté n’est illégal.



« En France, on a le droit de critiquer les religions, il n’y a pas de délit de blasphème. » On peut dire que ce genre d’affirmation court en boucle en ce moment dans tous les médias et les réseaux sociaux. C’est suite à l’affaire Mila, du nom d’une jeune fille de 16 ans qui s’est permis d’exprimer des propos peu aimables – c’est le moins que l’on puisse dire – à l’égard de l’islam. Cela lui a valu des menaces de mort et même l’impossibilité d’accéder à son lycée, sa sécurité étant en cause.
