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magouille et compagnie - Page 1625

  • “Gros rouge qui tache”, le goût du pays réel?

    agora.jpgLe ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a confirmé samedi qu’il entendait en finir avec le laxisme proprement  criminel consistant pour un  gouvernement   à accepter de se faire tordre le bras  pour accueillir des immigrés clandestins.  Il ne s’est pas contenté d’annoncer une campagne de recensement,  à des fins d’expulsion,   de la nombreuse population rom présente sur le sol italien, dont la présence massive est de plus en plus mal vécue par les de souche et les (vrais) touristes. Il a aussi  réitéré sur facebook sa fermeté contre les manœuvres du lobby immigrationniste : « Deux navires d’ONG battant pavillon des Pays-Bas (Lifeline et Seefuchs) sont arrivés au large des côtes libyennes, en attente de leur cargaison d’être humains abandonnés par les passeurs. » « L’Italie ne veut plus être complice du business de l’immigration clandestine, et ils devront donc chercher d’autres ports (non italiens) vers lesquels se diriger. »

    Fermeté de bon aloi  que ne contestera pas  Breizh info  qui publie un   article  sur le retour le 16 juin de l‘héroïque Malien  Mamoudou Gassama  à Bamako, la capitale de son pays. Un jeune homme élevé au rang de symbole par la macronie   mais qui est aussi celui   « de cette jeunesse africaine qui ne fuit ni la guerre, ni la faim, et qui n’était nullement menacé dans son pays (sinon il ne serait pas revenu samedi accueilli comme un prince) mais qui entend simplement  tenter l’aventure européenne  comme si chaque être humain était libre de se rendre partout dans le monde, comme si les frontières et les peuples n’existaient plus. Et l’arnaque sur les  Réfugiés qui fuient la faim et la guerre  de s’effondrer, arnaque qui sert de justificatif moral aux militants de l’ONG SOS Méditerranée pour justifier d’aller chercher des réfugiés au large des côtes africaines pour les amener en Europe comme encore dernière avec l’Aquarius. »

    L’arnaque ne fonctionne plus, ou de moins en moins, et  Le Monde le déplore vivement , la crise migratoire accélérant le délitement de l’abracadabrantesque Europe de Bruxelles: «l’errance en Méditerranée des 629 passagers de l’Aquarius (selon un sondage OpinionWay56 % des Français ne veulent pas qu’ils débarquent en France, NDLR)  illustre jusqu’à la caricature la division entre les pays membres de l’Union, l’impuissance à trouver des solutions consensuelles et le passage, en quelques années, de l’émotion à une forme d’indifférence, de la mobilisation à l’instrumentalisation. Le tout à moins d’un an des élections européennes de mai 2019, au risque d’alimenter la montée en puissance des formations d’extrême droite. »

    La crainte est bien là pour les tenants du vieux monde, de ce Système à bout de souffle,  crainte qu’exprimait  aussi la juppéiste  Virginie Calmels   hier  soir sur TF1. Elle était  invitée à réagir à son éviction  décidée par Laurent Wauquiez de son poste de numéro deux de LR , conséquence  de sa critique virulente  du tract élaboré par son parti,  Pour que la France reste la France,  qui acterait disait elle ces derniers jours une  « porosité avec le RN. »

    La bordelaise est revenue sur l’objet du délit sur le plateau de TF1: «un tract de gros rouge qui tache digne de Jean-Marie Le Pen il y a 30 ans » (sic) . « Ce qui est embêtant dans cette affaire, c’est l’image qu’on donne aux Français. J’ai essayé de croire au rassemblement tel que voulu par Alain Juppé quand il a fondé l’UMP ou par Nicolas Sarkozy qui a dynamisé Les Républicains. Et donc, je suis peinée aujourd’hui pour cette famille de droite à laquelle j’appartiens. »

    La peine de Mme Calmels est  peu partagée par les Français dont elle ne comprend pas les attentes et les  peurs légitimes. Nos compatriotes les plus au fait de l’actualité devraient aussi s’inquiéter des atteintes répétées contre les libertés d’informer et de s’exprimer.

    Le compte YouTube de la revigorante et excellente  chaîne de télévision sur internet  TV Libertés (TVL) a ainsi  été fermé sous la prétexte dilatoire d’une  « atteinte aux droits d’auteur»; «une mesure inédite et fausse. En effet, nous pouvons aisément faire valoir le droit de citation », a constaté  le directeur de la chaîne, Martial Bild.  Une décision « politique », « unilatérale, arbitraire et sans aucun avertissement préalable », qui a pour effet de priver ce média alternatif et indépendant  de 100.000 abonnés au moment même ou TVL « entamait une campagne de dons cruciale. »

    On se souviendra que les 100 000 abonnés également qui suivent  Alain Soral avaient  été eux aussi  priés d’aller voir ailleurs lorsque Youtube a fermé le compte de ce dernier le 5 juin  dernier suite  à sa condamnation  à deux peines d’emprisonnement avec sursis pour provocation à la haine. Mais le compte Youtube de l’essayiste avait été finalement  rétabli au bout de deux jours. Bruno Gollnisch s’inquiète de longue date  de cette volonté de répression  des idées dissidentes qui  s’inscrit dans un  climat plus  général de  verrouillage de l’information.    « Comptes Twitter ou Facebook suspendus ou fermés sans aucune justification, loi sur les Fake news, fermeture de la chaîne YouTube de @tvlofficiel… : le mandat de Macron marque un recul massif de nos libertés d’opinion et d’expression. Ça commence vraiment à faire peur ! » a relevé Marine.

    La présidente du RN parle d’or et cette censure de TVL  a été également dénoncée  par le président de DLF  Nicolas Dupont-Aignan ,  le président du PCD  Jean-Frédéric Poisson  ou encore  l’ex ministre LR  Thierry Mariani  qui a fustigé  un « nouvel ordre moral. »  Nouvel ordre moral dont a besoin le Nouvel ordre mondial pour nous imposer plus largement la dilution de nos souverainetés et identités  particulières.  Ce que les plus lucides à droite ont compris (ou commencent à comprendre), et il faut s’en réjouir. Lucidité rabaissée elle aussi avec mépris  au rang de ce gros rouge qui tache qui  incommode les papilles jupitériennes des élites  qui ont perdu le goût du pays réel.

    https://gollnisch.com/2018/06/19/gros-rouge-qui-tache-le-gout-du-pays-reel/

  • Les populistes, les démagogues et le fiscalisme

    6a00d8341c715453ef022ad399b1d9200b-320wi.jpgC'est entendu : rien n'est pire que le populisme. Horrible. L'emploi même de ce mot semble supposer envisageable de donner le pouvoir au peuple. Absurde évidemment. Caractéristique de l'extrême droite. Un terme vague, d'ailleurs[1]. Mais que penser dès lors des démagogues, mais aussi des faux lettrés, de gauche et d'extrême gauche qui jouent impunément de voltigeurs de pointe du fiscalisme.

    Zucman professeur à la London School of Economics et chercheur à Berkeley s'il vous plaît passait ainsi en boucle ces jours derniers sur France Info, après avoir développé ses théories dans Le Monde le 28 mai.

    Le personnage, aujourd'hui âgé de 31 ans, est apparu dans le débat public en 2013 dans L'Humanité : "Non, assurait-il alors, lutter contre l’évasion fiscale, n’est pas une utopie."[2]

    Il y propose la mise en place d’un cadastre mondial sur les produits financiers et des sanctions durcies contre les paradis fiscaux. "J’ai mené, assène-t-il ingénument, une enquête économique approfondie en prenant en compte les sources de données publiques." (…) Ma méthode est totalement vérifiable, puisqu’elle consiste à regarder les statistiques internationales et à les rendre cohérentes. Au total, ce déséquilibre est de 5 800 milliards d’euros, soit 8 % du patrimoine financier des ménages." Et le livre qu'il publie sous le titre "la Richesse cachée des nations" tend à répondre à ces aspirations. "La dissimulation de fortunes par les ultra-riches, considère-t-il, est de 17 milliards d’euros. Cela n’inclut pas l’évasion fiscale des multinationales, qui est sans doute à peu près du même ordre. Au total, ce sont 40 milliards d’euros qui manquent à l’État français."

    Un argument se veut décisif. Il plaît beaucoup à son interlocutrice de L'Huma. Il consiste à dire : "Tout doit être remis à plat, y compris le financement de la protection sociale qui ne repose que sur le travail, le salaire et insuffisamment sur les revenus du capital. On a vraiment tout à y gagner. J’espère que les partenaires sociaux vont jouer un rôle décisif. La majorité de la population est favorable à cette réforme."

    Les économistes marxistes ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. Le tour de passe résulte d'une négation du fondement originel de la sécurité sociale. Le principe se voulait strictement inverse : le dispositif était supposé assurer les individus, salariés ou indépendants, contre la perte de leurs capacités de gains. C'était l'article 1er de l'ancien code, antérieur au plan Juppé qui s'employa à transférer ce concept assurantiel vers celui de la dépense publique.

    Mais qu'importe dira-t-on ? Le journal appelait en bas de page de l'article à une marche pour la justice, et à l'affirmation, marxiste par excellence, formulée en 1869 avec son talent littéraire par Victor Hugo : "c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches".

    Quelques années après être apparu dans L'Huma, c'est dans les colonnes du quotidien Le Monde qu'en novembre 2017, le même Zucman développe sa doctrine et pontifie en dialoguant avec ceux des lecteurs qui se prêtent à l'exercice d'admiration.

    "L’évasion fiscale, écrit-il, – comme le changement climatique – alimente ainsi un vaste transfert intergénérationnel, qui enrichit les plus vieux et appauvrit les plus jeunes".

    Son obsession, qu'il partage avec Piketty porte sur l'inégalité.

    L'évasion fiscale, prétend-il démontrer, "est non seulement injuste mais elle augmente aussi les inégalités."

    Et, dès lors, selon lui, "il est essentiel d’imposer des sanctions plus sévères aux institutions financières, aux cabinets de conseil et aux États qui facilitent la délinquance financière". Cette doctrine suppose à la fois un multifiscalisme et un pouvoir mondial, la question se posant alors : entre les mains de qui ?

    Nos chers utopistes, qu'on ne saurait confondre avec des populistes ou des démagogues ne se rendent peut-être pas compte des conséquences de leur démarche, sans pouvoir nous informer quant à ses éventuels effets positifs.

    À l'arrivée ceux qu’ils appellent les ultra-riches ne seront pas moins riches et, l'argument même utilisé par Zucman laisse perplexe : Zucman est bien obligé, pourtant de reconnaître que, dans le sens du multifiscalisme te du pouvoir mondial, des avancées considérables dans le sens des contrôles étatiques ont été effectuées depuis les années 1980 et que les fameux paradis fiscaux reculent, coopèrent ou s'adaptent. Et pourtant les ratios de comparaisons de revenus s'aggravent dans le sens.

    On est tenté d'en déduire que la seule fonction des discours de ces gens supposés très sérieux sert exclusivement à désarmer toute critique de la pression fiscale délirante qui étouffe en France l'initiative, l'épargne et l'emploi.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] En feuilletant les dictionnaires dont je dispose en rédigeant ces lignes, je ne trouve pas ce terme dans l'abrégé du Littré de 1877. Le Petit Robert de 1967 en fait une "école littéraire qui cherche, dans les romans, à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple". Avec le Petit Larousse de 2009, apparaît enfin cette définition "souvent péjoratif : attitude politique, consistant à se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes, de sa défense contre les divers torts qui lui sont faits"..

    [2] cf. entretien publié par Clotilde Mathieu dans L'Humanité cette année-là le 2 décembre.

    http://www.insolent.fr/

  • L’arnaque des immigrés qui fuient la faim et la guerre

    6a00d83451619c69e2022ad3544abe200c-320wi.pngLa presse ne se rend pas compte de ce qu'elle publie :

    Il n'a pas l'air si mal au Mali, notre immigré clandestin naturalisé ?

    "l’arnaque sur les « Réfugiés qui fuient la faim et la guerre » de s’effondrer, arnaque qui sert de justificatif moral aux militants de l’ONG SOS Méditerranée pour justifier d’aller chercher des réfugiés au large des côtes africaines pour les amener en Europe comme encore dernière avec l’Aquarius.

    6a00d83451619c69e2022ad39a1fb8200b-320wi.pngCar Mamoudou Gassama est le symbole de cette jeunesse africaine qui ne fuit ni la guerre, ni la faim, et qui n’était nullement menacé dans son pays (sinon il ne serait pas revenu samedi accueilli comme un Prince) mais qui entend simplement «tenter l’aventure européenne » comme si chaque être humain était libre de se rendre partout dans le monde, comme si les frontières et les peuples n’existaient plus.

    « Il y a cinq ans, le jeune homme de 22 ans a quitté son Mali natal pour tenter l’aventure européenne. Une aventure démarrée en cascade avec un périlleux voyage en Libye, puis sur la Méditerranée, et une vie de galère dans les camps de migrants en Italie avant de débarquer en France en septembre 2017.»,explique Afrika News.

    A noter qu’il a fallu plusieurs jours pour que les principaux médias mainstream en France ne reprennent l’information, signe que ce retour au pays pour faire la fête doit sérieusement ennuyer ceux qui n’ont que l’argument humanitaire pour justifier l’arrivée de millions d’Africains en Europe."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LA MANIPULATION MÉDIATIQUE SUR "LA CRISE DES MIGRANTS"

  • Endettement : la France mauvais élève de l’année 2017

    dette-publique-100x75.jpg

    Après une flambée générale lors années de crises aux alentours de 2008, les 28 pays de l’Union Européenne ont vu pour la quasi-totalité d’entre eux le taux d’endettement par rapport au PIB baisser. 22 pays ont en effet un endettement en baisse, 1 stable et 5 en hausse. Sur les 5 en hausse, la France est le seul qui dépasse les 2 % de points de PIB depuis 2014, passant de 94,4 % à 97. La moyenne de l’Europe des 28 est une baisse de 4,9 % et celle de la zone euro d’une baisse de 5,2 %.

    • Plus de 2 % d’augmentation en 3 ans : France (+2,6 %).
    • Moins de 2 % d’augmentation : Finlande (+ 1,2 %), Luxembourg (+ 0,3 %), Pologne (+ 0,3 %), Royaume-Uni (+ 0,3 %).
    • Pas d’évolution : Italie
    • Moins de 2 % de diminution : Estonie (-1,7 %), Bulgarie (-1,6 %), Lettonie (-0,8 %), Lituanie (-0,8 %), Grèce (-0,3 %).
    • Moins de 5 % de diminution : Suède (-4,9 %), Portugal (-4,9 %), Roumanie (-4,1 %), Belgique (-3,9 %), Hongrie (- 3 %), Slovaquie (-2,9 %), Espagne (-2,1 %).
    • Moins de 10 % de diminution : Danemark (-7,9 %), Tchéquie (-7,6 %), Croatie (-6 %), Autriche (-5,6 %), Slovénie (-6,7 %),
    • Plus de 10 % de diminution : Irlande (-36,5 %), Malte (-13 %), Pays-Bas (-11,3 %), Allemagne (-10,6 %), Chypre (-10 %).

    Lorsqu’on regarde l’évolution de l’endettement des 28 pays de l’Union depuis 2006, on s’aperçoit qu’il a explosé depuis, notamment aux alentours des années 2008-2010, répercussion de la crise des subprimes. Le petit tableau ci-dessous permet d’avoir une idée de la dégradation des économies européennes.

    Pays 2006 2017 +/- Maxima Minima
    Allemagne 36.5 64.1 +27.6 2010 (80.9) 2006
    Autriche 67.3 78.4 +11.1 2015 (84.6) 2007 (65)
    Belgique 91.1 103.1 +12 2014 (107) 2007 (87)
    Bulgarie 21.0 25.4 +4.4 2016 (29) 2008 (13)
    Chypre 58.7 97.5 +38.8 2015 (107.5) 2008 (45.1)
    Croatie 38.6 78 +31.4 2014 (84) 2006
    Danemark 31.5 36.4 +5.9 2011 (46.1) 2007 (27.3)
    Espagne 38.9 98.3 +59.4 2014 (100.4) 2007 (35.6)
    Estonie 4.4 9 +4.6 2014 (10.7) 2007 (3.7)
    Finlande 38.2 61.4 +23.2 2015 (63.5) 2008 (32.7)
    France 64.6 97 +32.4 2017 2007 (64.5)
    Grèce 103.6 178.6 +75 2016 (180.8) 2007 (103.1)
    Hongrie 64.5 73.6 +9.1 2011 (80.5) 2006
    Irlande 23.6 68 +44.4 2012 (119.1) 2006
    Italie 102.6 131.8 +29.2 2016 (132) 2007 (99.8)
    Lettonie 9.6 40.1 +30.5 2010 (44.8) 2007 (8)
    Lituanie 17.2 39.7 +22.5 2015 (42.6) 2008 (14.6)
    Luxembourg 7.8 23 +15.2 2013 (23.7) 2007 (7.7)
    Malte 64.5 50.8 -13.7 2011 (70.1) 2017
    Pays-Bas 44.7 56.7 +12 2014 (68) 2007 (42.7)
    Pologne 46.9 50.6 +3.7 2013 (55.7) 2007 (44.2)
    Portugal 69.2 125.7 +56.5 2014 (130.6) 2007 (68.4)
    Roumanie 12.3 35 +22.7 2014 (39.1) 207 (11.9)
    Royaume-Uni 40.8 87.7 +46.9 2016 (88.2) 2006
    Slovaquie 31 50.9 +19.9 2008 (54.7) 2008 (28.5)
    Slovénie 26 73.6 +47.6 2014 (82.6) 208 (21.8)
    Suède 44 40.6 -3.4 2014 (45.5) 2008 (37.8)
    Tchéquie 27.7 34.6 +6.9 2013 (64.9) 2007 (27.5)
    Moyenne 28 60.1 86.7 +26.6 2014 (86.5) 2007 (57.5)
    Moyenne € 67.4 81.6 +24.2 2014 (91.9) 2007 (65))

    Hristo XIEP

    http://www.medias-presse.info/endettement-la-france-mauvais-eleve-de-lannee-2017/93063/

  • Niches fiscales, mensonges et vieux slogans

    6a00d8341c715453ef022ad398a4cd200b-320wi.jpgLe vieux slogan de la chasse aux niches fiscales revient ces derniers temps. À l'ordre du jour, la communication officielle focalise sur la remise en cause des taux réduits de TVA. Dans un tel registre, le 7 juin, Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, n'a fait qu'en évoquer l'hypothèse. À l'entendre le gouvernement pourrait, pure éventualité par conséquent, revenir sur les taux de TVA réduits, et ceci seulement dans le cadre du plan Action publique 2022.

    Entendons-nous bien : cette campagne, purement démagogique parce que dirigée contre de prétendus privilèges, tend à détourner contre des indépendants, contre des artisans, contre des restaurateurs mais aussi contre des familles, l'impopularité qui s'attache aux catégories privilégiées.

    Nos technocrates font régulièrement remonter non seulement ce genre de problèmes mais aussi la questionnement par lequel ils les abordent. Cela revient donc périodiquement comme la marée, sans fatigue ni démenti.

    Les journaux qui se veulent informés aiment à citer à ce sujet des chiffres très précis. Trop précis, peut-on estimer.

    Depuis 2003, les institutions non élues qui régentent l'impôt en France dénombreraient plus de 400 exceptions. Chiffre énorme évidemment.

    En 2005, une autre manière d'évaluer le sujet apparaît. Elle s'exprime au gré d'une affirmation du SNUI, Syndicat national unifié des impôts. Celui-ci prétend que l'addition de ces mêmes exonérations, détaxations, etc. coûterait à l'État 50 milliards d'euros. On va jusqu'à parler d'un manque à gagner.

    On ne s'interroge pas, dès lors, sur l'homogénéité de ce que l'on agrège pêle-mêle. On y trouve : l'abattement spécial sur les plus-values réalisées lors de la cession d'un cheval de course ou de sport, comme l'exonération des prix littéraires, artistiques et scientifiques, ou d'autres détaxations concernant le cinéma ou la pêche. S'y ajoutent aussi, par exemple, telles déductions qui permettent de contourner la propension des particuliers à recourir au travail noir : ainsi des charges sociales afférentes à l'emploi du personnel domestique. Il en va de même pour les taux réduits de TVA, etc.

    On parle de dépense fiscale. Or, là aussi, l'expression se révèle trompeuse : à une dépense fiscale ne correspond pas une dépense effective. Elle ne se traduit par aucun débours du trésor public ou des caisses sociales. Sa suppression alimente les hausses d'impôts et ne réduit nullement la dépense publique. Elle ne fait que rogner, éventuellement, le déficit.

    Quelques années plus tard, en 2008, Christine Lagarde, alors ministre des Finances du gouvernement Fillon relance le sujet. La nomination de cette juriste, aujourd'hui directrice du FMI, ne devait rien au choix des électeurs. À son tour elle évalue la portée de ces exonérations et parle de plus de 359 niches fiscales.

    Une évaluation de l'Assemblée nationale parle, elle aussi avec beaucoup de précision, de 486 dispositifs.

    Outre de telles oscillations quantitatives, on peut s'interroger quant à la légitimité de l'intervention dans le débat fiscal des organismes purement administratifs. Aussi compétents et minutieux se révèlent-ils dans leurs études, ils ne devraient être tenus que pour des instances purement consultatives, avec la réserve fondamentale qu'ils sont composés exclusivement de hauts fonctionnaires.

    Dans une démocratie, le principe fondamental devrait demeurer qu'aucune taxation ne peut être établie sans représentation du contribuable. Ce principe existait déjà sous l'Ancien régime dont la constitution historique imposait la convocation des États généraux pour adopter des impôts nouveaux. Confier au seul parti ministériel, c'est-à-dire aux héritiers politiques du brillant Calonne[1], le soin d'établir et d'évaluer le Code général des impôts reviendrait à reconnaître que le régime républicain du XXIe siècle fonctionne d'une manière moins démocratique que la monarchie absolue du XVIIIe siècle…

    Pour un bonheur rare offert à l'intelligence, face à ce qui se dessinait dans les bureaux du ministère de Mme Lagarde, sis à Bercy, Pascal Salin éclairait une fois pour toutes le sujet dans Les Échos[2].

    À l'époque, c’est-à-dire il y a dix ans, on bénéficiait d'une plus grande liberté d'expression et de critique. A la lecture de cet écrit critiquant les doctrines du parti ministériel, on comprenait qu'il fallait ou bien abolir toutes les exceptions, ou n'en abolir aucune.

    Dans un cas comme dans l'autre, la logique, aujourd'hui encore, imposerait de diminuer à due proportion les taux d’impositions eux-mêmes. On se situerait alors dans un pouvoir rationnel.

    Mais, dirait Kipling, ceci serait une autre histoire.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] Ce brillant personnage devint contrôleur général des Finances en 1785 et cessa ses fonctions en 1787.

    [2] cf. Faut-il supprimer les niches fiscales ? par Pascal Salin in Les Échos du 11 juillet 2008.

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    http://www.insolent.fr/

  • 80 KM/HEURE : C’EST FAIT. TOI, ÉDOUARD PHILIPPE, ON PEUT DIRE, TU ES UN VRAI CHEF !

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    C’est fait. Le décret est paru au Journal de la République française : la vitesse sera donc limitée à 80 kilomètres/heure sur 400.000 kilomètres – excusez du peu – de routes secondaires à partir du 1er juillet. À titre de comparaison, le réseau autoroutier avoisine les 12.000 kilomètres. C’est bien, le 1er juillet. Ça tombe un dimanche, cette année, et même si l’école ne sera pas finie, il y aura du monde, beaucoup de monde, sur la route. Impeccable pour mettre d’emblée dans l’ambiance. Les radars en frémissent par avance de bonheur. Espérons que ça ne bouchonnera pas trop au centre de traitement des procès verbaux.

    Pompidou, qui adorait la bagnole – c’était la mode, à l’époque, pour un politique -, comme la cigarette – tout aussi à la mode à la même époque -, du fond de son tombeau fermé, peut bien s’exclamer « Arrêtez d’emmerder les Français », Édouard Philippe, pourtant issu d’une formation politique très lointaine héritière du vieux parti gaulliste, n’en a eu cure. Je le veux, je l’ordonne, je l’exige : les Françaises et Français rouleront à 80 km/h. Point barre. Un homme d’autorité, cet Édouard Philippe. C’est un peu le Raoul Volfoni des Tontons flingueurs qui aurait fait l’ENA. Celui qui en impose et qui impressionne pas qu’un peu son monde. La France, cette Madame Mado un peu défraîchie, ne s’y est d’ailleurs pas trompée.
    « Toi, Raoul, on peut dire que tu en es un.
    – Un quoi ?
    – Un vrai chef. »

    C’est vrai, ça, imposer une mesure si impopulaire en si peu de temps, faut le faire. Regardez, par exemple, toute cette kyrielle de Premiers ministres qui se sont succédé durant et sous les lustres de Matignon : incapables d’endiguer la délinquance et la criminalité dans ce pays, de réduire les zones de non-droit qui se développent plus rapidement que les grandes surfaces dans une ville gérée par la gauche. Des bras cassés, vous dis-je. Eh bien, lui, Édouard Philippe, il l’a fait. Du moins sur les routes. Car il a compris un truc, Édouard Philippe : la loi est faite pour ceux qui obéissent à la loi. Il fallait y penser.

    Hier encore, comme chante Aznavour, les Français – à part Médine et les Havrais, pour faire court – ne connaissaient pas Édouard Philippe. Il en était bien conscient, Édouard Philippe. Alors, un matin, il a montré les muscles. C’est vrai qu’il fait de la boxe, Édouard Philippe. Et il a déclaré, tout de go, paraphrasant ce cher Raoul Volfoni : « Mais, ils connaissent pas Édouard, ces mecs. Ils vont avoir un réveil pénible… Je vais les travailler en férocité. Les faire marcher à coups de latte. » Effectivement, pour beaucoup, un an après, et pas qu’avec le 80 kilomètres/heure, le réveil est pénible. Modulons quand même nos propos : disons qu’Édouard Philippe a le travail en férocité sélectif et ses coups de latte ne vont pas forcément là où l’on souhaiterait qu’ils aillent. Mais bon, c’est Raoul. Pas Monsieur Fernand, cet homme de la pampa, parfois rude mais néanmoins toujours courtois.

    Il paraît que cette mesure devrait permettre de réduire le nombre de morts sur la route. Parfait. On espère la même rigueur pour réduire les risques de croiser sur notre route des terroristes islamistes.

    http://www.bvoltaire.fr/80-km-heure-cest-toi-edouard-philippe-on-dire-es-vrai-chef/

  • ÉCONOMIE : UN SYSTÈME EN FAILLITE QUI EXCELLE À RETARDER L’INÉLUCTABLE EXPLOSION

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    Marc Rousset

    George Soros (ci-dessus) a déclaré, le mardi 29 mai, lors de la réunion annuelle à Paris du Conseil européen sur les relations étrangères, que « nous pourrions être en train de nous diriger vers une crise financière majeure ».

    Si l’alignement des planètes a été la chance de François Hollande, un dangereux désalignement est en train de s’installer pour l’an II de Macron. Des signes de ralentissement et de fin de cycle semblent apparaître en Europe, tandis que le litre de gazole a grimpé, en France, en un an, de 1,16 euros à 1,48 euros, soit une hausse de 28 %, que les taux d’intérêt remontent, que les sanctions contre la Russie et l’Iran, les débuts de guerre commerciale initiés par Trump ne peuvent que contribuer à un climat économique malsain.

    Les pays émergents affrontent des vents contraires en raison de la hausse des taux d’intérêt et du dollar américain ainsi que de la baisse du prix des matières premières. L’inflation était de 25,5 % en Argentine en avril 2018 et le FMI a été amené à prêter 50 milliards de dollars à l’Argentine pour éviter un défaut de paiement. La Turquie, avec 22 % de sa dette libellée en devises étrangères, est trop dépendante des capitaux externes ; son taux d’inflation est de 40 % et la livre turque a lourdement chuté. Au Brésil, la dette publique a atteint 87 % du PIB alors qu’elle n’était que de 62 % en 2014.

    Selon Greg Jensen, gérant d’actifs de Bridgewater, le plus grand fonds d’investissement au monde, « pour les investisseurs, le danger est déjà présent » et il avertit ses clients que 2019 s’annonce comme une année particulièrement dangereuse en raison de l’augmentation des taux d’intérêt à venir et des stimulations fiscales de Trump qui poussent la Fed américaine à réduire les liquidités disponibles.

    L’analyste Albert Edwards pense que la prochaine récession est pour bientôt en faisant entrer l’économie dans un « âge de glace » pour des décennies. Le 22 août 2018, le marché haussier du S&P 500 aura été le plus long marché haussier de toute l’histoire des États-Unis, et en juillet 2019, le cycle d’expansion économique aura été le plus long depuis la guerre de Sécession. Il est improbable que l’expansion dure plus longtemps. Le niveau d’endettement tous azimuts des consommateurs américains est encore plus élevé qu’en 2008, tandis que le taux d’épargne plonge et que le taux de défaillance de 7,9 % des cartes de crédit pour les petites banques est identique.

    La « prospérité Potemkine » des États-Unis n’est qu’une illusion reposant sur une montagne de dettes provoquée par le laxisme monétaire de la Fed. Albert Edwards prédit une chute de -75 % du S&P 500, qui passerait de 2.670 à 666, donc supérieure au krach de 2008 ! Albert Edwards évoque « l’odeur nauséabonde d’une dette en décomposition » tandis que le « poisson périt toujours par la tête ». Il anticipe un effondrement déflationniste mondial qui « bouleversera le monde financier tel que nous le connaissons, détruira la richesse, les emplois et à peu près tout le reste ».

    Le drame de notre temps, c’est la fameuse pyramide renversée de l’économiste américain John Exter reposant sur la pointe trop fragile du seul actif sûr, l’or, les autres actifs financiers étant beaucoup trop élevés et risqués, la palme revenant à la mauvaise herbe des produits bancaires dérivés.

    Les analystes de la Banque mondiale prédisent, dans leur dernier rapport, « Perspectives mondiales », pour les mêmes raisons qu’évoqué ci-dessus, une nouvelle crise, mais seulement après 2019, et remarquent que les crises financières importantes surviennent régulièrement tous les dix ans environ (1975, 1982, 1991, 2009).

    C’est sans doute la raison pour laquelle la caisse de l’Assurance-vieillesse et survivants (AVS), l’un des trois piliers du régime de la Sécurité sociale en Suisse, vient de décider de convertir son or papier en métal physique.

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  • La fausse rumeur de l'attractivité

    6a00d8341c715453ef022ad3785038200d-320wi.jpgCe 11 juin, une rumeur flatteuse circulait sur tous les gros moyens de désinformation.

    Au même moment, notons-le, la république prétend légiférer contre les bobards[1]. La loi sur la presse de 1881 punit la diffusion de fausses nouvelles. Mais cela ne suffit pas à nos princes. Ce texte a, certes, beaucoup servi. Mais il n'a, dans la pratique, jamais été appliqué, sur ce terrain. Or, actuellement on prétend accréditer l'idée, évidemment fausse, d'un paradis hexagonal de l'initiative et de l'investissement.

    Cette post-vérité apparaît, par exemple, en première page du journal Le Parisien qui, depuis longtemps, n'ose plus se dire libéré. Le 23 mai le même journal avait consacré un papier à ce que la rédaction appelle "la fin du French bashing".

    L'expression relève de la langue qu'on pratique au sein de la gauche caviar, celle qui suit le Huffington Post dirigé en France par Anne Sinclair depuis 2012. Le recours insupportable au franglais permet de brouiller les idées.

    Et, en l'occurrence, le concept de "French bashing" permet de confondre allégrement deux attitudes.

    La première nous insupporte[2], s'agissant du dénigrement de notre pays en tant que tel, et de nos compatriotes. Quoi de plus exaspérant que ces Français qui déclarent que leurs concitoyens appartiennent à la catégorie des sots. Ils emploient d’ailleurs un mot plus grossier, et s'excluant eux-mêmes de cette évaluation.

    La seconde ne doit pas seulement être considérée comme logique, mais comme légitime, et même civique : elle se traduit par la critique de notre législation, de notre prétendu modèle et surtout de la fiscalité. On ne redressera la France qu'en passant au crible les maux dont elle souffre.

    Dans l'article précité, in cauda venenum, la conclusion mérite d'être retenue. Évoquant les points de blocage, son auteur souligne en effet, que :

    "La fiscalité tricolore élevée pour les sociétés décourage notamment l'implantation de sièges sociaux, souligne l'étude du cabinet EY. Nos handicaps restent pesants et lourds, insiste le cabinet EY[3] . Au chapitre des améliorations nécessaires, les patrons étrangers pointent, dans l'ordre : la compétitivité fiscale, la simplification administrative et la réforme du Code du travail. Ces obstacles, le nouveau président de la République entend les lever. Les entreprises étrangères verront-elles la France encore plus belle dans les années qui viennent ?"

    Joffrin fait aujourd'hui figure de porte-parole, dans la presse, de ce qui reste de gauche[4]. Et, dans son éditorial de Libération, il n'en rate jamais une. Il écrit donc, le 11, répercutant sans rire le bobard du jour, que "Paris, de plus, devient la capitale la plus séduisante au monde pour les capitalistes." A court terme, ajoute-t-il, "on se disputera pour savoir s’il s’agit d’un effet Macron ou d’un effet Hollande."

    La deuxième hypothèse lui paraît sans doute mieux étayée, au fond, puisqu'on prête, sur de très sérieuses garanties, à l'éditorialiste de Libération l'écriture du livre dont le président déchu aura contribué à rédiger le titre : "Les Leçons du pouvoir".

    On a, certes, du mal à se rallier à l'idée d'une troisième hypothèse. L'attraction de Paris ne saurait, en effet, résulter d'un effet Hidalgo : saleté de la voie publique, perspectives de la taxe foncière, évolution infernale de la circulation, insécurité accrue pour les touristes, finances délabrées d'une municipalité autrefois prospère etc. Cette ville jadis superbe a perdu beaucoup de ses attraits. Et cette information déborde évidemment les frontières.

    Joffrin veut nous convaincre que "les capitalistes aiment la France". Ah comme on aimerait pouvoir lui donner raison.

    Le malheur est qu'un véritable amour se conçoit à deux. Dans le secteur de l'opinion auquel il s'adresse, et en premier lieu sous sa plume, l'amour qu'il envisage n'est pas réciproque.

    Depuis le mythe du mur d'argent du gouvernement Herriot 1924-1926 jusqu'à la campagne de Hollande en 2012, la gauche a toujours misé électoralement sur la détestation de la finance. Le budget de l'État subventionne à hauteur de 4,5 milliards d'euros un audiovisuel public qui propage cette idéologie antiéconomique. Quoique camouflé sous d'autres noms cela s'appelle, en fait, le marxisme.

    Or, si l'on veut développer l'investissement, l'initiative et l'emploi, de manière féconde et intelligente dans notre pays, il serait nécessaire que les technocrates qui nous gouvernent prennent conscience que l'économie a besoin de ceux que l'idéologie déteste.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] En novlangue on parle de fake news.

    [2] En tous cas elle m'exaspère et je ne manque jamais l'occasion de le dire aux déclarants.

    [3] Ce sigle désigne désormais l'ancien Ernest & Young, l'un des quatre plus importants consultants mondiaux

    [4] À ne pas confondre, en principe, avec Plenel, porte parole d'extrême gauche.

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  • Les dirigeants de l’Europe Unie ne sont que des dictateurs

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    Bernard Plouvier

    Notre génialissime Président interpelle assez rudement le gouvernement italien pour une question de sauvetage d’immigrés en Méditerranée. Cela fait du remue-ménage sur les blogs, dans les chaines de TV et de radio. Pourtant les bonnes questions à poser n’ont rien à voir avec l’absence de réserve que devrait avoir un chef d’État vis-à-vis d’un gouvernement souverain étranger. Après tout, les Italiens ont bien d’autres soucis que les humeurs macroniennes.

    En outre, l’arrogance est-elle une bonne méthode en matière de relations internationales ? Lorsque l’on a la première armée de la planète, ou l’économie la plus performante ou encore la plus grosse réserve d’or, c’est jouable, même si cela manque singulièrement d’élégance. Mais le Président de la République française, de quelle supériorité peut-il se targuer pour jouer au gros dur, donneur de leçons ?

    Les bonnes questions à poser sont pourtant d’une criante évidence.

    1 – Pourquoi les Africains et les Moyen-Orientaux viennent-ils envahir notre continent où règne un chômage énorme ? Serait-ce qu’on les a appelés ? Dans ce cas, on aimerait connaître les coupables de ce crime contre les Nations européennes, victimes d’une invasion trop souvent violente, couplée à l’inutile importation de la seule religion qui encourage encore la « guerre sainte », soit un culte d’essence médiévale.

    2 – Pourquoi serions-nous, Européens, victimes de la pression démographique des populations d’Afrique et du Moyen-Orient, incapables d’adapter leurs naissances à leurs capacités d’emplois et de réponses aux besoins alimentaires ?

    3 – Qui est le Souverain dans les Nations d’Europe Unie ? Un coup d’œil jeté sur les premiers paragraphes de toutes les Constitutions européennes nous apprend que l’unique souverain est le corps électoral. D’où la 4et principale question :

    4 – Dans quel pays de l’Europe Unie a-t-on demandé son avis au Peuple Souverain à propos de cette immigration-invasion qui semble tant réjouir notre Président, si l’on en juge par les chiffres de naturalisations durant sa première année de fonction et par sa compassion médiatiquement affichée, au point de provoquer un couac diplomatique ?

    La réponse est simple : ni en France, ni en Allemagne, ni en Espagne, ni en Italie, ni en Belgique, ni etc. On rappelle que le referendum sur le Brexit en Grande-Bretagne s’est joué – tous les commentateurs l’ont reconnu – sur la question de l’immigration d’origine extra-européenne.

    La conclusion s’impose d’elle-même : en prenant une série de décisions capitales qui engage l’avenir des Européens, sans solliciter leur avis, les dirigeants européens – dont on sait déjà qu’ils sont de parfaits démagogues - ne se comportent pas en « démocrates », mais en dictateurs.

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