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magouille et compagnie - Page 1971

  • Sandra Bertin, la policière municipale, maintient ses accusations contre Cazeneuve

    Sandra Bertin, la policière municipale qui a accusé, dans le Journal du dimanche, le ministère de l’Intérieur de lui avoir fait subir des pressions pour qu’elle modifie un rapport sur le dispositif de sécurité après l’attentat du 14 juillet à Nice a maintenu dimanche soir ses accusations.

    Il y a un commissaire de police qui s’est présenté dans mon bureau, m’expliquant être envoyé par le cabinet du ministère et avoir besoin d’éléments de réponse quant au visionnage des caméras.

    http://fr.novopress.info/202707/sandra-bertin-policiere-municipale-maintient-accusations-contre-cazeneuve/

  • La réponse insensée de l’Union Européenne aux attentats : « Nos portes restent ouvertes »

    Les attentats islamistes se multiplient sur le sol européen, la violence des immigrés s’accroît, mais l’Union Européenne maintient opiniâtrement ses œillères et prône envers et contre toute raison l’accueil des clandestins.

    En Allemagne, en France, en quelques jours, c’est une explosion de furie de la part de « réfugiés » musulmans venus chercher soi-disant de l’aide en Europe. Et qui se retournent contre qui les reçoit. C’est le résultat de la politique de la chancelière allemande Merkel, soumise aux diktats mondialistes et financiers !

    Mais sur cette hospitalité bien-pensante en faveur des immigrés qui apporte la mort, la haine et le sang, Bruxelles n’apprend pas la leçon. Commentant les récents épisodes de violence gratuite et particulièrement horrible qui ont ensanglanté nos pays européens, Margaritis Schinas, le porte-parole de la Commission de l’Union Européenne a réaffirmé que les portes de l’Union Européenne « resteront ouvertes à qui fuient la guerre et les persécutions, et à ceux qui cherchent l’asile, mais nous nous défendrons des attaques contre notre style de vie. »

    La politique d’accueil imposée par l’establishment politique européen ne changera donc pas malgré une insécurité croissante qui se propage sur tout le vieux continent ! Entre agressions sexuelles à répétition et massacres à la hache, au couteau, au camion fou et autres méthodes d’extermination rapide, la bombe migratoire est en train d’exploser à la face des peuples européens. Une explosion liée au terrorisme islamique.

    Et pourtant, malgré l’évident échec de la politique d’intégration et du « vivre-ensemble, les technocrates bruxellois ne se décident pas à fermer les frontières de l’Europe. Au contraire, leurs discours philanthropiques préconisant la maintien des portes ouvertes se font toujours plus insistants, plus pressants, plus culpabilisants, tout en promettant par de belles paroles qui n’engagent que ceux qui les écoutent, des mesures de sécurité bien faiblardes devant le danger que constituent ces immenses flux migratoires incontrôlables et incontrôlés. Face à la haine et à la volonté de tuer des kamikazes islamistes cachés parmi les clandestins.

    Mais l’idéologie multiethnique, multiculturelle, d’une Europe pour tous, telle une divinité suprême, règne en despote sur le monde. Elle a ses adeptes sectaires et son culte sacrificatoire : d’autres vies, après celles du Bataclan, de Nice, de Bavière et d’ailleurs, lui seront immolés sur l’autel du « vivre-ensemble » par l’élite des bien-pensants humanistes ! Qui ne sont pas à un mort près pour faire triompher leur meilleur des mondes à venir…

    Francesca de Villasmundo

    http://www.sannioportale.it/public/articoli/immigrati-la-ue-dopo-le-stragi-le-nostre-porte-restano-aperte-664463.asp

    http://www.medias-presse.info/la-reponse-insensee-de-lunion-europeenne-aux-attentats-nos-portes-restent-ouvertes/58558

  • Hollande/ Macron : rien ne va plus, faites vos jeux !

    Le président Hollande, avec cette voix hésitante et cet air penaud qui lui donnent un style incomparable, a, avec toute la fermeté dont il est capable, recadré le turbulent Macron lors de son intervention télévisée du 14 juillet. L’hôte de l’Elysée a donc rappelé l’exigence de solidarité gouvernementale et fixé les limites à ne pas dépasser ; limites, au demeurant, déjà largement franchies.

    De fait, l’émancipation accélérée de Macron est une méchante pierre dans le jardin de Hollande.

    François Hollande se croit toujours dans les magouilles de congrès du Parti socialiste, où l’on négocie dans l’ombre les petites trahisons, les arrangements inavouables et les petits ralliements.

    Depuis des mois, François Hollande multiplie ses petites manœuvres pour   diviser ses ennemis, isoler la gauche de la gauche, fractionner les écologistes, rallier les plus vénaux, rassembler ses fidèles, etc., etc.

    L’ancien secrétaire général du PS excelle à ces jeux tordus et la rumeur médiatique le disait bien reparti pour entamer son deuxième tour de piste pour 2017 : le plus petit dénominateur commun d’une gauche émiettée et divisée, en quelque sorte. Avec l’aide du Machiavel de sous-préfecture qu’est Cambadélis et quelques anciens de la vieille garde trotskyste, l’affaire pouvait paraître assez facilement gérable.

    Sur le papier le raisonnement est juste, certes, mais voilà : dans la réalité les choses sont plus complexes. En effet, le Système en place, c’est-à-dire les forces économiques et idéologiques qui contrôlent la mécanique du pouvoir, ne misent plus sur Hollande (*).

    Macron au centre du jeu politique

    Les temps sont durs, et l’élection autrichienne, comme le Brexit, sont de sérieux coups de semonce pour le Système. Hollande est trop démonétisé pour vraiment faire le job… comme ils disent !

    Et c’est là où le phénomène Macron prend toute son importance. Jeune, brillant et doté d’un physique de gendre idéal, Macron a été poussé dans la sphère politique pour mener à terme la rupture libérale que la vieille gauche est incapable d’accoucher – n’oublions pas qu’un de ses mentors est Jacques Attali.  Il a donc le profil idéal pour mener à bien cette mission.

    Libéral en économie, libertaire en matière sociétale, communautariste en termes d’identité, absolument atlantiste et pro-américain et mondialiste convaincu, il incarne parfaitement la modernité idéologique anglo-saxonne globalisée ; qu’il sert sans état d’âme.

    A ce titre, il est une pièce maîtresse du jeu politique actuel. Utilisé par François Hollande pour donner une image moderniste de la gauche et séduire le patronat, Macron a désormais pour mission de torpiller le retour de l’hôte de l’Elysée. La question désormais est donc bien de savoir si, face à la menace d’une candidature Macron hors PS, François Hollande pourrait encore prendre le risque d’une candidature présidentielle.

    Hollande : combien de divisions?

    Pris en sandwich entre un Mélenchon sur sa gauche, un Macron sur sa droite et un candidat écolo sur ses arrières, quelles seraient alors vraiment ses capacités à trouver un espace politique pour mener campagne ? Sa cote pourrait ne pas dépasser les 10% : un risque difficile à assumer pour un président sortant !

    Voilà les questions amères que Hollande, dans la solitude du pouvoir, doit aujourd’hui se poser. Le pauvre Manuel Valls, de son côté, se voit, lui, déposséder du rôle de leader de la gauche moderne dont il a tant rêvé. En l’état de l’opinion, les chiffres sont cruels pour le premier ministre. Selon le dernier sondage de BVA du 13 juillet sur la cote des candidats socialistes, Macron arrive en deuxième position comme meilleur candidat de la gauche, aussi bien pour les militants socialistes, qui le placent derrière Hollande, que pour ceux de la gauche en général, qui le mettent derrière Martine Aubry. Manuel Valls se contente d’une quatrième place.

    Le Système veut la recomposition politique sur ses bases libérales, européistes et atlantistes, par une jonction des centres gauche et droit et l’axe Juppé/Macron incarne aujourd’hui au mieux cette dynamique. L’affaire n’est vraiment pas gagnée pour François Hollande.

    Didier Beauregard 18/07/2016

    Note :

    (*) Sur ce thème voir les précédents articles :

    Hollande à la manœuvre en vue de 2017- 22/12/2015
    Hollande liquide le PS pour solde de tout compte- 2/03/2016

    http://www.polemia.com/hollande-macron-rien-ne-va-plus-faites-vos-jeux/

  • Journal du Lundi 25 juillet 2016 : Politique / Le gouvernement livre le complot sur un plateau

  • TRUCAGES ET MENSONGES, LES DEUX MAMELLES DE LA GAUCHE (par l’Imprécateur)

    Que veut cacher le gouvernement ? Une demande sidérante du parquet de Paris, dont le procureur est très médiatisé comme porte-parole du gouvernement à chaque attentat, est parvenue à la mairie de Nice : détruire les vidéos de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

    De bonnes raisons sont invoquées : Le parquet de Paris évoque un souci « d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images« , et une justification juridique est donnée : les articles 53 et L706-24 du Code de procédure pénale et de l’article R642-1 du Code pénal. C’est peut-être la première fois dans l’histoire de la Justice qu’un procureur invoque la loi pour faire disparaître des preuves d’un crime ! Le plus étonnant est que la Sous-direction antiterroriste (SDAT) procédait depuis une semaine à la sauvegarde de ces documents et qu’elle n’a pas fini le travail.

    Tout le monde se demande maintenant ce que les agents du Procureur de Paris ont trouvé dans les premiers visionnages pour que subitement, une semaine après le crime, mais surtout juste après que Libération ait titré « mensonge », il soit urgent d’empêcher que certaines vidéos puissent être vues par d’autres que les personnes au service des intérêts du gouvernement.

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  • L'AFP efface les huées contre Valls à Nice

    Lu sur l'OJIM :

    "Alors que de nombreuses vidéos ont montré très clairement les sifflets et huées à l’encontre de Manuel Valls lors de sa visite à Nice, le 18 juillet, pour rendre hommage aux victimes de l’attentat, l’AFP s’est fendue d’un montage soviétique pour ne pas en faire état.

    Dans sa vidéo, l’Agence France Presse ne montre que la minute de silence, respectée, lors du recueillement devant le monument aux morts, puis les applaudissements de la foule. Des applaudissements qui étaient destinés aux forces de l’ordre, et pas à Manuel Valls et Christian Estrosi.

    Pourtant, comme les internautes ont pu le constater sur de nombreuses autres vidéos, la cérémonie a surtout été marquée par d’importantes huées à l’attention du Premier ministre et des officiels. Il s’agit d’une donnée ô combien importante à prendre en compte dans un travail journalistique sérieux : la population en a assez des hommages et des mots, elle désire aujourd’hui des actes et reproche au gouvernement son laxisme.

    Pourquoi l’Agence France Presse a-t-elle choisi de faire l’impasse de ces sifflets, à la fois symboliques et qui marquent un tournant dans la série d’attentats qui frappe la France depuis 2015 ?"

    Michel Janva

  • Dans le nouveau numéro de Synthèse nationale : l'histoire de l'assassinat du Mouvement social italien

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  • Le peuple russe : majorité invisible

    L’Europe a bien voulu écouter les Ukrainiens et les Tatars ; mais les Russes n’ont jamais eu voix au chapitre.

    « Nous sommes terrifiées et affligées par les actes du gouvernement russe qui, avec des armes, des soldats et des outils de propagande, mène une guerre contre l’Ukraine, son voisin le plus proche. Nous protestons contre l’intervention militaire et le soutien aux républiques fantoches de Donetsk et de Lougansk, qui terrorisent la population et dévastent le pays. Nous nous opposons à cette propagande de la haine qui, depuis des mois, déforme la réalité de ce qui se passe dans l’Est de l’Ukraine et incite les gens à la violence » : c’est par ce message que se sont adressées deux traductrices allemandes aux participants du Congrès des traducteurs de littérature russe, qui s’est tenu à Moscou en septembre 2014.

    Un message fort et qui résume à merveille la vision de la plupart des Européens sur la crise ukrainienne. Pour eux, il n’y a pas de doute possible : dans cette guerre, c’est la Russie qui attaque, et l’Ukraine se défend. La Russie chercherait à satisfaire une « soif impériale » inassouvie en tentant d’engloutir ses anciens satellites. Dans la conscience européenne, la Russie se laisse guider non par la raison mais par des instincts, telle une force sauvage, dangereuse et imprévisible.

    [Ce texte, publié par Inna Doulkina le 26 septembre 2014, n’a rien perdu en actualité.]

    Persuader l’Europe qu’elle se trompe dans son analyse n’est pas une mince affaire. Même Poutine, visiblement, y échoue. On l’imagine bien dire à Barroso, au cours de leur désormais fameux entretien téléphonique : « Si j’avais réellement voulu occuper l’Ukraine, je l’aurais fait en deux semaines. » Et voilà le président de la Commission européenne qui s’empresse de convoquer la presse pour déclarer que Poutine menace d’envahir Kiev et, qui sait, toute l’Europe. Alors que l’autre tentait précisément de lui expliquer le contraire.

    Si l’Europe ne comprend pas les motifs de la Russie, c’est avant tout parce que, dans sa résolution de l’équation ukrainienne, elle refuse d’en voir l’un des principaux éléments : les Russes.

    Ces Russes qui vivent sur le territoire ukrainien et se battent aujourd’hui contre le régime de Kiev. Ces hommes existent, ils sont nombreux ; ils avaient, dans leur vie d’antan, des métiers divers et on ne peut plus banals. Et voilà qu’un beau jour, ils ont acheté une tenue de combat, pris les armes, formé des bataillons et sont partis en guerre. Pourquoi ? C’est toute la question que la presse occidentale refuse de se poser. Au lieu d’essayer de comprendre ce qui anime ces hommes, les journalistes et les politiciens occidentaux les dénigrent de façon systématique – ce qui, selon eux, devrait tout expliquer mais qui, justement, ne résout rien. À les en croire, les insurgés ne seraient qu’un ramassis de bandits chevronnés, profitant du chaos ambiant pour s’adonner au meurtre et au pillage.

    Or, ces suppositions sont fausses. L’écrivain russe Zakhar Prilépine, qui s’est rendu dans le Donbass en ce mois de septembre, dresse un portrait des insurgés, après avoir passé du temps à leurs côtés : « J’ai fait un bout de route en voiture avec 14 insurgés tout juste libérés (les républiques populaires et la garde nationale ukrainienne échangent en ce moment leurs captifs). J’ai pu les écouter. Ils ont en moyenne entre 45 et 65 ans. Ce sont majoritairement des ouvriers – pas ces miséreux déclassés des villes mourantes, mais des ouvriers soviétiques. Vous vous rappelez forcément de ce type – des hommes obstinés, réglos, qui ont des principes, qui savent travailler de leurs mains mais qui s’y connaissent aussi en histoire et en géo, qui savent en parler à leurs enfants, qui lisent, qui vont au théâtre, qui ont été un temps antisoviétiques mais cela leur a vite passé, et ils ont retrouvé leur fierté nationale. »

    Lors de ses pérégrinations dans un pays en guerre, Prilépine rencontre des « civils », mais aussi des membres des cercles criminels : « Dans un café à Donetsk, j’ai rencontré des combattants, des hommes blessés, mais malgré cela, heureux et détendus. À une table voisine, j’ai vu aussi des « bœufs » locaux en vestes de cuir, fronts rabougris, jambes écartées, ils regardaient de travers et respiraient lourdement. Sur Internet, en Russie, on aime raconter qu’en Ukraine, il n’y a que des bandits qui font la guerre. Seuls des gens qui n’ont jamais vu un bandit de leur vie peuvent affirmer une chose pareille. Les « vrais mecs », ici, évitent le combat. Ils restent dans les cafés. Ils discutent. C’est tout. »

    Certes, ce n’est que l’avis romancé d’un écrivain, mais il est loin d’être le seul : les témoignages confirmant que les insurgés sont principalement des locaux, et qu’ils combattent non par plaisir mais par nécessité sont légion – il suffit de s’y intéresser. Mais pourquoi se battent-ils donc ?

    C’est une question qui mérite au moins d’être posée, et qui fournit les clés nécessaires à la compréhension du conflit ukrainien. C’est une question qui explique, aussi, pourquoi la Russie a rattaché la Crimée à son territoire et pourquoi elle soutient le Donbass. (Bien moins, d’ailleurs, que ne le voudraient ses habitants.)

    Mais l’Europe ne veut pas se poser cette question. Pour elle, les Russes, dans cette histoire, sont des invisibles. Les Russes de Crimée d’abord, dont la position n’a jamais été entendue à l’Ouest. Leur terreur de se retrouver coincés dans une Ukraine ne respectant pas leur langue ni leur culture n’a jamais été prise en compte. Leur désir de se rattacher à la Russie, un désir ancien, ardent et réel, n’a pas été pris au sérieux. L’Europe a bien voulu écouter les Ukrainiens et les Tatars ; mais les Russes n’ont jamais eu voix au chapitre.

    Puis, la situation s’est reproduite pour les Russes du Donbass. L’Occident n’a pas daigné s’intéresser à ces populations qui n’avaient rien demandé à personne, qui ne cherchent qu’à vivre en paix sur leur terre, conformément à leurs représentations du Bien et du Mal. Ces Russes qui veulent parler leur langue sans restriction, honorer leurs aïeuls, fêter le 9 mai et maintenir des liens avec la Russie – ont-ils jamais été écoutés ?

    Non. L’Europe passe à côté de ces hommes et ces femmes. Et si elle refuse de les regarder dans les yeux, c’est aussi parce qu’ils sont l’élément dérangeant qui risque de détruire l’idée qu’elle se fait de la Russie – et du monde en général.

    Ce que l’Europe peine à comprendre, c’est qu’il se trouve des gens, sur cette planète, et notamment en Russie et en Ukraine, qui ne rêvent pas de s’installer chez elle, ni d’adopter son mode de vie. Ils se sentent bien chez eux, et l’émigration n’est pas, à leurs yeux, un symbole de réussite. Avec cela, ces gens ne sont pas des attardés mentaux – ils possèdent tout simplement leur culture propre, et ils ne sont pas prêts à la brader contre un permis de séjour et une allocation chômage, quelque généreuse qu’elle puisse paraître.

    On peut comprendre que l’Europe ait du mal à se le figurer : ses préfectures sont assaillies de milliers d’étrangers qui veulent se suspendre à ses mamelons ; difficile effectivement, dans ce contexte, de croire que ce n’est pas le rêve du monde entier. Pourtant, c’est la réalité, et si l’on trouve, parmi les Russes, un certain nombre d’émigrés potentiels, la plupart d’entre eux veulent vivre dans leur pays et n’ont pas l’intention de le quitter.

    Le problème, c’est que l’Europe n’écoute que les premiers et passe totalement à côté des autres. C’est à l’époque soviétique que l’Occident a pris l’habitude de forger sa vision de l’URSS sur la base de ce que lui en rapportaient les dissidents émigrés. C’est bien d’écouter les dissidents – les problèmes commencent lorsqu’ils deviennent les interlocuteurs privilégiés, voire uniques.

    Car à force de ne côtoyer que des occidentalistes forcenés, l’Europe réduit le concert de la nation russe à une seule note audible. Au lieu de se plonger dans une bibliothèque, elle relit, des années durant, un seul et même livre, s’interdisant d’en ouvrir d’autres. Il faut dire aussi que ses interlocuteurs l’assurent en permanence qu’ils sont les seuls représentants de leur peuple dignes d’être écoutés. Qu’ils font partie des rares êtres civilisés – et que tous les autres sont des barbares.

    Sans conteste, la vision « dissidente » de la Russie est digne d’intérêt. Mais elle n’est pas la seule valable – les Russes qui ne se désignent pas comme étant la « conscience de la nation » en ont une aussi, de conscience. Et l’Europe, ne serait-ce que pour se faire une image plus complète, ferait bien de s’y intéresser. Qui sait, peut-être serait-elle surprise ?

    Mais visiblement, elle ne s’empresse pas de le faire – et ce probablement, aussi, parce qu’elle ne souhaite pas sortir de sa zone de confort : il est bien plus aisé d’écouter ceux qui vous confirment dans vos représentations plutôt que ceux qui les contredisent.

    C’est parce que l’Europe vit dans la certitude que toute l’humanité rêve de s’installer sur ses terres bénies et que son projet de société est le plus avantageux qu’elle échoue à comprendre les sentiments des Criméens et des Russes du Donbass, qui rejettent le projet ukrainien de rattachement à l’UE.

    Et eux, s’ils le rejettent, c’est simplement parce qu’ils se sentent russes avant tout. Parce qu’ils tiennent à leur identité, à leur culture et à leur mémoire. Ils n’ont pas l’intention de les imposer à la terre entière, non – que les alarmistes se rassurent ; mais en revanche, ils sont prêts à les défendre, et par les armes, s’il le faut. Parce que le « village global » attire bien moins que ce qu’on voudrait nous faire croire ; parce que l’identité nationale et culturelle demeure un élément fondateur crucial pour une majorité écrasante d’êtres humains. Et plutôt que de tenter de la diluer dans une « humanité globale », il vaut mieux l’accepter et la respecter. Ce n’est pas la suppression des différences qui fait la paix mais leur respect. Et la Russie, polyethnique et polyculturelle mais solidaire et unie, n’en est pas le plus mauvais des exemples.

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-peuple-russe-majorite-invisible-183155

  • Pourquoi les multinationales achètent nos dirigeants ?

  • Attentat de Nice : Estrosi et Cazeneuve dans la tourmente

    De lourdes accusations pèsent sur le premier flic de France, accusé de mensonges par la mairie de Nice.

    Depuis quelques jours, Bernard Cazeneuve se trouve dans l’œil du cyclone. De lourdes accusations pèsent sur le premier flic de France, accusé de mensonges par la mairie de Nice. Plusieurs failles ont été révélées dans le dispositif de sécurité mis en place pour la soirée du 14 juillet à Nice ; certaines relèvent de la responsabilité de la mairie, d’autres de l’État. La première accusation, lancée par Christian Estrosi, portait sur les effectifs de policiers nationaux mobilisés le soir du 14 juillet. Dès le lendemain des attaques, Christian Estrosi déclarait : « Le ministre de l’Intérieur a affirmé qu’ils étaient 64. Le Premier ministre a indiqué qu’ils étaient au total 185. Ces deux chiffres sont mensongers. »

    Christian Estrosi, premier adjoint à la sécurité de la mairie de Nice, prétend s’appuyer sur la vidéosurveillance pour contester les chiffres officiels. Le Canard enchaîné et Libération auraient consulté des documents du ministère confirmant la version officielle et contredisant la thèse de monsieur Estrosi. Une chose est néanmoins acquise : Christian Estrosi a été invité à toutes les réunions préparatoires au feu d’artifice du 14 juillet, et n’a assisté à aucune d’entre elles en raison de ses multiples mandats électifs. Il a prétendu y avoir envoyé ses « adjoints les plus compétents ». La journée était pourtant un enjeu majeur entre le défilé, le feu d’artifice et une soirée qui obligeaient à travailler avec des effectifs réduits.

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