magouille et compagnie - Page 2144
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Un ex-député européen balance tout sur la manipulation de Charlie Hebdo ! vidéo incroyable
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Manuel Valls a-t-il bloqué des écoutes sur le "clan" Kouachi ?
Depuis plusieurs semaines, l'affaire empoisonnait les relations entre le sommet de l'exécutif et les deux principaux services de renseignements français, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Bien avant les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher de la porte de Vincennes, les chefs de ces deux services - Patrick Calvar (DGSI) et Bernard Bajolet (DGSE) - avaient fait connaître leur mécontentement.En cause, selon des sources concordantes : les interdictions de procéder à des interceptions de communications à l'intérieur et à l'extérieur du territoire français, édictées par une proche collaboratrice du Premier ministre Manuel Valls, chargée de les autoriser ou de les interdire, après avis consultatif de la CNCIS (Commission nationale consultative des interceptions de sécurité). Selon les cas qui nous ont été rapportés, ces interdictions préalables ont frappé des écoutes sur au moins une ambassade étrangère en France et sur des "cibles" de nationalité française se trouvant en territoire étranger.403 ou BMW ?Dimanche 11 janvier, l'ancien directeur de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), avant d'être transformée en DGSI, le préfet Bernard Squarcini, a lâché le morceau lors de son passage dans l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde. Selon ses propos, confirmés au Pointpar d'autres sources, les services avaient bien écouté l'un des frères Kouachi,"mais ça ne donnait rien, et ensuite intervient le gros dispositif juridique qui existe en France : le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) vous dit de vous arrêter parce que l'objectif que vous avez demandé dans cette écoute n'apparaît pas ou n'est pas actif".Aux yeux de Squarcini, il s'agit bel et bien d'"une faille du dispositif dans son ensemble". "Le service de renseignements ne peut travailler qu'avec la boîte à outils qu'on lui fournit. Si vous devez réparer une 403, ça va, si vous devez réparer une BMW, il faut peut-être changer de boîte à outils.""Ils sont stricts, limite obtus"En clair, les services auraient demandé à ce que les écoutes qui leur avaient été accordées sur la "cible" Kouachi soient étendues à son entourage. Cette mesure aurait été refusée. Une source connaissant cette affaire explique : "Ils sont extrêmement stricts, limite obtus. Ils autorisent la cible stricto sensu en appliquant les textes à la lettre : pour eux, c'est l'individu qui peut être écouté, pas le clan. Alors qu'on est en guerre !" Pourtant, les exégètes avaient remarqué que, dans ses rapports d'activité, la CNCIS avait fait évoluer ses textes.En évoquant ces dernières années des "cibles" et non plus des "lignes" téléphoniques, elle indiquait implicitement que, justement, une écoute pouvait concerner tous les téléphones d'une personne, ses ordinateurs, le tout pouvant être étendu à son entourage. Sauf que ça, c'était avant que le précédent président de la CNCIS Hervé Pelletier, désigné par Nicolas Sarkozy et "démissionnaire", ne soit remplacé en juin 2014 par Jean-Marie Delarue. Le décret signé du président de la République François Hollande nomme Jean-Marie Delarue pour six ans, jusqu'en juin 2020."Des gars madrés"Fils d'Émile Pelletier, ancien ministre de l'Intérieur du général de Gaulle, Hervé Pelletier fut président de la chambre criminelle de la Cour de cassation. À la CNCIS, il fut un interlocuteur comme les apprécient les services de renseignements, n'aimant rien tant que les "gars madrés, qui connaissent la vie". Jean-Marie Delarue, conseiller d'État honoraire et ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté, est quant à lui un "vrai juriste, engagé dans un rapport de force avec le gouvernement".Cet expert connaissant l'affaire estime que Jean-Marie Delarue "veut poser la question de la place de la CNCIS et transformer cette autorité administrative qui fournit des avis consultatifs au gouvernement en véritable organisme de contrôle des interceptions techniques". Combat de titans pour le contrôle des services...Guerre souterraineDans la technostructure du renseignement français, on évoque une guerre souterraine, très secrète et qui aurait dû le rester, qui opposerait actuellement deux tendances lourdes : d'une part, celle des services qui souhaitent qu'au nom du "pragmatisme" on leur lâche un peu la bride en ces temps troublés ; d'autre part, celle de juristes représentés par le président de la commission des Lois de l'Assemblée et président de la délégation parlementaire au renseignement, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, membre de la CNCIS, en phase avec Jean-Marie Delarue.Les récriminations des premiers sont fortes à l'égard des seconds. À tel point que les services estiment qu'ils font l'objet de la part de la CNCIS de mesures de pure "rétorsion". Alors que la pratique du contrôle des écoutes consistait auparavant en un contrôle de conformité a posteriori, elle est passée progressivement à un contrôle a priori. Concrètement, la CNCIS remet son avis avant que l'interception ne soit mise en place. Et, à tout le moins jusqu'à l'attentat contre Charlie Hebdo, ses avis positifs ou négatifs ont toujours été suivis à la lettre par Matignon. Qui n'y a pourtant jamais été tenu...Des écoutes jamais commencéesCe point est d'ailleurs rappelé dans un communiqué très inhabituel diffusé le 12 janvier, lendemain de l'intervention de Bernard Squarcini, par la CNCIS. Signé par les trois membres de la commission, à savoir le sénateur UMP François-Noël Buffet, le député PS Jean-Jacques Urvoas et le président Delarue, ce texte, ciselé au millimètre, dément les accusations de Squarcini, mais de façon curieuse. Il souligne que les accusations porteraient sur le fait que des écoutes sur les auteurs des attentats "avaient cessé", alors même que les services jurent qu'elles n'ont jamais pu avoir lieu. "À aucun moment, la CNCIS n'a manifesté d'opposition dans ces affaires sur des demandes présentées", affirme-t-elle dans le communiqué.Des sources bien informées ne citent d'ailleurs pas seulement des affaires de terrorisme, mais aussi d'autres, également récentes et tout aussi étonnantes. La CNCIS s'est repliée aux abris en précisant dans son texte qu'elle n'évoquera ces affaires qu'avec "des autorités publiques, quelles qu'elles soient, dès lors qu'elles sont habilitées au secret de la défense nationale". Ce qui exclut la presse ! Circulez, y a rien à voir ! -
La corruption du système français
Des policiers de la BAC pris en flagrant délit de corruption, des élus soupçonnés de malversations, des handballeurs, champions adulés, mis en examen pour avoir triché : la corruption ferait-elle son retour en France ?
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Cheyenne-Marie Carron réagit à la censure de l'Apôtre
Des projections du film L'Apôtre ont été annulée, à la demande de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Cheyenne-Marie Carron déclare auFigaro :
«C'est un film de paix. L'Apôtre devrait être projeté à des chrétiens et à des musulmans, et dans des lieux de culte. Je suis une réalisatrice catholique et j'ai collaboré avec des acteurs musulmans. J'ai essayé de faire un film qui permette une vraie ouverture vers l'autre et vers la différence. Il est interdit par peur, et je le comprends parfaitement parce que ce qui s'est produit chez Charlie Hebdo, c'est terrifiant. Mais pour faire avancer les choses et faire se rencontrer chrétiens et musulmans, il faut être capable de prendre des risques».
«On ne gagne pas des guerres par le silence et en se censurant.On gagne en ayant du courage, comme Charlie Hebdo, et en continuant à travailler. Même s'il y a une part de danger, il ne faut pas se priver des outils que nous avons pour ouvrir le dialogue».
Si la réalisatrice avoue qu'elle n'a «jamais osé aller vers un public musulman pour présenter le film», elle estime que «ces censures [lui] donnent envie d'aller vers ce public pour recueillir leur avis».
«Avec l'interdiction qui tombe, je prends conscience que ce film peut être un outil de dialogue. Je suis confrontée à une réalité, celle de la peur et de la police française qui insiste fortement à la prudence aujourd'hui avec ce qui se passe».
Elle aimerait «que ce film soit un point de départ pour un rapprochement entre chrétiens et musulmans» et «qu'il y ait des projections à l'initiative des musulmans, dans les banlieues et dans les mosquées».
«Si on en vient à annuler ce film, qui n'est pas de la propagande, c'est que la France va très mal. Si mon film ne parlait pas de fraternité, s'il était radical, je comprendrais, mais là non. On vit dans une sale période, une période de fermeture et de peur. Il faut que nous soyons combatifs».
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Devant l'hypocrisie républicaine :
Alors que nos dirigeants de la république jouent les traumatisés devant les évènements de ces derniers jours au siège de Charlie Hebdo, il est intéressant de voir cette façon hypocrite qu'ils ont d'opposer la république, la démocratie ou les Droits de l'Homme, comme étant les antithèses des totalitarismes.
Pourtant faisons justement un petit rappel historique de ce qui fut fait au nom de cette sacro-sainte trinité républicaine contre les ouvriers français au début du XXème siècle :
Le premier mai 1891, les ouvriers de la cité ouvrière de Fourmies organisent une grève pour des journées de 8 heures et la hausse des salaires. La diminution de la journée de travail était d'ailleurs réclamées depuis les années 1880, par les députés royalistes contre l'avis des républicains de gauche comme de droite. Il n'y a rien de plus antisocial que la république en France... Sous l'impulsion des patrons, le maire de la ville envoi deux compagnies d'infanteries du 145ème régiment de ligne. 150 à 200 manifestants arrivent sur place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel contenant 9 balles de calibre 8mm.
Le commandant Chapus s'écrie : "Feu ! feu ! feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! "
Bilan : 9 morts et au moins 35 blessés !
Début XXème siècle, les vignerons du sud de la France sont frappés par une grave crise viticole. Mais le gouvernement de Paris plus proche des riches betteraviers du nord, se désintéresse du sort des vignerons du sud ! La misère, la colère et la révolte monte à travers les villages. Le 11 mars 1907, ils sont 87 à manifester à Argeliers. Le 9 juin, ils sont près de 800 000 dans les rues de Montpellier. Sur ordre de Georges Clemenceau, l'Armée Française ouvre le feu sur le peuple des Vignerons du Midi et ordonne l'arrestation des responsables du mouvement. Clemenceau y gagnera le surnom de « fusilleur »
Bilan : 5 morts dont une fille de 20 ans et 33 blessées gisent à terre...
A Raon-l’Étape, les ouvriers en chaussures réclament un salaire minimum de 32 centimes de l’heure, la journée de 10 heures et la suppression des amendes.
La direction ayant refusé leurs demandes, ils se mettent en grève au début du mois de juillet.
Le préfet fit envoyer deux bataillons, le 2ème chasseurs à pied de Lunéville et le 20ème bataillon de chasseurs à pied de Baccarat ainsi que deux escadrons du 17ème chasseurs.
Le 28 juillet l’armée tire sur un défilé pacifique, tue deux ouvriers et en blesse trente-deux autres. Des barricades sont élevées dans les rues et le drapeau noir est arboré.
1908, ce sont les carriers et terrassiers de Draveil-Vigneux qui lancent une grève, toujours pour l'amélioration de leurs conditions de travail... Le 2 juin 1908, 2 grévistes sont tués dans leur permanence à Vigneux par un gendarme, et une dizaine d'autres sont blessés. Le 30 juillet 1908, c'est la journée sanglante ! Trois à quatre cents manifestants se heurtent violemment aux 5 régiments de dragons. 4 grévistes sont tués, et plus de 200 blessés ! Clemenceau décide alors des arrestations massives dans les rangs de la CGT.
Contrairement à Louis XVI qui avait interdit à ses Gardes Suisses de tirer sur la foule sanguinaire des révolutionnaires, la république n'a jamais hésité quant à elle, à tirer sur les ouvriers.
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Liberté d'expression : deux poids, deux mesures...
Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble. Il réagit sur le site Atlantico à la mise en examen de Dieudonné :
"Quelle belle occasion pour Dieudonné de se rappeler au bon souvenir du gouvernement. Il a raison de ne pas se gêner. Tout le monde vient de clamer son amour pour la liberté d’expression et le droit à l’humour. Il lui suffit donc de renvoyer l’ascenseur et de dire : vous aimez ça, la liberté, eh bien chiche ! Dieudonné joue sur du velours, surtout lorsqu’on se souvient que, l’an dernier, la justice s’en est pris à lui avec des arguments pour le moins étonnants (...)
C’est tout le problème de la liberté d’expression. On veut en faire un principe absolu, mais on oublie que cette liberté a ses limites, lesquelles sont fixées par l’Etat en fonction des circonstances. L’an dernier, l’Etat a considéré que Dieudonné constituait une menace pour l’ordre public parce qu’il entraîne sur son nom une dynamique qui se nourrit de la détestation des juifs et du système politique. La contradiction entre l’annulation des spectacles et la proclamation de la liberté est flagrante, mais elle est logique si l’on admet que la liberté est d’abord une notion politique. Chacun revendique la liberté pour soi, mais pas pour ses adversaires (...)
L’argument est toujours le même : il y a deux poids deux mesures, donc votre liberté est hypocrite. Ce n’est pas totalement faux (...)
De son côté, la justice est loin d’être très claire sur les limites de la liberté d’expression. Lorsque Christiane Taubira est comparée à un singe par une militante du Front national, la sanction est très lourde (9 mois de prison ferme en première instance) ; mais lorsque Charlie Hebdo compare Bruno Megret à un "petit rat", il est relaxé. Nicolas Bedos a également été relaxé lorsqu’il a traité Marine Le Pen de "salope fascisante". Par contre, l’assistant parlementaire d’un sénateur socialiste a été condamné pour avoir traité Marion Maréchal-Le Pen de "salope", et on verra ce qu’il adviendra pour Guy Bedos pour avoir utilisé le même qualificatif à l’égard de Nadine Morano. Bref, on voit bien que la subjectivité reste très forte. Les tribunaux tiennent manifestement compte des caractéristiques du locuteur (qui parle ?) et du contexte (d’où parle-t-il ? à qui ? quand ?). Les intellectuels et les artistes bénéficient d’un statut particulier.Lorsque Jean Baudrillard, au lendemain des attentats du 11-Septembre, parle de la "jubilation prodigieuse de voir détruire cette superpuissance mondiale" (Le Monde, 2 novembre 2001), ne fait-il pas l’apologie du terrorisme ? (...)
Le gouvernement aura donc beaucoup de mal à répondre à Dieudonné et à ses soutiens.
C’est assez paradoxal parce que, finalement, la sacralisation de Charlie Hebdo n’était nullement donnée d’avance. On a même le sentiment que les attentats ont quelque peu forcé la main des élites, contraintes de délaisser une stratégie qui visait plutôt à gagner les faveurs de la population musulmane, gauche et droite confondues. Souvenons-nous en effet que, en 2006, lors de la première affaire des caricatures, puis en 2011-2012 lorsque Charlie Hebdo a décidé d’en remettre une couche, les hauts responsables politiques étaient très critiques à l’égard des caricatures "
Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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La presse de gauche contre le sentiment des Français
Les flonflons de l'immense manif étaient à peine retombés. Dès le lendemain, une certaine presse de gauche recommençait ses mauvaises actions contre l'intérêt national et le sentiment des Français. Comme on pouvait le prévoir. Comme on doit le déplorer.
Certes dans le genre de situation que la France a vécue pendant 3 jours, il pouvait paraître logique sinon légitime de s'interroger. Ne nions pas, bien au contraire, que les dysfonctionnements du système existent. Rappelons ainsi la déplorable coupure entre l'action policière et l'institution judiciaire. Interrogeons-nous sur le laxisme du service après-vente, si l'on ose dire, de l'application de certaines condamnations. Prenons acte de l'absence de doctrine répressive spécifique, et plus encore de stratégie carcérale, face aux réseaux islamistes et à leur recrutement dans nos prisons surpeuplées et inadaptées, qui deviennent, ainsi, un vivier et même une force au service des ennemis de notre société.
D'accord ! Mais dénonçons par-dessus tout le manque global de moyens.
Car on ne doit pas perdre de vue que les services français, même entachés de lourdeurs, empêchent beaucoup plus d'attentats en projets qu'ils ne laissent en commettre.
Cela dure depuis des années et, malheureusement, les médias appliquent une consigne tendant à rassurer les citoyens. Dormez bonnes gens la maréchaussée vous protège : voilà qui remonte à beaucoup plus loin qu'à la fondation du régime républicain.
En l'occurrence on doit le regretter.
Car malgré les preuves évidentes de sympathie que la population a su si massivement administrer en ce dimanche 11 janvier à l'endroit des forces de police et de maintien de l'ordre, dès le lendemain, lundi 12 janvier commençait une campagne de dénigrement. Son angle de tir médiatique évident vise les services de renseignement et plus particulièrement l'incorporation dans la DCRI des anciens RG, dont on ne rappellera jamais assez les défauts… mais dont nos bureaucrates de la presse de gauche déplorent aujourd'hui la disparition, sans doute en raison de la porosité de leurs méthodes et de leurs informations. C'était tellement commode ces "blancs", – ces "rapports" non signés … donc inattaquables pour le diffamé, – petits romans bourrés d'erreurs grossières. On se les refilait entre complaisants. Ceci explique sans doute la nostalgie des soi-disant "informateurs bien informés".
Lisons à cet égard les journaux qui donnent le ton : Mediapart et Le Monde.
Certes le "grand quotidien du soir" estampillait de son logo ce lundi que "sur le parcours la police a été systématiquement applaudie par les manifestants". Mais au lieu de "stigmatiser" l'attitude incroyable du gouvernement marocain arguant de la reproduction de "caricatures insultantes", "Mediapart" commence immédiatement son travail de sape. "L'enquête sur les attentats de Paris" consiste pour lui à se demander "comment les services ont raté les terroristes". "Le Monde" titre sur le net à propos des "ratés à répétition du renseignementfrançais" (1)⇓car, apprend-on "Une source judiciaire [laquelle ? et de quel droit ? a fait savoir au "Monde" qu'Amedy Coulibaly, etc."
Mais "Le Monde" n'en reste pas là, et le journal adopte aussi un autre angle de savonnage de la planche de la répression. On recense donc avec méthode la "vingtaine d'actions contre la communauté musulmane". Certes on conviendra que la plupart d'entre elles, et même toutes, sont inappropriées. Mais enfin on peut comprendre le désarroi, sans approuver la violence, de certains de nos compatriotes qui n'ont pas digéré l'affirmation péremptoire de "leur" président considérant que "cela n'a rien à voir"… surtout "pas d'amalgame"… "ne stigmatisons pas"… Il y a quand même eu 17 morts. Quand le citoyen Coulibally tue le premier jour une policière française qui perturbait son projet d'attaquer l'école Yaguel Yaacov de Montrouge, quand le deuxième jour il s'attaque à l'autre bout de l'ile de France à un magasin kasher… c'est un hasard… cela n'a rien à voir, sans doute, avec de l'antisémitisme.
Mais non ! Vous n'avez rien compris. Pour comprendre Coulibally il suffit de lire le Monde qui révèle, le même jour, son rôle, sans doute civique et syndical, un humaniste on vous dit, dans la lutte pour améliorer les conditions de détention [déplorables cela va sans dire] à Fleury-Mérogis.
Tout ça en même temps.
Si prompts à dénigrer le travail des gens qui défendent, souvent au péril de leur vie, la liberté des Français, à commencer par la leur que je respecte nos chers irresponsables de presse ne s'interrogent guère dirait-on sur les "ratés" des médias.
Quand comprendront-ils qu'en persistant de la sorte ils s'éloignent du sentiment profond de la population française, sentiment manifesté ce 11 janvier, de solidarité et d'estime envers les forces de l'ordre ?
S'il est une urgence civique, répétons-le, c'est de demander plus de moyens matériels, juridiques et de soutiens en faveur de ceux qui défendent le pays
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/page/2/
Apostilles
1- cf. site du Monde le 12 janvier.
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Charlie, manifestations, islamisme : retour sur la semaine passée avec Bruno Gollnisch
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Amalgame ?
Naguère, la classe politique et médiatique ne s’encombrait pas de ces byzantines distinctions sémantiques pour « amalgamer » le FN avec des nazillons bas de plafond ayant noyé un Arabe en marge d’une manifestation...
Dans sa chronique radiophonique du 13 janvier écoulé, Éric Zemmour – dorénavant sous protection policière après avoir reçu des menaces de mort et interdit de déplacements conférenciers – soupirait contre le « pas d’amalgame, pas d’amalgame […], litanie sans cesse ressassée comme un disque rayé ». En effet, que n’a-t-on entendu, ad nauseam, dès le soir même de l’attentat contre Charlie Hebdo, des quatre coins de l’échiquier politique – FN compris –, ces injonctions douces et comminatoires à la fois, de ne pas confondre les musulmans majoritaires, naturellement modérés avec les « djihadistes », lorsque ceux-ci n’étaient pas qualifiés par d’insipides périphrases (« terroristes », « radicaux », « assassins »).
Amalgame : au sens figuré, Le Robert définit ce substantif comme le « mélange hétérogène de personnes ou de choses de nature différente ». À première vue, ce mot éreinté à force d’emplois multiples et dévoyés s’avère, en l’occurrence, parfaitement inapproprié. Que l’on sache, ce n’est pas en brandissant Le Journal de Mickey que les Kouachi, Coulibaly, Merah, Kelkal, Nemmouche et leurs épigones ont commis leurs ignobles forfaits, mais bien au nom de l’islam. Dès lors qu’ils se réclamaient de la religion du prophète, rien ne les différenciait idéologiquement de la totalité de leurs coreligionnaires. Naguère, la classe politique et médiatique ne s’encombrait pas de ces byzantines distinctions sémantiques pour « amalgamer » le FN avec des nazillons bas de plafond ayant noyé un Arabe en marge d’une manifestation.
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« Je suis Charlie » : Le marketing de la récupération
Il convenait à ce stade de faire un point sur l’exploitation médiatico-politique de cette séquence sanglante. Manifestement, les stratèges de la Com’ sont à l’œuvre. Mais au-delà de la très classique prévention du « tout amalgame », une vraie stratégie de fond semble se mettre en place. Jean Henri d’Avirac porte un regard « marketing » sur ces nouvelles armes de manipulation massive.
Polémia.Traduire l’horreur en accroche
Il n’est évidemment pas question de mettre en doute la sincérité de Philippe Val, de ses comparses et graphistes, après la mort tragique de leurs camarades. Mais tout expert en marketing et communication se sent bien obligé d’opérer, quelques jours après le drame, un arrêt sur image.
Quelques heures seulement après ce nouveau crime du fondamentalisme islamique, une signature, un slogan, un « claim » se diffuse sur toute la planète et la sphère médiatique : « Je suis Charlie ».
Chassez le naturel, il revient au galop : « ceux qui sont passés du col Mao au Rotary » et de l’idéologie au marketing ont immédiatement éprouvé le besoin irrépressible de traduire leur effroi en accroche et d’élaborer un coup médiatique international. En bon publicitaire, idéologue, journaliste ou politique… bref, en bon activiste de « l’infosphère », pour reprendre le terme de Michel Maffesoli, il s’agissait (consciemment ou non ?), et ceci dès que possible, de transformer subliminalement la charge émotionnelle du drame en acte d’achat… Achat des valeurs de Charliedevenu grand phare des Lumières, achat de Charlie lui-même car à peine le sang séché, on sent déjà poindre sur ce titre, jusqu’alors au bord de la faillite, la souscription exceptionnelle, le numéro spécial à fort tirage, la dotation gouvernementale et l’appel aux dons/compassion.
Le « Je suis Charlie » diffère pourtant très sensiblement de sa matrice créative de référence, « Ich bin ein Berliner », qui a fait depuis bien des émules. Sous ce badge ou ce sticker, cet incroyable piège à cons fait sombrer instantanément le commerçant du coin de la rue, le catho tradi de St Nicolas-du-Chardonnet, le frais lycéen rempli de bons et sincères sentiments, sous le statut de groupies du « bête et méchant » avec, pour seul véritable drapeau, l’un de ces dessins trash de pape sodomite ou d’étron d’homme politique, censé incarner une vision décomplexée, un regard alternatif, une expression du progrès !…
Que tout cela fleure bon le défouloir et la liberté d’expression, soit ! Que le droit au blasphème puisse être défendu avec vigueur, soit ! Mais de la liberté d’expression à la vision libertaire/nihiliste du monde que véhicule cette presse, il y a évidemment un gouffre que nos post-soixantehuitards veulent subliminalement effacer. L’imposture est là !… L’amalgame est là ! « Ich bin ein Berliner » affirmait les valeurs de l’Occident face à la tyrannie soviétique, valeurs, certes, pourtant tout aussi impérialistes et matérialistes, mais sur ce coup-là Kennedy n’avançait pas masqué et Berlin marquait un enjeu territorial et géopolitique clair. Derrière une caricatureCharlie, dont on nous dit dans le même temps qu’elle est fraîche, anodine et « un vrai coup de poing dans la gueule » se cache l’expression d’un écorché vif de la satire journaleuse façon potache attardé. Il y a certainement de la tripe dans tout cela, mais il y a surtout un vide absolu, une perte de sens quasi pathologique qui a, mine de rien, détruit comme le démontre Zemmour dans son dernier ouvrage les fondamentaux de notre société… Par jeu, fantaisie bourgeoise, universalisme militant, par rejet de tout ordre établi, par mal-être le plus souvent, ce mal-être d’ado septuagénaire, que l’on voudrait partager avec le plus grand nombre pour le normaliser et l’ériger en contre-système de valeurs.
Le marketing politique à la manœuvre
Sur BFM, quelques heures après l’épilogue sanglant de Vincennes, Claude Askolovitch a du mal à contenir son enthousiasme : « Les Français nous montrent qu’ils peuvent se lever dans leur diversité »… « Aurons-nous cette capacité à ne pas flatter les mauvais penchants de notre pays, nous tous, politiques et médias compris »… Traduisez : Mettons enfin dans le même sac toutes les résistances au Système, populisme, intégrisme, identité, éternels adversaires de la sacro-sainte diversité. La résistance structurée et argumentée à l’islamisme continue à être présentée comme raciste et génératrice « d’amalgames ». Une vieille histoire ! On croirait de l’Harlem Désir ou du Julien Dray de la grande époque.
Tout cela est du pain bénit (par Allah) pour le plus misérable président de la VeRépublique, soudainement métamorphosé en chef de guerre bisounours, heureusement (pour nous) secondé par des forces de l’ordre d’exception. Imaginons l’espace d’un instant une réunion politique de crise à l’Elysée avec le président entouré de ses conseillers en communication :
« François, cette affaire peut réellement être une aubaine pour vous, un président au combat pour les valeurs de la République tire toujours un bénéfice politique de ces moments intenses. Et puis, vous ferez oublier, au moins pour un temps, tout le reste : le déclassement économique de la France reléguée après l’Angleterre, fort heureusement le jour même de l’attentat ; les mauvais chiffres du chômage ; nos difficultés à réformer… Vous apparaissez de fait comme le seul et unique rassembleur. Dans la nation en danger, toute alternative considérée comme risquée (extrémisme, populisme…) ne peut avoir la faveur de l’opinion, qui ne voudra pas ajouter le risque politique aux risques de déstabilisation majeure. C’est aussi pour nous l’occasion de relancer tout le corpus de nos fondamentaux humanistes et universalistes face aux résistances qui sont apparues ces derniers temps dans la sphère intellectuelle. François, nous vous le répétons, bien gérée, cette affaire est une aubaine… Vous aurez ainsi votre « Manif pour tous » avec, vis-à-vis du Front national, un cordon sanitaire reconstitué, régénéré sur les valeurs républicaines, avec à vos côtés l’UOIF, certes fondamentaliste, mais on ne sait jamais… Et surtout, votre meilleur ennemi : Nicolas Sarkozy, dévitalisé sur l’essentiel. »
Ce plan cynique a toutes les chances de s’accomplir, sauf si, bien sûr, la machine s’emballe trop et que notre président de pacotille révèle une fois encore ses incompétences.
La capacité du Système à digérer l’événement, les émotions et à les recycler en slogans, en mots d’ordre universalistes nous étonnera toujours. Les pseudo-rebelles, qui n’ont pas compris cette incroyable plasticité, resteront aux yeux de l’histoire les idiots utiles du Système, même si certains d’entre eux affichent, il faut bien le reconnaître, un sacré niveau de testostérone qui les expose au soldat d’Allah.
Voilà pourquoi on peut être respectueux de l’expression de chacun, dévasté par l’horreur d’un attentat, et fermement opposé au fondamentalisme islamique, principal fléau du monde qui vient, sans pour autant « Etre Charlie ».
Jean Henri d’Avirac
Source : Polémia – 12/01/2015
Image : Dimanche 11 janvier 2015 : Patrick Cohen, Anne-Sophie Lapix et Nagui présentent la soirée spéciale Je suis Charlie sur France 2.
La chaîne publique diffusait une émission spéciale conçue par France Inter et France Culture, en direct de l’auditorium de la Maison de la Radio à Paris. L’émission Je suis Charlie présentée par Patrick Cohen, Anne-Sophie Lapix et Nagui a attiré 3,7 millions de téléspectateurs. De nombreux invités sont venus témoigner, chanter, dessiner en hommage aux victimes de l’attaque contre Charlie Hebdo et des prises d’otages. Avec 18,5% de parts d’audience, le programme a été le plus suivi sur l’ensemble de la soirée.http://fr.novopress.info/181026/suis-charlie-marketing-recuperation/#more-181026