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magouille et compagnie - Page 2283

  • Au secours, la crétinerie est partout !

    La lecture régulière de quelques livres serait utile à notre Premier ministre.

    Hollande veut-il sauver le soldat Valls, ou l’enfoncer davantage, quand il évoque la nervosité de son Premier ministre, les textos de nuit qu’il échange avec lui et cette « école de la vie » que lui aurait suivie. Avoir été depuis l’âge de 17 ans un apparatchik au Parti socialiste, est-ce cela, la vraie vie ? Les ouvriers, les paysans, les entrepreneurs, les enseignants apprécieront… Et si Valls a été à l’école de la vie, celle des réalités de terrain s’entend, cela signifie que Hollande, lui, n’en connaît rien, puisque, après ses études il n’a fait que fréquenter les lambris des cabinets ministériels et les ors de la rue de Solférino.

    Il faut dire que ça ne va pas très fort, pour notre Premier ministre. Il tremble, il s’énerve, il se fait traiter de danger pour la démocratie – les journalistes et les juges prennent enfin la mesure de son projet de loi sur le renseignement – et même de « crétin », par Onfray, quand il a repris, sans s’en rendre compte, l’antienne qu’il vaut mieux avoir tort avec BHL/Sartre que raison avec de Benoist/Aron.

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  • Sept ans de prison pour le buraliste de Lavaur : « Je suis Luc Fournié » par LA LIGUE DU MIDI

    « Je suis Luc Fournié » : on a tous en mémoire le calvaire de René Galinier en 2010, ce vieux monsieur de 73 ans originaire de Nissan dans l’Hérault, placé malgré son âge, en détention préventive. L’émotion avait été si forte qu’Élie Aboud, le député de la circonscription avait rendu visite au prisonnier incarcéré à la maison d’arrêt de Béziers et qu’un soir, à la télé, Xavier Bertrand, alors ministre du travail déclarait à une question qu’on ne lui posait pas « s’il y a un scandale, c’est celui de ce vieux monsieur qui est en détention préventive pour avoir tiré sur deux cambrioleuses qui s’étaient introduites dans sa villa… ». Les choses n’avaient pas traîné et après un jeu de chaises musicales judiciaires, le détenu était libéré au bout de 60 jours grâce à un lobbying efficace des identitaires de la Ligue du Midi. « Papy » Galinier comme on le surnomma dès lors affectueusement devrait être jugé en juin de cette année 2015; la légitime défense sera au cœur des débats.

     

    Cette fois-ci c’est dans le Tarn, que le buraliste Luc Fournié a été condamné par la cour d’assises d’Albi à la peine disproportionnée de sept ans d’emprisonnement et incarcéré sur le champ pour avoir abattu un cambrioleur chez lui, de nuit. Pourtant l’affaire paraissait simple et avait de fortes chances de déboucher sur un acquittement. Mais en France, en matière de légitime défense, ce genre d’affaire n’est jamais simple. Résumé : le buraliste Luc Fournié est averti, par sa sœur, quatre jours avant les faits, que les barreaux d’une fenêtre avaient été sciés. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Le buraliste prévient les gendarmes – une fois de plus – et décide de monter la garde dans sa boutique : «On était sur le qui-vive depuis plusieurs jours et je croyais que les gendarmes nous protégeaient ». Il dort avec à proximité un fusil de chasse chargé et dispose quelques chaises en équilibre de façon à être réveillé en cas d’intrusion. En pleine nuit, il entend du bruit, distingue deux silhouettes et fait feu à deux reprises. Un des cambrioleurs meurt sur le coup, le second prend la fuite.

     

    L’affaire, pour un jeune étudiant en droit, ne fait pas problème : il y a d’évidence légitime défense si l’on se réfère aux articles du Code pénal. En effet, l’article 122-6 stipule :

     

    « Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte : pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité … »

     

    Mais l’article 122-5 qui donne la définition de la légitime défense apporte une précision qui va s’immiscer au cœur du débat :

     

    « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte ».

     

    Dans cette affaire, les conditions du paragraphe 6 semblaient être remplies, en outre le buraliste agissait pour défendre sa personne et sa famille et enfin le fait de se saisir d’un fusil de chasse dans le noir face à deux agresseurs semblait ressortir de la notion de proportionnalité. Et bien NON et ce en raison du discours ambiant droit de l’hommiste qui met sur le même pied une racaille et un honnête commerçant. La légitime défense est un droit naturel qui implique, qu’à travers toutes les époques, on a le droit de se défendre quand on est attaqué, la notion de riposte proportionnée, n’étant qu’un faux nez destiné à incapaciter les braves gens.

     

    Faudrait-il alors que tous les buralistes de France se mettent à la pratique du karaté – et encore pourrait-on leur reprocher que la pratique d’un art martial peut constituer une circonstance aggravante – ou alors, l’agressé devra-t-il proportionner les coups qu’il va donner avec ceux qu’il est en train de recevoir; l’agressé devra-t-il demander à ses agresseurs s’il peut prendre un temps de réflexion afin d’analyser si la riposte envisagée est proportionnée au millimètre près. Peut-être pourrait-il également inviter les malfaisants autour d’une tasse de thé, leur demander s’ils sont eux aussi adeptes des sport de combat et s’ils ne dissimuleraient pas par hasard sous leurs vêtements, une arme blanche ou à feu. On en revient à l’affaire Galinier où un membre du Parquet avait déclaré sans vergogne : « Galinier aurait dû s’enfermer dans une pièce et téléphoner à la gendarmerie ». Le problème, c’est que « Papy » avait déjà téléphoné à deux reprises à la gendarmerie et que préférant faire confiance à l’adage, « il vaut mieux être vivant en prison que mort au cimetière », Galinier avait fait ce que son devoir d’homme lui imposait, à savoir assurer sa défense quand la société n’était pas capable d’y pourvoir. Je ne sais pas si cette réaction s’appelle de la légitime défense, mais je sais en tous cas que sa défense était légitime.

     

    Aujourd’hui, les commerçants sont en première ligne dans le combat pour la reconnaissance de la légitime défense. En 2010 l’affaire Galinier, avait démontré le caractère insupportable d’une telle situation et les hommes politiques de droite n’ont pas eu plus de courage, hier, que ceux de gauche aujourd’hui pour renverser cette situation par une modification de la loi en instaurant, par la sanctuarisation du domicile, une présomption absolue de légitime défense dès lors qu’un logement ou une échoppe subit une intrusion maligne évidente.

     

    Voilà pourquoi, jusqu’à la libération du buraliste de Lavaur, je suis Luc Fournié !

     

    La Ligue du Midi

     

    • Communiqué de presse de Richard Roudier d’abord mis en ligne sur Ligue du Midi, le 6 avril 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • Et combattre la haine antichrétienne en Europe, c'est facultatif ?

    Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

    "La Commission européenne organisera à Bruxelles, les 1er et 2 octobre prochain, son « premier colloque annuel sur les droits fondamentaux dans l’Union européenne ». Le thème de ce colloque – en anglais, car il n’y a pas de version française présentement – est « Tolerance and respect: preventing and combating anti-Semitic and anti-Muslim hatred in Europe ». Je traduis : « Tolérance et respect : empêcher et combattre la haine antisémite et anti-musulmane en Europe ». M’est avis qu’il manque quelque chose… Mais quoi ? Ah oui, bon sang, mais c’est bien sûr… Et la haine antichrétienne en Europe ? Zut, ils l’ont oubliée. Je vais les y faire songer de ce pas… Vous pouvez aussi le faire ici, et en français !"

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Dans un État totalitaire, on ne ferait pas mieux

    Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour.

    Si nous étions dans un État communiste totalitaire comme la Corée du Nord, les choses ne seraient pas différentes de ce que nous vivons en ce moment en France. Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour. Une mort autour de laquelle s’affairent les députés de tous bords pour ne rien manquer de la fête.

    Commençons par l’article 49–3 : il a été sorti par le Premier ministre pour imposer à tous la loi Macron. Une espèce de caricature de démocratie pour faire croire que cette loi pouvait être discutée, puis un passage en force inutile, la droite aurait voté et pas la gauche de la gauche. Valls, très courageux, n’a pas voulu courir le risque. Une parodie, donc, de représentation nationale, avec un effet immédiat : cet article 49-3 ne peut plus être utilisé.

    C’était sans compter avec le passage en force des lois par la méthode utilisée depuis. La procédure dite « accélérée », c’est-à-dire un moyen d’aller vite en supprimant tout débat. La loi Santé, passée en catimini devant une commission composée de soutien à cette dite loi, et les articles ont été votés les uns après les autres par des groupes de 25 ou 30 personnes toutes acquise à la cause ou presque.

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  • Pour Claude Bartolone, l’opinion du peuple n’est pas à suivre, surtout quand..

    elle veut « rétablir la peine de mort et virer tous les immigrés ».

    Ce grand démocrate, président de l’Assemblée nationale, l’exprimait au micro de Patrick Cohen sur France Inter :

    http://www.contre-info.com/

  • Impôts locaux : augmentation dans les villes PS et UMP

    Selon Le Figaro, les municipalités annoncent des hausses d'impôts locaux:

    • +3% à Strasbourg (PS),
    • +4% ou 5% à Bordeaux (UMP),
    • +5% à Marseille (UMP) ou à Lyon (PS),
    • +10% à Lille (PS),
    • +15% à Toulouse (UMP)
    • +2 à 5% à Nice (UMP)

    Il est intéressant de comparer avec la gestion des villes dirigées par le FN :

    • Hénin-Beaumont : Baisse de 10% de la part communale de la taxe d’habitation et baisse
      de 50% de la taxe sur les enseignes pour les petits commerces (surface de vente < 20m2). Baisse de 5% des impôts locaux en 2015, après une baisse de 10% en 2014.
    • Beaucaire : Prise en charge par la mairie de la hausse des taux fiscaux imposée par l’Etat
      assortie d’une baisse additionnelle de la fiscalité locale. Beaucaire a enregistré une économie de 300 000 euros sur le budget
    • Mantes-la-Ville : baisse de 22% des subventions à destination des associations. Mantes-la-Ville a réduit son niveau d’emprunt
    • Fréjus a réduit son endettement de plus de 8 millions d’euros.

    Michel Janva

  • Loi Taubira : Valérie Pécresse se couche face à la gauche

    Valérie Pécresse est en campagne pour les élections régionales de décembre. Elle sera tête de liste UMP en Ile-de-France. Samedi, elle a tenu un meeting à Rosny-sous-Bois.

    Aujourd'hui, son équipe de campagne a diffusé un message à ses militants pour les inciter à répondre aux attaques de la gauche. Le Salon Beige s'est procuré ce message.

    La gauche attaque Valérie Pécresse sur les réseaux sociaux, la traitant notamment d'homophobe (dans la barre de recherche, tapez "pécresse homophobe" pour accéder aux tweets).

    Que préconise l'équipe de Pécresse ? De se coucher devant la gauche, dans la grande tradition politiquement correcte de la droite. Plutôt que d'assumer une opposition à la loi Taubira, elle invite à montrer que Valérie Pécresse a été très active dans la lutte contre la pseudo "homophobie" et elle considère que l'abrogation de la loi Taubira est définitivement perdue :

    "Nous comptons sur vous pour répondre à ces attaques. 2 angles :

    - quand elle était ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse a lancé une vaste campagne anti-homophobie (article : http://bit.ly/1I5qtR9 + lien de la photo à tweeter : pic.twitter.com/iHnoxaQDCP).

    - Valérie Pécresse était contre le mariage pour tous en 2012 mais considère aujourd'hui que l'abrogation de la loi n'est pas "humainement" réaliste (http://bit.ly/1ybdp7L + image à tweeter : pic.twitter.com/YVyf2TjBho)"

     

    Voilà l'UMP de Nicolas Sarkozy : une opposition factice à la loi Taubira. Pas de conviction sincère dans la durée. Aucune volonté de revenir sur les lois votées par la gauche.

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  • André Gerin (PCF) : « Islamistes et mafieux se retrouvent de manière objective pour contrôler les territoires »

    André Gerin a été le maire (PCF) de Vénissieux, la ville tristement célèbre pour son quartier des Minguettes à la délinquance fertile.

    L’ancien élu de cette banlieue lyonnaise a accordé une interview au journal Le Progrès où il dénonce la collusion entre islamistes et mafieux pour contrôler les territoires.

    Il faut s’attaquer aux trafiquants de drogue, aux mafias qui se retrouvent de manière objective avec les intégristes pour contrôler les territoires, accuse l’ancien député communiste, aujourd’hui âgé de 69 ans. Selon lui, les trafics dans les quartiers, sans les nommer ou le situer dans les colonnes du quotidien régional, donnent aux trafiquants et aux fondamentalistes des ressources financières.

    « On utilise la vie de nos gamins, on pourrit la vie de nos quartiers. Il faut s’attaquer à cette gangrène qui allie mafieux et islamistes en s’appuyant sur le terreau de la misère », alerte l’ancien maire de Vénissieux.

    Les Minguettes est un quartier connu pour les violentes émeutes des années 80, « la marche de Beurs » qui s’en est suivie. Mais, c’est aussi pour y avoir abrité des islamistes radicaux. Une douzaine de salles de prière, dont certaines proches des salafistes, y est implantée.

    L’essor d’un islam radical et de la criminalité mafieuse joints, évoqué par l’ancien élu communiste, a-t-il vraiment pour cause la précarité ?

    L’excuse sociale n’est-elle pas une œillère que se mettent certains yeux qui ne veulent pas encore tout à fait voir ?

    http://fr.novopress.info/

  • Valls l’affirme : le FN n’accédera jamais au pouvoir

    Chaque Français doit désormais le savoir : si, d’aventure, le Front national venait un jour à remporter soit l’élection présidentielle soit les élections législatives, le vote serait tout bonnement annulé.

    J’avais émis cette hypothèse dans une chronique le 15 mars dernier, mais je ne pouvais imaginer que Manuel Valls m’en apporterait aussi rapidement une confirmation explicite. Chaque Français doit désormais le savoir : si, d’aventure, le Front national venait un jour à remporter soit l’élection présidentielle soit les élections législatives, le vote serait tout bonnement annulé. C’est, en effet, et sans la moindre ambiguïté, le sens qu’il faut donner aux propos que le Premier ministre a tenus ce vendredi sur le plateau d’une chaîne de télévision portugaise : « La France possède l’arme nucléaire, il est hors de question que ce pays tombe entre les mains du Front national ».

    Il y a trois façons d’analyser cette phrase.

    Ou bien Manuel Valls a totalement perdu la raison car ce qu’il affirme revient à légitimer une insurrection générale avec, à la clé, au minimum, la paralysie générale du pays, sans écarter l’éventualité d’une guerre civile. Ou bien il est extrêmement sûr de lui car, dans son for intérieur, le décret d’interdiction du Front national est déjà prêt, il ne resterait plus qu’à le signer en temps utile, c’est-à-dire lorsque les sondages donneront gagnante Marine Le Pen ou bien sa formation avec une probabilité non négligeable. Dans un cas comme dans l’autre, il est manifeste que Manuel Valls constitue un très grand danger pour la démocratie...

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  • Rappel : La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?

    Arnaud Montebourg, intervenant devant la rédaction du "Nouvel Observateur" mardi 6 septembre, et exposant son programme de "démondialisation", a cité les travaux de Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique. 
    Ce chercheur très peu connu en France a écrit en 2005 un document de 130 pages titré "Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale", dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, "de façon paradoxale" en faveur de la dérégulation "libérale" des marchés financiers. 
     
    Des Français... 
    "A la fin de la décennie 80, écrit Abdelal, les dispositions de l’Union Européenne et de l’OCDE, qui avaient ralenti le processus de mondialisation des marchés financiers, sont réécrites pour épouser une forme libérale. Grâce à ce changement, qui concernait 70 à 80 % des transactions de capitaux dans le monde, la mondialisation financière va progresser à grands pas dans le cadre de règles libérales (…) Cette évolution n’a pu se faire que grâce à l’intervention de trois personnages : Jacques Delors, en tant que président de la Commission européenne, Henri Chavranski, président des mouvements de capitaux à l’OCDE de 1982 à 1994, et Michel Camdessus, président du FMI de 1987 à 2000 ( …) Sans eux, un consensus en faveur de la codification de la norme de la mobilité des capitaux aurait été inconcevable. Ces trois hommes ont beaucoup de points communs, mais il en est un qui saute aux yeux : ils sont Français. Voilà qui est tout à fait curieux car pendant plus de 30 ans la France, plus que tout autre pays, avait multiplié les obstacles à toute modification des textes en faveur de la mobilité des capitaux." 
     
    Faisant remarquer que c’est François Mitterrand qui a nommé Camdessus gouverneur de la Banque de France, Abdelal parle de "paradoxe français d’autant plus fort que Delors était une importante figure socialiste et que (…) les français n’y ont pas été forcés par les États-Unis, au contraire". Il poursuit : "c’est le 'consensus de Paris' et non celui de Washington, qui est avant tout responsable de l’organisation financière mondiale telle que nous la connaissons aujourd’hui, c'est-à-dire centrée sur des économies donc les codes libéraux constituent le socle institutionnel de la mobilité des capitaux".(…) 
     
    "plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles" 
    "Entre 1983 et 1988 les français ont laissé faire l’internationalisation et lui ont même réservé bon accueil. En 1988 (réélection de F. Mitterrand, NDLR) , ils se sont lancés dans une nouvelle mission internationale. Des personnalités françaises (il cite Lamy en plus de Delors et Camdessus) ont alors joué un rôle de premier plan dans le mouvement pour rendre la mondialisation possible" 
     
    L’explication d’Abdelal est que les français se sont impliqués de la sorte dans le but non pas de déréguler, mais de maîtriser. Il cite Pascal Lamy qui dit, en 1999 :"l’approche française du problème de la libéralisation, c’est que si on libéralise, il faut organiser". Cette façon de voir les choses est confirmée par un discours de Lionel Jospin, en 1999, devant l’assemblée générale de l’Onu : "plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles". C’est pour contrer la vision américaine d’une "mondialisation incontrôlée" et "la domination écrasante des USA sur les marchés financiers" que les français, "surtout de gauche" selon Abdelal, ont cherché à promouvoir une mondialisation encadrée. Il montre que cette ambition s’est heurtée à un mur au FMI, où les français ont échoué à modifier les règles. 
     
    "ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité" 
    Interviewé par l’agence Telos en octobre 2007, lors de la nomination de DSK à la tête du FMI juste après la chute de Lehman Brothers, Abdelal observe que : "les fonctionnaires français ont emmené dans leurs bagages l’idée que la mondialisation pouvait être maîtrisée, ainsi que les instruments de cette maîtrise. Et pourtant, paradoxalement, en permettant aux organisations internationales de maîtriser la mondialisation, ils ont contribué à forger un monde plus libéral et plus mondialisé". 
     
    Dans le cadre d’une analyse plus politique, il consacre plusieurs pages au tournant de 1983, au cours duquel Delors, alors ministre des Finances, Laurent Fabius, ministre du budget et Pierre Bérégovoy, ministre des Affaires sociales, ont convaincu François Mitterrand d’accepter les contraintes du Système Monétaire Européen, qui a amorcé une politique de rigueur : "ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité". Pour lui, c’est Camdessus qui a convaincu Fabius du danger qu’il y aurait à laisser flotter le Franc, et qui a ensuite "introduit de la pensée unique au FMI". 
     
    "Une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition" 
    Selon lui, "Fabius, Bérégovoy et quelques autres avaient de bonnes raisons de se donner un programme libéral : se rallier à l’économie de marché permettait de se doter d’une identité politique attrayante, d’un profil "moderne", "compétent", qui tranchait avec l’image "archaïque" et excessivement idéologique d’un Chevènement ou d’un Marchais". 
     
    Il poursuit : "L’ardeur de la gauche française à surpasser la droite ne se borna pas à la finance et s’étendit à tous les domaines de la politique économique. Le programme appliqué par Delors, Fabius, Beregovoy allait bien au-delà d’une suppression du dirigisme". Il cite Serge Halimi, patron du "Monde Diplomatique", qui voit dans cette politique "une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition, ce qui se traduit par une politique encore plus brutale que celle de la droite quand il s’agit d’appliquer des politiques économiques orthodoxes".